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26 septembre 2014

Géométrie sacrée ++ étoile à 6 br, coudée, Pi, Phi

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26 septembre 2014

G et astronomie

Capture d’écran 2014-09-26 à 15

 

 

G céleste / Orion / Cri primordial Hay

http://orion.creation.free.fr/orion3.htm

"Le grand G céleste"

Orion se trouve dans le ciel au centre d'une spirale de neuf étoiles remarquables que l'astronomie populaire appelait "Le grand G céleste" :

Beltégeuse-Bellatrix-Rigel d'Orion au centre, Sirius, Procyon, Pollux, Castor, Capella et Aldebaran.

L'usage de cet ancien symbole du "G" est frappant dans tout l'art de la méso-Amérique, et représente notre voie lactée spiralante. Le "G" est prononcé "Hay" ou "Hay ya" qui est chanté dans toutes les cultures indigènes américaines.

5 juin 2013

Sceau de Salomon-Matrice des lettres, interprétation du Sepher Yetsirah

http://le-sceau-et-les-signes.eu/tout/sepher-yetsirah_HB-FR.htm

Les lettres mères AMSh: air, eau, et feu. Le feu est au-dessus, l’eau est en dessous, et le souffle de l’air légifère entre eux. Il y a un signe à cela, le feu soutient l’eau.

 l'auteur dit : «Le feu (représenté par la lettre SH, présente dans ’éSH) est au-dessus, l’eau (représenté par la lettre Mem, MaYim signifiant "eau") est en dessous» ; après quoi, dans la ligne du dessous nous apprenons que «le feu soutient l’eau»

En soit, c'est contradictoire, mais si nous mettons à contribution le Sceau de Salomon (ou Etoile de David) on comprend mieux. 

Voici tout d'abord 4 dessins, la lettre Mem est verte, la lettre SHin est rouge la lettre Aleph est bleu.  

Capture d’écran 2013-06-05 à 11

1) Le Sceau de Salomon

2) La position des lettres... qu'on peut voir dans l'alphabet issu du Sceau Matrice de l'écriture, celles qu'on peut voir sur terre

3) La position des mêmes lettres en reflet (mais c'est la terre qui reçoit le reflet de ce qui est en Haut)

4) Le dessin qui déjà permet de mieux comprendre qu'il y a un feu d'en Haut et un feu d'en Bas, une eau d'en Haut et une eau d'en Bas...

 

Il manque l'air représenté par la lettre Aleph, le ’ de ’aViYR (air)..., dans les 4 dessins qui suivent les 4 premiers, j'ai ajouté l'air («et le souffle de l’air légifère entre eux») au feu et à l'eau, avec la même suite démonstrative. 

Capture d’écran 2013-06-05 à 11

Et, en fin de compte, par les 3 Mères Aleph Mem SHin, nous obtenons le Sceau-Matrice (le Sceau-Mère...) dans lequel peuvent prendre place toutes les lettres de l'alphabet hébreu (ou phénicien). 

Mem est bourdonnant, Shin est sifflant et Aleph est le souffle de l’air qui les départage. 

21 mars 2013

Sator-Troas-Rotas, Sator et Saturne

http://translate.google.fr/translate?hl=fr&sl=en&u=http://www.sacred-texts.com/tarot/mathers/mtar01.htm&ei=YcqSS-CHLNfPjAeEpuD_Cg&sa=X&oi=translate&ct=result&resnum=8&ved=0CCAQ7gEwBw&prev=/search%3Fq%3Drota%2Bet%2Btroa%26hl%3Dfr%26client%3Dfirefox-a%26hs%3DKsM%26rls%3Dorg.mozilla:fr:official

Vailant dit: «La grande divinité Astaroth, As-taroth, n'est autre que la communauté indo-tartare Tan-tara, le Tarot, le Zodiaque. Mon étymologie du mot, que je n'ai jamais trouvé donnée par n'importe quel auteur, est dérivé du mot hiéroglyphique égyptienne antique "taru", pour exiger une réponse, ou de consulter; Ergo, ce qui est consulté, ou à partir de laquelle une réponse est nécessaire. Cela me paraît être à l'origine correcte du mot, tandis que le second est t un Egyptien hiéroglyphique final, qui est ajouté pour indiquer le genre féminin. Ce qui suit est intéressant métathèses des lettres de Taro: TORA (en hébreu) = loi; Troa (en hébreu) = Gate; ROTA (latin) = roue; ORAT (latin) = il parle, soutient ou supplie; Taor (égyptien) = Taur, la déesse des ténèbres; Ator (égyptien) = Athor, la Vénus égyptienne. A M. Lumley me dit que il y a un mot Zend "tarisk", qui signifie «pour exiger une réponse».

 

Cf Troa, Droja : tourner ds R et T , c labyrinthe

Sur Persée

rhr_1

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SATOR et Saturne

http://www.lecoindelenigme.com/dedos-8.htm

SABLIER SYMBOLE DE SATURNE, symbole temporel

Selon Anagarika Govinda, la contemplation est une voie qui mène à la fruition du moment présent, l'annihilation de toute causation: l'homme qui a atteint l'état contemplatif, est capable de persévérer ainsi, ne serait plus alors «conditionné  par des pensées provenant de l'intellection raisonnante et par conséquent limitant le champ de ses possibles. Peut-être est-ce là la solution au problème posé par le déterminisme, et celui du libre arbitre »

sphère tous deux expriment l'idée philosophique d'un Tout qui correspond à l'idéogramme alchimique du cercle, de la ligne qui finit en soi même. C´est l´ ourobouro ou temps cyclique Ce Tout s'assimile aussi à l’Oeuf générateur.

Saturne, étant l´ancienne déité de l´agriculture, est lié à la géométrie, car la mesure de champs aurait donné naissance à cet matière : ge, une terre, metrein, mesurer ; mesure de la terre, cercle puis sphère.

carré magique de 4x4, 16 cases, (1+6=7) ou chiffres dont la somme est 34 qui donne aussi 7 à son tour. ( 4--->7 ) Ce carré est celui de Jupiter ou « Père du Jour Lumineux ». C´est à ce Père des dieux et des hommes que correspond aussi la Pierre philosophale, celle qu´avala Saturne, son progéniteur, celle à qui il doit son salut. Le carré magique agit comme un talisman qui prendra force sous la constellation favorable à son régent, Jupiter, c´est à dire, quand la Lune entre dans le premier grade du signe de la Balance et Jupiter est en conjonction avec le Soleil.

L´enfant ou Cherubin symbolise la transmutation de la Mélancolie mais aussi la puersenex, dans son action d´écrire de façon si concentrée. Puersenex fut une figure très chère et louée par les  maîtres hermétiques de la Renaissance, représentant le véritable esprit mûrit, combinaison d´énergie rénovatrice de la jeunesse, symbolisée par Mercure et la sereine sagesse propre de la vieillesse, symbolisée à son tour par Saturne, dieu de l´Âge d´Or. Ces deux opposés donnent un équilibre stable ( balance).


Le fait est que souvent le Grand Œuvre est comparé à l´exercice féminin : laver, cuisiner, filer… aux jeux enfantins et au travail des champs ( carré Sator ?).

La mélancolie est l´expression de la  fureur divine, du génie. Non comme simple tempérament, sinon comme état psychologique premier d´un précédé alchimique, équivalent à l´esprit artistique : déchiffrer notre réalité intérieure par l´imagination créative, née d´une situation angoissante et d´un travail créatif, astrologiquement présidée par Saturne, prélude d´un secours des ténèbres apporté par l´influx bénéfique de Jupiter. ( d´après Panofsky  « Vie et Art d´Albert Dürer »)


 

+++ http://www.ac-nice.fr/lettres/gassin/mobile/articles.php?lng=fr&pg=339

Pierre fondatrice venant de Kronos...

19 mars 2013

Carré Sator-Rotas, Sautran?, Tehet, pierre philosophale-Sator-Géométrie

Giraut de Borneil-poète-troubadour

dagobert

Pompei-02

SATOR_pompeiano

pierre_philosophale



SOLUTION GÉOMÉTRIQUE http://www.pensator.org/fr/mathematiques/pierre_philosophale/02.htm

 

1.

Prendre un carré quelconque, l’habiller en carré Sator :

a.

Tracer les diagonales, elles se coupent en N.

b.

Le côté du carré étant égal à 2, on trouve facilement NT = 1 et on place ensuite tous les points du carré Sator.

2.

Tracer les cercles de rayon 1/2 (N, NE) et de rayon 1 (N, NT).

3.

Tracer la diagonale A2A3, elle coupe le cercle N, NE en M. A2M = .

4.

 

Tracer les arcs de cercle (E, ). Ils vont couper les droites SATOR ROTAS en 8 points. Le cercle de centre N reliant ces 8 points est le cercle de même surface que le carré Sator.

5.

 

Tracer les arcs de cercle (T, ). Ils coupent les droites TENET en 4 points. Le cercle passant par ces quatre points est le cercle de même périmètre que le carré Sator.

6.

Admirer la Pierre des Philosophes.

 

 

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3 mars 2013

Aliment, De l'huile à Dieu (El Al-lah), Abondance, La Gloire et la Manne, De la coupe (corne primitive) d'abondance au Christ

Gloire et manne

Jésus, fils de David: les Évangiles, leur contexte juif et les Pères de l'Église Par Frédéric Manns 

http://books.google.fr/books?id=r49shHVyLrMC&pg=PA137&lpg=PA137&dq=gloire+lumineuse+et+manne+de+Dieu&source=bl&ots=oBqKfvUCDc&sig=zlAwTJQmJGVpSJi4mOt5tJCo9Xs&hl=fr&sa=X&ei=WT3IUOzZEc3B0gWKhoCgCQ&ved=0CFAQ6AEwCA#v=onepage&q=gloire%20lumineuse%20et%20manne%20de%20Dieu&f=false

la Manne est liée à la Gloire de Dieu. 

Jésus,gloire1

Jésus,gloire2

 

http://books.google.fr/books?id=tQcq_LrJUPwC&pg=PA579&lpg=PA579&dq=gloire+lumineuse+et+manne+dans+l%27Arche&source=bl&ots=wWudfCaz3s&sig=RPkYoJdbCdTT8_ifczvKKpD01As&hl=fr&sa=X&ei=4T_IULnyE4HA0QXW8YCgCg&ved=0CGEQ6AEwCQ#v=onepage&q=gloire%20lumineuse%20et%20manne%20dans%20l%27Arche&f=false

L'Arche d'Alliance est nommée Gloire de Dieu, 

Elle contient un vase de manne et elle est le trône de la Présence de Dieu, la Shekinah. 

http://www.bibliquest.org/AG/AG-Arche.htm Mythe chrétien++ 

André GIBERT

Ainsi se trouvaient ensemble dans l’arche (Héb. 9:4) les symboles témoignant de la sainteté [tables], de la grâce [manne] et de la fidélité de Dieu [verge], et attestant sa suprématie sur le péché même.

L'arche type de Christ

Elle n’était pas seulement [1] le réceptacle du témoignage de ses grands attributs, ni seulement [2] le lieu où l’Éternel invisible rencontrait Moise, elle était [3] le type même de Christ, le témoin fidèle, et plus encore, Dieu lui-même dans le monde : Dieu non plus caché mais manifesté, quoique en chair, la Parole faite chair et ayant son tabernacle au milieu de nous (Jean 1:14, 18).

Le Christ est l'Homme divin

II a traversé ce monde et nous a ouvert les cieux. Nous l’y voyons glorifié, mais comme Celui qui a «été fait un peu moindre que les anges à cause de la passion de la mort». De sa plénitude nous avons tous reçu et grâce sur grâce : la manne sainte, vrai pain du ciel, sa chair donnée pour la vie du monde (Jean 6) , devient notre nourriture ; il exerce l’autorité sacerdotale «étant capable de sauver jusqu’à l’achèvement ceux qui s’approchent de Dieu par lui» ; le trône de la grâce est dressé pour les pèlerins et les adorateurs que nous sommes par grâce.

Le trône de Dieu, figuré jadis par l’arche, est maintenant Sion elle-même (Jérémie 3:16) , le lieu de la domination et de la bénédiction terrestre comme du repos de Dieu (Ps. 132:13, 14).

Aussi est-ce dans le ciel que «l’arche de l’alliance de Dieu» apparaît en vision dans l’Apocalypse, au moment où vont s’accomplir les événements de la fin, amenant la délivrance des saints et l’établissement du règne de justice et de paix : «Le temple de Dieu dans le ciel fut ouvert, et l’arche de l’alliance apparut dans son temple».. (Apoc. 11:19). La nouvelle alliance, fondée sur l’oeuvre de Christ à la croix, est gardée par Dieu, dans le ciel, et non confiée à l’homme sur la terre.

Le temple terrestre, si glorieux qu’il doive être, ne sera qu’un reflet temporel et temporaire de la demeure céleste du Dieu qui est fidèle à ses desseins — des desseins d’éternité. 

http://www.gotquestions.org/Francais/Sainte-Eucharistie.html

Dans la pensée juive, le pain était assimilé à la Torah, et le "manger" revenait à lire et à comprendre l’alliance de Dieu (cf. Deutéronome 8:3).

Dans Jean 6 une analogie très claire avec les temps de Moïse et la consommation de la manne. Aux temps de Moïse, la manne était la provision de Dieu aux besoins alimentaires des Israélites alors qu’ils erraient dans le désert. Toutefois, dans Jean 6, Jésus a affirmé qu’il était la vraie manne, le pain du ciel. Par cette déclaration, Jésus affirmait être la provision totale de Dieu pour le salut. La manne était la provision de Dieu pour que son peuple ne meure pas de faim. Jésus est la provision de Dieu pour nous délivrer de la condamnation. Tout comme la manne a été consommée afin de préserver la vie des Israélites, Jésus doit être consommé (reçu entièrement par la foi) afin de recevoir le salut.

 

De l'Aliment au Cosmos

La racine Al a donné le mot aliment, alimentation.

Al en indo-européen : nourrir!

http://fr.wiktionary.org/wiki/alo

verbe alere (lui-même issu d'une racine indo-européenne al ) signifiant « nourrir », « élever» au sens propre (faire croître), donne "aliment"

Développer, entretenir, soutenir. Nourrir, alimenter, fortifier. Produire, susciter, causer.

Ale en angl = bière

 

Graal, nourriture, manne céleste

http://www.lemondedesreligions.fr/archives/2006/05/01/la-quete-du-graal,8173203.php

L'ensemble des chevaliers de la Table ronde décide de partir à sa recherche. Mais pour parvenir à la connaissance de ces hauts mystères, faut-il encore en être digne, les vertus chevaleresques ne constituant pas un viatique suffisant. Sans cesse mis à l'épreuve, ceux-ci doivent affronter mille périls, tentations et sortilèges dressés sur leur route avant de parvenir au but suprême : apercevoir enfin le vase nourricier. Mais seul le plus pur, le « plus grand chevalier du monde » pourra, un jour lointain, voir le Graal de ses yeux et en recevoir l'esprit, la manne spirituelle. Quoi ? L'éternité.

Le « haut-manger » qui y vient (hostie ou parfaite nourriture) est bien celui d'une certaine forme de salut ou de délivrance spirituelle.

 

Huile 

http://documents.irevues.inist.fr/bitstream/handle/2042/39620/FM%20XXVII-4%20303-316.pdf.txt?sequence=2

Huile d'Olive: élément primordial en référence au "gras", détermine ensuite tout élément gras, animal ou végétal… En arabe, référence à briller, éclairer

 

http://priere-orthodoxe.blogspot.fr/2011/09/le-mot-francais-misericorde-est-la.html

"Le mot français miséricorde est la traduction du mot grec eleos. Ce mot a la même racine ultime que l'ancien mot grec pour huile, ou plus précisément, l'huile d'olive. Le mot hébreu qui est aussi traduit par eleos et miséricorde est hesed, il signifie un amour indéfectible. Ainsi la miséricorde ne se réfère pas tant à la justice ou à l'acquittement comme c’est le cas dans une interprétation [pénitentielle] très occidentale, mais à l'infinie bonté de Dieu, et à sa compassion pour la souffrance de ses enfants!

 

Penser au Kyrie eleison : Maître, fais-moi "grandir",

Commentaire orthodoxe http://orthodoxie.centerblog.net/6428498-Kyrie-Eleison-revu#

PDF www.union-sainte-cecile.org/articles/l1-05,4.pdf

 

En arabe, référence à briller, éclairer racine al:élever donne altos haut, élever: faire grandir jusqu'à briller!

al : Tout, Univers, donne all en anglais

Al-llah

http://www.thesigns.fr/pourquoi-allah/

Allah signifie « Al Ilah » à savoir « Le Dieu », le Seul et Unique Vrai Dieu.

 

1 février 2019

Coquille, Concha veneris, Cauris

Photo de la Sybille de Cumes

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Paul Saint-Hilaire dans L'univers secret du Labyrinthe attire notre attention sur sa coquille.

Capture d’écran 2019-02-01 à 15

 Voir le site https://ancientanatomies.com/2018/07/23/concha-veneris-the-shell-of-love/

En traduction ici.

Et dans l'article suivant sur ce même site on trouve une "note":

Bien que l'association d'anciens écrivains n'ait jamais explicitement affirmé l'association de cauris et de vulves, il existe quelques indices qui permettent de tracer une ligne de démarcation entre les deux, même si elle ne dit jamais l'évidence. En plus des ceintures de cauris placées près de l'utérus et de la vulve, des liens étymologiques suggèrent un parallèle linguistique avec notre visuel. Le grec κτεις signifie peigne, côtes, pudenda muliebria (un euphémisme latin pour le vagin que les dictionnaires de la Grèce antique utilisent encore dans les moments de grave embarras victorien) et des crustacés. Pour rendre les choses encore plus excitantes, le latin pour peigne est pecten qui peut aussi signifier pétoncles, os pubiens ou poils pubiens.

Un peu plus obscurément, le mot italien ancien du XIIIe siècle désignant les cauris était Porcellana, qui s'est développé plus tard dans le mot porcelaine en raison du matériau fin et brillant des coquilles. Le vieux mot italien pourrait encore avoir des liens avec le latin porcus qui signifie porc ou truie, car on pensait que le côté convexe de la coquille ressemblait à une truie (je ne sais pas trop comment!). Porcus était aussi un mot dérogatoire pour - attendez-le - le pudenda muliebra.

L'idéogramme sumérien (personnage) pour la grossesse est constitué d'une combinaison du signe «à l'intérieur du corps» et du signe «eau». La même combinaison exacte est utilisée pour 'shell', iskilla en sumérien (akkadien, isqillatu). Le mot "coquille" est apparu sur une tablette (maintenant perdue) sur les rituels d'accouchement. Un commentaire subséquent du texte cite la ligne «Laissez-le mettre en évidence celle qui se trouve dans le corps de la coque» (Stol, 2000), en fournissant des preuves de la métaphore utilisée.

23 mars 2023

Histoire des religions

chronologie-des-religions-329580

 

JUDAÏSME

https://books.openedition.org/septentrion/48734?lang=fr

La confrontation du texte biblique avec les données archéologiques a longtemps conduit à les situer au début du 2e millénaire avant J.-C. (vers 1800 ?). Mais cette datation reste hypothétique.

-1850 Abraham ? historiquement contesté (rédaction Bible en exil, besoin de récit d’origine) venant d’Ur, parcourt le croissant fertile jusqu’à Canaan : Palestine

C’est bien en Palestine qu’est né le peuple Juif et que s’est formé le judaïsme au cours du premier millénaire avant J.-C.

L’établissement des Hébreux en Egypte peut être mis en relation avec les migrations attestées de populations asiatiques en direction du delta du Nil, qui fut un temps sous leur domination (XVIIIe-XVIe siècles avant J.-C.).

la stèle du pharaon égyptien Mineptah. successeur de Ramsès II. Cette stèle célèbre les victoires remportées par le pharaon sur une série de peuples, dont l’un est dénommé Israël. Ainsi se trouve attestée la présence d’une population israélite, sans doute établie en Cisjordanie centrale, dès la fin du XIIIe siècle avant J.-C. (vers 1210).

Sortie d’Egypte d’un groupe sans doute peu nombreux de populations sémitiques

La plupart des commentateurs s’accordent pour penser que le peuple hébreu, historiquement repérable au 1er millénaire avant J.-C. en Palestine, est issu en fait de l’association de groupes différents mais ayant sans doute une origine araméenne commune. Des éléments venus de l’extérieur (d’Egypte) se seraient mêlés à des populations demeurées en Terre de Canaan.

Les rapports entre les Hébreux et les autres peuples qui vivent à leurs côtés sont faits d’affrontements répétés mais aussi d’échanges et d’alliances comme la Bible le reconnaît 

Vers l’an 1000 avant J.-C. environ, une grande partie de la Palestine se trouve aux mains des tribus qui composent le peuple d’Israël. C’est au sein de ce groupe de tribus encore mal unifiées que s’enracine une tradition religieuse originale, dont l’inspiration est attribuée à Moïse,

Contrairement aux divinités cananéennes qui symbolisent les forces de la nature, notamment celles de la fécondité, la tradition religieuse israélite se fonde sur la croyance en un Dieu personnel et transcendant

Tout donne à penser (à commencer par le texte biblique) que le culte rendu à Yahvé, le Dieu d’Israël, n’a pas fait disparaître la dévotion aux divinités cananéennes.

Le judaïsme est en fait le produit d’un long travail d’élaboration et de réflexion qui s’effectue durant le premier millénaire avant J.-C. et qui trouve sa traduction dans la Bible dont la rédaction s’étend sur plusieurs siècles.

Une évolution importante se produit au cours du Xe siècle avant J.-C.

La menace que représentaient les Philistins n’est conjurée qu’au prix de difficiles combats, mais favorise la naissance d’un royaume israélite unifié, qui atteint très vite son apogée, sous l’impulsion de deux souverains.

La dignité royale est d’abord conférée à Saül qui s’était fait remarquer par ses qualités militaires. Dynastie brève.

La royauté passe ensuite à la Maison de David. Placé à la tête des tribus du Sud dès la mort de Saül, il est ensuite reconnu comme roi par l’ensemble des tribus d’Israël.

David, qui aurait régné de. 1005-1000 à 970-965 avant J.-C., est principalement un souverain guerrier qui achève d’unifier politiquement la Palestine en réduisant systématiquement les enclaves cananéennes encore indépendantes. L’épisode le plus célèbre est la prise de Jérusalem (fondée par les Jébuséens) dont David fait la capitale politique et religieuse de son royaume.

A David, succède son fils Salomon (970-965 - 930-925 avant J.-C.) qui travaille à consolider son royaume en organisant le gouvernement et l’administration des provinces. Il est surtout celui qui édifie à Jérusalem un Temple qui achève de faire de la ville le centre spirituel de l’ensemble du peuple d’Israël. Le Temple abrite l’Arche d’Alliance qui symbolise l’alliance conclue par Yahvé avec son peuple. C’est le sanctuaire où sont offerts les sacrifices et célébrées les diverses cérémonies du culte.

36Le royaume d’Israël apparaît donc comme un des principaux Etats syropalestiniens du Xe siècle avant J.-C. La formation d’un tel Etat dans cette région n’a été possible que grâce à un contexte international favorable.

37Au cours du deuxième millénaire avant J.-C. toute cette région de Syrie-Palestine avait été l’enjeu de rivalités opposant les principales puissances du Proche-Orient :

  • le royaume d’Egypte au Sud,
  • l’empire Hittite au Nord-Ouest,
  • les Etats mésopotamiens à l’Est.

38Des guerres interminables avaient notamment opposé le royaume d’Egypte qui avait réussi à étendre son contrôle sur l’ensemble de la région côtière du Croissant fertile (y compris donc la Palestine) et l’Empire Hittite qui cherchait à s’étendre vers le Sud en Syrie.

L’équilibre qui avait fini par s’établir entre ces deux puissances au cours du XIIIe siècle avant J.-C. est rompu par une vague d’invasions qui vient bouleverser tout l’échiquier politique du Proche-Orient et entraîne soit la disparition (Empire Hittite), soit l’affaiblissement (Egypte. Mésopotamie), des principaux empires. Et c’est à la faveur de cet affaiblissement, en particulier de celui de l’Egypte, que de petits Etats peuvent s’affirmer, dont le royaume de David et Salomon. Mais cette situation n’est que transitoire.

40L’existence d’un royaume d’Israël unifié ne dure pas plus de 3/4 de siècle. L’unité du royaume ne survit pas à Salomon. Dès sa mort, des troubles éclatent. Une partie des tribus supporte mal la centralisation imposée par le souverain disparu et la charge fiscale qui en est résultée.

41L’Etat israélite se scinde en deux royaumes :

  • au Nord, celui d’Israël (au sens étroit du terme) dont la capitale est établie à Samarie ;
  • au Sud, celui de Juda qui conserve Jérusalem comme capitale.

42L’affaiblissement des Israélites permet aux principautés vassales assujetties de retrouver leur pleine indépendance.

Sur dix neuf rois en 2 siècles, dix périssent de mort violente. En revanche, le royaume de Juda jouit d’une réelle stabilité avec la succession régulière des souverains de la Maison de David.

47Après avoir passé les premières décennies de leur existence séparée à s’affronter, les deux royaumes opèrent à partir du IXe siècle avant J.-C. un rapprochement plus ou moins durable qui renforce leur position respective à l’égard de leurs voisins.

48Israël et Juda sont fréquemment en guerre contre les principautés araméennes voisines

Mais surtout les royaumes Israélites doivent faire face au danger que représente la reconstitution de puissants Etats dans les régions majeures du Proche-Orient : vallée du Nil et Mésopotamie. L’Egypte intervient de nouveau militairement en Palestine. Mais la menace principale vient désormais de la Mésopotamie.

50La puissance montante à partir du IXe siècle avant J.-C. est l’Assyrie. Les souverains assyriens, après s’être rendus maîtres de l’ensemble de la Mésopotamie entament une expansion vers l’Ouest et soumettent à leur tutelle les royaumes de la région de Syrie-Palestine.

51Dès le milieu du IXe siècle avant J.-C., le royaume d’Israël doit payer tribut. Un de ses rois, ayant commis l’imprudence de s’allier à l’Egypte contre son suzerain, les Assyriens s’emparent de Samarie en 721 avant J.-C.... Le royaume est détruit. Une partie de la population est déportée et remplacée par des colons recrutés dans d’autres provinces de l’empire assyrien. Les colons s’unirent aux Israélites laissés dans le pays pour former un nouveau peuple, les Samaritains.

Le royaume de Juda parvient à subsister encore pendant plus d’un siècle grâce à une politique plus prudente que celle du royaume frère du Nord. Mais en définitive le royaume de Juda connaît une évolution semblable à celle du royaume d’Israël. Il passe dès la fin du VIIIe siècle avant J.-C. sous la tutelle de l’empire assyrien, à laquelle succède par la suite celle de Babylone qui s’est substituée à l’Assyrie. Comme Israël, Juda tente de se libérer en s’associant avec l’Egypte ; et comme Israël, il est détruit. Les troupes du roi de Babylone, Nabuchodonosor, s’emparent de Jérusalem en 587 avant J.-C. La ville est mise à sac, le Temple est détruit et une grande partie de la population est emmenée en captivité à Babylone.

La Palestine cesse pour plusieurs siècles de former un Etat indépendant. Elle passe sous la domination des empires qui prennent successivement le contrôle du Proche-Orient et dont elle n’est plus qu’une modeste province.

A partir de la fin du VIe siècle avant J.-C., l’exil à Babylone donne naissance à la diaspora israélite, d’abord en Mésopotamie, en Egypte également où se sont réfugié une partie de ceux qui ont échappé à la déportation, puis le long des rivages méditerranéens et dans une grande partie de l’Orient. Par la suite la diaspora n’a cessé de s’accroître. Les communautés existantes sont renforcées par de nouveaux éléments venus de Palestine qui émigrent pour des raisons économiques ou politiques, et par des conversions.

L’exil à Babylone n’entraîne pas la disparition de la tradition religieuse issue de Moïse. L’Exil est, au contraire, une période d’approfondissement religieux. C’est à Babylone qu’ont été probablement rédigés, dans leur forme définitive, les cinq premiers livres de la Bible (qui forment le Pentateuque et qu’on appelle chez les Juifs la Torah) grâce à un travail de compilation et de recomposition d’œuvres plus anciennes.

L’exil ne dure pas plus d’un demi-siècle. En 539 avant J-C. l’empire de Babylone est détruit par les Perses qui étendent leur domination jusqu’à la Méditerranée. Le roi de Perse, Cyrus, autorise les Israélites exilés à retourner à Jérusalem et à reconstruire le Temple.

Seul un petit nombre d’exilés (50 000 ?) reprend le chemin de la Palestine. L’entreprise de réinstallation s’avère extrêmement difficile. Les nouveaux arrivants trouvent un pays à peine sorti de ses ruines. Ils se heurtent surtout à l’hostilité des Israélites qui n’avaient pas été déportés. Ces derniers s’étaient emparé des terres abandonnées et étaient resté inégalement fidèles à leurs croyances religieuses. Le conflit prend un tour particulièrement aigu avec les Samaritains.

Ces difficultés expliquent la lenteur de la restauration. Le Temple reconstruit ne fut achevé qu’en 515 et la communauté qui a refondé Jérusalem dans une Judée qui n’excède pas 2 000 km2 ne fut définitivement organisée qu’à la fin du Ve siècle avant J.-C., sous l’impulsion de dirigeants issus de la diaspora babylonienne. Ainsi se constitue sur une partie très modeste du vaste Empire perse, une sorte d’Etat sacerdotal autonome, dont les habitants peuvent régler leurs propres affaires selon une loi religieuse particulière.

Jérusalem et la Judée sont le centre d’une nation désormais dispersée et se voient investis d’une mission spirituelle qui s’étend à l’ensemble des communautés Israélites disséminées en Orient.

Le rôle dévolu à Jérusalem et à la Judée conduit à utiliser le terme de Judéens pour désigner les Israélites, qu’ils soient ou non habitants de la Judée. C’est de « judéen » que nous avons fait le mot « juif ».

L’observance de la Loi (ramenée par les exilés de Babylone) assure plus que jamais l’unité et l’identité du peuple juif et sa pérennité au milieu des autres peuples.

La Palestine fit partie pendant deux siècles de l’Empire Perse ; puis, conquise par Alexandre le Grand (332 avant J.-C.), elle appartient ensuite à l’une ou l’autre des monarchies hellénistiques qui se sont partagé l’empire du conquérant. 

Le siècle de domination égyptienne apparaît comme une période plutôt paisible (souverains Lagides d’Egypte (301)). L’Egypte des Ptolémées maintient le principe déjà en vigueur au temps de l’Empire Perse de l’autonomie interne des provinces. Les Juifs administrent ainsi eux-mêmes la province de Judée. Le pays est gouverné par un conseil (sanhédrin) composé de prêtres et de membres des familles aristocratiques sous l’autorité du grand-prêtre du Temple de Jérusalem. Quant aux Samaritains, ils ont aussi leur administration. Depuis la fin du IVe siècle, ils disposent de leur propre sanctuaire édifié sur le Mont Garizim.

64Le passage de la Judée sous l’autorité des Séleucides de Syrie(198 av JC) conduit assez rapidement au développement de graves tensions. Cette dégradation de la situation est en fait une conséquence du processus d’hellénisation qui a atteint le pays hébreu au cours du deuxième siècle avant J.-C. Sujets de souverains hellénistiques d’origine grecque, les Juifs se trouvent en effet confrontés à la pénétration de la civilisation grecque devenue omniprésente dans tout l’Orient. Bien des Juifs, notamment des couches supérieures de la société, se laissent séduire et adoptent les usages grecs

des rivalités entre les grandes familles qui se disputent les hautes charges sacerdotales provoquent une intervention brutale du souverain Antiochus IV (175/164). Non content de piller le trésor du temple, celui-ci décide de promulguer une série de décrets qui proscrivent l’observance des principaux rites de la loi juive, tandis qu’un autel est édifié à l’intérieur même du Temple de Jérusalem et des sacrifices effectués en l’honneur de Zeus.

Antiochus IV a donc tenté d’unifier les populations hétérogènes de ses Etats par une vaste politique d’hellénisation, comportant une importante dimension religieuse. Il s’agissait de favoriser l’émergence d’une divinité syncrétique que pourrait honorer l’ensemble des sujets du roi, Grecs, Syriens et Juifs, en s’efforçant d’opérer une assimilation entre Zeus Olympien, dieu des Grecs, avec les divinités souveraines des autres peuples, dont le Dieu des Juifs. Antiochus IV se fait lui-même surnommer « Epiphane », c’est-à-dire produit d’une manifestation divine. N’ayant que des contacts limités avec la communauté juive, il n’a pas prévu les réactions que sa politique va susciter.

Or la profanation du temple (qualifiée par la Bible d’« abomination de la désolation ») et la persécution qui frappe les juifs pieux qui refusent de se soumettre à la politique royale provoquent le déclenchement d’une insurrection dirigée par la famille des Maccabées (167 avant J.-C.). Cette insurrection se transforme en révolte nationaliste et débouche, après un quart de siècle de combats, sur la restauration d’un Etat Juif indépendant (140 avant J.-C).

Bien que née d’une révolte contre l’hellénisme, la monarchie hasmonéenne en subit fortement l’influence. Les souverains hasmonéens gouvernent la Palestine à la manière des rois héllénistiques. Ils exercent simultanément des fonctions religieuses et politiques. Ils sont à la fois grand-prêtres et chefs politiques avec le titre d’ethnarque, puis de roi, à partir de 104-103 avant J.-C. En réalité le pouvoir religieux perd sa préséance sur le temporel. L’association des deux fonctions sert surtout à conforter le pouvoir politique et n’est pas admise facilement chez les Juifs.

Pour répondre aux besoins religieux de ce judaïsme de la dispersion, la Bible est traduite pour la première fois dans une langue étrangère, le grec précisément : c’est la version dite des Septante réalisée à Alexandrie au IIIe siècle avant J.-C.

Le lien entre Palestine et diaspora est spécifiquement religieux. Il était essentiel pour les Juifs, vivant loin de la Terre Sainte, que l’autorité religieuse et législative du Temple de Jérusalem puisse s’exercer librement. Si cette liberté était assurée, peu leur importait le statut politique précis de la Palestine, et donc l’existence ou non d’un Etat Juif indépendant. La diaspora assiste donc sans réaction majeure au déclin rapide de l’Etat créé par les Maccabées, affaibli par les divisions au sein de l’élite dirigeante.

Deux « partis » principaux s’opposent pour des raisons à la fois religieuses et politiques :

les Sadducéens, qui se recrutent notamment dans l’aristocratie sacerdotale, défendent des positions conservatrices en matière religieuse

les Pharisiens apparaissent comme les héritiers des Juifs pieux qui ont déclenché la révolte des Maccabées. Originaires de divers milieux sociaux, ils sont liés à l’élite intellectuelle du pays : scribes et docteurs de la Loi. Ils développent toute une tradition orale qui s’enrichit de l’enseignement des rabbins et font évoluer la Loi écrite.

Le conflit atteint son maximum d’intensité sous le règne d’Alexandre l’année (103-76 avant J.-C.). Les Pharisiens vont jusqu’à solliciter des appuis à l’extérieur. Ils sont durement châtiés. A la mort de ce souverain (qui est aussi celui qui a donné au royaume juif son maximum d’extension), sa veuve Alexandra Salomé (76-67 avant J.-C.) lui succède. Elle parvient à apaiser les passions politico-religieuses. Mais après elle, ses fils se disputent le trône et la grande-prêtrise. Les luttes fratricides favorisent l’intervention de Rome qui a entrepris de soumettre à son autorité l’ensemble de l’Orient méditerranéen.

75Venant de Syrie, dont il vient de faire une province romaine, Pompée entre à Jérusalem en 63 avant J.-C. La Palestine devient un territoire vassal de Rome qui y laisse subsister une ou plusieurs principautés autonomes dont les frontières sont fréquemment remaniées.

76Un temps la Palestine retrouve son unité politique sous l’autorité d’Hérode, prince apparenté par mariage à l’ancienne famille hasmonéenne que son père avait servie précédemment. Hérode est proclamé roi en 37 avant J.-C. mais ce titre royal lui est conféré par les Romains. Issu d’une famille arabe de judaïsation récente, Hérode est mal accepté par l’aristocratie et le clergé.

Souverain autoritaire, cruel à l’occasion, il sait faire preuve d’un grand sens politique. Il apporte son soutien aux détenteurs successifs du pouvoir à Rome, en échange de quoi il dispose d’une grande liberté pour gérer le pays. Le royaume d’Hérode connaît une grande prospérité économique qui lui permet d’entreprendre de grands travaux. La réalisation la plus considérable est une reconstruction fastueuse du Temple de Jérusalem, qui devient un édifice de dimensions imposantes qui impressionne beaucoup les visiteurs. Il n’en subsiste aujourd’hui que le mur occidental.

A la mort d’Hérode, en 4 avant J.-C., ses successeurs ne sont plus que des roitelets entre les mains des Romains qui les investissent ou les destituent au gré de leurs seuls intérêts. Dans la première moitié du premier siècle de notre ère, la Palestine passe à peu près entièrement sous l’administration directe de Rome.

L’ordre romain s’installe difficilement en Palestine. La région connaît au cours du 1er siècle de notre ère une véritable fermentation à la fois politique, sociale et religieuse.

C’est dans ce contexte très troublé que naît le christianisme

Les premières communautés chrétiennes sont perçues comme un courant supplémentaire au sein d’un judaïsme divisé en de multiples tendances. Ils sont qualifiés de « parti des Nazoréens ». Paul en est un des meneurs.

Parmi les groupes qui s’agitent, certains s’organisent en vue de résister par la force à l’occupation romaine. Ce sont principalement les Zélotes, qui ne reconnaissent que Dieu comme « seul chef et maître ». Ils se donnent pour but de hâter l’heure de la libération en recourant aux armes. On assiste à une montée des violences qui débouche sur la grande insurrection de l’année 66 contre la domination de Rome

Il en résulte une véritable guerre qui dure de 66 à 73 et dont l’épisode central est la prise de Jérusalem par Titus en 70. La ville est mise à sac et le Temple est incendié. La résistance ne prend fin qu’en 73 avec le siège de Massada, forteresse naturelle située près de la Mer Morte dont les défenseurs préfèrent se suicider collectivement plutôt que se rendre.

Le bilan de cette guerre est très lourd. Des dizaines de milliers de Juifs sont massacrés ou vendus comme esclaves. La Palestine perd toute trace d’autonomie, mais la vie religieuse parvient à se réorganiser malgré la suppression de la liturgie du Temple. C’est à partir de ce moment que les synagogues deviennent les principaux centres spirituels des communautés juives. Ainsi s’impose la conception de la vie religieuse défendue par les Pharisiens qu’on appelle le judaïsme rabbinique.

La soumission à Rome n’était pourtant pas encore définitive. Le monde juif est secoué, au début du IIe siècle après J.-C., par une nouvelle vague de révoltes, qui touche d’abord les communautés de la diaspora (115-117). Puis c’est la Palestine qui s’insurge de nouveau sous la direction de Bar Kokhba (132-135). La révolte est écrasée et cette fois la défaite est sans appel. La répression s’accompagne de massacres et de déportations qui accentuent les effets de la précédente révolte.

Le nom même de Judée est effacé. La nouvelle province romaine est dénommée Palaestina, mot forgé à partir du nom grec de la Philistie (ou pays des Philistins). Les Juifs disparaissent pratiquement de la région de Jérusalem, et l’accès à cette ville leur est dorénavant interdit. Une colonie romaine y est fondée sous le nom d’Aelia Capitolina. Les restes du Temple sont rasés pour laisser la place à un sanctuaire de Jupiter.

Les Juifs se regroupent notamment en Galilée qui a été épargnée par les troubles. Le reste de la population se compose de Samaritains, de Syriens, de Grecs et de tribus arabes. Les Arabes sont en effet présents dès le premier millénaire avant J.-C., aux confins de la Palestine, menant une existence nomade le long de la vallée du Jourdain. Des Etats arabes se sont constitués en Transjordanie et ont été soumis à l’autorité de Rome.

On peut dire qu’à partir de 135 après J.-C., l’histoire du peuple Juif tend à se dissocier de plus en plus de celle de sa Terre d’origine.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Juifs

À la suite de l'apparition des prémisses d'un culte chrétien, la destruction du Second Temple par les Romains (en 70 ap. J.-C.), et la destruction définitive du royaume de Juda (ier siècle), et enfin avec la rédaction des Talmuds, la religion juive s'unifie (iie siècle - ve siècle). Le rétablissement de l'État juif est alors abandonné, et renvoyé à des lointains temps messianiques.

L’archéologie confirme ce polythéisme, montrant YHWH adoré avec d’autres dieux et déesses, comme Ashera (peut-être son épouse). Les ostraca de Kuntillet 'Ajrud, dans le désert du Sinaï, datant du viiie siècle avant l'ère commune

On trouve aussi la mention « YHWH et son Ashera » sur une inscription datant de la monarchie tardive (vers -600) en royaume de Juda

 

Le royaume de Juda survécut jusqu'à sa destruction par les Babyloniens en 586 av. J.-C. et à l'exil d'une partie de sa population à Babylone (sans doute essentiellement l'élite). « Le vie siècle av. J.-C. a été décisif dans l'histoire des Juifs. En fait, on peut dire qu'il en constitue le véritable commencement, car il voit s'opérer une mutation fondamentale : la fin du temps des Hébreux et de l'hébraïsme, la naissance du temps des Juifs et du judaïsme28 ». Le destin des Israélites du Sud, en particulier de l'élite déportée en Mésopotamie devient totalement distinct de celui des Israélites du Nord.

La population installée à Babylone semble avoir rompu de façon définitive avec le polythéisme. La Bible cesse en effet ses accusations régulières sur ce thème. Les formes fondamentales du monothéisme juif semblent s'être définitivement imposées dans l'épreuve de l'exil.

Les Juifs ne seront plus indépendants avant la monarchie hasmonéenne, vers 140 av. J.-C. Ils ne vivront plus exclusivement en Judée, mais se répandront progressivement à travers le Moyen-Orient à partir de la Babylonie.

Après la libération des exilés par l'Empereur perse Cyrus II en 537 av. J.-C., celui-ci leur donne la permission de retourner dans leur pays d'origine et de rebâtir le temple de Jérusalem détruit en 586. Les populations de l'ancien royaume de Samarie proposent alors leur aide. Celle-ci est refusée29, et les Samaritains sont accusés de ne pas être de purs Israélites, mais des immigrants d'origine assyrienne imitant les Israélites

Les Juifs de Judée deviennent minoritaires dans le judaïsme global. Selon un recensement mené à la demande de l’empereur Claude (ier siècle), seuls trente pour cent des Juifs de l’Empire vivent dans la Provincia Iudea tandis que la majorité des communautés vit en Mésopotamie et en Perse33, en Asie Mineure et en Égypte, où les Juifs hellénisés prospèrent.

 Issu du judaïsme, dont il tempère les règles strictes (respect du Shabbatcirconcisioninterdits alimentairesinterdiction des imagesnote 5...) le christianisme primitif met l'universalisme en avant. Les références au « peuple juif » et au « royaume de Juda » (dont le rétablissement était espéré par les Juifs) en disparaissent dès la fin du ier siècle.

Sous la domination byzantine, la Palestine voit sa population juive décroître. Les grandes institutions rabbiniques sont spécifiquement ciblées, et le Sanhédrin qui décrétait le début du mois et l’ordination de nouveaux rabbins, s’affaiblit avant de disparaître. 

Le judaïsme pharisien, qu'on peut désormais qualifier d'orthodoxe (le terme n’est utilisé qu'à partir du xixe siècle), acte parallèlement la fin pratique de la dimension nationale du fait juif 

Sans doute par compensation à cette évolution, le judaïsme orthodoxe a par contre conservé et même renforcé la définition des Juifs en tant que peuple, freinant fortement les conversions au judaïsme, perçues comme un facteur de dilution

Devant la menace de dilution et d'oubli de la tradition, les Sages pharisiens décident de mettre la Torah orale par écrit, rompant ainsi avec un tabou ancien38. La Mishna (1° recueil de la Loi juive orale) est alors rédigée, au iie siècle

La Michna et ses commentaires forment le Talmud : le Talmud de Jérusalem (Du II° au V° s, rédigé en Galilée et non Jérusalem alors interdit aux juifs) et celui de Babylone, (compilé vers le VI° s) issus des académies religieuses de ces deux grands courants d'étude

l'essentiel de la dispersion des juifs est postérieure au triomphe religieux des pharisiens, entre les iie et ive siècles. À cette date, les Juifs étaient encore essentiellement répandus au Moyen-Orient et dans le bassin méditerranéen

Quand l'expansion vers l'Europe, l'Inde ou la Chine commence, les différentes sectes juives ont déjà disparu au profit du judaïsme pharisien, nouveau judaïsme orthodoxe. De ce fait, fortement structurées par les Talmuds, les communautés de plus en plus dispersées n'ont pas éclaté en groupes religieux rivaux, les pratiques restant assez homogènes dans l'espace et dans le temps. On peut citer l'exception des Juifs éthiopiens, dont nul ne connaît clairement l'origine

La seule véritable contestation interne au judaïsme unifié par les pharisiens sera celle du Karaïsme, un mouvement religieux surtout influent entre les viiie et xie siècles, contestant la validité de la Torah orale.

bien que terre d’exil, Babylone a pris la préséance sur la terre d’Israël, et la conquête arabo-musulmane, qui permet aux deux centres de prospérer, n’inverse pas la tendance. 

Le déclin des académies babyloniennes au profit de communautés indépendantes, ouvre une nouvelle ère dans l’histoire du judaïsme : elle voit l’essor de deux centres situés aux confins du monde juif, nommés Sefarad et Ashkenaz d’après Abdée 1:20 et Genèse 10:3 respectivement. La communauté séfarade, héritière des savoirs orientaux, s’épanouit dans l’ancienne Ibérie où les conflits entre chrétiens et musulmans permettent aux Juifs d’exister hors des marges de la société. La communauté ashkénaze, établie dans les terres que le christianisme n’a pas encore entièrement conquises et connaissant elle aussi un certain essor sous les rois carolingiens, n’atteint pas un tel degré de raffinement mais elle produit nombre d’érudits dont Guershom de Mayence et Salomon de Troyes, dit Rachi (rabbin français du XI° s, à Troyes) qui produisent des commentaires fondamentaux pour la transmission et l’intelligence du Talmud de Babylone. Les carnets des fondateurs du judaïsme ashkénaze sont des commentaires suivis écrits dans un langage accessible, qui visent à aplanir plutôt que soulever les difficultés, et suppriment au mieux les non-dits. 

Un siècle plus tard, Moïse Maïmonide, (rabbin séfarade du XII° s, de Cordoue, philosophe juif le plus important du Moyen Âge) qui ne connaît pas les travaux des rabbins d’Ashkenaz, entend parer aux problèmes qui se sont posés à eux, il tend à la simplification et à la systématisation. Selon lui, le monde créé par Dieu est en revanche régi par les lois décrites dans le système d’Aristote, et donc entièrement accessibles à l’intellect .

Son « guide des égarés » débordant la simple théologie juive, ce livre aura le plus grand retentissement dans et hors du judaïsme.

Sur le plan des idées, son rationalisme triomphant, poussé encore plus loin par les adeptes juifs de l’averroïsme, (Averroès, philosophe, théologien, juriste et médecin musulman andalou de langue arabe du XIIᵉ siècle,à Cordoue) menace les fondements du judaïsme lorsqu’il est manié par des esprits peu expérimentés.

 Moïse Nahmanide (Rabbin du XIII° s) qui tente de concilier les différents partis, ne peut suivre Maïmonide jusqu’au bout de ses raisonnements car il a été initié, contrairement à son prédécesseur, à des doctrines ésotériques reçues par transmission (« kabbale ») maintenue secrète depuis le second Temple. Selon Isaac l'Aveugle,(XII-XIII° s) l’un des premiers maîtres connus de cette Kabbale, une « faille » aurait atteint Dieu, et « les malheurs de l’histoire, les désastres, les catastrophes collectives et individuelles ont pour origine cette sorte de brèche, de pgam (de dommage), à l’intérieur de la divinité »18. Les kabbalistes œuvrent à la réparation de cette « faille » dans la mesure du possible

Il faut pour cela travailler sur le langage lui-même (non la diction mais la récitation de lettres selon un certain ordre et leurs permutations — la Kabbale enseigne ainsi que la Torah entière est un nom divin, fragmenté en mots du fait des limitations humaines). Un principe qui requiert une méthode de pensée, attentive au langage et à tout ce qui émane du langage : les rêves, les songes éveillés, les extases, des transports mystiques, etc.

les controverses entre maïmonidiens et kabbalistes empêchent de fait la formation d’une religion juive. Philosophie et kabbale proclament toutes deux la fondamentalité des prescriptions émanant de la Bible comme des rabbins mais celles-ci perdent leur signification quand on les accomplit sans éprouver intimement, intellectuellement et corporellement, ce qu’elles recouvrent ». Cette conception prend une force particulière avec les persécutions anti-juives qui débutent en Espagne en 1391, et le Zohar apparaît comme l’arme essentielle de la résistance juive face à la persécution

En Europe médiévale, chasse aux hérésies par l’Eglise Catholique, Les juifs sont discriminés, explusés…

Le synode de 1215 leur ordonne de porter l’étoile jaune. Le pape Grégoire IX ordonne en 1239 aux évêques de confisquer le Talmud.

Au temps des croisades, du 11° au 13° siècle les juifs sont en bonne partie décimés.

Age d’or Juif en Espagne (env du V° au XV°) : fin en 1492 avec expulsion (ou conversion) par les Rois Catholiques sur ordre de l’Eglise et de l’Inquisition.

L'étude de la Kabbale atteint son apogée avec l'expulsion des juifs d'Espagne en 1492. Une communauté de réfugiés fonde un centre à Safed (Haute Galilée) autour de Moïse Cordovero et Isaac Louria.

Début 13° ils sont bannis d’Allemagne, fin 13° chassés d’Angleterre, 14° refoulés de France.

Au XVII° après la révolution bourgeoise en Angleterre, l’émancipation juive se dessine en Europe occidentale (droits civils, abolition des lois discriminatoires)

La ferveur kabbalistique mène de nombreux juifs à reconnaître le messie en la personne d'un kabbaliste grec nommé Sabbataï Zevi (XVII° s) Celui-ci entraîne ses disciples jusqu'à l'apostasie (=reniement de la foi) lorsqu'il se convertit à l'islam,

C'est dans ce contexte, auquel s'ajoutent d'autres massacres et persécutions en Europe de l'Est, que naît l'opposition entre Juifs adeptes d'un ritualisme sourcilleux, emmenés par le « Génie (Gaon) de Vilna » (capitale de Lituanie), chef de file des opposants au hassidisme (courant mystique du judaïsme)  et concentrés pour la plupart en Lituanie, et Juifs adeptes d'une Kabbale reformulée par Israël ben Eliezer (ou Baal Shem Tov, fondateur du hassidisme, XVIII°s ) et axée principalement sur la piété.

C'est dans ce contexte aussi que naît une réponse autrement plus radicale au judaïsme. À Amsterdam, où de nombreux Juifs ont pu revenir ouvertement à leur judaïsme après avoir dû vivre comme des chrétiens, Baruch Spinoza publie le Traité théologico-politique en 1670. Celui qui apparaît encore comme « le fruit d'une judéité biologique plutôt que religieuse », s'en prend aux fondements du judaïsme, affirmant que la philosophie doit être maintenue distincte de la théologie. Excommunié de la communauté juive, beaucoup veulent voir en lui le fondateur d'un judaïsme laïc.

 

 

Mais au XVII° à l’est de l’Europe, long cortège de massacres (Cosaques 1648), au XVIII° ce sont les haïdamaks (1768) (milices parcourant l'Ukraine au XVIIIᵉ siècle. Le mouvement était formé de Cosaques locaux et de paysans, contre la noblesse polonaise de l'Ukraine orientale. Auteurs de pogroms (=massacres, pillages antijuifs en Russie).

 

 

L'étude de la Kabbale reste vivante au xixe siècle dans les écoles juives d'Europe orientale, du Proche-Orient et d'Afrique du Nord. Mais elle n'occupe qu'une position marginale dans la plupart des écoles rabbiniques d'Europe occidentale au xixe siècle.

La Kabbale d'Adolphe Franck (juif français, professeur de droit au Collège de France) est traduite en allemand en 1844 par Adolphe Jellinek (1821-1893)46, puis en anglais en 1926 par Isaac Sossnitz47. C'est principalement cet ouvrage qui permet à l'étude de la kabbale d'intégrer le cadre des universités allemandes, anglaises et américaines, au tournant du xixe et du xxe siècle

Franz Rosenzweig (1886-1929) théologien, philosophe juif allemand postule que l'objet de la philosophie n'est pas d'abord la pensée, mais le langage, en se référant essentiellement à la kabbale dans sa veine lourianique,

Gershom Scholem (1897-1982), historien et philosophe juif allemand, est très lié à Rosenzweig. Installé à Jérusalem en 1925, où il participe à la fondation de l'Université hébraïque, Scholem renouvelle l'étude historique de la Kabbale par une œuvre abondante, dont le retentissement est considérable en philosophie, notamment sur Jacques Derrida (1930-2004) et sur son école.

Le concept scholémien d'« exil de Dieu » en particulier, « l'exil le plus interne, non l'exil d'une créature, mais l'exil de la divinité qui, en se restreignant, a laissé place au monde », constitue, selon Moshé Idel, philosophe, historien d’Isarël, né en 1947, « l'une des contributions les plus décisives de Scholem à la philosophie de l'histoire juive moderne ».

La Kabbale n'a jamais cessé d'être enseignée traditionnellement dans les écoles hassidiques et mitnagdiques (= « opposants », juifs orthodoxes)  qui ont suivi l'émigration des Juifs ashkénazes aux États-Unis, en Europe occidentale et en Israël au cours du xxe siècle.

rapprochement en France entre les tendances néo-hassidiques (via Bergson) et les tendances du judaïsme séfarade traditionnel (via Benamozegh (rabbin kabbaliste, philosophe italien XIX°S)). Marc-Alain Ouaknin est l'un des représentants actuels de cette école.

 

Etat d’Israël créé par l’ONU 14 Mai 1948

Les premières bases politiques en ce sens ont été posées lors du premier congrès mondial sioniste à Bâle en 1897 sous la direction de Theodor Herzl.

Le 29 novembre 1947, l’ONU vote le Plan de partage de la Palestine en un État juif et un État arabe tout en faisant de Jérusalem un corpus separatum' sous administration internationale. Le lendemain, la guerre civile éclate entre les populations juives et arabes de Palestine tandis que les Britanniques organisent leur retrait.

Le 14 mai 1948, dernier jour du Mandat britannique, le président de l’Agence juiveDavid Ben Gourionproclame l’indépendance de l'État d'Israël dont il devient le premier Premier Ministre.

Les pays arabes voisins soutenus par la Ligue arabe lui déclarent immédiatement la guerre. Israël affronte les armées de Transjordanie, d’Égypte, de Syrie et d’Irak et l'Armée de libération arabe mise sur pied par la Ligue arabe lors de la guerre israélo-arabe de 1948-1949.

Au cours de courtes périodes de combats entrecoupées de trêves, Israël agrandit les territoires sous son contrôle. En 1949, plusieurs armistices sont signés entre Israël et ses voisins. Tout d’abord avec l’Égypte, le 12 février 1949 qui occupe la bande de Gaza, le Liban le 23 mars 1949 sur la ligne bleue, la Jordanie le 3 avril 1949 qui annexe la Cisjordanie et la partie est de Jérusalem et qui procède à un échange de territoires avec Israël pour aboutir aux frontières actuelles délimitées par la ligne verte et enfin la Syrie, le 20 juillet 1949. Cependant, ces armistices n'ouvrent qu'une trêve des conflits israélo-palestinien et israélo-arabe qui durent jusqu'à aujourd'hui.

Lors de la guerre israélo-arabe de 1948-1949 près de 750 000 Arabes palestiniens sur les 900 000 qui vivaient dans les territoires partent sur les conseils des pays arabes voisins qui pensaient conquérir Israël en peu de temps. Leurs descendants vivent aujourd'hui pour la plupart en Jordanie, en Syrie et au Liban.

Dans les années qui suivent la création d’Israël, s'intensifie l'exode des Juifs des pays arabes et musulmans, 900 000 fuient les pays arabes, abandonnant leurs biens. Parmi eux, 600 000 se réfugient en Israël40. Les Juifs du monde arabe constituent aujourd'hui la majeure partie des Juifs de France et de la société israélienne

Guerre des 6 jours

Guerre de Kippour

Accords de Camp David

 

Le centre de la population juive se déplaça de Judée (Jérusalem et région au sud de Jérusalem) en Galilée (région de Tibériade) dès le ier siècle, à la suite de l’occupation romaine de Jérusalem. La Mishna et des parties du Talmud et le Talmud de Jérusalem, qui sont, hormis la Torah, parmi les plus importants textes du judaïsme, furent composés en Israël durant cette période. En 636 apr. J.-C., la Terre d’Israël fut prise par les Arabes musulmans. Le contrôle de la région échut aux Omeyyades, puis aux Abbassides. La région fut gouvernée un temps par les croisés, principalement francs, de 1099 à 1260, date à laquelle la région tomba aux mains des Mamelouks.

En 1516, sous le règne de Selim Ier, la Palestine fit partie intégrante de l’Empire ottoman, qui gouverna la région jusqu’au début du xxe siècle. La fin de l'Empire ottoman, après la Première Guerre mondiale, place la région sous administration (1917) puis mandat britanniques (1922) après accord de la Société des Nations.

 

CHRISTIANISME

Jusqu’à la fin du II° siècle, l’évangélisation se situe presque exclusivement dans l’Orient hellénisé.

Les écrits de Paul, les premiers textes d’Évangile circulent. Petit à petit les textes du NT sont sélectionnés, le texte canonique est à peu près fixé à la fin du IIème siècle.

L’expansion profite beaucoup des structures de communication de l’Empire romain, mais il va au-delà des frontières très tôt. Le christianisme est à ses débuts un phénomène essentiellement urbain, présent surtout dans la partie orientale de l’Empire.

À la toute fin du second siècle, la façon de fixer la date de la fête de Pâques divise les Églises.

L’évêque de Rome Victor, premier évêque latin, prononce des exclusions en direction des Églises qui ne se conforment pas à la date décidée. On considère cet événement comme la première affirmation effective de la primauté romaine

 

En 313, Constantin arrive au pouvoir et reconnait le droit des chrétiens. Malgré les persécutions, les chrétiens du 3ème siècle avaient compris l’Empire comme un lieu pour accueillir le christianisme. Constantin accorde un soutien très large à l’Église, ce qui favorisera la diffusion du christianisme, mais sous sa responsabilité et son contrôle.

Au IV° siècle, l’Église recueille et met en forme le travail des siècles précédents, : le canon biblique est à peu près mené à terme, les principaux symboles de la foi sont formulés.

« inculturation » de la foi chrétienne, à l’origine provenant du monde sémitique, dans le monde gréco romain : la pensée grecque et le juridisme latin.

 

Les grands conciles œcuméniques sont convoqués par l’empereur, qui a besoin de l’unité doctrinale du christianisme pour maintenir l’ordre public. Tous ont lieu en Orient, donc en grec. L’évêque de Rome y est représenté au mieux par des légats.

En 330, Constantin installe la capitale de l’Empire à Byzance, « nouvelle Rome », qui deviendra à sa mort Constantinople. En 395 l’Empire est séparé en Empire d’Occident et Empire d’Orient, et en 476, l’Empire d’Occident disparaît. L’idéal d’unité dans un Empire qui rassemblerait le monde chrétien et s’étendrait progressivement aux frontières du monde persiste dans l’imaginaire chrétien pendant des siècles, mais Orient et Occident le déclineront très différemment

Ce qu’on appelle parfois les invasions barbares touche essentiellement l’Occident, alors que les structures impériales se maintiennent en Orient qui connaît aux VI° et VII° siècle une civilisation brillante. La vie ecclésiale est alors très dynamique en Orient. L’empereur devient largement le centre de l’autorité chrétienne. C’est lui qui convoque les Conciles, et qui est le chef de l’Église, au prix parfois de querelle d’autorité avec les évêques. Cependant, la volonté de Byzance d’être concrètement cet Empire n’est pas acceptée par les évêques de Rome.

La conquête islamique affaiblit considérablement le christianisme oriental, traversé de plus par la très grave crise iconoclaste du VIII° siècle.

De 726 où l’empereur byzantin interdit le culte des images à 843 où la régente de l’empire, l’impératrice Théodora le rétablit. La crise iconoclaste a été très dommageable à l'Empire byzantin. Une grande partie de l'art byzantin a disparu au cours des destructions. La tendance au césaropapisme a été fortement accentuée. L'incompréhension entre les chrétiens d'Occident, non-touchés par le mouvement iconoclaste, et les chrétiens d'Orient s'est amplifiée.

 

En Occident, dans l’Empire romain qui s’effondre, l’Église reste souvent la seule institution organisée devant les invasions, et les évêques vont être les protecteurs des villes. Très vite, il faudra se résigner à vive avec les barbares, dont beaucoup était en fait des ariens, c’est-à-dire des peuples qui avaient été évangélisés dans des Églises considérées comme hérétiques.

La conversion des différents royaumes « barbares » au catholicisme va permettre de créer en Occident une unité au-dessus des États. Les rois se considèrent comme les chefs de leur Église dans leur État, mais les évêques, qui couronnent les rois, exercent un réel contrôle sur le pouvoir. L’Église latine a hérité de l’Empire latin ses capacités d’ordre et d’organisation, et elle va transmettre cette « romanité » à l’Occident. Avec la fin de l’Empire, le niveau culturel s’effondre, et l’Église par différents moyens va permettre que les trésors de la culture, aussi bien latine que chrétienne ne se perdent pas. Ce sont d’une part les évêques, d’autre part les monastères qui seront les gardiens de la culture et les foyers intellectuels de cette période. Voir en particulier le cas de l’Irlande. L’Irlande avait été évangélisée avant les invasions et pour ce peuple rural, ce sont les monastères qui deviennent le centre de la vie ecclésiale, les évêques sont des moines. L’Irlande n’a pas été touchée par les invasions, et les trésors des monastères sont donc restés intacts, en particulier des livres et manuscrits, gardiens des trésors du christianisme. Avec Charlemagne, c’est le rêve de la renaissance de l’Empire sous forme chrétienne qui se concrétise, avec son idéal de paix et d’unité réalisé à la fois dans l’Église et dans l’institution politique. Restructuration des diocèses ; réforme liturgique, renouveau intellectuel, poursuite de l’évangélisation (par la conquête). Mais la fin du IX° et le X° sont des périodes de chaos et d’instabilité. Divisions de l’empire carolingien, invasions normandes, décomposition de l’État et installation du système féodal. L’évêque est seigneur vassal au même titre que les laïcs : juridiction, armée, impôts. Les charges ecclésiastiques n’étant pas héréditaires, les Seigneurs, empereurs, rois, ducs… investissent qui ils veulent et font consacrer par l’Église. Cela va jusqu’au siège de l’évêque de Rome. Époque la plus noire de l’histoire de l’Église.

Après la chute de Rome, Byzance cherchera à devenir la « nouvelle Rome », nouvelle capitale de la chrétienté, en s’appuyant sur les structures impériales encore solides en Orient. Ceci sera contesté par Rome. Les premières excommunications réciproques auront lieu en 484, levées en 518. Fort de la force de l’Empire, le patriarche de Constantinople prend en 588 le titre de patriarche œcuménique, ce qui ne sera jamais accepté par les évêques de Rome, en particulier Grégoire le Grand (590-614) Au VII° siècle, l’Église assyrienne s’oppose à Chalcédoine, et sera considérée comme nestorienne par Byzance et Rome.

La crise de 1054 éclate alors que l’Empire est menacé par l’avancée turque. Les excommunications réciproques interrompent les relations entre les Églises. Ces affrontements personnels sont en fait révélateurs du fossé qui s’était installé entre Orient et Occident. Après 1204, la désunion est pratiquement définitive. Les Orientaux contestent à Rome sa prétention à l’universalité sur l’Église.

Les moines sont les premiers à réagir contre les désordres qui règnent dans l'Église. Ainsi, dès 910 en Bourgogne, une abbaye d'un type nouveau est fondée : Cluny. L'abbé est élu par les moines. Indépendante vis-à-vis des seigneurs laïcs et des évêques, elle est directement soumise au pape. Sous l'impulsion de ses grands abbés (Mayeul (948-994), Odilon (994-1049) et Hugues (1049-1109) qui restaurent une vie monastique rigoureuse, son rayonnement s'étend bientôt à tout l'Occident. Alors qu'auparavant chaque monastère était isolé, ceux que Cluny fonde ou réforme sont systématiquement placés sous son autorité. Les moines clunisiens accumulent bientôt les richesses. En opposition à Cluny (où les moines ne se consacrent qu'à la prière), l'ordre de Cîteaux, fondé en 1098 près de Dijon, prône la pratique du travail manuel. Il est profondément marqué par la personnalité de saint Bernard (qui fonde l'abbaye de Clairvaux). Ce cistercien rétablit dans les monastères une vie austère, coupée du monde et s'oppose même à la décoration des églises.

 

Au milieu du XIe siècle, des moines, des évêques mais aussi des laïcs prennent conscience de la nécessité de réformer l'Église. Le principal représentant de ce mouvement est le pape Grégoire VII (1073-1085). Aussi désigne-t-on sous le nom de réforme grégorienne l'ensemble des efforts accomplis, entre le XIe et le XIIIe siècle, pour réformer les mœurs du clergé et restaurer l'autorité spirituelle de l'Église.

Au XIIe siècle, l'Église est tout entière sous l'autorité du pape. Celui-ci est élu par les cardinaux depuis 1059. Aidé par les services de la curie romaine (l'administration papale), il est en relation étroite avec les évêques par l'intermédiaire de ses légats (ses représentants). Il convoque des conciles (des assemblées d'évêques) et fait connaître ses décisions par des bulles (des lettres). La chrétienté se caractérise par une unité symbiotique entre l’Église et le monde occidental. C’est un principe d’unité spirituelle et temporelle, politique et religieuse. Toute la vie de l’homme occidental du Moyen-Âge est placée sous le signe du sacré, la communauté humaine ne prend sens que dans sa réalisation surnaturelle, le Royaume de Dieu.

En exigeant du clergé séculier le célibat, on l’éloigne du peuple chrétien et on accentue le processus de cléricalisation et de séparation entre clercs et laïcs.

Dans l’année liturgique, le chrétien assume tout un passé religieux animiste qui remonte à la nuit des temps. Les traditions anciennes ont été christianisées et les fêtes chrétiennes ont été folklorisées. Si les enfants sont baptisés « quam primam », les laïcs sont progressivement éloignés de la pratique de l’eucharistie, la communion sous les deux espèces est réservée aux clercs, la communion fréquente disparait, si bien que le IV° concile du Latran 1215 impose confession et communion annuelle. La dévotion mariale prend de plus en plus d’importance et la participation à l’eucharistie est remplacée par l’adoration du Saint-Sacrement. Dans cette chrétienté dynamique, les arts et les études se développent. Le XIIIème siècle sera celui de l’apogée du Moyen Âge. Les Écoles monastiques perdent petit à petit leur primauté au profit d’Écoles épiscopales établies dans les villes : c’est le début de l’université. L’architecture voit se développer l’art roman, puis l’art gothique. Les églises sont de véritables livres de pierre pour la catéchèse des chrétiens. Enfin l’effort missionnaire et la défense de la foi ne sont pas oubliés, même si c’est par les armes qu’on vit croisades et missions.

La dissidence religieuse est souvent considérée comme hérésie, et elle est durement réprimée, en particulier par l’inquisition, créée pour combattre les Cathares (Albigeois). La chrétienté était un régime sinon totalitaire, au moins totalisant. Plusieurs mouvements dissidents ont pris leur origine dans une protestation évangélique contre une Église considérée comme trop florissante. Valdo et les pauvres de Lyon. D’autres groupes, tels les Cathares manichéens, voient resurgir des doctrines étrangères au christianisme. Les Ordres mendiants naissent également d’une protestation contre la vie de l’Église et portent une nouvelle façon de vivre au monde : ordres religieux urbains, pauvreté et rigueur évangélique. Au XIV°, la relative prospérité du XIII° fait place à des temps troublés : épidémies de peste, guerre de cent ans, difficultés économiques : la mort devient une obsession aussi bien matérielle que spirituelle. Par ailleurs, l’esprit laïque se réveille. Les rois et princes ne veulent plus de l’intervention de Rome et des évêques dans leurs affaires (Bulle d’Or 1356 exclut le pape de la désignation de l’empereur). L’émergence des États-nations (France, Angleterre, ) relègue la question de l’Empire mais exacerbe la question du partage des pouvoirs.

certains théologiens demandent à définir l’Église non comme l’institution cléricale, mais comme l’ensemble des croyants. (Occam, Wyclif, Hus). C’est un des signes d’une transformation de la vie chrétienne : l’expérience personnelle prend le pas sur l’obéissance à la hiérarchie. C’est la naissance de la spiritualité. (devotio moderna), dans le contexte de l’affirmation de l’individu qui préfigure le monde moderne. La papauté est fragilisée. Elle se trouve engagée dans une spirale centralisatrice et dépensière. L’installation à Avignon ne fera qu’empirer les choses et le retour à Rome se passe mal élection de 2 papes. C’est le grand schisme d’Occident (1378-1417). Théologiens, évêques et papes se déchirent pour savoir qui du pape ou du Concile détient l’autorité suprême dans l’Église

la renaissance intellectuelle de la renaissance (Érasme) permet la redécouverte des sources grecques et latines, et le monde occidental vit dans l’effervescence intellectuelle et une nouvelle prospérité économique avec une vision optimiste de l’homme, créé libre par Dieu.

succès rapide des réformateurs, dans une Europe assoiffée de se libérer autant de la tutelle de l’Empire que de celle de la papauté. C’est dans ce contexte à la fois de profond désir, de profond changement et d’immobilisme des responsables romains que les Réformateurs trouvent un terrain favorable. Luther dont l’inquiétude était avant tout spirituelle se voit engagé dans la politique intérieure allemande. D’autres réformateurs, tels surtout Zwingli et Calvin organisent eux-aussi des Églises évangéliques. La géographie de l’Europe se transforme. On ne peut plus parler de chrétienté, mais de pays catholiques ou réformés, suivant le principe cujus regio, ejus religio : les sujets doivent suivre la religion de leur prince ou s’exiler. Petit à petit se crée en Europe des réseaux de lettrés et de savants, hommes d’État ou d’Église, qui peu à peu se substituent aux structures hiérarchiques de l’Église catholique pour fonder les bases d’un ordre international sécularisé. C’est le début de la diplomatie moderne.

Le concile de Trente et la Réforme catholique : de 1545 à 1563`

On prévoit en particulier d'ouvrir des séminaires pour donner aux futurs prêtres une meilleure formation intellectuelle et religieuse.

Le concile de Trente a donné au catholicisme la physionomie qu’il a gardé jusqu’au milieu du XX° siècle. Les conséquences pastorales du Concile furent considérables. Sont publiés successivement le Catéchisme romain, le Bréviaire romain et le Missel Romain, qui impose un texte uniforme (en latin) pour la messe et supprime les liturgies locales.

Les grandes découvertes ont fait mesurer la taille du monde, et des missionnaires partent évangéliser les nouveaux peuples découverts.

est également celle des premières difficultés avec la science (affaire Galilée, mais également premiers pas de l’exégèse critique) Enfin, un monde d’une telle vitalité ne peut échapper aux crises : la crise janséniste pose la question de la liberté et de la grâce. Le quiétisme met en cause la mystique dans un monde moderne qui recherche l’ordre. La question du rapport au monde politique est particulièrement illustrée par celle du gallicanisme, qui comporte deux volets : vu des rois de France, il s’agit de garder la main sur la gouvernance de l’Église, en pratique la nomination des évêques. Pour les théologiens, il s’agit de savoir les préséances de l’Église de France ou du pape (nouvelle forme de la querelle sur conciliaristes et papistes, que le concile de Trente s’était bien gardé d’aborder).

Les difficultés du XVIIIème siècle Dans l'Europe du nord majoritairement protestante, la philosophie des Lumières est largement portée par des chrétiens soucieux de reformuler la religion selon des principes rationalistes, voire antis chrétiens. En France, en particulier la philosophie des Lumières attaque l’Église. Le terme évangélique qui désignait au début les Églises protestantes d’Allemagne et de Suisse commence à se référer à des chrétiens qui mettent l’accent sur la dimension personnelle et radicale de la vie chrétienne. L’expansion des évangéliques, très forte en Amérique du Nord, s’accompagne d’un grand dynamisme missionnaire, en particulier en Inde.

la révolution française s’accompagne d’un essai de création d’une Église nationale, suivie d’une violente campagne de déchristianisation.

le XIXème siècle est un grand siècle missionnaire : des milliers de prêtres et de religieuses partent vers l’Ase et l’Afrique apporter la Bonne Nouvelle. (Remarque : les missions sont également d’une très grande vitalité dans le monde protestant).

christianisme au tournant du XX ème siècle. Le renouveau monastique : les monastères qui avaient disparu d’Europe occidentale ou s’étaient éloignés de leur vocation première de prière refleurissent avec la redécouverte de la règle de Saint Benoit et de ses variantes cisterciennes. La redécouverte de la vie contemplative met au centre la liturgie. Pie X remet en valeur l’eucharistie comme centre de la vie chrétienne, en insistant sur la communion fréquente, pratiquement disparue depuis le XI° siècle et sur l’accès des enfants à la communion « dès l’âge de raison ». La piété sous toutes ses formes retrouve ses droits : pèlerinages, neuvaines, rosaires… La question sociale est maintenant examinée dans ses dimensions économiques et systémiques, et pas seulement sous l’angle de la charité et du service des pauvres. On voit apparaître la réflexion de l’Église officielle avec des encycliques, pendant que naissent à la fois un patronat chrétien et des syndicats ou associations d’ouvriers. Sur le plan intellectuel, les difficultés avec la hiérarchie romaine n’empêchent pas une grande effervescence intellectuelle : progrès de l’exégèse critique, renouveau du thomisme, redécouverte de la richesse des Pères de l’Église, rencontres avec les trésors des Églises orientales, ouverture à la pensée des autres confessions chrétiennes…

Le Concile Vatican II a été réuni dans le contexte de ce renouveau ecclésial.

 

23 novembre 2016

Divers astronomie, fêtes

Astronomie, carte des étoiles ancienne

104406508

 

Etoiles-et-saints-locaux-academia.edu6359901Le_comt%C3%A9_de_Nice_de_la_Savoie_%C3%A0_lEurope_identit%C3%A9_m%C3%A9moire_et_devenir

Etoiles-et-saints-locaux-academia

 

Etoiles-et-tradition-academia.edu6359901Le_comt%C3%A9_de_Nice_de_la_Savoie_%C3%A0_lEurope_identit%C3%A9_m%C3%A9moire_et_devenir

Etoiles-et-tradition-academia

 

fête-du-bâton-du-soleil

fête-du-bâton-du-soleil

 

Frigg-fête-de-Jul-Noël

Frigg-fête-de-Jul-Noël

 

noms-anciens-des-mois-Parallèle-desReligions

 

 

noms-anciens-des-mois-Parallèle-desReligions

3 mai 2020

Sirène Isis Inondation

Déformation de la représentation égyptienne des 3 Isis présidant aux fêtes des 3 mois de l'inondation

Histoire du ciel, où l'on recherche l'origine de l'idolatrie, et les méprises de la philosophie, sur la formation des corps célestes et de toute la nature: tome premier, Volume 1

https://books.google.fr/books?id=yYGNT_HESm0C&pg=PA310&dq=isis+et+la+sir%C3%A8ne+symbole+de+l%27inondation&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwi1seqk1ZfpAhWPHRQKHR93DPQQ6AEIKDAA#v=onepage&q=isis%20et%20la%20sir%C3%A8ne%20symbole%20de%20l'inondation&f=false

Capture d’écran 2020-05-03 à 14

1 mai 2020

Rectangle solsticial à 30° de latitude (comme Le Caire), rite de royauté Perse (égyptien), Vénus

Pour rites de royauté: du Roi ni homme ni dieu, mais être double grâce à la rencontre divine/ au Roi-Dieu (voir à la fin de l'ouvrage)

Rosette: représente étoile, rosette ou rose: symbole d'Ishtar (Vénus)

https://books.google.fr/books?id=KselBwAAQBAJ&pg=PA346&lpg=PA346&dq=rectangle+solsticial+%C3%A0+30%C2%B0+de+latitude&source=bl&ots=SQAgx33La5&sig=ACfU3U2Lp6cYj16ddMzM7H50_k3_Aq6W-g&hl=fr&sa=X&ved=2ahUKEwj9wezzwZPpAhUsAmMBHcCvCVYQ6AEwAXoECAoQAQ#v=onepage&q=rectangle%20solsticial%20%C3%A0%2030%C2%B0%20de%20latitude&f=false

Le Jardin Terre de rêve en suspens... Gérard Desnoyers (illustré ++)

Capture d’écran 2020-05-01 à 23Rectangle solsticial 30° hexagone

P346

Rosette-hexagone

P351-Royauté-Vénus-Rosette

P355-RiteRoyauté-splendeur divine

19 mars 2013

Correspondance alphabet hébreu et français, théosophique

http://ordre.connaissants.pagesperso-orange.fr/Page505.htm

Concordances numériques entre l'homme et l'Univers: Par suite de la pécession des équinoxes, l'année zodiacale correspond à: 25920 ans, ou pour chacun des signes du zodiaque: 25920/12 = 2160 ans et pour chaque degré: 2160/30 = 72 ans. Or le nombre normal des pulsations cardiaques chez l'homme et de 72 par minutes.

Il existe un mouvement de la Terre que l'on appelle "mutation". Dans ce mouvement, l'axe de la Terre décrit un petit cône autour de celui du Soleil. La durée de cette révolution est de 18 années. Or la respiration normale de l'homme se chiffre par 18 inspirations à la minute. Ce qui est curieux, c'est que la respiration par 24 heures de l'homme nous donne les mêmes chiffres que l'année zodiacale: (18 x 60 x 24 = 25920).

Le mois lunaire est de 28 jours. Or chez l'homme il faut 28 pulsations du coeur pour que les globules rouges effectuent le circuit artériel et veineux complet.

Valeurs et correspondances des 22 lettres hébraïques: La tradition ésotérique nous apprend qu'à l'origine de nombreux alphabets se trouve une association de lettres et de nombres: cette tradition est parfois vulgarisée comme dans le cas devenu banal de l'alphabet romain: V = 5...........L = 50...........C = 100. Or, la véritable tradition connue des initiés est que de nombreux alphabets anciens tels l'Hébraïque, le Phénicien, l'Ethiopien,....etc., ont une structure commune. En effet, tous possèdent 22 lettres associées à 22 nombres. Pour tous les cours nous utiliserons l'alphabet hébraïque, support de la Cabbale. Il existe deux systèmes de nombres dont le premier a été relativement vulgarisé (voir le tableau ci-dessous des correspondances), le second ayant été le véritable alphabet secret, révélé il y a quelques années par Raymond Abellio.

Les 22 lettres de cet alphabet sont en correspondance avec 22 des 24 diviseurs de 360; l'attribution des valeurs commence à 3 car il n'y a que 22 polygones réguliers qui divisent 360 degrés en commençant par le triangle. (Dans la nature, toute manifestation commence avec trois: les trois couleurs fondamentales, les trois premières notes d'une mélodie....etc.)

 

N° d'ordre des lettres

 

Appellation

 

Valeur exotérique

 

Valeur ésotérique

 

Correspond. en français

 

1 = 

 

aleph

 

1

 

360/120 = 3

 

A

 

2 = 

 

beth

 

2

 

360/ 90 = 4

 

B

 

3 = 

 

ghimel

 

3

 

360/72 = 5

 

C - G - GH

 

4 = 

 

daleth

 

4

 

360/60 = 6

 

D

 

5 = 

 

 

5

 

360/45 = 8

 

E - HE

 

6 = 

 

vau

 

6

 

360/40 = 9

 

O - OH - U - V

 

7 = 

 

zayin

 

7

 

360/36 = 10

 

Z

 

8 = 

 

heth

 

8

 

360/30 = 12

 

H

 

9 = 

 

teth

 

9

 

360/24 = 15

 

T

 

10 = 

 

iod

 

10

 

360/20 = 18

 

I - J

 

11 = 

 

kaph

 

20

 

360/18 = 20

 

K - KH

 

12 = 

 

lamed

 

30

 

360/15 = 24

 

L

 

13 = 

 

mem

 

40

 

360/12 = 30

 

M

 

14 = 

 

noun

 

50

 

360/10 = 36

 

N

 

15 = 

 

samekh

 

60

 

360/9 = 40

 

S

 

16 = 

 

hayin

 

70

 

360/8 = 45

 

HO

 

17 = 

 

 

80

 

360/6 = 60

 

F - PH - P

 

18 = 

 

tzadé

 

90

 

360/5 = 72

 

TZ

 

19 = 

 

quoph

 

100

 

360/4 = 90

 

Q

 

20 = 

 

resch

 

200

 

360/3 = 120

 

R

 

21 = 

 

shin

 

300

 

360/2 = 180

 

SH

 

22 = 

 

tau

 

400

 

360/1 = 360

 

TH

Quelques calculs théosopiques: Si l'on prend les trois lettres mère de l'alphabet hébreux nous avons: Aleph + Mem + Shin = 3+30+180 = 213, or 213 x 6 = 1278. Ce nombre est la réunion de 12 avec sa valeur secrète 78. Cette opération est la cléf qui ouvre le secret de la genèse.

Si l'on observe bien le dessin de la lettre hébraïque  (aleph) nous remarquons qu' elle est constituée de deux  (iod) : le iod supérieur et le iod inférieur qui sont symétriques (par rapport à la lettre noun axiale) et de valeur respective: 81 et 18. Or la différence entre es deux iod donne: 81-18 = 63. Or : 63(8 x 9 x 8) = 126 x 288 = 36288.

En Cabbale, les deux lettres M et I sont appelées lettres de la création. Or d'après les écritures, le monde à été créé en 6 jours. Nous allons donc essayer de vérifier cette hypothèse par les mathémathiques théologiques et cabbalistiques. Nous savons que la somme des nombres atomiques donne 288 et que 288 est le nombre du créateur. Or si nous additionnons tous les nombres atomiques et que nous divisons par 6 nous obtenons: (2+8+20+50+82+126)/6 = 288/6 = 48. 48 est exactement la valeur numérique des 2 lettres M et I.  = MI = 30+18 = 48.De même, le nom complet de Dieu ayant comme valeur le nombre atomique 126, nous remarquons que: 126/6 = 21 dont le symétrique 12 correspond aux 12 mois de l'année et où l'on voit également que 21 = valeur secrète de 6 donc 126 x Vs 6 . Or nous savons aussi que 288 = 8 x Vs 8 de sorte que la relation: 126 x 288 = 36288 peut s'écrire: (6 x Vs 6) x ( 8 x Vs 8).

Considérons maintenant le carré magique d'ordre 3:

 

 

6

 

7

 

2

 

1

 

5

 

9

 

8

 

3

 

4
....

 

La solution de ce carré est 15 (somme des nombres dans les directions horizontales, verticales et diagonales), or 15 c'est la valeur secrète de 5. Le sceau de Salomon est figuré par les deux triangles élémentaires superposés de l'eau et du feu, ce qui signifie que si l'on met en correspondance les nombres du carre avec la figure géométrique, on obtient la figure suivante:

 

 

et avec un sens de lecture choisi apparaît: eau = 632 et feu = 748, nombres dont les valeurs secrètes sont: Vs 632 = 200028 et Vs 748 = 280126 où se lisent les principaux nombres nucléaires. Considérons la figure suivante, transmise par l'Alchimie:

 

 

Le carré central qui symbolise la Terre, donc la matière, représente par le nombre 4 de ses côtés les 4 lettres du tétagramme sacré iod-hé-vau-hé. le triangle (pointe en haut) symbolise le feu, c'est-à-dire l'énergie, et représente la structure ternaire née du jeu du Iod qui anime le dynamisme des nombres magiques nucléaires. C'est le symbole de la Manifestation. Celle-ci se déploie dans l'espace et dans le temps, et le cercle est son enveloppe. Le cercle symbolise aussi les 360 degrés d'où sont issues, par division, les 22 figures inscriptibles associées aux lettres de l'alphabet hébreux. La somme de ces 22 diviseurs ou la somme des valeurs ésotériques des 22 lettres hébraïques fait: S = 1 167. Or la valeur secrète de ce nombre est: Vs 1167 = 681528 et si nous plaçons un zéro devant ce nombre, soit 0681528, apparaissent alors tous les nobres nucléaires mêlés: 2 - 8 - 20 - 50 - 82 - 126.

1 juin 2020

Pyramides, géométrie sacrée, mètre, poids, mesure

Le film Grande Pyramide K 2019 - Réalisateur Fehmi Krasniqi (critique à la fin du message)

https://www.youtube.com/watch?v=CcUjwt0M31I

10DoigtsRoyaux

MesuresRoyales2

Equivalences M Royales-et-mètre

Fil-sur-disque-mesure-périmètre

Mesure périmètre-pi-3,14

Cercle-divise-par-six,52,36

Volume-de-sphere-52,36%deCube

https://images.math.cnrs.fr/La-boule-et-le-cube-en-grande-dimension.html

Capture d’écran 2020-06-01 à 20

Constante Royale-Coudée52,36

Cube-10doigtsRoyaux-10cm=1Kg

Poids-et-longueur

Phi

Kephren-triangle-sacré

Chambre-roi

Chambre-roi-Pi

Chambre-roi-Coudée

Chambre-roi-Triangle3-4-5

Chambre-roi-1°Mesures

Chambre-roi-Mesures

Chambre-roi-Mesures1

Chambre-roi-Mesures2

Mesure-chronomètre-marine1

Grande-pyramide-rayon-cercle=hauteur(revelationdesPyramides)

 CRITIQUE

https://messagedelanuitdestemps.org/index.php/2019/12/06/k2019-le-metre-etalonne-sur-une-goutte-deau-ou-sur-la-taille-de-la-terre/

L’idée d’utiliser l’eau comme étalon métrologique, n’est pas saugrenue, mais plutôt lorsqu’il s’agit des volumes et des poids, mais aucunement en matière de mesure linéaire.

En effet, à partir d’une mesure linéaire, par exemple 12,57 cm (au pif) on construit un cube dont la base carrée vaut 12,57 cm, et cela nous donnera un volume de 1986 cm cube, ou 1986 grammes si on le rempli avec de l’eau à une température de 4°, qui correspond à la température de densité maximale de l’eau.

Fehmi propose qu’une goutte d’eau délicatement posée sur une surface plane mesure alors 10 mm de diamètre exactement. Cette expérience n’est hélas pas reproductible. Il arrive que la goutte d’eau qui s’étale mesure environ 1 cm comme sur l’image ci dessous extraite du film, mais cela est bien trop rare, et dépend de beaucoup de facteurs extérieurs. Il est peu probable d’envisager que les anciens aient étalonnées leur métrologie sur un paramètre aussi instable qui serait la taille d’une goutte d’eau.

Pour ma part je ne suis pas convaincu, il faudrait par exemple, que la majorité des gouttes d’eau à 4°, d’un volume de 1 mm cube, soient lâchées d’une hauteur de 10 cm et nous délivre un diamètre de 1 cm pour que l’expérience soit intéressante. Car alors, tous les paramètres seraient relié à la base métrique décimale.

Si tel était le cas, alors on devrait s’interroger sur un lien physique invisible entre la terre et l’eau, car il est aussi vrai que le mètre vaut 1/10 000 000 du 1/4 de méridien.

Mais il n’est pas impossible que l’eau fut étudiée par nos ancêtres afin d’en déduire des caractéristiques. L’idée qu’il existe une mesure constante de l’eau me semble intéressante. On sait que l’angle de liaison entre les deux atomes d’hydrogène et d’oxygène forment un angle de 104,45°. Peut être y a t’il des propriétés physiques qui auraient pu inciter les anciens savants à intégrer l’eau dans leur réflexion.

Par exemple, je suis convaincu que les mesures anciennes furent étalonnées sur la taille de la terre, puis que l’on subdivisa l’étalon en mesures anthropométriques pour des raisons symboliques et pratiques. Nous pourrions relier le mètre à l’humain en le divisant en 2 coudées de 50 cm, 3 pieds de 33,3 cm par exemple, au lieu de le diviser en base décimale. Peut être qu’a partir de la mesure de la terre, les anciens savants ont aussi essayé de trouver une liaison métrologique avec l’eau… pourquoi pas… Mais l’eau n’a pas servi à mon sens, à « étalonné » la mesure du mètre.

 

Fehmi souhaitait m’interviewer car j’ai étudié la métrologie antique, et cela m’a amené à être populaire sur le sujet par la force des choses. Mais j’ai aussi étudié les capacités d’arpentage des anciennes civilisations. Et la meilleure hypothèse que nous pouvons retenir est que le mètre fut étalonnée sur la taille de la terre à une époque pouvant remonter jusqu’à 7000 ans. Soit bien avant l’Ancien Empire d’Égypte. Pour mesurer la terre il faut de solide base en trigonométrie, et des outils de mesures qui furent élaborée dès le 17ème siècle en France par la famille Cassini spécialisé en cartographie.

Fehmi sait pourtant que le cercle de Stonehenge mesure 100 mètres de circonférence, ainsi que d’autres cercles de pierre mégalithique en Angleterre et en Écosse, que le mètre est employée aussi sur des sites mégalithiques en Corse, en Bretagne et probablement ailleurs, à une époque bien antérieure à l’Égypte Antique. De nombreux sites mégalithiques révèlent de part leur géométrie et leur dimension la mesure de la terre.

La mesure de la terre est très ancienne, bien plus que l’érection des premières pyramides. Les bâtisseurs des pyramides connaissaient en outre la taille de la terre avec une précision stupéfiantes, chose que certains auteurs comme Howard Crowhurst et moi même avons montré. Certains Égyptologues comme Gyula Priskin soutiennent cette idée, même si ce dernier n’envisage pas le même degrés de précision.

La diapo suivante est tirée de deux vidéos et permet de voir l’incroyable précision avec laquelle la grande pyramide et l’obélisque d’Héliopolis furent disposés en fonction de la taille de la terre. Car s’il y a une chose que l’on peu démontrer, c’est que les anciens connaissaient la taille de la terre avec une précision moderne.

Vidéo 1 : https://youtu.be/Exr960Szj9s

Vidéo 2 : https://youtu.be/5PV-Y-Jd1pI

Si nous faisons remonter cette connaissance avant les Égyptiens, c’est parce que les principes et mesures employées le sont aussi sur des sites plus anciens, tel que les mégalithes.

LE POUCE ANGLAIS ?

Parmi, les autres pistes suggérées par Fehmi, il y a le pouce anglais, qui selon lui vaut 8 cm divisé par PI, soit 2,54647 cm. Or le pouce anglais vaut 2,54 cm, la précision de 99,75 % est bien trop faible pour être recevable en métrologie. Il faut une précision de l’ordre de 99,95% pour envisager qu’une telle hypothèse métrologique soit recevable.

Les mesures anglaises sont aussi très anciennes, et sont présentes dans les systèmes mégalithiques, mais aussi employées par les Égyptiens de manière tout à fait subtile.

La coudée de Tiwanaku 44,72 cm et non 44,88

Une autre erreur consiste en une mauvaise interprétation de données que j’ai publiées à propos d’une mesure employée en Amérique du Sud. Il s’agit d’une mesure très redondantes, et notamment à Tiwanaku. Il s’agit d’une coudée de 44,72 cm ± 0,04. Celle ci est observable sur de nombreux site allant de l’Amérique Centrale à l’Amérique du Sud. Cette coudée de Tiwanaku est divisé en 7 parties de 6,388 cm. Toutes les enceintes de Tiwanaku sont conçues avec cette mesure de 44,72 cm.

Fehmi l’a reliée à la coudée royale comme étant 6/7 de celle ci, soit 44,88 cm et non 44,8 comme indiqué dans le film. Si la coudée royale Égyptienne existe aussi en Amérique, la mesure de 44,72 cm est une autre mesure modulaire dont je peux affirmer qu’elle existe dans l’architecture, et ou je peux affirmer qu’il ne s’agit pas d’une mesure approximative de 6/7ème de coudée royale.

L’astronomie :

La aussi il y a des erreurs. La plus importante est celle qui remet en cause la relation entre la constellation d’Orion, et notamment les 3 étoiles du baudrier d’Orion et la disposition des 3 pyramides.

Fehmi tente de positionner la constellation par superposition sur les 3 pyramides. Mais il fait une petite erreur, il superpose les étoiles telles que nous les voyons dans le ciel depuis le sol (image ci dessous), alors qu’en réalité il faut superposer l’image inversée de celle ci, comme un miroir, (image suivante).

 

Finalement cela fonctionne plutôt bien.

Ce point fut longtemps contesté par les Égyptologues, mais récemment une étude statistique à démontré qu’il est peu probable que les positions relatives de ces trois étoiles, ainsi que leurs luminosités apparentes puissent par hasard coïncider avec les positions relatives des pyramides et leur taille respective.

AccueilCRITIQUE DES THÉORIES OFFICIELLES DE L'HISTOIREK2019, le mètre étalonné sur une goutte d’eau…ou sur la taille de la terre ?

K2019, le mètre étalonné sur une goutte d’eau…ou sur la taille de la terre ?

Article provisoire du 6 décembre 2019, susceptible d’être corrigé et complétée ultérieurement.

Préambule  :

Cet article n’a pas vocation à créer une polémique ou à attaquer l’auteur du film K 2019, mais seulement de donner mon point de vue à propos de fait sur lesquels j’ai été sollicité par l’auteur du film K 2019. Il est donc normal que je puisse donner mon avis sur l’usage qui est fait de mon propos.

Ayant accepté une interview avec Fehmi Kraniqi, celle ci fut employée dans le film K2019.  Je ne partage pas un certain nombre  de propositions émises dans le film, même s’il y a des idées intéressantes. J’avais demandé à ne pas participé au film lorsque j’ai vu les premiers extraits. Bien sur Fehmi ayant insisté pour conserver les extraits… je n’ai donc pas cherché à le mettre en difficulté au vue de la débauche d’effort qu’il avait effectuée, mon propos n’a pas été déformé mais je ne partage pas les conclusions qu’il en tire. En résumé, je confirme que l’unité de mesure métrique est ancienne et employée un peu partout là ou l’on ne l’attend pas. Mais je ne crois pas à sa théorie sur l’origine de l’étalonnage de cette mesure.

La métrologie :

Je savais depuis quelques semaines qu’elle était la théorie de Fehmi Krasniqi à propos de l’origine de la mesure métrique. Plusieurs personnes ayant vu le film m’en ayant fait part. Mais j’attendais de voir le film avant de donner un avis.

L’idée d’utiliser l’eau comme étalon métrologique, n’est pas saugrenue, mais plutôt lorsqu’il s’agit des volumes et des poids, mais aucunement en matière de mesure linéaire.

En effet, à partir d’une mesure linéaire, par exemple 12,57 cm (au pif) on construit un cube dont la base carrée vaut 12,57 cm, et cela nous donnera un volume de 1986 cm cube, ou 1986 grammes si on le rempli avec de l’eau à une température de 4°, qui correspond à la température de densité maximale de l’eau.

Fehmi propose qu’une goutte d’eau délicatement posée sur une surface plane mesure alors 10 mm de diamètre exactement. Cette expérience n’est hélas pas reproductible. Il arrive que la goutte d’eau qui s’étale mesure environ 1 cm comme sur l’image ci dessous extraite du film, mais cela est bien trop rare, et dépend de beaucoup de facteurs extérieurs. Il est peu probable d’envisager que les anciens aient étalonnées leur métrologie sur un paramètre aussi instable qui serait la taille d’une goutte d’eau.

 

La mécanique des fluides est une discipline très complexe. La taille d’une goutte d’eau dépend de nombreux paramètres :

  • la quantité d’eau contenue dans la goutte
  • la température de l’eau
  • la température de l’objet sur lequel on dépose la goutte d’eau
  • la densité de l’air
  • la surface sur laquelle elle est déposée
  • la gravité de surface (qui varient selon la latitude et l’altitude).
  • la qualité de l’eau (plus ou moins chargée en minéraux et substances solubles).

Plusieurs personnes ont tenté l’expérience proposées, mais force est de constater que cette hypothèse ne résiste pas longtemps. Les gouttes d’eau peuvent varier parfois du simple au double selon la quantité d’eau qui s’étale. Même avec une quantité d’eau identique obtenue avec une pipette par exemple, là encore, la taille des gouttes varient.

Ci dessous une photo que j’ai prise après avoir tenté l’expérience avec une pipette afin de calibré la quantité d’eau. (eau à 4°), (déposér d’une hauteur de quelques cm.)

Pour ma part je ne suis pas convaincu, il faudrait par exemple, que la majorité des gouttes d’eau à 4°, d’un volume de 1 mm cube, soient lâchées d’une hauteur de 10 cm et nous délivre un diamètre de 1 cm pour que l’expérience soit intéressante. Car alors, tous les paramètres seraient relié à la base métrique décimale.

Si tel était le cas, alors on devrait s’interroger sur un lien physique invisible entre la terre et l’eau, car il est aussi vrai que le mètre vaut 1/10 000 000 du 1/4 de méridien.

Mais il n’est pas impossible que l’eau fut étudiée par nos ancêtres afin d’en déduire des caractéristiques. L’idée qu’il existe une mesure constante de l’eau me semble intéressante. On sait que l’angle de liaison entre les deux atomes d’hydrogène et d’oxygène forment un angle de 104,45°. Peut être y a t’il des propriétés physiques qui auraient pu inciter les anciens savants à intégrer l’eau dans leur réflexion.

Par exemple, je suis convaincu que les mesures anciennes furent étalonnées sur la taille de la terre, puis que l’on subdivisa l’étalon en mesures anthropométriques pour des raisons symboliques et pratiques. Nous pourrions relier le mètre à l’humain en le divisant en 2 coudées de 50 cm, 3 pieds de 33,3 cm par exemple, au lieu de le diviser en base décimale. Peut être qu’a partir de la mesure de la terre, les anciens savants ont aussi essayé de trouver une liaison métrologique avec l’eau… pourquoi pas… Mais l’eau n’a pas servi à mon sens, à « étalonné » la mesure du mètre.

 

Fehmi souhaitait m’interviewer car j’ai étudié la métrologie antique, et cela m’a amené à être populaire sur le sujet par la force des choses. Mais j’ai aussi étudié les capacités d’arpentage des anciennes civilisations. Et la meilleure hypothèse que nous pouvons retenir est que le mètre fut étalonnée sur la taille de la terre à une époque pouvant remonter jusqu’à 7000 ans. Soit bien avant l’Ancien Empire d’Égypte. Pour mesurer la terre il faut de solide base en trigonométrie, et des outils de mesures qui furent élaborée dès le 17ème siècle en France par la famille Cassini spécialisé en cartographie.

Fehmi sait pourtant que le cercle de Stonehenge mesure 100 mètres de circonférence, ainsi que d’autres cercles de pierre mégalithique en Angleterre et en Écosse, que le mètre est employée aussi sur des sites mégalithiques en Corse, en Bretagne et probablement ailleurs, à une époque bien antérieure à l’Égypte Antique. De nombreux sites mégalithiques révèlent de part leur géométrie et leur dimension la mesure de la terre.

La mesure de la terre est très ancienne, bien plus que l’érection des premières pyramides. Les bâtisseurs des pyramides connaissaient en outre la taille de la terre avec une précision stupéfiantes, chose que certains auteurs comme Howard Crowhurst et moi même avons montré. Certains Égyptologues comme Gyula Priskin soutiennent cette idée, même si ce dernier n’envisage pas le même degrés de précision.

La diapo suivante est tirée de deux vidéos et permet de voir l’incroyable précision avec laquelle la grande pyramide et l’obélisque d’Héliopolis furent disposés en fonction de la taille de la terre. Car s’il y a une chose que l’on peu démontrer, c’est que les anciens connaissaient la taille de la terre avec une précision moderne.

Vidéo 1 : https://youtu.be/Exr960Szj9s

Vidéo 2 : https://youtu.be/5PV-Y-Jd1pI

Si nous faisons remonter cette connaissance avant les Égyptiens, c’est parce que les principes et mesures employées le sont aussi sur des sites plus anciens, tel que les mégalithes.

LE POUCE ANGLAIS ?

Parmi, les autres pistes suggérées par Fehmi, il y a le pouce anglais, qui selon lui vaut 8 cm divisé par PI, soit 2,54647 cm. Or le pouce anglais vaut 2,54 cm, la précision de 99,75 % est bien trop faible pour être recevable en métrologie. Il faut une précision de l’ordre de 99,95% pour envisager qu’une telle hypothèse métrologique soit recevable.

Les mesures anglaises sont aussi très anciennes, et sont présentes dans les systèmes mégalithiques, mais aussi employées par les Égyptiens de manière tout à fait subtile.

Howard Crowhurst est le premier à ma connaissance a avoir apporté un élément clef dans sa conférence, De Carnac en Bretagne à Karnak en Égypte. Voir la diapo ci dessous qui montre comment l’orientation de la chaussée processionnaires sur 1000 coudées délivre une figure géométrique modulaire de 20000 pouces sur le coté Ouest/Est.

La précision de cette relation géométrique est de 99,99%, cela est beaucoup plus précis que la proposition de Fehmi, et cela est appuyée par l’existence de cette géométrie sur le plateau de Gizeh. Cette géométrie présente aussi des relation astronomiques, c’est ce que l’on appel l’Astro-géométrie, une science ancienne redécouverte par Howard Crowhurst.

La coudée de Tiwanaku 44,72 cm et non 44,88

Une autre erreur consiste en une mauvaise interprétation de données que j’ai publiées à propos d’une mesure employée en Amérique du Sud. Il s’agit d’une mesure très redondantes, et notamment à Tiwanaku. Il s’agit d’une coudée de 44,72 cm ± 0,04. Celle ci est observable sur de nombreux site allant de l’Amérique Centrale à l’Amérique du Sud. Cette coudée de Tiwanaku est divisé en 7 parties de 6,388 cm. Toutes les enceintes de Tiwanaku sont conçues avec cette mesure de 44,72 cm.

Fehmi l’a reliée à la coudée royale comme étant 6/7 de celle ci, soit 44,88 cm et non 44,8 comme indiqué dans le film. Si la coudée royale Égyptienne existe aussi en Amérique, la mesure de 44,72 cm est une autre mesure modulaire dont je peux affirmer qu’elle existe dans l’architecture, et ou je peux affirmer qu’il ne s’agit pas d’une mesure approximative de 6/7ème de coudée royale. Je vous suggère cet article de synthèse d’une série de publications que j’ai faite sur le sujet.

Mystérieuse coudée de Tiwanaku. Quelle furent les unités de mesures des civilisations d’Amérique du Sud ?

Pour compléter, voici une vidéo que j’ai faite, qui est plus pointue et qui traite des dimensions de niches du Coricancha.

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L’astronomie :

La aussi il y a des erreurs. La plus importante est celle qui remet en cause la relation entre la constellation d’Orion, et notamment les 3 étoiles du baudrier d’Orion et la disposition des 3 pyramides.

Fehmi tente de positionner la constellation par superposition sur les 3 pyramides. Mais il fait une petite erreur, il superpose les étoiles telles que nous les voyons dans le ciel depuis le sol (image ci dessous), alors qu’en réalité il faut superposer l’image inversée de celle ci, comme un miroir, (image suivante).

Finalement cela fonctionne plutôt bien.

Ce point fut longtemps contesté par les Égyptologues, mais récemment une étude statistique à démontré qu’il est peu probable que les positions relatives de ces trois étoiles, ainsi que leurs luminosités apparentes puissent par hasard coïncider avec les positions relatives des pyramides et leur taille respective.

 

Une autre erreur que j’ai pu constater, c’est lorsque Fehmi propose que le levé nocturne de l’étoile Alnilam permet l’orientation de la chaussée processionnaire de Khéphren. Cela n’est pas exact non plus, car l’azimut en question est de l’ordre de 108° contre 104° pour l’orientation de la chaussée processionnaire de la pyramide de Khéphren. (voir ligne Az/haut sur l’image ci dessous).

 

Sur le fond et la forme :

Beaucoup de choses présentés dans le film sont déjà connues en tant que faits ou en tant qu’hypothèses. Mais Fehmi à voulu placer la barre très haut et propose tout simplement de résoudre tous les mystères liés à la construction de la pyramide, mais aussi d’expliquer la présence de l’unité métrique en Egypte et ailleurs dans le monde. Mais sur le fond, je ne suis pas convaincu par ses explications quant à la construction de la pyramide ou de l’origine de la mesure métrique.

Même s’il y a des faits et des idées intéressantes dans le film le niveau de certitude affiché me semble bien haut par rapport aux éléments de preuves apportés.

Sur la forme, affirmer avoir LA SOLUTION et que tous le monde se trompe, c’est un peu glissant….

A mon sens, l’erreur de Fehmi c’est d’avoir voulu travailler seul, sans croiser ses réflexions avec d’autres chercheurs. Il avait refusé de me dire quoi que se soit à propos de son film tant que celui ci ne serait pas terminé. Ce faisant, on risque de faire des erreurs, comme tous le monde, surtout en s’attaquant à un tel sujet. Pour limiter les erreurs, ou les mauvaises interprétations, l’échange en « cerveaux collectifs » de passionnés, qui ne sont pas accrochés mordicus à leurs idées est une très bonne solution.

On jugera de la qualité de son travail dans quelques années en observant ce qu’il sera capable d’améliorer. J’avais beaucoup apprécié la façon dont Patrice Pooyard avait pu remettre en cause son premier film et repartir sur un autre film bien plus pointue, plus factuel en limitant les interprétations sans éléments de preuves suffisant. La capacité à faire évoluer ses réflexions est un curseur pour juger de la qualité d’un chercheur.

Beaucoup d’idées que je m’étais faites  entre 2012 et 2015 ont complétement changés en l’espace de quelques années. J’ai d’ailleurs supprimés des articles du blog que je trouve désormais trop mauvais pour y rester. D’ailleurs j’ai encore une bonne douzaine d’article à supprimer tant je les trouve mauvais désormais…

Je ne vais pas m’attarder plus sur d’autres hypothèses comme pour fondre la pierre ou d’autres idées émises dans ce film car cela m’importe peu de savoir comment ils ont fait… je m’intéresse beaucoup plus à ce qu’ils ont fait et pourquoi, que le comment. Même si j’ai noté aussi quelques failles dans le raisonnement quant à la construction…

Pour finir, je dirais ceci, accordons à Fehmi, le droit d’exprimer ses idées, le droit de faire des erreurs, et saluons le courage de ses idées engagées, et souhaitons lui, de faire vivre ses réflexions comme une matière vivante… Internet est un grand bazars qui nécessite une véritable gymnastique intellectuelle… mais aussi émotionnelle, car certains faits exposés font perdre tout bon sens.

 

Réflexion bonus.

L’énergie nécessaire pour la construction en béton agglomérée ?

Concernant la construction de la pyramide avec du béton… je prendrais un moment pour expliquer que si cela rend le transport moins difficile d’un point de vue technique, cela le rend aussi beaucoup plus couteux en débauche d’énergie, et cela rallonge considérablement la durée du chantier… considérablement….

Transformer une falaise de rocher en bloc de 1 m cube vous coutera moins d’effort que de la transformer en gravas.

Transporter 6 millions de tonnes en bloc de 1 m cube vous coutera moins cher que de transporter 6 millions de tonnes en avec des seaux de 10 à 20 kilos de gravas. Sans compter que le béton nécessite 20% de masse supplémentaire en eau…

 

Fondre du granit avec une lentille solaire ?

Oui, en théorie cela est possible, mais pour fondre 1 tonne de granit avec une lentille de 5 m de diamètre en plein été, pendant les quelques heures ou le soleil est au plus haut nécessite un temps de chauffe de 70 heures…. alors que le soleil ne brille que pendant 4 ou 5 heures avec une puissance suffisante.

  • Puissance solaire par mètre carré : 340 watt en moyenne en Égypte, pic à 800-900 watt en été à midi.
  • Puissance d’une lentille de 5 m de diamètre : 6,5 kw en moyenne en Égypte avec un pic à 17 kw en été à midi.
  • Température de fusion du granit : 970°.
  • Énergie pour faire monter 1 tonne de granit à  970° sans dissipation de chaleur : 1/3600  x Masse (kg) x 4,18 KJ x Delta température (°) = 1/3600 * 1000 x 4,18 x 950 = 1103 kwh.
  • Temps nécessaire : E / P = 1103 / 17 = 65 heures pour fondre une tonne de granit avec une puissance de 17 kw/h…

En réalité une telle lentille ne peut fondre tout au plus 80 kilos de granit par jour…. et encore je ne tiens pas compte de la dissipation de chaleur d’un tel procédé à l’air libre, ainsi que de l’énergie réfléchie par la lentille et celle absorbée par cette dernière.

Pour fabriquer une poutre de 70 tonnes comme celle que l’on trouve dans le chambre haute, il faudrait que 1000 lentilles solaires fonctionnent en même temps… et que l’on rassemble la roche magmatique en même temps avant qu’elle ne refroidissent pour la mettre dans un moule… En pratique, cela est intenable… tout autant que la vision classique des Égyptologues concernant le transport de la masse de la pyramide.

 

20 mars 2013

Code atbash, Baphomet

Code atbash

http://fr.wikipedia.org/wiki/Atbash

Baphomet

http://www.lezardes-et-murmures.com/article-29803892.html

Le frère occitan Gaucerand de Montpezat du Quercy, ancêtre de l'actuel prince consort du Danemark, fut le seul au cours de son procès à avouer avoir adoré  une "image bafométique". En langue d'Oc Bafomet est une déformation de Mahomet tel qu'il apparait dans un poème de 1265 : Ira et Dolor, E Bafomet obra de son goder"Et Mahomet fait briller sa puissance".
    Le témoignage du frère Gaucerand  fut ainsi à l'origine d'un malentendu qui permit à ses accusateurs d'y voir une "preuve", de l'adoption par le Temple de rites musulmans. Hugh Schonfield quant à lui pensait que Baphomet était un mot codé qui une fois décrypté à l'aide du code Atbash (système de cryptage très ancien) se lisait «sophia», qui signifie sagesse en grec. Selon M. Schonfield, en vénérant Baphomet, les Templiers auraient voué en vérité un culte au principe de sagesse voire à la gnose.

Baphomet et code atbash

http://translate.google.fr/translate?hl=fr&sl=en&u=http://www.templarhistory.com/atbash.html&ei=1pCSS8rRNMfKjAexw8iBCw&sa=X&oi=translate&ct=result&resnum=1&ved=0CAgQ7gEwAA&prev=/search%3Fq%3Dbaphomet%2Bet%2Bcode%2Batbash%26hl%3Dfr%26client%3Dfirefox-a%26hs%3DLNy%26rls%3Dorg.mozilla:fr:official

  Si l'on écrit le Baphomet mot en hébreu et souvenez-vous des lettres hébraïques se lisent de droite à gauche, le résultat est comme indiqué ci-dessous:

Appliquant le chiffre Atbash, Schonfield révélé ce qui suit:

Bien que rédigé en hébreu se lit comme le mot grec Sophia qui se traduit par «sagesse» en anglais. Cependant, il ya une autre connotation du terme, pour Sophia était la déesse et est considéré comme l'épouse de Dieu.

Il a été jugé par beaucoup que les Templiers étaient des disciples de la déesse ou à tout le moins dans le rétablissement de l'aspect féminin de la divinité qui avait été excisé par l'église. Il ne faut pas oublier que leur patron, saint Bernard de Clairvaux avait une obsession absolue avec Marie et était responsable de son être nommé à la reine du ciel et de la Mère de Dieu.

http://translate.google.fr/translate?hl=fr&sl=en&u=http://www.templarhistory.com/atbash.html&ei=1pCSS8rRNMfKjAexw8iBCw&sa=X&oi=translate&ct=result&resnum=1&ved=0CAgQ7gEwAA&prev=/search%3Fq%3Dbaphomet%2Bet%2Bcode%2Batbash%26hl%3Dfr%26client%3Dfirefox-a%26hs%3DLNy%26rls%3Dorg.mozilla:fr:official

«Baphomet» est dérivé d'un mot arabe _abufihamet_, qui signifie «Père de la compréhension», plutôt que d'un vieux nom français pour le fondateur de l'islam. Since that book, although a "good read", is not one scholars take seriously due to its highly speculative theses, I decided to check their source for this, Idries Shah's _The Sufis_, which contains additional relevant information discussed below. Depuis ce livre, même si une lecture «bonne», n'est pas l'un des chercheurs prennent au sérieux en raison de ses thèses hautement spéculative, j'ai décidé de vérifier leur source pour cela, Idries Shah _Le Sufis_, qui contient des informations pertinentes supplémentaires examinées ci-dessous.

29 octobre 2022

Les Mystères d'Osiris, conférence Didier Carrié, 2022

https://www.youtube.com/watch?v=vEaC09qxM-U

Les mystères d’Osiris

Didier Carrié, philosophe, Nouvelle Acropole 2022 (son Maître est Fernand Schwarz, a étudié la philosophie et l'histoire de l'art. Il est anthropologue et philosophe, auteur )

Notes

Osiris (nom donné par les grecs), son nom = « le trône de l’œil » : siège d’un pouvoir discernant. + possibilité de régénération/résurrection

Au-dessus : arbre (sycomore ou acacia selon les versions) représente la fécondité d’Osiris (qui est souterrain, il nourrit les racines de l’arbre) (évoque l'osiris végétant?)

Osiris

 

 

2 formes de religion en égypte avec 2 Paradis :

Une populaire solaire (jardin paradisiaque) et en parallèle une dans les lieux « cryptés » des temples de nature stellaire (après la mort : accès au ciel profond et sa mythologie où l’initié devient un pilier du ciel, il participe avec les dieux aux structures de l’univers et son équilibre).

Donc deux niveaux du CIEL : niveau solaire, niveau qui est derrière le soleil (étoiles et planètes)

Osiris est en lien avec toutes les transformations, il arbitre la destinée vers l’autre monde.

Il n'y a pas de mot « mort » en Egypte = passer à son ka (lié à l’énergie, l’invisible)

Entre le « noun » = réservoir de potentialités et le manifesté, la CREATION toujours en évolution, il existe un Monde intermédiaire qui a la forme d’un ŒIL, là où résident les dieux.

Capture d’écran 2022-10-29 à 06

De même dans le Temple 1° espace limité par 2 piliers, Cour carrée, ouvert à la lumière, accessible à tous

2° espace la salle hypostyle avec des piliers nombreux soutenant un toit ajouré (jeux de lumière selon l'heure, la saison): lieu intermédiaire, de passage en lien avec le Monde intermédiaire.

3° espace entouré d’un couloir, lieu sombre « cloîtré », accessible au seul pharaon et quelques prêtres, ce lieu est en lien avec la partie centrale du Monde intermédiaire (la pupille et l’iris de l’œil). Il sont donc dans le monde manifesté mais en même temps dans la « douat », c'est-à-dire le monde Invisible.

Le Monde intermédiaire est le lieu des Mystères

Attributs royaux: crochet : dimension pastorale, crochet baton pour rassembler le troupeau (le bout recourbé permet d'attraper la patte)

Fléau : dimension agricole : pour séparer le grain de la paille. D Carrié dit : "séparer le bon grain de l'ivraie".

Ce sont les Emblèmes du pouvoir royal= le rôle de Pharaon est de pourvoir à l’équilibre vital du peuple (silos, stockage, organisation…)

Attributs croisés au niveau du cœur : symboliquement c'est unir les contradictions (séparer, rassembler)= harmonie des oppositions. Tout est harmonisable. Celui qui harmonise ses propres conflits, sa nature intérieure et matérielle parvient à accepter les contradictions de l’Existence. C’est naturel de vivre conflits, épreuves...

Culte populaire : fin du mois où le Nil se retire : env 25 octobre fête d’Osiris

3 saisons: 1 consacrée à Osiris, une à Isis, une à Horus (inondation, germination, récolte)

Osiris : pouvoir de régénération, transmutation

Donc au niveau spirituel, il représente l’évolution de l’âme, le pouvoir interieur de l’homme de passer dans le plan invisible.

C’est pour ceux qui « seront justifiés de leur vivant », ce que permet l'accès aux Mystères d’Osiris

Tombeau d'Osiris

A Abydos, derrière le cénotaphe de Séthi I, il y a une Tombe dans une crypte très ancienne, il n'y a jamais eu de momie dedans, elle est immergeable. C'est un lieu d'initiation : l'initié dans ce tombeau est enfermé, noyé, ressortant vivant il est transformé !

Il s'agit de survivre à une noyade rituelle. Selon le mythe, Osiris est le 1° à vivre la noyade rituelle.

Le postulant subit des épreuves, reçoit des enseignements avant d’être admis en tant qu'initié dans la partie fermée, le naos où la statue du dieu se trouve (sort annuellement lors de grande fête osirienne)

Compris à un 2° niveau, Seth n'est plus l'ennemi, mais l'initiateur. Il permet de vivre le passage, l’initiation. Il s'agit de vivre quelque chose d'apparemment contradictoire.

Pour l'évolution spirituelle il y a plusieurs nécessités :

1° se libérer des contraintes de la vie habituelle (mourir à soi-même, au matérialisme…)

2° le Cœur= conscience doit être plus léger que la plume de l’âme, donc pas chargé de pensées lourdes. S’il est justifié, le mort rentre dans l’amenti, sommet de la Douat, monde invisible.

S’il le fait vivant, il a accès au monde invisible. Justifié, il est « juste de voix »= dit la vérité

Le cœur est un contenant : forme de vase, siège de la conscience, de l’imagination et de la mémoire. Ce qui passe dans l’invisible c’est le contenu.

La pesée des âmes symbolise le Passage= capacité de voyager entre les deux plans, invisible et matériel.

Sinon, s’il n’est pas justifié à la mort, il est destiné à renaître

Chaque vivant passant dans l’autre dimension devient un Osiris

3° Stabilité: cf ci-dessous.

Momification : transformer en Osiris vivant sur l’autre plan. (note : momifier signifie "faire un corps de magie")

L’ensemble des lieux funéraires = moyens d’entretenir la présence du dieu Osiris qui permet d’alimenter la possibilité de passage entre les deux mondes.

La momie : transforme en « monopode » : un seul pied = fin de la dualité. Stabilité de celui qui reste debout qq soient les circonstances. Symbole = pilier djed (un pied, colonne vertébrale avec les 4 vertèbres cervicales)

Or c’est la 3° nécessité d’accès au monde invisible : la stabilité (pas besoin de la dualité, 2 pieds pour tenir en équilibre : tout est UN). Ce n’est pas la rigidité mais la souplesse, l’adaptabilité qui permet de garder l’équilibre. Le pilier Djed est parfois représenté courbé.

 

Rôle de pharaon, 1° des initiés et les prêtres cloîtrés: ils sont chargés d’entretenir cet intermonde, capable de véhiculer la lumière divine et d’entretenir le grand corps de l’Egypte assimilé à Osiris. Personnes stables non dépendantes des circonstances extérieures. Et ça dure pendant environ 5000 ans malgré toutes les péripéties! 

Osiris : nom Ounefer = toujours régénéré. C’est donc le dieu du perpétuellement régénérable. Ce qui est la clé des Mystères d’Osiris. Le contact avec l’invisible régénère…

La clé= être en équilibre= prêt à assumer toutes les contradictions de l’existence à la fois enraciné dans la vie terrestre, mais régénéré par la vie dans les étoiles (monde invisible).

Education dans la Maison de vie pour devenir scribes, administrateurs, prêtres… Importance des compétences intérieures. Importance de la « magie » : capacité d’être en lien avec le monde invisible.

Temple 

Salle hypostyle = intermonde, lieu de passage, un peu comme le damier de certaines cathédrales. Eclairage différent selon heure du jour et moment de l’année= enseignement à la vie intérieure. Apparente succession des hiéroglyphes et images incohérentes. Mais constat de taches de lumière éclairant des zones : façon de lire ces inscriptions. Cet espace est un lieu d’apprentissage, de méditation : là le temps permet d’entrer grâce à la lumière dans certains enseignements. Donc grandit en l’individu grâce à la lumière et au temps qui en sont les 2 clés pour la capacité de transformation intérieure.

Le temple égyptien est symboliquement une obélisque couchée. Qui figure un point vers l’est (symboliquement c’est la statue du dieu dans le Naos). Au fur et à mesure qu’on avance, symboliquement le plafond s’abaisse, les murs se rapprochent, le sol monte, donc la matérialité diminue pour aller vers la spiritualité. Donc le parcours invite à quitter la dépendance, l’ATTACHEMENT matériel= clé des mystères d’Osiris, de l’initiation osirienne.

Retour de certains morts justifiés dans le monde des vivants: pour participer à l’équilibre du monde. La responsabilité de celui qui possède le pouvoir de passer entre les deux mondes est de participer au maintien des institutions terrestres capables de générer le passage. Il alimente de son énergie spirituelle ceux qui matériellement sur terre continue à les faire fonctionner.

Maintenir globalement les structures de l’univers y compris dans le plan matériel. Transformer la terre d’Egypte comme si c’était un morceau de ciel sur terre, ce qui n’est possible que si on entretient la présence divine.

La porte vers l’invisible s’ouvre de l’intérieur de l’homme, donc c'est indépendant des circonstances intérieures. Le parcours vers l’intérieur est connu quelles que soient les traditions anciennes (Inde, Mexique…).

Il faut : l’immobilité matérielle, le silence et assumer l’obscurité terrestre.

En Egypte on voit beaucoup de fausses portes car elles sont faites pour les corps subtils ! Porte très étroite, passage seulement si on change de dimension (de la 3D à la 2D) ! (Il existe des chambres murées avec des inscriptions sur les murs.)

 

28 juin 2020

Atlantide la cité perdue (James Cameron réalisateur), labyrinthe

Ce serait Tartessos au sud de l'Espagne, ce qu'indiquait d'ailleurs la carte de Ptolémée (copie byzantine)

Tartessos à l’emplacement du parc de Donana Espagne (lagune marécageuse, sableuse)

Tartessos-carte-copie-byzantine-Ptolémée

Au musée de Badajoz: pétroglyphe plan de la cité au 3 cercles concentriques traversés par un canal, seule entrée/sortie défendue par des soldats (peuple de guerriers et marins)

Badajoz2Badajoz1

 

Reconstitution 3D de la cité de Jaen (Espagne), 5000 ans, modèle selon la cité de l'Atlantide?

ReconstitutionJaen-Espagne

Motilla de Azuer Espagne, « labyrinthe » autour d’un puits

Motilla-Azuer

Comme Nurhague : Su Nuraxi Sardaigne Santa Vittoria + +

Açores au milieu de l'Atlantique, vestiges néolithiques : structures mégalithiques et pyramides

Menorah mémoire de symbole Atlantide (cercles concentriques coupés par un canal) coupé en 2 avec base : trident ?

31 octobre 2022

Constellations Egypte Sirius/Orion/Oie-benou/géant

https://eduscol.education.fr/odysseum/phenix-loiseau-couleur-du-temps

Le phénix gréco-romain a pour ancêtre le bénou, oiseau sacré du Soleil anciennement attesté en Égypte.

En Egypte… le démiurge est toujours le dieu soleil auto-engendré ; il fait du bénou la première créature aux origines du monde ; puis elle devient une forme du temps solaire, matinal et vespéral, diurne et nocturne, puisque l'astre vit, meurt et revit chaque jour. Passé de la nuit à la mort, le bénou assimilé à l'âme ba des dieux et des hommes est psychagogue des défunts. Au quotidien, il se manifeste dans le calendrier religieux et civil, aux anniversaires du dieu solaire et à la fête du Nouvel An, pour le jubilé royal, et au lever héliaque de l'étoile Sodpet qui signale la crue du Nil, l'événement annuel majeur du pays.

Atoum engendre deux générations de dieux constituant une ennéade [7], tandis que d'autres cosmogonies font naître le soleil et le monde d'un œuf ou d'un lotus, et que d'autres villes honorent une ogdoade et une oie. La bergeronnette originelle est remplacée par un héron cendré, migrateur habitant des marais…

Faucon et héron, complémentaires pour représenter levant et couchant, échangent souvent leurs places. 

Affaibli à son coucher, le dieu soleil, accompagné du bénou, exécute un parcours nocturne dans la Douat… revenant en douze heures à son point de départ en traversant le monde souterrain sur une barque ; il y subit la menace du serpent Apophis, incarnation des forces des ténèbres, tout en se régénérant. Le bénou âme d'Osiris a aussi une connexion avec la planète Vénus, l'étoile du berger qui, selon les saisons, paraît le soir ou le matin, appelée « celle qui fait traverser l'oiseau bénou » : « Je suis le bénou, l'âme de Rê, et le guide des dieux dans la Douat. J'entre en faucon, je ressors en bénou. Étoile du matin, fraye-moi le chemin »

Ce voyage est une sorte de mort, plus encore quand se développe le culte d'Ausaré-Osiris, nouvelle forme de Rê, assassiné par son frère Seth jaloux de lui, démembré en douze morceaux et et ressuscité par son épouse Isis, qui conçoit de lui Horus le jeune, montré en faucon ; Osiris devient le souverain de cet hadès, et le bénou peut tenir le rôle du ba du dieu, l'âme éternelle, figurée traditionnellement en oiseau à tête humaine [12] : « Je suis l'oiseau bénouba de Rê, / Qui guide les esprits dans le monde souterrain, / Celui qui a fait revenir Osiris sur terre » [13]. Le héron peut porter la couronne osirienne atef, mitre blanche à deux plumes d'autruche, ou se percher sur un saule près de la tombe du dieu [14]. Il veille le mort

Le Livre des Morts du Papyrus Ani, parmi d'autres, montre l'oiseau au Champ des souchets, paradis égyptien où la vie des défunts se déroule comme de leur vivant [18]. L'oiseau appartient donc à la temporalité sacrée, immuable et incommensurable [19], mais aussi au temps profane et mesurable des hommes 

 

http://secretebase.free.fr/complots/zodiac/antique/antique.htm

fin du rituel de OUNAS. Ils semblent raconter l'ascension du Roi à travers le passage Nord de sa pyramide, d'où son âme va atteindre les étoiles dans le ciel du Nord.

Cette partie de la voûte céleste a joué un rôle important dans la religion égyptienne, parce que les anciens avaient réalisé qu'en raison de la position de certaines de ses étoiles jamais en dessous de l'horizon, elle ne peuvent pas mourrir, d'où le nom de " Ikhemu-sek " (celles qui ne meurent pas).

Ce sont les étoiles circumpolaires, elles étaient un puissant symbole de l'immortalité. Après avoir dirigé leur regard vers cette partie du ciel, les Egyptiens semblent avoir utilisé ses constellations pour marquer des moments précis de l'année, qui coïncide avec les principaux festivals saisonniers. Dans le passage de sortie de la pyramide OUNAS, le roi semble être identifié avec trois des constellations du Nord.

Un Faucon du Nord

Sur une carte du désert occidental de l'ancienne Egypte, on peut voir clairement que le centre du ciel est représenté comme un trône gardé par des faucons. Des recherches montrent qu'au début des dynasties pharaoniques, le pharaon Narmer était représenté comme " le souverain du pôle "

….

Pendant tout le Moyen Âge la figure de ST-MICHEL est très populaire, il est plus souvent appelé « Saint-Michel-au-Péril-de-la-Mer » car il serait sauvé de la noyade, comme le HORUS antique puisque la barque solaire est aussi représentée dans les étoiles, elle est guidée par SELKIS avatar de MARIE-ISIS (Aset) et des autres figures. 

SELKIS et ses avatars (Freya chez les scandinaves, Isis / Aset chez les ptolémées, Athena chez les Grecs, etc.) celle qui redonne le soufle de vie et guide le peuple pour la liberté et la destruction de notre fausse MATRICE de l'âge des POISSONS.

L’oiseau égyptien

La constellation de l'OISEAU chez les anciens Egyptiens est mystérieuse, cela pourrait être le MILAN , le FAUCON ou la GRUE, etc. il y a beaucoup d'animaux dans les cultes Egyptiens. En Occident, la constellation du TRIANGLE (Triangulum Majus) avait le nom de DELTOTRON (Grec) ou DELTOTUM (Latin) et ressemblait à la lettre grecque majuscule DELTA, elle représente peut-être le DELTA du Nil, bien que pour d'autres auteurs l'embouchure du Nil était les POISSONS dépassant de l'écliptique.

La constellation TRIANGLE est parfaitement isocèle, son dessin dans le ciel est située exactement à l'endroit où il y avait le bec de l'OISEAU des Egyptiens, le corps et les ailes de l'animal se trouvant dans la constellation de PERSEE tenant la GORGONE de notre atlas moderne. La forme de cet OISEAU enlevé du ciel ressemble étrangement au symbole de la CROIX ÂNKH.

L’OISEAU est messager, il abrite souvent l’âme d’un roi mort. Dans la mythologie égyptienne, l'OIE ou la GRUE est le BENOU, il représente l'âme de R qui le précède dans la barque solaire

L'OIE du Nil est aussi le symbole du " Fils de Dieu, lorsque les Pharaons furent identifiés au soleil, leur âme fut représentée sous la forme d'une OIE, car le " soleil sort de l'oeuf primordial ".On en trouve une au-dessus de l'oeuf cosmique sur le Zodiaque de Denderah. L'avènement d'un nouveau roi était signalé par un lâcher de quatre oies sauvages aux quatre coins de l'horizon. Les OIES sauvages étaient considérées comme des messagères entre le ciel et la terre.

En Héraldique les CYGNES (quelquefois appelée Anser) et les OIES sont des avatars des GRUES, elles deviennent aussi des CIGOGNES ou des CORMORANS. Chez les peuple du Nord, le " pied de grue " est la RUNE de la protection ALGIZ , elle représente " l’esprit ramifié de Cernunos " ou un " élan " (Eolh), la tête en bas c'est aussi la rune " If " en vieux norrois, cette rune ressemble beaucoup à la forme de la constellation de l'oiseau Egyptien que l'on a enlevé du ciel.

L’OIE est un animal sacré, sinon l’animal le plus sacré, pour de très anciens peuples. Elle signifie vigilance, prospérité matérielle, mais aussi pureté. L’OIE est l’amie d’Aphrodite, blanche comme la Voie Lactée, elle conduit également à la mort et, par le fait, à la résurrection. Chez les Grecs et les Hindous l'oeuf cosmique est l’œuf de LEDA (une Oie) et de ZEUS (le Cygne) qui sont deux pôles comme le yin et le yang. C’est le Brahmanda couvé par le Hamsa, le BRAHMA (Abraham) qui recherche le sommet de l’Arbre du Monde, le nouvel axe du pôle après le Grand Cataclysme (la reforge du ciel) de l'âge des POISSONS.

Comme il n'y a pas de hasard, la GRUE (et ses avatars) est un symbole solaire tenant vigilance, elle tient une " Pierre d’Argent ", cette pierre prend le nom de " vigilance " tardivement. Elle incarne ainsi le triomphe de la lumière (la connaissance) sur les ténèbres et l’ignorance profane. La GRUE ou l'OIE se trouve parfois supportée sur les blasons par un AIGLE à deux têtes.

La véritable histoire se déroule donc sur une barque dans le ciel avec ORION et la constellation de la VIERGE c'est à dire SELKIS la NEPE (ou scorpion d'eau) qui deviendra plus tard la gardienne des 4 directions et SCORPION (plus tard assimilé à SETH) protecteur de la NECROPOLE. Tout n'est donc pas faux, mais cette histroire est cachée au monde depuis la nuit des temps et était mal comprise par l'élite égyptienne qui croyait en une réincarnation du Pharaon.

Voir carte Sah(orion)-Oie (persée-triangle)-Nekht(seth)

Sah(orion)-Oie (persée-triangle)-Nekht(seth)

Le géant NEKHT serait assimilé à SETH, alors il serait la première représentation du mal, et comme cette histoire semble se dérouler sur l'eau cela pourrait être TYPHON (Seth) c'est à dire un ouragan ou un cyclone qui vient faire chavirer l'embarcation.

Dieu de la mémoire et guide de la main des scribes, GEB était honoré à Héliopolis, et son animal sacré était l'oie, qui formait d'ailleurs un des hiéroglyphes de son nom.

Cygne-renard-oie-Miroir-dUranie-astronomieJosaphat-Aspin

 

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13 octobre 2022

Serpent cosmique Jérémy Narby

https://www.archipress.org/?page_id=362

Serpent cosmique

GRANDE ENQUÊTE

Sur la piste du serpent

par Jeremy Narby

Se pourrait-il que les chamanes d’Amazonie dans leurs hallucinations « voient » la double hélice (le double serpent) de l’ADN, cette molécule commune à tous les êtres vivants, et accèdent ainsi aux secrets les plus intimes de la Nature?

Jeremy Narby, docteur en anthropologie de l’Université de Stanford (États-Unis), qui vit en Suisse, a séjourné chez les Indiens Ashaninca d’Amazonie péruvienne de 1984 à 1986. Il a écrit Le serpent cosmique, l’ADN et les origines du savoir (Genève, Georg, 1995), Amazonie: l’espoir est indien (Paris, Favre, 1990) et, avec John Beauclerk et Janet Townsend, Indigenous peoples: a fielguide for development (Oxford, OXFAM, 1988). Il est actuellement responsable de projets amazoniens pour l’organisation d’entraide Nouvelle Planète, basée à 1042 Assens, en Suisse.

 Le motocarro , une espèce de pousse-pousse motorisé, file dans les rues d’Iquitos: l’air me rafraîchit le visage. Mais à chaque feu rouge, la chaleur me rattrape, et le tourbillon des autres motocarros m’assourdit.

J’ai promis à des indigènes de l’Amazonie péruvienne, Aguaruna, Shipibo, Bora, une dizaine de peuples en tout, qui suivent à Iquitos une formation destinée à leur permettre d’enseigner à la fois leur propre culture et le savoir occidental, d’aller leur parler.

Un an plus tôt, en juillet 1995, j’avais en effet évoqué devant eux une hypothèse surprenante. Je leur avais dit qu’à mon sens il existe une relation entre les serpents entrelacés que perçoivent les chamanes amazoniens dans leurs visions, et la double hélice de l’ADN aujourd’hui familière aux biologistes moléculaires.

Ils aimeraient savoir où en sont mes recherches.

Mais que puis-je leur dire?

Tandis que le motocarro fend l’air nocturne, je regarde Iquitos défiler dans le flou brûlant, avec ses vendeurs de rue, ses restaurants chinois, ses vapeurs de gas-oil.

Je me dis que le mieux est, après tout, de leur raconter l’histoire en entier, depuis le début.

Les choses avaient commencé onze ans plus tôt. Je venais d’arriver à Quirishari, dans la vallée du Pichis, en Amazonie péruvienne, dans l’intention d’étudier la manière dont les Indiens Ashaninca utilisent leurs ressources naturelles, une recherche de terrain qui devait durer deux ans et me conduire à un doctorat en anthropologie de l’Université de Stanford.

Pour me familiariser avec la vie des habitants du village, je me mis à les accompagner dans leurs activités, en forêt notamment. Au cours de ces balades sylvestres, je leur posais souvent des questions sur les plantes que nous rencontrions. Je me rendis compte très tôt qu’ils maîtrisaient un savoir botanique littéralement encyclopédique. Ils savaient tout des plantes qui accélèrent la cicatrisation, guérissent de la diarrhée, soignent le mal de dos, neutralisent le venin de tel ou tel serpent. Chaque fois que l’occasion s’en présentait, j’essayais moi-même ces remèdes, vérifiant empiriquement que ce que mes consultants indigènes disaient était exact. Inévitablement, j’en vins à leur demander comment ils avaient appris ce qu’ils savaient.

Ils me répondirent, d’une manière qui me parut fort énigmatique, que leur savoir leur venait des plantes elles-mêmes, que les chamanes, après avoir bu une mixture hallucinogène, parlaient, au sein de leurs visions, avec les essences animées ou esprits des plantes, qui sont les mêmes pour tous les êtres vivants, et en obtenaient de l’information.

Ils ajoutaient que la nature est intelligente et parle un langage visuel, non seulement au travers d’hallucinations et de rêves, mais aussi de signes concrets quotidiens. C’est ainsi, par exemple, disaient-ils, que la plante qui à la base de ses feuilles possède deux crochets blancs similaires à ceux du serpent « fer-de-lance », guérit de la morsure de ce dernier. « Regarde la forme, me disaient-ils. C’est le signe que la nature nous donne ». Comme si une même intelligence animait le buisson et le reptile.

Il va sans dire que je me refusais à prendre leurs déclarations au pied de la lettre. J’avais une formation universitaire et m’estimais capable de distinguer ce qui est réel de ce qui ne l’est pas. Ces Indiens des forêts pouvaient me dire tout ce qu’ils voulaient, ils ne réussiraient pas à me convaincre qu’ils avaient appris la botanique en dialoguant, au cours de leurs hallucinations, avec je ne sais quelle intelligence cachée dans la nature. D’ailleurs, il ne pouvait y avoir aucune information vérifiable dans les hallucinations: après tout, confondre hallucinations et réalité s’appelle psychose…

En outre, mes recherches de doctorat sur l’utilisation que les Ashaninca font de leurs ressources naturelles n’étaient pas neutres. A cette époque en effet, c’était au début des années 1980, de grands organismes internationaux comme la Banque Mondiale rêvaient de « développer » l’Amazonie péruvienne à coups de centaines de millions de dollars. A cette fin, ils tentaient d’obtenir que les territoires des collectivités indigènes de la région soient juridiquement attribués à des colons individuels, venant de la partie non-amazonienne du pays, animés d’une mentalité de « marché », dans l’espoir qu’ils se mettraient alors à , »développer la jungle », c’est-à-dire à la déboiser pour la transformer en pâturages pour le bétail. Une expropriation justifiée, affirmaient-ils, puisque les Indiens sont incapables d’utiliser rationnellement leurs ressources naturelles. Je voulais, à travers mes recherches, démontrer le contraire et avais donc le sentiment qu’en mettant en exergue l’origine prétendument hallucinatoire du savoir écologique des Ashaninca, j’affaiblirais mon argument.

Un soir, pourtant, après quatre mois de terrain, alors que je discutais avec quelques Indiens devant le maison en buvant de la bière de manioc, que je faisais l’éloge de leur savoir botanique et leur posais une fois de plus la question: « Mais comment avez-vous appris tout cela? », Ruperto me répondit: « Vous savez, frère Jeremy, si vous voulez vraiment le comprendre, vous devez boire de l’ayahuasca » -une mixture hallucinogène, qu’il compara à une « télévision de la forêt », ajoutant: « Si vous voulez, je peux vous montrer ça, à l’occasion ». La curiosité me poussa à accepter, d’autant plus volontiers d’ailleurs que Ruperto avait suivi une formation complète d’ayahuasquero et semblait connaître son sujet.

Une nuit, plusieurs semaines plus tard, nous nous sommes donc retrouvés pour boire à quelques-uns de l’ayahuasca, assis sur la plate-forme d’une maison tranquille. L’expérience qui s’en suivit ébranla ma vision de la réalité.
Pablo Amaringo
Peinture de Pablo Amaringo

J’avalai le liquide amer, et presque aussitôt fus pris de nausées. Ruperto se mit alors à chanter des mélodies d’une beauté saisissante. Des images commencèrent à inonder ma tête. Je me retrouvai entouré de serpents énormes, aux couleurs vives et fluorescentes. J’étais terrifié. Les serpents, qui paraissaient plus vrais que nature, m’expliquèrent sans mots que je n’étais qu’un être humain. Je me rendis compte qu’ils disaient profondément vrai, et que ma compréhension habituelle et rationnelle de la réalité avait des limites -à preuve l’incapacité dans laquelle je me trouvais de saisir ce que mes yeux étaient en train de voir. Je m’étais toujours considéré capable de tout comprendre, mais, là, tout à coup, l’arrogance de cette prétention me submergea. Puis je me mis à vomir des couleurs et quittai mon corps pour voler au-dessus de la Terre. Je vis également des images défiler à une vitesse ahurissante, par exemple les nervures d’une main humaine alternant avec les nervures d’une feuille végétale. Les visions défilaient sans relâche, je ne pouvais les retenir toutes. Peu après minuit, elles s’estompèrent, et je m’endormis.

Le lendemain, j’eus, pour la première fois de ma vie, le sentiment d’appartenir intégralement à la nature. J’allai me promener au bord de la rivière. La végétation scintillait au soleil. Je regardai les veines de ma main et vis qu’elles étaient aussi belles que celles d’une feuille.

L’expérience était troublante, parce qu’elle confirmait les dires des Ashaninca, à savoir qu’il est possible d’apprendre des choses dans la sphère hallucinatoire des ayahuasqueros. Et puis, qui étaient ces serpents qui semblaient si bien connaître les humains?

J’étais jeune alors et craignis que mes collègues ne me prennent point au sérieux. Je renonçai donc à creuser la question et évitai soigneusement de la mentionner dans mes recherches . Fin 1986, je regagnai la Suisse pour rédiger ma thèse; deux ans plus tard, j’obtenais le titre de docteur en anthropologie.

En 1989, je commençai à travailler pour Nouvelle Planète, une organisation non-gouvernementale qui s’efforce d’aider les populations locales sur le terrain. Je me mis à sillonner le bassin amazonien afin d’enregistrer les projets d’organisations indigènes anxieuses de démarquer et de titulariser leurs territoires, et à parcourir l’Europe afin de récolter des fonds pour les y aider. Ce travail m’occupa à plein pendant quatre années. J’étais heureux que ma formation d’anthropologue puisse être utile à ceux qui m’avaient servi de sujets d’étude. Je donnais des conférences pour expliquer qu’il est écologiquement sensé de démarquer les territoires des peuples indigènes de la forêt amazonienne, et que leurs techniques agricoles, fondées sur la polyculture et le déboisement de petites surfaces, sont parfaitement rationnelles.

Mais plus je discourais, et plus j’étais conscient de taire certaines choses, en particulier que les Indiens affirment tenir leur savoir botanique d’hallucinations provoquées par l’ingestion d’une décoction de plantes.

En juin 1992, j’assistai au Sommet de la Terre de Rio. Les gouvernements participant à cette méga-conférence sur le développement et l’environnement manifestèrent formellement leur intention de prendre en considération les peuples indigènes et leurs connaissances spécifiques. Subitement, tout le monde s’était en effet mis à parler du savoir écologique des peuples indigènes -sans que personne d’ailleurs ne mentionne jamais l’origine éventuellement hallucinatoire de ce savoir. Je me sentis donc le devoir de reprendre cette question qui, me dis-je, ne manquerait pas de surgir si, un jour, le dialogue avec les peuples indigènes se nouait vraiment. Et puis j’avais, je l’avoue, une autre motivation, personnelle: je voulais éclaircir la question de l’identité des serpents aperçus dans mes hallucinations, à Quirishari, sept ans plus tôt.

Je me lançai sur la piste du serpent de manière tout à fait délibérée cette fois-ci.

Douze mois après la conférence de Rio, je décidai même de mener une enquête suffisamment approfondie sur l’énigme du savoir hallucinatoire amazonien pour en tirer la matière d’un livre, que j’intitulai provisoirement Hallucinations écologiques. Le directeur de l’organisation qui m’emploie me donna son accord, ajoutant même: « Prends ton temps. » J’étais prêt à entamer mes recherches.

Mais par où devais-je commencer?

Ma réaction instinctive eût été de retourner en Amazonie péruvienne pour y vivre quelque temps encore avec des ayahuasqueros . Mais ma vie avait changé. Je n’étais plus un jeune anthropologue sans attache, mais un père de famille avec deux enfants en bas âge. Mon enquête allait donc devoir se centrer autour de mon bureau villageois en Suisse et de la bibliothèque universitaire la plus proche.

Je commençai par me plonger dans la littérature anthropologique sur le chamanisme. Je lus pendant des mois et pris des centaines de pages de notes catégorisées. Ce travail me fit apparaître qu’à travers l’immensité de l’Amazonie occidentale, des dizaines de peuples indigènes utilisent l’ayahuasca et affirment qu’il est la source de leur savoir botanique. Les anthropologues ont souvent signalé leurs propos, mais n’y ont jamais vu cependant que des métaphores, tant ils étaient convaincus que les Indiens ne pouvaient avoir acquis leur savoir botanique que par expérimentation aléatoire.

Or, il suffit de considérer les recettes de certaines mixtures indigènes, le curare par exemple, pour se rendre compte que pareille explication est insuffisante. On sait que ce poison, d’origine amazonienne, a révolutionné la médecine moderne, du jour où, dans les années 1940, les scientifiques ont découvert qu’il paralyse tous les muscles, y compris ceux de la respiration, et facilite donc grandement la chirurgie des organes vitaux. Il existe dans le bassin amazonien quarante sortes de curare, élaborés à partir de quelque soixante-dix espèces végétales différentes. Pour fabriquer le curare qu’utilise la médecine moderne, il faut combiner plusieurs plantes et les cuire dans de l’eau pendant soixante-douze heures, en évitant de respirer les vapeurs parfumées mais mortelles qu’elles dégagent. Le produit de cette cuisson est une pâte concentrée, active seulement par voie sous-cutanée: si on l’avale ou si on l’étale sur la peau, ses effets sont anodins. Il est difficile de comprendre comment quelqu’un aurait pu tomber sur une recette aussi compliquée en expérimentant au hasard -surtout si l’on considère qu’il existe dans la forêt amazonienne 80 000 espèces de plantes au moins.

Après avoir examiné de façon relativement détaillée les données ethnographiques, botaniques et neurologiques, j’en vins à considérer la possibilité que les chamanes amazoniens accèdent réellement à de l’information dans leurs hallucinations. S’il en était ainsi, me dis-je, l’énigme du savoir hallucinatoire se réduit à une seule question: l’information qu’ils acquièrent vient-elle de l’intérieur du cerveau (comme la science le dit des hallucinations) ou vient-elle du monde extérieur, du monde des plantes (comme ils le disent eux-mêmes)?

De l’intérieur ou de l’extérieur? Telle était la question.

Le premier jour de printemps où il fit soleil, je pris congé et partis me promener dans une réserve naturelle. En marchant, je réfléchissais à cette question devenue obsessionnelle: de l’intérieur ou de l’extérieur? Tout à coup, il me vint à l’esprit que les deux possibilités étaient peut-être vraies en même temps; que l’information pouvait venir à la fois de l’intérieur de la tête et du monde extérieur des plantes. Je ne voyais pas encore ce que cette idée pouvait bien signifier, mais elle me plaisait, car elle conciliait deux points de vue apparemment divergents.

Le lendemain, de retour dans mon bureau, je me mis à parcourir mes notes de lecture. Je venais de lire sans discontinuer pendant six mois, et il ne me restait plus qu’à classer mes notes pour pouvoir commencer à écrire mon livre. Avant de m’atteler à ce travail systématique, je décidai cependant de consacrer une journée entière à feuilleter librement les piles de papier que j’avais amassées au cours de l’automne et de l’hiver.

J’examinai mes notes sur les expériences personnelles que certains anthropologues ont faites avec de l’ayahuasca, et relus pour le plaisir le texte complet du premier compte-rendu du genre, celui de Michael Harner.

Harner raconte l’expérience qu’il a vécue en 1961 chez les Indiens Conibo de l’Amazonie péruvienne. Lorsqu’il eut ingéré de l’ayahuasca, des créatures reptiliennes géantes surgirent dans son cerveau et lui montrèrent comment elles avaient créé la vie sur Terre, insistant qu’une telle information était réservée aux mourants et aux morts. Harner vit alors des espèces de dragons arriver du cosmos et créer la vie en se cachant sous des formes multiples. « J’appris, écrit-il, que les créatures-dragons résidaient à l’intérieur de toutes les formes de vie, homme y compris ». Par un astérisque, Harner renvoie alors le lecteur à une note au bas de la page (qui, étrangement, ne paraît pas dans la traduction française originale, mais a été intégrée dans le texte publié dans ce numéro du « Temps stratégique ») qui affirme ceci: « Je dirais en rétrospective que [les créatures] étaient presque comme de l’ADN. Mais en ce temps-là, en 1961, je ne savais rien de l’ADN. ».

Je marquai une pause. Il y a effectivement de l’ADN à l’intérieur du cerveau humain, ainsi que dans le mondeextérieur des plantes, puisque la molécule de la vie qui contient l’information génétique est la même pour toutes les espèces. L’ADN peut donc être considéré comme une source d’information à la fois externe et interne -précisément ce que je cherchais à imaginer la veille, en déambulant dans la forêt.


Brin d’ADN

Harner ne fait aucune autre mention de l’ADN dans son texte. En revanche, quelques pages plus loin, il note que « dragon » et « serpent » sont synonymes, ce qui me fit penser que la double hélice ressemblait, par saforme, à deux serpents entrelacés.

C’est ainsi que je suis tombé sur l’idée qu’il existe un lien entre l’ADN et le savoir hallucinatoire.

Au début, je ne prenais pas vraiment cette idée au sérieux. Après tout, il semblait hautement improbable que des Indiens consommateurs de drogue et vivant dans des forêts profondes aient pu communiquer dans leurs hallucinations avec l’ADN. Mais aucune autre explication concernant le savoir chamanique ne me paraissait satisfaisante. Si les ayahuasqueros accédaient réellement à de l’information botanique, d’où provenait-elle? L’hypothèse de l’ADN présentait au moins l’avantage de répondre à la question.

Les jours suivants, je classai l’ensemble de mes notes et repérai plusieurs autres cas où des serpents cosmiques sont associés à la création de la vie. Mais je n’étais pas plus avancé pour autant.

A l’époque où je séjournais à Quirishari, je savais déjà que la croyance animiste selon laquelle tous les êtres vivants sont, précisément, animés par les mêmes essences avait été corroborée en 1953 par la découverte de la structure de l’ADN. J’avais appris au collège, en classe de biologie, que la molécule de la vie est la même pour toutes les espèces et que l’information génétique nécessaire à l’élaboration d’une rose, d’une bactérie ou d’un être humain est codée dans un langage universel à quatre lettres, A, C, G et T, qui désignent quatre composés chimiques formant la double hélice de l’ADN. La correspondance entre l’ADN et les essences animées perçues par les chamanes n’était pas donc pas nouvelle pour moi. Le classement de mes notes ne me révéla aucune autre correspondance intéressante.

Avant de commencer à rédiger mon livre, je tins néanmoins à vérifier en bibliothèque une dernière piste. Dans plusieurs mythes de création où j’avais trouvé des serpents cosmiques, j’avais également trouvé desjumeaux -peut-être était-ce là une correspondance avec la double hélice. Je fouillai quelques livres sur la mythologie et découvris avec surprise que le thème des jumeaux était très répandu dans les mythes de création, non seulement en Amérique du Sud, mais dans le monde entier. Ainsi, le serpent à plumes des Aztèques, Quetzalcoátl, qui symbolise l’énergie vitale sacrée, est-il un enfant jumeau du serpent cosmiqueCoatlicue -en aztèque, le mot coatl ayant le double sens de « serpent » et de « jumeau ».

Comment se faisait-il que les Aztèques parlaient également d’un serpent double, d’origine cosmique, et symbole de l’énergie vitale?

Je quittai la bibliothèque et rentrai à la maison. J’avais besoin de réfléchir. Que signifiait donc tout cela? Je partis à nouveau me promener en forêt, afin de mettre de l’ordre dans mes idées. Après avoir récapitulé les éléments que j’avais en main, je me rendis compte que j’étais dans une impasse. Ruminant sur ce blocage, je songeai tout à coup au conseil que m’avaient prodigué les Ashaninca: « Regarde la forme », m’avaient-ils dit. Le matin même, à la bibliothèque, j’avais consulté plusieurs encyclopédies à propos de l’ADN, et noté que sa forme y était le plus souvent décrite comme une échelle, ou une échelle de corde torsadée, ou un escalier en colimaçon. Le déclic eut lieu dans le quart de seconde suivante: « LES ÉCHELLES! Les échelles des chamanes « symboles de la profession » (selon Métraux), présentes dans les thèmes chamaniques du monde entier (selon Eliade)! »

Je revins précipitamment à mon bureau et entrepris de parcourir rapidement les livres de Mircea Eliade, en particulier Le chamanisme et les techniques archaïques de l’extase (1951). Selon Eliade, il existe « d’innombrables exemples » d’échelles chamaniques sur les cinq continents: ici des « échelles tournantes », là des « escaliers » ou des « cordes tressées », impliquant nécessairement une communication entre le Ciel et la Terre. Eliade cite également l’Ancien Testament, où l’on voit Jacob rêver une échelle dont le sommet atteint le ciel, par laquelle « les anges du Seigneur montent et descendent ». Eliade mentionne aussi des serpents cosmiques, en Australie cette fois.

Les correspondances que je commençais à percevoir dépassaient de loin la portée de mon enquête. Mais je ne pouvais plus m’arrêter. Je saisis les quatre tomes de l’oeuvre de Joseph Campbell consacrée à la mythologie mondiale pour voir s’il mentionnait d’autres serpents cosmiques. Un des premiers dessins que j’aperçus en ouvrant le volume intitulé Mythologie occidentale était un sceau mésopotamien datant de 2200 av. J.-C. environ, montrant le Dieu Serpent sous forme humaine avec son symbole caducée: deux serpents entrelacés en une double hélice:

Feuilletant fiévreusement le livre de Campbell, je trouvai des serpents torsadés dans la plupart des images représentant une scène sacrée. Grâce à l’index je découvris qu’il y a des serpents cosmiques créateurs de vie non seulement en Amazonie, au Mexique et en Australie -mais à Sumer, en Egypte, en Perse, dans le Pacifique, chez les Hindous, en Crète, en Grèce et en Scandinavie. Campbell écrit à propos de ce symbolisme omniprésent: »Partout où la nature est vénérée comme étant animée en elle-même, et donc divine de façon inhérente, le serpent est révéré comme son symbole ».

Je consultai aussitôt le Dictionnaire des Symboles à la rubrique « serpent » et lus: « Il joue des sexes comme de tous les contraires; il est femelle et mâle aussi, jumeau en lui-même, comme tant de grands dieux créateurs qui sont toujours, dans leur représentation première, des serpents cosmiques. […] Le serpent visible n’apparaît donc que comme une brève incarnation d’un Grand Serpent Invisible, causal et a-temporel, maître du principe vital et de toutes les forces de la nature. C’est un vieux dieu premier que nous retrouverons au départ de toutes les cosmogénèses, avant que les religions de l’esprit ne le détrônent » (les italiques figurent dans le texte original).

Face à l’énormité de ce que je croyais être en train de découvrir, ma tête se mit à tourner. Il apparaissait, en effet, que, partout dans le monde, les chamanes utilisent certaines techniques pour réduire leur conscience au niveau moléculaire et accéder ainsi à la connaissance du serpent/principe vital, alias ADN. Depuis des mois, les indices de cette découverte se trouvaient à portée de ma main, dans ma propre bibliothèque, mais je n’avais pas su les voir. D’ailleurs, personne ne semblait les avoir remarqués. Ni Eliade, ni Campbell ne mentionnent l’ADN. Est-ce parce que le savoir occidental sépare les choses pour les comprendre: d’un côté la mythologie, de l’autre la biologie, et laisse entre deux s’étendre un no man’s land?

Il était plus de 20 heures. Je n’avais rien mangé. Je sortis une bière du frigo et posai un disque de violon sur la platine. Puis je me mis à arpenter le bureau en réfléchissant à haute voix. Au bout de quelques minutes, je me rendis compte que je pourrais peut-être tester mon hypothèse selon laquelle les chamanes voient de l’information moléculaire, en examinant les peintures de Pablo Amaringo, un ayahuasquero péruvien doué d’une mémoire photographique, qui peint ses hallucinations de façon hyperréaliste.

« Pregnant by an Anaconda », peinture de Pablo Amaringo (détail)

Ces toiles sont reproduites dans un beau livre intitulé, en traduction littérale, Visions d’ayahuasca:l’iconographie religieuse d’un chamane péruvien. Je les avais souvent admirées, frappé par leur ressemblance avec mes propres visions hallucinatoires. Mais cette fois-ci, en ouvrant le livre, je restai bouche bée. Il y avait non seulement des escaliers en zigzag, des lianes entrelacées ou de serpents torsadées dans presque chaque image, mais aussi des doubles hélices, comme celle-ci:

Peinture de Pablo Amaringo (détail)

C’était ahurissant. Il y avait là, au beau milieu d’une imagerie chamanique réputée, des doubles hélices, mais personne ne semblait avoir remarqué leurs liens possibles avec la biologie moléculaire. Une correspondance aussi manifeste devait sûrement avoir déjà été remarquée, me dis-je. Et si tel n’était pas le cas, je n’étais sûrement pas la personne digne de la découvrir. Avais-je entrevu là quelque chose que j’étais censé ne pas voir? Je me rappelai que les dragons de Michael Harner l’avaient averti qu’ils lui donnaient une information réservée aux mourants et aux morts.

Subitement, une peur irrationnelle m’envahit, et je sentis le besoin urgent de partager mes idées avec quelqu’un. Je téléphonai à un vieil ami et me mis à lui débiter les correspondances que j’avais trouvées au cours de la journée: les jumeaux, les serpents cosmiques, les échelles d’Eliade, les doubles hélices de Campbell et celles d’Amaringo. Mon ami écouta patiemment, puis me suggéra de tout noter.

Je suivis son conseil. Alors que je jetais sur le papier tout ce que je venais de découvrir sur le langage de l’ADN, je me souvins du premier verset du premier chapitre de saint Jean: « Au début était le logos » -le mot, le verbe, le langage.

Cette nuit-là, j’eus de la peine à m’endormir.

Au cours des semaines qui suivirent, je fus obsédé par les serpents et par l’ADN, et me mis à voir des échelles partout: dans les parquets, dans les carrelages, dans les fenêtres à carreaux, dans les rayons des bibliothèques, dans les escaliers, dans les clôtures, dans les barrières, dans les ponts, dans les antennes, dans les pylônes électriques, dans les rails de chemin de fer, dans les claviers de piano et les frettes de guitare. Il m’apparaissait que le motif de la vie se cachait non seulement dans les feuilles et les arbres, mais dans nos symboles et nos artefacts. Mais chaque fois que j’essayais d’en parler aux gens autour de moi, en leur montrant par exemple le motif d’échelle formé par les fenêtres de la pièce où nous nous trouvions, ils regardaient d’un air incertain, comme s’ils ne voyaient pas.

Je continuai à lire des ouvrages de mythologie et de biologie moléculaire. Chaque jour apportait un nouveau lot de correspondances. J’émergeais de longues séances dans mon bureau en déclamant des phrases comme: « La duplication d’une double hélice d’ADN donne deux doubles hélices qui sont des copies exactes l’une de l’autre, c’est-à-dire des jumelles, et les peuples indigènes associent les jumeaux à la création de la vie depuis des millénaires ». Ou: « Francis Crick, le co-découvreur de la structure de l’ADN, dit que les formes de vie les plus simples sont d’une telle complexité qu’elles n’ont pu émerger sur Terre par pur hasard. C’est pourquoi il suggère que la vie à base d’ADN est d’origine extra-terrestre -tout comme les peuples indigènes affirment que le serpent est d’origine cosmique ».

Ma femme écoutait avec inquiétude ces fragments de savoir réarrangés; ils lui semblaient relever davantage de la folie que d’un bricolage inspiré.

Mais dans ma folie il y avait de la méthode. Alors que le regard rationnel tend à séparer les choses pour les comprendre, je cherchais au contraire à appliquer à la réalité une vision stéréoscopique, en lisant en parallèle des livres sur le chamanisme et sur la biologie moléculaire. Et ça marchait! Plus j’avançais, et plus je voyais clair et riche. Seul ennui, cette démarche ouvrit les vannes à des correspondances étranges ou extravagantes, dont le déluge m’emporta.

Je ne citerai que quelques exemples.

Les taoïstes chinois représentent le yin et le yang, principe vital d’origine cosmique, par l’enroulement de deux formes serpentines et complémentaires:

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Le Tai Chi, principe ultime de toute chose

Selon le biologiste moléculaire Christopher Wills, « les deux chaînes d’ADN ressemblent à deux serpents enroulés autour d’eux-mêmes dans une sorte de rituel amoureux ». En effet, l’ADN est une seule molécule constituée de deux chaînes complémentaires. C’est parce qu’il est à la fois simple et double qu’il peut être dupliqué:

Dans les traditions mythologiques, bon nombre des serpents cosmiques sont figurés comme étant à la fois simples et doubles. Voici, par exemple, le serpent cosmique des anciens Égyptiens:

Les serpents mythiques sont souvent énormes. La tête du monstre-serpent Typhon (mythologie grecque) touche les étoiles; le poisson-oiseau du taoïste Chuang-Tsu mesure « je ne sais combien de milliers de stades »; certaines représentations africaines du serpent Ouroboros le montrent faisant le tour de la terre. Mais l’ADN des cellules humaines n’est pas en reste. L’ADN d’une seule cellule aurait, si on le déroulait, deux mètres de long, soit un fil qui serait un milliard de fois plus long que large -comme si, toutes proportions gardées, votre petit doigt s’étendait de Paris à Los Angeles. Si l’on pouvait attacher tous les fils d’ADN d’un corps humain les uns aux autres, ils formerait un filament de deux cent milliards de kilomètres de long -l’équivalent de soixante-dix allers et retours entre Saturne et le Soleil.

Sur la piste du serpent, il est facile de se perdre.

Je m’y suis donc perdu, tel un astronaute hypnotisé par ce qu’il découvre à travers son hublot. Une dizaine de semaines plus tard, cependant, ma femme réussit à me convaincre qu’il était temps de redescendre et de rapporter aux autres ce que j’avais vu.

Pour revenir sur Terre, j’entrepris d’étudier la biologie moléculaire de la même manière que j’avais étudié le chamanisme: en lisant beaucoup et en prenant des notes catégorisées. Par ailleurs, je résolus qu’après tant d’années d’incrédulité systématique, j’allais prendre les chamanes au mot. Je me mis donc à explorer la biologie moléculaire avec le rationalisme comme véhicule et le chamanisme comme boussole.

Les chamanes amazoniens affirment que certaines plantes psychoactives [contenant des molécules agissant sur le cerveau humain] influencent les esprits de façon précise. Ils disent, par exemple, que le tabac donne aux esprits un « appétit quasi insatiable » pour leur « feu ». Je partis à la recherche d’une connexion analogue entre la nicotine et l’ADN d’une cellule nerveuse du cerveau humain, et trouvai que lorsqu’une molécule de nicotine s’insère dans le récepteur nicotinique d’une cellule cérébrale, elle provoque un influx d’atomes électriquement chargés qui incitent l’ADN à construire d’autres récepteurs nicotiniques. Donnez de la nicotine à l’ADN de votre cerveau, et il en redemande, aussi insatiable de tabac que le sont les esprits!

Il me fallut plusieurs semaines pour trouver, puis comprendre, les différents fragments de savoir scientifique concernant les récepteurs neurologiques et la stimulation de l’ADN par la nicotine. Mais au bout du compte, je me trouvai avec, en mains, une traduction des notions chamaniques en concepts scientifiques actuels, qui les rendait compréhensibles et démontrait leur pertinence.

Je passai une année à explorer la biologie moléculaire. Il me serait difficile de dire ici tous les points où elle recoupe le chamanisme: ces deux domaines de connaissance, qui semblaient séparés jusqu’à présent, s’emboîtent à de multiples niveaux. J’ai essayé d’en faire la démonstration détaillée dans un livre, Le serpent cosmique, l’ADN et les origines du savoir.

Peu après que j’eus fini de rédiger cet ouvrage, en juillet 1995, je fis le voyage du Pérou pour discuter des conséquences éventuelles de mes hypothèses avec les représentants de plusieurs organisations indigènes. Si elles étaient vérifiées, en effet, cela signifierait que les peuples indigènes disposent, à travers les visions de leurs chamanes, d’un savoir bio-moléculaire d’une valeur inestimable.

La première fois que j’en parlai aux étudiants indigènes de l’École pour l’éducation bilingue et interculturelle d’Iquitos, un seul d’entre eux, du fond de la salle, prit la parole: « Vous avez finalement compris, me dit-il, que ce que nous disons est vrai. Mais si vos collègues scientifiques prennent notre savoir au sérieux, qui nous garantit qu’ils agiront de manière éthique? La façon dont ils se sont comportés jusqu’à présent ne nous rassure guère, d’autant que travailler avec les esprits sans éthique est suicidaire. »

Je lui répondis que la question était bonne, mais qu’ils allaient devoir y réfléchir eux-mêmes.

C’est en effet l’une des choses que j’ai découvertes au cours de cette enquête: que nous soyons biologistes moléculaires, Indiens d’Amazonie ou anthropologues, nous avons tous tellement à apprendre, et d’abord les uns des autres.

Dix mois plus tard, je retournai à nouveau à Iquitos. Le motocarro me déposa devant le dortoir des étudiants indigènes qui m’avaient invité à faire un nouvel exposé. Je me dirigeai vers la salle de réunion, où quelque quatre-vingts jeunes hommes et jeunes femmes étaient en train de s’asseoir sur des bancs alignés devant un tableau noir. C’était un vendredi soir, la nuit était moite, les étudiants me semblaient un peu distraits.

Pour animer l’assistance, je lui demandai d’emblée si elle avait des questions. Après un long silence, quelqu’un lança: « Nous aimerions savoir si vous avez pu tester les hypothèses que vous nous avez présentées ici l’an passé ».

Promettant de ne point éluder la question, je commençai par évoquer devant les étudiants l’histoire de la vie sur Terre telle que la science la présente aujourd’hui, depuis la naissance de notre planète sous la forme d’une boule de magma, jusqu’à l’apparition à sa surface, il y a quatre milliards d’années, de la vie évolutive: des bactéries qui se sont transformées peu à peu en plantes, en poissons, en amphibiens, en reptiles, en dinosaures, en mammifères, et enfin en singes et en hominidés. Je leur dis que le cerveau des hominidés avait triplé de volume au cours des derniers quatre millions d’années: de ce que l’on sait de l’histoire de la biologie, jamais un autre organe ne s’est développé de façon aussi spectaculaire. Je leur parlai de fossiles, des techniques de datation au carbone 14, je leur expliquai que la science elle-même est un phénomène récent: la biologie n’a que deux cent ans, la technique du carbone 14 a moins de soixante ans, et le rôle de l’ADN est compris depuis moins d’un demi-siècle.

Je leur dis que la biologie est née par opposition à la religion et se fonde sur l’idée qu’il n’y a dans la nature aucune intelligence ni aucun plan. Je leur montrai des dizaines de pages de publicité de compagnies pharmaceutiques, arrachées dans des numéros récents de la revue Nature, couvertes de doubles hélices et autres références à l’ADN. Dans le monde matérialiste où je vis, leur dis-je, la biologie est un business. Elle considère les deux serpents entrelacés comme un simple produit chimique, un vulgaire « acide désoxyribonucléique ». Elle ne peut admettre que l’ADN soit animée par une conscience, sauf à contredire les présupposés fondateurs de la discipline. Jacques Monod dit que l’on ne peut envisager que la nature ait un but, , »fût-ce provisoirement ou dans un domaine limité », à moins de sortir du domaine même de la science.

Bref, leur dis-je, il faudrait, pour que mes hypothèses puissent être testées, que des biologistes moléculaires institutionnellement respectés trouvent de l’information bio-moléculaire dans les hallucinations desayahuasqueros -mais comme ces biologistes institutionnels ne peuvent admettre d’y trouver une telle information, mes hypothèses ne peuvent pour l’instant être testées!

Cette fois-ci, les questions fusèrent. Par exemple: . »Docteur, est-ce que vous pensez que dans dix mille ans nos têtes seront beaucoup plus grandes qu’aujourd’hui? ». Je répondis que je n’en savais rien, mais que tout était possible. Jusqu’à ce qu’une dernière question surgisse du fond de la salle: « Est-ce que vous êtes en train de nous dire que les scientifiques nous rattrapent? – Oui, répondis-je, exactement ».

Sur la piste du serpent, on finit par s’apercevoir que souvent les choses sont à l’envers, ou sens dessus dessous, ou les deux à la fois.

Ce texte est paru dans Le Temps stratégique No 73, décembre 1996.

 

Ce qu’ils pensent de l’hypothèse du serpent cosmique

« fondamentalement rocambolesque »
« (…) Narby fait l’hypothèse que ces hommes [les Ashaninka du Pérou] auraient une sorte de vision directe de la structure en double hélice du génome des organismes vivants et en feraient l’objet de leur croyance. Il suggère ensuite qu’il en irait ainsi un peu partout dans le monde et consolide le maillon faible de son hypothèse (comment voir l’ADN sans microscope) en faisant appel à certaines études sur l’émission de photons par l’ADN. L’histoire s’arrête là. Ce livre, fondamentalement rocambolesque, peut intéresser les lecteurs ayant le goût du risque. (…) Comprenne qui pourra. »

N.J. (Sciences humaines, No 57, janvier 1996)

« une formidable intuition »
« Il y derrière tout cela une formidable intuition, à savoir que notre conscience peut, dans certaines circonstances, entrer en contact direct avec l’élément qui est la clé de toute la vie sur terre, l’ADN. (…) Le second point qui m’a frappé dans ce travail est que l’auteur ne se départit jamais d’un regard d’épistémologue (…) et garde continuellement présente à l’esprit cette question fondamentale: comment connaissons-nous? (…) Un bel exemple de cette « nouvelle science » que j’appelle de mes voeux. »

Vahé Zartarian (Carnets de Recherche, Recherche spirituelle, Trainou, No 6)

« quelque chose de fondamental »
« Il est probable que le schéma [de Jeremy Narby] soit encore très imparfait, partiellement ou totalement erroné, il n’empêche que l’on est forcé de se demander si l’auteur n’a pas mis le doigt sur quelque chose de fondamental. Et je dis bien fondamental, car alors nous n’aurions jamais été aussi près d’aboutir à la grande synthèse, à la Connaissance. (…) De quoi travailler, réfléchir, méditer pendant des mois. A lire absolument. »

Jean-Pierre Dufaure, biologiste moléculaire, CNRS (commentaire pour la revue Les Voies de la Connaissance)

« de la bonne science »
« C’est de la bonne science, au sens où le corps tout entier est laboratoire, où les plans physique, émotionnel et mental sont reliés, où l’intellect fonctionne en global ou en total. Narby nous relate les conditions de la germination et de l’éclosion de sa thèse, dans une intrigue quasi policière, bien menée et joliment écrite. »

Jean-Pierre Garel, biologiste moléculaire, CNRS (Commentaire pour la revue Vous et votre santé, 1er octobre 1996)

« assez ingénu »
« En octobre 1994, j’ai eu la chance d’organiser le second Congrès International sur les plantes, le chamanisme et les Etats modifiés de la conscience. (…) A la lecture de ce livre, j’ai eu l’impression qu’il est assez ingénu et naïf, dans ce sens qu’il mêle biographie, citations sans liens entre elles (leur abondance révèle une bonne formation livresque) et un sentiment de culpabilité infantile dans le style de Rousseau, si fréquent depuis quelques années (« les Indiens sont les bons, les purs, les sages, alors que nous, pauvres de nous, anthropologues en particulier, sommes les pervers, les malades, les méchants »), ce qui me paraît être moins une réalité véritable qu’un problème psychologique de nos sociétés occidentales. »

Josep Ma Fericgla, Institut de Prospective Anthropologique, Barcelone.

Des voyages de l’âme et autres termes cités

Le chamanisme, de samane en langue toungouze (Sibérie), désigne un ensemble de techniques et d’expériences plurimillénaires que l’on retrouve dans diverses cultures (dans les Amériques, en Sibérie, en Scandinavie, en Europe orientale, en Asie centrale, en Afrique du Sud, en Australie arborigène). Le chamane, lui, est l’autorité spirituelle d’une communauté, qui guérit les âmes et les corps en équilibrant les forces (spirituelles, humaines, naturelles) présentes dans les différents pans de la réalité, par le biais de l’extase et du sacrifice (animal, végétal ou minéral). Voyant et thérapeute, le chamane ingère parfois des susbtances (lepeyotl au Mexique et aux Etats-Unis, l’ayahuasca en Haute-Amazonie, l’Amanita muscaria – amanite tue-mouche – en Sibérie) qui accélèrent son voyage à destination du monde non visible. En général, il se passe cependant de l’usage de ces drogues, leur préférant le tambour dont les rythmes aident l’esprit à se dépacer vers les différents niveaux de réalité non ordinaire. Le néo-chamanisme, mouvement qui a succédé à la contre-culture occidentale des années 60, s’efforce de prendre en compte la sensibilité écologique du monde moderne et son besoin de revitalisation spirituelle. Parmi ses leaders, Michael Harner, fondateur de l' »Institute for Shamanic Studies » [P.O. Box 1939, Mill Valley, Ca 94942, Etats-Unis, fax 001 415 380 84 16], dont l’ambition est de faire accéder chaque individu qui le désire aux états modifiés de la conscience.

L’ayahuasca (« liane de l’âme ») est le nom quechua donné au mélange, utilisé depuis près de 5000 ans par les peuples amazoniens, de deux plantes: la Banisteriopsis caapi – appelée communément ayahuasca – une liane des forêts de l’ouest du bassin de l’Amazone, connue sous plusieurs autres dénominations locales (caapi, dapa, mihi, kahi, natema, pindé, yajé), et un additif, en général la Psychotria viridis (chacruna en espagnol), le cawa mentionné par Michael Harner ou la Diplopterys cabrerana. L’ingestion du mélange, macéré et éventuellement bouilli, commence par provoquer des nausées et des vomissements, puis « libère l’âme du corps », permettant au sujet de découvrir, au travers d’hallucinations intenses, des pans de la réalité jusque là insoupçonnés. Les mélanges les plus puissants provoquent des visions de serpents et/ou de jaguars. L’ayahuasca a la particularité de « révéler » les propriétés des plantes (fougères, cactus, roseaux, tabac, plantes psychotropes) que l’on mélange avec elle. Les Indiens s’en servent donc comme d’une espèce de « microsocope » pour observer et répertorier les plantes de la forêt amazonienne. Les Européens ont découvert l’ayahuasca en 1851 grâce au botaniste anglais Spruce, mais ne l’ont analysée chimiquement qu’en 1969.

La « médecine des signatures » ou médecine par analogie prétend établir des concordances entre certains organes du corps ou certaines maladies, et les formes, les couleurs ou les goûts de certaines plantes. Selon Robert Turner, un botaniste anglais du XVIIe siècle, « Dieu a imprimé sur les plantes, herbes et fleurs, des hiérogyphes, en quelque sorte la signature même de leurs vertus ». En 1624, Oswald Crollius explique, dansLa Royale Chimie : « Les herbes parlent au curieux médecin par leur signature, lui descouvrant par quelque ressemblance leurs vertus intérieures, cachées sous le voile du silence de la Nature. » La pharmacopée traditionnelle recommande par exemple l’anémone hépatique (Hepatica triloba), dont les feuilles rappellent la forme du foie, pour soigner les maladies du foie; la chélidoine (Chelidonium majus), dont le suc jaune rappelle la bile, pour soigner les affections de la vésicule biliaire; la ficaire (Ficaria ranunculoides,), dont les tubercules valident l’appellation d’Herbe aux hémorroïdes , comme médicament anti-hémorroïdaire; etc. Plusieurs de ces médicaments ont été validés par la pharmacopée moderne.

L’ADN ou acide désoxyribonucléique est présent dans tout organisme vivant. Il contient l’ensemble de ses caractères héréditaires, et permet donc à ses cellules de se reproduire, de se structurer et de fonctionner. La structure moléculaire de l’ADN a la forme caractéristique d’une échelle en spirale. Pour une « visite guidée » de l’ADN, on lira, dans Le Temps stratégique No 67 de décembre 1995: « Les archéobactéries (qui vivent dans des milieux où toute vie semble impossible) seraient les ancêtres des plantes… et de l’Homme! », par W. Ford Doolittle.

Sources: Les plantes des Dieux, par Richard Evans Schultes et Albert Hofman (Paris, Berger-Levrault, 1981),Le pouvoir des plantes, par Brenda Lehane (Paris, Hachette, 1977), Les simples entre nature et société, par Pierre Lieutaghi (EPI, Mane, 1983).

Le Sommet de la Terre, conférence des Nations-Unies qui s’est tenue en juin 1992 à Rio de Janeiro pour évaluer les risques environnementaux qui pèsent sur la planète, a conduit à la signature d’une Convention sur la biodiversité qui vise à protéger les divers espèces (animales et végétales) constitutives de la vie. Le Sommet de la Terre fut également l’occasion pour les peuples indigènes de faire reconnaître leurs droits et revendications. La Déclaration de Rio insiste en particulier sur leurs droits territoriaux et le libre choix de leur développement. La Déclaration de principe concernant la forêt mentionne la prise en compte de leur intérêt et de leur avis dans toute politique forestière. Enfin, la Convention sur la biodiversité, marque la nécessité de reconnaître et rémunérer à sa juste valeur leurs connaissances expérimentales ainsi que les technologies traditionnelles auxquelles ils recourent.

Nouvelle Planète est une organisation d’entraide politiquement et confessionnellement neutre qui opère depuis une dizaine d’années dans une vingtaine de pays, en Asie, en Afrique et en Amérique du sud. Elle donne des coups de pouce à des initiatives venant de la base, soixante actuellement. Il ne s’agit pas de parrainer des projets, ce qui impliquerait une dépendance dans le temps, mais plutôt de fournir une aide ponctuelle au bon moment. L’organisation tourne actuellement sur un budget annuel de deux millions de francs. Cet argent provient des dons des 15 000 lecteurs du journal L’avenir est entre vos mains et de contributions de fondations, d’associations et de communes. Nouvelle Planète est décentralisée. C’est ainsi, par exemple, que Jeremy Narby travaille à son domicile, dans le canton de Fribourg, mais a mené à bien, de 1989 à 1995, huit projets de démarcation et de titularisation de quelque 230’000 km2 de territoires indigènes en Amazonie. [Nouvelle Planète, chemin de la Forêt, CH-1042 Assens. Tél: (021) 881 23 80 Fax: (021) 882 10 54.]

Références biographiques et bibliographiques

Trois chasseurs de mythes

Joseph Campbell (1904-1987), auteur américain, a établi les principaux archétypes de la mythologie mondiale. Son oeuvre majeure: The Masks of God, 4 volumes, 1959-67, (London, Arkana, 1991).

Mircea Eliade (1907-1986), historien roumain des religions, s’initia très tôt, en Inde, aux religions et aux systèmes de pensée orientaux, et y apprit le sanskrit. Ses études comparatives éclairent le mythe et le fait religieux à travers les voies et expériences culturelles ou historiques. Il a écrit notamment Traité d’histoire des religions (Paris, Payot, 1949), Le chamanisme et les techniques archaïques de l’extase (Paris, Payot, 1951),Images et symboles, (Paris, Gallimard, 1952), Mythes, rêves et mystères (Paris, Gallimard, 1957). Jean-François Duval en a brossé un portrait dans « Le Temps Stratégique » No 19 de l’hiver 1986-87: « Mircea Eliade, grand sourcier du sacré ».

Alfred Métraux (1902-1963), ethnologue suisse devenu américain, est considéré comme l’un des meilleurs connaisseurs des civilisations et des cultures d’Amérique du Sud et de Polynésie. Cet « ethnologue complet » a écrit, notamment, L’Ile de Pâques (Paris, Gallimard, 1941), Le vaudou haïtien (Paris, Gallimard, 1962), Les Incas (Paris, Seuil, 1967).

Trois explorateurs de l’ADN

Francis Crick (1916), physicien et biochimiste américain, a découvert, avec James Watson et Maurice Wilkins, la structure moléculaire en double hélice de l’ADN, et a partagé avec eux, en 1962, un prix Nobel de physiologie et médecine. Il est actuellement chercheur au Salk Lake Institute de La Jolla à San Diego. Ses recherches récentes portent sur la localisation de la conscience dans le cerveau humain. Son dernier livre:L’hypothèse stupéfiante. A la recherche scientifique de l’âme (Paris, Plon, 1994)

Christopher Wills, professeur de biologie moléculaire à l’université de Californie de San Diego, est connu pour ses livres de vulgarisation scientifique: La sagesse des gènes: nouvelles perspectives sur l’évolution(Paris, Flammarion, 1991), Exons, Introns and Talking Genes: The Science Behind the Human Genome Project (Oxford, Oxford University Press, 1991) et The Runaway Brain (New York, Basic Books, 1993).

Jacques Monod (1910-1976), biochimiste français, qui reçut en 1965, avec François Jacob et André Lwoff, le prix Nobel de physiologie et médecine, est connu du grand public grâce à son livre Le Hasard et la Nécessité. Essai sur la philosophie naturelle de la biologie moderne (Paris, Seuil, 1973).

Un philosophe chinois

Chuang-Tsu, Tchouang-Tseu selon la transcription française, est à la fois l’auteur et le titre d’une uvre littéraire chinoise du IVe siècle avant J.-C., qui est l’un des classiques du taoïsme [courant mystico-philosophique créé par Lao-Tseu au VIe siècle avant J.-C., dont le culte de la liberté et l’aspect spontané et intuitif sont souvent opposés aux conservatisme, moralisme et ritualisme du confucianisme, versant « officiel » de la civilisation chinoise]. L’ouvrage évoque, au travers de dialogues imaginaires et de contes pleins d’humour des voyages chamaniques de « libre errance » au sein de l’univers. On trouvera l’oeuvre complète de Tchouang-Tseu dans Philosophies taoïstes (Paris, Gallimard, 1969).

Et un chimiste qui a vu le serpent

August Kekule von Stradonitz (1829-1896), chimiste allemand, auteur d’un célèbre manuel, Lehrbuch des organische Chemie, présenta en 1866, dans un mémoire, pour représenter le benzène, son célèbre hexagone avec alternance de liaisons simples et de liaisons multiples, affirmant qu’il avait eu la vision de cet édifice moléculaire dans des états de rêverie durant lesquels il apercevait les atomes mobiles s’associer selon leurs affinités, l’anneau benzénique se refermant « comme un serpent qui se mort la queue ». Kekule faisait ainsi allusion à l’Ouroboros, serpent emblématique de l’Egypte et de la Grèce antiques, qui est représenté se mordant la queue pour signifier qu’il se dévore lui-même et renaît de lui-même sans cesse. L’Ouroboros est également un symbole gnostique et alchimique signifiant l’unité de toutes choses matérielles et spirituelles, qui jamais ne disparaissent mais changent perpétuellement de forme, dans un cycle éternel de destruction et de recréation.

22 octobre 2013

Basalte en Islande

16 février 2022

Croix d'Anjou, Croix de Lorraine, préhistoire, symbolisme.

Article:

La Croix de Lorraine

Pour la période historique, c'est à Jérusalem qu'on trouve les premières traces de croix doubles. Dès le IV ème siècle c'est sous le forme de croix doubles qu'on disposait les reliques de la Vraie Croix ayant servie à la passion du Christ et retrouvée par Sainte Hélène sur le Mont des Oliviers : on avait adopté cette représentation car elle était le symbole du pouvoir des Patriarches de Jérusalem, gardiens de la Vraie Croix.

https://www.vincey-epinal-genealogie.com

Extrait:

La croix de Lorraine

 

Les premières représentations :

On trouve déjà des représentations de croix doubles à l’âge préhistorique : à La Ferrasie en Dordogne ou à Las Batuecas en Espagne.

Pour certains le montant vertical représenterait un méridien donc le Nord et le Sud, et les barres horizontales les deux solstices : d’hiver pour la plus courte et d’été pour la plus longue. L’ensemble symboliserait donc le parcours du soleil pendant une année

 

 

 

 

                                                    

croix de lorraine218

 Le ciel surchargé d’une croix double : A le méridien céleste, B la route du soleil en hiver, C la course du soleil en été.

 

L’histoire des croix doubles :

Pour la période historique, c’est à Jérusalem qu’on trouve les premières traces de croix doubles. Dès le IVème siècle c’est sous le forme de croix doubles qu’on disposait les reliques de la Vraie Croix ayant servie à la passion du Christ et retrouvée par Sainte Hélène sur le Mont des Oliviers : on avait adopté cette représentation car elle était le symbole du pouvoir des Patriarches de Jérusalem, gardiens de la Vraie Croix. On retrouve cette gravure sur tous les tombeaux de Patriarches, de Byzance au Mont Athos, en Attique… de cette partie du monde, elle se diffusa vers la Russie, où on l’appela « Croix russe », en Hongrie où elle devint « Croix de Hongrie » (et devint l’emblème de la royauté). Elle arriva en Occident à l’époque mérovingienne avec le commerce des reliques. Ainsi au VIème siècle, l’Empereur de Byzance Justin II fit don d’une relique à Sainte Radegonde. Celle-ci arriva donc à Tours dans un magnifique reliquaire en émail cloisonné, fêtée comme il se doit par une foule enthousiaste, au son de l’hymne «Vexilla regis prodeunt » composé spécialement par le poète Fortunat ; elle est actuellement conservée en l’église Sainte Croix de Poitiers.

Il existe de semblables reliquaires, plus richement ornés les uns que les autres un peu partout en Europe, et donc en France comme à Eymoutiers en Haute-Vienne. On peut également citer celui dit « Croix de Saint Eloi ou celui de Saint Louis à La Sainte Chapelle.

Le symbole resta ensuite lié aux Croisades. On lui attribua même des pouvoirs magiques. On en fit le modèle de plan des plus belles églises et cathédrales : en Angleterre, à Lincoln, à Rochester ou Worcester ; en France c’est l’église le cas de l’Abbaye de Cluny, de Saint Benoît sur Loire, ou Saint Quentin. La croix double était alors représentée sur les monnaies  et les insignes des croisés, à commencer par les Templiers : c’est tout à fait logique, puisque ceux-ci «firent leurs vœux entre les mains du Patriarche de Jérusalem, Guarimond, en 1119. » Il en fut de même pour l’Ordre des Hospitaliers du Saint Esprit ou de Saint Géréon, en Palestine… puis pour l’ordre de la Croix d’Anjou. La croix d’Anjou :

Voici donc l’histoire de la Croix d’Anjou. C’est en 1241 que Thomas, évêque de Hierapetra en Crête, aurait fait don d’une Sainte Relique de la Vraie Croix du Christ, à un chevalier angevin s’en retournant au pays en revenant de Terre Sainte, Jean de Allaye. Cette relique  lui venait précédemment de Gervais de Comène, Patriarche de Constantinople. Jean de Allaye en fit don à l’Abbaye bernardine de La Boissière en Anjou : «cette relique est formé d’un bois dur, probablement du cèdre et se compose de trois branches, la verticale de 28 cm, et deux traverses, l’une de 8 cm et l’autre de 11 cm ». En 1357, la relique fut placée sous la protection des Jacobins à Angers. Pendant la Guerre de Cent Ans, en mars 1379, le reliquaire fut mis en sûreté au Château d’Angers par Louis 1er d’Anjou, qui par la même occasion créa un ordre de chevalerie : «L’ordre de la Croix d’Anjou ». A la fin de la Guerre de Cent Ans, en 1456 la relique retourna à l’Abbaye de La Boissière. Elle fut transférée en 1790 à l’Hospice des Incurables de Baugé et échappa « miraculeusement » aux destructions révolutionnaires. En Héraldique la Croix d’Anjou est de sable, c'est-à-dire noire (la Croix de Hongrie est blanche).

Suite

Elle ne prit ce nom qu’au XVème siècle, grâce à René 1er d’Anjou dit Le Bon, Duc de Lorraine de 1431 à 1453, qui la ramena dans ces états. Son petit-fils René II, Duc de Lorraine de 1473 à 1508, s’en servit pour attester de son héritage direct de Godefroy de Bouillon et donc sur le Royaume de Jérusalem, et pour justifier ses prétentions sur le Royaume de Hongrie en tant qu’héritier de la Reine Jeanne II. René II choisit pour devise sur son sceau : «Rinatus Dei Gratia Hungria Ierusalem et Siciliae Rex = René par la grâce de Dieu, roi de Hongrie, de Jérusalem et de Sicile. »

 

La Croix de Lorraine devait symboliser que les Ducs de Lorraine étaient « doublement chrétiens » :

-comme Princes d’un état chrétien

-et comme conquérants de Jérusalem.

C’est lors de la Bataille de Nancy, contre Charles Le Téméraire qui y perdit la vie, que René II fit porter à ses troupes la double croix pour les distinguer des Bourguignons portant la Croix de Saint André :

« Karolo duce stipato«Charles le Puissant

Burgundorum potenciaDuc de Bourgogne

Andrina cruce signatoavait pour enseigne la croix de Saint André

Signi pro differenciachoisit comme signe distinctif

Guerram sine clementiaau cours d’une guerre sans pitié

In Lotharingas accepiten Lorraine, où,

Unde pro resistenciaen signe de résistance

Crucem binam quisque cepit.Chacun choisit de porter la croix double. »

René II d’après une gravure de Jean Cayon  pour La Chronique de Chrétien de Lud.

 

Symbolique chrétienne de la double traverse :

Il est facile d’expliquer le symbole de la croix «ordinaire » : une verticale avec une transversale représente la Passion du Christ, l’instrument de torture sur lequel Jésus fut crucifié. Pourquoi lui a-t-on adjoint une plus petite transversale ?

Il était d’usage chez les Romains d’inscrire sur une planchette (autrement appelée titulus ou superscriptio), clouée au-dessus de la tête du crucifié son nom et le motif de sa condamnation. Aussi cloua-t-on au dessus de la tête du Christ une planchette portant l’inscription « I.N.R.I. » : Iesus Nazarenus, Rex Iudaecorum (Jésus de Nazareth Roi des Juifs) ! Pilate se conforma donc à l’usage, en ajoutant par dérision et pour humilier un peu plus ces indigènes qu’il méprisait, la mention « Roi des Juifs », sous-entendu « celui qui se prétendait… » A cette occasion et pour répondre aux protestations du peuple, après le « Je m’en lave les mains », il aurait prononcé l’autre célèbre formule : « ce qui est écrit, est écrit » !

Au fil des temps, « la petite planchette nominative » se serait développée jusqu’à devenir la deuxième traverse horizontale de la croix double. A savoir que sur les tituli, les Romains répétaient l’inscription en latin, grec et hébreu, donc un texte assez long pour justifier l’utilisation d’un morceau de bois d’une assez bonne taille.

Les historiens en veulent pour preuve la relique dite de Sainte Hélène conservée en la Basilique Sainte Croix à Rome. Elle fut découverte par hasard le 1er février 1492, dans une boite de plomb cachée dans une niche de l’église : la relique en question serait un grand morceau de la planchette de la « Vraie Croix » découverte par Sainte Hélène sur le Calvaire en 326.

 

26 septembre 2014

Graal, tresser, fêtes

On est ici proche du symbolisme de la Croix et l'on retrouve dans ... premiers objets contenants étaient confectionnés en tresses (corbeilles). ...

cena12.com/Documents/Graal%20et%20Ecossisme.doc

La référence indo-européenne renvoie l'origine du Graal à la racine KERT- soit tordre, tresser, car l'on peut penser que les premiers objets contenants étaient confectionnés en tresses (corbeilles). Curieusement, cette idée de claie, qui figure aussi dans la légende de la cathédrale d’osier de l’abbaye de Glastonbury, refuge supposé du Graal, est aussi celle du lien, de l'attache (cratis), et l'on voit bien en quoi le graal est le lien qui unit les chevaliers d'Arthur dans leur Quête. Elle a, en même temps, donné Hort, hourt (palissade) et behort (tournoi), en espagnol bohordo (petite lance), images qui sont loin d'échapper à l'univers arthurien. C'est sans doute pour cela que les fêtes allemandes du Moyen-Age étaient appelées des Graals.

 

Graal et astrologie++

http://ridoux.fr/page44.html

Baudrier, Tresses, Galaad, Graal

De l'Epée de David, l'Epée aux étranges renges ne conserve que la lame toute nue : autrement dit, la force martienne dans son énergie la plus condensée, source de puissance irrésistible mais par là-même porteuse de force destructrice ; c'est cette épée qui, dans la Queste, a porté le coup félon transformant le royaume de Logres en Terre Gaste. Cette énergie martienne à l'état pur doit être tempérée, équilibrée par son complémentaire vénusien du signe de la Balance : c'est la fonction du baudrier - les renges - véritable canalisateur d'énergie au regard d'une corporéité subtile qui étudie dans le corps humain la circulation et l'équilibre entre les centres d'énergie.

le baudrier est constitué avec les cheveux tressés d'une vierge qui, de plus, doit être « fille de roi et de reine » : elle confère l'équilibre et la mesure de la Balance à la force impétueuse du Bélier, tout en orientant cette force dans le sens d'un combat pour la justice (sens de l'exaltation de Saturne en Balance). Les cheveux - que l'on pense à Samson - sont considérés dans plusieurs traditions comme des conducteurs d'énergie.

Placés sur la tête (dont le signe du Bélier est le significateur en astrologie), ils sont comme des antennes captant l'énergie cosmique, ouranienne, véhiculée ensuite à travers le corps par la double circulation respiratoire et sanguine. On peut mettre ainsi en parallèle le double sacrifice auquel consent la soeur de Perceval : don du sang au Château de la Lépreuse et don de sa chevelure à Galaad : sur un plan spirituel, ce sacrifice non sanglant est, nous semble-t-il, le plus élevé. Le don du sang est en quelque sorte en rapport avec les éléments Terre et Eau, tandis que le don de la chevelure, véhicule de l'énergie cosmique ouranienne, est à mettre en rapport avec l'Air et le Feu. Du sang au feu ouranien - qui est comme un sang spiritualisé - se déploie un mouvement analogue à celui qui conduit du sacrifice du Christ sur la Croix à la descente de l'Esprit-Saint à la Pentecôte.

Pour former le baudrier, les cheveux de la soeur de Perceval sont tressés : à l'inverse de l'éclatement, de l'éparpillement énergétique dont témoigne l'histoire d'Absalon (il reste pendu à un arbre par les cheveux) , nous sommes ici en présence d'une concentration maîtrisée des énergies qui peuvent dès lors s'orienter vers une mission de justice. C'est le roi Salomon qui, à partir de la lame de l'épée de David, va constituer, par l'adjonction du pommeau, de la poignée et du fourreau, l'Epée aux étranges renges. Par son nom, le roi Salomon, figure emblématique de la sagesse, se rattache au symbolisme du saumon, significateur de la Connaissance, lui-même relié au signe zodiacal des Poissons. En efet, comme chacun le sait, le saumon remonte en nageant le cours des rivières; or, le signe double des Poissons est figuré par un Poisson d'Or qui remonte vers les « eaux supérieures » et par un Poisson d'Argent qui descend vers les « eaux inférieures » ; on peut donc assimiler le saumon au Poisson d'Or et y voir un symbole de la remontée vers la Connaissance et la Tradition primordiale, en dépit de la chute cyclique figurée par la flux incessant de la rivière et du temps. La mission de justice de Galaad est ainsi liée à l'idée d'un accomplissement à la fin d'un cycle. Plénitude cyclique qu'indique par ailleurs le nombre sept, qui est précisément celui de la Balance.

 

Tresses d'Ariane http://racines.traditions.free.fr/lienoeud/index.htm

Dans l’Arbre de Mai : « Le symbolisme des rubans est la matérialisation des chemins invisibles, des fils qui unissent le ciel, le soleil, les planètes et les étoiles, à la terre et aux hommes. Avec une circulation à double sens : vers le haut elle permet de recréer (manifester) et se réapproprier l’Univers ; vers le bas, d’intégrer la Terre au cosmique (…) Tresser ces liens est un gage actif, participatif, plus solide encore pour re-lier les mondes célestes et chthoniens, et s’attacher “le ciel”, son ordre et ses puissances, pour qu’il féconde la nature et l’homme en un nouveau cycle.

kate.lelfe@caramail.com (artisan céramiques trad.).

 

http://racines.traditions.free.fr/these/index.htm

d’une couronne de feuillage spiralée de lierre, fleurie et enrubannée de 24 rubans arc en ciel qui, d’une part la retiennent depuis la Croix du Nord Z.gif et, d’autre part, pendent jusqu’au sol où 24 danseurs pourront les tresser lors de la spectaculaire et rituelle Danse des Rubans… (tresse autour du tronc)

        Ces rubans fleurs symbolisent les 12 constellations zodiacales qui se lèvent chaque mois dans la zone des levers héliaques (écliptique) et figurent donc le zodiaque méditerranéen– mais aussi les 12 constellations polaires que seuls les septentrionaux voient en permanence : ces 24 constellations-rubans rayonnent donc sur le “Cercle de l’Année” des Nordiques, leur Grosongrmuhle ou "Moulin de la Grande Chanson" qui n'est autre que notre médiéval Ouroboros.

 

        Ce sont ces 24 constellations qui, représentées par des graphismes “filaires”, furent nommés des “astérismes”, ceux-là même que le “divin” Odhin/ Wotan* trouva au pied de l’Irminsul*/ Yggdrasil lors des 9 “nuits” (mois) où, (sus) pendu à ses branches il observait, tel Kronos, le ciel étoilé se reflétant dans un petit lac tranquille, astérismes qu’il appela des Runes* c’est à dire “des secrets, des murmures” d’initié* (Mimir) :

la Danse des Rubans –ou Danse des Cordeliers en Provence (cf. Fiche technique de l’association Racines…)– aie pour objet de célébrer le tissage du Destin* cosmique de notre Terre, quels que soient les aléas qu’elle pourrait rencontrer tels que catastrophe, cataclysme, séisme ; ou la répétition de ce final raz de marée qui mit fin à l’Âge d’Or de cette civilisation nordique du Maglemose que nous supposerons ici – pour débuter – avoir été l’Atlantide* boréenne : une des Moires (Parques, Nornes) ne s’appelle-t-elle pas d’ailleurs Klothé, “la Tisserande” ?

La Danses des rubans c’est à dire le tissage du destin cosmique

26 septembre 2014

Marelle/Moulin

MARELLE, Moulin

http://lespierresdusonge.over-blog.com/pages/LA_TRIPLE_ENCEINTE_COMME_SYMBOLE_ARCHITECTURAL_1-2309530.html

 l'origine et les raisons de l'emploi du terme "moulin" pour désigner les figures de marelle à main, point essentiel qui nous intéresse ici. Or dans le français médiéval, le terme mole signifie précisément "modèle". Mole, ou modle, qui donnera aussi "moule" vient du latin modulus, "mesure", et plus particulièrement mesure pour régler les proportions d'un bâtiment (71). Le mot désigna plus particulièrement, dans le vocabulaire médiéval de la construction, un patron pour la taille de la pierre, dont la géométrie était définie par l'appareilleur ou "parlier", sous les ordres directs de l'architecte (72). Y aurait-il là plus qu'une simple coïncidence? Le terme "moule" dans le sens de "mesure" a d'ailleurs appartenu longtemps au vocabulaire professionnel des métiers du bois: "mouler était synonyme de "mesurer dans le cas du "mouleur de bois" ou "compteur de bois", qui désigna dès le Moyen-Age et jusqu'au XIXe siècle celui qui mesurait au moyen d'un anneau de fer appelé "moule" les lots de bûches destinées à la vente (73). Enfin le "moulet" était un calibre de bois utilisé en menuiserie (74).

La racine même du mot mérel (méreau), d'où est issu "marelle" nous ramène encore à l'art de mesurer, et plus précisément à l'une de ses visées principales, telle au moins que la définissaient les constructeurs gothiques comme nous le verrons plus loin. Le terme merel vient du grec meros, partie, division, portion (75), ou de l'indicatif meiro, je partage. Il désignait ordinairement un jeton, une pièce de monnaie de convention servant de marque, de signe, d'indice pour la réalisation de toutes sortes de comptes, de dénombrements ou de partages. Mais au milieu du XXe siècle dans le langage solognot, on nommait encore "marelles" les assemblages en colombages et en torchis des maisons à pans de bois, et plus exactement les intervalles entre ces colombages, c'est-à-dire les partitions de la structure (76). La notion de "partage" attachée au  mot "marelle"a donc été précisément utilisée dans un sens purement architectural, c'est-à-dire géométrique. On peut alors supposer que le terme "marelle" a pu  désigner originellement toute forme de construction géométrique partageant (c'est-à-dire mesurant) la surface d'un plan (77) avant d'évoquer le dessin d'une charpente à colombages, puis simplement celui d'un tableau de jeu. Et ce premier sens est de toute évidence technique et professionnel. Il paraît peu probable que les seuls charpentiers de Sologne aient inventé cet usage. Mais on ne sait rien hélas de l'époque à laquelle il remonte.

Quoiqu'il en soit, la racine grecque du mot "marelle" propose un sens qui recoupe la définition même que les constructeurs gothiques donnaient de la géométrie: c'est "à cause du départage des terres" que pour le Cooke, Euclide inventa le nom de géométrie; "(...) Par géométrie / il mesura le pays et le départagea / en divers lots, / et invita chacun à clôturer son / propre lot avec des / fossés (...) (78)." Et avant lui "Jobelle (fils de Lameth) fut le premier homme / à inventer la géométrie (qui ne portait pas encore ce nom) et / la maçonnerie. Il fit des maisons (...) / Le maître des histoires / dit avec Bède, le De Imagine / mundi, le Polychronicon et / beaucoup d'autres, qu'il fut le premier à départager / le pays, afin que tout homme puisse / savoir quel est son propre lot, / et travailler à cet endroit pour / lui-même. En sus il / départagea les troupeaux de moutons afin / que tout homme puisse savoir / quel était son propre bétail. / A cela nous pouvons / voir qu'il fut le premier / inventeur de cet art (...) (79)". On voit dans ce texte que le comptage, en ce qu'il divise en part ou portion, pouvait être appelé géométrie. Ou bien est-ce parce qu'en Occident, les comptes s'effèctuèrent longtemps "à get" c'est-à-dire sur l'abaque, avec son tablier fait de divisions géométriques en lignes et en colonnes? Ce mode de calcul hérité de la civilisation gréco-romaine restait au XVe siècle encore, malgré l'introduction des méthodes que nous connaissons aujourd'hui (les chiffres arabes), très répandu (l'usage de l'abaque se poursuivra dans les administrations européennes jusqu'aux XVIIe et XVIIIe siècles) (80). Les marguilliers de Sologne, c'est-à-dire ceux qui avaient soin des affaires temporelles d'une église, apuraient les comptes de la fabrique sur un tablier géométrique en un lieu de l'église appelé "banc de marelle". L'ethnologue Bernard Edeine signale que le dessin de ce tablier était justement celui d'une "marelle simple" (81).

(75) "Méreau", du grec méris ou méros, part, portion dans la distribution d'une chose. marque qu'on distribue à des gens pour servir à être admis en quelque lieu, ou pour témoigner qu'ils y ont été, et avoir part à une distribution. Se disait surtout des marques de ce genre données aux chanoines pour leur assistance aux offices (Napoléon Landais, op. cit. p. 408). Le Nouveau dictionnaire de la langue francaise de M. Noël et Chapsal, à Paris, 1833, donne la même étymologie. le Dictionnaire étymologique de la langue françoise,

t. 1er, par B. de Roquefort, Paris, 1829, ajoute à cette racine grecque une source latine: de merenda (en grec, méris, méros), part, portion que l'on donne dans la distribution d'une chose; fait du latin méréo; en grec méirô, je partage, je distribue, je divise. Le mot grec pour "se partager" signifie aussi "obtenir en partage par le sort" (Dictionnaire grec-francais, A. Bailly, Paris). On comprend pourquoi en ancien francais, "mérelle" put désigner le sort, bon ou mauvais: un trait de merele, un coup de la fortune; avoir cette merele, avoir telle chance, éprouver tel sort; laisser quelqu'un dans la merele: dans l'embarras, etc... On appelait aussi merel tout ou partie d'une écluse (sans doute en ce qu'elle partage les eaux) et certains fossés (fossé méreau, peut-être à propos d'une sorte de fossé appelé mere, servant à collecter les eaux d'un champs venant de divers petits fossés) (Frédéric Godefroy, op. cit.). Cette étymologie grecque s'accorde parfaitement au sens des termes "méreau" et son féminin "mérelle" dans les diverses acceptions qu'on leur donnait au Moyen Age. Elle a été pourtant inexplicablement abandonnée dans le cour du XIXe siècle pour d'autres plus incertaines: d'un type matrellus, matrella, d'où mairelles, marellus, qui serait un dérivé du latin matara, mataris, materis, sorte de javeline (sic?), mot d'origine gauloise d'après Strabon, etc...

(P. Larousse, Grand dictionnaire du XIXe siècle, Nïmes, 1991 pour la réédition. Ménage et Furetière faisaient déjà, au XVIIe siècle, dériver le terme d'un hypothétique ancien gaulois ou celtique madrella, madrellum). D'autres sont très obscures: peut-être d'un radical pré-roman marr, signifiant pierre, étymologie qu'on trouve aujourd'hui dans les dictionnaires, et qui n'est justifiée par le fait qu'on usait parfois de petits cailloux dans le jeu de marelle.

(81) Marguillirer, de "mârelle", fabrique d'une église: "Nous ont remonstré la pouvreté de ladicte marrelle et la charge d'icelle" (1472). Banc des marguilliers: il a été s'asseoir à la mârelle, au banc de mârelle. "Que son corps soit inhumé en l'église de Villebarou pres le pilier ou on met la chandelle de la marelle" (8 déc. 1605, arch. mun. de Villebarou) (Adrien Thibault, Glossaire du pays Blaisois, Blois-Orléans, p. 215-216). Pour mémoire, N. Landais (op. cit.) fait dériver "marguillier" du latin matricularius, de matricula, matricule, rôle. Le matricule était un registre public où l'on inscrivait les pauvres qui demandaient l'aumône à l'église. les marguilliers ont d'abord été gradiens de ces registres et distributeurs de ces aumônes. On a ensuite donné ce nom à ceux qui avaient soin du revenu des églises (marguilliers comptables), puis au bedeau et au sacristain. les marguilliers étaient encore appelé "marelliers" ou "marregliers" (Frédéric Godefroy, op. cit.).

 

Le jeu de la Marelle

L'exemple du jeu de la marelle est remarquable à ce effet. Il sera développé ici l'aspect de la Marelle "à cloche-pied" (plus tard cette étude sera étendue à la Marelle "assise"). L'enfant doit partir de la Terre et atteindre le Ciel en passant suivant les cas par sept cases chiffrées à cloche-pied, au moyen d'un caillou qu'il doit lancer dans chaque case. Il existe aussi un cas plus élaboré avec neuf cases dont huit chiffrées (la neuvième, l'enfer, étant à éviter). L'enfant doit monter jusqu'au Ciel, en évitant l'Enfer, puis récupérer la pierre au retour, à chaque étape.

Sachant que la mérelle est le nom donné à la coquille du pélerin de Compostelle, dont le pélerinage est initiatique (mérelle serait composé des mots grecs mhthr et elh, mère de la lumière) on peut alors retrouver, grâce au rapprochement avec le nom Marelle, les symboles qui ont déjà été interprétés dans les autres études de ce site:

 

 

  • Le claudiquant, le boiteux est le symbole de l'initiable, du Profane en marche vers l'Initiation. En effet l'initiation a alors pour but de le faire "marcher droit" (de le foudroyer = fout droit). C'est le Mat du jeu de tarot, similaire à Saint-Roch et sa plaie découverte à la cuisse. Le fait d'être à cloche-pied permet d'ailleurs de montrer son genou, autre signe initiatique. Il sera expliqué un peu plus loin pourquoi.
  • Le caillou qui permet de progresser dans l'itinéraire initiatique. Nous le rapprocherons de la pierre philosophale des alchimistes, dont le rôle est le même: un support à la transmutation.
  • Le dessin du chemin de la marelle lui-même, qui ressemble au plan d'une église, signe d'un itinéraire spirituel.

 

marelle7

marelle9

 

  • les sept étapes dans la première marelle sont, sans surprise, celles du chiffre divin (7 est le symbole traditionnel de Dieu).
  • Dans un même ordre d'idée, les neufs étapes de la seconde marelle mènent au Ciel (la neuvième étant l'Enfer à éviter, étonnamment placé juste avant le Ciel), le Ciel étant la dixième étape, ou le retour à une nouvelle unité (10=1+0=1) qui est l'atteinte du Centre du Monde. Remarquer que dans les deux cas la forme du Ciel n'est plus rectangulaire (le rectangle est le symbole du monde matériel) mais en arc de cercle, symbole de la perfection. Dans l'intérêt de la suite de cette étude, il faut faire remarquer que le nom grec de la Marelle est Koutso .

Le boiteux

L'Oye est parfois un jeu de mot pour signifier l'ouïe, le fait d'écouter. On l'utilise ainsi pour nommer le langage des oiseaux. D'ailleurs le jargon, qui est le cri du jars (mâle de l'oie, arsenikh chna en grec, remarquer la présence du premier mot arsenic...), est un autre synonyme d'argotique (art gothique). C'est le langage des initiés par excellence. En grec, jaser, caqueter, cancaner, et autres langages des oiseaux se disent Koutsompoeuw.

Remarque: jaser s'appuie donc sur la racine Koutso qui signifie Marelle en grec (ou inversement)!

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Le nom commun du pas de l'Oie est la claudication. Or la claudication est aussi, pour l'être humain, le boitement, marque en iconographie de l'initié. En grec l'homme qui boite se dit Koutsoz.

Remarque: Il s'agit encore du même mot que celui signifiant Marelle en grec et qui sert de racine au mot grec signifiant le langage des oiseaux...

 

On retrouve donc un boiteux sur un parcours labyrinthique, comme pour le jeu de la marelle, comme aussi pour le jeu de tarot avec le mat, fol pélerin blessé à la cuisse qui démarre son parcours parmi les arcanes majeures.

 

Par le biais du grec, on comprend maintenant pourquoi le boiteux est le symbole de l'initié: c'est en effet aussi un jeu de mot pour exprimer le fait qu'il parle le langage des oiseaux, qu'il parle un langage secret!

 

Le centre

Enfin, et c'est capital, le parcours du jeu de l'oie est en spirale, parsemé d'embuches, et le but du jeu est d'en atteindre le centre (le Ciel pour la marelle). La spirale est aussi la forme de la coquille de l'escargot, nous demandons au lecteur de garder ce détail à l'esprit en préparation à la lecture de l'interprétations de la comptine de la Souris Verte.En conclusion, Marelle (Koutso) ÛMérelle de Compostelle Û Pélerin boiteux (Koutsoz) Û Mat du tarot Û Claudication Û jeu de l'oie Û langue des oiseaux (Koutsompolhz) Û parcours initiatique. Tout se tient dans l'unité des jeux qui ont été abordés, le lien se faisant aussi bien par le symbolisme que par le grec ancien.

 Une souris verte - l'élue Le vert est couleur d'eau, et correspond en astrologie à Vénus, la déesse de l'Amour. C'est aussi la couleur associée en hermétisme au cuivre. En effet, ce métal aux reflets roux, se recouvre de vert-de-gris sous l'effet de l'oxidation. Cette couleur et ce métal ont déjà été rencontrés dans l'étude sur la gueule du dragon.

  • On retrouve cette ambivalence vert/rouge dans le terme sinople, qui représente la couleur verte en langage du blason. Ainsi sinople vient du bas-latin sinopis qui désigne d'abord la terre rouge de Sinope, avant de prendre au XIVème siècle le sens de vert pour des raisons inexpliquées et qui signifiait à la fois rouge et vert. La couleur rouge (Roux ou Rouel à l'époque) devint alors gueule et il a été montré alors l'analogie avec le symbole du dragon (vert) avec sa gueule (rouge) transpercée d'une lance. Voilà qui justifie d'ailleurs l'emploi des termes langue verte pour la langue des oiseaux et le langage à double sens.
  • D'un point de vue alchimique, la souris est aussi la matière première de l'oeuvre, dont l'ambivalence vert/rouge est aussi une de ses propriétes (soufre/mercure).

L'hypothèse de départ donc est que la couleur verte de la souris signifie sa qualité d'élue dans le sens où, étant verte, elle contient déjà le rouge, qui est la couleur du feu sacré (le feu de roux - voir la gueule du Dragon). Comme on le verra par la suite, cette idée se trouvera confirmée de multiples fois dans la comptine.

Qui courait dans l'herbe- sur terreL'herbe est verte aussi et peut symboliser la Nature, ou la surface de la terre. Cela suggère l'aspect purement matérialiste de cette souris qui, à quatre pattes, erre dans un monde horizontal. La souris erre sans but.

Je l'attrape par la queue- retournementCet aspect horizontal, on le retrouve avec cette queue de souris, image même du reptile. C'est par la queue, reliée au derrière, donc à la lune en argot, que la souris est attrapée par une intervention supérieure (verticale car il s'agit apparemment d'un humain). Nous retrouverons la lune dans une autre comptine célèbre.

Remarque: Pour justifier cette qualification de lune pour les fesses, il est aisé de faire le raisonnement suivant, en langue des oiseaux:
Le Soleil est opposé à la Lune.
Le Soleil est source de Lumière. En latin c'est la LUX.
Or l'opposé littéral de LUX est XUL.
Le X (Khi grec) se prononce K en langue verte (tiens donc... verte) ou langue des oiseaux.
Le Soleil/LUX est donc opposé à la Lune/CUL...

D'autre part, cette manipulation par la queue fait que la souris est maintenant tête en bas: elle a été retournée. Pour elle, "ce qui est en haut est comme ce qui est en bas, et vice versa". Cette qualité d'élection par la Grâce a déjà été rencontrée dans l'étude sur le N inversé. Il semble que l'on puisse en déduire là encore que la souris est une élue, une initiable.

ESCARGOT

Ça fera un escargot tout chaud. - le colimaçonCet être de grâce est l'escargot. Et il ne faut pas se tromper: il s'agit d'un véritable baptème dans le Saint-Esprit qui est aussi le baptème du feu, principe intérieur de perfectionnement spirituel. Alors notre escargot est tout neuf mais c'est aussi un escargot tout chaud à cause de cela. Nous voici revenu au symbole mystérieux de l'escargot, que nous avons rencontré lors de l'analyse du jeu de l'Oie, en forme de spirale. Il va falloir devoir nous y arrêter un instant. La spirale est fréquente dans le règne végétal (vigne, volubilis) et animal (escargot, coquillages, etc...). On la retrouve depuis l'origine des temps gravée par les Celtes sur les dolmens ou monuments mégalithiques. Symboliquement elle représente une involution, ou une évolution, vers un centre. C'est le même symbole que le labyrinthe: car rien n'est plus facile lorsqu'on part de l'entrée du labyrinthe que d'en atteindre le centre (ce qui n'est pas le cas du dédale) L'aspect évolutif de la spirale est le rôle dynamique de moteur que représente son centre, identique au moteur d'une roue: le centre reste immobile, bien que moteur, et la spirale évolue, la roue tourne. Si vous relisez notre étude sur le Centre du Monde, vous retrouverez cette propriété dans le symbole de la Rose qui se développe au centre de la croix. C'est le symbole de Dieu se manifestant sur terre. L'escargot est aussi appelé en argot un limaçon, et à cause de sa coquille en forme de spirale, un colimaçon. Sachant que l'on retrouve ce gastéropode sur de nombreux portails d'églises et de cathédrales, nous pensons que l'escargot représente en fait le maçon, le compagnon qui au Moyen-Age construisit les cathédrales et pour qui le travail atteignait une dimension spirituelle primordiale. La confrérie des compagnons maçons étant plus tard devenue Franc-Maçonnerie, il semble que l'escargot reste un des symboles des franc-maçons, comme une dernière preuve le montrera à la fin de l'étude sur cette comptine. Gravure de l'homme à l'escargot.

  • Un autre point important est que l'escargot est un symbole universel lunaire. L'escargot montre et cache ses cornes comme la lune apparait et disparait. Ce symbolisme de la CoRNe d'ailleurs (notez la sonorité en KRN, expliquée sur le forum La gueule du Dragon) que l'on rapprochera de la CouRoNne de l'élu.
  • Enfin, et ce n'est pas négligeable, l'escargot est un animal hermaphrodite. Or le symbole de l'androgynat est primordial en hermétisme car il exprime la réunion des contraire, la disparition des dualités, le retour à une unité similaire à celle qu'exprime l'involution de la spirale. C'est l'Adam initial, celui formé de terre rouge (voir plus haut les réflexions sur le Sinople). La couleur symbolique de l'escargot pourrait donc être le rouge. La souris verte ainsi révèle sa véritable forme en un escargot rouge, ce qui parfait encore l'unité du symbolisme de cette comptine.

Tiroir en langue verte peut se dire Terroir, en rapport avec la Terre. On peut alors  lire: Je la mets dans mon TERROIR, Elle me dit : il fait trop noir. Je la mets dans mon CHAPEAU, Elle me dit : il fait trop chaud. Nous avons alors la Terre (le terroir), le Ciel (le chapeau), dont les attributs extrêmes ne conviennent pas à l'escargot, et enfin, le CUL (la culotte), dans la phrase finale, qui correspond au milieu du corps et où s'arrête l'escargot: c'est-à-dire entre le Ciel et la Terre, qui comme nous allons le confirmer ensuite, rappelle le concept purement maçonnique de médiateur.

Je la mets dans ma culotte, Elle me fait trois petit crottes. - l'initié.L'escargot dans la culotte, est mis en rapport avec le CUL, ou la lune, emblème du gastéropode à cause de ses cornes. Quant aux trois crottes, elles font immédiatement penser aux trois points maçonniques, à cause bien entendu de notre analyse précédente. Pure imagination? Ce n'est pas si sûr lorsque l'on constate que crotte en grec se dit Koutsoulia, mot dans lequel on retrouve la racine Koutso qui est celle du boiteux, de l'argoteur, de la marelle... c'est-à-dire celle de l'initié.Alors on peut désormais poser la question qui est en elle-même une comptine: "Escargot Margot?" (Est-ce qu'argote m'argote?)

Gravure d'un franc-Maçon : l'h aux escargots. Mais ce qui frappe le plus, après analyse, c'est la forme des bras de l'homme aux escargots: observez le bras du haut en forme d'équerre vers le ciel et le bras gauche dont la main prend la forme d'un compas, dirigée vers la terre.
L'homme-colimaçon est placé entre l'équerre et le compas, médiateur entre le Ciel et la Terre, attributs mêmes du franc-maçon. Ceci pour montrer qu'en langue des oiseaux, depuis les temps les plus reculés, Arlequin signifie le boiteux et Pierrot l'accompagne toujours."C'est en effet le représentant du serpent qui séduisit Ève et dont il a conservé les vêtements bigarrés et les formes onduleuses. Depuis le commencement des siècles, il est décapité et Pierrot pendu." Maintenant considèrons l'information suivante, toujours donnée par Grasset d'Orcet, en page 23

"[...] le "sans bras" ou le "manchot" est le nom scandinave du reptile "gorm", qu'il soit "ver, limace, chenille" ou "serpent". Mais en Auvergne, le héros de cette singulière épopée, l'ennemi du feuillage, représentant de l'aristocratie et de la fainéantise, c'est le "perceval" ou "escargot"."

Ce qui peut se résumer par: le boiteux (Harlequin), père du chevalier Perceval en langue des oiseaux (synonyme phonétique de Bliaucadras), est donc aussi le père de l'escargotqui est sans bras, donc un manchot.

LE DRAGON

Ainsi observons que lorsqu'il est terrassé, le dragon est représenté avec une lance qui lui transperce la gueule.La lance est un symbole de l'Axe du Monde.

Or l'Axe du Monde symbolique passe, sur Terre, par un Centre du Monde, appelé ou représenté aussi parfois comme le moteur d'une roue: on le nomme alors le feu de roue.

La couleur rouge est donc la couleur symbolique que nous donnerons désormais à notre Centre du Monde, ou Feu de Roux.A noter, toujours en rapport avec l'unité du symbolisme du Centre du Monde, que le Christ, dont nous avons montré qu'il était l'archétype même du Centre du Monde (en tant que manifestation de Dieu se déployant dans les quatre directions de la croix), est souvent figuré en ésotérisme comme ayant les cheveux... roux.Or, pour revenir à notre sujet, en langage des blasons, qui est un jargon du Moyen-Age similaire au langage des oiseaux, le mot Gueule est utilisé pour désigner la couleur Rouge...

Reprécisons notre idée: un dragon, dont une lance passe par sa gueule pour le terrasser, gueule d'où les légendes font sortir du feu...

Il est aisé de faire l'analogie avec l'Axe du Monde qui passe, sur Terre, par un Centre du Monde, appelé aussi Feu de Roux.

Ainsi, derrière le monstre répugnant qu'est le dragon se cache ce secret tant convoité: ce que certains nomment le Graal, d'autres le feu de roux. D'ailleurs, il est intéressant de noter le fait que le sang, de couleur rouge (comme la rose à l'intersection de la croix), est le contenu du Graal...

Ce n'est pas pour rien, aussi, que l'on dit des dragons (comme des gnomes) qu'ils sont gardiens de trésors!!! Et l'on comprend alors que pour le domestiquer (comprendre: pour le terrasser), il faille lui transpercer la gueule d'une lance.

Sauf que l'agent terrasseur n'est pas de cette terre (l'Archange est de nature divine) ou s'il l'est (Saint-Georges est de nature humaine) il lui faut une monture, pour ne pas se mouiller... Il lui faut une cabale?

FULCANELLI ET LE DRAGON :

le dragon est choisi comme représentant le hiéroglyphe de la matière minérale brute avec laquelle on doit commencer l'Œuvre. Dracon a pour racine dercomai,regarder voir, et, par extension, vivre, mot voisin lui-même de derceunhz,qui dort les yeux ouverts. La langue primitive nous révèle, à travers l'enveloppe du symbole, l'idée d'une activité intense, d'une vitalité perpétuelle et latente enclose dans le corps minéral.

" Les mythologues nomment notre dragon Ladon, vocable dont l'assonance se rapproche de Laton et que l'on peut assimiler au grec Lhqw,être caché, inconnu, ignoré, comme la matière des philosophes.

" L'aspect général, la laideur reconnue du dragon, sa férocité et son singulier pouvoir vital correspondent exactement avec les particularités externes, les propriétés et les facultés du sujet. La cristallisation spéciale de celui-ci se trouve clairement indiquée par l'épiderme écailleux de celui-là.

" Semblables sont les couleurs, car la matière est noire, ponctuée de rouge ou de jaune, comme le dragon qui en est l'image. Quant à la qualité volatile de notre minéral, nous la voyons traduite par les ailes membraneuses dont le monstre est pourvu. Et parce qu'il vomit, dit-on, quand on l'attaque du feu et de la fumée, et que son corps finit en queue de serpent, les poètes, pour ces raisons, l'ont fait naître de Typhaon et d'Echidna. Le grec Tujawn, terme poétique de Tujwn ou Tujwz, - le Typhon égyptien,- signifie remplir de fumée, allumer, embraser." 'Ecidna n'est autre que la vipère (Python?). D'où nous pouvons conclure que le dragon tient de Typhaon sa nature chaude, ardente, sulfureuse, tandis qu'il doit à sa mère sa complexion froide et humide, avec la forme caractéristique des ophidiens. "

/www.regnabit.com/artgauth/

20 mars 2013

Graal, Lapsit exillît

Le Graal légende, livre Calaméo, bien illustré

http://www.calameo.com/books/0003629069cecf172b6b5

http://fr.calameo.com/read/0003629069cecf172b6b5

 

 

Lapsit exillis SYNTHÉSE+++++++ à la fin de l'article

http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/rbph_0035-0818_1931_num_10_1_1335

rbph_0035-0818_1931_num_10_1_T1_0083_0000

rbph_0035-0818_1931_num_10_1_T1_0084_0000

rbph_0035-0818_1931_num_10_1_T1_0085_0000

 

 

http://www.cosmiq.de/qa/show/3275547/Franzoesischer-text/

En Wolfram von Eschenbach, le Graal est une pierre tombée du ciel ("lapis exilis", signifiant "lapis ex Coelis - Stone of Heaven"), donc un météore - comme dans l'Est de la Kaaba de La Mecque parois de pierre noire. Une pierre, donc, qui est chargé de la puissance du ciel, l'école des sorciers, qui donne la connaissance et le pouvoir et qui peuvent transformer le plomb en or.

http://books.google.fr/books?id=rgF0fF347isC&pg=PA54&lpg=PA54&dq=graal+et+lapis+exillis&source=bl&ots=Wf7nSUCGOV&sig=FEPF-0T-oryVJMWZS59vxAxXZ6A&hl=fr&sa=X&ei=mu9JUcFGytw95qCAmAc&ved=0CDoQ6AEwAjgK#v=onepage&q=graal%20et%20lapis%20exillis&f=false

Lapis exilais dans W von Eschenbach++++ 

http://halshs.archives-ouvertes.fr/docs/00/80/05/36/PDF/PreI_sence_et_absence_HDR.pdf

Avec commentaires autorisés++

Texte de W von E à la fin Lapsit exillîs!

Traduction de http://www.sacred-texts.com/sro/hchg/hchg78.htm

 

la pierre qui a renouvelé le phénix rappelle l'Aquila Lapis, qui, selon une autre, la tradition, a été demandé par l'aigle et utilisé pour aider à l'éclosion de ses œufs.

Cette énumération est faite de faire précéder quelques réflexions sur le terme latin qui Wolfram appliqué à son talisman. Ce qu'il a écrit - ou plutôt son scribe - nous devons divine que nous pouvons à partir du choix des impossibilités qui sont offerts par les manuscrits existants, et celui qui a reçu le plus visage parmi les lectures des conjectures est Lapis exilis, ce qui signifie la pierre fine . Le scolies des lexicographes sur le second de ces mots indiquent une différence d'opinion entre les savants sur la question de la philologie - de mire étymologique soi torquent viri docti - et comme un quota supplémentaire de confusion l'un d'eux a placé l'importance de mince sur le mot exil car il est utilisé en anglais. Je ne sais pas d'un tel adjectif dans notre langue et encore moins de celle qui porte cette interprétation, mais cela mis à part, il semblerait que la pierre fine connexion avec la conception du Graal est d'autant plus déconcertant que toute difficulté philologique. En outre, le mot exilis souffre le sens de la maigreur, et ce dans le cadre d'une pierre d'abondance qui peint dans le Parsifal un garde-manger éternelle, à parte ante et à parte post, n'est pas moins désespérée. On peut dire que l'intention de Wolfram était de préciser par Lapis exilis que son talisman était au milieu des pierres de dimension encore beaucoup de son efficacité, alors même que les Écritures nous disent que la graine de moutarde est au moins parmi les grains et devient encore un grand arbre.

 

Lapis exilis est un terme qui correspond totalement à la grande talisman de la transmutation métallique, sans aucune difficulté adepte expérimenté quand il portait de la poudre de projection -qui, comme nous l'avons vu, était en fait la pierre - dans son portefeuille, ou même sa ceinture, mais ce fut aussi grand dans son efficacité, car il n'est pas nécessaire d'insister. L'explication est peu profonde nonobstant, quand on sait que la véritable description de la pierre Graal sur le côté historique, ou plutôt la déclaration exacte des faits, serait è veniens Coelo. Mais il est bien entendu que cela ne pénètre pas dans les listes comme une construction des lectures chaotiques trouvés dans les manuscrits. Leur rendu possible pour préserver la similitude verbale avec une conformité raisonnable dans la racine idée du sujet est Lapis exilii = la pierre de l'exil, ou Lapis exsulis = l'exil de pierre. La correspondance est double, car en premier lieu il ya l'exil de Lucifer, qui - si le bijou était une fois dans sa couronne - elle a perdu sur l'expulsion du ciel, et en second lieu il ya l'exil de l'humanité, qui est par hypothèse une dérivation à partir de la chute des anges. Il a été donné aux hommes comme un palladium - peut-être même un gage de leur exaltation finale aux trônes vacant ci-dessus.

en Israël connaissait le sens profond, ou il devinait au moins dans leur subtilité, leur préoccupation de voir que tout était un pèlerinage spirituel. Il est dit dans le tractus zoharique intitulé Le Berger fidèle, qu'une pierre ou un rocher est donné, et encore une autre pierre est donné, le nom de ce qui est le nom du Tétragramme. Maintenant, il s'agit d'une référence à la prophétie de Daniel qui dit que la pierre qui avait frappé la statue devint comme une montagne et remplit toute la terre. Il est appliqué sur Messie et de son Royaume par la préface au Zohar, qui affirme en outre que les Israélites, pendant leur exil en Egypte, avait perdu le Mystère du Saint Nom. Toutefois, lorsque Moïse est apparu, il a rappelé ce nom à leur esprit. Il s'ensuit herefrom que nous avons affaire avec une autre légende de la Parole perdue, et bien sûr, si le Christ était le Rocher ou pierre qui a fourni la nourriture à des Juifs, nous pouvons comprendre d'une manière vague, non seulement la correspondance entre le Graal et une pierre mystique mais aussi la manière dans laquelle le cycle attribue à son Palladium Grand, que ce soit Pierre ou Coupe, un merveilleux pouvoir de nourriture. L'allusion est donc la pierre d'angle, qui est le Christ et qui est devenue la tête de l'édifice. C'est la vieille tradition talmudique et cabalistique que le fundamentalis Lapis a été mis dans le Temple de Jérusalem sous l'Arche de l'Alliance, de même que le rocher du Calvaire, par une autre légende, est appelé le centre du monde. Toutes ces pierres à l'épuisement final du symbolisme sont une pierre, qui ne diffère pas de la pierre blanche cube duquel les élus reçoivent dans l'Apocalypse avec le nouveau nom et secret écrit à ce sujet. Cette pierre dans sa forme symbolique serait sans doute le moins possible dans le volume cubique - c'est-à-dire, dans la correspondance entre les choses au sein et en dehors, alors même que ce qui est donné, étrangement inscrite à l'intérieur, au destinataire dans l'un des plus profondément symbolique des grades maçonniques élevés.

Les analogies sont subtils et les analogies sont aussi précaire, mais ceux que j'ai tracé ici sont au moins plus conforme à l'esprit de la littérature Graal que (1) La Pierre sacrée, appelée la Mère des Dieux, qui est mentionné par Ovide et dont Arnobe nous dit qu'elle était petite et peut être porté facilement par un seul homme, (2) la romaine Lapis Manalis, qui ont apporté des pluies dans la sécheresse, comme il aurait apporté de la nourriture à la famine, (3) la pierre Bœtilus ou Oracular qui donnait ses oracles à son porteur, parlant d'une voix encore faible.

 

19 mars 2013

Carré magique, clé, verrou...

La Lettre d'Information de l'APAM - Ernst-Herzfeld-Gesellschaft eV

www.ernst-herzfeld-gesellschaft.de/files/lettre_apam_16.pdf
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8 févr. 2008 – C'est pourquoi T. Canaan, dans son article sur le déchiffrement destalismans, a mis en évidence le vocabulaire technique arabe

Carré magique-constantes

CANAAN T., « The decipherment of Arabic talismans », Berytus, 4, 1937, pp. 69-110 ; 5, 1938, p. 108


3 novembre 2025

Préhistoire des Pléiades suite

Suite Pléiades, préhistoire (voir https://basedonnee.canalblog.com/2025/10/les-pleiades-prehistoire.html)

(Cf H*) FAUX : Sur le Zodiaque rectangulaire de Dendérah : entre les deux rangées des Sept étoiles des Pléiades, si typiques, on trouve un Bœuf, réduit à la tête, au poitrail et à une jambe arrière.

Or ce bœuf ne peut être que la constellation du Taureau [et non pas la Grande Ourse] et on sait que les Pléiades lui correspondent. — Qui plus est, Horus aiguillonne ledit Bœuf. Or Horus, c'est Hercule ou le Géant: C'est le Soleil! Sur ce zodiaque l'Hippopotame, aux mamelles tombantes, semble être entraîné par une sorte de corde tordue fixe attachée à la cuisse du Bœuf. — Cette allégorie veut dire que les Ourses suivent toujours le Taureau (c'est-à-dire les Pléiades), tandis que l'attaque Horus [le Soleil]. —C'est, en somme, le symbole de l'ANNÉE qui commence car à cette époque, le 1er de l'An était à l'Equinoxe de Printemps.

L'Hippopotame aux mamelles tombantes, c'est l'idée de Naissance de I'Année; mais aussi de la Vie, qui marche vers la Mort, grâce à Horus, et est traînée par le Taureau. L'emploi de l'Ourse, comme celui du Chacal symbolisera donc plus tard l'idée de Mort de l’Année. — C'est pour cela qu'ultérieurement on trouvera, au pôle Nord, le Chacal [animal cadavérique par excellence, qui dévorera l'Année, c'est-à-dire l'Hippopotame ou le Taureau] ; puis la Momie égyptienne; puis le Sarcophage; et enfin le Cercueil de Lazare et les Pleureuses, etc., etc.

La Femme enchaînée des Grecs [la Momie du Pôle] est la personnification de l'Année, que les mouvements des Etoiles tiennent forcément à la chaîne, puisque cette division artificielle du temps dépend de ces astres!

H* Hypothèse après vérification (https://www.aly-abbara.com/museum/medecine/pages_01/picture/Thoueris_Reret_cuisse_zodiaque.html)

Le Dragon correspond à la déesse hippopotame Thouéris qui est enchaînée à la Cuisse = Grande Ourse suivie par le Bouvier (Gardien de l’Ourse et constellation très visible), personnage tenant une pique sous Thouéris. Or c’est la situation des circumpolaires pour la Polaire en Alpha Draconis*.

 

Dans une des cartes anciennes de Tarot : on voit un Coq, une Poule*, et 7 œufs (6 bulles de savon) ; c'est La Poussinière, évidemment 1

Par ailleurs je crois qu'au Moyen-Age les Pléiades ont été symbolisées, dans leur ensemble, par une Etoile à sept rayons.

D'après le Dict, des Antiq. de Daremberg et Saglio. « les Pléiades avaient une grande importance aux yeux des Grecs et des Latins, parce qu'avec leur apparition, au mois de mai commençait la saison de la navigation, la maturité des grains et l'approche de la récolte tandis que leur coucher, à la fin d'octobre, coïncidait avec la période d'inactivité sur mer, le labour et les semailles d'automne ». Dans ce texte, il y a une cause d'erreur possible. En effet, en mai, il s'agit du lever héliaque des Pléiades, et nullement de leur lever stellaire. De même pour le coucher. En effet, les Pléïades sont invisibles au printemps et en été parce qu'alors elles sont cachées par la lumière du soleil. C'est ce que les anciens appelaient les Pléiades « au-dessus de la Terre ». Elles ne sont visibles la nuit qu'à l'automne et en hiver, parce qu'alors on les observe pendant la nuit. On les dit alors « au-dessous de la Terre ».

*Dans certains contes les Pléiades et les Hyades (tête du Taureau en V) qui sont sœurs sont sous forme de colombe. Alpha draconis était la polaire voici 4700 ans à l’apogée de la civilisation égyptienne. La petite ourse était alors une aile du dragon.

 

 

 

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