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22 avril 2014

Carlos Castaneda, Notes et liens

 

(1) Interview Castaneda 1997

http://letarot.com/pages/pages/Carlos-Castaneda.html

C'est l'intention qui décide de la production d'un chaman, qu'elle soit littéraire ou de n'importe quelle autre sorte. Le travail des chamans est de s'informer eux-mêmes de façon consciencieuse à propos de tout ce qui peut se rapporter à leur centre d'intérêt.

Don Juan avait l'habitude de dire, "Celui qui arrange les idées qui surgissent d'un tel puits d'informations n'est pas le chaman, c'est l'intention. Le chaman est simplement un conduit impeccable". Pour don Juan écrire était un défi chamanistique, et pas une tâche littéraire.

le but du chamanisme de don Juan est de briser les paramètres de la perception historique et quotidienne et de percevoir l'inconnu. Il nous força à transcender l'intellect et à incorporer la notion de briser les frontières de la perception historique. 

Les chamans comme don Juan affirment que tous les êtres humains ont la capacité de voir l'énergie directement telle qu'elle circule dans l'univers.

Le point d'assemblage: la perception s'assemble à ce point; que l'énergie qui circule dans l'univers se transforme là en informations sensorielles, et que ces informations sensorielles sont ensuite interprétées, donnant comme résultat le monde de la vie de tous les jours. Les chamans affirment que l'on nous apprend à interpréter, et par conséquent on nous apprend à percevoir. La valeur pragmatique du fait de percevoir l'énergie directement telle qu'elle circule dans l'univers pour un homme du XXIe siècle ou du Ier siècle est la même. Cela lui permet d'élargir les limites de sa perception et d'utiliser cet accroissement dans son propre domaine. Don Juan disait que voir directement la merveille de l'ordre et du chaos de l'univers devait être extraordinaire.

 

La condition humaine est d'une manière générale dans un état de chaos horrifiant; personne ne s'en sort mieux qu'un autre. Il s'agit d'un autre aspect du pragmatisme chamanistique: prendre conscience que nous sommes des êtres humains qui vont mourir. lorsque nous faisons cela toute chose acquiert un ordre et une mesure transcendantaux.

 

Le critique de Castaneda,

(2) http://www.2012un-nouveau-paradigme.com/article-castaneda-mythes-ou-realites-115667667.html

Sans verser dans l’ésotérisme, Christophe Bourseiller n’en admire pas moins la force de l’œuvre de Castaneda, « à la confluence d’une certaine mystique, d’un regard philosophique et d’une fulgurance poétique », ainsi que sa capacité à bousculer. « A la manière d’un René Char ou d’un Edmond Jabès, il n’est pas juste un grand écrivain, mais un grand penseur. La poésie ne ment pas. Les mondes symboliques aussi, sont opérants pour éclairer nos vies. »

Lâcher l’ego

« Aussi longtemps que tu te croiras important, tu ne pourras pas apprécier le monde qui t’entoure, révèle Don Juan à Carlos. Tu seras comme un cheval avec des œillères, tu ne verras que toi séparé du reste », et non la complicité malicieuse qui nous unit à l’univers, et ne peut que nous inciter à ne pas nous prendre trop au sérieux.

« L’humour est une clé importante pour comprendre Castaneda », confirme Jeremy Narby.

 

Carlos Castaneda : La vérité du mensonge, Christophe Bourseiller

 

(3) http://activerecapitulation.uniterre.com/Journal%2Bla%2Bvoie%2Bdu%2Bguerrier/

l'intentionnalité : "l'acte tacite de remplir les espaces vides laissés par la perception sensorielle directe, ou l'acte d'enrichir les phénomènes observables au moyen de l'intention."

L'intention, pour les sorciers, transcende le monde que nous connaissons. C'est quelque chose comme une vague énergétique, un faisceau d'énergie qui s'attache à nous de lui-même.


Voir l'énergie telle qu'elle s'écoule dans l'univers a été le but premier des sorciers depuis le début de leur quête, les guerriers se sont efforcés de rompre les effets de notre système d'interprétation et d'être capables de percevoir l'énergie directement.

les efforts des sorciers ont été dirigés vers la suppression de la prédominance de la propre-importance, comme étant la seule condition pour suspendre les effets de notre système d'interprétation. Les sorciers ont une façon de décrire la suspension de ces effets ; ils l'appellent stopper le monde. Quand ils atteignent cet état, ils voient l'énergie directement.



 

la première prémisse de la voie du guerrier a été énoncée comme ceci : Nous Sommes des Perceveurs. Perceveurs a été utilisé à la place de percepteurs.

 

La seconde prémisse de la voie du guerrier s'énonce ainsi : NOUS SOMMES TELS QUE NOUS AVONS ETE CONÇUS. C'est une des prémisses les plus difficiles de la voie du guerrier ;

"Dans la voie du guerrier," dit-il, "rien n'est définitif. Rien n'est fixé pour toujours. Si tes parents ne t'ont pas fait comme ils auraient dû, refais-toi toi-même."

Il expliqua que la première manœuvre dans l'arsenal des guerriers consiste à devenir avare d'énergie.

Don Juan me recommanda de m'abstenir de m'engager dans des modèles de comportement qui demandaient une énergie que je n'avais pas. L'abstinence était la solution, non pas parce que c'était moralement correct ou désirable, mais parce qu'énergétiquement c'était la seule manière pour moi de stocker assez d'énergie pour être au même niveau que ceux qui ont été conçus dans des conditions de très haute excitation.

 Le modèle de comportement dont il parlait devait inclure chaque chose que je faisais

"Tout c'est tout. Une sensation, un souvenir, un souhait, une impulsion ; peut-être la peur, le désespoir, l'espoir ; peut-être la curiosité."

Les sorciers soutiennent que de l'énergie libre est transformée en données sensorielles et que ces données sensorielles sont interprétées comme le monde de la vie quotidienne.

Pour don Juan Matus, les praticiens de la sorcellerie étaient des guerriers qui luttaient pour ramener leurs qualités de perception vers une origine qui était plus englobante que la perception accomplie dans la vie quotidienne. Guerrier gardien était pour lui synonyme de sorcier.

Ce n'est pas un effet visuel, encore que chaque sorcier que je connaisse parle de cela comme de voir l'énergie. Mais je vais te confier un secret. Je n'ai jamais vu l'énergie. Je ne fais que la sentir. Mon avantage est que je n'ai jamais essayé d'expliquer ce que je ressens. Je ressens ce que je ressens, un point c'est tout."

 

La troisième prémisse de la voie du guerrier est : LA PERCEPTION DOIT ETRE INTENTIONNELLE DANS SA TOTALITE. Don Juan disait que la perception était la perception, et qu'elle était dénuée de bien ou de mal. Il présentait cette prémisse comme l'une des plus importantes composantes de la voie du guerrier,

tout ce que nous percevons doit être catalogué comme perception en soi-même, sans y imposer aucune valeur, ni positive ni négative.

carnet de navigation

"C'est un carnet de bord. C'est un enregistrement de toutes les choses que les sorciers perçoivent pendant leurs voyages dans l'infinité."

c'est l'accumulation de la connaissance de toute ma lignée, mais il est court:
"Dans l'infini, les sorciers ont trouvé peu de points essentiels. Les variantes sont infinies, mais pas importantes. L'énergie est extrêmement précise."


"Les sorciers sont aussi prêts à percevoir l'énergie telle qu'elle s'écoule dans l'univers, et ils sont capables de réinterpréter le flux d'énergie sans l'intervention de la pensée."


Le carnet de navigation est composé de ce que les sorciers perçoivent quand ils sont en état de silence intérieur total."

 "Voir, c'est percevoir l'énergie telle qu'elle s'écoule dans l'univers, et c'est certainement le début de la sorcellerie, mais ce à quoi les sorciers s'intéressent jusqu'à épuisement, c'est percevoir.

percevoir c'est interpréter le flux direct de l'énergie sans l'influence de la pensée. C'est pourquoi le livre de navigation est aussi réduit."

 

quand les deux cotés de l'homme, son corps et son corps d'énergie, sont reliés ensemble, le miracle de la liberté se produit. notre voyage de conscience interrompu recommence au moment de cette réunion."

"Une prémisse essentielle de la voie du guerrier est donc que la perception doit être intentionnelle dans sa totalité ; c'est-à-dire que la réinterprétation de l'énergie directe telle qu'elle s'écoule dans l'univers doit être faite par un homme en possession de ces deux parties essentielles : le corps et le corps d'énergie. Cette réinterprétation, pour les sorciers, est une totalité, et comme tu le comprendras un jour, on doit en avoir l'intention.

 

la première chose que l'on doit faire est de devenir conscient du souci obsessionnel de soi-même.

"Ne penser qu'à soi-même produit une étrange fatigue ; une fatigue épuisante et étouffante au maximum."

 

le seul moyen d'avoir assez d'énergie pour se détourner de ce souci - quelque chose qui ne peut pas être obtenu intellectuellement - est de pratiquer les passes magiques. Une telle pratique génère de l'énergie, et l'énergie accomplit des merveilles.

Si la réalisation des passes magiques est couplée avec ce que les sorciers appellent la récapitulation, qui est le passage en revue systématique et l'examen des expériences de notre vie, nos chances de sortir du cercle vicieux de notre auto-contemplation sont multipliées dans une proportion considérable.

 

la réalisation des passes magiques était, au mieux de sa connaissance, le seul moyen d'établir une fondation pour devenir pleinement conscient de cette force vibratoire et agglutinante ; quelque chose qui se passe quand toutes les prémisses de la voie du guerrier sont intériorisées et mises en pratique.

il maniait les prémisses de la voie du guerrier de telle manière qu'il nous devenait possible, à moi et à ses autres disciples, de les transformer en des éléments de notre vie quotidienne.

les êtres humains, pris comme conglomérats de champs d'énergie, sont tenus assemblé non pas par des enveloppes énergétiques ou des ligaments énergétiques, mais par une sorte de vibration qui en même temps rend tout vivant et met tout en place ; une certaine énergie, une certaine force vibratoire, un certain pouvoir qui agglutine ces champs d'énergie en une seule unité énergétique.

Les praticiens modernes, héritiers culturels de ces sorciers de l'antiquité, ayant découvert qu'il était impossible d'être concret et utilitariste envers cette force vibratoire, ont opté pour la seule alternative raisonnable : devenir conscient de cette force sans autre but en tête que l'élégance et le bien-être qu'apporte la connaissance.

Le premier de ces concepts, qui est la pierre angulaire des activités et croyances des sorciers, est appelé voir. Par voir, les sorciers entendent, dans leur croyance, la capacité que les êtres humains ont de percevoir l'énergie telle qu'elle s'écoule dans l'univers. Ce que prétendent les sorciers, et qui est démontré par leurs pratiques, est que l'énergie peut être perçue directement telle qu'elle s'écoule dans l'univers, en utilisant notre organisme tout entier comme véhicule pour la perception.

Les sorciers font une distinction entre le corps qui est du domaine de la connaissance de notre vie quotidienne, et l'organisme entier en tant qu'unité énergétique qui ne fait pas partie de notre système cognitif. Cette unité énergétique inclut les parties invisibles du corps, telles que les organes internes et l'énergie qui s'écoule au travers d'eux. Ils affirment que c'est avec ces parties que l'énergie peut être perçue directement.


A cause de la prédominance de la vue dans notre manière habituelle de percevoir le monde, les sorciers décrivent l'acte d'appréhender directement l'énergie comme voir. Pour les sorciers, percevoir l'énergie telle qu'elle s'écoule dans l'univers signifie que l'énergie adopte des configurations spécifiques, qui se répètent elles-mêmes régulièrement, et que cela peut être appréhendé dans les mêmes termes par n'importe qui qui voit.


 

l'intention: Ils la décrivent comme une force perpétuelle qui imprègne l'univers tout entier ; une force qui est consciente d'elle-même, et tellement consciente qu'elle en arrive à répondre aux suggestions ou à l'ordre des sorciers. C'est cet acte d'utiliser l'intention qu'ils appellent "avoir l'intention". Grâce à l'intention ils disent qu'ils sont capables de libérer non seulement toutes les possibilités humaines de perception, mais aussi toutes les possibilités humaines d'action. Ils soutiennent qu'au travers de l'intention, les plus fascinantes formulations [créations] peuvent être réalisées.


Les sorciers déclarent que la perception de telles formulations est, en elle-même et par elle-même, la clef de la libération du potentiel humain qui est retenu bloqué et ne peut jamais se manifester. De telles formulations de l'énergie, puisqu'elles se produisent, par définition, indépendamment de la volonté et de l'intervention des hommes, sont capables de donner naissance à une nouvelle subjectivité. Comme elles sont cohérentes et homogènes pour tous les êtres humains qui voient, ces formulations de l'énergie sont pour les sorciers la source d'une nouvelle intersubjectivité.

D'après les sorciers, la subjectivité de la vie quotidienne est dictée par la syntaxe de notre langage. Cela nécessite des modes d'emploi et des professeurs qui, sous prétexte de l’ apprentissage traditionnel bien admis qui semble être historiquement le produit de notre évolution, commencent à nous conduire vers la perception du monde, depuis l'instant de notre naissance.

les sorciers sont convaincus que la subjectivité résultant de la perception directe de l'énergie telle qu'elle s'écoule dans l'univers n'est pas guidée par la syntaxe. Il n'est pas nécessaire d'avoir des directives et des moniteurs pour faire ressortir ceci ou cela avec des commentaires ou des injonctions. L'intersubjectivité parmi les sorciers existe grâce à quelque chose qu'ils appellent le pouvoir, qui est la quantité totale de toute l'intention accumulée par un individu.

 

En somme, l'intentionnalité ou avoir l'intention, pour les sorciers, est l'utilisation pratique de l'intention, la force qui active tout. Pour eux, l'intention est une voie pragmatique de réalisation, et l'intentionnalité est l'explication de son utilisation.

se réalise que lorsque l'organisme humain total, avec tout son potentiel, est engagé dans un seul but global : avoir l'intention.

 

Don Juan disait que le point d'assemblage, à part faire tout cela, avait aussi une fonction secondaire très importante : c'était le lien étroit entre le corps physique et le point d'assemblage du corps d'énergie. Il décrivait cette liaison comme étant analogue à deux cercles magnétiques, chacun de la taille d'une balle de tennis, s'attirant l'un l'autre grâce à la force de l'intention.

Il disait aussi que tant que le corps physique et le corps d'énergie ne se sont pas rejoints, la connexion entre eux n'est qu'une ligne éthérique, qui est si ténue parfois qu'elle semble ne pas exister.

 

 

Les sorciers disent que le seul maître que l'on puisse éventuellement avoir est l'esprit, c'est-à-dire une force abstraite et impersonnelle qui existe dans l'univers et qui est consciente d'elle-même. Peut-être qu'on peut l'appeler par un autre nom, comme conscience, connaissance, ou force de vie. Les sorciers croient qu'elle infiltre l'univers tout entier et qu'elle peut les guider, et que tout ce dont ils ont besoin pour l'atteindre c'est le silence intérieur ; de là vient leur affirmation que le seul lien valable que nous puissions avoir, c'est celui avec cette force, et non pas avec une personne.

 

La Tenségrité est basée sur ces passes magiques, Il décrivait l'aspect "magique" des mouvements comme un changement subtil que les praticiens expérimentaient en les exécutant ; Il parlait de ce changement subtil comme de la marque d'un "contact avec l'esprit" ; comme si les praticiens, à travers les mouvements, rétablissaient un lien inutilisé avec la force de vie qui les soutenait. Il ajouta que les mouvements étaient appelés passes magiques parce qu'en les pratiquant, les sorciers étaient transportés, en terme de perception, dans d'autres états, à partir desquels ils pouvaient sentir le monde d'une manière indescriptible.

Les passes magiques accroissent la conscience, sans qu'on se soucie de la manière dont on les prend. La chose intelligente serait de les prendre pour ce qu'elles sont : des passes magiques, qui, en étant pratiquées, conduisent les praticiens à faire tomber le masque de la socialisation." répondit don Juan.

"Qu'est-ce que le masque de la socialisation ?" demandais-je.

"La façade extérieure que nous défendons tous et pour laquelle nous mourons," dit-il. "Le masque que nous acquérons dans le monde ; celui qui nous empêche d'atteindre tout notre potentiel ; celui qui nous fait croire que nous sommes immortels."

Le point de vue qui a été adopté dans ce cas est que l'effet physique des passes magiques est le résultat le plus important quand on veut établir une solide base d'énergie chez les praticiens.


L'exécution des passes magiques, comme on le montre dans la Tenségrité, requiert bien qu'on y consacre un espace ou un moment particulier, mais idéalement, les mouvements devraient être faits en solitaire, suivant l'inspiration du moment, ou lorsque la nécessité se fait sentir. Cependant, les conditions de la vie urbaine facilitent la formation de groupes, et dans ces circonstances, la seule manière dont la Tenségrité peut être enseignée est à des groupes de praticiens.

A mesure que nous gagnons en discipline et que notre intention s'éclaircit, les effets des passes magiques peuvent être sélectionnés par chacun de nous personnellement et individuellement, dans des buts qui nous demeurent spécifiques.

La saturation qui aura été entretenue et accumulée donnera à la fin les résultats que les shamans de l’ancien Mexique recherchaient tant : entrer dans un état de silence intérieur, et décider, à partir du silence intérieur, quelle sera la prochaine étape.

l'état idéal de n'importe quel praticien de la Tenségrité par rapport à ses mouvements, est le même que l'état idéal d'un praticien de sorcellerie par rapport à l'exécution des passes magiques. Les deux sont guidés par les mouvements eux-mêmes vers un point culminant et sans précédent : le silence intérieur.

Depuis le silence intérieur, les praticiens de la Tenségrité seront capables d'exécuter, par eux-mêmes et pour tout effet qu'ils jugeraient valable, et sans aucune ressource externe, n'importe quel mouvement parmi la masse de ceux avec lesquels ils ont été saturés ; ils seront capables de les exécuter avec précision et rapidité, pendant qu'ils marchent, mangent, se reposent ou font quelque chose.

 

(4)http://ambre.bleu.free.fr/lectures/nagual.htm

Commençant par les enseignements de Don Juan, il définit les prémisses du chemin du " guerrier ", c’est à dire de celui qui possède un comportement impeccable, du contrôle, de la discipline et de l’endurance.

.......... Une fois incorporés, ces principes emmènent les praticiens vers d’autres techniques plus complexes dont l’objectif est de percevoir le monde d’une autre façon.

 

.......... Une fois ce voyage accompli, l’étudiant est en passe de se mouvoir dans l’environnement de ses rêves selon sa conscience et sa volonté, tout comme il le fait dans sa vie journalière.

.......... A cette technique sont ajoutés ce que Don Juan dénomma comme " l’art de la traque " ou l’art de jouer avec ses comportements, et l’exercice quotidien de la " récapitulation ", qui consiste à examiner les événements de notre histoire personnelle pour en trouver son intrigue cachée.

 

 

(5) Carlos Castaneda Le feu du dedans Gallimard 1985

La suffisance est notre plus grand ennemi.

Notre suffisance nous contraint à passer la plus grande partie de notre vie à être offensé par nos semblables (actes, paroles, méfaits...) C'est ce qui nous affaiblit le plus.

Freiner la suffisance c'est comprendre que la réalité est une interprétation que nous élaborons nous-mêmes/ Donc NE PAS SE PRENDRE AU SÉRIEUX!

Les petits tyrans ont le pouvoir de persécuter, faire souffrir. Grâce à tout cela tu apprends le détachement, cela t'aide à te débarrasser de l'orgueil et à prendre conscience du fait que l'impeccabilité est la seule chose qui compte sur le chemin de la connaissance. L'Impeccabilité n'est rien d'autre que le bon usage de l'énergie.

 

Face aux petits tyrans, les guerriers sont débarrassés de la suffisance et ont une stratégie bien conçue (ils observent le comportement du tyran au lieu de seulement le subir, ils comprennent son fonctionnement). Garder le moral quand vous êtes bafoués, c'est garder le contrôle.

 

C'estle dialogue intérieur qui maintient le point d'assemblage fixé à sa position d'origine (qui correspond à la vision ordinaire du monde). Lorsque le point d'assemblage se déplace, l'humain voit autre chose. (comme voyant). Si le déplacement est minime, il s'agit de fantaisies de l'esprit. S'il est important, il s'agit d'hallucinations.

 

la force intérieure signifie un sens de l'équanimité, presque d'indifférence, un sentiment de bien-être, mais surtout un penchant pour l'étude, pour la compréhension. C'est la Modération.

Pour les nouveaux voyants, une vie impeccable mène à la modération qui à son tour amène le déplacement du point d'assemblage.

 

La position de notre point d'assemblage dicte notre manière de nous comporter et la nature de nos sentiments. Pour le déplacer il faut instaurer de nouvelles habitudes, vouloir qu'il se déplace. Ce qui le déplace c'est l'intention. C'est la maîtrise de la conscience qui donne au point d'assemblage l'impulsion nécessaire.

« Voir » désigne le déplacement du point d'assemblage.

L'alignement est la force liée à tout ce qui existe.

Notre ennemi tout comme notre ami est notre dialogue intérieur, notre inventaire.

Fais taire ton dialogue intérieur, fais un voyage de reconquête, dresse ton inventaire et jette-le.

Les nouveaux voyants dressent des inventaires précis puis s'en gaussent. Débarrassé de l'inventaire, le point d'assemblage se libère.

 

Notre idée de Dieu est ce qui le fixe le plus dans sa position d'origine. Pour s'en libérer il faut voir seul le moule de l'homme.

 

Les nouveaux voyants menacés par l'impatience, le désespoir, la colère ou la tristesse recommandent de rouler des yeux. Le mouvement des yeux déplace le point d'assemblage, cela soulage. Cela se fait à la place de la vraie maîtrise de l'intention.

 

Expérience mystique = acte de « voir » fortuit, mouvement du point d'assemblage du au hasard. Face au moule de l'homme on suppose aussitôt qu'il s'agit de Dieu!

Vision d'extase et de plénitude, le moule est une escale de paix et sérénité, mais il n'est qu'une étape. Ce n'est qu'une image de l'homme (dc peut être une femme pour la femme!). Ce moule peut aussi être vu sous forme d'une lumière resplendissante.

QUEL SOULAGEMENT D'ETRE DANS LE MONDE ORDINAIRE (plutôt que voyager dans l'inconnu!)

Dans un déplacement extrême du point d'assemblage tu n'as plus de doute car tu sais tout. Dans une autre (conscience normale) tu n'en as pas non plus car tu ne sais rien.

La TÂCHE qui incombe après avoir connu différentes expériences de déplacement donc états de conscience, c'est de les intégrer en un tout cohérent. Il faut choisir non un autre monde (dangereux!, illusoire), mais la conscience accrue, vers la conscience totale.

 

Pour aider vraiment les gens, il ne faut pas le vouloir (faire ce qui doit être fait), il ne faut pas s'y attacher, car l'attachement entraîne l'attente de reconnaissance...

 

 

(6) Le voyage définitif, Carlos Castaneda, 2000

La récapitulation des événements de la vie crée de l'espace intérieur pour autre chose que les problèmes de la vie courante. La récapitulation économise l'énergie, permet de conserver mieux la force vitale.

Faire la liste de tous les gens rencontrés en remontant du présent jusqu'au début de la vie.

Y associer la respiration : inspirer lentement en tournant la tête de droite à gauche, puis expirer de même.

La récapitulation a le pouvoir de remuer le fond de notre mémoire et de faire remonter à la surface tous les rebuts de notre vie.

Tous les organismes vivants ont un système interprétatif qui leur permet de fonctionner dans leur environnement.

L'Ouvreur: événement qui ébranle nos fondations en nous faisant revivre ce qui s'est produit (et non pas seulement en nous le faisant remémorer). La marche favorise l'apparition des souvenirs (les péripéties de notre vie seraient inscrites dans notre corps sous forme de sensations en particulier dans les jambes).

La complexité du choix n'est pas de choisir, mais d'accepter élégamment les sollicitations de l'infini.

Fantôme ou apparition: Configurations génératrices d'énergie ou simples créations fantasmagoriques d'une conscience puissante.

 

La seule alternative qui reste à l'humanité c'est la discipline. Faculté permettant d'affronter sereinement les difficultés imprévues.

Le silence intérieur peut constituer une barrière énergétique. Quand cette barrière t'entoure, la force de ton intention peut chasser des moustiques envahissants!

C'est important d'intégrer tout ce qui a été « vu » et fait en s'élevant vers de nouveaux niveaux de conscience. Le problème est que l'homme régresse pour un oui ou un non et retombe à son point de départ en ayant tout oublié.

 

 

(7) Carlos Castaneda Le second anneau de pouvoir

« Traquer » ses faiblesses, ses habitudes:

Le « faire » a besoin d'un ensemble d'éléments pour fonctionner. Si certains éléments manquent, le « faire » est en panne.

Par ex pour le fait de manger en excès:

  • il faut casser sa fixation (se mettre au défi)

  • utiliser une petite éponge dans la bouche (elle disait qu'elle avait mal aux dents)

  • Manger comme un guerrier: en silence, lentement, très peu à la fois (4 bouchées puis arrêter, reprendre 4 bouchées plus tard...)

Un GUERRIER MARCHE BEAUCOUP

 

Ne rien prescrire à faire ou ne pas faire: les humains aiment qu'on leur dise quoi faire mais ils aiment encore plus lutter pour ne pas faire ce qu'on leur a dit; ils se retournent contre celui qui au départ les a conseillés.

 

Traquer ses faiblesses ne suffit pas, ce dont un guerrier a besoin c'est d'un dessein.

Véritable clé de l'évolution de conscience, seul moyen de chasser notre désespoir d'être un homme, d'être tel que nous sommes, faible et limité par le temps, c'est la prise de conscience de notre mort.

C'est la seule chose capable de nous donner la force de résister à la contrainte, à la souffrance de nos vies et à nos craintes face à l'inconnu.

 

La « forme humaine »

Chacun a sa forme dans laquelle il joue sa vie, et en général il se complaît dans sa façon d'être (l'un joue au sage qui sait tout, l'autre au timide...)

La forme humaine se repaît des sentiments humains de tristesse, d'apitoiement sur soi-même.

 

Le coeur de notre être est l'acte de percevoir, la magie de notre être est l'acte de prendre conscience.

 

1° anneau de pouvoir: attention du tonal, nous concerne tous, percevoir et situer la conscience dans le monde ordinaire: formidable capacité de mettre de l'ordre dans notre perception du quotidien.

2° anneau de pouvoir: attention du nagual, pour le sorcier c'est la conscience placée dans le monde non ordinaire (mettre de l'ordre dans e monde non ordinaire). Par l'attention à ce domaine nous découvrons une capacité prodigieuse.

L'attention seconde ordinaire est fixée sur le côté terrifiant du monde; celle des guerriers est sur la beauté du monde. Il faut changer de côté et rejoindre les guerriers.

Les guerriers parviennent à l'attention seconde uniquement après avoir « nettoyé » ce qui encombre l'attention première: Vie impeccable.

 

Contempler est le moyen de piéger l'attention 2de

Ex Feuille: 1 différente chaque jour: quand l'élève se rend compte de l'unicité de chaque feuille c'est contempler.

Petits tas de feuilles sèches, les déplacer en spirale de la main gauche et « rêver » les dessins que font les feuilles.

Le rêveur maîtrise la contemplation quand il rêve d'abord les dessins des feuilles et retrouvent ces mêmes dessins dans son tas le lendemain! (perso : synchronicité)

Avec la contemplation les pensées se taisent, sans pensée l'attention 2de s'accroche aux feuilles et les feuilles deviennent « autre chose ». Mais il faut être prudent,... Pour l'homme ordinaire l'attention 2de peut nous confronter à une sorte de malade mental en nous-même. C'est pour éviter cette irruption incontrôlée que notre éternel dialogue intérieur s'apparente à un bouclier protecteur!

 

Les rêveurs doivent contempler pour pouvoir rêver et ensuite ils doivent chercher leurs rêves dans leur contemplation.

Contemplation de pluie, d'étoile, de nuage, d'arbre, d'ombres, de rocher, de lointains...

 

Pour contempler encore plus:

s'installer le dos bien droit et calé dans la nature (arbre, rocher...) assis confortablement. Yeux mi-clos balayer lentement l'objet contemplé en sens inverse des aiguilles d'une montre sans remuer la tête.

 

La chose la plus dure au monde pour un guerrier c'est de laisser les autres tranquilles. Considérer qu'ils sont capables de mener leur vie.

L'impeccabilité du guerrier c'est de laisser vivre les autres et de les accepter tels qu'ils sont. Et s'ils ne sont pas impeccables, votre devoir est de l'être vous-même et de ne pas dire un mot.

 

Seul un sorcier qui voit et qui est sans forme (comme personna) peut se permettre d'aider quelqu'un.

 

 

(8) Carlos Castaneda Le don de l'Aigle

Détachement du guerrier: capacité de se plonger dans l'instant et de n'avoir aucune pensée pour tout le reste.

« Pas d'indifférence ni de négligence face à l'action ni désir de rester seul, mais une paix étrange devenue la force souveraine de ma vie. »

 

Le silence intérieur donne naissance à l'intention (vouloir) d'orienter l'attention 2de, de la commander.

L'attention 2de survient à la suite d'un instant du silence le plus absolu, de pure terreur ou de tristesse profonde.

 

La tierce attention survient au moment de l'ouverture du cocon (de l'homme). Le corps est embrasé de connaissance dans sa totalité. La clé de voûte de ce niveau de conscience est de concevoir qu'il puisse exister un tel niveau de conscience.

 

Dans la conscience gauche (conscience 2de), ce qu'on perçoit du monde est une énigme, un mystère qu'on ne peut qu'accepter dans l'humilité et le respect.

 

La récapitulation peut changer le plus le guerrier:

Faire la liste des événements à revivre

Limiter son corps (caisse),

Respirer: poser le menton sur l'épaule droite et inspirer lentement en tournant la tête jusqu'à l'épaule gauche.

A la fin de l'inspiration, la tête revient au milieu. L'expiration se fait en regardant devant soi.

Prendre l'événement en tête de sa liste et rester avec lui jusqu'à récapitulation de tous les sentiments qui lui sont liés.

La respiration permet de reconstituer l'énergie.

Les émotions (donc toutes les situations ou les sentiments entrent en jeu (ex. relations humaines)) entraînent la projection de de filaments lumineux (hors du cocon de l'homme), ce qui épuise le corps lumineux. Mais en se rappelant un sentiment et en respirant de droite à gauche on rattrape les filaments.

La respiration suivante se fait de gauche à droite, par l'expiration on expulse les filaments (d'énergie) laissés en lui par les autres corps lumineux impliqués dans l'événement dont il se souvient.

Ces filaments étrangers sont à la base de la capacité illimitée de s'enfermer dans sa propre importance.

La récapitulation détaillée est un rire du fond du coeur qui surgit au spectacle de la répétition lassante de note prétention – noyau de toutes nos relations humaines.

Le programme du guerrier est de parvenir à un équilibre très subtil de forces – et +. Il ne doit pas tout maîtriser mais il doit tenter de faire face à toute situation de façon impeccable (en accomplissement de sa mission sacrée).

 

La conscience du côté droit permet la capacité à juger par avance des sentiments à venir.

 

(9) Carlos Castaneda Voir

Voir les hommes comme des fibres de lumière, comme un oeuf de fibres vivantes. Oeuf de « lumière ».

Seul un toqué entreprendrait volontairement la tâche de devenir un homme de connaissance. C'est par la ruse qu'on y engage l'homme équilibré.

Ceux qui veulent entreprendre une telle tâche ne comptent pas... En général, ils sont fêlés...

Avant de prendre une décision pense et inquiète-toi, une fois prise, libère-toi des pensées et des inquiétudes.

Si les choses sont confuses, le guerrier pense à sa mort. L'idée de la mort est la seule chose qui apaise notre esprit.

Un homme de connaissance vit en agissant et non en pensant à agir. Il choisit un « chemin qui a du coeur » et le suit. Il sait parce qu'il « voit » que rien n'est plus important qu'autre chose.

Quand l'action est accomplie il se retire en paix que son résultat soit bon

ou mauvais, réussi ou non, ne le concerne en aucune façon. Il peut même décider de ne rien faire, d'être impassible et de se conduire comme si c'était très important pour lui.

 

Une fois qu'un homme a appris à « voir », il n'a plus besoin de vivre comme un guerrier ni d'être un sorcier. Cela transforme un homme en tout en ne devenant rien.

Un homme qui « voit » ne s'intéresse plus activement à ses semblables. Voir l'a détaché de tout, tout ce qu'il connaissait avant;

La vie d'un guerrier est un exercice continuel de stratégie, il n'a que faire du sens des choses (il sait que tout ce qui l'entoure, tout être est un mystère insondable). Jusqu'à la fin il se bat, il agit.

Un guerrier choisit les éléments qui constituent son monde, chacun de ces éléments constitue un bouclier protecteur contre les attaques des forces qu'il désire utiliser.

L'homme moyen a aussi ses boucliers, toutes les choses auxquelles ils s'affairent.

1° le guerrier est toujours prêt à la rencontre donc il se prépare, il a choisi des choses dont il peut faire usage pour éloigner ses pensées de frayeur, donc refermer sa trouée (du cocon) et devenir solide.

2° le guerrier dans sa vie quotidienne choisit de suivre le chemin-qui-a-du-coeur. Il sait que'un chemin a du coeur quand il ne fait qu'un avec ce chemin, qu'il éprouve une paix et un plaisir immense à le parcourir. Les choses qu'il sélectionne sont des éléments de ce chemin et font ses boucliers.

 

Notre bavardage intérieur maintient le monde autour de nous, nous l'entretenons tel que nous le percevons avec notre bavardage intérieur. Et nous choisissons nos chemeins comme nous nous parlons à nous-mêmes. Nous répétons les mêmes choix car nous continuons toujours le même bavardage intérieur jusqu'au jour où nous mourons.

Un guerrier en est conscient et il s'efforce de mettre fin à son bavardage intérieur.

1° chose à faire: utiliser les oreilles au lieu des yeux (qui sont l'organe dominant dans notre culture occidentale). Un guerrier écoute les sons du monde.

Les choses que nous faisons nous procurent le confort et nous donnent un sentiment de sécurité, mais ce ne sont que des boucliers contre les forces environnantes; or si nous ne le savons pas nous laissons ces choses dominer, écraser notre vie.

En fait pour l'homme ce que font les gens est plus important que le monde lui-même.

Pour le guerrier le monde est un mystère absolu, pour lui le monde est plus important que ce que font les gens. Il traite les choses de manière appropriée et le monde comme un mystère infini et ce que font les gens comme une folie...

L'homme peut épuiser l'intérêt des choses que font les gens, il ne peut épuiser le mystère du monde. Mais au sein de sa stupide confusion il croit que le monde n'a plus de mystère. C'est un sacré prix à payer pour avoir nos boucliers!

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28 novembre 2013

Nom de Perceval, Parzival

(1) http://books.google.fr/books?id=lFQRunU-s4MC&pg=PA132&lpg=PA132&dq=traduire+peredur&source=bl&ots=U2Ba7f4Y0D&sig=lYus2Rbq9D13HfnihImVnX9NJF0&hl=fr&sa=X&ei=7p-MUtGdBIju0gWl44E4&ved=0CDIQ6AEwAjgK#v=onepage&q=traduire%20peredur&f=false

La destre et la senestre: étude sur le Conte du Graal de Chrétien de Troyes

 Par Barbara Nelson Sargent-Baur

p 129 Le nom fait l'homme : pensée traditionnelle bien connue des clercs du XII° s.

L'étymologie du nom donne une clef à la nature d'une personne ou d'une chose selon une tradition chrétienne.

Wolfram von Eschenbach écrit : der Name ist "rehte einmieten durch".

Trad de l'allemand en anglais n25 Your name means Pierce-through-the-heart. Great love ploughed just such a furrow through your mother's heart. When he died, your father left sorrow for her portion.

Heinrich von deer Türkin: val means both valley and furrow.

(furrow= sillon, ride)

Du gallois Peredur/paredur: le père nomme l'enfant "par dur" = lance (?????, voir*) d'acier pour qu'il se rappelle la perte de ses terres et s'en venge plus tard.

n29 Ce nom est ancien, trouvé dès 6° s.

 

* lance = gab(a)l http://www.arbre-celtique.com/encyclopedie/gabal-fourche-lance-1314.htm

 

(2) http://expositions.bnf.fr/arthur/arret/04_3.htm

Les continuateurs de Chrétien de Troyes – Gerbert de Montreuil en particulier – ont joué sur l'étymologie du nom de Perceval, jeu courant pour les clercs du Moyen Age, et Perceval devient pour eux celui qui "perce" le "val", c'est-à-dire qui découvre le château caché du Roi-Pêcheur et perce ainsi le secret de sa propre histoire en même temps que celui du cortège du Graal. 

 

(3) http://www.dicovia.com/dur-en-gallois.htm dur = acier

Chaudron Pair en Gallois http://encyclopedie.arbre-celtique.com/pario-chaudron-marmite-11730.htm

http://www.larousse.fr/encyclopedie/divers/Graal/122003

Peredur = Chaudron d'acier

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Parisii

Le linguiste Xavier Delamarre propose un nom basé sur la racine gauloise *pario-, chaudron, terme attesté dans les langues celtiques insulaires: vieux cornique et vieux breton per; gallois pair; etc. et dans des langues romanes contemporaines : occitan par / pairol; lyonnais per; catalan perol; etc. qui signifient tous « chaudron ». Les formes romanes remontent à une forme latinisée *parium / *pariolum. Le second élément, un thème démonstratif [?] -si est mal identifié : "ceux" [?]. La signification du nom serait « ceux du chaudron » ou « ceux (qui font) des chaudrons », le chaudron jouant un grand rôle dans la civilisation celtique. Il avait aussi un caractère magique dans les mythologies indo-européennes et celtiques en particulier.

 

Chaudron Pair en Gallois http://encyclopedie.arbre-celtique.com/pario-chaudron-marmite-11730.htm

 

(4) Val occitan = vallée (vallis lat, ) Vale = salut (du verbe Valeo = porte-toi bien)

VAL : Valos = souverain prince 

http://encyclopedie.arbre-celtique.com/valos-souverain-prince-4525.htm

Mot celtique désignant le prince, le souverain. Nous le retrouvons le plus souvent en deuxième termes des anthroponymes et théonymes, ex : Anvalus, Arvalus, Bovalus, Lanovalus, Suvallos, etc... A rapprocher du latin : valeo / valere : "être fort", chez les Celtes tous comme chez les Germains, le terme prend une valeur politique "celui qui est fort, ou celui qui dirige". Nous le retrouvons aussi sous une forme évoluée (uual, ual) dans des noms plus tardifs (bretons, gallois, etc...), ex : Tuduual (*teuto-valos), Cathal (*catu-valos).

http://encyclopedie.arbre-celtique.com/cele-mari-epoux-compagnon-3684.htm

Ce: indo-européen: Kei: membre du groupe, ami, compagnon

 

(5) http://chantsdamour.canalblog.com/archives/2012/08/09/24865123.html

Xaipo signifie "être en bonne santé".
Cette formule se voit sur des tombeaux de pythagoriciens. C'est un VOEU de Salut (Salus en latin), il est parfois associé à la formule "Porte-toi bien", Hygeia ou Ugeia, traduite en latin par Vale, ce qui concluait les lettres des auteurs classiques!
Xaipe (prononcé Caire) est en fait un Salut, salut à la Lumière matinale.

C'est un voeu de retour à la lumière naissante assimilée à la "renaissance", c'est donc au figuré un voeu de Salut au sens de "se sauver", être sauvé, (les pythagoriciens croyaient en une forme de réincarnation). 

 

(6) http://www.ramifications.be/Wagner/parsifal.htm

"Ce nom est arabe. Les anciens trouvères ne l'ont plus compris. 'Parsi' - 'fal' signifie parsi (pensez aux parsis, adorateurs du feu), pur ; fal : dit fou (fol), dans un sens élevé, c'est-à-dire homme sans érudition, mais de génie..." (Richard Wagner, lettre à Judith Gautier, cité dans Wagner, histoire d'un artiste, de Guy de Pourtalès, Gallimard, 1932 -p400)

 

http://books.google.fr/books?id=OOOhk0tOJjIC&pg=PA199&lpg=PA199&dq=paris+ou+parseh&source=bl&ots=wrElQf-DHa&sig=CnUE56LdCi67aUrOdsohWLXFjhQ&hl=fr&sa=X&ei=4SddUrDCB9LB0gWE4ICwAw&ved=0CF4Q6AEwCA#v=onepage&q=paris%20ou%20parseh&f=false

Chateaubriand

Parseh, unité de mesure chaldéenne, syriaque puis hébraïque, référence aux mesures du Temple, or Dieu a créé avec Mesure...

 

(7) Chaudron celtique

http://books.google.fr/books?id=q1Qg7Fy2e2gC&pg=PA47&lpg=PA47&dq=chaudron+abondance+de+l'année&source=bl&ots=THH5Nb_YCw&sig=6eHqRUpBRAEmYuunNsqcS_enSzQ&hl=fr&sa=X&ei=ZsyWUoy6AenV0QXiwIHYCw&ved=0CC4Q6AEwADgK#v=onepage&q=chaudron%20abondance%20de%20l'année&f=false

 

http://rustyjames.canalblog.com/archives/2013/11/01/28340258.html

Samhain, marquait l'arrivée de l'hiver. A ce moment-là, les anciens druides exécutaient des rituels dans lesquels un chaudron symbolisait l'abondance de la déesse. On disait que c'était un temps de "betwixt and between", une saison sacrée empreinte de superstition et de conjurations spirites.

 

Chaudron celtique

http://racines.traditions.free.fr/lastjean.pdf

(Christian Mandon, Les Origines de l'Arbre de Mai)

Le fond de religion solaire dans le culte du chaudron est évident si nous le comprenons comme une recherche initiatique* et un voyage vers le soleil "brûlant" d'occident depuis son "principe de la fin" qui suppose la victoire solsticiale jusqu'à sa défaite définitive en Samhain lorsqu’il disparaîtra derrière les colonnes d'Hercule, pour être spectaculairement annoncé cette fois depuis l’est lors de la fête "inverse" de Saint Jean (l'évangéliste) du 27 décembre.

 

 

26 novembre 2013

Templeisen

Oriental apostolic church of Damcar

http://church-of-damcar.org/?page_id=13

Ordo Templi Militaris Milities Solominis, l'Ordre du Temple sera, tout comme son incarnation précédente, irrévocablement lié à une Église chrétienne intérieure johannique, connu sous le nom Templeisen Maphrianate, et tire son autorité ecclésiastique en harmonie avec le fonctionnement de l'Ordre, comme décrit dans le Manuel des Chevaliers de l'Ordre du Temple, sous la direction du Saint-Bernard, de Raymond Fabre-Palaprat.

(Maphryonos Templeisen)

 

http://symbolisch.blogspot.fr/2006/11/stone-from-stars.html?m=0

Citation de Parzival

[Wolfram utilise le terme dérivé du Tempelritter, dont le sens générique indique un membre d'un ordre militaire des moines, et non exclusivement les Templiers]

28 juillet 2013

A de Souzenelle, Genèse, analyse à partir de l'hébreu

Alliance de Feu, Annick de Souzenelle, Albin Michel, 1995, Tome I

A noter que Homme est mis pour le genre humain en général.

 

 

Dans l'Alliance de Feu I, Annick de Souzenelle examine la structure du texte hébreu, en donne des traductions qui en éclairent le sens et les commente. Ce qui suit n'est pas toujours une citation littérale, mais parfois une interprétation simplificatrice d'un texte qui pour rester au plus près de l'hébreu est très ardu.

 

Adam image, ressemblance et mâle-femelle

P364-365 Gen 1 26 Elohim dit : " faisons Adam dans notre image, comme notre ressemblance…"

Le mot hébreu "image" est construit sur le mot hébreu "ombre". L'ombre est à la lumière ce que l'inaccompli est à l'accompli. Adam est l'inaccompli de Dieu, l'infinie potentialité divine.

 

L'image en elle-même porte la vocation de la ressemblance. En hébreu "dans notre image" peut aussi être traduit : "image son fils", Adam est potentiellement fils de Dieu.

Si Adam est d'emblée dans l'image, il n'est qu'en potentialité de ressemblance.

L'Homme ne pourra atteindre à la ressemblance qu'à partir de l'image. (Or dans la Chute, il perdra la conscience de l'image, il sera alors incapable d'atteindre à la ressemblance. Mais dès qu'il en reprendra conscience, il pourra reprendre le chemin de la réalisation.

 

La ressemblance s'acquiert dans la transmutation du sang (A Dam: Elohim dans le sang, et la tradition dit "l'âme est dans le sang") en passant par des morts (mutations à chaque niveau d'évolution). L'acquisition de la ressemblance à partir de l'image est comparable à l'évolution du germe jusqu'au fruit.

Le germe meurt pour sa résurrection dans le fruit qui à son tour sera germe pour ensemencer une nouvelle terre… jusqu'à ce que tout soit accompli. Alors Adam pourra manger ce dernier fruit car il aura accompli toute la montée, il sera devenu son NOM*, il entrera alors dans la ressemblance d'Elohim. (On repère à ce niveau la conséquence de l'acte de manger le fruit avant la fin du processus…)

 

*Le NOM représente le potentiel divin accompli qui est le germe de Dieu en l'homme selon le sens en hébreu de A Dam: Dieu (A) dans le Sang (dam).

 

Adam doit travailler et garder la Terre

Elle commente les mots travailler et garder: 

p664-665 Dans le jardin d'Eden, le travail d'Adam consiste à cultiver la Adamah, sa Terre devenue vivante par la conscience … Il doit travailler, accomplir ses espaces intérieurs, ses niveaux de conscience.

P646-647 Garder est essentiellement garder le principe du NOM*, (veiller sur le Principe même)…, afin d'en retourner (réorienter) les énergies et d'en verticaliser la force. Mais aussi de le garder des mauvaises influences...

 

Manger et mourir

P652-653

A de Souzenelle traduit au plus près de l'hébreu ce verset (Gen 2 16). Elle utilise "accompli ou non-accompli" pour bien ou mal, et le verbe "muter" au lieu de mourir. (Et en effet, Adam après la faute ne meurt pas, mais change de façon de voir et de rapport à Dieu.)

 

Ce verset devient donc: De l'Arbre de Connaissance de l'accompli et du non-encore accompli, tu ne mangeras pas de lui (nous) car dans le jour où tu mangeras de lui (nous) muter absolument, tu muteras.

Il ne s'agit plus de mourir au sens physique mais de changer, muter. Elle nous en donne le sens suivant: le fruit de l'Arbre de la Connaissance, de celui-là (qui est de "nous", le divin lui-même) tu ne mangeras pas car tu dois muter et dans le jour où tu mangeras de lui (de nous) cesseront tes mutations.

 

P657 Pour atteindre à la ressemblance, l'Adam-image d'Elohim, doit se nourrir de tous les arbres du jardin, images des énergies divines.

Elohim s'identifie à l'Arbre de Connaissance, n'en faisant plus une image de ses énergies, mais une image de "Lui". Et l'Arbre est intimement lié à l'Homme, en tant que celui-ci est appelé à devenir dieu. 

 

Mâle et femelle, Adam et Eve, Ish et Isha

P 380-381 Gen 1 27 Elohim crée le Adam dans son image, dans l'image d'Elohim Il crée lui mâle et femelle, Il crée eux*. 

Mâle et femelle peuvent être traduit de l'hébreu "se souvenant" pour mâle, "contenant" pour femelle.

P 388-391 Mâle est lié à accompli-sec-lumière-pureté, n'est mâle que celui ou celle qui a commencé de voir, d'être conscient et de faire le travail intérieur.

Femelle est lié à inaccompli-humide-ténèbre-impur, la racine de ce mot signifie trouer, mais aussi nommer: la "femelle" est le lieu secret de l'Adam où Elohim a déposé le secret du NOM. 

 

L'Adam ne peut découvrir son Nom qu'en épousant son féminin et en venant "nommer" les énergies qui le constituent, ce qu'Elohim lui apprendra à faire (Gen 2 19-20)

Si Adam ne fait pas ce travail, il n'est que trou vide, totalement confondu avec son féminin et n'accomplit pas le NOM. Une population qui ne fait pas oeuvre mâle est dite "femelle" comme au temps de Noé. Le Le Christ se dit "Fils de l'Homme" et il parle de "fils de la femme"…

 

P398-399 Il crée eux: mâle et femelle, c'est-à-dire capable de "se souvenir" de cette partie féminine de lui-même qui contient sa force d'accomplissement.

 

p771 Gen 1 25 Et ils sont deux eux nus (ou connaissants) l'Adam et son épouse (ishah) et ils ne sont pas confondus.

Elle établit un lien entre Nu, Connaissant, Rusé et Serpent, dont les mots proches en hébreu forment des jeux de mots.

p 772-773 Elle commente: cet état de nudité est savoir-faire dans la perspective du chemin qui est à parcourir, le long duquel Dieu sera guide.

L'Homme éveillé à la connaissance est celui qui sait qu'il est deux! L'Adam est devenu conscient qu'il doit épouser sa femme intérieure.

 

Gen 1 28 Elohim dit "croissez", c'est-à-dire grandissez, allez vers la totalité de vous-même. Il dit aussi "multipliez", ce qu'elle commente ainsi: la multiplication est le fruit de la croissance, le fruit correspond à un niveau de "terre intérieure" accompli et est le germe du fruit de la terre suivante.  Le dernier fruit, total accomplissement de l'Arbre de la Connaissance, sera celui de l'unité absolue avec le NOM (Tétragramme).

 

Alliance de Feu, Tome II

Mais après le péché, ils voient qu'ils sont nus et confondus. 

P90 Gen 2 7 Et s'ouvrent les yeux de eux deux et ils connaissent parce qu'ils sont nus eux et ils font croître une montée de rut et ils font pour eux des ceintures.

Elle commente: La "nudité" dont il s'agit est exprimée par un mot légèrement différent de celui qui traduisait en Gen 2 25 "la connaissance du chemin que ish et ishah devaient parcourir". Ce mot nouveau affirme que le chemin est parcouru et le but atteint. L'Homme se croit éveillé. L'illusion est totale.

 

P100-101 "Ils font croître une montée de rut" est habituellement traduit par "ils cousent des feuilles de figuier". Figuier et rut partagent le même mot hébreu. Il symbolise la montée de l'énergie dans le travail d'accomplissement, la vigueur érotique la plus verticalisante qui ontologiquement (selon la science de l'être) dresse l'Homme vers Dieu. 

(Adam qui épouse son ishah devient à son tour féminin pour Dieu - épouse de Dieu-)

Mais avec le péché, la verticalisation ne peut plus se faire, l'énergie fuse à l'horizontale et s'investit dans le monde extérieur. Fermé à son féminin intérieur, Adam réduit à sa dimension animale, se tourne vers la femme biologique qui à la fin de ce chapitre sera nommée Hawah, Eve. Il se tourne vers elle et c'est vers elle désormais que se dirige sa montée d'énergie (montée du désir).

Rappelons que le sens de péché est "mal viser", "se tromper de cible"!

P103 Lorsque l'Homme reprend le chemin ontologique, l'énergie "reciblée" peut être rendue au devenir Verbe, Verbe créateur qui est la ressemblance à Dieu.

P104 Après le péché, le souffle du Verbe est bloqué, englouti dans celui de la sexualité. 

Ils se font des ceintures, symboles ici du blocage des énergies retenues dans le bassin, rendant l'Homme étranger à lui-même car étranger à son épouse intérieure avec à cet étage du corps fermeture de la Porte des Hommes. 

 

P118 L'Homme dans le péché reste image de Dieu, mais le Souffle divin (Rouah ou Rûah) n'agit plus en lui pour le mener vers la ressemblance.

P130 Seul Dieu au coeur de Ishah peut faire savoir. Car le "face-à-face" ish-ishah est nécessaire pour "communiquer" et savoir. Or le coeur de Ishah est maintenant habité par le Satan qui a donné à Adam l'illusion d'une nudité conquise, c'est-à-dire l'illusion d'une vraie connaissance totale.

 

P182 Elohim travaille en l'Homme et l'Homme est déchiré entre ses deux natures.

Dans une première étape, l'Homme reconduit dans son état du sixième jour, dans l'inconscience totale est parasité par le Satan; il génère lui-même et sans le savoir sa propre souffrance qu'il impute aux autres ou à un dieu vengeur.

Dans une deuxième étape, celle où obéissant à la loi, l'Homme a retrouvé l'écoute du NOM, il est dit "juste" et prêt à accomplir ses enfantements intérieurs dans une ontologie retrouvée, mais dans une relation où le Satan entend rester maître. Le "juste souffrant" rencontre alors en lui-même la semence de son ishah et celle du serpent. Elohim et le Satan jouent l'un avec ou contre l'autre pour sa nouvelle chute ou son accomplissement. 

Attentif, entrant dans un discernement de plus en plus subtil et avec l'aide de Dieu, l'Homme qui se laisse alors porter par le Souffle Rouah, peut atteindre malgré l'épreuve à la non-souffrance et à cause d'elle à un enfantement nouveau.

21 mars 2013

Contes, symbolisme initiatique

Autres vision des contes

11° ligne Symbolisme initiatique des Contes de Perrault

http://www.gallican.org/index.htm

Perrault et la Mythologie

"L'antique Gaule vous presse" déclarait Perrault à la Comtesse de M... et c'est, .... que cet ensemble de leçons tournait autour de la doctrine de l'Odos. ...

www.gallican.org/mythlgie.htm

la doctrine secrète des kentras: l'Odos. (odos en grec = voie, kentra = bonnet du chaperon rouge, de l’initié ? Œuvre au rouge, phrygien ?)

 

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20 mars 2013

Delphes

 

http://partonsengrece.free.fr/Delphes.html

Le nom de Delphes est expliqué soit par le nom du dragon (Delphynè, alors que d’autres versions nomment un dragon mâle, Python) soit parce qu’Apollon transformé en dauphin (« delphis », en grec)

6/ A Delphes se trouvait la pierre que Rhéa avait donnée à Cronos à la place de Zeus qu’il voulait dévorer. Une fois que Cronos eut vomi la pierre, elle fut placée dans le sanctuaire, où on la montrait, entourée de bandelettes ; selon Pausanias, on l’oignait d’huile tous les jours.

 

Delphynè

http://comprendre.over-blog.fr/article-27925993.html

Dans la mythologie grecque, le temple oraculaire de Delphes a été construit par le dieu Apollon lui-même.

 

Ce lieu était un site sacré, initialement dédié à Gaïa puis à Thémis, protégé par un serpent (dragon) femelle dénommée Python (également appelée Typhon ou Delphynè). Ce monstre massacrait les hommes et les bétails qui passaient à sa proximité. 

(Parfois décrit mi-femme, mi-serpent)

Apollon, décidé à construire un temple superbe sur le Parnasse afin d'y rendre ses oracles, tua Python d'une flèche terrible.

Voir + http://books.google.fr/books?id=W7IFAAAAQAAJ&pg=PA374&lpg=PA374&dq=phyn%C3%A8+en+grec&source=bl&ots=hazqvxzrg8&sig=DkPawdwDOmM_uuzvqItLOOckqIU&hl=fr&ei=DEeRS7zvBIWy4QbN-YixDQ&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=3&ved=0CBMQ6AEwAg#v=onepage&q=&f=false

 

Delphynè Mythes grecs Robert Graves

Delphynè= entrailles, matrice (cf index)

21 . 3 Héra, Terre-mère était Delphyné sous son aspect prophétique

 

14 mars 2013

Oie, quelques références

Oie dict historique de la langue française. Le Robert ed. 1992

Dérivé de oiseau (1175) de l’anc fr OE ; OUE « oie » ; issu du bas-lat. auca : IV, V° s., contraction de avica, dont un dérivé a donné oiseau.

Petite oie : accessoires et petits détails (rubans, garnitures de vêtements)

Faveurs accordées par une dame à son amant. 

Par extension, prélude à une action quelconque.

Oie de mer : nom pour le dauphin dont le museau allongé évoque une oie.

 

http://www.insecula.com/oeuvre/O0014665.html

Statue : aphrodite sur une oie

L'oie, puis le cygne, est l'animal d'Aphrodite Ourania (née de la semence d'Ouranos). Il évoque peut-être la déesse du printemps ou l'étoile du matin. Le port du haut polos, et l'adjonction d'attributs comme la colombe dans la main droite et le coffret dans la main gauche ne laissent aucun doute sur l'identité de la figure provenant et fabriquée en Béotie.

 

Le culte de cette déesse grecque de l'Amour, qui attribuera la beauté et l'attirance sexuelle et sera identifiée à Vénus dans la mythologie romaine, viendra du Proche-Orient, par Chypre et Cythère. Appelée Anadyoméné (celle qui sort de la mer) et Cypris (la Cypriote), Aphrodite fera partie des douze grands Olympiens. Elle sera souvent représentée avec un sourire aux lèvres. Les Grecs la représenteront sous la forme d'une déesse sévère et cruelle. Les Romains retiendront davantage son aspect bienveillant. Lucrèce, dans son exorde au poème "de natura rerum", l'identifie à la force suprême qui donne la vie.

 

Anatidés.c canards et cygnes

 

http://www.bernissart.be/associations.htm

Une tradition séculaire est la décapitation de l'Oie par la société des Hussards d'Harchies depuis 1816, elle-même héritière de la société Saint Eloi fondée en 1760.

Elle commémore une veille légende. Un conflit opposant les Seigneurs d'Harchies et de Pommeroeul, tourna en faveur de celui d'Harchies.

Et c'est une oie, qui fut le symbole de la rente que le Seigneur de Pommeroeul devait à celui d'Harchies.

Lors de la cérémonie, les Hussards "décapitent" d'un coup de sabre et  les yeux bandés une oie, préalablement tuée.

Dans toute l'entité de Bernissart comme encore dans de nombreux petits villages wallons, on perpétue avec bonheur une tradition régionale séculaire proche du jeu de crosse médiéval (jeu populaire) ou de notre golf actuel. Le crossage de rue est une des traditions les plus originales et les plus vraies de Wallonie : le jeu consiste à frapper une "chôlette" (balle en bois ou en mousse) avec un "rabot" (crosse), le but étant de toucher des tonneaux de bière qui se trouvent devant chaque café… Durant toute la journée, les joueurs font de petites haltes devant chaque café et, une fois la nuit tombée, se réunissent autour d'un repas typique.

Ce crossage est organisé le Mardi Gras à Pommeroeul et Ville-Pommeroeul, et le mercredi des Cendres à Blaton, Harchies et Bernissart. De nombreux groupes costumés animent cette tradition pour présenter des facettes de la vie locale (Iguanocroches, Charlotteux, Kis-Ka-Kos-Ku...)

Certaines sociétés sont aujourd’hui séculaires, comme les Kis-Ka-Kos-Ku.

Le crossage du mercredi des Cendres à Blaton en images... (édition 2007)

Habillés en pierrot lunaire !

Une activité qui remonte, selon les historiens, à l’Antiquité, et qui était toujours bien vivace au Moyen-Age. Notre crossage serait d’ailleurs l’ancêtre, non seulement du golf, mais aussi de tous les jeux de balle et de ballon, de la balle pelote au football.

Le 15 août à Pommeroeul, une procession multiséculaire composée de groupes historiques, religieux et de chars fleuris commémore le miracle qui eut lieu en l'an 1100, fait qui est à l'origine du village et de son église au curieux clocher penché.

https://www.1579.be/decapitation-oie.htm

Le dieu Égyptien Seb et son symbole, l'oie.
Le jars est l'une des formes du Dieu Geb, "le grand caqueteur".

Geb (Seb) est le dieu égyptien de la terre.
Il est le fils de Shou et de Tefnout.
Il est également le frère et époux de la déesse de ciel Nout.
De cette union, ils eurent deux fils, Osiris et Seth, et deux filles, Isis et Nephtys.

Pour la légende, Geb, désireux de succéder à son père sur le trône d’Egypte, vola l’uraeus, gage du pouvoir du pharaon.
Voulant ainsi montrer qu’il pouvait gouverner, il échoua en se faisant blesser par le cobra uraeus.
Râ le soigna et Geb fut tout de même considéré comme un bon successeur à Shou.

Geb était généralement représenté allongé sur le dos, portant souvent la couronne de la Basse Egypte. Dans ses représentations, on le trouvait en compagnie de Nout, la déesse du ciel. En général, sa peau était verte. L’oie, présente dans son hiéroglyphe était son animal représentatif.

Souvent il apparaît sur les sarcophages avec Nout tandis que le dieu de l’air, Shou, vient interrompre leur étreinte.


Dans l'Inde, l'oie occupait une position semblable ; on nous dit qu'il y avait dans ce pays des oies de Brahma, ou des oies consacrées à ce dieu.
Enfin les monuments de Babylone  nous apprennent que l'oie avait en Chaldée un caractère mystique, et qu'on l'y offrait en sacrifice aussi bien qu'à Rome ou en Égypte, car on y voit le prêtre tenant dans une main une oie, et dans l'autre son couteau de sacrifice.

Chez les Egyptiens, l’âme était représentée par une oie.


Le jars annonce de son cri la création.
L'oie solaire couve l'oeuf de la création qui met au monde l'oison, lequel symbolise l'astre rajeuni et est considéré comme le protecteur de l'enfant roi.

L'oie est l'un des 5 noms composant la titulature du roi : Sa-Ra : fils de , le hiéroglyphe "Fils de" étant représenté par l'oie sacrée. 
L'oie du Nil est la manifestation visible d'Amon-Rê.

Il y a plusieurs sortes d'oies en Egypte ancienne: l'oie grise commune (anser anser - ra en égytien), l'oie au front blanc (anser albifons ou tjerep en égyptien), l'oie du Nil (alopochen aegyptiacus ou semen en égyptien); cette dernière avait mauvaise réputation bien que fort appréciée comme gardienne.
D'autres oies one également été représentées comme par exemple l'oie à poitrine rouge.

N'oublions pas non plus que c'est en Egypte qu'on trouve le Jeu de l'Oie
Jeu typiquement égyptien, dont le but évident est de permettre à l’oie d’Amon (la chenalopex, dont le vol traverse l’Afrique du Caire jusqu’au Cap) de libérer le soleil des ténèbres.

 

Oie de Saint Martin

L'oie de St Martin dégustée par tradition le 11 novembre jour de la fête du saint, a pour légende un carnage de ces volailles par trop bavardes.

St Martin était pressenti par les habitants de Tours pour devenir leur évêque.
N'étant pas intéressé par les honneurs et préférant la vie hérémétique, il se cacha pour que les Tourangeaux ne l'amènent pas à la ville.
Mais un troupeau d'oies le dénonça par les cris bien connus de ces volatiles qui déjà dans la Rome antique avaient alerté la population.

St Martin devint donc évêque de la cité, et les oies, pour notre plus grand plaisir, payèrent chèrement leur traitrise et passèrent à la casserole ou à la broche.
Il est devennu traditionnel dans beaucoup de régions de déguster de l'oie le 11 novembre jour de la Saint-Martin;
Cette tradition est remontée vers le nord au fur et a mesure des différents exodes de population fuyant parfois certains régimes

Il faut dire aussi que c'est la bonne période pour tuer une oie de l'année, c'est encore une jeune bête, tendre, et qui a pris tout son volume sans être grasse.
Quand on sait que St Martin fut enseveli le 11 novembre 397, cette coutume de décapiter le volatile prit peut-être ses racines à cette époque lointaine, mais peut-être même avant..


Cette date du 11 novembre est peut-être aussi une réminiscence celtique de la fête de Samain, le début de la saison sombre après la saison claire.
Le nom de Samain signifiait « réunion », chez les Cletes autrefois.
C’était une fête obligatoire de toute la société celtique qui donnait lieu à des rites druidiques, des assemblées, des beuveries et des banquets rituels et dont le caractère religieux la plaçait sous l’autorité de la classe sacerdotale des druides et la présidence du roi, toute absence était punie de mort
la date du Samain fut récupérée par l'Eglise pour en faire la Toussaint.
Les travaux des champs étaient terminés, les granges pleines et le repos hivernal commençait.
Samain aujourd'hui porte un autre nom plus connu et plus populaire, c'est la fête d'Halloween

 

http://www.lahic.cnrs.fr/spip.php?article276

anthropo culture…oralité

puisque la « petite oie » désignait autrefois « les rubans, les bas, le chapeau, les gants », bref, « tout ce qu’il faut pour assortir un habit », comme on peut le voir chez nos jeunes auditeurs (D.A.F., 1694) !

L’oie n’est pas aussi « blanche » qu’il y paraît. Le bestiaire de l’oie est en fait un mixte d’innocence naïve et de fine sagesse. Ainsi, par exemple, à « l’oie blanche », humble volaille gardée par des femmes simples voire simplettes, s’opposent « les oies sacrées et vigilantes du Capitole » qui par leurs cris légendaires sauvèrent les Romains d’un antique désastre. Le motif de l’oie se rencontre assez régulièrement dans la littérature orale en général et en particulier dans les récits folkloriques à coloration carnavalesque (Van Gennep, 1947 : 960-961). La langue de l’oralité folklorique - « mère l’oye » - est elle-même fortement chargée de connotations transgressiveset si l’on mange l’oie grasse rituelle en Carnaval il est tabou de « consommer » sa mère... Ainsi l’oie est-elle souvent au carrefour du folklore, du rite et du mythe (ou de leur transposition burlesque). Quarante ans avant la composition des Histoires ou Contes du Temps passé, Mme de Sévigné (1656) raconte par exemple à Mademoiselle, nièce de Louis XIII, la légende folklorico-liturgique de la cane de Montfort : « Tous les ans, au jour Saint-Nicolas, elle sort d’un étang avec ses canetons, passe au travers de la foule du peuple, vient à l’église et y laisse de ses petits en offrande ». Cette cane fut jadis « une damoiselle qui n’allait point à la procession et qui jamais à ce saint ne porta de chandelle (...). Tous ses enfants aussi bien qu’elle furent changés en canetons et canes pour servir d’exemple aux profanes ». Et l’épistolière de conclure son récit par ce mot d’espritculturel qui marque sa distance aux rites et croyances populaires : « Ce n’est pas un conte de ma mère l’oie mais de la cane de Montfort qui ma foi lui ressemble fort » (Sévigné, 1656 (1972).

Cette légende orale christianisée, si proche de l’exemplum et de notre image,inscrit l’oie dans le bestiaire sacré et la cohorte de saintes ansériformes, saintes canes ou saintes gardeuses d’oie. Notre Mère l’Oye est proche des reines pédauques, fées aux pattes d’oies, fées mi-humaines mi-animales (Grange, 1983:139-150). La Mère l’Oye nous reporterait ainsi dans les temps mythiques où Berthe - la Reine Péd’auque - filait et où les fées filandières activaient le fuseau.

Cette « mère » s’inscrit dans un univers de filiation matrilinéaire et l’expression même « mère l’oie » désigne une parenté fictive, substitutive ou rituelle (un peu comme on pouvait parler du Roi des Coqs pour désigner le chef rituel de la Jeunesse festive). C’est ici un type de « parenté à plaisanterie » ou encore de « parentéparodique » dans la mesure où « Ma Mère l’Oye » convoque implicitement d’autres Mères, Mère de Dieu ou Mère Supérieure par exemple (Wagner, 1990 : 3-25). Mais cette filiation est aussi et surtout une proposition d’affiliation symbolique dans l’exacte mesure où les liens de consanguinité imaginaire se substituent à une consanguinité réelle. Il est question en effet de « ma » mère et non de « la » mère. Ma Mère l’Oye appartient à la lignée féminine des Mère Michel, Mère Folle et sa marotte, Mère Lusine fée filandière, Mère Gobe-Lune, Mère Gobe-Mouche et tant d’autres « Mères » du folklore. Mais c’est peut-être « la Tante Arie » qui lui ressemble le plus

La Mère (ou Commère) l’Oye conte donc à ses oisons. Cette naturalisation de la pratique langagière constitue une représentation très ancrée dans la culture paysanne patriarcale qui associe volontiers la parole au caquetage de ces femmes qui jacassent (Mougin, 2000 : 141-158). Mais ce « modèle organique » se double d’un « modèle technique » qui relie la parole des femmes aux savoirs-faire artisanaux et, symboliquement, à la re-production. C’est bien aux gestes du filage que renvoie la métaphore matricielle du fil de la parole. Or, la manipulation technique du fil est en même temps une « manipulation symbolique du fil de la vie et du temps (...) » (Belmont, 1984 : 53). Ne croyait-on pas « morte » ou « enchantée » la vielle fée filandière enfermée dans sa Tour (La Belle au bois dormant) ? Parques antiques, ces fées filandières filent d’un même geste le temps et le fil du destin .

Notre Mère l’Oye parle et file, file et parle ; le fil de sa parole qui tient son jeune public sous le charme est sans doute aussi peu embrouillé que le fil de son fuseau, bien droit et souple sous la main. Ce n’est pas une de ces « sorcières qui connaissent le pouvoir maléfique du fil emmêlé, entortillé » où se brouillent les liens et les lignes du temps. Ce n’est ni Eve, la fileuse pécheresse des manuscrits médiévaux (Cahier, 1982 : 438-439), ni l’une des redoutables commères fileuses des Evangiles des Quenouilles. Notre conteuse est une fée domestique et domestiquée. C’est une fée filandière comme le folklore européen en connaît tant. Les fées filandières et ventrières (ce sont des mères et leur tablier est un giron fertile) ont donc un rapport certain à la sexualité et aux rites de passage qui initient à la sexualité adulte. Il n’est donc pas étonnant que la quenouille soit aussi présente tout au long du scénario rituel nuptial voire du cycle des amours :

« Lors des veillées, les garçons tressent l’osier des vanneries et les jeunes filles filent une quenouille qu’elles laissent parfois tomber : le galant la ramasse, ébauchant une relation d’amour. Plus tard (...), la quenouille sera fixée, chargée de fleurs et de rubans, au lit de noces, comme pour protéger la sexualité des époux » (Segalen, 1981 : 138).

Les connotations sexuelles et phalliques de la quenouille, du fil et du fuseau sont fort claires, y compris dans l’univers des contes de fées 

 

 

http://www.sweden.se/templates/cs/CommonPage____11879.aspx

L’oie de la Saint-Martin par Po Tidholm

Cette journée est dédiée à l’oie, toutes les autres significations étant à peu près tombées dans l’oubli. Au début de novembre, les oies sont prêtes à être abattues et le 11 novembre, c’est le moment du traditionnel dîner d’oie.

Saint Martin, évêque de Tours, avait une oie pour emblème : la tradition veut que pour éviter d’être nommé évêque, il s’était caché parmi les oies mais avait été trahi par leur caquètement. Sa fête tombe en novembre, au moment où les oies sont suffisamment grasses pour être abattues. Au Moyen Âge, la Saint-Martin était une fête d’automne importante, et l’habitude de manger de l’oie ce jour-là est venue de France. La coutume était enracinée surtout parmi les artisans des villes et dans l'aristocratie.

http://www.rayons-et-ombres.fr/010-Egypte/01-Dieux/110.html

Amon est l’une des principales divinités du panthéon égyptien. Son nom Imen[2], « le Caché » ou « l’Inconnaissable », traduit l’impossibilité de connaître sa « vraie » forme, car il se révèle sous de nombreux aspects. Il est Imen achâ renou, « Amon aux noms multiples ».

Avec sa parèdre Imenet, il fait partie des entités divines de l'Ogdoade d'Hermopolis.

Sous la forme d'une oie, l’un de ses animaux symboliques, il pondit l'œuf primordial d'où sortit la vie. Sous la forme d'un serpent, il fertilisa l'œuf cosmique façonné dans les Eaux primordiales.

Pour Amon, voir aussi http://desir-egypte.ifrance.com/lettread.htm

Cette dernière fonction du dieu Amon, dieu du ciel, pourrait expliquer l’origine de sa couleur bleue. En effet, Amon apparaît souvent avec la peau bleue, la couleur de la pierre précieuse, le lapis-lazuli, couleur considérée comme la chair des dieux.

Amon, dont le nom signifie le Caché, tire de cette expression le caractère même de sa personnalité. Sa véritable nature échappe à l’entendement, il est l’esprit qui plane sur les eaux originelles, sa nature reste mystérieuse. Cela ne l’empêche pas de devenir une divinité extrêmement populaire accessible à tous les gens du peuple.

Les animaux sacrés d’Amon :

Le bélier sheft aux cornes enroulées pour son aspect fécond et reproducteur. On le retrouve dans la superbe allée de sphinx qui relie Karnak à Louxor.

L’oie smen, vraisemblablement parce que cet oiseau très prolifique apparut au commencement du monde et ainsi créateur du dieu.

 

http://mythologica.fr/egypte/geb.htm

Dieu Geb, (terre) : L'oie était son animal sacré et son symbole qui apparait dans les hiéroglyphes de son nom.

 

6 mars 2013

Site antique, géométrie et archéologie

http://terremysterieuse.doomby.com/pages/archeologie-mysterieuse/geometrie-et-astronomie-sur-le-site-de-tre-camini-a-comes.html

La récente découverte du "Grand Cercle de Cômes", dans la localité de Tre Camini- Ravona à l'ouest de Cômes, remontant à la culture de Golasecca, a posé certaines questions interessantes du point de vue archéologique, avant toute autre celle de sa fonction réelle. Déjà à partir d'un premier examen exécuté par la Professeur Iorio de la Surintendance Archéologique de Lombardie, le résultat évident est que la seule fonction possible pour cette ouvrage ou du moins celle qui paraît la plus probable (à l'état actuel des recherches nous n'en connaissons pas d'autres qui soient raisonnablement possibles) est celle d'un lieu sacré où des observations astronomiques étaient faites durant une période chronologique qui s'étend entre le VIIe et le le VIe siècle a.C., époque de grand développement de la Culture de Golasecca dans la région de Cômes.

...

Le site de fouilles dirigé par la docteresse Iorio de la Surintendance Archéologique de la Lombardie a montré que l'ouvrage est caractérisé par une structure très particulière formée de deux rangées de pierres distantes d'environ 1,80 m qui délimitent deux cercles concentriques, d'environ 69 et 67m respectivement, au centre géométrique desquels est situé une plate-forme circulaire d'environ 27m de diamètre qui montre un pavement de galet sur la demi lune nord, tandis que sur la moitié méridionale le pavement est absent et est substitué par un remblai de terre battue de couleur sombre qui en délimitait parfaitement le profil semicirculaire.

6 mars 2013

Croyances des Hommes, Néanderthal, Cromagnon

Quelques notes sur L'Aube spirituelle Marcel Otte

La langue et le peuple breton sont restés à l'abri des métissages sans fin. Ils constituent un joyau des peuples originels.

Néanderthal fin vers 30 000 ans

Vers 500 000 ans le peuplement humain se trouve progressivement isolé dans péninsule européenne, mythologie cyclique.

Ebranlement de son système de valeurs, ses mythes n'ont pas évolué. Or la survie même d'un peuple y est liée. Quand ses mythes s'effondrent, sa culture et son peuple meurt. A l'arrivée de Cromagnon, homme moderne 50 000 ans, les mythes de Néanderthal ne lui permettent pas d'évoluer.

Autant en Iran qu'en Europe, langue, pensée, métaphysique participent aux mêmes modes. Origine d'Asie centrale.

Avec l'arme propulseur aux pointes dures animales, distance entre l'animal et l'homme, donc entre nature et l'homme. Le comportement, la pensée, la foi semblent l'emporter sur le biologique, alors l'espoir guide les peuples à relever leurs propres défis (homme contre homme lui-même et non plus homme subissant la nature), pas de contradiction avec le milieu naturel mais toujours avec eux-mêmes. Emprise de l'esprit sur la force sauvage.

 

https://sites.google.com/site/otteprehistoire/ressources-en-ligne

2012 Marcel Otte, « Les Indo-européens sont arrivés en Europe avec Cro-Magnon »

https://docs.google.com/file/d/0B6mAVswuZ3qeYlNQN3BETXZmMms/edit?pli=1

2012 Marcel Otte, Aux sources des religions,

https://docs.google.com/file/d/0B6mAVswuZ3qeNy16WmRmY1ctVDg/edit?pli=1

3 mars 2013

Graal, Pr Robert Baudry

SUR LA VALEUR ILLUMINATRICE DU GRAAL :

LES LUMIÈRES SACRÉES DU GRAAL

 

Apparition et éblouissement

 

S'il est une vertu du Graal qui traverse les siècles, c'est bien son pouvoir d'illumina­tion qui frappe les assistants dès sa prime apparition dans le Conte du Graal (1181-1185 ?) de Chrétien de Troyes. Chrétien renouvelle là un mythe plus ancien. Car il est des archétypes indo-européens du Graal, notamment dans les chaudrons magiques de résurrection, de révélation, de science, de jouvence, qui hantent diverses épopées celtiques d'Irlande et de Galles : l'Ivresse des Ulates, Branwen, fille de Llyr, l'Histoire de Taliesin, et ce récit parallèle auPerceval de Chrétien qui s'appelle Peredur. Et, chaque fois, si l'aspect rayonnant de ces chaudrons merveilleux reste plus virtuel, ceux-ci sont cependant régulièrement associés à la chaleur, au feu, à la flamme.

 

3 mars 2013

Calendrier gaulois

http://www.david-romeuf.fr/Archeologie/CalendrierGaulois/SyntheseRestitutionsCalendrierGaulois.html

Résumé : Nombreux sont les textes antiques qui attestent de l'utilisation des étoiles comme repère temporel. Sans calendrier et/ou horloge disponible et/ou en usage, le ciel était utilisé par les anciens peuples comme un repère temporel périodique précis et synchrone avec la nature, sans dérive évidente à l'échelle séculaire.

Le lever héliaque des étoiles de première grandeur était fréquemment utilisé. À l’époque encore plus reculée de l’âge de la Pierre, des sites mégalithiques furent délibérément orientés vers des positions particulières et remarquables du Soleil ou de la Lune. "L'horloge" la plus précise et sans dérive qui rythme encore nos vies reste la position du Soleil.

L'outil de mesure le plus précis est actuellement l'horloge atomique Pharao. Outre les travaux agricoles, les célébrations, cérémonies et fêtes religieuses devaient être exécutées à des dates particulières. La création d’un calendrier participait à la maîtrise du temps par les hommes, à l’organisation temporelle d’une société humaine.

Lié depuis toujours à l’observation astronomique, il n’est pas étonnant que les premiers calendriers soient basés sur des périodes astrales évidentes ou couplées (solaire, lunaire, luni-solaire, stellaire, planétaire…). Si les calendriers de nombreuses civilisations sont bien connus et abondamment documentés, celui des Gaulois et donc des Celtes apparaît plus discrètement.

Ce web-article a pour but de réaliser une synthèse pédagogique des travaux archéologiques de rétroingénierie sur le sujet, de proposer plusieurs restitutions complètes hypothétiques des siècles gaulois afin de bien les appréhender temporellement et concrètement, en particulier sur les notations périodiques. Et enfin, de chiffrer et comparer la précision et la dérive des milliards de combinaisons possibles par rapport à celle choisie, démontrant ainsi le but recherché par les responsables du temps.

L'histoire du calendrier gaulois est sans doute l'histoire de l'observation de la Lune, son utilisation avec la mise au point d'un comput qui la suit au mieux dans le temps, tout en suivant aussi le Soleil par la suite, mais en restant dans le temps lunaire.

 
3 mars 2013

L'AVENT, Préparation spirituelle

 http://www.abbaye-saint-benoit.ch/gueranger/anneliturgique/avent/038.htm

http://aunomerie5bcr.centerblog.net/22-avent-et-la-nativite-

Une tradition de l'Avent utilise la symbolique des bougies au long des quatre dimanches.

Premier dimanche la bougie symbolise le pardon à Adam et Eve, Deuxième dimanche la bougie symbolise la foi des Patriarches, en la Terre Promise. Troisième dimanche la bougie symbolise la joie de David, célébrant l'Alliance avec Dieu. Quatrième dimanche la bougie symbolise l'enseignement des Prophètes, annonçant un règne de paix et de justice.

Pendant la semaine qui suit le premier dimanche se situe le degré préparatoire ou degré de l'Annonciation.

La Vierge Marie fut la première de notre humanité à atteindre ce degré et c'est une des raisons pour lesquelles Marie tient une telle place dans les méditations et cérémonies de l'Avent. Le degré de l'Annonciation a pour base la pureté. Les étudiants ne réalisent pas toujours bien à quel point cette qualité est fondamentale pour le développement spirituel. La pureté n'est pas un état statique mais un pouvoir dynamique dans la vie de l'aspirant. Le Christ exprima ceci très clairement lorsqu'il dit : « Heureux les coeurs purs car ils verront Dieu » (Matt 5-8).

Les Initiés des anciennes écoles des mystères étaient soumis à de longues périodes de probation au cours desquelles ils devaient cultiver la pureté d'esprit, d'âme et de corps, car cela doit concerner l'être humain dans son entier, chacune de ses pensées, de ses paroles et chacun de ses actes. Ce qui précède explique pourquoi le degré de l'Annonciation est aussi appelé degré de Pureté. Une des premières étapes de la purification concerne la nourriture. Aucun aspirant sincère ne peut tolérer le sacrifice de nos jeunes frères du règne animal pour satisfaire ses appétits et son plaisir. Avec la suppression de la nourriture carnée vient la sensibilisation du corps physique. Ceci conduit à une plus grande réceptivité aux impulsions spirituelles. »

Les deux autres degrés sont l'Immaculée Conception et la Sainte Naissance. Les limitations humaines n'auront plus de place dans la vie des enfants conçus de façon immaculée.

http://www.salve-regina.com/salve/L%27Immacul%C3%A9e_Conception

http://www.introibo.fr/15-12-Octave-de-l-Immaculee

Ce jour qui est le huitième à partir de celui où nous avons célébré l’Immaculée Conception de Marie, s’appelle proprement l’Octave ; tandis que les jours précédents étaient désignés simplement sous le nom de jours dans l’Octave. L’usage de célébrer durant une semaine entière les principales Fêtes, est du nombre de ceux qui ont passé de la Synagogue dans l’Église chrétienne.

http://communionmariereine-reunion.over-blog.com/article-neuvaine-pour-la-preparation-de-noel-41112799.html

neuvaine avant Noël, si chère à la Sainte Vierge, commence ce mercredi 16 décembre.

Il faut lutter pour ne pas laisser nos sentiments négatifs submerger le don de la joie que nous recevons en permanence du Saint Esprit. "Remerciez Dieu, chers enfants, pour la joie du don de la vie !".

"Ouvrez votre coeur à Dieu, petits enfants, à travers la sainte confession, et préparez votre âme afin que le Petit Jésus puisse naître à nouveau dans votre coeur"

Avent

http://www.abbaye-saint-benoit.ch/voragine/tome01/004.htm

L'Avent du Seigneur est renfermé dans quatre semaines pour marquer les quatre sortes d'avènements de Jésus-Christ, savoir : en la chair, en l’esprit, en la mort et au jugement. La dernière semaine n'est pas tout à fait complète, parce que la gloire qui sera accordée aux saints, lors du dernier avènement, n'aura jamais, de fin. C'est aussi la raison pour laquelle le premier répons du 1er dimanche d'Avent a quatre versets, y compris le Gloria Patri, afin de désigner ces quatre avènements. C'est au lecteur à juger dans sa prudence auquel des quatre il préfère donner son attention. Or, bien qu'il y ait quatre sortes d'avènements, cependant l’Église s'occupe spécialement de deux; celui en la chair et celui du jugement, dont elle semble faire la mémoire : comme on le voit dans l’office de ce temps. De là vient encore que le jeûne de l’Avent est en partie un jeûne de joie et en partie un jeûne de tristesse; car en raison de l’avènement en la chair, c'est un jeûne de joie, et en raison de l’avènement du jugement, c'est un jeûne de tristesse.

Par rapport à l’avènement en la chair, on peut établir trois considérations : son opportunité, sa nécessité et son utilité. L'opportunité se tire en premier lieu du côté de l’homme qui, d'abord, sous la loi de nature, fut convaincu d'avoir perdu la connaissance de Dieu : de là sa chute dans les abominables erreurs de l’idolâtrie et l’obligation dans laquelle il se trouva de crier et de dire : « Seigneur, éclairez mes yeux... » (Illumina ocidos meos, Ps. XII). Vint ensuite le commandement de la loi sous laquelle l’homme fut convaincu d'impuissance. Auparavant il criait : « Tous sont disposés à obéir, mais il n'y a personne pour commander; » il était seulement instruit, mais non délivré du péché; aucune grâce ne l’aidait pour faire le bien; alors il fut forcé de crier et de dire : « Il y a quelqu'un pour commander, mais il ne se trouve personne pour obéir. » Le Fils de l’homme arriva donc… +++

3 mars 2013

Fin du monde, Nouvelle ère Maya

http://www.liberation.fr/depeches/2012/12/16/debut-au-mexique-des-ceremonies-du-changement-d-ere-maya_867930

Le début de la nouvelle ère maya le 21 décembre va faire l'objet de célébrations dans tout le sud du Mexique et dans quatre autres pays où l'influence de la culture maya perdure (Guatemala, Bélize, Salvador, Honduras).

Dans une vidéo mise en ligne récemment, le Centre français de la recherche scientifique (CNRS) rappelle ainsi que les mayas n'ont jamais prophétisé la fin du monde le 21 décembre 2012.

"4 ahau 3 kankin", qui correspondrait selon certains chercheurs au 21 décembre 2012 de notre calendrier, marque dans le calendrier maya la date de la fin d'un grand cycle, explique Jean-Michel Hoppan, archéologue et spécialiste de l'écriture maya, dans ce documentaire.

Cette date, qui suscite tant de fantasmes, a été trouvée gravée sur un fragment d'une imposante stèle de pierre taillée, le "Monument 6", conservé sur le site archéologique de Mucuspana, à El Tortuguero (sud du Mexique).

L'allusion à la fin du grand cycle "n'est pas présentée comme étant un cataclysme, une destruction du monde", souligne le spécialiste. Au contraire, elle mentionne le retour d'une divinité (Bolonyocte) "qui remet le temps en marche".

3 mars 2013

Croix philosophique! (Ordre du Christ…)

3 mars 2013

Importance des Pléïades

http://vouloir.hautetfort.com/archives/category/histoire/index-12.html/

Mégalithisme et tradition indo-européenne

Pléiades, dont Hésiode rappelle que leur lever et leur coucher constituait des signaux pour l'agriculteur : « Au lever des Pléiades, filles d'Atlas, commencez la moisson, les semailles à leur coucher. Elles restent, on le sait, quarante nuits et quarante jours invisibles ; mais, l'année poursuivant sa course, elles se mettent à reparaître quand on aiguise le fer. Voilà la loi des champs » 

3 mars 2013

Coeur pur, Oeil du coeur, sens de l'éternité...

http://rapsody.unblog.fr/pre-requis/intelligence-du-coeur/

Oeil du coeur

Le Cœur réfléchit la lumière divine.

"Le Soi, c'est le Cœur, qui brille de sa propre lumière. L'Illumination vient du Cœur et se rend au cerveau, siège du mental. On voit le monde avec le mental, donc par la lumière réfléchie du Soi. Le monde se perçoit par un acte du mental. Lorsque ce dernier est illuminé, il est conscient du monde; lorsqu'au contraire il est dans la nuit, il n'a connaissance de rien."

L' oeil du coeur est l'oeil de la conscience, l'oeil spirituel, celui qui voit au-delà des apparences, au-delà de la matière.

L'Oeil du coeur est la conscience, quand la Pensée, la Parole et l'Action se trouvent dans le même ajustement, pour cela il est impératif de pouvoir aligner sur un même plan la Personnalité, l'Ego et l'Individualité.

http://www.lemondedesreligions.fr/archives/2003/12/01/le-corps-a-ses-raisons-l-oeil-du-coeur,4806903.php  +++

Bienheureux les cœurs purs car ils verront Dieu ", nous dit Jésus. Les musulmans soufis parlent d’un " dévoilement ". Ils enseignent à " polir le miroir du cœur " pour voir Dieu. Cette vision divine est aussi appelée " le troisième œil ". L’œil frontal est un signe de clairvoyance. En Inde, c’est l’attribut de Shiva. Son œil de feu réduit en cendres les formes transitoires de ce monde. Chez les bouddhistes, on évoque le prajnachaksus, organe de la vision intérieure qui permet de percevoir la réalité derrière l’illusion de l’univers sensible.

 

http://books.google.fr/books?id=Bu3LE2g1y1gC&pg=PA16&lpg=PA16&dq=oeil+du+coeur+et+sens+de+l%27%C3%A9ternit%C3%A9&source=bl&ots=T2JfMPzslJ&sig=O5BTcUXw-WoMHTOqOJzbdx_oeRg&hl=fr&sa=X&ei=FWrUUP-7Kuel0QWq9oCIAw&ved=0CEMQ6AEwAw#v=onepage&q=oeil%20du%20coeur%20et%20sens%20de%20l%27%C3%A9ternit%C3%A9&f=false

Oeil du coeur et sens de l'éternité

"L'Oeil du Coeur est l'Oeil de la Manifestation voyant le Principe et d'autre part il est l'Oeil du Principe voyant la manifestation"

Un sage sioux l'exprime ainsi: Lorsque le coeur n'est pas pur, le Grand Esprit ne peut être vu…Le coeur est un sanctuaire au centre duquel se trouve un petit espace où habite le Grand Esprit et ceci est l'Oeil du Grand Esprit par lequel Il voit toute chose et par lequel nous Le voyons.

L'homme qui est pur contient l'univers dans son coeur.

3 mars 2013

Dieu, Elohim,... dans la Bible, qui est le Créateur

http://extraneens.free.fr/origine_de_dieu.htm

Dès le départ, on est confronté à ce problème-là, précisément à propos du “ Dieu créateur “. La Bible entre directement dans le vif de son sujet. Son troisième mot est le nom de l'entité centrale et capitale dont elle va abondamment relater les manifestations. Treize versions françaises sont d'accord pour dire que ce nom primordial est : DIEU. Mais la vraie Bible est écrite en hébreu, et c'est en hébreu qu'elle délivre son véritable message. A commencer par le nom autour duquel tout son message gravite et s'articule. Ce nom n'est pas DIEU. C'est ELOHIM

22 octobre 2012

Document: le cercle des lieux et personnages de légende de Brocéliande

Voir le message correspondant ici.

Légendes du Gué : extraits du remarquable article vu sur lecheminsouslesbuis
http://lecheminsouslesbuis.wordpress.com/2008/04/18/passer-le-gue/
Les références au gué sont nombreuses dans la mythologie celtique et cette coutume mystérieuse du combat dans les gués a été attestée dans les textes et prouvée par l’archéologie
Il y a d’abord Cuchulainn qui, lors de la malédiction des Ulates (condamnés à une faiblesse périodique par la déesse Macha et incapables de se battre), à laquelle il est le seul à échapper, se positionne sur Ath Gabla (le Gué de la Fourche) de manière à repousser les troupes de la reine Medb (Razzia des Vaches de Cooley).
Cúchulainn, mené par son cocher Lóeg, arrive à un gué dont la gardienne lave le linge ensanglanté du héros, ce qui présage de sa mort prochaine. Passant le gué, il arrive dans la plaine de Muirthemné, où l’attendent ses ennemis.

Cette allusion à la gardienne d’un gué peut évoquer les « Parques » celtiques, ancêtres des « lavandières de la nuit », qui lavent sur un gué, c’est-à-dire à la frontière de l’Autre-Monde, les dépouilles des héros qui vont bientôt périr …

… la bataille de Mag-Tured : la Morrigane a invité le grand dieu Dagda à la rejoindre à sa maison près du gué. « L’un des pieds de la femme dans l’eau touchait Allod-Eche au sud ; l’autre pied également dans l’eau touchait Lescuin au nord. Neuf tresses flottaient détachées de sa tête. Dagda s’unit à elle. Dès lors cet endroit s’appela le lit des époux. » Elle prédit à Dagda l’arrivée des Fomore, le jour de la bataille et qu’elle tuerait leur roi « elle versait du sang d’Indech plein ses deux mains à l’armée qui attendait l’ennemi au gué ». Ce gué s’appela « gué de l’anéantissement ».

Dans le cycle Arthurien, Lancelot doit combattre un chevalier, Alybon, gardien du gué de la Reine, sur l’Humbrie, aux ordres de Guenièvre (ce qui rappelle aussi les combats avec le Chevalier Noir, gardien de la source de la Dame de la Fontaine…).Gué éminemment symbolique puisque c’est là qu’au temps de sa conquête, Arthur a rallié ses meilleurs chevaliers: Gauvain, Keu, Loth, et Yvain.
D’ailleurs, il existe un texte irlandais racontant la naissance mythique d’Yvain/Owein. On y apprend que le héros a été engendré, près du gué de l’Aboiement, lors d’une nuit de Samain.
On l’a vu, en Irlande, la divinité féminine tutélaire du gué, c’est donc la Morrigane, déesse de la guerre, et le fait que le gué, dans la Razzia des Vaches de Cooley soit le lieu des combats singuliers de Cuchulainn contre les guerriers envoyés par les Irlandais en fait un point de rencontre ou une limite qu’on ne traverse que si on le peut, par exemple si l’on est initié.

Le gué est le lieu séparant le monde sensible de l’Autre Monde, endroit privilégié des affrontements et combats singuliers pour le héros en quête d’initiation. L’initiation druidique, elle, consistait à passer trois nuits et deux jours de méditation dans un lieu sacré, en contact avec les “divins ancêtres” et ce pouvait très bien être aussi au milieu d’un gué comme symbole du “passage ”, un de leurs lieux de prédilection.

Mais le gué n’est pas obligatoirement le passage vers l’autre monde, vers la mort ; il peut être aussi, comme le souligne l’Arbre Celtique, « un passage vers la connaissance qui, si l’on suit les grands textes mystiques, induit l’existence de ces deux mondes comme en « surimpression » et c’est ce que dit W. Kruta à propos de l’art celtique: une surimpression du cyclique et du permanent.

Une épigraphe gallo-romaine atteste de l’existence d’une Ritona , déesse particulièrement proche du gué qui se dit en gaulois « ritu », continuation d’un mot indo-européen « prtus » désignant le passage, le gué, le pont. Elle serait donc la déesse gauloise attachée aux gués, peut être même aux combats de gués puisque, comme le dictionnaire des symboles nous le dit, l’archéologie a souvent mis à jour dans l’ancienne Gaule « des armes à l’emplacement de gués, ce qui tendrait à prouver que la coutume irlandaise du combat de gué, en celtique continental et brittonique, se rattache à celle du passage et de la course » (« ritu » signifiant aussi « la course »… et on peut aussi rappeler, incidemment; qu’une course est à l’origine de la malédiction lancée par Macha induisant la « maladie des Ulates »…).

« Le gué (« Dictionnaire des symboles ». Chevalier/Gheerbrant) symbolise le combat pour un passage difficile, d’un monde à un autre, ou d’un état intérieur à un autre état. Il réunit le symbolisme de l’eau (lieu des renaissances) et celui des rivages opposés (lieu des contradictions, des franchissements, des passages périlleux) ».

(3) Légendes du château de Trécesson
Le château actuel date du XV° et XVIII° siècle, mais le lieu était déjà la demeure des seigneurs de Ploërmel et Campénéac au VIII° siècle. Trois légendes y sont rattachées. (extraits de bretagne.com, http://www.bretagne.com/fr/culture_bretonne/contes_et_legendes/trecesson)

La jeune mariée du château de Trécesson
http://farfadet.home.free.fr/ldame.htm
Au milieu du XVIIIe siècle, un braconnier voit une jeune mariée en tenue, enterrée vive le matin-même de son mariage par ses frères prétendant être déshonorés. Il prévient le seigneur de Trécesson, mais le temps de la déterrer, épuisée, elle ouvre les yeux et expire aussitôt. Le seigneur après lui avoir offert une sépulture exposera son voile et son bouquet dans la chapelle du château jusqu'à la Révolution. On dit que son fiancé devint religieux.

Apparition d'une Dame blanche au château de Trécesson.

15 août 2012

Climat et histoire Emmanuel Leroy-Ladurie

http://www.canalacademie.com/ida150-Peut-on-ecrire-l-histoire-du-climat.html?var_recherche=climat%20leroy%20ladurie

L’histoire du climat est liée à des préoccupations actuelles, l’effet de serre, mais, dans cette conférence, Emmanuel Le Roy Ladurie, membre de l’Académie des sciences morales et politiques, s’intéresse davantage au passé, un passé qui partirait des XIIe-XIIIe siècles et qui se prolongerait jusqu’à nos jours ; il tente d’ailleurs de le décrire dans son ouvrage intitulé "Histoire humaine et comparée du climat" [1] (voir ci-dessous) (paru aux Editions Fayard en 2004).

... Communication, extraits

Fernand Braudel, mon maître, dès 1949, avait signalé la poussée glaciaire des Alpes à la fin du XVIe siècle, et au XVIIe. Cette question a fait l’objet de nombreux travaux en Italie, en France et en Suisse. Aujourd’hui on connaît assez bien le petit âge glaciaire qui n’implique qu’une petite différence thermique de 1° C en moins (c’est faible) avec une expansion des glaciers depuis le début du XIVe siècle, beaucoup de fluctuations, des glaciers alpins plus gros (1 km de plus à peu près que maintenant, avec des variations) et leur débâcle à partir de 1860. Ce qui est un peu étrange c’est que les glaciers alpins reculent à partir de 1860 et que les températures paraît-il ne se réchauffent vraiment qu’après 1900 ; le recul tiendrait-il aussi à une baisse des précipitations (neigeuses). En tout cas par la suite après 1900, le réchauffement du XXe siècle a fortement contribué à faire reculer les glaciers alpins.

Avant la précédente poussée glaciaire alpine de longue durée, qui commence à peu près vers 1300-1303, on a un petit optimum médiéval, entre le VIIIe-IXe siècle et le XIIIe ; ensuite un petit âge glaciaire XIVe, XVe (on peut discuter) ; XVIe siècle un peu réchauffé, mais après 1560 une poussée glaciaire qui aboutit au maximum des glaciers des Alpes 1595-1645 ou 1655 ou 1660, mais on l’observe aussi en Scandinavie fin XVIIe siècle, avec diverses poussées ultérieures notamment autour de 1770, et puis un dernier grand maximum entre 1813 et 1859. Depuis cette date (1859-60), le recul des glaciers alpins, sinon mondiaux, est assez continu, voire catastrophique jusqu’en 2005, et sans doute au-delà. L’important est de noter qu’entre 1303 et 1859, les glaciers depuis ont toujours été plus gros qu’en 1880-2005. Tel est le PAG.

Chronologie

Auparavant, avant 1303, au XIIIe siècle, il y a donc des étés plus chauds, des hivers un peu moins froids, avec une belle période d’étés chauds et secs de 1240 à 1290, un certain beau XIIIe siècle, plutôt favorable, me semble-t-il, à la production des grains... une série d’étés correctement chauds, à la Breughel (tableau des Moissonneurs), s’avère plutôt favorable à la maturation du blé, lui-même citoyen immigré venu il y a 6 000 ans du Moyen-Orient et donc amateur d’une bonne dose de soleil. Donc, des étés chauds au XIIIe siècle (c’est l’époque de Saint Louis, de l’épanouissement de l’art gothique) : il n’est pas exclu que ces belles chaleurs aient pu stimuler l’agriculture, l’économie et la démographie.

Le petit âge glaciaire est assez net à partir de l’hiver 1303... il y a une poussée des glaciers au XIVe siècle, notamment celui d’Aletsch, on le sait d’après les troncs d’arbres datés par la dendrochronologie, entre 1300 et 1370. Vous avez corrélativement de remarquables épisodes frais, notamment la grande famine de 1314-1315-1316, les étés ayant été affectés par des trains de dépressions ;.... Quant à la peste noire, elle aussi de 1348, elle n’est pas provoquée, semble-t-il, par le climat, néanmoins au cours de la décennie 1340 il y a en grand nombre des étés frais pourris, et il est possible qu’en 1348 le passage de la peste bubonique à la peste pulmonaire la plus dangereuse ait été influencé par cette fréquente, froide et lourde pluviosité estivale des 1340’s.

29 octobre 2025

Les Pléiades, préhistoire

Les Pléïades

https://www.persee.fr/doc/bmsap_0037-8984_1916_num_7_1_8777

ATTENTION c’est « daté » et parfois faux (voir mes propositions dans la suite).

Les Pléïades divisent l’année stellaire en deux : celle où on les voyait, celle où on ne les voyait plus ; celle où elles se levaient avec le soleil, celle où elles se levaient à son coucher.

Elles sont visibles pendant les saisons d'AUTOMNE et D'HIVER. Elles sont invisibles pendant l'ETÉ, de mars à septembre, parce qu'à ce moment elles se lèvent avec le Soleil, dont l'éclat les cache complètement toute la journée. Elles apparaissent donc le soir, du côté de I'Orient, à peu près à l’Equinoxe d'Automne (fin septembre). En décembre, elles sont forcément en plein Sud, c'est-à-dire presqu'au Méridien, puisqu'elles disparaissent définitivement la nuit (fin mars), c'est-à dire vers l'Equinoxe de Printemps. En décembre-janvier, leur position correspond alors à la Déclinaison la plus faible du soleil, c'est-à-dire au Solstice d'Hiver annuel [- 23° 30'], car, précisément, leur déclinaison majeure est d'environ + 23° 40'. La période d'apparition, dans notre hémisphère, correspond à ce qu'on appelle généralement la Mauvaise Saison, celles des Pluies et du Froid.

 

Les filles d'Atlas et de Pléione furent enlevées par Busiris, roi d’Egypte, qui n'est autre qu'un roi déifié. Or, en Bus-iris, on reconnaît le radical Bus, qui est devenu en latin Bos, c'est-à dire (bœuf) le Taureau (plus tard Apis), constellation qui porte d'ailleurs le nom de La Suivante des Pléiades (en vertu du mouvement rétrograde apparent des astres). — C'est le Dieu-Soleil de l’Equinoxe de Printemps, Egyptien. Ce prétendu enlèvement signifie donc simplement le remplacement du Culte des Pléïades par celui du TAUREAU, c'est-à-dire par le Culte solaire à I'Equinoxe de Printemps : fait qui correspond vraisemblablement à 4.500 ans avant J.-C. [c'est-à-dire au dernier Equinoxe de Printemps précessionnel)

Elles furent ensuite délivrées de Busiris (le Taureau) par Hercule. — Or Hercule, c'est le même Dieu-Soleil grec! — Et cela correspond, aussi à la substitution de ce Dieu-Soleil grec à l'ancienne Divinité égyptienne, c'est-à-dire au remplacement du Taureau par le Bélier, à cet Equinoxe.

En même temps, elles furent persécutées par Orion, c'est-à-dire la constellation qui vient après le Taureau. Et c'est alors qu'elles furent changées en Etoiles et devinrent la Constellation des Pléiades. On n'avait plus besoin d'elles. On les mit donc... au ciel des vieilles Divinités... C'est alors le vrai triomphe du Culte du Soleil et de l’Equinoxe et l'avènement du Culte du Zodiaque.

 

Pâques : jadis Pâques était le Premier de l’An. Le début de l'Année stellaire, dite des Pléïades, correspondait à cette période de l'année.

Quant au nom de Poule donné aux Pléiades, il nous paraît emprunté au Zodiaque chinois, où le Coq, emblème de la Guerre et de l'Automne, répond à notre signe du Taureau. Car il est certain que le Zodiaque chinois a été également connu des Egyptiens.

Le nom de La Poussinière chez nous vient d’Orient.

Dans le Zodiaque Hindou, figuré par G. Flammarion, on voit, à la place du pôle Nord, un magnifique Char solaire, analogue à ceux que nous allons trouver sur des Buddhapadas, traîné par Sept Chevaux à housse, placés en flèche et disposés sur trois rangées de deux, avec le Septième en tête, allant d'un Solstice à l'autre. Que signifie tout cela? C'est évidemment que le pôle est le Pivot du Monde, le Nœud de la Vie, représentée par le Soleil. Pourquoi sept Chevaux — Tout simplement parce que ce sont les Sept Pleiades! Ils sont d'ailleurs exactement placés comme les Etoiles des Constellations des Pléiades sur les Buddhapadas ! Pourquoi la Housse ? Parce que le Taureau, où se trouvent les Pléiades, portait, au temps qu'il était Apis, une housse typique.

On retrouve d'ailleurs la disposition en « Allée couverte » dans bon nombre de Cartes astronomiques, où les Pléiades sont souvent représentées par deux rangées, parallèles, extrêmement rapprochées, de trois et de quatre étoiles, avec la septième à une extrémité.

Chez les Chaldéens et les Hébreux, de même que chez les vieux Egyptiens, les Pléiades étaient bien connues, puisque le mois de Novembre (époque de réapparition de cette constellation) s'appelait encore : «le Mois des Pléiades» (Athar-Aye ou Athor). — D'où la Vache Hathorg.

Voir suite https://basedonnee.canalblog.com/2025/11/prehistoire-des-pleiades-suite.html

29 octobre 2025

Calendriers antiques (Hésiode),

Calendrier des Travaux et des Jours (selon Hésiode (700 avant J. C)…)

https://www.persee.fr/doc/palla_0031-0387_1982_num_29_1_1128

 

Au lever des Pléiades, filles d'Atlas, commencer la moisson,

Les labours à leur coucher.

Quand auront plongé les Pléiades, les Hyades et la force d'Orion,

Souviens-toi des labours dont voici la saison

 

Ainsi les deux moments importants de la vie paysanne sont marqués par le lever et le coucher des Pléiades. Il s'agit là bien entendu du lever et du coucher «héliaque», c'est à dire en fait d'un moyen empirique, fondé sur l'observation. De ces phénomènes, le plus spectaculaire est le lever apparent du matin, quand l'étoile est visible pour la première fois à l'horizon au levant, apparaissant un bref instant avant de disparaître dans les lueurs de l'aube. Les nuits suivantes, l'étoile peut être observée de plus en plus longtemps après son lever avant d'être occultée par la lumière du soleil. Le lever héliaque d'une étoile est un phénomène d'autant plus remarquable que, pour certaines étoiles, il succède à une période de complète occultation. C'est le cas pour les Pléiades :

Elles restent quarante jours et quarante nuits invisibles,

Mais, l'année poursuivant sa course, elles reparaissent

Quand on aiguise le fer

On avait remarqué la position particulière de ce groupe de sept étoiles, très proches de l'écliptique et qui pouvaient donc fournir un repère très commode pour situer la place du soleil dans son mouvement propre au cours de l'année. Les Pléiades, qui ont été par la suite incluses dans la constellation du Taureau, étaient situées à environ 30 degrés du point vernal sur l'écliptique héliaque apparent du matin plus d'un mois et demi après l'équinoxe.

D'après Hofmann, qui a calculé la date des levers et couchers héliaques des étoiles pour 430 avant J. C. et une latitude de 38 ° N, le lever héliaque du matin avait effectivement lieu le 19 mai.

Si elles avaient été sur l'écliptique, elles se seraient couchées en même temps que le soleil (coucher héliaque du soir) le jour où elles se seraient levées en même temps que lui (lever héliaque vrai du matin), et auraient donc fait leur coucher apparent du soir moins de quinze jours après l'équinoxe. D'après Hofmann, le coucher du soir avait lieu le 7 avril en 430 avant J. C. pour 38 ° N. Du coucher apparent du soir au lever apparent du matin, les Pléiades restaient totalement invisibles, soit pendant quarante jours, le temps qu'il fallait à la constellation pour s'échapper du crépuscule astronomique (quand le soleil reste à une distance au-dessous de l'horizon inférieure à 17° 30') tant le soir que le matin.

Le lever matinal des Pléiades donnait le signal de la moisson, un peu après la mi-mai. C'était le coucher matinal des mêmes Pléiades qui donnait le signal des labours et des semailles.

 

C'est Arcturus en revanche qui rythme le travail de la vigne. C’est l'étoile la plus brillante de la constellation du Bouvier et l'une des étoiles les plus brillantes du ciel, située à 30° au nord de l'équateur, non loin du colure des équinoxes. La position septentrionale d'Arcturus fait que cette étoile, sans être incluse dans la calotte circumpolaire, ne reste jamais totalement absente du ciel nocturne : son coucher du soir est en effet postérieur à son lever du matin.

Hésiode situe le lever d'Arcturus soixante jours après le solstice d'hiver :

Quand Zeus, après qu'a tourné le soleil, a parfait

Soixante jours d'hiver, l'étoile Arcturus quitte le cours sacré

De l'océan et monte radieuse du milieu des ténèbres, (v. 564-567)

C'est alors qu'il faut commencer à s'occuper de la vigne, le lever du soir d'Arcturus avait effectivement lieu le 25 février d'après les calculs d'Hofmann, 59 jours après le solstice d'après Eudoxe (400-355 av JC) : cette nuit-là, l'étoile, qui apparaissait sur l'horizon à la tombée de la nuit, était visible durant tout le temps qu'elle décrivait son cercle dans le ciel, du levant au couchant, et on la voyait se coucher bien avant l'aube.

Les vendanges, doivent se faire au lever du matin d'Arcturus,

Quand Orion et Sirius auront atteint le milieu du ciel

Et qu'Aurore aux doigts de rose pourra voir Arcturus (v. 609-610).

Le lever du matin d'Arcturus avait lieu, d'après Hofmann, le 20 septembre, le traité hippocratique du Régime rapproche, ou confond, le lever matinal avec l'équinoxe d'automne.

 

La troisième constellation qui joue un rôle dans le calendrier agricole d'Hésiode, c'est Orion, constellation de grande taille qui a la particularité d'être à l'équateur (qui coupe la figure du chasseur au niveau de la ceinture) ; tout entière située au sud du zodiaque, elle est à 30 degrés environ à l'ouest du colure des solstices (et grosso modo à 30 degrés également des Pléiades). Les levers ou couchers héliaques d'Orion sont assez difficiles à préciser du fait que la constellation est très étendue, occupe un vaste espace dans le ciel, et comprend des étoiles très éloignées les unes des autres qui ne font pas leurs levers et leurs couchers en même temps (Hipparque indique que la constellation d'Orion met deux heures environ à se lever, et autant à se coucher, pour une latitude de 36° N).

Le lever du matin de Bételgeuse (a Ori = l'épaule droite) avait lieu le 1er juillet, d'après Hofmann, celui de Rigel (0 Ori = le pied gauche), le 10 juillet ; et ces levers étaient d'autant plus remarquables que la constellation avait disparu totalement du ciel nocturne depuis deux mois (le coucher du soir de Bételgeuse avait lieu le 3 mai, celui de Rigel le 17 avril). Euctémon admet un intervalle d'une vingtaine de jours entre le moment où l'épaule d'Orion se lève (huit jours avant le solstice) et celui où Orion tout entier fait son lever du matin (treize jours après le solstice).

Pour Hésiode, le lever héliaque d'Orion donne le signal du battage du blé :

Ordonnez à vos esclaves de fouler en cercle le blé sacré de Démeter

Dès que paraît la Force dOrion, sur une aire ronde, éventée, (v. 597-599)

Quant au coucher du matin d'Orion, très proche de celui des Pléiades et des Hyades, il annonce lui aussi la saison des labours :

Quand auront plongé les Pléiades, les Hyades et la Force d'Orion,

Souviens-toi des labours dont voici la saison, (v. 614-617)

En effet, si le coucher du matin de Bételgeuse avait lieu le 25 novembre seulement, d'après Hofmann, celui de Rigel s'était fait le 8 novembre, le même jour que celui des Pléiades, tandis que les Hyades (qui font partie elles aussi de la constellation du Taureau) faisaient leur coucher du matin le 11 novembre.

Les trois constellations se présentent presque parallèlement sur l'horizon au couchant, alors qu'elles sont à des distances variées au levant, du moins pour l'horizon correspondant à 38° N de latitude.

Eudoxe de même situait le coucher du matin des Pléiades en même temps que le début de celui d'Orion, cinquante jours environ après l'équinoxe ; le coucher des Hyades avait lieu dix jours plus tard, et neuf jours plus tard Orion faisait en entier son coucher du matin. Aussi Hésiode pouvait-il parler avec juste raison du temps où :

Les Pléiades, fuyant devant la Force puissante d'Orion,

Tombent dans la mer embrumée.

Sirius, l'étoile la plus brillante du ciel, fait partie de la constellation du Chien, qui escorte Orion le chasseur. L'étoile, invisible depuis le 3 mai, reparaissait le 28 juillet d'après Hofmann, faisant son lever du matin, et marquait l'époque des grosses chaleurs (Eudoxe situait le lever du matin de Sirius vingt-sept jours après le solstice d'été).

En fait, entre la fin juillet et la fin novembre, où Sirius fait son coucher du matin, le trajet nocturne de l'étoile grandit de nuit en nuit ; son trajet diurne au-dessus de l'horizon diminue. C'est donc probablement fin septembre qu'Hésiode évoque Sirius pour indiquer le moment favorable à la coupe du bois.

C'est d'ailleurs par rapport au solstice d'hiver qu'Hésiode date le lever héliaque du soir d'Arcturus, qui a lieu soixante jours après.

 

Le premier appel du coucou indique que le printemps est proche. Aristote note que le coucou «est visible du printemps au lever du Chien» (Chien = Canicula= Sirius).

L'hirondelle elle aussi est un signe avant-coureur du printemps. Elle apparaît soixante jours après le solstice d'hiver, quand Arcturus fait son lever du soir.

Les escargots, qui se cachent pendant l'hiver, sont en pleine activité au printemps.

Quand l'escargot monte de la terre à l'escalade des arbres,

Fuyant devant les Pléiades, il n'est plus temps de piocher les vignes.

Le lever des Pléiades, qui font «fuir» l'escargot, annonce en effet le temps de la moisson.

 

L'intention du poète est de montrer dans l'univers tout entier une loi commune. C'est que les Saisons, ou les Heures (le terme est le même en grec) sont, pour l'auteur de la Théogonie, filles de Zeus et de l'Equité ; elles se nomment Discipline, Justice et Paix la florissante. La connaissance du ciel étoilé et son observation, la connaissance et l'observation des signes fournis par les plantes et les animaux sont indispensables à qui veut faire chaque chose en son temps. Le calendrier agricole présenté par Hésiode dans son poème nous permet en tout cas de constater la précision des observations astronomiques dès la plus haute antiquité.

Les étoiles ou constellations mentionnées par Hésiode sont les mêmes (à l'Ourse près, qui, étant comprise dans les circumpolaires ne se lève ni ne se couche) que celles mentionnées par Homère, dans un autre contexte il est vrai. Sur le Boucher d'Achille, Héphaistos avait représenté, outre le soleil et la lune,

Les Pléiades, les Hyades, la Force d'Orion, l'Ourse - A laquelle on donne le nom de Chariot -

« Qui tourne sur place, observant Orion, et qui seule

Ne se baigne jamais dans les eaux d’Océan. (Iliade)

Selon le Traité hippocratique (De régime) v 400 av JC, l'année est divisée en quatre saisons :

L'hiver, du coucher des Pléiades à l'équinoxe

Le printemps, de l'équinoxe au lever des Pléiades,

L'été, du lever des Pléiades à celui d'Arcturus,

L'automne, du lever d'Arcturus au coucher des Pléiades.

A l'intérieur des saisons, chaque séquence de régime, qui coïncide en général avec une séquence astronomique, contient un nombre fixe de jours : les levers et couchers héliaques sont donc parfaitement datés par rapport aux solstices et aux équinoxes.

L'auteur du traité compte ainsi 44 jours du coucher des Pléiades au solstice d'hiver ; 59 jours du solstice d'hiver au lever (du soir) (60 jours chez Hésiode), où l'hirondelle apparaît ; 32 jours de là à l'équinoxe - ce qui porte à 91 jours l'intervalle entre solstice d'hiver et équinoxe de printemps. Puis c'est le lever des Pléiades, 48 jours après ; de là jusqu'au solstice, il s'écoulerait 41 jours, ce qui met l'intervalle équinoxe - solstice à 89 jours. Du solstice d'été au lever (du matin) d'Arcturus ou à l'équinoxe (sic), l'auteur du traité compte 93 jours, et 48 jours de là au coucher des Pléiades qui termine, ou commence, le cycle annuel.

Ainsi le calendrier contenu dans le traité hippocratique retient, de celui d'Hésiode, les indications les plus précises, celles concernant les Pléiades et Arcturus, une minuscule constellation et une étoile. Il ne fait aucune mention d'Orion, constellation trop large pour que son lever et son coucher puissent être datés avec précision. Dans son calendrier, Euctémon notait que l'épaule d'Orion (=Bételgeuse) se levait 21 jours avant qu'Orion se lève en entier. Eudoxe admettait un intervalle de 19 jours entre le moment où Orion commence à se lever et où il se lève en entier, et de même un intervalle de 19 jours entre le moment où il commence à se coucher et celui où il fait son coucher du matin, un mois avant le solstice d'hiver.

 

Note : Le crépuscule astronomique, le matin ou le soir, empêche la nuit d'être complète et les étoiles d'être visibles, tant que le soleil est à moins de 17°30' au-dessous de l'horizon. Pour qu'il y ait cette distance entre le soleil et l'horizon au moment où l'étoile s'y trouve, il faut que le soleil soit parvenu, sur son cercle propre, à une certaine distance du point de l'écliptique qui se lève ou se couche en même temps que cette étoile. Cette distance varie avec la position de l'écliptique (donc en fonction de l'étoile considérée) et avec l'angle formé par le plan de l'écliptique sur l'horizon (donc en fonction de la latitude).

En gros, on peut admettre que, le soleil parcourant environ 1 degré d'écliptique en un jour il faut un peu plus de 17 jours pour que sa distance à l'horizon, à la verticale, permette de voir l'étoile qui était sur l'horizon avec lui 17 jours plus tôt, ou qui le sera 17 jours plus tard. Tout calendrier fondé sur les levers et couchers héliaques n'est en tout cas valable que pour une latitude donnée.

 

https://icalendrier.fr/calendriers-saga/etudes-thematiques/calendrier-hesiode

Présentation sous forme de tableaux

26 août 2025

Curiosité, dans l'histoire, Perceval

Curiosité

Eve, Pandore, Psyché

 https://femmesetdeesses.wordpress.com/2016/01/31/la-boite-de-pandore/

 

https://www.louvre.fr/oeuvre-notices/eva-prima-pandora

Selon un exercice intellectuel prisé par les humanistes de la Renaissance, Cousin conduit ceux qui contempleront son oeuvre sur le chemin d'une comparaison : n'y a-t-il pas de profondes similitudes entre la première pécheresse de la tradition judéo-chrétienne et la première femme modelée par Hephaïstos ?
Toutes deux désobéirent, et pour le même motif coupable : la curiosité. Toutes deux furent à l'origine de tous les malheurs de l'humanité. Ainsi, du vase, sur lequel Pandore pose en vain la main, se sont déjà échappés les fléaux et les désastres qui devaient à jamais y rester prisonniers, ce dont témoigne le crâne, emblème de toutes les Vanités.

 

Curiosité, péché

https://arsantica.hypotheses.org/306

+++ avec citations

Pédanterie, vanité, orgueil, concupiscence, défaut de l’entendement, tout concourt à ce que la curiosité soit condamnée ou critiquée par les moralistes et les théologiens par les débordements qu’elle suscite.

… peut conduire à l’hybris.

Les curieux de l’époque ont bien conscience des excès auxquels mène une curiosité indomptée.

 

Curiosité = défaut au Moyen-âge

http://www.festivaldesabbayes.com/abbayes17/tout17.html

Considéré dès le haut moyen âge comme une forme de vice intellectuel, jugé comme illicite par les Pères de l’Eglise, le goût pour la curiosité renvoie au vain savoir, à ce qu’il y a de caché, de merveilleux, voire de monstrueux dans la Nature. Les savants de la Renaissance tentent de modifier cette perception morale de la curiosité. Encore entourée de merveilleux, elle devient un outil de la recherche scientifique et de la rigueur analytique. La nécessité d’organiser et classer mène directement à l’esprit de collection : nous sommes alors à l’apogée du cabinet de curiosité. Bizarrerie, capacité à brouiller les frontières entre le vivant et l’inerte, aptitude à s’affranchir des lois ordinaires de la Nature, ces chambres des merveilles demeurent les derniers vestiges où l’enchantement a encore sa place. En effet dès le XVIIIe siècle, savants et philosophes des Lumières se dressent contre toutes les superstitions. On jette au rebus ces « vieux fatras » et enfin, place à la « noble curiosité » celle de la connaissance, de l’intelligence et de la démarche scientifique !

 

https://www.fabula.org/revue/document10116.php

XVII° une véritable « culture de la curiosité » (p. 185), qui est d’autant plus intéressante qu’il s’agit de quelque chose de nouveau : dénoncée comme un défaut au Moyen Âge, la curiosité n’est pas le mode de relation aux découvertes faites jusqu’à présent. Comme l’a montré Stephen Greenblatt, c’est au contraire l’émerveillement qui façonne le regard des hommes qui explorent le Nouveau Monde. De l’émerveillement à la curiosité : la transition est assurément l’un des changements qui, accumulés, font passer du Moyen Âge aux temps modernes.

 

Curiosité: son contraire= dans Perceval…

https://www.persee.fr/doc/roma_0035-8029_1921_num_47_185_4426

cf la fin

Curiosité / silence de Perceval (saine curiosité)

https://www.persee.fr/doc/litts_0563-9751_1998_num_39_1_1772

voir avis d’évêque : https://www.portstnicolas.org/bar-de-la-marine/les-proverbes-de-bruno/la-curiosite-est-un-vilain-defaut.html

 

âge de « discrétion » : discernement du bien et du mal : 7 ans (expo enfance, blog http://passedautrefois.canalblog.com/)

26 août 2025

Oie, Mère l'oye, Oie à Cheffes (rébus)

http://www.dramatic.fr/blog/la-legende-de-la-mere-l-oie-b89.html

L'origine de la Mère l’Oie est presque certainement la déesse d'Europe centrale qu’on appelait Holda. On croyait que les oies sauvages volantes de nuit étaient Holda avec ses compagnons d'esprit volant dans le ciel. Dans certaines légendes, ses compagnons étaient les esprits des morts, mais on croyait aussi que des humains vivants pouvaient la rejoindre. Pendant les procès de sorcellerie des XVIème et XVIIème siècles, un certain nombre de sorcières accusées ont avoué avoir pris part à ces vols, mentionnant spécifiquement Holda par son nom. Le terme « histoire de la Mère l’Oie » – qui semble être un « conte populaire » – semble provenir de la même époque.

Holda était une Déesse de la Nature, avec de nombreux animaux sauvages sacrés autour d’elle. En plus de prendre la forme d'une oie, elle pouvait apparaître comme une belle jeune femme ou une redoutable petite fille. Elle était un oracle narrateur, et aussi quelqu'un qui testait les gens en leur posant des défis dangereux ou trompeurs. Elle est probablement le prototype de la plupart des figures de sorcières qui figurent dans les contes de fées.

La déesse Holda apparaît en fait dans l'un des contes de Grimm, en tant que mère Holle, une vieille femme mystérieuse aux pouvoirs magiques qui teste deux jeunes sœurs, récompensant l'une et punissant l'autre. On disait qu'elle portait une cape en duvet d'oie. La neige était censée être la chute de son manteau (bien qu'une autre version du folklore, peut-être plus moderne, prétend que la neige viendrait de Holda secouant sa couette en duvet d'oie).

'histoire de la pantomime de la Mère l’Oie est à bien des égards un exemple classique d'une mythologie sombre transformée en un conte avec une moralité plus légère, mais l'important est que les trois éléments cruciaux soient toujours là : la transformation magique, les tests magiques et les animaux magiques.

https://balises.bpi.fr/religions/quelle-est-la-symbolique-de-loie

Lorsque les Pharaons furent identifiés au soleil, leur âme fut représentée sous la forme d'une oie, car l'oie est le "soleil sorti de l'oeuf primordial" (Champollion). une coutume encore observée de sacrifier une oie, en tant qu'animal solaire, en la période critique du changement d'année.

Rébus de ND des eaux à Cheffes, Chapelle Saint-Sulpice

Lituus l’oie du passé, sur la rose ligne trône la Vierge qui porte le Fils, l’ange (l’enjeu) est la coupe porte poisson (qui présente le Christ (Ichtus), symbole de l’âme éternelle), coupe de l’X (symbole du cosmogramme christique, le chrisme)

Lis-tu la vieille Loi sur la Rose Ligne où trône la Vierge qui porte le Fils. Ecoute, l’enjeu est la coupe de l’X (le Graal).

24 juillet 2013

Carré Sator, représentation de l'Univers

 

http://www.atlantyd.org/carre-sator-30499.html

Du point de vue étymologique, il ressort ainsi que le Carré SATOR est une représentation symbolique de l’Univers.

En vérité, il en raconte la Genèse même( pas la bibique biensûr). On peut imaginer, pour résumer cette Genèse, qu’au départ il n’y avait qu’un Carré Immaculé, représentant le Cosmos, la Création dans l’Eternité, avant le réveil de l’énergie encore assoupie.

Avec le carré de Sator, on retrouve le temple et le projet originel. Cabale de lettres ou sens caché, sa signification demeure encore incertaine.

Grand oeuvre : Celui qui signe du carré SATOR a su réaliser la Pierre.

Dans le carré de Sator, les consonnes structurent l’espace, par les diagonales majeures et les points clés qu’elles occupent, à chaque rangée. C’est l’ossature du nom divin. Les voyelles en sont l’âme. Celles-ci se développent en des diagonales secondaires, rythmant l’édifice.

Ce dernier a pour équivalent la triple enceinte et comme développement tridimensionnel, la pyramide à degrés. SRN ou RPN en constituent les arêtes, alors que la lettre T en ouvre les portes. Ces quatre portes cardinales renvoient aux quatre voies qui attendent celui qui se destine à l’initiation ou à l’alchimie.

le carré de Sator devient la structure réduite du temple, et pour l’adepte, un athanor et une image simplifiée de la réalisation de I’Œuvre.

20 mars 2013

Sabéisme, astronomie

http://docs.google.com/viewer?a=v&q=cache:bsCPDKTZTHMJ:www.astromythologia.net/17.pdf+la+plan%C3%A8te+V%C3%A9nus+et+rites+de+fondation+de+villes+antiques&hl=fr&gl=fr&pid=bl&srcid=ADGEESgxl9e44Y3LAqtCceA7ua5kxP_rE-kBth4qBu_X-JKyEixjoqw3onuPyMCoib1P1ZMz5bBK9iM7PEG7CG0qZx9zMQXy-Gu-K2mTtIvZUW92og4r7Orm0V-fPefSnaly3GvMWIHD&sig=AHIEtbQlv3-aheJgLpGWFg9pP_QX2bk-fg

L’idéologie indo-européenne à la lumière des thèses développées par

Georges Dumézil / sa place dans le sabéisme

Dans ce registre-là, le roi est représenté par la planète Jupiter, comparé à des Anciens

représentés, collectivement parlant, par la planète Saturne, comparé à des guerriers

représentés, collectivement, par la planète Mars, comparé à sauveur représenté par le Soleil, et

comparé à une déesse mère représenté par la planète Vénus (laquelle est d’ailleurs visible

dans les trois domaines de la tripartition mise en lui-même par Dumézil – avec une déesse

mère des dieux et des hommes présente au sein de la première fonction ; avec une déesse

guerrière et virginale présente au sein e la seconde fonction ; et avec une déesse incarnant les

plaisirs de l’amour, pour ne pas dire de la prostitution, présente au sein de la troisième

fonction). Quant aux créatures chargées d’être les esclaves d’un pareil peuple élu, elles sont

représentés, elles, d’une part par les nuages de la Voie Lactée, et d’autre part par celles des

étoiles ou constellations qui sont fréquentées par les planètes durant le déplacement de celles-

ci le long de la ligne de l’Ecliptique.

Bref, si l’on s’en tient à l’aspect fondation des cités royaumes ; en d’autres termes, si l’on s’en

tient à l’Histoire des hommes telle que se la représentaient nos ancêtres de l’Antiquité, celle-

ci résultait partout, à lire les annales, de la rencontre entre d’un côté des nomades représentés

par les planètes du système solaire durant leur déplacement le long de la ligne de l’Ecliptique,

et, de l’autre, des tribus indigènes représentées ici par les figures astrales rencontrées par ces

planètes.

Et si, maintenant, nous quittons l’histoire de la Fondation des anciens royaumes (qui étaient,

au départ, des cités-Etats) pour des histoires chargées de nous narrer les aventures de tel ou tel

dieu, ou de tel ou tel héros, ces histoires-là, particulières, se référaient à leur tour, au sein

d’une religion ou d’une mythologie qui était à cette époque sabéenne, aux planètes ou aux

étoiles.

 

http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/syria_0039-7946_1923_num_4_4_3009

Vénus/Adonis corresp à Isis/Osiris

P 312Vénus sur disque-pendeloque de Suse et Byblos figurée en étoile à 6 br. au centre des autres astres

 

Sabéisme

http://mythoastronomie.20minutes-blogs.fr/

S ou culte des astres, doc Pdf sur correspond dieux égypt avec les astres+++ rf Maspéro vers la fin++

 

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