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20 mars 2013

Runes, Oeuf cosmique, Graal

Hag-all

http://www.nordic-life.org/nmh/Hagla.htm

mythes nordiques de la création du monde : l’eau dégoulinant du givre fondu créa le premier géant, Ymir, et notre monde fut bâti à partir des éléments de son corps. Voilà qui permet de mieux comprendre l’allusion au monde ancien, et je crois que l’on peut supposer que le poème original disait Ymir donna forme au monde ancien

Hagla est le matériau à partir duquel le monde a été formé, et dans lequel toute vie a trouvé sa source, selon la mythologie nordique. Hagla est, dans cette mythologie, l’origine de l’univers qui aurait donc pris place dans un tourbillonnement glacé. Notre imagination moderne tient absolument (je crois) à associer la création du monde à une explosion dégageant une chaleur intense, alors que l’imaginaire nordique associe un froid intense et violent à ce processus.

Elle est aussi la rune d’une création du cosmos opérée dans une ‘grande explosion’ glacée.

http://docs.google.com/viewer?a=v&q=cache:8g0QpxF4ZxAJ:racines.traditions.free.fr/runes3o2/runes3o2.pdf+Rune+Hag-all+m%C3%A8re+des+runes&hl=fr&gl=fr&pid=bl&srcid=ADGEEShWirIyCYZvYrhzxVMmspyhWG7uJPabtZQ6i6uQ3Usfp-khRg77rGY1N3owsE6URU1ZgUJF8FBmsW4RQGyLSv07RN6XlB7hxQUgwuowS-8y2iiGJDxftQo3gtIrxc8h00TYW5st&sig=AHIEtbTw_g0XEx7NTRbQr2GgDtflNff86A

Hag est l’équivalent du gaulois Caium, “enclos”. Le nom Hag est donné

pour les termes signifiant “levée de terre, palissade” c’est à dire “limites de propriété” et “pâturage clos”. Le duse, “génie de l’enclos”, est l’équivalent du Sylvanus sanctus ou s. orientalis, petites divinités annexes protégeant les limites de la ferme (qu’on vénère lors des rogations)n.

« H'ag veut dire "je comprend et maintiens, considère ou garde". Le Haag est "l'espace observé et clos", et le veilleur Hegel est "celui qui l'observe ou le garde". Donc, la "Haute science sacrée" est la "maintenance", "l'observation" de ce qui est hautement, solairement indigène. » Hugo von Lizt

Perso : évoque le templum, lieu sacré, clos, séparé…

Hag + all signifie "Tous les Tertres" c. à d. Tertre Suprême ou Tertre primordial Ur-Hag.

Ceci est confirmé par l'attribution de la Rune Hag-all au Monde des ancêtres

morts, où il est le Grand Tertre qui recouvre le "grand Sidh*",

Ur-Hag : vous allez évidemment penser qu'une Nourraghe sarde (cf. art. Bories*) est un omphalos, un tertre primordial. Jeu de mot ? Langage des Oiseaux” ou langue primordiale ? C’est curieux, n’est-ce pas pour une grotte artificielle dont la porte s’ouvre… au soleil levant !

Graphiée ainsi, elle est “la lettrine étoilée” 7 et son dessin s’inscrit dans un

Octogone (!) lui–même inscrit dans un cercle : elle est alors – sous cette forme –

la matrice de toutes les autres runes et, évidemment, bien proche du Mühlespiele

(octo) vu dans l’article Astrologie* nordique et donc de l’Escarboucle héraldique

(cf. art. Blasons*) et, seule lui manque la ligne horizontale des équinoxes (floue, im-

perceptible), équinoxes qui n’ont jamais été considérées comme des périodes béné-

fiques.

la Rune Hag-all se devrait probablement d’être tracée sur une “étoile à huit rais” (Muhlespiele) ou Rose de Wotan”.

C’est donc “l’oeuf cosmique” ou “oeuf d’Ingwi13 ” (Ovus Inguinum) et cette

Rune symbolise le Frodhismöhle, ce “Moulin du Joyeux” ou Grottsongrmöhle le

“Moulin de la Grande Chanson” : c’est ainsi qu’est nommée l’Harmonie du Monde/

Kosmos dans l’Edda. Et, parlant de meule de moulin, ou retrouve la forme d’Hag-all

dans le Meuble héraldique nommé Anille : elle en est la clavette (cf. art. Blasons*).

Hag-all représente donc le multivers*, l’Ordre du Monde, le Kosmos, c’est à

dire l’origine, le “tout latent” et l’achèvement. C’est la forme de l’Arkhan par excel-

lence, la Coupe, la Grolle* salasse avec ses six ou ses huit becs pour boire en commu-

nion l’hydromel sacré, en un mot : c’est le Graal* !

Et c’est aussi le symbole totalisant qui est tracé sur le Globe du Monde, l’Orbe

de nos rois Francs, leur Reichsapfel, avec ses six sextants.

Hag-all représente aussi le flocon de neige tridimensionnel qui incarne l’éternel

retour,

le fil de la Vie de Clothé la Parque (Gimbutas) qui nous relie à la Mère. Re-

marquons que c'est ce fil de la vie, pelotonné à la naissance, qui se déroulera tout au

long de l’existence jusqu'à être, finalement, coupé par sa soeur Atropos aux grands ci-

seaux : c'est le destin* !

En Crête : la figure de la Rune Hag-all figure l'aurore journalière et l'aurore de l'année

Éos, lorsque a lieu la Hiérogamie* rituelle de nos Fêtes de Mai.

Ce graphisme = le “signe de Vénus” Amour/ Harmonie ce qui nous remémore la combinaison graphique vue précédemment : homme + femme = plénitude.

Chez les Romains : cette rune est gravée sur une pierre de Pompéi.

quand l’Église* ne put simplement les “baptiser”, elle forma des deux lettres grecques Kh(r)i et Rô une figure approché qui lui permettait par graffiti supplémentaire alpha et oméga de coloniser la plus signifiante de nos runes

nous retrouverons bien souvent notre Rune du Tertre Sacré* Hag-all dans nos pérégrinations touristiques, quand bien même l'alchimie* l'aura baptisée “hexagramme” après Pythagore, et la Maçonnerie* française l’Étoile de Salomon …

 

http://pagesperso-orange.fr/portes-inconnu/runes.htm

Interprétation ésotérique du nom : oeuf de glace ou semence de la vie et de l'archétype cosmiques primordiaux.

Interprétation idéographique : deux poutres droites (domaines de l'être) reliées par une barre transversale, selon la technique architecturale du colombage (: H :) ou l'archétype originel du flocon de neige.

Modèle et structure du cosmos; Accomplissement; Union (oeuf cosmique); Évolution (à l'intérieur d'une structure); Protection.

 

Les Runes (L'Or des Germains)

http://germanie.wikidot.com/category:les-runes

la référence à l'Or est un clin d'oeil en forme de Kenning tel que les employaient les Scaldes, indissociables des Runes dont ils murmuraient, eux-aussi, les secrets.

Mais l'Or est aussi une métaphore culturelle forte dans le monde des Germains désignant tout autant les Runes, que l'Ambre et la quête philosophique transparaissant dans leur plus emblématique légende, l'Or du Rhin et son anneau maudit Andvarinaut

http://germanie.wikidot.com/toile-du-destin

Représentation géométrique des runes

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20 mars 2013

Rune Hag-all et l’ordre de l’univers cosmique, Grille, Graal

http://docs.google.com/viewer?a=v&q=cache:8g0QpxF4ZxAJ:racines.traditions.free.fr/runes3o2/runes3o2.pdf+Rune+Hag-all+et+l%E2%80%99ordre+de+l%E2%80%99univers+cosmique&hl=fr&gl=fr&pid=bl&srcid=ADGEEShWirIyCYZvYrhzxVMmspyhWG7uJPabtZQ6i6uQ3Usfp-khRg77rGY1N3owsE6URU1ZgUJF8FBmsW4RQGyLSv07RN6XlB7hxQUgwuowS-8y2iiGJDxftQo3gtIrxc8h00TYW5st&sig=AHIEtbQ67CWdW6rrI24h4cDPD2bT1aa6kw

Hag-all représente donc le multivers*, l’Ordre du Monde, le Kosmos, c’est à dire l’origine, le “tout latent” et l’achèvement. C’est la forme de l’Arkhan par excellence, la Coupe, la Grolle* salasse avec ses six ou ses huit becs pour boire en communion l’hydromel sacré, en un mot : c’est le Graal* !

Hag-all est la Rune-Mère par excellence (celle de laquelle on peut déduire le tracé de toutes les autres runes, on l’a vu) : elle est la 9° du Futhark, 9 étant le signe de la perfection du “descendant” venu à terme (le Dieu-Fils Sonne-Sohn),

Hag-all figure le Cosmos à nouveau stabilisé, harmonieux, l'Ordre naturel, éternel (en celtique edern). dans le Futhorc anglo-saxon de 33 runes, Ior/ Iar, Io qui a une forme quasi identique à Hagal, signifie serpent : c'est cette racine Ior que l'on retrouve dans Jormungand ou Jormundgrund “l’énorme monstre” (cf. art. Dragon*) et ce ne peut pas être là un simple hasard… En Crête : la figure de la Rune Hag-all figure l'aurore journalière et l'aurore de l'année Éos, lorsque a lieu la Hiérogamie* rituelle de nos Fêtes de Mai.

Puis, en Grèce continentale, elle est, conjointement, le dieu Poséidon/ (Posite) et son

trident en Rune de Vie, Poséidon le fils de Saturne/ Cronos, qui s’unit à une “mortelle”, Clito:

« Julius Evola explique ce mariage entre un “dieu” et une mortelle comme le croisement des rameaux nordiques “porteurs de la lumière” ( Lucifer/ Prométhée) ; rune de vie avec les races obscures, inférieures (Ymir ).

Hag-all “tous les tertres”, ou “tertre suprême”. figure le tertre "central" par lequel passe l'Omphalos, le "clou*", la cheville du monde Réginaglar, la "quenouille" de Frigg, le Lycornu (corne du Narval*) c. à d. notre axe terrestre qui se termine par la polaire au bout de la Croix du Nord Algiz (R. 15 : Alce –> le Grand Cernunnos* “à l’Esprit ramifié”) !

La Rune Hag-all "Tertre Suprême" est donc formée du clou* (l’axe Nord Sud) et des lignes de visée qui relient les lieux des levers et des couchers héliaques des solstice d'hiver et d'été, lignes de visées qui forment entre elles la Rune Gebo X

“Don des Dieux” que nous avons vu précédemment (R. n° 7).

 

Perso grille hag-all : sur une grille de 3x3, elle se trace en reliant ch carré au centre !

19 mars 2013

Oeil divin, Vision initiatique, (oeil dans le Delta)

http://filvert.blog.lemonde.fr/category/symbolisme/

ce fameux delta n’est que le “daleth” en hébreux.

Et cela signifie “porte” mais d’une façon plus développée “comme une source de lumière sans limite” (en hébreux: keain en sof or).

Ainsi dès le commencement du travail, nous sommes invités et dirigés vers la recherche de la Lumière

http://www.etudes-litteraires.com/forum/sujet-9622-culture-triangle-equilateral-oeil

triangle équilatéral contenant un oeil ?

Je sais très imprécisément que c'est

-le symbole de la Trinité et de l'ommniscience divine

-le symbole de la sagesse,

triangle tout simple, il est évident qu'il a été rattaché à la divinité avant de signifier la trinité. En effet le nombre trois renvoie à l'équilibre, à l'harmonie, à la proportion, alors que la dualité manifeste un état passager, une opposition, un conflit. Il a donc très tôt représenté la divinité. C'est peut-être la raison pour laquelle le fronton des temples grecs est triangulaire. Il faudrait aussi regarder du côté des pyramides égyptiennes. Dans la tradition judaïque, le triangle équilatéral est le symbole du Dieu que l'on ne peut nommer...

http://membres.multimania.fr/ceops/tetragramme.htm

« En maçonnerie, le triangle porte en son centre soit le tétragramme sacré, IEVE, ou YHVH, soit l’oeil Divin. Les quatres consonnes sont parfois réduites à trois, YHV ou YHH, et même à deux: YH. Elle correspondent au nom de Dieu qui fut révélé à Moïse au buisson ardent: Ehyêh acher ehyêh»: «je suis qui je suis» ou «je suis celui qui suis», ce qui traduit bien la transcendance du Créateur....Le tétragramme est parfois remplacé par l’Oeil Divin, l’oeil qui voit tout» (Dictionnaire des symboles maçonniques - Edition du Rocher -page 122)

" Tétragramme (ou tétragramme sacré). Les quatres lettres hébraïques qui désignent le nom de l'Eternel (Iod, Hé, Vav, He). D'après la bible, la prononciation de ces quatres lettres était réservée au Grand Prêtre, une fois par an, dans le Saint des Saints (Debir) du Temple (1 Rois VIII, 12). En maçonnerie, le tétragramme figure dans le Delta lumineux placé à l'Orient derrière le Vénérable.  Parfois, au lieu du tétragramme,on y trouve un oeil." (Dictionnaire de la Franc-Maçonnerie -Daniel Ligou -PUF- page 1173 - 1987)

Comme le signalent ces dictionnaires maçonniques, le triangle intégrant le tétragramme est bien un symbole franc-maçon. Le dictionnaire explique également que parfois le Tétragramme est remplacé par l'oeil divin.

http://hermetisme.over-blog.com/article-23588190.html

Celui qui est pénétré par la connaissance initiatique regarde le monde dans son ensemble d’un tout autre point de vue que celui qui l’ignore.

Nous sommes le sujet et ce qui se présente à nous, ce sont les objets.

 

Chez l’homme qui aspire à la connaissance initiatique, il doit impérativement s’accomplit une tout autre orientation.

 

Il doit absolument se rendre compte qu’il est objet et que donc il est vital qu’il cherche le sujet qui correspond à cet objet. En résume, c’est exactement l’inverse qui se réalise. Dans la connaissance ordinaire, nous sommes sujet et cherchons les objets hors de nous. Dans la connaissance initiatique, nous sommes nous-même l’objet et nous cherchons le sujet qui nous observe.

 

Tel est le message fondamental, et profondément spirituel véhiculé par les inversions linguistiques des adeptes. La langue verte ou inverse est la langue des dieux car c’est l’expression du sujet qui s’adresse à l’objet que nous sommes.

Dans la connaissance initiatique, nous sortons de nous-même, nous devenons objets d’observation et nous cherchons le sujet qui observe. C’est une attitude de puissante dissolution de l’ego.

 

En résumé nous pouvons dire que dans la connaissance ordinaire nous réfléchissons aux choses. Dans la connaissance initiatique, il nous faut chercher comment nous sommes pensés dans le cosmos et par le cosmos.

6 mars 2013

Megalithes, peuplement indo-européen, cardium, rubanné

Orientations http://newsoftomorrow.org/histoire/constructions/howard-crowhurst-principes-de-larchitecture-megalithique

http://www.lieux-insolites.fr/morbihan/alignements/carnac.htm

http://www.megalithes.info/comprendre-les-megalithes/soleil-lune

 

http://www.megalithes.info/comprendre-les-megalithes/saint-michel-sainte-barbe

27° = Déclinaison minimale de la lune, 8 mai (St Michel autrefois), Coucher de soleil ce jour-là sur l'axe de 27°

 

Vidéo http://www.dailymotion.com/video/x9wg8e_les-megalithes-vues-a-travers-googl_tech

H Crowhurst

 

http://www.hist-europe.fr/Prehistoire/megalithe.html

- Vers 4530 avant J.C., des peuples Cardiaux, venus probablement par le Portugal et l’Espagne, plutôt que par le sud de la France, s’établissent en Vendée et en Charente.

- Entre 4000 et 3800 avant J.C., des Rubanés, originaires du Bassin Parisien, viennent en Bretagne. Le mélange de ces deux peuples va donner naissance à la civilisation des mégalithes.

- 3800 / 3400 avant J.C., les Rubanés dominent les côtes atlantiques et y construisent de longs tertres funéraires.

- 3600 / 3200 avant J.C., début des constructions de menhirs et dolmens le long des côtes atlantiques.

 

Origine indo-européenne des peuples des mégalithes

http://www.wikistrike.com/article-l-histoire-occultee-des-peuples-europeens-68590949.html

En bref http://www.paleologos.com/leshomme.htm

 

Indo-européen

https://docs.google.com/viewer?a=v&q=cache:o0BYVLfznIoJ:racines.traditions.free.fr/indoeuro/indoeuro.pdf+&hl=fr&gl=fr&pid=bl&srcid=ADGEEShsWAzKt61kGW6k0wyyaKpoqIJ34eA-HpkAXa71vx25_W9sYcZdh-EzvWZ7-aQNwo1UJUyn9PYjPxIm5FdRXh3fjAHzPE_1PbP2dDWymw0DPgUdcYKunBxu2U3tpqJuNCj04RYN&sig=AHIEtbTFOsO-HBMqGw2ucnf3Z9OW2Kns1Q

C'est entre le 5° et 3° millénaire : origine commune des indo-européens

2° millénaire, civil proto-historiques diversifiées dont st issues directement diff ethnies c grecs, hittites par ex. 

Maintien des formes traditionnelles renouvelées seult au niveau de l'expression, fond commun.

Les populi européennes sont finno-asiatiques et les Nordiques sont venus par l'Ouest en longeant les voies fluviales, quittant leurs terres inondées par la fonte des glaces arctiques. 

 

Lothar Kilian : Synthèse de données de la linguistique, de l'archéologie et de l'ethnologie. Le dernier habitat commun des Indo-Européens se situait sur un territoire situé entre la Mer du Nord au N-E, l'Ukraine occidentale et les Balkans au S-E. L'ethnie s'est constituée vers la fin du paléolithique supérieur. (Civil des gobelets à entonnoir)

 

Coquillage cardium(= coeur pr graver les poteries cardiales) et vénus

Cardium pectinatum nommé l'orient et l'occident (stries longitudinales d'un côté, transversales de l'autre? vu sur**)

http://books.google.fr/books?id=ZFhHAAAAYAAJ&pg=PA628&lpg=PA628&dq=coquillage+cardium+et+v%C3%A9nus&source=bl&ots=D5A_9Jb0yR&sig=z-m7wj2mCG7SGrA0z7CcDuIuSww&hl=fr&sa=X&ei=FFCJUPWDJ4iHhQegh4B4&ved=0CFIQ6AEwCQ#v=onepage&q=coquillage%20cardium%20et%20v%C3%A9nus&f=false

** http://books.google.fr/books?id=14U5AAAAcAAJ&pg=PA331&lpg=PA331&dq=coquillage+cardium+et+l%27orient+et+l%27occident&source=bl&ots=8IKwcPAYue&sig=PojYrXmN8ZFbJ12lPUS9UTzN2qo&hl=fr&sa=X&ei=_lOJULSeA8mn0QWW0IGYBA&ved=0CFMQ6AEwCTgK#v=onepage&q=coquillage%20cardium%20et%20l%27orient%20et%20l%27occident&f=false

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Culture_ruban%C3%A9e

L'orientation des maisons n'est pas aléatoire : en Europe de l'Est, elles sont orientés nord-sud, et plus on va vers l'ouest plus les maisons s'orientent progressivement est-ouest. Cette orientation est peut être due à la direction des vents ; il pourrait même s'agir d'une orientation symbolique car il est dans le sens exact de la colonisation néolithique (et les sépultures sont orientés de la même façon).

 

L'essentiel, histoire du peuplement de la Bretagne

http://www.visit-bretagne.com/histoire/indexfr.html

 

3 mars 2013

La religion cosmique des Indo-Européens, Jean Haudry, HERA-Héros

Analogie entre Jour, Année, Cycle cosmique pour les indo-européens

http://vouloir.hautetfort.com/archives/category/histoire/index-12.html/

Dans La religion cosmique des Indo-Européens, Jean Haudry, spécialiste des études indo-européennes, évoque la tripartition propre au monde indo-européen. Celle-ci n'est pas seulement une organisation sociale, mais découle d'une vision du monde, c'est-à-dire d'une manière de voir et de concevoir l'univers. Aussi, cette tripartition est à la fois valable pour le macrocosme (l'univers) et pour le microcosme (l'homme).

Dans un premier temps, J. Haudry examine la tripartition céleste, ce qu'il nomme “les trois cieux”. Puis, il explique l'analogie entre le jour, l'année et le cycle cosmique. Il poursuit par une étude comparative sur la déesse grecque Héra, épouse de Zeus. Celle-ci représente, entre autres, la belle saison de l'année, le printemps, mais aussi l'année toute entière. Il aborde ensuite la notion de héros en partant de l'étymologie qui provient de Héra. Le héros est précisément celui qui conquiert l'année et accède ainsi à l'immortalité. Pour cela il emprunte la “voie des dieux”, aussi désignée par le mot védique svarga, “le fait d'aller dans la lumière­ solaire”. L'accès à l'immortalité passe par la redoutable traversée de “l'eau de la ténèbre hivernale”.

 
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3 mars 2013

Emeraude, Pierre philosophale, Alchimie

http://www.bijoux-elfiques.com/content/27-emeraude

Les Alchimistes, dans leur recherche de la résolution des contraires sont allés plus loin que ne va aujourd'hui notre imagination. Ils définissent leur feu secret, esprit vivant et lumineux, comme un cristal translucide, vert, fusible comme la cire; c'est de lui, disaient-ils, que la nature se sert souverainement, pour toutes choses que l'Art travaille, car l'Art doit se borner à imiter la nature. Ce feu est bien celui qui résout les contraires: on en dit qu'il est aride, mais faisant pleuvoir, humide, mais qui toujours dessèche.

Et finalement, dans tous les ésotérismes, le principe vital lui-même, secret des secrets, apparaît comme un sang profond, que contient un récipient vert. C'est, pour les alchimistes occidentaux, le sang du Lion Vert qui est l'or, non du vulgaire mais des philosophes. (Sang du Dragon, Sang du Christ dans le Graal, coupe d'émeraude)

Dans l'alchimie européenne, le dragon ou le lion verts symbolisent un dissolvant puissant comme par exemple l'« eau royale » (Aqua regia), et il est désigné par un triangle féminin pointé vers le bas auquel est associé un R. On dit de lui qu'il « ouvre et ferme les sept sceaux indissolubles des sept esprits métalliques et (qu'il) tourmente les corps jusqu'à ce qu'il les ait entièrement perfectionnés ». Il s'agit en fait du Vitriol, considéré aussi comme « le seul corps immonde, mais qui permet de joindre les teintures entre le soleil et le lune ».

Dans la mythologie antique, l'émeraude était souvent associée à Vénus, la déesse de l'amour. Pour les alchimistes, l'émeraude est la pierre d'Hermès, messager des dieux et le symbole de la connaissance et du savoir universel. Elle développerait l'intuition et les dons de voyance.

Les voies du Graal 

Il existe au moins deux représentations de la pierre philosophale, liée à son calice matrice. 

La plus célèbre est certainement celle de l'emblématique roi de Salem, Melchisédech sur le portail nord de la cathédrale de Chartres, le portail dit des "initiés".

Melchisédech y est représenté au moment où il tend à Abraham une coupe de laquelle dépasse une pierre. Selon le texte de la Genèse.14-17, il est le premier à nommer YHWH, El Elyon et fit "sortir" le pain.

Elle est l’emblème de la gloire terrestre du Messie d’Israël.

La verte émeraude est donc l’emblème de ce beau règne de mille ans dont nous parlent les prophètes. Ils nous rendent témoignage des souffrances et des gloires qui devaient être la part du Christ. L’Éternel a parlé, sa promesse s’accomplira certainement. Les souffrances sont passées, que reste-t-il donc ? Les gloires ! Elles vont être manifestées aux yeux de tous dans le monde même où Il a été couronné d’épines.

3 mars 2013

Pensée, mesure, Logos, Verbe, Cosmos

Lien pensée, (étymologie=peser), mesure, cosmos, logos +++

https://docs.google.com/viewer?a=v&q=cache:ZVGslfJzx2QJ:www.zetesis.fr/actes/IMG/pdf/S-_Bassu_pdf.pdf+&hl=fr&gl=fr&pid=bl&srcid=ADGEEShU6wrUE6mb39WGTAZ2L-7nwTwvRWo8sTCXYb8gVidrY1MPZFBwL7Tgng-9G9j23kuu0x8CLbk9eMt8A61qTAGm2btTy0Lv_3R5wE1ubSvx3J_HQInN1NArF6T3qDFaZmfRzyCH&sig=AHIEtbRCdprVZyF_U9QYeFjaKNxqQUfMfw

Quelques extraits:

P2 L'expression kata kosmon devait certainement signifier cette idée de convenance, ce qui est approprié, et par suite, beau et ordonné. Elle ne devait pas désigner « l'ordre » en tant que tel. C'est progressivement qu'un tel sens lui est donné.

L'expression kata kosmon a le même sens que kata metron.

Si ce qui est mesuré est ce qui approprié au système de valeurs établi, il reste à déterminer ce sytème. Le lien dans la pensée archaïque de la société humaine avec la société des immortels rappelle que la hiérarchie humaine des valeurs dépend de l'ordre divin. Par ce biais, le kosmos s'affranchira progressivement de son sens religieux pour devenir une notion philosophique adaptée à la désignation de l'univers.

la mesure et le cosmos sont des réalités ou, en termes philosophiques, des principes supérieurs à l'individu auxquels celui-ci doit se conformer pour agir bien.

La convenance est dictée par les saisons. La temporalité présentée par Hésiode est donc cyclique et laisse apparaître le thème du devenir cosmique structuré par des moments principaux. Le temps humain se modèle sur le temps des astres, des saisons, et en dernier ressort sur le temps divin. Certes, la notion même de kosmos n'est pas encore constituée comme telle, mais le verbe kosmein revêt clairement la signification d'un ordre à respecter; et cet ordre est temporel. Cet ordre est aussi dicté par "la loi des champs".

le ciel est rythmé par un mouvement temporel précis plus que par des mesures spatiales. Les « mesures » deviennent un véritable principe d'organisation sous-jacent à l'apparente irrégularité de certains phénomènes célestes. C'est la connaissance de cet ordre qui permet au marin de partir et de revenir aux moments propices.

P6 Sens cosmologique du kosmos et du metron. La notion de kosmos, appliquée à la nature, ne peut être constituée que par l'intermédiaire de la notion de mesure. 

Le kosmos des philosophes est cet ordre harmonieux qu'il s'agit de contempler et de connaître. Le cosmos est une totalité qui unifie une multiplicité d'éléments. La mesure désigne précisément un principe d'organisation de la multiplicité des éléments qui composent le cosmos. Il revient à la mesure d'être comme un principe d'unification. Aristote propose une telle compréhension de la mesure lorsqu'il définit l'Un comme mesure (metron) de toutes choses en Métaphysique, Ι. En somme, la notion d'ordre est renouvelée en correlation
avec l'idée de mesure suivant trois axes majeurs: 1) « ordre » et « mesure » seront désormais liés au logos, et prendront progressivement un sens cosmologique et physique avec le développement des mathématiques et de
l'astronomie; 2) ensuite, « ordre » et « mesure » sont intégrés dans une réflexion sur l'opposition entre l'Un et le Multiple; 3) lié à l'idée précédente, ces deux notions s'inscrivent dans le problème du devenir de la nature à
partir de l'origine (archè). Ces trois axes s'inscrivent dans une compréhension nouvelle de l'espace et du temps.

C'est particulièrement en astronomie que la relation entre mesure et kosmos s'opère. Comme l'a remarqué A. Finkelberg, kosmos pouvait signifier dans certains passages le ciel: il s'agit du ciel étoilé rempli d'astres. Le lien rendu possible par l'astronomie est le fait de rendre « manifeste » les « mesures » qui gouvernent le monde. Le travail astronomique a consisté à appliquer la géométrie à l'espace étoilé, et l'arithmétique à calculer et à prévoir le temps astral.

LOGOS La « mesure » est comme une conséquence de l'action du logos sur l'ensemble des choses, des éléments et des astres. Cette action consiste à rendre possible le kosmos, l'ordre du monde. D'une part, l'ordre du monde est redevable du logos, d'autre part, la connaissance consiste à saisir les articulations véritables qui sont réalisées par le logos dans le monde, c'est-à-dire en « divisant selon la nature et montrant ce qu'il en est ». La division du monde n'est rien d'autre que l'existence de mesures qui déterminent les rapports que les choses entretiennent entre elles. 

Produire signifie faire advenir à la génération suivant le logos. Cette production donne donc aux notions d'ordre et de mesure une dimension cosmique. Il s'agit d'abord de l'art humain, comme la musique; 

Sur le blog Amour troubadour, chapitre III Roman du Graal dévoilé

Eon: Il se dit "fils de Dieu", juge des vivants et des morts et maître du monde, faut-il entendre mètre, c'est-à-dire mesure du monde par rapport aux normes cosmiques - la vieille Loi-?

... rectangle solsticial qui détermine une géométrie particulière. Donnerait-il la mesure?
- Je me souviens que le premier sanctuaire de Chartres était dédiée à la Grande Déesse-mère puis à la Vierge noire. La coudée est localement déterminée par référence à la "géométrie solaire", le rectangle solsticial étant subdivisé en coudées (avec un nombre rond pour faciliter les calculs, la coudée est la longueur d'environ un avant-bras). Ainsi on peut effectivement dire que le 48° parallèle détermine sa mesure.
- OK, dit Clarance, c'est vrai que pour nos ancêtres tout était en cohérence, les oeuvres de l'homme devaient se mettre en harmonie avec le cosmos et comme le rappelle Fernand, tout est relié par le Nombre, le poids et la mesure.

 

15 août 2012

Etoile Polaire au cours du temps, archéoastronomie à Lascaux

1/ Position de l'Etoile polaire au cours du temps:

http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89toile_polaire
-14000 Delta cyg, -12000 Véga lyre,

http://www.archeociel.com/datation_du_puits_de_lascaux.htm
Etoile polaire : cygne au paléolithique
Position polaire il y a 18000 ans: c'était la constellation du Cygne qui était au pôle à cette époque. Tandis qu'à l'époque magdalénienne, c'était la constellation de la Lyre qui brillait au pôle comme elle brillera à nouveau en l'an 13000.
La scène du Puits de Lascaux est en concordance avec le minuit de l'automne 18730 "avant le présent" (-16000 environ)

http://fr.wikipedia.org/wiki/Alpha_Lyrae#.C3.89toile_polaire

Etoile polaire dans la constellation du Cygne au Néolithique

http://racines.traditions.free.fr/astros2n/

Dans 8.000 ans, se recouperont en un seul point les cercles du pôle, de l’équinoxe, du solstice et de la galaxie, tous sur une seule étoile polaire : Alpha Cygni (la Grue…) l’Œuf au point d’éclore : “ce sera le nouveau Labaron”. » Arz
Œuf remarquablement placé en tête de Bifrost, au centre de la Voie Lactée, juste à l’endroit où elle se scinde en deux

http://michel.lalos.free.fr/cadrans_solaires/autres_pays/italie/latium/santa_maria_degli_angeli/ellipses_de_bianchini.html
Dans la suite des temps, notre étoile polaire sera gamma de Céphée (Alderamin), puis delta du Cygne, puis Véga mais dans 14000 ans seulement. Le cycle se poursuivant sans fin prévisible, notre alpha de la Petite Ourse redeviendra étoile polaire vers l'an 27000, retrouvant la place qu'elle occupait déjà 24 millénaires avant notre ère (Homme de Cro-Magnon), ou encore 50 millénaires avant notre ère (Homme de Néanderthal), ou encore ... ; et, ainsi, indéfiniment en arrière.

Les circuits de la Polaire autour de son pôle ont été magistralement représentés par Bianchini sur le pavement de l'église Santa Maria degli Angeli, à Rome, en 1702 et son œuvre ne cesse d'intéresser, voire d'intriguer, les visiteurs oublieux de la Cosmographie apprise dans leur jeunesse.
Le pape, Clément XI, (Giovanni Francesco Albani), inaugurait, dans cette église, une méridienne au sol qu'avait tracée l'astronome Francesco Bianchini, aidé de Giacomo Maraldi. Elle sera appelée la ligne Clémentine.

 

29 juillet 2012

Vénus, Jérusalem, Temple de Salomon

http://www.linitiation.net/Webzine/W_Article_Initiation.php?Auteur=Christopher+Knight+et+Robert+Lomas

Christopher Knight et Robert Lomas Le Livre d'Hiram*

‘‘ Les plus anciennes traces de peuplement humain de la ville de Jérusalem datent d’environ 3000 avant notre ère ’’ Il est dit dans la Bible que le roi Salomon fit appel à Hiram pour bâtir son Temple. Or, les auteurs ont découvert de troublants indices d’un culte à Vénus dans le Temple de Jérusalem, dont le Maître Hiram était justement un adepte...

Il n’existe aucune preuve archéologique connue de l’existence du temple de Salomon. Selon la légende, il fut construit à Jérusalem il y a environ trois mille ans. Malgré tout, il représente un symbole majeur pour l’humanité, dans la mesure où il fut le premier temple de pierre construit en l’honneur de Yahvé, le dieu des tempêtes, qui devint plus tard le «seul et unique vrai Dieu» (avec un D majuscule) pour des millions de gens dans le monde entier. Tant l’Ancien Testament biblique que Le Testament maçonnique nous disent que Salomon régna sur Israël au Xème siècle avant notre ère. Il était le deuxième fils de David et Bethsabée. Selon la littérature juive et musulmane ultérieure, Salomon aurait été le plus sage d’entre les sages et il aurait même eu le pouvoir de contrôler les esprits du monde invisible. Traditionnellement, on lui attribue aussi de nombreuses oeuvres de premier plan. Citons, parmi les livres de l’Ancien Testament, les Proverbes, le cantique des cantiques (dit aussi Cantique de Salomon).

La Bible nous dit qu’il succéda à son père David, qu’il divisa Israël en douze districts à des fins de taxations et qu’il étendit son territoire jusqu’au fleuve Euphrate à l’est, au pays des Philistins au nord et à la frontière de l’Égypte au sud. On apprend encore qu’il aurait réduit en esclavage les Cananéens qui demeuraient dans le pays et qu’il s’allia à Hiram, le roi de Tyr, qui dessina et construisit le Temple de Jérusalem. Cependant, ces alliances suscitèrent quelques mécontentements, dans la mesure où elles amenaient l’établissement de cultes étrangers dans Jérusalem même.

D’après la légende biblique, Salomon se vit contraint de lever des impôts écrasants afin de payer à Hiram les annuités qu’il lui devait, mais la production d’Israël peinait à assumer l’ambitieux programme de construction du souverain (comprenant, notamment, un immense palais et ses harems, et naturellement le fameux temple de Yahvé aux proportions finalement beaucoup plus réduites que la résidence de Salomon). D’après Josèphe, Hiram avança plus de trois tonnes de son propre or pour que la construction puisse commencer, avant, finalement, de renoncer à sa dette irrécouvrable.

Le Testament maçonnique nous livre bien davantage d’informations que la Bible concernant le sujet de Salomon et de son temple. On nous apprend, par exemple, qu’Hiram, roi de Tyr, envoya un certain Hiram Abif à Jérusalem pour être l’architecte en chef du temple. Le thème principal du rituel est lié à l’assassinat de ce maître-architecte et à la perte consécutive des secrets d’initiation qui étaient en sa possession et pour la protection desquels il préféra mourir plutôt que de les livrer. Ostensiblement, ces secrets relevaient d’une sorte d’incantation magique et leur perte entraînait la rupture de quelque grande chaîne initiatique. On les remplaça par des secrets dits substitués qui, on peut le deviner, n’avaient plus les effets occultes des originaux.

D’après le rituel, on apprend également que Salomon détermina un premier emplacement près de Jérusalem pour bâtir le temple. Mais en nettoyant l’endroit, les ouvriers découvrirent les ruines d’un ancien sanctuaire. Le souverain supposa qu’il avait été dédié à quelque dieu indésirable. Aussi, ne souhaitant pas utiliser un lieu profané par un usage impropre, il déplaça le site d’élection de son nouveau temple vers le mont Moria. Plus tard, il réalisera que l’emplacement rejeté était celui du temple d’Énoch.

Ensuite, on nous dit que Salomon le roi d’Israël, Hiram le roi de Tyr et Hiram Abif étaient trois Grands Maîtres qui avaient compris que, si Israël se détournait des lois de Moïse et des prophètes, ses ennemis mettraient ses cités à sac et tous les trésors enfermés dans le Sanctum Sanctorum (le saint des saints) seraient emportés. Pour prévenir ce désastre potentiel, ils construisirent un passage souterrain secret qui menait des appartements privés de Salomon jusqu’à une crypte directement située sous le Sanctum Sanctorum. Cette cave secrète était divisée en neuf arches ou cryptes. Dans la dernière devaient être déposés tous les récipients et les trésors sacrés qui iraient à terme dans le saint des saints. Les trois Grands Maîtres utilisaient également cette chambre spécifique pour se réunir en secret et c’est là, qu’à l’origine, le rituel du degré de Maître Maçon s’exécutait.

Manifestement, le meurtre d’Hiram Abif provoqua un bouleversement majeur, parce que l’on nous dit ensuite que les deux rois cessèrent d’utiliser la crypte secrète après la mort de l’architecte.

Mais les choses évoluèrent après une découverte importante par trois ouvriers. Salomon avait finalement décidé d’ériger un temple de Justice sur le site des ruines du sanctuaire d’Énoch, autrement dit l’endroit même qu’il avait précédemment rejeté pour le temple de Yahvé. Quand les ouvriers eurent déplacé les colonnes effondrées et dégagé les gravats, ils examinèrent attentivement le sol avant de poser les fondations du futur bâtiment. Ils tombèrent alors sur une pierre qui sonnait creux. En la soulevant, ils découvrirent une crypte souterraine secrète, qui, selon le rituel, avait été construite par Énoch. En descendant dans le caveau, ils trouvèrent des trésors : notamment un delta d’or incrusté dans un cube d’agate, un nom mystérieux gravé et les fragments d’un pilier où l’on pouvait déchiffrer les secrets de l’art et de la science du monde. Le tout fut apporté à Salomon, qui décida qu’ils devaient être placés dans le caveau sacré de la neuvième crypte de la chambre secrète sous son nouveau temple.

Les plus anciennes traces de peuplement humain de la ville de Jérusalem datent d’environ 3000 avant notre ère. La première forme connue du nom de la cité est Urushalim, avec uru signifiant « fondé par « et le suffixe Salem ou Shalem étant le nom du dieu cananéen incarnant la planète Vénus, dans sa dimension d’étoile du soir.

Ainsi, le nom même de Jérusalem désigne précisément un lieu dédié à Vénus en tant qu’étoile du soir. Mais le temple de Salomon faisait face à la direction opposée, autrement dit il faisait face à Vénus au lever dans son rôle d’étoile du matin. La déesse cananéenne Asherah (la Dame de la mer) avait deux fils, des jumeaux : Shalim, qui était Vénus au crépuscule, et Shachar, Vénus à l’aube.

Les premiers habitants de Jérusalem étaient les Cananéens appelés Jébuséens. Même deux mille ans après le début de son peuplement, leur ville était encore minuscule. La Bible nous raconte comment David s’en empara et en fit sa nouvelle capitale.

D’après le rituel maçonnique, le temple achevé se distinguait par trois éléments spécifiques : un porche, une lucarne et un pavement carré. Il est précisé que le porche était l’entrée pour le Sanctum Sanctorum, le saint des saints, où l’Arche d’alliance était conservée. La lucarne ou fenêtre supérieure permettait à la lumière d’entrer. Et le pavement carré, ou en échiquier, était destiné aux déplacements du grand prêtre. L’un de ces trois éléments retint particulièrement notre attention : la référence à une lucarne qui apparaît également dans les reconstitutions du bâtiment, produites par les spécialistes. Comme seul le grand prêtre était autorisé à pénétrer dans le saint des saints et, encore, une seule fois dans l’année, la lucarne percée dans le mur oriental du temple du roi Salomon n’avait probablement qu’un objectif : laisser arriver la lumière jusqu’à Dieu, le seul résident de l’édifice.

Dans «La Clé d’Hiram» nous avions expliqué que Jésus-Christ avait amené ses fidèles dans le jardin de Gethsémani pour une excellente raison, juste avant son arrestation par les Romains : ce ne fut pas un choix arbitraire : Gethsémani était un lieu délibéré et prédestiné pour changer le cours de l’Histoire. Ce jardin se trouve à trois cent cinquante mètres face à la porte orientale du Temple, la porte «juste». Alors que jésus priait, peut-être pouvait-il apercevoir de l’autre côté de la vallée les deux colonnes physiques qu’il représentait clans la construction de la nouvelle Jérusalem et du «royaume de Dieu» proche.

Nous en étions arrivés à l’idée que Jésus avait choisi cet endroit particulier en face de la porte de justice - ou porte «juste» -, qui était la porte principale, pour accomplir réellement sa mission et se positionner comme roi des juifs. Et Vénus se leva juste avant l’aube ce jour-là. Nous savions que le livre d’Ezéchiel disait de ce lieu : «La gloire du Seigneur arriva au temple par le porche qui fait face à l’orient.»

La lumière de Vénus était-elle considérée comme la «gloire du Seigneur»?

Seulement il y a un problème d’alignement, et comme les Romains rasèrent totalement et scrupuleusement l’édifice, on ne sait rien de l’emplacement exact du temple de Salomon, ni de ses deux reconstructions ultérieures sous Zorobabel et Hérode. Pour rebâtir le sanctuaire (que l’on appelle souvent de manière erronée le «Second Temple», il y a deux mille ans, Hérode le Grand reconstruisit totalement le site (mais quelques citernes souterraines furent peut-être réutilisées). L’ambitieux roi Hérode fit plus que doubler la taille du mont du Temple pour atteindre environ trente-six acres.

On peut encore suivre en partie le tracé du mur d’enceinte qui est assez bien préservé sur les côtés sud, est et ouest. Selon les spécialistes, c’est le seul vestige à peu près certain du temple d’Hérode qui ait survécu. Mais il semble que le mur oriental ait même conservé le tracé originel de l’enceinte du Temple. La plupart des gens pensent que le «dôme du Rocher» fut construit sur l’emplacement exact du «Saint des Saints» au 7ème siècle de notre Ere. Les juifs comme les chrétiens considèrent que le centre du temple de Salomon se trouve sous ce dôme. Mais en reprenant tout ce que nous savions de l’édifice, nous découvrîmes qu’il existait au moins trois théories différentes quant à la localisation exacte du temple sur le mont éponyme de Jérusalem. Et l’une de ces théories nous stimula particulièrement.

Le Dr Asher Kaufman, un physicien de l’Hebrew University, qui avait passé des années à étudier le mont du Temple, situe le sanctuaire à quelques 280 pieds plus au nord-ouest de l’emplacement généralement admis. Il publia pour la première fois sa théorie au début des années soixante-dix après avoir étudié le moindre élément de preuve disponible (y compris les rapports de l’équipe de l’armée britannique qui, sous le commandement du lieutenant Warren, réalisa des fouilles massives dans les années 1860). Kaufman conclut que le site du temple se trouvait dans l’angle nord-ouest du mont. Pour des raisons qui n’ont pas le moindre lien avec notre propre thèse, il détermina que le mont des Oliviers, la porte orientale et le temple se trouvaient sur un même alignement est-ouest!

Cette ligne coupe exactement en deux l’emplacement d’une petite coupole en dessous de laquelle se trouve un affleurement rocheux. C’est le seul morceau de rocher que l’on peut voir sur le mont du Temple. Toute la zone autour du dôme du Rocher est pavée. Il pense que ce morceau de roche oublié affleurant à la surface plate n’est rien d’autre que la pierre de fondation du monde, que les juifs appellent Even Shetiyyah. On disait que cette pierre célèbre faisait saillie dans l’ancien Saint des Saints, l’endroit le plus sacré sur terre pour les juifs.

Si vous vous trouvez à flanc de colline, de l’autre côté de la vallée du côté est (par exemple, en vous tenant dans le jardin de Gethsémani ou, plus haut, sur le mont des Oliviers) et que vous tournez votre regard plein ouest, vous voyez, par-delà la porte orientale, le périmètre situé au nord du dôme du Rocher. Et si vous pouviez projeter un rayon laser, il traverserait la porte orientale et poursuivrait sa route en touchant le centre de la coupole appelée aujourd’hui «dôme des Esprits» ou «dôme des Tablettes». Les titres arabes préservent souvent les noms originaux des différents lieux. Ainsi, à notre avis, ces titres rappelaient fortement la divine présence qui accompagnaient l’Arche et les Tablettes de la Loi qui y étaient enfermées et qui se trouvaient jadis dans le saint des saints. Nous sentions que l’existence de cette ligne fournissait un formidable argument pouvant confirmer que l’alignement astronomique avait bien une importance quant à la disposition des trois temples.

Le temple maçonnique moderne est dessiné selon le même alignement astronomique que le Temple de Jérusalem, avec les deux colonnes Boaz et Jakin à l’est, marquant les deux points de lever extrêmes du soleil levant : au nord pour le solstice d’été et au sud pour le solstice d’hiver. Aux équinoxes, le soleil se lève exactement entre les deux colonnes en plein est. Et à certaines dates, la planète Vénus se lève sous la forme d’une étoile très brillante, peu avant le soleil et rayonne à travers la lucarne du Temple. De fait, il est explicitement dit que le dessin de tous les temples maçonniques reproduit symboliquement celui du Temple de Salomon et aujourd’hui, tout Maître maçon est ressuscité - ou «relevé» - d’une «mort» temporaire dans la lumière pré-aurorale d’une Vénus en train de se lever lors d’un équinoxe symbolique.

Par ailleurs, nous n’avons pas manqué de noter que le Nouveau Testament situe l’arrestation, la crucifixion et la supposée résurrection de Jésus autour de la fête juive de Pâques, qui commémore la fuite des israélites d’Égypte sous la conduite de Moïse et le franchissement de la mer Rouge. La célébration de la fête commence après le crépuscule du 14e jour de Nisan, le premier mois de l’année religieuse juive, ce qui correspond à l’époque de l’équinoxe de printemps. Donc, d’après la tradition, Jésus fut conçu et a ressuscité dans la période de cet équinoxe.

La tradition de cette fête juive a été transmise dans la datation de la fête mobile chrétienne de Pâques, qui est fixée au dimanche suivant la première pleine lune de printemps.

La lucarne dans le temple de Salomon permet certes au soleil d’entrer, mais en réalité, sa fonction la plus importante est de laisser pénétrer la lumière de Vénus.

Pour essayer de mieux comprendre les traditions salomoniennes, nous décidâmes d’étudier les Phéniciens. D’après tant l’Ancien Testament que le rituel maçonnique, Salomon était incapable de construire son temple avec ses propres concepteurs et ainsi il fit appel à l’aide d’Hiram, le roi phénicien de Tyr, et de son maître architecte, aussi appelé Hiram. Le rituel dit que les arches conduisant sous le «Saint des Saints» furent construites par vingt-deux hommes, experts dans les arts et les sciences, qui vinrent de la cité phénicienne de Byblos, sise plus au nord. Donc nous pouvons être certains que le temple de Salomon fut construit par des Cananéens qui étaient connus pour être des adorateurs de Vénus.

La découverte d’inscriptions sur les cercueils du roi Ahiram de Byblos et de ses descendants royaux ouvrit une nouvelle fenêtre sur la nature de la royauté dans les villes maritimes phéniciennes d’il y a trois mille ans. Les tombes royales contenaient toutes des inscriptions détaillées, écrites en alphabet linéaire cananéen. Elles racontaient l’histoire - jusque-là inconnue - d’une lignée de rois qui se considéraient comme les représentants terrestres de dieux. Ces rois avaient pris des noms qui reflétaient leur relation avec les divinités en question. Les derniers messages que ces rois laissèrent à la postérité ressemblaient beaucoup dans leurs termes à ceux d’un pharaon. Les inscriptions parlent aussi de Baalat-Gebal, qui était la déesse qui se manifestait sous la forme de la planète Vénus, comme étant l’épouse du roi.

Les Phéniciens de Tyr vénéraient une trinité de dieux consistant en El, le dieu père, son épouse Baalat (également appelée Asherat et Astarté [ou Vénus]) et leur fils Baal, le Seigneur (aussi appelé Adon, Adoni - grécisé en Adonis -).

El était le plus puissant des trois dieux et il était représenté par le soleil et sa lumière. Il voyait et châtiait toute mauvaise action.

L’épouse de El, Baalat, la «Reine du ciel» et la «Reine de la mer», était un membre éminent du conseil des dieux. Comme son mari El, elle ne pouvait être approchée que par l’intermédiaire de dieux inférieurs. Et la plus idoine de toutes les divinités inférieures était précisément le roi, le consort terrestre de Baalat. Dans ce dernier rôle, il pouvait intercéder auprès d’elle au nom de son peuple et par son intermédiaire, il pouvait se faire entendre du tout-puissant El. Le peuple priait Baalat - qu’ils appelaient «notre Dame bien-aimée» - pour garantir de bonnes récoltes, des naissances en toute sécurité et une longue vie. Elle était la mère du ciel et la terre mère qui pouvait satisfaire les besoins de son peuple en matière de sécurité, de chaleur et de réconfort.

Baalat avait un fils, Baal-Adon-Eshmun-Melgart, qui est peut-être le personnage le plus intéressant de l’ancienne mythologie phénicienne, parce qu’il est le seul dieu à ne pas être immortel. Une fois par an, à l’équinoxe d’automne, il meurt avant de ressusciter à l’équinoxe de printemps suivant. C’est évidemment une manifestation du cycle annuel de fertilité célébré par quantité de cultures anciennes. Mais son personnage s’agrémentait d’une étrange particularité. À la fin de l’été, lors de la moisson, le jeune dieu mourait pour qu’il puisse revenir à la vie sur terre quand les graines germeraient au printemps suivant. Si à la base de cette idée, on trouve quelque chose de primitif et de terrestre, l’histoire de Baal s’est considérablement développée, jusqu’à mener plus tard à une abstraction qui ne laissa rien d’autre que le concept d’un dieu mourant en se sacrifiant pour l’humanité.

Nous pouvons remarquer à quel point la ressemblance est grande entre Baalat, la déesse représentant Vénus, et la Vierge Marie, dans la mesure où elles sont toutes deux la mère d’un dieu sauveur ressuscité.

A l’époque où les cités-Etats phéniciennes s’épanouirent de nouveau après la période de domination égyptienne, Baal était leur dieu favori. Son image se développa en adoptant les traits les plus fantastiques, notamment les qualités physiques d’un amant puissant. On le représentait sous de nombreux autres déguisements. En fait, il finit quasiment par supplanter presque entièrement son père El, qui est parfois confondu avec lui comme un seul et même être. Il était vénéré en tant que Baal-Shamim, le Seigneur des cieux, Baal-Lebanon, le Seigneur des montagnes, Cul Baal-Rosh, le Seigneur du promontoire, et Melqart à Tyr, où il endossa progressivement le rôle de Dieu-Soleil.

Ce fils mortel de Vénus était incarné sur terre par les rois phéniciens. Et quand un souverain était consacré, il changeait de statut terrestre : de «fils de Vénus», il devenait «époux de notre Dame».

Hiram était un roi de Tyr puissant et comme tous les autres souverains cananéens, il était un dieu vivant, mais mortel. Mais sachant cela, nous nous posions une autre question : comment Salomon espérait-il devenir un roi-dieu sans la structure théologique établie que les rois cananéens affectionnaient, avec ses temples et ses grands prêtres/prêtresses ? En fait, après en avoir longuement discuté, nous conclûmes que Salomon n’avait pas simplement acheté des bâtiments à Hiram, le roi de Tyr, en lui commandant le temple de Yahvé, mais également les moyens de devenir un grand roi qui égalerait en stature les souverains cananéens si liés aux dieux. Nous pensions qu’il voulait bel et bien devenir le représentant de droit divin sur terre de son nouveau dieu, Yahvé. Salomon ne possédait aucune tradition en propre lui permettant de savoir comment construire correctement un temple pour servir d’interface avec le ciel et les dieux. Pourtant une chose nous laissait perplexe : comment avait on pu laisser des adorateurs de Vénus - en l’occurrence les Phéniciens - construire la maison de Dieu, quand on sait que, du côté juif, seuls les grands prêtres de Yahvé avaient le droit de toucher les pierres destinées au Temple ? D’après la tradition juive, le clergé de Yahvé existait depuis l’époque de Moïse, soit sept-cents ans plus tôt. Dans ces conditions, pourquoi ne fut-il pas le bâtisseur?

Une idée nous vint immédiatement à l’esprit : l’histoire officielle des juifs telle qu’elle est rapportée dans l’Ancien Testament n’avait-elle pas été conçue pour grossir le rôle de Yahvé et rationaliser a posteriori leur conception monothéiste? Corrélativement, se pouvait-il que Salomon ait été lui-même impliqué dans les rituels concernant Vénus et que sa relation avec le culte de Yahvé n’ait pas été aussi forte qu’on voudrait nous le faire croire?

L’archéologie nous dit que la cité de Jérusalem - son nom jébuséen signifiant «fondation de Vénus dans sa position du soir» - fut établie vers 3000 Av. J-C, ce qui est contemporain de la datation hébraïque d’Énoch. Le rituel affirme que Salomon découvrit les ruines d’un temple énochien datant de la fondation de Jérusalem.

Nous découvrîmes qu’Hiram, le roi de Tyr, était beaucoup plus indiqué que le roi Salomon pour être un Grand Maître de la franc-maçonnerie primitive, et que son expertise en matière d’ingénierie et d’architecture lui fit mériter sa position clé dans le rituel maçonnique.

Hiram, comme de précédents souverains de Tyr, pratiquait une forme de culte de Vénus, qui comportait des rituels sexuels lors des solstices et des équinoxes, particulièrement quand Vénus se lève juste avant le Soleil. En sa qualité de roi, il était considéré comme un dieu vivant, mais mortel. Nous conclûmes que Salomon n’avait pas simplement commandé des bâtiments au roi de Tyr, mais qu’il lui avait acheté les véritables secrets et le dispositif permettant de faire de lui un roi à la manière des Phéniciens.

*Editions Dervy / Christopher Knight et Robert Lomas

Notes sur ce livre par thème

En Pdf misraim3.free.fr/divers2/CLEHIRAM.PDF

ou ici, (doc google)

Sur le site Amazone http://www.amazon.fr/Cl%C3%A9-dHiram-Francs-ma%C3%A7ons-d%C3%A9couverte-manuscrits/dp/2850769223

Quatrième de couverture

Quand les auteurs de ce livre, eux-mêmes francs-maçons, décidèrent d'étudier les origines de la Franc-Maçonnerie, ils ne se doutaient pas des extraordinaires révélations qu'ils allaient mettre à jour et des remous qu'ils causeraient. Ils ont ainsi redécouvert la tradition écossaise, héritée des Templiers, beaucoup plus ancienne que l'histoire officielle sur laquelle a préféré se baser la Grande Loge d'Angleterre. De nos jours encore, ces révélations sur les origines égyptienne et chrétienne des rituels Maçonniques vont certainement bouleverser beaucoup d'idées reçues. Des mythes égyptiens à celui de l'Homme Vert, en passant par le mystère du trésor des Templiers, les auteurs ont trouvé confirmation de leurs hypothèses dans le véritable livre de pierre qu'est la chapelle de Rosslyn, haut lieu de la spiritualité Maçonnique. Un des points forts de " La Clé d'Hiram ", c'est que s'il existe un trésor de l'Ordre du Temple, il doit se trouver dans cette chapelle, enterré avec des chevaliers et les Evangiles secrets. En effet, le premier grand Maître de l'Ordre du Temple, Hugues de Payns, qui avait des terres en Ecosse, y aurait apporté des reliques découvertes à Jérusalem, sous le Temple d'Hérode, qui appartenait à l'Eglise primitive de Jérusalem. " La Clé d'Hiram " est un livre fascinant dont l'histoire, sensationnelle est racontée comme un récit policier. C'est bien là un travail de détective auquel se sont livrés Christopher Knight et Robert Lomas. L'aspect original de cette recherche est qu'elle est avant tout basée sur des rituels Maçonniques et qu'elle a été étayée par des méthodes plus conventionnelles telles que l'archéologie, l'histoire et certaines traditions religieuses. A la fin de ce livre, le lecteur, d'accord ou non, n'a qu'une envie, c'est de continuer cette recherche. Ce sentiment partagé par Christopher Knight et Robert Lomas débouchera sans doute sur de nouvelles révélations dans un futur proche.
Les auteurs
Tous deux francs-maçons, Christopher Knight et Robert Lomas sont des spécialistes de l'histoire de la franc-maçonnerie. En identifiant Hiram Abif, un personnage central de la tradition maçonnique, ils ont découvert la véritable histoire du christianisme.

Ce livre se présente sous la forme d'un vaste documentaire, basé sur plusieurs enquêtes minutieuses de ses deux auteurs. Des questions fondamentales y sont évoquées, étudiées, et parfois réfutées avec brio telles que la franc maçonnerie, les templiers, l'existence de Jésus, l'écriture de la bible, les manuscrits de la Mer Morte mais aussi bien d'autres choses encore.

Le livre commence avec l'évocation de la franc maçonnerie à laquelle les deux auteurs appartiennent. Ils nous décrivent certains rituels et, de là, on plonge au coeur de leur enquête. A partir de ce qu'ils ont appris, ils décident de retrouver les racines des croyances de leur ordre.

A partir de faits réels mais incomplets, ils extrapolent avec finesse sur des faits que l'on pensait acquis. Jamais ils n'affirment catégoriquement quoi que ce soit s'ils n'en ont pas les preuves, et leurs déductions sont rarement tirés par les cheveux, ce qui les rend encore plus crédibles.

A l'heure où l'éducation nationale admet que l'histoire a toujours été mal interprétée ou carrément occultée dans certains livres d'école, ce bouquin pose les jalons de doutes réels qui risquent de mettre à mal les bases même du catholicisme.

Cet ouvrage se lit comme un roman, avec en fin de chaque chapitre une conclusion qui ouvre toujours de nouvelles portes sur de nouveaux "mystères".

Quelques notes de lecture

LA CLE D’HIRAM

Christopher KNIGHT et Robert LOMAS (97, 2002)

Les Deux piliers P 161 

Les pyramides avaient la même fonction pour les égyptiens que les ziggourats pour les sumériens : ces montagnes artificielles permettaient au roi et aux prêtres de s’élever vers les dieux.

Avant les pyramides il y avait des colonnes : une en Basse-Egypte, l’autre en Haute-Egypte.

L’évolution politique (Basse-Egypte envahie) impose la réunification de l’Egypte pour développer sa puissance. C’est l’origine du symbolisme des 2 colonnes que l’on imaginait réunie par la voûte céleste représentée par Nut (Nout).

Cette « porte » avec une colonne au Sud et une au Nord faisait face à l’Orient pour saluer le soleil levant. Cet ensemble symbolisait prob. la stabilité (du royaume).

p 163 Symbolisme maçonnique : En regardant depuis l’orient :

Le pilier droit = Jakin = Basse-Egypte, la plus ancienne, là où d’après le mythe à l’origine du monde le monde surgit du chaos primordial, le Nun. Jakin représente l’Etablissement du monde.

Le pilier gauche = Boaz = « en lui est la force », correspond à la démonstration de force de la Haute-Egypte permettant la stabilité du royaume réunifié à un moment où la B Eg était en difficulté.

La Franc-M considère que la réunion des 2 piliers symbolise la Stabilité.

Concept de Ma’at

Pour la F-M et le Ma’at égyptien, 

A l’origine Ma’at était une réf concrète : nivelé, ordonné, symétrique comme le plan de fondation d’un temple.

Référ à la construction du Temple pour FM et Ma’at et au comportement égal et droit pour les deux.

Système moral indépendant de la religion fondé sur rectitude, vérité et justice pour Ma’at, fraternité, secours et vérité pour la F M. Les deux sont fondées sur « faire aux autres ce qui doit être fait ». 

P 167 L’ordre social et la justice découlaient de la fontaine de Ma’at, autrement dit du dieu vivant Horus (assimilé à Pharaon). En découlaient aussi la prospérité du pays : le climat favorisant les récoltes, la victoire dans les guerres.

Ma’at finit par être perçue comme une déesse :fille du dieu soleil Rê, elle navigue à la proue de son navire debout, assurant une navigation parfaite. A ses côtés on trouve parfois Thot le dieu-lune son frère qui enseigna aux Egy l’architecture et la religion et qui aurait établi ce qui est vrai. 

 

P 168 Le sacre du roi, le tour de la salle du sacre ou du temple du F M

Le roi mort devient Osiris : son successeur est son fils : le nouvel Horus.

S’il n’a pas de fils : candidat étendu, le dieu est promené dans sa châsse en forme de bateau, son arrêt (par son poids augmenté !) désigne le nouveau souverain qui est relevé : le vieux roi ressuscitait sous forme du nouveau. Le roi fait le tour de la salle* pour faire preuve de sa valeur être reconnu.

Yahvé transporté de même dans son arche (sorte de bateau).

P 171 * id pour nouveau candidat F M et de même cérémonie de nuit.

Il fait tout le tour de la Rose des vents, puis il est présenté au sud, à l’ouest, à l’est.

Il s’arrête devant le 2° surv représentant la lune Thot puis devant le 1° surv repr le soleil Rê

Puis devant le vénérable Maître: Osiris ressuscitant

 

Complément web symboles F M

http://www.franc-maconnerie.org/menu-gauche/symbolisme/glossaire-fm.htm

Couvreur : Officier chargé de garder la porte du temple. Au R.E.A.A. le couvreur, est le Passé Maître immédiat, c’est-à-dire le Vénérable Maître sortant, qui occupe la fonction de Couvreur. Il passe ainsi de l’Orient à l’Occident, du lever du Soleil à son coucher.

Luminaires : Le soleil et la lune sont les deux luminaires qui encadrent le delta rayonnant placé à l'orient.

Lune: Au R.E.A.A. elle figure sur le tableau de Loge, en haut et a gauche, c’est-à-dire en face de la colonne " B ", la colonne qui signifie Force. Le Soleil, lui, se trouve en face de la colonne " J ". L’énergie créatrice va de " B " vers la Lune, alors qu’elle va du Soleil à " J ".

Marche : Façon d'entrer en loge, chaque degré a une marche avec des pas particuliers. La circulation dans le Temple doit suivre un sens déterminé. N'oublions pas que les rites maçonniques sont "d'inspiration solaire". La circulation se fera dans le sens des aiguilles d'une montre (de l'Ouest, par le Nord, vers l’Est) (de l'Est, par le Sud, vers l’ouest).

Nord : Le monde créé, sorti du chaos par la volonté de Dieu, est orienté Nord-Sud et Est-Ouest. On retrouve ici les dimensions du Temple. La course du Soleil ne passe pas par le Nord. C’est pour cette raison que les Apprentis siègent sur la colonne du Nord, côté du Temple ou nulle fenêtre n’est percée.

Orient : La loge est orientée d'ouest en est, c'est à l'orient que siège le vénérable maître ; le terme orient peut indiquer aussi l'emplacement géographique d'une loge.

Orient éternel : Terme maçonnique pour désigner la mort (passer à l’Orient Eternel).

Piliers : Au rite Écossais ancien et accepté, trois piliers, appelés sagesse, force et beauté soutiennent la loge.

Plomb : Dans le cabinet de réflexion figurent les ossements, le crâne, la faux et le sablier qui font référence, les premiers à la mort, les suivants au Temps, donc au dieu Saturne, et par conséquent au plomb. Le plomb est un métal vil, gris (perso : va devenir) métal solaire, symbole de connaissance et de gloire. Le plomb indique ici que dans le cœur de la Terre va s’opérer une transformation alchimique, une transmutation, que le profane va mourir à la grisaille de monde profane pour trouver la lumière dorée du monde initiatique.

 

P 182 Le nouvel Horus était considéré comme l’étoile du matin. 

Le nouvel Osiris (le mort) rejoignait Rê à l’horizon, la lune était son frère, l’étoile du matin son enfant…

Les futures croyances hébraïques (et donc chrétiennes) furent elles-mêmes des développements de cette théologie égyptienne mêlés à des adaptations babylonniennes ultérieures issues de la même source religieuse (croyances sumériennes).

L’étoile du matin était utilisée comme symbole de renaissance par les esséniens/ l’église de Jérusalem et la Franc-Maçonnerie.

Le hiéroglyphe égyptien désignant cette étoile du matin a pour sens littéral « connaissance divine ». 

184 Dans les ziggourats de la Mésopotamie, l’étoile du matin était vue comme la grande déesse cosmique Ishtar.

Résumé rituel F M comparé à la mort et sacre du Roi en Egypte.

 

P 199 Choix du dieu Seth par les Hyksos, opposé de Ma’at = Apophis serpent forces du mal. 

P 208 Le meurtre d’Hiram Abif et le dernier souverain initié d’Egypte (tué par partisans Hyksos)

 

P 224 Mot du 3° degré de la F M (perso Macbenah ?)

Ma’at-neb-men-aa, Ma’at-ba-aa en égyptien ancien. Grand est le Maître de la F M. Grand est l’Esprit de la F M en traduisant Ma’at par F M car c’est le terme moderne qui est le plus proche du concept de Ma’at : vérité, justice, beauté, harmonie et rectitude morale, symbolisés par la pureté des fondations parfaitement droites et carrées d’un temple. Ma’at était une attitude face à la vie qui fusionnait les 3 valeurs les plus importantes de l’humanité, nommément la connaissance scientifique, la beauté artistique et la spiritualité théologique. C’est l’art de la maçonnerie.

 

P 228 Fils de la Veuve référence à Horus, fils d’Isis, veuve avant sa conception : magie pour obtenir la fécondation par Osiris mort.

232 Hiram Abif adorait non pas Yahvé mais le dieu Rê, - littéralement le plus haut – voilà pourquoi le moment suprême du rite avait lieu à midi.

Avant le Yahvé des Israélites, terme cananéen el elion : dieu, le Très-Haut.

P 270 Exil à Babylone : ziggourat de Ba Bel = « porte du dieu », lien entre les dieux et la terre.

Mardouk divinité-dragon, Dieu du ciel sous forme de taureau ; Ishtar, déesse de l’amour et de la guerre symbolisée par un lion.

Pour les Juifs exilés de Jérusalem, la théologie des Babyloniens leur était familière. Leurs propres légendes fondées sur celles des egyptiens et des cananéens, tout comme celles des babyloniens dérivaient d’une source commune : sumérienne. Les Juifs purent ainsi combler les lacunes de leurs histoires (déluge, Création).

 

Jacob en sumérien

P 274 Dans le passé, les noms véhiculaient des significations importantes.

Jacob découle du sumérien : IA-A-GUB, signifiant pilier ou plus littéralement « pierre levée ».

Quand le texte biblique signalait que Jacob changeait son nom en Israël, cela signalait au lecteur d’alors que les piliers du nouveau royaume étaient en place. Cet antécédent était nécessaire pour l’établissement d’une nouvelle royauté.

 

Ezéchiel et la Jérusalem céleste

P 276 Ezéchiel, à Babylone en captivité (VI° s av JC), prophète du nouveau  Temple (purifié des influences égyptiennes), modèle de la nouvelle Jérusalem.

Décrit le nouveau Temple : modèle de la F M p 281

Crée le modèle du nouvel ordre et le « Temple à venir » va devenir plus important que le Temple disparu.

 

Baphomet = Atbash

P 316 Code Atbash, code hébreu pour crypter les noms d’individus, ainsi Baphomet pour les templiers, transcrit en hébreu donne Sophia.

 

Colonnes du Temple

P 322 Colonnes adoptées par les Juifs : pouvoir royal de Mishpat (Boaz à gauche) et pouvoir sacerdotal de Tsedeq (Jakin à droite) soutenant la grande arche du ciel, la pierre de voûte d’où venait le 3° grand mot de l’aspiration profonde hébraïque, Shalom, Schéma P 323

Tsedeq : traduit par vertu ou mieux rectitude ou faire le bien pour les autres en toutes occasions. Donc même concept que Ma’at. Associé au dieu-soleil comme pour les cananéens.

Boaz : jugement, ordre divin. Shalom : Paix, prospérité, chance…, 

 

La colonne de G du Temple de Salomon était appelée Boaz, qui était l’arrière-grand-père de David. Pour les Qumraniens c’était le pilier royal qui symbolisait la maison de David et le concept de Mishpat.

 

Etoile de la royauté

P 377 La nuit de la nouvelle lune du début de l’an, Jésus vint se prosterner près du porche oriental pour obéir aux instructions d’Ezéchiel et donc établir la justice et la rectitude ; Mishpat et Tsedeq. Cette nuit-là Jésus attendait le lever de l’étoile du matin à l’orient, astre qui jadis annonçait le nouveau roi d’Egypte tout comme dans la croyance Qumranienne (Qumran = « ceux de la porte, arche, voûte, p 326.)

Pour les chrétiens, confusion entre l’étoile de naissance et le symbole qumranien de royauté. 

 

P 388 L’étoile de David, superposition de 2 pyramides : Pyramide pointée vers le haut = ancien symbole du pouvoir royal (la base repose sur terre, le sommet atteint le ciel).

Pyramide pointée vers le bas = symbole du pouvoir du prêtre (établi dans le ciel et descendant sur terre). On retrouve la marque du double messie : le messie sacerdotal ou tsedeq et le messie royal ou mishpat. C’est donc le signe symbole de Jésus et il représente l’étoile lumineuse de la lignée de David qui se lève le matin .

Ce symbole n’a été popularisé qu’à partir du Moyen-âge. Symbole utilisé par les templiers. Adopté par les Juifs beaucoup plus tard.

P 390 Même figure que l’équerre et le compas (sans les horizontales).

 

26 septembre 2014

Graal, Goral, tirage au sort

GRAAL / GORAL hébreu, Joseph “d’Arimathie

http://www.hemmelel.fr/blog/2005/08/07/la-quete-du-graal/

Or nul ne semble s’aviser que Graal vient directement du mot hébreu (féminin) Goral, GWRL, qui signifie “sort”, au double sens de “hasard” (tirer au sort) et de “destin” (tel est mon sort…). En Esther 3,7, pour déterminer le jour de l’extermination des Juifs, “on tire, sous les yeux d’Aman, le “Pour”, c’est-à-dire le sort (haGoral)”. Les premiers mots du Livre de Josué sont Aaré Mot, “Après la mort” (de Moïse). On le désignait donc comme le “Livre d’après la mort”, le Sefer Aaré Mot. Cela a donné le nom de Joseph “d’Arimathie”, cité dans les quatre Evangiles comme recueillant le corps (donc le sang) du Christ, après la Crucifixion, sous les yeux de Marie-Madeleine. Bernard Dubourg a démontré que le “Chat botté”, de Perrault, venait par midrach du BarAbbas des Evangiles. Nous voici dans les légendes du Roi Arthur. Décidément, le choix par Goral entre le bouc émissaire et son identique a une immense descendance.  

 

 

http://carnetspi.canalblog.com/archives/decouverte_judaisme/p20-0.html

La tradition issue de la Kabbale et du Ari-zal nous apprend que, contrairement à Pessa‘h, où l’intervention divine a été visible, Pourim et Yom Kippour sont caractérisés par une intervention du « hasard ». Les « sorts » tirés par Haman sont à rapprocher de ceux qui désignaient le bouc émissaire (Wayiqra 16, 8).

 

http://www.kabbale.be/kabbale-pratique/le-mauvais-il.html

Ce qui suit est selon la Kabbale pratique un Goral, qui est une méthode utilisée afin de découvrir les secrets de Dieu concernant certaines affaires humaines (santé, chance, ...). Nous retrouvons ce genre de Goral dans le Lévitique 16 : 8-10 : « 8 Aaron jettera le sort sur les deux boucs, un sort pour l’Eternel et un sort pour Azazel. 9 Aaron fera approcher le bouc sur lequel est tombé le sort pour l’Eternel, et il l’offrira en sacrifice d’expiation ». Le mot ici utilisé pour « sort » est « gowral » qui signifie à la fois une récompense ou un lot, ou encore une méthode de divination. Nous retrouvons encore ce mot dans Nombres 25 et dans Josué 7 : 16-18.

 

http://www.judeopedia.org/blog/2007/07/25/de-goral-a-graal/

D e G o r a l ‡ G r a a l S a v e z - v o u s q u e G o r a l , “ º ’ π Ë ∏ ‹ , G W R L e n h È b r e u , s i g n i f i e s o r t , a u d o u b l e s e n s d e h a s a r d ( t i r e r a u s o r t ) e t d e d e s t i n ( t e l e s t m o n s o r t & ) ? C e m o t a t o u t e c h a n c e d Í t r e l o r i g i n e c o n t r o v e r s È e d u m o t G r a a l , c e t t e c o u p e m y t h i q u e a y a n t r e c u e i l l i l e s a n g d u C h r i s t , d o n t l a Q u Í t e o c c u p e l e s C h e v a l i e r s d e l a T a b l e R o n d e . E n E s t h e r 3 , 7 , p o u r d È t e r m i n e r l e j o u r d e l e x t e r m i n a t i o n d e s J u i f s , o n t i r e , s o u s l e s y e u x d A m a n , l e P o u r , c e s t - ‡ - d i r e l e s o r t ( h a G o r a l ) , d o ˘ l e n o m d e l a f Í t e d e P o u r i m . E n J o n a s 1 , 7 , l e s m a r i n s v i c t i m e s d e l a t e m p Í t e s e d i s e n t l e s u n s a u x a u t r e s : T i r o n s d o n c l e s s o r t s ( G o r a l o t ) , p o u r s a v o i r d e q u i n o u s v i e n t c e m a l . I l s j e t Ë r e n t l e s s o r t s ( G o r a l o t ) e t l e s o r t ( h a G o r a l ) t o m b a s u r J o n a s . O n p e n s e È v i d e m m e n t ‡ l a c o u r t e p a i l l e d u P e t i t N a v i r e : L e s o r t t o m b a s u r l e p l u s j e u n e & G o r a l a p p a r a Ó t e n L È v i t i q u e 1 6 , 8 , q u a n d , p o u r d È s i g n e r l e b o u c È m i s s a i r e , I l ( A a r o n ) t i r e r a l e s s o r t s ( G o r a l o t ) p o u r l e s d e u x b o u c s , a t t r i b u a n t u n s o r t ( G o r a l E h a d ) ‡ Y H W H e t l a u t r e ( v e G o r a l E h a d ) ‡ A z a z e l . D a n s l e l i v r e d e J o s u È , G o r a l r e v i e n t s o u v e n t , l e p a r t a g e d e l a t e r r e d e C a n a a n e n t r e l e s d o u z e t r i b u s s e f a i s a n t p a r t i r a g e a u s o r t , c o n f o r m È m e n t ‡ N o m b r e s 2 6 , 5 5 : c e s t a u s o r t ( b e G o r a l ) q u e s e f e r a l e p a r t a g e d u p a y s . C o u p e s e d i t e n h È b r e u K o s s , ∞ € ’ π · , K W X , e t d È s i g n e , e n G e n Ë s e 4 0 , 1 1 e t s u i v a n t s , l a c o u p e d u r Í v e d u M a Ó t r e - E c h a n s o n , p r È s e n t È e ‡ P h a r a o n e t i n t e r p r È t È e p a r J o s e p h . K o s s e t G o r a l s o n t a s s o c i È s d a n s l e v e r s e t 5 d u P s a u m e 1 6 : Ÿ ∞ ‘ ’ ∏ ‘ fi ∞ ‡ ∏ Í æ ◊ ∂ ‹ ∞ Á ¥ Ÿ ’ ∞ € ’ π · ¥ Ÿ – ∑ Í ∏ º ‘ Í º ’ π fi ¥ Ÿ ⁄ ∞ “ º ’ π Ë ∏ ‹ ¥ Ÿ Y H W H M N T - E L Q Y W K W X Y A T H T W M Y K G W R L Y A d o n a y M e n a t - H Ë l e q y v e K o s s y A t a h T o m y i k h G o r a l y L E t e r n e l e s t l a m e s u r e d e m a p a r t e t d e m a c o u p e ; t o i , S e i g n e u r , t u s o u t i e n s m o n s o r t .

 

Graal / Coupe

http://fr.wikipedia.org/wiki/Discussion:Graal#Etymologie_h.C3.A9bra.C3.AFque

Le mot Goral, GWRL, signifie "sort" en hébreu. Il est utilisé quand il y a "tirage au sort", par exemple pour le "bouc émissaire", ou dans l'histoire de Jonas, jeté par dessus bord. De même, la "coupe", Koss, KWX en hébreu, calix en latin, est souvent comparée à la vie, au destin de chacun. Voir les expressions : "boire la coupe jusqu'à la lie", "il y a loin de la coupe aux lèvres". Il est probable que l'Évangile de Nicodème dérive d'un Midrash combinant le bouc émissaire et l'histoire de Joseph emprisonné chez Pharaon et expliquant les rêves de l'échanson (où intervient une coupe) et du panetier (Genèse 40), pour en faire Joseph d'Arimathée, Joseph "après la mort".

Michel Louis LEVY  

 

 

Royauté, tirage au sort

http://fr.wikipedia.org/wiki/Royaut%C3%A9#Modes_de_d.C3.A9signation_des_rois

Des procédures et des rituels, mélanges d'épreuves et d'interrogation du sort, peuvent s'ajouter au concours des votes pour renforcer la croyance en ses hautes capacités et en sa maîtrise du destin, et asseoir ainsi sa légitimité et son autorité chez ceux qui auraient préféré un autre candidat. Il s'agit donc réellement de choisir le meilleur et d'assurer à l'ensemble du groupe la prospérité, la paix, la réussite des entreprises, etc...

 

Tirage au sort, Klérotorion

http://racines.traditions.free.fr/pretre/index.htm

D’autres mots grecs nous sont aussi restés dans la traduction de la Bible… Le mot "clergé" vient, par le mot "clerc", du grec Kléros, "morceau de bois pour tirer au sort" (cf. divination runique*) ainsi que “fonction de prêtre, devin”

 

Klérotorion, tirage au sort

Persée : Nouvelles observations sur la « Mosaïque des chevaux » et ... À propos d'un motif de la mosaïque des chevaux urne de tirage au sort ou ..... au sort les couleurs des factions (sur le modèle, en somme, du kleroterion de ... www.persee.fr/.../crai_0065-0536_1991_num_135_3_15000

 

Clitoris/ Kléis

Kléis / Clitoris

La revanche du clitoris

Format de fichier: PDF/Adobe Acrobat – Afficher

Au début était le Verbe et, parce que l'histoire du clitoris est presque aussi torturée que celle des femmes excisées, son étymologie l'est aussi. ...

www.numilog.net/package/extraits_pdf/e243999.pdf

 

Kléis = clé en Grec

Masturbation féminine encouragée par l’église au Moyen âge, croyance en une éjaculation féminine indispensable pour la procréation.

http://projetbabel.org/forum/viewtopic.php?t=10676

CLITORIS

- la métaphore de la porte pour le sexe féminin est utilisée par Aristophane (Assemblée des femmes, v. 990) où il joue sur les ambiguïtés d'un verbe qui peut signifier frapper (à une porte) ou chatouiller - la ville de Klitoria en Arcadie est bien située sur une éminence mais celle-ci bloque le débouché de plusieurs vallées, elle est exactement ce qu'on appelle un verrou ;

- les Grecs n'ont probablement pas attendu les sexologues modernes pour savoir que le clitoris est une clef du plaisir féminin …

 

Amour… Prostitution sacrée, castration, Marie-Madeleine, Vierges sacrées = prostituée sacrée

http://www.lecoindelenigme.com/MM-p-sacree.htm

 

Royauté sacrée et tirage au sort

désignation, tirage au sort (ordalie), onction, hiérogamie en Israël, Mésopotamie

Persée : J. de Fraine. L'aspect religieux de la royauté israélite

L'aspect religieux de la royauté israélite. Analyses et Comptes rendus ... divine suivie de l'onction ; le tirage au sort — ordalie qui double l'élection divine, ... Yahwe ayant été depuis la très haute Antiquité le dieu national dirigeant ... 92 REVUE DE L'HISTOIRE DES RELIGIONS savants qui se sont penchés sur ces ...

www.persee.fr/.../rhr_0035-1423_1955_num_148_1_7045

 

http://www.memo.fr/article.asp?ID=ANT_GRE_021

Le cycle des Olympiens

Lorsque les Olympiens succèdent aux Titans, trois d'entre eux se partagent l'univers après tirage au sort. Zeus obtient le ciel, Poséidon la mer, et Hadès le monde souterrain. Ils séjournent sur l'Olympe, gardé par les Saisons, où ils connaissent une félicité parfaite, alternant banquets et assemblées, se gorgeant de nectar et d'ambroisie au son de la lyre d'Apollon.

 

http://www.larousse.fr/encyclopedie/ville/Delphes_Ville_de_la_Gr%C3%A8ce_ancienne,_en_Phocide,_sur_le_versant/116038

Delphes, tirage au sort pour consulter l'oracle

vers le bas : L'architecture du bâtiment ... Omphalos/Pierre sacrée, chaudron sur trépied à Delphes

L'omphalos, le seul accessoire que l'on ait retrouvé, était une pierre sacrée qui passait pour être tombée du ciel. On expliqua ensuite qu'elle marquait l'endroit où s'étaient rencontrés deux aigles lâchés par Zeus, l'un du Levant, l'autre du Couchant, marquant ainsi le centre ou nombril de la Terre. Et, de fait, l'omphalos que l'on a mis au jour à Delphes était percé, de part en part, par un canal central où était fixé une tige de métal qui servait sans doute à maintenir un réseau de bandelettes ou un filet de laine constituant le vêtement de ce bétyle, mais aussi à assujettir les deux aigles (en bronze doré) de Zeus. L'omphalos exhumé à Delphes, qui semble dater du VIIe s. avant J.-C., porte une inscription en caractères archaïques mentionnant uniquement le nom de la divinité (ΓΑΣ, au génitif, la Terre), précédé d'un epsilon (E). L'omphalos, qui était aussi le monument funéraire du serpent Python, le fils de la Terre, qu'Apollon avait tué pour s'emparer de l'oracle, était placé, disait-on, sur une profonde crevasse d'où s'échappaient des exhalaisons (pneuma) délétères, provenant de la décomposition du corps de Python, et qui mettaient la Pythie en état de délire prophétique.

Maintes fois représenté sur des vases ou des bas-reliefs, le trépied de la Pythie était composé d'un chaudron en métal supporté par trois pieds, au-dessus duquel on plaçait un couvercle pour le transformer en siège sur lequel la Pythie devait s'asseoir pour prophétiser.

 

Oracle de Delphes et désignation du roi sacré

Pierre/ Chaudron / Vase/ Arca/ écriture

tirage au sort et chaudron sacrificiel dans l'Antiquité

ARTICLE ++++

http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/mefr_0223-5102_1990_num_102_2_1691

Sorts et divination inspirée. Pour une préhistoire des oracles italiques

Jacqueline Champeauxlien Mélanges de l'Ecole française de Rome. Antiquité lien Année 1990 lien Volume 102 lien Numéro 102-2 lien pp. 801-828

divination antique, tirage au sort de cailloux, baguettes ou disques de bronze marquées d'un signe de propriétaire puis tablettes écrites

Germains : chaudron du sort : baguettes dedans pour tirage au sort.

2 modes divinatoires : 1°lancement du bois (loudun, loudin : mettre en mvt), en irlandais luas: vélocité, on « secouait les sorts = baguettes »; 2°laget réf à l'immobilité, racine legh= poser, placer.

pour Scythes et Germains, surtout baguettes de bois marquées (runes, signe distinctif) pouvant être disposées dans un chaudron empli d'eau (sens ordalique++ conservé au moyen âge) ou vase ou casque ou arca (ex:mélange des tablettes dans l'arca où elles étaient condervées ) éventuellement. Druides: « chaudron de vérité » ou ordalie par les pierres (dans récipient d'eau noircie ar la terre... on jette 3 pierres: on plonge en repêcher une : blanc, noir, mouchetée. Même recours aux baguettes en Iran. Cf p 805-806 + notes++

P 807 sorts au moyen de sorts-cailloux dont l'inscription se détache en relief en donne une justification sacrée – comme si la parole divine sortait de la pierre – et rappelle l'oracle de Thries et les cailloux qui s'agitaient sur le trépied de Delphes.

N 16 Les Thries st à la fs les Nymphes du Parnasse (Hyne à Hermès) et les pierres divinatoires qui à Delphes étaient dans la cuve posée sur le trépied. La Pythie énonçait la prophétie sous l'inspir d'Apollon.

Autre mode de divination par les oiseaux: colombes à Dodonne, corbeau perché sur un bois (bois oraculaire) de Faunus cité par Virgile

Dormir dans la peau d'un animal sacrifié jq la dispar des étoiles

Importance des oracles liés à des lieux naturels, lieu élevé, ou sources, fleuves, mer.

Terre-mère mais plus important secondairement avec la prise de pouvoir des dieux masculins (importance / guerre?)

Divination: 2 modes, celle de la parole spontanée, en transe; celle de l'écriture contrôlée, consultée sur des tablettes fixant la parole divine comme un Don des Dieux.

L'écriture est fille de la parole inspirée.

Danger / parole inspirée, + libre donc les puissants privilégient les « sorts » plus figés, + « prévisibles »

 

 

27 février 2013

De l'Aleph à la Shekinah et la Dame d'Amour

Aleph de Borges

http://opus-all.paris.iufm.fr/littecompa/borges/aleph_frm.htm

...l'Aleph infini que ma craintive mémoire embrasse à peine ? Les mystiques, dans une situation analogue, prodiguent les emblèmes : pour exprimer la divinité, un Perse parle d'un oiseau qui en une certaine façon est tous les oiseaux ; Alanus ab Insulis, d'une sphère dont le centre est partout et la circonférence nulle part ; Ézéchiel d'un ange à quatre visages qui se dirige en même temps vers l'Orient et l'Occident, le Nord et la Sud. (Je ne me rappelle pas vainement ces analogies inconcevables ; elles ont un rapport avec l'Aleph.) Peut-être les dieux ne me refuseraient-ils pas de trouver une image équivalente, mais mon récit serait contaminé de littérature, d'erreur. Par ailleurs le problème central est insoluble : l’énumération, même partielle, d'un ensemble infini. En cet instant gigantesque, j'ai vu des millions d'actes délectables ou atroces ; aucun ne m'étonna autant que le fait que tous occupaient le même point, sans superposition et sans transparence. Ce que virent mes yeux fut simultané : ce que je transcrirai, successif, car c'est ainsi qu'est le langage. J'en dirai cependant quelque chose.

...l'Aleph, sous tous les angles, je vis sur l'Aleph la terre, et sur la terre de nouveau l'Aleph et sur l'Aleph la terre, je vis mon visage et mes viscères, je vis ton visage, j'eus le vertige et je pleurai, car mes yeux avaient vu cet objet secret et conjectural, dont les hommes usurpent le nom, mais qu'aucun homme n'a regardé : l’inconcevable univers.

Aleph chez Borges et dans la Kabbale, tradition juive

https://docs.google.com/viewer?a=v&q=cache:Gg6Z_NWB1_YJ:hal.archives-ouvertes.fr/docs/00/08/95/81/PDF/aldhuy_aleph.pdf+aleph+de+borges+et+presence+divine+selon+la+Kabbale&hl=fr&gl=fr&pid=bl&srcid=ADGEESgDvayOqI_Qh9enzShwiKU-H7PI1vntUC9KgipABdEGCFzCwFEzOBoPeNkvLt2QZmpI0I7-ei6gtOnFEI3dhf3s2IJpC0hkes9am9oMOqDdXnKwljhWh18p-MNQCLXFoSSDGVWX&sig=AHIEtbQTFdFSDl3ALNkGp3klgHO-ArJfHA

Pour Borges, c'est la divinité illimitée et pure. En Sof

« [l’Aleph] renferme dans sa forme inarticulable toutes les relations avec l’univers et il est, en dernière instance, l’univers en soi [ … ] . Il est au centre des préoccupations de la Kabbale » (Borges, 1993, 1601). Il signifie le En Soph, « la divinité illimitée et pure » (Borges, 1993,

 

Pour P Coelho

http://www.dimabladna.ma/index.php?option=com_flexicontent&view=items&id=3445

ce que «  Aleph » signifie pour lui: Un endroit où le temps et l’espace se rejoignent, une sorte de « nirvana », un lieu magique et intemporel.

Dans la Kabbale hébraïque

 

http://www.kabbale.eu/la-lettre-aleph/

dans cette orthographe de Aleph est contenu le nom Divin El (אל) qui va présider à toute la création. La lettre restante est le Pé en tant qu’initiale du mot – Peh (פה) = « Bouche ».

Vu comme cela Aleph pourrait se lire « El Péh » = « Bouche Divine ». Soit : « Le verbe Divin par lequel se fera la création ».

Aleph est « Un » par sa valeur numérique. l’unité, nous sommes tous à sa recherche. Cette unité est nécessaire et même indispensable à la multitude que nous sommes. Il est bien dit « Qu’une multitude qui ne se réduit pas à l’unité, n’est que désordre et confusion ».

Aleph est la Pulsation Divine qui anime. Oui, mais qui anime quoi ? On interprète la lettre pour essayer de comprendre ce qu’elle cache. Aleph est la pulsation Divine qui anime Lamed l’action organique et Pé final l’énergie d’un corps vivant. Oui mais si Aleph en tant que pulsation Divine, anime la vie pour en faire une existence ; Il n’est ni la vie, ni l’existence.

Aléf est le symbole de l’unité, du principe, par cela de la puissance, de la continuité, de la stabilité, de l’équanimité. C’est aussi le centre spirituel d’où rayonne la pensée, en établissant un lien entre les mondes supérieur et inférieur, le ciel et la terre; entre ce que le Zohar appelle Mi ( מי qui ? ) et Mah ( מה quoi ? ) »

 

Symbole qui contient tout l'univers, Verbe au sens divin du terme

Un symbole qui contient toutes les lettres met en évidence l'importance du Verbe. C'est par la pensée, qui fait naître le langage que l'homme s'approprie le monde et devient Homme au maximum de son potentiel (rf anthropos).

1/ Aleph: Un, Principe divin, contient toutes les lettres de l'alphabet hébreu, est à la base de la kabbale hébraïque représentant un savoir encyclopédique, mathématique, géométrique....

2/ Cachée sous le N inversé, représentée dans la rosace et la fleur à six ou huit pétales, Rose de Wotan, Odin, la rune Hagal, rune mère et oeuf primordial, contient toutes les runes.



SHEKINAH

Voir pour l'essentiel http://www.ledifice.net/P022-1.html

Shekinah: Féminin en l'homme, Sophia pour le Christ

Feminin = dimension d'accueil de la lumière

Le Féminin de l'être est la dimension verticale reliée au Divin en nous-même. Lorsqu'elle est restaurée, Dieu s'y établit en Présence.

Selon René Guénon, la Shekinah est la synthèse des Sephirot.
Le Christ mort (muté) et ressuscité peut être assimilé à la Présence divine manifestée pour l'humanité.


Shekinah est aussi la mère inférieure, la reine, la vierge. Elle correspond à la Psyché grecque, la romaine Anima, et Sophia Gnostique.

La Schekina est en effet le lieu de la psyché et comme telle reliée à la très vieille symbolique lunaire, c'est l'Arbre de mort opposé à l'Arbre de vie. Mais en même temps elle est l'épouse du Roi.

Une des principales fonctions de la Shékina est toujours selon le Zohar, de servir d’intermédiaire au monde d’en haut pour correspondre avec celui d’ici bas et aussi d’intermédiaire du monde d’ici bas pour correspondre avec celui d’en haut.

 Ainsi, elle est la médiatrice parfaite entre le ciel et la terre. La Shékina, elle, correspond à ce que les grecs appellent « Sophia » qui signifie « Sagesse ».

Pour certains mystiques, cette sagesse est l’épouse de Yahvé car lorsque l’humanité vivait au Paradis, lorsqu’elle était proche de ses origines, la sagesse de Yahvé était sur la terre. Cela signifie que Yahvé, sa sagesse  et sa beauté guidaient l’homme en chacun de ses pas. Et selon le principe ésotérique de la correspondance du ciel et de la terre, comme le disait si bien le Maître Hermes TRIMÉGISTE ; je cite « tout ce qui est en haut est comme ce qui est en bas ».

Cependant, le péché a occulté la Shékina et l’a fait monté au ciel, et celle-ci était de plus en plus inaccessible tandis que l’initiation, la justice et la beauté l’ont fait redescendre parmi les hommes.

Et enfin INRI (Jésus) l’a fait descendre sur terre, elle est accessible pour celui qui suit le Christ.

Malkut, le Royaume

Malkut, la réalité telle que nous la percevons (notre monde matériel), est donc la synthèse et le réceptacle de toutes les émanations. En Malkut l'Esprit ayant totalement pénétré la matière et atteint à son individualisation maximale, revient à son origine.

Ainsi est indiquée la voie de l'Unité entre les mondes d'en haut et d'en bas. Aïn Soph en haut, Malkut en bas. L'Arbre est complet et redevient possible l'unification du Nom brisé. Là Dieu est Un. Ainsi apparaît l'union dans l'éternité de l'infiniment petit et de l'infiniment grand.

 

Amour de la Dame, Fidèles d'Amour 

http://fr.metapedia.org/wiki/Fidèles_d'Amour

La première chose à souligner, c'est que dans les aspects les plus significatifs de cette littérature, pour notre point de vue, "l'amour" a un double sens. Le premier est en rapport avec l'immortalité, avec l'élément "sans mort"; c'est celui qu'exprime de façon explicite Jacques de Baisieux, par exemple, lorsqu'il interprète amor comme a-mors, c'est-à-dire, exactement, "sans mort", de telle sorte qu'il fait rigoureusement correspondre l'Amour à amrta, au "non mort" (ambroisie) que nous avons souvent vu revenir dans les textes hindous.

Le deuxième sens se rapporte au transport que suscite la "femme" chez l'homme, transport dont on considère qu'il a des effets extatiques et qu'il conduit à l'expérience du "sans-mort", à l'obtention de la "salute" (dans "salute", salut, on peut voir l'équivalent occidental de la "libération" hindoue). Il arrive, en rapport avec le premier sens, que dans la littérature des Fidèles d'Amour, l'Amour personnifié soit présenté avec des traits "çivaiques".

Le "salut" de la femme, dans la littérature des Fidèles d'Amour, a un sens chiffré basé sur l'amphibologie des termes "salut" et "santé". Voir ici:

http://chantsdamour.canalblog.com/archives/2012/08/09/24865123.html

Comme celle des adeptes du çaktisme, l'expérience initiatique des Fidèles d'Amour et des courants occidentaux semblables s'appuie donc sur les points suivants:

1) l'Amour provoque une crise profonde, éveille une puissance qui "tue" presque le vivant et rend actif un principe actif un principe supérieur latent chez l'homme;

2) la "femme" engendre ainsi un être nouveau, ce qui entraine une hiérarchie nouvelle de toutes les puissances de la nature humaine; c'est l'élément supranaturel çivaique qui domine maintenant;

3) c'est là la "santé" (le salut) et le début d'une nouvelle existence.

çiva: aspect masculin, immuable et lumineux de la métaphysique tantrique

çakti: aspect féminin, dynamique et générateur

 

https://docs.google.com/viewer?a=v&q=cache:iFxMT9glI9wJ:multimedia.fnac.com/multimedia/editorial/pdf/9788896872109.pdf+les+fidèles+d'amour+selon+Luigi+Valli&hl=fr&gl=fr&pid=bl&srcid=ADGEEShwBxIqh_QvFJfgZNYUCZtDbit90OgTgFkECUIN8Go9plu8nqcs1s7DrppVc2YKgDy6drx1AL-cFpK9rJuetqhyfYknbFr-8Jlv2aQaA2Jmp1uSYmIxB2HxQl6EfUGMNHPbczpo&sig=AHIEtbQKAurX6Wpyui2zFItd2140yDPCqg

 

Les «Documents d'Amour» de Francesco da Barberino* - Fnac

 

multimedia.fnac.com/multimedia/editorial/pdf/9788896872109.pdf

 

Contemporain de Dante, Barberino explique la doctrine et l'art de la voiler dans ses vers.

Rose = Sagesse sainte (la doctrine des Fidèles d'amour) est la dame de toutes les choses, lumière de beauté et salut (éternel) de tout homme.

Veuve = sagesse sainte, fils de la veuve = nom des manichéens

Leur dame était celle du Cantique des Cantiques (sagesse de Salomon)

L'oeuvre d'amour = conduire l'homme de religieux, c'est-à-dire de mort à la perfection de la vie d'amour (union avec la Sagesse sainte)

Voir le texte pour les étapes par degrés vers la Chevalerie d'amour:

RÉSUMÉ: 

2 échelons des exclus de l'ascension vers l'amour

°Religieux/°°Mort                   °Religieuse/°°Morte

Ils sont disciples de la mort.

°Leur intellect et leur volonté de faire le bien ont été tués/°°Leur désir du bien a été tué en plus

Le religieux pourrait encore vivre, non parce qu'il possède la Rose, mais parce qu'il la regarde.

5 étapes de l'homme tendant à atteindre la Sagesse sainte, Vie nouvelle :

Conduit à la félicité par des degrés initiatiques qui vont de l'enfance jusqu'aux noces mystiques, à l'identification de l'amant avec l'aimée.

ON Y PASSE DE DEGRÉS OÙ ON EST BLESSÉ AVEC LA FLÈCHE (= une des facultés est blessé, indisponible) A CEUX OÙ L'ON EST BÉATIFIÉ PAR LA ROSE.

Enfant blessé, touché par les pleurs de * / damoiselle* dont la mémoire se souvient en pleurant (la Béatrice, le rayon de l'Intelligence active la vivifie)         

Damoiseau sans souci / Damoiselle accomplie, sa vertu, sa Sagesse

Adepte (homme commun) blessé à mort par Amour, il souffre pour son désir / Mariée qui sait que de cette mort surgira la vie.

A ce stade, l'intellect est encore blessé, mais comme ils désirent la Rose, la volonté et le désir sont déjà guéris.

 

Chevalier méritant / Veuve (SAGESSE SAINTE)

Guéris par Amour, ils ont un intellect d'amour et tiennent des roses dans leurs mains.

 

Figure unique à 2 têtes : Epouse et Epoux.

Homme qui ayant rejoint le rayon de l'Intelligence active dirigé vers lui et s'y étant uni, a atteint la félicité.

 

Chevalerie et la dame

http://www.archiveseroe.eu/tradition-c18393793/45

La dame, c'est — comme l'a démontré Valli — pour les Fidèles d'Amour, “l’intelligence” au sens transcendantal, la "sainte sagesse", la personnification, donc, d'une spiritualité transfigurante et d'une vie qui ignore la mort ;

C'est la vierge Sophia, figuration qui, dans tout le cycle mythique traditionnel d'Orient et d'Occident, est en relation avec l'Arbre du Monde et de la Vie, personnifiant la force vitale originelle, la vie de la vie et même la puissance, conformément à la double signification du terme sanskrit çakti, à la fois épouse et puissance.

Avec l'Arbre, elle est présente non seulement dans les diverses légendes relatives à la conquête de l'immortalité ou de la sagesse par le héros mais aussi, et de manière plus significative encore dans notre cas, dans celles qui se rapportent au pouvoir royal et sacerdotal d'un “vainqueur”

...de même est-il possible que le symbolisme de la Dame et de la relation entre elle et les chevaliers du Graal ait caché des éléments propres à la doctrine des initiations païennes, à celle de l'éveil et du passage, non pas mystique et sentimental mais réel, d'un mode d’être à un autre mode d’être, accompli selon une voie virile et héroïque, étrangère à toute évasion religieuse et à toute servilité devant le divin.

Et que l'on ait voulu maintenir l'attitude solaire selon laquelle l'élément de la sagesse, de la vie spirituelle et de la puissance, auquel on se consacre et dont on est le "fidèle" jusqu'à la mort, doit néanmoins conserver des traits féminins vis-à-vis de la virilité spirituelle de l'initié en tant que valeur centrale.

En définitive, la signification exacte de tout ceci, on la trouve, après les Fidèles d'Amour, derrière le symbolisme encore plus impénétrable de la littérature hermético-alchimiste, propre à la tradition qui, fait significatif, prit le nom d'Ars regia, d'art royal, et reprit les thèmes d'initiation de la royauté divine égyptienne elle-même et établit le "mythe" d'une “race immortelle et autonome”, celle des “sans-roi”, “héritiers de la sagesse des siècles”, “époux de la Dame” et “Seigneurs des deux pouvoirs”.



28 juillet 2013

Lumière et connaissance, Lucifer, philosophie historique

http://data.over-blog-kiwi.com/0/45/07/86/201302/ob_29b0a7_lumiere-du-soir-lumiere-du-matin-l-entre-circulat.pdf

Anthony Rousset, philosophe, écrit: la connaissance se définissant comme une illumination de l’intellect; Lucifer devient, en concluant le syllogisme, le Dieu de la lumière et de la connaissance, donc l’un des dieux tutélaires de la philosophie.

Sur le péché capital de l’orgueil, il dit: Lucifer, si enivré de la lumière qu’il porte et qui en fait le soutien primordial de Dieu, se prétend l’égal de celui auquel il doit,  être asservi et soumis. Par où il porte l’étendard des hommes insatisfaits de leur rang de créatures qui veulent se faire eux-mêmes divins, notamment par la connaissance (comme chez les gnostiques) qui en vient à supplanter l’humble amour de Dieu.

Résumé + compléments

http://data.over-blog-kiwi.com/0/45/07/86/201302/ob_29b0a7_lumiere-du-soir-lumiere-du-matin-l-entre-circulat.pdf

 

XIX° siècle, 

V Hugo La fin de Satan Oeuvre posthume, inachevée.

Les derniers vers de La Fin de Satan de Victor Hugo annoncent un pardon divin pour l’archange qui se rebella contre son Dieu. 

 

XVIII°

le Père-jésuite Tournemine, remarquable critique impartial, avance que Lucifer apporte la clarté, les lumières de la connaissance et de la révolte. Il reprend la définition du savoir comme illumination.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Lucifer

 

Le judaïsme et le premier christianisme distinguaient Lucifer des anges déchus placés sous le gouvernement d’Azazel. http://revelationbible.free.fr/francais/Azazel.htm

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Ange_déchu

http://fantastique-arts.com/fr/definition-de-ange-dechu.php

 

Livre d'Enoch Le mobile de cette damnation vient de ce que l’archange osa défier Dieu, entraînant les autres rebelles dans sa chute.

 

Livre d’Isaïe mentionne un ange porteur de lumière4, que les premiers chrétiens identifient au Christ.

 

Lucifer non satanique. Le Moyen Âge le comprend comme le plus grand et le plus brillant de tous les anges. 

 

Père de l'Eglise, Saint Augustin, (IV°-V°s) la clarté divine provoque une illumination intérieure, par une correspondance entre la lumière physique et la lumière intérieure de la connaissance

http://fr.wikipedia.org/wiki/Augustin_d'Hippone

Cette vision du monde chez les maîtres de sagesse qui vont inspirer Augustin s'articule sur un univers vu comme cohérent, comme un « cosmos, un monde structuré »93

Augustin reprend le « connais-toi toi-même » de la sagesse grecque, pour lui la connaissance de soi dépend de Dieu105, car à la suite de l'apôtre Paul de Tarse, Dieu est sagesse et Dieu nous permet d'entrer dans l'intime de nous-même. 

Pour Augustin le monde est bon si on le contemple dans la perspective de Dieu, mais l'homme tombe dans le péché quand il le voit dans la perspective des hommes

Péché originel : il est malgré tout le fruit de l'orgueil (superbia) qui veut que l'homme soit l'égal de Dieu168, qu'il soit aussi créateur que Dieu, de sorte qu'il déforme (perversitas) « le sens originel de son être créé, qui était justement de le renvoyer par-delà le monde à sa véritable origine »

« la prédestination c'est la grâce; la grâce est l'effet de la prédestination »

doctrine selon laquelle tout événement était chargé d'une signification précise, comme acte délibéré de Dieu »179. La prédestination chez lui ne saurait être séparée de l'action et de la persévérance. La prédestination puise aussi dans le sentiment populaire des chrétiens d'Afrique qui voyaient leurs héros comme prédestinés180.

Pas de crucifix à son époque*

communauté issue d'Adam (la cité des hommes) où nous sommes par naissance tous liés notamment par le péché originel. Après la venue du Christ, naît une nouvelle communauté, la cité de Dieu, où les hommes sont également tenus de s'aimer mais où ce n'est plus le genre humain qui compte, mais les êtres particuliers, et où « toute relation à l'autre devient un simple passage vers la relation directe à Dieu »

Augustin est aussi celui qui au livre XXI de la Cité de Dieu, comprend de façon littérale et non plus symbolique les peines de l'enfer, instaurant un élément de peur, peut-être lié au contexte difficile de la fin de l'Empire romain, dont l'occident ne se débarrassera qu'au xviiie siècle228. Hannah Arendt écrira « rien ne distingue plus radicalement les masses modernes de celles des siècles passés que la perte de la foi en un Jugement dernier »

 

François de Sales maintient cette interface entre la lumière temporelle du monde physique et la lumière éternelle de la divinité. Le savoir désigne le passage de la première à la seconde : « voyant le jour, passez de la considération de la lumière corporelle à la spirituelle. » Toute démarche de savoir suppose, pour le psaume comme pour les deux théologiens (St Augustin,St François de Sales), le passage de l’émerveillement face à la lumière terrestre à une pénétration intellectuelle, noétique, de la lumière divine.

 

L’activité intellectuelle consiste soit à comprendre pleinement la métaphore, soit à rendre totalement efficace le symbole. Dans les deux cas, la lumière est un mode d’accès au savoir. Partant, ce dernier est une illumination intérieure.

 

L’humanisme de la Renaissance

Bien qu’héritier d’un catholicisme marqué, depuis Saint Augustin, par le poids du péché originel, le néoplatonisme médicéen le minore et se situe dans cette pensée d’une lumière divine, d’une humanité non ou peu pècheresse.

 

Le mot d’ordre de l’humanisme néoplatonicien et notamment ficinien, à savoir l’élévation de l’humanité à un rang quasi-divin5, s’accomplit par le rejet de la condamnation de l’orgueil satanique, mais non de l’illumination aurorale luciférienne. 

 

Marsile Ficin croit en une destinée divine de l’humanité.  la destination de l’homme est de s’élever à la divinité, ce qui suppose de minorer le poids du péché originel. Car l’homme est moins cet être souffrant terriblement de la finitude imputable à la chute consécutive à la faute adamique qu’un être si digne que, appelé à se faire lui-même (Pic de la Mirandole, Discours de la dignité de l’homme), son site propre et qu’il doit rejoindre est le même que celui de Dieu.

Marsile retrouve une formule biblique, issue de l’Épître aux Romains : « le soleil est ce qui peut le mieux te signifier Dieu lui-même. »

Et ceci traverse de part en part le catholicisme romain, florentin, italien. 

 

De nombreux textes de l’humanisme italien héritent de cette ambition divine – « fieri deus » chez Ficin, ou se faire soi-même de telle sorte que l’on devient dépositaire de la raison du monde chez Pic de la Mirandole.

Faust porte l’empreinte de cette prétention de l’humanité à acquérir un savoir proprement divin – qui ne manquera pas, s’écrivant en langue allemande, de devenir un savoir absolu.

Si Faust est, dans son rapport à la gnose et au savoir absolu, la figure en dernière instance du philosophe, alors la lumière issue de Lucifer porte la philosophie

 

À l’opposé, le luthérianisme, en tant qu’il place au centre de son dispositif la Croix du Christ et par là-même le péché originel (puisque la Croix n’est que le corollaire du péché, ce qui en offre une possible rédemption), jette sur l’éclat de cette lumière archi- angélique un voile d’ombre, celui du bois dressé au mont Golgotha et qui dessine son ombre comme une tache sur le soleil.

 

Le néoplatonisme reprend cette idée d’une illumination intérieure, mais elle appartient avant tout à la tradition chrétienne. Soit qu’il faille considérer la lumière créée, visible et physique comme métaphore de la lumière incréée, invisible et divine, soit que la première devienne le symbole ou le miroir de la seconde, nombreux sont, depuis les textes bibliques eux-mêmes, les auteurs chrétiens qui se livrent à une pensée de l’illumination.

 

La source de cette lumière que Syrianus en vient à rendre visible, à phénoménaliser, vient de Platon – et il est même possible que Proclus, par sa théorie de la chaîne d’or, anticipe la prisca théologia ficinienne. D’une part, l’accès au savoir est une illumination, une transmission de la lumière par des hiérophantes eux-mêmes dépositaires ou réceptacles des rayons du soleil, des vérités divines révélées par Dieu aux premiers théologiens. D’autre part, la lumière, en tant qu’elle est un rayon émané du soleil, de Dieu, contient un savoir éminent, divin, absolu. Elle éclaire les hommes en le leur révélant. Par là-même, elle les élève en intelligence et en dignité au point, si ce n’est véritablement de les rendre divins, à tout le moins de les rapprocher de la divinité. Le passage (métaphorique chez Proclus ou symbolique chez Ficin) de la lumière créée à la lumière incréée rend efficace la conversion de l’âme.

La lumière rend possible toute connaissance ; elle est le schème de la Révélation. En tant qu’elle élève l’âme et l’intellect en rendant visibles les vérités divines, cette lumière est celle de Lucifer, d’un désir intellectuel total.

 

Cette philosophie (et non cette science positive) de la lumière entrevue comme garante et gardienne d’une œuvre majeure de Proclus apparaît la plus haute dans le néoplatonisme médicéen, dès l’œuvre de Marsile Ficin. Le néoplatonisme est une métaphysique voire une théologie de la lumière. Il trouve son point culminant dans la Florence des Médicis, dans cette terre d’Italie sublimée par les hiérophanies du matin et du soir.

 La lumière d’en haut éclaire ce qui est en bas ; et inversement la lumière terrestre est le symbole de la lumière supra-céleste11

Ce système de reflet entre le haut et le bas n’est pas sans rappeler la table d’émeraude, dont la présence est d’autant plus importante que l’hermétisme connaît un public inattendu à la Renaissance et notamment à Florence. Ceci est étudié par Eugénio Garin, dans Hermétisme et Renaissance.

Le parcours des degrés de la lumière est une élévation de l’âme vers Dieu12, lumière des lumières. 

12Cette élévation, en sa compréhension la plus poussée, est un rapt de l’âme par Dieu. Cf. Ficin, Le Rapt de Saint Paul, in Métaphysique de la lumière, l’Act Mem, Chambéry, 2008.

Cette transition – à plus haut sens – de la conversion en ravissement est du plus haut intérêt pour l’économie interne du néoplatonisme en son histoire, mais nous la mettons ici de côté.

 

la lumière qui est comme une puissance divine dans ce temple du monde renvoie une image ressemblante de Dieu» 14 . Telle est l’assise du symbolisme ficinien de la lumière.

Cette importance de la lumière du matin dans la philosophie de la Renaissance se retrouve chez Pic de la Mirandole, bien qu’il ne soit pas aussi proche du néoplatonisme que Ficin.

Le savoir consiste à « contempler celui qui porte à bon droit le titre de père et de guide, le Soleil »15

 

La lumière luciférienne et élévatrice de l’étoile du matin désigne ce savoir divin qui est pour Pic le vrai site de la destinée humaine. 

 

Le trajet double de la lumière du matin, qui éclaire les intellects et les âmes puis qui rend visibles les vérités divines, est l’un des axes essentiels de ce néoplatonisme ascensionnel. Lucifer, en tant qu’il apporte cette lumière le matin, nous rend semblables à ce coq participant au banquet des dieux, là où l’on se nourrit d’ambroisie – laquelle est à n’en pas douter le haut sens de l’eucharistie.

l’enseignement de Marsile Ficin18. La haute philosophie peut se définir comme cette sagesse et ce savoir, qui cherchent à pénétrer le feu ardent, centre de la lumière vénusiaque et révélatrice de l’absolu en soi et pour soi. 

 

Ficin fait droit à une part d’ombre. Chaque degré de lumière se définit aussi comme l’ombre du degré supérieur. Sauf que le dernier degré, la lumière ultime voire Dieu lui-même25, est une lumière sans ombre. « Mais Dieu lui-même est une lumière immense existant en soi et par soi en toutes choses, et au dehors de toutes par suite de son immensité »26. Puisque Dieu est « lumière des lumières »27, l’ombre n’est qu’un accident imputable à l’imperfection des degrés antérieurs. 

 

En conclusion, le néoplatonisme, et plus généralement toute la Renaissance, se placent sous la tutelle d’un Lucifer qui n’est pas Satan. Or cette lumière est aussi un feu. Se plaçant dans l’état de la lumière et de l’illumination, la philosophie est elle-même l’une de ces filles du feu chères à Gérard de Nerval. Faut-il alors la comprendre eu égard aux mythes du feu, à l’instar de celui du phénix – lequel nous éloigne de l’aurore et nous rapproche du crépuscule ?

 

LA TRADITION NORDIQUE, NOTAMMENT ALLEMANDE, ELEVE LA LUMIERE DU SOIR A SA PLUS HAUTE CONCEPTUALITE.

 Wagner. Le prélude du Rheingold est cette musique d’émergence depuis un fondement indifférencié (selon quelques idées essentielles de Schelling) ; cette percée sous-marine d’une lumière issue de l’ombre qui officie comme détermination et différenciation originelles. Et le Götterämmerung s’accomplit dans un incendie total, un feu qui dévore l’ancien monde, Vesper qui achève la lumière de Lucifer. Le feu, par la lumière du soir ou du crépuscule, met fin à cet âge du monde ou à cet état de la Terre pour préparer l’advenue d’un âge renouvelé, meilleur. Lucifer préside au commencement, Vesper brûle de son dernier feu les états matinaux ; ce faisant, elle prépare le retour sous une forme améliorée de Lucifer. 

Telle est la seule espérance, au point de vue cosmique des âges du monde ; espérance qui ne va pas sans un certain pessimisme anthropologique, car il s’agit d’accepter en pleine conscience et lucidité l’épreuve du crépuscule au sein même de la nature humaine.

 

La mythologie du Nord rejoint le christianisme, voire le luthérianisme, de Hegel, fort loin du catholicisme italien de Ficin : de la même manière que le passage par la croix du Christ (et avec lui de l’humanité en son entier comme par participation) suivi de sa résurrection ouvrent la possibilité d’un Salut20 dans l’unité du geste de la Passion,

Dans La Divine comédie de Dante (Enfer, chant IV, notamment vers 33 à 42), les hommes de qualité n’ayant pas connu le Christ n’ont pas part au paradis, ainsi seul le Christ permet le salut.

…le feu vespéral de Wagner en même temps détruit un âge inférieur et prépare un âge supérieur qualitativement, gagnant en spiritualité vivante et en liberté.

 

LA NECESSITE DE DONNER SON DROIT A LA LUMIERE DU SOIR PROBLEMATISE LA CONCEPTION PLA TONICIENNE DE LELEVATION DE LAME.

M Ficin : l’élévation et la conversion, en tant qu’elles désignent le passage obligé par chacun de ces degrés jusqu’à l’ultime unio mystica où le visible est la même chose que ce qui est vu, ne traversent pas l’épreuve des résistances internes, l’épreuve du négatif ; comme c’est le cas des procédures de l’esprit dans le système hégélien. Avec Hegel, l’élévation linéaire cède place à un approfondissement et une Aufhebung spiralés.

 

Après les destructions tourmentant l’Occident contemporain il ne semble plus possible de penser que la lumière est Dieu, et que les différents degrés de la lumière sont, chacun dans son ordre, issus ou plus exactement émanés22 de cette première lumière parfaite et sans ombre. 

22 Cette précision porte l’un des aspects essentiels de la différence entre Wagner et Ficin dans la question de l’engendrement. Là où le prélude du Rheingold reste dans un modèle de l’émergence, Ficin propose une théorie émanatiste (relative à l’émanation). Au fond, la pensée allemande accède à une pensée plus élevée du fondement ; alors que le néoplatonisme est un savoir du principe.

La dignité de l’homme en vient à faire problème, tant la haute destinée que lui assignent Ficin et Pic semble désormais inadaptée à des hommes brisés et traversés par l’expérience du mal physique et moral. Cette découverte du fait que le centre de l’homme est davantage un trou qu’une âme comprise comme axe de retournement en vue d’une auto-conversion élévatrice traverse et pour ainsi dire hante l’âge moderne. Tel pourrait être le sens profond de la psychanalyse freudo- lacanienne, où ce vide devient un sujet barré. Ceci confirme le propos freudien selon lequel la découverte de la psychanalyse est le symptôme des manques et des crises qu’elle étudie. Dans un autre ordre de langage, la position néoplatonicienne de l’Un-Bien se trouve contrebalancée gravement par l’expérience du mal, jusqu’à celle du mal radical ou absolu (dans un sens plus proche de Schelling que de Kant). Ce contre-balancement du Bien et du Mal se symbolise dans la circularité de l’aurore et du crépuscule.

 

La possibilité et même la réalité du crépuscule doivent inquiéter la philosophie et la conduire à une conscience maximale, lucide et donc dédoublée d’elle-même entre les deux modes de la lumière, entre le Bien et le Mal, entre le fas et le nefas, entre la dignité de l’homme et la vacuité de son centre, entre le faste du catholicisme italien et le sens de la faute dans le luthérianisme nordique.

 

toute science et toute philosophie ne peuvent plus croire, comme jadis Ficin, qu’elles habitent un âge d’or entièrement lumineux, ou régi par les hiérophanies glorieuses (qui s’apparentent à des théophanies, s’il est vrai que chez Ficin Dieu est lumière, dans une fidélité au texte biblique présentant le Christ comme la lumière des nations). Mais, sachant cette ombre ou ce crépuscule, elles doivent s’en servir pour comprendre voire préparer, par un acte de création intellectuelle, le retour de Lucifer demain matin. Souvenons- nous de Wagner : le crépuscule des dieux annonce un âge supérieur ou meilleur. Souvenons- nous de Hegel : l’Aufhebung après la négativité opère un saut qualitatif, l’abolition est aussi une conservation et une élévation. Souvenons-nous de la théologie chrétienne : la mort et la résurrection du Christ en leur efficace opèrent la possibilité du Salut et de la justification.

 

Là où le ficinianisme vise la lumière sans ombre, l’épreuve d’une philosophie qui assume son moment vespéral, qui reconnaît avec lucidité que les crises ne sont pas de simples accidents mais qu’elles structurent en profondeur toute humanité et toute pensée, ne peut plus viser un tel éclat pur.

 

LUCIFER

Lucifer est le dieu de la lumière ; or, la connaissance se définissant comme une illumination de l’intellect; Lucifer devient, en concluant le syllogisme, le Dieu de la lumière et de la connaissance, donc l’un des dieux tutélaires de la philosophie.

 péché capital de l’orgueil. Lucifer, si enivré de la lumière qu’il porte et qui en fait le soutien primordial de Dieu (s’il est vrai que celui-ci est lumière), se prétend l’égal de celui auquel il doit, selon les hiérarchies angéliques, être asservi et soumis. Par où il porte l’étendard des hommes insatisfaits de leur rang de créatures qui veulent se faire eux-mêmes divins, notamment par la connaissance (comme chez les gnostiques) qui en vient à supplanter l’humble amour de Dieu7.

 

savoir interdit aux hommes et réservé, si ce n’est à Dieu, à tout le moins aux êtres célestes – à commencer par l’archange Lucifer qui, même en devenant Satan-Méphistophélès, garde la mémoire de la haute vérité qu’il comprenait auprès de Dieu.

 

Si Faust est, dans son rapport à la gnose et au savoir absolu, la figure en dernière instance du philosophe, alors la lumière issue de Lucifer porte la philosophie

 

Lucifer et Vesper ne sont que deux noms subordonnés et contradictoires de Vénus, l’aurore et le crépuscule ne sont que deux modes de la même substance « lumière »...

 

RECONCILIATION

 

Dans le néoplatonisme, dans la tradition de l’Italie, la lumière et le feu viennent du soleil, de Dieu ou des dieux, pour illuminer les êtres de la terre et les porter à leur accomplissement ou perfection par une élévation et une conversion tout autant que par le savoir total. Ceci suppose un élan de désir, un élan amoureux. L’activité de la lumière n’est possible que parce que l’humanité est amoureuse, érotique, vénusiaque. Le néoplatonisme est la religion de Vénus.

 

chez Wagner, dans les traditions celtiques, le feu vient de la terre, du bucher et de l’échec ou du drame de l’amour de Siegfried et de Brunhilde. Ce feu terrestre détruit jusqu’aux dieux, par l’incendie final du Walhalla. Bref, à la lumière du matin, aurorale, du néoplatonisme, s’oppose une lumière terminale et crépusculaire, nordique. 

 

Au cœur même de sa conscience lucide du crépuscule, la philosophie maintient l’espérance de l’aurore.

 

En passant du symbole au symbolisé, ce point d’entre-circulation s’impose comme le site propre du savoir moderne. Il maintient à la fois une attention à son point éminent (ici, le néoplatonisme) et une conscience aigue des destructions (ici, Wagner) que la terre et l’humanité ne manquent pas de traverser. Ce point d’entre-circulation, qu’un hégélien ne manque pas de comprendre comme le point de vue du Concept, est le but final de toute recherche philosophique et plus généralement de tout savoir qui se confronte au temps présent.

 

CONCLUSION Lucifer et Satan s’opposent au titre de deux substances séparées. Puis l’abolition de la substance de Satan ne laisse perdurer que celle de Lucifer. Pourtant Lucifer est moins une substance autonome qu’un mode particulier d’une substance plus haute et plus unifiée, celle de la lumière en tant que telle, et dont le nom symbolique est Vénus. Cette substance vénusiaque comprend deux modes. Le premier se nomme symboliquement Lucifer. C’est la lumière du matin, l’aurore, le Bien en soi, l’idéal, l’aspiration de l’humanité à la divinité. Le second mode se nomme symboliquement Vesper. C’est la lumière du soir, le crépuscule, la réalité du déclin voire de la destruction, la conscience de la vacuité du centre. Enfin, tout savoir émerge depuis le point d’entre-circulation de ces deux modes.

 

il est permis de croire que cet échange, cette entre-circulation, entre le matin et le soir, entre les deux modes de la lumière, est peut-être le sens vrai du retournement de Dante sur le corps de Lucifer dans le dernier chant de l’Enfer. Sortant de Vesper, de la traversée des Enfers, Dante rencontre la possibilité de la résurrection de la lumière jusqu’à l’illumination ultime dans cette contemplation de l’éclat de l’Empyrée au terme du Paradis. Et ainsi la mythologie la plus archaïque soutient la philosophie postmoderne en quête du point d’entre-circulation, qui est son feu suprême et éminent.

 

Et, par exemple, l’humanité devient scellée de cette double postulation simultanée qui à la fois lui donne comme vocation solaire de s’élever à la divinité, et qui reconnaît qu’elle est traversée et hantée par une ombre structurelle, par une morsure et une brisure intimes31. Il se pourrait plus généralement que cette entre-circulation des modes luciférien et vespéral, fas et nefas, loin de n’être que la clé de la constitution de l’humanité et de l’esprit humain, soit celle de la culture en son ensemble, au point d’être la clé du chiffre de la modernité.

 

Dante, Convivio, II, XIII, 13-14 : « Et le ciel de Vénus se peut comparer à la Rhétorique pour deux propriétés : l’une est la clarté de son aspect, car elle est très douce à voir par-dessus toute autre étoile ; l’autre est son apparaître tantôt le matin tantôt le soir. Et ces deux propriétés sont en la Rhétorique ; en effet la Rhétorique est la plus douce parmi toutes les autres sciences, car c’est à quoi elle met principalement son entente ; et elle apparaît le matin, quand le rhéteur parle devant le visage de l’auditeur ; elle apparaît le soir, autrement dit derrière, quand c’est par lettre, à distance de temps, que parle le rhéteur. »32

 

Rep http://fr.wikipedia.org/wiki/Augustin_d'Hippone#Influence_d.27Augustin_sur_le_monde_occidental_jusqu.27.C3.A0_la_Renaissance_fran.C3.A7aise_15e.C2.A0si.C3.A8cle

Le recours trop exclusif à saint Augustin est certainement l’une des causes qui ont le plus contribué à séparer plus tard l’Occident du reste du monde chrétien (mais l'augustinisme + que St A lui-même est en fait en cause)

…dévalorisation de la volonté et de la liberté humaine qui introduit une conception de l’ascèse et de la vie spirituelle très éloignée de celle de l’Orient chrétien (fondée sur la synergie de la grâce et de l’effort humain) ; conception d’intermédiaires créés entre Dieu et l’homme (théophanies) qui inaugure la théorie latine de la grâce créée ; conception du péché originel qui ouvrira la porte à la doctrine de l’Immaculée Conception

 

prédominance d'Augustin dure jusqu'au début du xiie siècle.

Son ouvrage la Cité de Dieu pas toujours bien compris sert de creuset à l'ordre politique et social qui se met en place, grand renouveau de la philosophie néoplatonicienne » qui survint durant ce qu'on appelle la Renaissance du xiie siècle.

À partir de la fin du xiie siècle l'occident peut accéder à l'œuvre entière d'Aristote (alors que jusqu'à cette époque, il ne dispose que de son œuvre logique), grâce en particulier aux traductions de l'arabe et du grec

La pensée d'Augustin qui a jusque là régné en maître décline, Aristote devient « le Philosophe »252, et le platonisme et le néo-platonisme qui ont tant imprégné la pensée d'Augustin perd de son influence tandis que Thomas d'Aquin devient progressivement la référence. Mais les conflits entre Augustiniens et thomistes seront importants au xiiie siècle en opposant deux grands ordres religieux : d'un côté les dominicains ralliés à Thomas d'Aquin, de l'autre les franciscains ainsi que les Grands-Augustins 

 

La pensée d'augustin est très présente au xvie siècle et au xviie siècle deux siècles d'intenses débats « sur la liberté, la grâce, sur l'impuissance de l'homme sans Dieu » 255. La pensée d'Augustin a joué un rôle tant chez Jean Calvin qui « présentait son œuvre comme une mosaïque augustinienne »258 que chez Martin Luther, un moine augustinien.

 le xviie siècle est le siècle de Saint Augustin »258avec « christianisme augustinien »

Côté lumière, le siècle est marqué par l'idée de retour sur soi – Connais-toi toi-même – si forte chez Augustin, et en conséquence réfléchit beaucoup sur l'âme268. Le siècle est aussi marqué par l'idée augustinienne d'un Dieu intérieur, qui pour reprendre Pascal « remplit l'âme et le cœur de ceux qu'il possède »

 

20 mars 2013

Mundus, Grille-Temple:déf/ciel

Origine, fondation antique du sanctuaire de delphes

http://www.cosmovisions.com/monuDelphes.htm

Le temple était hypèthre. 

Se dit d'un édifice n'étant pas couvert du tout ou en partie d'un toit[1]. (En général) un temple dont la cella est à ciel ouvert (wiki)

L'ouverture se trouvait au-dessus du foyer sacré où brûlait le feu perpétuel. A côté était l'omphalos, la fameuse pierre blanche qui marquait le centre du monde, au lieu où s'étaient rencontrés deux aigles envoyés par Zeus et partis l'un de l'extrémité orientale, l'autre de l'extrémité occidentale du monde.

 

Mundus et Feu perpétuel de D

Conception du mundus : 3 niveaux (inf, terre, ciel), axe cosmique, centre du monde

Modèle de la Jérusalem célestre / terrestre.

L'Image de Dieu -Centre dans les Confessions de saint Augustin

Format de fichier: PDF/Adobe Acrobat - Afficher

de H FUGIER - 1955

gement du mundus. Celui-ci se définit comme tine cavité par laquelle, ... qui ne vit qu' « allaitée » par le jaillissement perpétuel de cette grâce, ..... demeure celui de Delphes. Devenu l'omphalos par excellence par suite ..... culte du feu, l'astrolatrie30. De sorte que c'est l'attitude morale qui ...

documents.irevues.inist.fr/bitstream/handle/2042/429/55_I_4_03.pdf?...1

 

Dis Pater (Ditis Pater). Considéré c fils de Saturne, Dieu des m° infér. 

... avec des souvenirs des oracles de Delphes et de Dodone , racontait que Saturne, ... Ce dieu avait encore un sanctuaire près du Grand Cirque. ... Dis Pater et Proserpine possédaient aussi bien le mundus du Palatin que celui de la ...

www.cosmovisions.com/$DisPater.htm

 

Pierre de la sibylle de Delphes

 

Gril, grille, Téménos, diviseur du ciel à observer ?

http://fr.wikipedia.org/wiki/Horloge_stellaire_%C3%A9gyptienne

grille ramesside d’observation du ciel++

 

http://expositions.bnf.fr/ciel/arretsur/sciences/visions/index11.htm

Résumé : Téménos = espace sacré découpé, séparé réservé au dieu, or dépend du templum, espace découpé du ciel et tout espace sur terre est en correspondance avec le cosmos et le ciel.

Citation : Le temple grec se réduit d'abord au téménos, espace sacré délimité pour le seul usage des dieux. C'est ensuite la maison du dieu, décorée comme en Égypte par la représentation des mythes de création et d'organisation du monde. Mais il est très révélateur que le mot templum corresponde aussi, dans la Rome antique, au secteur du ciel délimité par l'augure lorsqu'il observe des phénomènes célestes. De cette origine cosmologique l'édifice religieux garde une dimension symbolique très forte, en Occident comme en Extrême-Orient.

 

20 mars 2013

Graal, étymologie, chaudron, tête de St Jean-Baptiste

 

http://nonnobisdominenonnobissednominituodagloriam.unblog.fr/2007/06/26/le-saint-graal/

L'histoire du saint vase avait été, dit-on, décrite en latin par un ermite breton du huitième siècle, à qui Dieu l'avait révélée. Elle était intitulée Histoire de Gradal.  On n'a plus cet original latin, et la date du huitième siècle est fort suspecte. Ce qui est certain, c'est que vers 1160 à 1170, époque à laquelle la légende commença de se répandre, on donnait au vase mystique, le nom de gradalis ou gradale en latin et de graal en français. “Graal”, dit le moine Hélinand, “signifie, en français, (gallicé), un bassin (littéralement, une écuelle large et un peu profonde) où l'on fait cuire des mets recherchés(2). -”Graal appelle-t-on le vaissel (le vase)” dit l'auteur du Saint-Graal en vers français ; 

        Car nul le Graal ne verra,

       Ce croi-je, qu'il ne lui agrée(3).”

Cette seconde étymologie ne semble pas pouvoir être prise au sérieux ; néanmoins ce double-sens, propre et figuré, le bassin et la chose agréable, suave, se retrouve précisément dans le mot gallois per, dont graal semblerait n'être que la traduction ; d'une autre part, le mot gréal se retrouve lui-même en kimro-gallois, où il signifie réunion, combinaison de principes élémentaires. Ceci convient parfaitement à l'eau du bassin de Koridwen, qui symbolise, par l'infusion des six plantes mystiques, le mélange des éléments de la nature, et révèle, à qui s'en abreuve, les principes des choses. Grëal aurait-il donc été, dans les mystères bardiques une dénomination plus profonde et plus secrète que dans per(4) ? C'est là un cercle d'idées et de termes fort singulier et fort curieux.

 

St Jean B le Graal, l’alchimie

Invention du chef de St J le B

http://herve.delboy.perso.sfr.fr/st_jean_baptiste.html#b.+la+t%EAte+tranch%E9e+mise+dans+un+plat

La relique de saint Jean fonctionnait en somme comme une espèce de pierre philosophale spirituelle... Il suffisait qu'une procession se mît en place, exactement comme celles que décrit Fulcanelli au début du Myst. Cath.. Plusieurs rois, au fil des siècles, donnèrent leur obole à la relique du saint. Citons Louis XI par exemple :

Louis XI, à son tour, signala sa dévotion spéciale envers le Précurseur et ses saintes reliques, par le présent qu'il fit, en 1474, de son rubis-balais monté sur or. C'était un joyau d'un grand prix, à cette époque surtout; on l'attacha au couvercle du reliquaire. Le roi joignit à ce don 1,200 écus d'or destinés au service divin. D'après l'inventaire, Louis XI donna encore un grand bassin octogonal en vermeil et émaillé dans lequel on plaçait le reliquaire, lorsqu'on en faisait la montre.

19 mars 2013

Ennéade, Bastet, 9 vies du chat

http://www.nonagones.info/correlation-geometrique-geographique.php?sous_chapitre=Tour+d%27horizon&ph1=F1040001.jpg&depl1=Partie+IV+-+Techniques+et+sciences&depl2=Introduction&ph=F1010001.jpg&destination=transf/1010001.htm

En Egypte la grande ennéade est la réunion des neuf premières entités issues de l’océan cosmique Nun. Atum est la première, émergeant de l’océan, et crachant les jumeaux Shu et Tefnut. Ceux-ci donnent naissance à Nut et Geb dont l’union engendre Ausar (Osiris), Auset (Isis), Set (Seth) et Nebt-Het (Nephtys). Le texte deLa Litanie de Ra décrit les neuf royaumes de l’univers se manifestant à travers le chat. Ra est l’unité du chat ou le grand chat. Le chat et la grande ennéade (unité des neuf temps) ont le même nom : B.st (Bastet). Ceci peut être à l’origine de la légende des neuf vies du chat.

BASTET-SEKHMET

http://www.guidegypte.com/dieux/bastet.php

Elle forme avec le dieu Basty un couple divin, par analogie avec le couple divin Chou et Tefnout

 

Bubastis temple de Bastet (Le nom que lui donnaient les Égyptiens était vraisemblablement Bast.)

http://fr.wikipedia.org/wiki/Tell_Basta et http://fr.wikipedia.org/wiki/Bastet

La ville possédait d'ailleurs un temple d'Atoum, dont on a retrouvé les vestiges au sud du kom actuel, et formait ainsi avec ceux de Bastet et de Mahès le siège d'une triade divine particulièrement honorée tout au long de l'histoire égyptienne.

elle aurait aussi enfanté et allaité Pharaon dont elle serait la déesse protectrice.

Divinité de -2300 env VI° dynastie

détient le pouvoir magique qui stimule l’amour et l’« énergie charnelle ». Un atout qui lui valait un culte tout particulier de la part des Égyptiens.

Astarté? Bastet déesse de l'amour, ...

http://www.planeteplus.com/Liste-des-dossiers/Egypte

Anat

Tout comme Sekhmet ou Anat, autre divinité étrangère, il s'agit d'une déesse belliqueuse et guérisseuse, protectrice du roi au combat. Elle symbolise également la fécondité et l'amour, ce qui l'associe étroitement à  Hathor et à  Isis.
Parfois qualifiée de fille de Rê ou de Ptah

Nous disposons d'un texte fragmentaire, probablement écrit sous le règne d'Horemheb (papyrus de la collection Pierpont Morgan, New York), attestant l'origine étrangère de la déesse et expliquant comment elle prit place dans le panthéon égyptien : une divinité, Yam, dieu de la mer selon Gustave Lefèvre, veut imposer sa loi aux autres dieux. Pour l'apaiser, ceux-ci font appel à  Astarté, "la fille de Ptah, déesse irascible et violente". Un messager se présente à  elle, "les scandales trouées et les vêtements déchirés", aspect qui donne à  penser que le voyage fut long et difficile et que la déesse vivait dans des contrées lointaines. Astarté parvient à  séduire le dieu, provoquant les acclamations de l'Ennéade qui lui offre une place parmi eux.
Copyright © Corinne Smeesters, bubastis.be

Bastet et Tefnout+++++

http://antikforever.com/Egypte/Dieux/divinites5.htm

Sekhmet

Elle fut l’épouse de Ptah

Selon le mythe, elle pouvait projeter les rayons de chaleur mortels du soleil, ce qui incarnait son pouvoir destructeur, mais aussi l'air chaud du désert où les vents étaient son souffle ardent et avec lesquels les ennemis qui s'étaient rebellés seraient punis par la volonté divine. Elle fut également représentée comme l'instrument de la vengeance Rê contre l'insurrection des hommes contre l'ordre du monde. La légende raconte que Sekhmet incarnait le flamboyant Œil de Rê, et dans ce cas elle prenait l'apparence de Tefnout. Rê, en colère contre les hommes qui avaient conspiré contre lui, envoya la Déesse les tuer, mais il revint sur sa décision et voulu arrêter Sekhmet afin d'éviter qu'elle ne tue tous les humains. Pour se faire faire Rê prépara un breuvage spécial de bière coloré de rouge pour apaiser la soif de sang de la Déesse sanguinaire dans l'ivresse. Après avoir bu la bière, elle s'endormit et au réveil elle prit la forme de Bastet qui représentait seulement les qualités bénéfiques du soleil. Cette histoire était répétée dans l'ancienne Égypte lors d'une fête célébrée dans la saison Akhet, où les Égyptiens dansaient, jouaient de la musique et où la bière était consommée de façon délibérément excessive.

Shou (ou Chou ou Shu ou Schu, En Grec : Sos ou Sosis)

26 septembre 2014

Architecture sacrée, Chartres

Architecture sacrée et alchimie

http://magie.alliance-magique.com/last-sujet-1793.php

La magie des Notre-Dame

Les bâtisseurs avaient recherché les accords avec les astres, les accords numériques, les accords métalliques, les accords lumineux.

Pour augmenter l’efficacité des influences planétaires, le jeu de leurs influx était réparti sur l’ensemble de la construction comme dans les détails du plan.

Mars, planète guerrière, est laissé au portail.

Il ne faut pas, une fois entré dans la cathédrale, que le fidèle conserve son agressivité, qu’il y transporte ses souvenirs guerriers ou ses intentions belliqueuses puisqu’il doit s’épurer, tout oublier.

La table ronde se place sous les auspices de Mercure, planète de la santé, du réconfort, planète aussi des voyages, du cheminement sur le « lieu ».

Vénus agit ensuite entre la table ronde et la table carrée. Celle-ci sera marquée par l’influence du soleil puisque c’est sur elle qu’il produit, le 21 juin, ses manifestations.

La lune intervient sur la largeur du transept. Elle correspond à la Rose du côté Nord qui reçoit et transforme ses rayons.

A la pointe de la table triangulaire, Saturne.

 

Comment ces influences planétaires seront-elles déterminées et ressenties ?

Elles sont réparties en fonction des travées.

On trouve souvent 7 d’entre elles entre le début de la table ronde et le transept. S’agit-il d’une nouvelle échelle de Jacob qu’il faut gravir progressivement ?

Il arrive même, comme c’est le cas dans Notre-Dame de Paris, que les quatre dernières travées obliquent légèrement.

S’il vous arrive de retrouver sur les contreforts de certaines Notre-Dame la « Truie qui vielle », pensez à Chartres où se trouvent « l’Ane qui vielle » (connaissance templière) et « la Truie qui file » (connaissance des Antonins).

Chaque Notre-Dame possède un portail central dédié au Christ ou au Couronnement. Un autre portail est dédié à la Vierge et un troisième à Sainte Anne, patronne des alchimistes.

Ne soyons pas étonnés, à Reims, de rencontrer à ce portail l’Ange au sourire, le nombre 51, trois fois 17.

La transmutation sur les trois plans passe de l’Ane à Anne, puis à l’Ange.

Dans la chapelle Saint Sébastien de Notre-Dame de Soissons, en clé de voûte, vous pouvez lire IMS, incorporant dans le I et le S isiaques l’entrelacs de A et M qui correspond aussi au symbole compagnonnique du compas et de l’équerre, A et M entrelacés figurant aux trois portails de Notre-Dame de Saint-Antoine également.

L’un des principes géométriques de leurs bâtisseurs était la duplication du carré, principe permettant de construire un carré double d’un premier carré donné, la diagonale de celui-ci devenant la base du nouveau carré.

 

Ils durent penser qu’en fonction d’une loi d’harmonie parfaite, le second carré obtenu gardait les mêmes propriétés que le carré d’origine. Or, en fait, elles sont inversées. Si le premier carré est considéré comme solaire et de force négative, le second devient lunaire et positif.

 

Sur le plan architectural, cette erreur pouvait se compenser par des corrections immédiates : la différence des hauteurs des deux tours, par exemple, ce qui laisse penser qu’ils connaissaient en partie leurs lacunes. Sur le plan supérieur ou astral, les réactions et le choc en retour ne pouvaient s’inverser.

les Wisigoths étaient principalement attachés au symbolisme du bœuf, des bœufs ou de la charrue. Pour eux, tout cela n’avait de valeur qu’une fois explicité par les constellations, c’est-à-dire le Taureau, le Bouvier (ou la Charrue) et son étoile Arcturus et le signe royal des Huit constellations : Taureau, Grand Chien, Grand cerf, Vierge, Bouvier, Oie, Pégase et Poissons.

 

Les Templiers transposèrent l’Oie ou le Cygne en croix du Nord dominant le bâton du précurseur Saint-Jean le Baptiste. L’ensemble ogival surmontant ainsi les bases octogonales s’appela pour eux : Charola. Formés à l’école des Initiés de Clairvaux, dont principalement Geoffroy d’Auxerre, secrétaire et confident de Saint Bernard, le bœuf et l’octogone étaient à leurs yeux déjà des symboles essentiels.

La rosée de mai, n’est-ce pas plutôt : la rose est de mai ?

 

Et au mois de mai, dans le ciel de Laon, vers 20 heures, paraît la constellation de la Vierge surmontée de la constellation du Bouvier visible dans la rose du chevet plat du chœur (Laon est la seule Notre-Dame qui n’ait pas de chœur arrondi et la seule qui ait une rose orientée vers l’est).

 

A l’Ouest, direction de la façade principale, la constellation du Taureau et son étoile Aldébaran, pénètrent de son regard la rose située sous les taureaux de pierre. 16+1 = 17, nombre d’étoiles qui indiquera que les temps sont venus, que bientôt il se produira du nouveau dans le ciel. Vers 17 heures en effet, avant que ne paraisse le gîte des morts ou le sarcophage (autre appellation de la constellation du Grand Chariot), le soleil et la lune seront à la même hauteur dans le ciel, le soleil sera jaune et la lune blanche.

 

Puis, en une fraction de seconde, entre ces deux luminaires, au sud-ouest, il se formera une magnifique rose à 9 pointes irradiant le ciel. Subitement le soleil deviendra blanc et la lune jaune, l’effet de la transmutation et d’initiation aura été vécu. La matière, la terre et peut-être l’homme auront évolué et seront « élevés » comme le sont les bœufs.

 

Cette rose blanche transmutera du plomb baignant depuis 28 jours dans l’acide, et son secret de gestation sera la constellation du Taureau. Ou du Bœuf dont les termes, en onomantique, égalent 28, durée d’une lunaison.

Au sommet de la face sud, une autre statue, le Sagittaire décochant une flèche vers les nues, visant un animal imaginaire ces mêmes soirs de solstice. Ne soyons pas surpris d’apprendre qu’il vise exactement l’œil du Taureau.

L’alchimie du mythe

 

La force du mystère des cathédrales réside en la synthèse qu’il renferme.

Synthèse poussée à l’extrême, condensé d’une tradition, mythique et mystique relevant de toutes les connaissances religieuses et sacrées connues et étudiées à cette époque.

D’une part, la tradition greco-latine de l’opératif, la tradition hébraïque du subjectif, christique d’autre part avec des influences mésopotamiennes, byzantines ou coptes ou soufies importées par les croisades. A cela vinrent s’ajouter des valeurs islamiques, ibères ou hispano-mauresques. Sans omettre les influences de l’Irlande et de la Grande Bretagne ayant motivé ces révisions.

 

Soleil et Lune, Osiris et Isis, Jésus et Marie, Christ et Vierge sont des symbolisations de valeurs réelles ou divines. Mère et Fils, Vierge et Mère. La religion catholique n’a aucunement changé les sacralisations païennes ; elle les a remplacées, apportant simplement la révision spirituelle. Les interprétations humaines, mythiques et astronomiques demeuraient.

Les Labyrinthes, n'ont pas d'autres sens ni fonction que celui que j'ai indiqué pour les damiers apotropaïques : Dieu est le centre, etc. Cela est écrit noir sur blanc dans le credo des compagnons maçons allemands du XVe s.

 

http://www.france-secret.com/chartres_art1.htm

Labyrinthe, secrets de Chartres, orientation...

L’horizontale de l’édifice peut se résumer en 2 dimensions indispensables à l’existence de celles de la verticale : la concrétisation matérielle de l’Espace et du Temps. Orientations Habituellement les cathédrales s’orientent dans l’axe est-ouest, soit : le c£ur de l’édifice, printemps, aube - portail, automne, crépuscule. Ces deux directions donnent logiquement, depuis le transept, le nord et le sud. Soit : souvent les entrées latérales ou d’importantes chapelles, hiver et obscurité en opposition à été et clarté solaire du zénith... le midi. Le lieu précis où se "croisent" l’espace et le temps ainsi que leurs sens quaternaires symboliques, le Transept, est le véritable axe de la cathédrale. Orientations et conditions d’une cathédrales Le carré de la Terre inscrit dans la cathédrale Le centre précis Le centre précis de la croisée du bâtiment est le lieu où fut dressée la naissance géométrique de la construction : la Colonne (ou Mât). Une sorte de bâton vertical qui porte son ombre de l’ouest au levant définira le " Decumanus". Le midi solaire plein donnera le nord et logiquement le sud, ce sera le "Cardo". C’est ainsi qu’il est possible de retrouver facilement la date de dédicace de n’importe quelle cathédrale, construite sur ce principe, en redéfinissant ce tracé simple mais d’une précision digne des plus performants de nos modernes théodolites. Ajoutons que les 4 points cardinaux tracés dans le cercle marqueront le "Cercle du Ciel" et les 4 autres angles portés à 45° donneront le "Carré de la Terre". 4 directions, un cercle et 4 couleurs Un cercle dont le point central est la colonne de lumière donnera sur le terrain les angulations d’où surgira l’édifice. Dans ce cercle "solaire" seront tracés, à 45° de chaque direction cardinale, 4 points engendrant les coins d’un carré. Les 4 angles de cette figure seront les départs des colonnes ordonnant le sol, donc l’âme, de la cathédrale et la longueur définitive de la nef ainsi que celle du transept. De ce point seront définies les 4 couleurs de l’édifice : le bleu sombre du nord, le jaune du sud, le vert à l’est et enfin le rouge à l’ouest. Notons à ce sujet une seule complémentaire pour trois primaires. L’art de la maîtrise S’il n’est pas question de minimiser les autres points de la cathédrale qui ont tous une importance et une fonction essentielle, il est capital de noter que ce secteur géométrique, extrêmement simple dans sa mise en oeuvre, est primordial pour la naissance de l’ensemble des bâtis de l’édifice. De ce secteur étroitement et rigoureusement défini surgira toute la "genèse" et même la "génétique" de la puissance hermétique de la construction. Le reste de l’édifice sera basé sur la raisonnance (raison) et la vibration émise par le transept.

Chartres

Pour ce site nous sommes devant l’axe le plus éloigné de tous avec une orientation à 47° !!! C’est ainsi que les piliers concrétisant le Carré de la Terre sont les mêmes que ceux du Carré du Ciel, autorisant ici de dire que "ce qui est en haut est en bas !!! Présentation du labyrinthe La rencontre à Chartres des 2 "Carrés" est le point géométrique près duquel fut implanté le labyrinthe.

 

 

nonnobisdominenonnobissednominituodagloriam.unblog.fr/.../abside.doc

. La rose nord est "fixe". La rose sud "tourne". La rose occidentale "irradie".

  • L'essentie se retrouve dans

http://graal.over-blog.com/categorie-1250301.html

 

http://alain.allo.free.fr/spip.php?article3455

 

Le volume d’une cathédrale se définit dans l’horizontale (résumée aux 2 dimensions utiles à l’existence de la verticale : la concrétisation de l’Espace et du Temps) et dans la verticale (répartie en 3 niveaux élémentaires - le Ciel = l’Esprit, la Terre = l’Âme, le Sous-Sol = le Corps). Le seul point possible où peuvent se croiser à la fois l’Espace, le Temps et les directions cardinales se situe au centre du transept, véritable axe symbolique de l’édifice. Ce point ’Crucial’ est défini de manière solaire (donc universellement) lors de l’implantation des fondations par les ombres portées d’un bâton vertical, appelé ’colonne de soleil’, dessinant au sol un ’cercle de lumière’ dans lequel on inscrit un carré orienté, engendrant les 4 premières colonnes limitant les travées de la nef et du transept. Cette ordonnance donne, sur le sol, l’âme de la cathédrale au point précis de son épicentreà emplacement idéal du labyrinthe. On retrouve ce ’Tracé parfait’ dans l’implantation des loges maçonniques pionnières du 17è S...

les Égyptiens ont édifié, à Louxor, le temple selon le corps humain. Ce n’était pas < Tu es pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Église > ; c’était < Tu es homme, tu es temple à l’intérieur duquel je suis >. Et, bien avant que cela ait été prononcé, l’initié pouvait-il penser < Je suis celui qui est car je n’existe que par Lui > ?

Ainsi se manifestent les 3 couleurs symboles de l’alliance entre le créateur, le créant et le créé. Les alchimistes diraient entre la putréfaction, la mort, la naissance, la pureté, l’accomplissement, le sacré. Le noir et la putréfaction, le blanc et la pureté, le rouge du grand oeuvre.

 

3 tables de Chartres, L Charpentier

http://pagesperso-orange.fr/symbuli/inaccessible_etoile/pages_etoile/s08-cheops.htm

 

Notes perso

Le mystère de la cathédrale de Chartres

Louis Charpentier

 

Valeur du pèlerinage: venir chercher le Don de la Terre (Mère) et y trouver l'Esprit, Don du Ciel.

Pour les hommes anciens, l'homme vrai était celui dont les capacités spirituelles étaient éveillées, par don inné; par ascèse, envoûtement rythmique ou somatique; par action des lieux de pèlerinage.

 

Dans ce qui fut autrefois la Gaule Belge (anciennes provinces de Champagne, Picardie, Ile de France et Neustrie) des cathédrales sont consacrées à Notre-Dame (XII° et XIII° siècles), or elles tracent au sol par leur implantation sur le territoire, la constellation de la Vierge.

Initiation : être initié, c'est être intégré dans le jeu des forces naturelles, les comprendre, les ressentir comme par un instinct supérieur.

Cette nouvelle naissance à un état supérieur d'humanité était si estimée que des foules de pèlerins se mettaient en route malgré tous les dangers.

Le gothique apparaît après la première croisade et surtout après le retour en 1128 des neuf chevaliers du Temple. Douze ans après l'abbé Suger élève une voûte gothique à Saint-Denis, puis on en construit partout.

La fraternité romane ou la fraternité gothique ont des techniques différentes, mais elles procèdent du même désir d'utiliser au profit des hommes le Don de la Terre-Mère (les courants telluriques du lieu).

2 propriétés de la pierre:

-C'est un accumulateur qui se charge des forces telluriques (c'est-à-dire de la terre) et cosmiques (c'est-à-dire du ciel)

-Elle vibre et est capable de « résonner ». L'église est conçue comme une caisse de résonnance.

Dans le domaine de la construction, c'est l'ogive expérimentée vers la fin du XI° siècle qui utilise le mieux ses propriétés. L'église gothique met en tension la pierre de telle sorte que les poussées semblent s'élever au lieu de retomber et d'exiger de lourds contreforts pour une hauteur limitée.

Sous la voûte romane l'homme s'incline et se recueille, sous l'ogive l'homme se redresse et vibre en s'élevant.

Enigme traditionnelle.

Trois tables portaient le Graal : une table ronde, une table carrée et une table rectangulaire.

Toutes les trois ont la même surface et leur Nombre est 21.

 

Les trois voies d'accès à la mutation spirituelle correspondent aux trois tables.

  1. Table ronde : intuition

Sur le table ronde, l'homme se rapproche du centre, le rythme le libère de son encombrante personnalité. La danse giratoire le fait entrer en état de « délire sacré » et le met en contact direct avec l'origine des cycles naturels.

L'homme s'y évade de l'espace et du temps ordinaire pour entrer dans une autre dimension où il est visionnaire, possède des dons prophétiques.

La danse rituelle fait entrer en transe, ainsi les derviches tourneurs.

  1. Table carrée : intelligence

C'est la quadrature de la table ronde (même surface), c'est la Table d'organisation qui permet d'accéder à la conscience des connaissances intuitives et de découvrir l'aspect intellectuel des lois de l'harmonie et lois naturelles. Mais cela suppose une connaissance réelle de la matière.

C'est un piège pour l'intellect livré à lui-même qui s'illusionne sur ses propres créations et se piège dans ses illusions.

  1. Table rectangulaire : mystique

C'est la Table de Révélation, mais cela impose de renoncer au monde matériel.

 

Le centre se situe au milieu de la seconde travée du choeur. Cette travée, centre et origine de tout est indiquée au sud-est par le vitail de Notre-Dame de la Belle Verrière et au nord-ouest par la chapelle de Notre Dame du Pilier.

La construction d'un temple commence au centre sacré par l'érection de la « Colonne ». Cette colonne retirée secondairement est la relation figurée entre la terre et le ciel. Celui des étoiles, planètes et soleil.

Selon sa hauteur par projection de l'ombre solaire, sont déterminées les dimensions du bâtiment.

Les quatre saisons en marquent les limites en fonction des extrêmes de l'ombre aux solstices et le milieu lors des équinoxes.

Sur ce templum (espace découpé pour l'observation du ciel et inauguré par les augures), la colonne servait aussi aux visées sur les étoiles -la polaire, dans la Petite Ourse ou Chariot ou Petite Casserole- des constellations , aux planètes.

C'est donc l'ombre de cette colonne qui marque la première enceinte du lieu sacré ; là où se déroulera le rituel. Cette première enceinte est la première Table.

La Table rectangulaire est aussi la table mystique, celle de la Cène, de l'Autel.

Le Nombre 21 peut être lu 2 et 1, c'est donc une table rectangulaire de longueur double de la largeur. Or cette proportion est aussi celle du Temple de Salomon, des temples égyptiens...

Il faut dire que cette figure simple a des propriétés géométriques importantes pour les constructeurs.

Sa diagonale est Racine de 5 (théorème de Pythagore: le carré de l'hypoténuse est égal à la somme des carrés des côtés d'un triangle rectangle: 4 + 1 = 5). Si l'on ajoute à la longueur de la diagonale la largeur du rectangl et que l'on divise ce total par 2, on obtient cette dimension remarquable de (Racine de 5+ 1) : 2 = 1, 628, Phi, le Nombre d'Or, le Nombre qui assure l'harmonie entre le tout et ses parties.

Une des nombreuses propriétés de ce Nombre:

1/ Phi = 0,168

1,618/0, 618 = (1+1,618) = (1,618 x 1,618) = 2, 618

0r 2,618 x 12/10 = 3,1416 = Pi constante qui permet d'obtenir le périmètre et la surface d'un cercle dont on connaît le diamètre;

Ainsi on peut exprimer une relation entre 2 Nombres transcendants:

Phi au carré x 12/10 = Pi

 

http://www.scribd.com/doc/8140814/Pythagore-Nombres-Et-Musiquephilo

Au Moyen-âge (et en particulier au XII° siècle) en termes musicaux (un des arts libéraux, fondement du savoir de cette époque) la série harmonique 15, 12, 10 permet de déterminer des intervalles fondamentaux: la Tierce mineure (15/12 = 5/4) et la Tierce majeure (12/10 = 6/5).

De la même façon avec 8, 5, 3 on obtient la sixte mineure (8/5) et la sixte majeure (5/3).

Cet intervalle de Tierce se retrouve dans l'élévation de la cathédrale.

A noter: le rapport 1/2 détermine l'octave comprenant l'ensemble des notes de la gamme de base (do, ré, mi, fa, sol, la, si, do).

La Table rectangulaire 2/1 donne la clé de transformation d'une surface angulaire en surface circulaire et donc les dimensions de la Table ronde de même surface. C'est le fameux problème de la quadrature du cercle résolu géométriquement, ce qui convenait parfaitement au constructeurs du Moyen-âge qui ne recherchaient pas l'exactitude mathématique, mais l'harmonie et la proportion et la traduction concrète d'un symbolisme numérique fondamental.

 

L'angle Ouest de la cathédrale correspond au soleil d'équinoxe (levant) – env 47° / axe de la c. (P 122)

La Table carrée se déduit de la largeur de la première (rectangulaire), elle se construit sur son grand axe. La diagonale du carré est donc la longueur du rectangle.

A noter que le dévelopement de la table rectangulaire en rond-point (avec la même surface et en prévision d'un déambulatoire) est une adaptation du lan gothique au plan roman.

La largeur de la nef plus ses collatéraux est déterminée par la diagonale de la table carrée.

L'angle sud-ouest de la table carrée est sur cette dalle marquée d'un clou et illuminée par le soleil du solstice d'été . Cette table carrée a une de ses faces presque selon le nord vrai.

La Table ronde correspond au labyrinthe.

Ces tables étaient autrefois marquées par le dallage aujourd'hui disparu (sauf Amiens?)

 

Une résolution géométrique de la quadrature du cercle (p 165)

L'homme dans le labyrinthe

Faire tourner un homme dans un champ de force (tellurique, magnétique...), de façon déterminée,

le soumet à des effets particuliers. Il fallait le parcourir ieds nus, au contact direct avec le sol, la Terre-mère. La marche rituelle était une sorte de danse et formait même une ronde en particulier à Pâques selon les anciennes chroniques.

L'homme arrivé au centre en ayant accompli le rituel était « transformé » avec une ouverture intuitive aux lois et harmonies naturelles, ce qu'il ne « comprendrait » peut-être pas, mais qu'il ressentirait au plus profond de lui-même et auquel il se sentirait « accordé » au sens musical du terme donc impliqué dans cette harmonie.

Il est peu probable que la Grande Illumination ait été fréquente ici, mais un état « réceptif », ouvert est déjà plus que ne possèdent la majorité des hommes

Après le labyrinthe, l'homme se dirige vers la table carrée.

Au milieu de la croisée des transepts tous les Nombres de la Cathédrale deviennent sensibles, là où ils peuvent être appréhendés par les sens. Là concourent toutes les lignes, s'affirment toutes les proportions, c'est là que les Nombres chantent.

C'est là également où ils peuvent être raisonnés -pour qui peut les sentir – sous le feu des trois grandes roses. A noter qu'à l'époque où existait le jubé, la lumière des verrières hautes du choeur ne parvenait pas là car symboliquement, la table mystique est fermée et ne s'ouvre que par une porte étroite.

Là la cathédrale parlait au cerveau, car c'est le lieu et pas seulement symboliquement des mesures et comparaisons et les dessins du dallage en auraient constitué une clé.

Trois voies aboutissent à cette croisée des transepts et symboliquement celles-ci correspondent à 3 états humains ayant déjà subi une évolution.

 

Passage par la nef:

1/ Table ronde : nouvelle naissance avec dépouillement de l'égocentrisme humain pour s'intégrer en tant que partie agissante dans l'harmonie des forces et formes terrestres et cosmiques.

2/ Table carrée : table de compréhension.

 

Par le transept sud-est, par le portail dit des Chevaliers, gardé par 2 chevaliers aux pieds en équerre (donc réservé aux instruits de la Cabale c-à-d instruits dans la science des lois et harmonies naturelles). (origine de la légende autorisant certains à entrer « à cheval » dans l'église).

Ce portail sud-est est celui des initiés de la Nouvelle Alliance, de l'Ere chrétienne. Le Christ au trumeau y est enseignant, le livre fermé a les proportions du Nombre d'or. Celui de St Jean à cette même porte est dans les proportions de la Table mystique : 1/2 .

 

La 3° voie est par le transept nord-ouest où l'on accède par le portail dit des Initiés, il a un lien avec l'alchimie. Au trumeau est Sainte Anne, la mère de la Mère.

 

http://pierreduchesne.blogspot.com/2009_01_01_archive.html

Le Graal repose sur trois Tables :

La Table d’Or de Jésus,

La Table Carrée de Joseph d’Arimathie,

La Table Ronde de Merlin l’Enchanteur.

Elles sont d’égales surface et le nombre est 21.

Une quatrième Table les recouvre,

Dont le nombre est 6, celle de Salomon…

Le Graal est 17 et il est Un !

 

“dit des compagnons”

 

« … le nombre 17 est à la fois relié aux Étoiles et au symbolisme du Graal à travers toutes les Traditions ! Dans l'univers des énergies subtiles, le 17 se résout à un 8 ; il représente un code d'accès, une clé conduisant à la conscience solaire. »

 

 

http://racines.traditions.free.fr/labyrint/index.htm

 

Sur le plan astronomique : on peut remarquer que Mercure est rétrograde, c’est à dire senestre, trois fois par an, donc qu’elle a un mouvement direct c’est à dire dextre, quatre fois par an : ce trajet suit exactement le chemin d’un labyrinthe classique gauche à sept révolutions !

En effet, il est question dans le mythe du labyrinthe d'une "couronne de lumière" : ne serait-elle pas le trajet du labyrinthe à sept circonvolutions qui figure une couronne complexe, faite d'aller et retours et d'hésitations : c'est à dire ce trajet céleste de Mercure ?

Hermès/ Mercure était un dieu orienteur, astrologue/ astronome, un successeur de Kronos le “coupeur” du temps…

Nos ancêtres pouvaient-ils donc observer cela à l’œil nu ? Des lentilles d’ambre clair, passe encore, mais une lunette ?

Une solution serait que l’observation ait été faite par rapport à un gnomon très fin : on verrait alors Mercure monter, contourner, redescendre de droite à gauche et vice versa, sept fois ! Il y faudrait une patience… d’astronome ou d’astrologue – leur ancien nom (“celui qui parle des étoiles et du destin”) – mais il faudrait aussi se déplacer pendant tout ce cycle afin que la planète tangente le gnomon en permanence…

Lorsque certains textes nous parlent d'une "divagation du soleil et des étoiles" au moment où Phaéton s'est abattu sur la Terre, cela nous amène à penser que les anciens ont peut-être cru revoir ce funeste souvenir dans le trajet apparemment aberrant de la planète Mercure.

Et, puisque la "plus longue mémoire" avait divinisé la salvatrice Grue sacrée, celle qui guida l’exode des “polaires”, sa danse sautillante et le trajet labyrinthique de Mercure “le Voyageur” (!) ont pu s'associer d'autant plus facilement que le mâle sautille à côté de la femelle, tantôt à dextre, tantôt à senestre, en battant des ailes et en perdant quelques plumes… dont on fera une couronne de Frigg/ Héra (“du Marais”)…

 

26 novembre 2013

Correspondance Runes et arbres selon Nigel Pennick

Nigel Pennick Runes et magie http://lemurmuredesrunes.blogspot.fr/2008/11/correspondances-runiques.html

Feho Sureau(Ruis)

Ur bouleau(betua)

Thorn Chêne(deruos) aubépine

As Frêne (Yggdrasil) (nuin)

Rad chêne (roue sous un chariot)

Ken Pin(ailm)

Gyfu Frêne orme

Wyn frêne

Hagal frêne if

Nyd hêtre, sorbier(lusis)

Is ?

Jera chêne

Eoh If peuplier

Peorth hêtre tremble

Elhaz If alisier

Sigel Génévrier laurier, roue solaire sacrée

Tyr chêne Voûte au-dessus du pilier cosmique

Beorc bouleau Nerthus/holda

Ehwaz chêne frêne

Man houx(tenos), mariage de la terre et du ciel

Lagu saule(sail)

Ing pommier(Quert)

Odal aubépine(huath)

Dag sapin (balance jour/nuit)

 

31 octobre 2022

Dr Jill Bolte Taylor, AVC, cerveau

https://www.lefigaro.fr/livres/2008/11/07/03005-20081107ARTFIG00018-l-incroyable-guerison-du-dr-jill-bolte-taylor-.php

Jill Bolte Taylor, neurobiologiste renommée, est passée de l'autre côté du voile. Son accident vasculaire cérébral, qu'elle a suivi consciente, lui a permis une nouvelle approche de la vie qu'elle raconte dans «Voyage au-delà de mon cerveau» (Éditions J.-C. Lattès). Phénoménal succès de librairie aux États-Unis, aujourd'hui en vente en France.

Pour une chance, c'est une fameuse chance ! «Combien de chercheurs en neurosciences ont l'opportunité de vivre par eux-mêmes un accident vasculaire cérébral ?» Jill Bolte Taylor exulte. Elle a deux ou trois messages à faire passer, et les vingt-deux langues dans lesquelles son livre est traduit, son passage aux États-Unis dans le show d'Oprah Winfrey et le projet de film pour lequel Jodie Foster est déjà partante ne lui semblent pas de trop. Parce que des bonnes nouvelles, il y en a. Déjà celle-ci, et c'est une neuro-anatomiste qui le dit : «L'hémisphère droit de notre cerveau est programmé pour le bonheur, la paix, la compassion.» Et celle-ci encore : «Le circuit neuronal de la colère est mobilisé durant exactement une minute et demi, après quoi la tension retombe. Libre à nous de ne pas donner suite.» Et cette autre : «La plasticité des neurones donne à chacun la possibilité de “virer à droite” et de choisir la paix et l'amour plutôt que l'affrontement.» Il ne s'agit pas là d'une déclaration de foi politique, mais d'un constat scientifique rendu possible il y a environ neuf ans, lorsque la neurobiologie s'est rendu compte que les transmetteurs du cerveau étaient en constant renouvellement.

Une synapse n'y retrouverait pas ses petits. Quel rapport avec le grave accident vasculaire cérébral (AVC) dont fut victime Jill il y a douze ans ? Comment une longue et pénible convalescence qui l'a obligée à un corps à corps de tous les instants avec son hémisphère gauche a-t-elle pu rendre le professeur de l'Université de l'Indiana et porte-parole de la Banque des cerveaux de Harvard quasiment bouddhiste ? Nous avons ici le fruit d'un long cheminement entre souffrance et émerveillement. C'est le 10 décembre 1996, à 7 heures du matin, que la scientifique s'est réveillée avec une terrible douleur derrière l'œil gauche. Une bonne douche et il n'y paraîtra plus, s'est-elle dit. Oui, mais cette grande admiratrice du cerveau sentait que les cinquante milliers de milliards de cellules constituant son corps ne répondaient plus. Ses mouvements étaient saccadés, les sons déformés, l'équilibre lui manquait. Puis elle perdit peu à peu la perception en trois dimensions. Puis les informations qui étaient sa vie : s'habiller, aller au travail. Mais où se trouve ce travail ? Et comment conduit-on une voiture ? Tout cela en tentant d'analyser ce qui était en train de lui arriver. Plus tard, elle sut que son cortex moteur était atteint lorsque son bras droit refusa tout office. Mais nulle peur : en même temps, une douce euphorie la gagnait. Ce n'est qu'au terme d'un effort surhumain et au milieu d'un écroulement de neurones - son hémisphère gauche était en pleine hémorragie, mais elle l'ignorait encore - qu'elle comprit l'urgence d'appeler des secours. Mais les chiffres n'avaient plus de signification pour elle. Elle chercha, toujours en luttant contre le sentiment de béatitude qui l'envahissait, un nom qu'elle connaissait bien. Dans un éclair, elle comprit qu'elle avait un AVC. Elle compose comme un enfant le numéro de son bureau à la Banque des cerveaux. Son ami, le Dr Vincent, est au bout du fil. Jill essaie alors de bredouiller quelque chose. Mais c'est un borborygme qui sort. «Mince, on dirait un chien qui aboie», songe-t-elle, réalisant que le centre de la parole est atteint.

Le Dr Vincent comprend quand même. Quand on la transporte enfin à l'hôpital, chaque geste la fait sombrer dans un épuisement qui l'emporte dans le sommeil. Mais alors là, quelle merveille ! «Mon énergie spirituelle flottait en suspension autour de moi, telle une baleine géante dans un océan d'euphorie muette.» L'anatomiste aurait diagnostiqué : perte du cerveau gauche, qui baignait dans son sang, et donc report de toutes les sensations à travers le crible du cerveau droit.

Mais elle n'en était pas là. Commença une longue convalescence avec sa mère, qui comprenait le besoin frénétique de sa fille de dormir. Entre deux sommes, séances de rééducation. Se dresser sur son séant, tenter de comprendre ce qu'on vous dit, retrouver les mots disparus. Puis ce fut le tour des lettres. Jill dut réapprendre à lire. À conduire. À réussir un puzzle. À monter des escaliers…

Au fur et à mesure que sa vie se remettait en place - elle recommença ses conférences six mois après l'AVC - le Dr Bolte Taylor réalisa qu'elle avait une nouvelle mission à mener auprès de tout individu doté d'un cerveau : «Si mon odyssée intérieure m'a appris une chose, c'est que la quiétude est à notre portée. Il nous suffit, pour y parvenir, de faire taire la voix de notre hémisphère gauche dominant.» Cette voix compte, bavarde, évalue, suppute. Elle est capable de vous souffler les pires idées : découragement, fureur, peur. Elle nous structure aussi par le langage, la raison, la connaissance. Comment utilise-t-on alors son hémisphère droit ? Nul manuel ne nous a jamais appris le bonheur par mobilisation latéralisée de la matière grise. Jill Bolte Taylor suggère des pistes : la méditation, la création artistique, la prière.

Avis

étudiant 1° année médecine, 2016,

Ma résolution après avoir lu ce livre tient donc en deux mots: faire taire mon hémisphère gauche pour m'approcher à mon tour ne serait-ce que quelques secondes de ce "nirvana" qui nous est décrit (car oui je pense que c'est possible au même titre que les moines bouddhistes méditent ou que les catholiques prient jusqu'à entrer en communion avec la nature, l'univers ou une puissance divine); et voir le monde qui m'entoure et le prochain avec plus de complaisance et de "compassion" (mot cité souvent par l'auteure).
Voilà, je conseille donc ce livre à tous! Que vous soyez des victimes d'AVC ou des proches de victimes, ou même comme moi juste des gens avides de nouvelles connaissances, je ne pense pas que vous serez déçus de ce voyage au delà de votre cerveau! Alors, sur ce, bonne lecture et bonne leçon de vie! D'autant plus que la pointe d'humour de l'auteure n'est pas sans me déplaire.

Citation

« La disparition des frontières de mon corps, plus subtile que le plus subtil des plaisirs à notre portée en tant que créatures de chair et de sang, m'a plongée dans un bonheur sans nom. Il m'a semblé évident, alors même que ma conscience se prélassait dans une quiétude bienfaisante, que l'immensité de mon esprit sans bornes ne parviendrait plus jamais à regagner le cadre étriqué de mon enveloppe charnelle. [...] Je n'existais plus que dans un lointain espace-temps indépendant de ma perception habituelle du monde. Ce que recouvrait jadis la notion de "moi" ne survivrait pas à une catastrophe neurologique d'une telle ampleur. le Dr Jill Bolte Taylor venait de disparaître à jamais ce matin-là. Qui donc avait survécu ? »

 

https://ma-vie-quantique.com/le-temoignage-de-jill-bolte-taylor/

Au cours de cet étrange épisode, elle a perdu toute notion de limites corporelles. Elle ne distinguait plus son enveloppe physique de ce qui l’entourait, elle percevait simplement de l’énergie. Puis, par intermittence, elle revenait à ses perceptions habituelles. A force d’allers-retours entre un état expansé et un état où le mental reprenait le dessus, elle a finalement réussi, non sans difficultés, à appeler les secours.

Cette expérience insolite l’a conduite à émettre des hypothèses quant au fonctionnement des hémisphères cérébraux. Selon elle, le cerveau droit fonctionnerait dans l’ici et maintenant et traiterait toutes les informations simultanément. Il serait associé au liage perceptif. Ainsi, il construirait une représentation unifiée des choses à partir des perceptions visuelles, olfactives, auditives etc.

Le cerveau gauche, quant à lui, fonctionnerait de manière linéaire, et par comparaison. Il se focaliserait sur les détails du moment présent, en les classant et en les comparant aux événements passés afin de savoir comment agir dans le futur. Cet hémisphère serait le siège du langage et de la distinction des choses entre elles. Il pratiquerait une sorte d’étiquetage mental des perceptions sensorielles.

Pour la scientifique, le cerveau abriterait en fait deux consciences cognitives. D’une part celle de l’hémisphère gauche, traitant les informations sous l’angle de la séparation, du détail et de l’identité. D’autre part celle de l’hémisphère droit, engagé dans le présent, la globalité, l’unité, représentant en somme l’aspect non-local de la conscience. Elle dit ainsi que « l’hémisphère droit de notre cerveau est programmé pour le bonheur, la paix, la compassion » [1] et que « la plasticité des neurones [2] donne à chacun la possibilité de « virer à droite » et de choisir la paix et l’amour plutôt que l’affrontement. »

les informations relatives aux fonctions cognitives – telles que la vision, l’audition, la mémoire… – seraient traitées par l’un ou l’autre des hémisphères.

Or, au regard des travaux effectués depuis quelques années en neurosciences [5] sur les troubles fonctionnels occasionnés par une lésion cérébrale, la réalité est plus subtile. Il existerait plutôt une complémentarité dans la façon dont les deux hémisphères cérébraux traitent l’information. Ainsi, le langage par exemple ne dépendrait pas exclusivement de l’hémisphère gauche. Celui-ci s’occuperait des aspects liés à la grammaire et à la production des mots, mais l’hémisphère droit jouerait également un rôle important en gérant l’intonation et l’accentuation.

Pour ma part, j’aurais tendance à placer la distinction non pas, effectivement, entre les deux hémisphères mais plutôt entre le mental et la conscience. Cette dernière étant à mon sens non-localisée et soutenant l’expérience du mental et de l’hémisphère gauche. Mais quoi qu’il en soit, cela ne change rien au message essentiel que Jill Bolte Taylor nous livre : ce que nous croyons être n’est pas ce que nous sommes.

Malgré tout, nos expériences respectives se rejoignent en ce sens où elles nous ont fait vivre un élargissement de notre conscience. Jill Bolte Taylor l’exprime de cette façon : « Je dois avouer que la nécessité d’admettre que notre vision du monde extérieur et notre relation à lui découlent de notre « câblage » neurologique, m’a libérée tout en me posant un défi de taille. Jusque-là, je n’étais donc que le pur produit de mon imagination ! » [6]

J’ai quant à moi utilisé les mots « mental » et « conscience », mais de toute évidence, nous parlons de la même chose. J’ai également, tout comme elle, fait l’expérience d’une sérénité absolue dans l’ici et maintenant. Bien que ce fut sur un laps de temps très court, cet état hors du mental me reste néanmoins accessible. A l’image de ce qu’explique avec ses propres mots la scientifique dans son livre témoignage : 

« [Mon émotion] ne persiste plus d’une minute et demie que lorsque je laisse le circuit neuronal correspondant activé en boucle. Je n’en reste pas moins libre à tout moment d’attendre que ma réaction se dissipe en me concentrant sur l’instant présent plutôt que de me laisser happer par le fonctionnement répétitif de mes neurones. Le « câblage » de notre système limbique a tellement tendance à programmer nos réactions que nous avançons souvent dans la vie en pilotage automatique. »

24 juillet 2013

Création de l'homme par Dieu, Kabbale

Ame dans le Vase

Lorsque Dieu créa Adam Il insuffla de son Esprit , c'est le "rouh" en Arabe et "rûah" en hébreu

Rouah, souffle : esprit, parole, (lien avec respiration)

Le rouah vivant est conséquent d’une vie émotionnelle riche. Celle-ci peut s’atteindre par une prise de conscience des échanges qui existent entre notre corps et nos émotions avec le monde extérieur.

http://soleildelumiere.canalblog.com/archives/2013/02/04/26327158.html

http://www.jefflemat.fr/autres/28_36_kabbale_symbolisme_et_astrologie.pdf

Etat de conscience supérieur

ROUAH qui définie l’état de conscience supérieure de l’homme aussi appelée conscience objective où l’individu est capable de percevoir son être dans la dimension du tout. Ce processus de conscience est défini comme le stade d’individuation permettant ainsi a

l’individu une compréhension globale de son implication dans la réalité terrestre. A ce niveau, l’homme agit, pense et relie ses énergies en accord avec l’ordre universel. Il s’inscrit dans la dynamique collective pour apporter l’harmonie, l’équilibre et la cohérence de son être. 

ROUAH / DAAT : symbolisée par la planète Pluton z, elle représente la quintessence de notre ESPRIT. Cette sphère est située au carrefour des énergies universelles et celles de la nature humaine. Elle synthétise le monde des sens émanant de notre rapport avec l’univers de la matière. Daat est la sphère de la Connaissance, celle qui nous permet de prendre conscience de notre Soi. Elle représente la porte initiatique que nous devons franchir pour découvrir la finalité de notre existence.

16 mai 2022

Psyché et Eros, éléments d'analyse jungienne

Psyché et Eros

https://www.voyageinterieur-contesetmythes.fr/blog-voyage-au-coeur-de-la-psyche/que-nous-revelent-les-contes-et-mythes/enigme-du-couple-couple-ideal-et-desincarne-eros-et-psyche.html

 

Extraits :

Éros signifie le "désir amoureux": à l’origine, il est un dieu primitif adoré sous la forme d’un phallus de bois ou de pierre. Chez les Grecs, Éros est un demi-dieu, proche du "daïmon" des Grecs, un intermédiaire entre les mortels et les immortels. 

Il n’y a pas de réel processus de maturation sans expérience de l’amour, car l’amour torture et purifie l’âme. Souvent, on aimerait fuir la personne qui nous tourmente et nous rend dépendants, mais Éros nous contraint, en vivant cette relation jusqu’au bout, à devenir plus conscients. 

 

 

En grec, "psyché" signifie le "souffle vital", "l’âme" et le "papillon". Dans ce conte, c’est l’aspect humain de Psyché qui prédomine.

Selon l’oracle - cet intermédiaire entre le conscient et l’inconscient -, Psyché doit être livrée à un monstrueux serpent et exposée sur une montagne, au risque d’en mourir.

Psyché s’est identifiée à des valeurs trop élevées et divines. C’est ainsi qu’elle a attiré sur elle-même son funeste destin. 

Jung exprime clairement ce processus: "Ce qu’on ne veut pas savoir de soi finit par arriver de l’extérieur comme un destin."

Ne pas avoir le droit de regarder son mari est révélateur de cet état. Ne pas voir la réalité, ne pas être conscient, avoir des illusions correspond à l’état amoureux. Dans cet état, l’amour est aveugle et donne des ailes. 

Ce ne sont pas deux êtres conscients qui se rencontrent, mais les archétypes du masculin et du féminin qui sont inconscients. Cela peut être une entrave à l’amour lorsqu’il devra s’incarner et se confronter à la réalité.

 

Cette situation idyllique et inconsciente ne peut pas durer indéfiniment. Elle va réveiller les aspects opposés, obscurs, incarnés par les deux soeurs de Psyché.

Après avoir vécu l'aspect merveilleux de l’amour, on doit retrouver le quotidien banal et ordinaire. Le paradis est "trop beau pour être vrai". Si l’on demeure dans cette illusion, il risque de se transformer en enfer. 

Psyché est extrêmement crédule et naïve. Éros lui-même ne cesse de le lui répéter. Mais elle n’en continue pas moins de vivre dans ce monde idéal qu’elle s’est créé, sans vouloir voir la réalité.

Elle n’a pas conscience de son ombre, de ses aspects obscurs. Elle n’est pas lucide au sujet de ses sœurs mesquines, étroites d’esprit, superficielles, obsédées par les richesses matérielles. Et elle suit leurs conseils. 

Psyché n’est pas assez mûre et consciente pour unifier les deux aspects opposés de la vie, l'aspect divin et l’aspect humain. Unifier ces opposés en soi est la chose la plus difficile qui soit, car il s’agit d’un paradoxe intérieur que nous devons tenter de dépasser, de transcender.

En regardant Éros, qu’elle prend pour un serpent, Psyché cause sa perte.

Sur le plan psychologique, si l'amour est trop inconscient et infantile, s’il régresse, il finit par devenir froid et inhumain.

Le serpent-dragon représente un contenu inconscient déshumanisé. En général, tout ce qui est inconscient est déshumanisé, particulièrement les couches les plus profondes. 

Rendre conscients ces contenus inconscients consiste à établir un lien avec eux, ce qui permet de les comprendre, les assimiler et les humaniser.

Sur le plan religieux, c’est le sens du concept de "salut" ou rédemption chrétien. Humaniser l’inconscient primitif et archaïque consiste à ramener à la conscience ce qui subsiste en nous de notre nature primitive. 

Conditionnée par son ombre, Psyché devient inhumaine et projette ses aspects obscurs sur Éros. Elle suit les conseils de ses sœurs "ombrageuses", prend une lampe à huile et un rasoir (couteau) pour tuer Éros.

C’est alors qu’elle découvre la véritable nature de son époux et en tombe follement amoureuse. Cette découverte est si bouleversante qu'elle laisse tomber son rasoir, et qu’une goutte d’huile brûlante tombe de sa lampe sur Éros, ce qui le blesse. Elle-même se pique jusqu’au sang avec une flèche d’Éros qu’elle manipule.

Tous deux sont blessés.

La lampe, source de lumière, est un symbole de la conscience. La lampe de Psyché voit Éros comme un bel animal, un objet sexuel. C’est un regard limité qui chasse le dieu, le divin. L’huile fait souffrir Éros, parce qu’elle représente la passion brûlante, le désir de pouvoir sur l’autre, la possessivité, tout ce qui est contraire à l’amour.

C’est donc au moment où Éros la quitte que Psyché s'éveille à l’amour, et émerge de son univers paradisiaque et son inconscience.

Et c’est à ce moment que le récit devient tragique, avec la nécessité d’un chemin initiatique fait de souffrances et d’une confrontation douloureuse avec l’inconscient.

Elle accepte sa douleur et s’engage dans une quête périlleuse pour retrouver Éros. 

Lors de chaque épreuve, elle bénéficie d’une aide inattendue qui correspond au niveau de maturation qu’elle a atteint, et lui montre l’attitude juste.

Après Pan, Psyché rencontre deux déesses - Cérès et Junon. Elles ne peuvent l’aider mais lui imposent des épreuves.

Pour Cérès, déesse de la fertilité, Psyché trie volontairement des graines, anticipant ainsi sur la première épreuve imposée par Vénus.

Trier des semences variées est une épreuve courante.

Psychologiquement, les graines mélangées représentent l'inconscient collectif aux multiples contenus, figures et images. Celles-ci sont innées en chaque être humain.

Pour mettre de l’ordre parmi ces graines variées et désordonnées, on doit utiliser la fonction "sentiment", c'est-à-dire la capacité de choisir ce qui est bon pour soi, de trouver et hiérarchiser ses valeurs, la faculté de discernement...

Si le sentiment fonctionne avec justesse, le résultat est positif. On reste fidèle à sa loi ou voix intérieure - à l'inconscient auquel l'on doit faire confiance. Cette fidélité, cette loyauté, cette intégrité est le stade le plus élevé du sentiment. Lorsqu’elle s’éveille en l’être humain, elle lui permet de prendre conscience de l'ordre secret qui règne au coeur du chaos de l'inconscient.

Pour Psyché, cette relation de confiance avec l’inconscient est représentée par l’intervention des fourmis qui l’aident à trier les graines. 

La fourmi est proche des termites, des scarabées. Elle symbolise l'ordre secret de l'inconscient collectif, car la fourmilière a l’aspect d’un chaos où tout  est ordonné. 

La deuxième épreuve consiste à obtenir de la laine d'or des béliers du soleil qui sont sauvages et agressifs et ne peuvent être approchés que la nuit. 

Psyché est aidée par le bruissement de roseaux.

Dans de nombreux contes, le roseau révèle un secret: il transmet la sagesse divine grâce au vent qui souffle à travers lui.

Le souffle des roseaux ressemble aux fourmis. Ce sont des étincelles de vérité et de sagesse qui nous parviennent de l'inconscient dans un murmure. Car la vérité ne se révèle jamais à voix haute. Pour entendre sa voix, il faut être silencieux et laisser l’EGO et son verbiage s’apaiser, en se mettant dans un état de méditation et d’attention profonde.

Le bélier est le premier signe zodiacal du printemps: il représente l'impulsivité, l’agressivité, l'action sans réflexion - des caractéristiques masculines. 

Le maître du bélier est le dieu de la guerre, Mars. Un homme a souvent des difficultés à reporter une décision prise, il a besoin d'agir immédiatement. Attendre, patienter, laisser advenir les choses n'est pas une attitude masculine, mais féminine. 

Or, Psyché est possédée par son masculin et doit recueillir la laine du bélier, en attendant patiemment le crépuscule. 

Quand on est dominé par une émotion intense, il faut attendre le moment propice avant d’agir: s'interroger, se questionner et non se soumettre aveuglément à ses pulsions.

Pour sa troisième épreuve, Psyché doit se rendre à la chute d'eau mortelle du fleuve Styx et en remplir un flacon de cristal. On s’approche ici de la mort.

Le fleuve Styx en grec est le nom de la plus ancienne des déesses, celle qui régit toutes choses. Son eau est mortelle et corrosive pour tout être humain ou tout animal. Les dieux eux-mêmes la craignent.

Psychologiquement, le Styx est l'aspect effrayant de la mère archétypique et de l'inconscient collectif qu’il n’est pas possible de modifier ou de manipuler avec sa volonté, car il est inexorable.

Psyché ne peut s’approcher de cette eau mortelle. Elle n’y parvient qu’avec l’aide de l’aigle de Zeus. L’aigle est l’oiseau royal par excellence et représente le soleil parce qu’il est le seul animal à pouvoir fixer celui-ci sans se brûler les yeux.

C’est une aide divine qui est ainsi donnée à Psyché, une aide de l’inconscient.

Dans une situation désespérée, si l’on tient bon, la situation s’inverse et devient positive. C’est la loi énergétique qui entraîne le renversement d’une chose en son contraire. On ne peut la provoquer qu’en allant jusqu’à l’extrême limite d’une chose, à partir de laquelle la situation s'inverse. 

La dernière et quatrième épreuve de Psyché est la descente en enfer, la confrontation avec la mort.

Psyché fait une seconde tentative de suicide du haut d’une tour, mais celle-ci se met soudain à parler et à lui donner des conseils judicieux pour réussir cette épreuve.

La tour est un symbole de la grande déesse-mère: c’est un archétype de la mère, de la matrice, ainsi qu’un symbole d'introversion et de recueillement, une attitude intérieure qui aide Psyché à affronter ce qui l’attend.

À l’issue d’un périple difficile, elle apprivoise le cerbère et obtient de Proserpine la boîte de beauté contenant la beauté divine.

Au pays de la mort, la beauté est réservée aux dieux et elle est pour l'humain un fruit défendu, un poison.

 

La boîte de beauté suscite la seconde transgression de Psyché. Elle veut être belle pour Éros, et ne peut s’empêcher d’ouvrir la boîte, ce qui la plonge dans un sommeil mortel. 

Voler la beauté divine provoque chez la jeune fille un sommeil proche de la mort, un état d’inertie, de paralysie, de dépression.

L’onguent de beauté était destiné à Vénus pour augmenter ses charmes: l'onguent doit donc appartenir à Vénus et non à Psyché qui est humaine.

Sur le plan collectif, dans notre civilisation, la beauté physique est devenue une des valeurs les plus importantes. Cela a abouti à un esthétisme excessif, inadapté à la vraie vie, car la vie est faite d'opposés et la beauté éternelle et parfaite n'existe pas dans la réalité. 

En outre, une chose parfaite ne peut jamais être complète: la plénitude, la complétude ou l’unité est contraire à la perfection.

Toute société ou tout être humain qui cherche la perfection nie la vie dans sa plénitude et sa totalité. 

La perfection est masculine, ce qui explique sa prédominance dans notre société patriarcale. Elle est unilatérale et mène à la spécialisation, contraire à la plénitude, à l’unité, à la totalité. Notre civilisation s’est désirée parfaite dans sa quête effrénée du progrès et de la toute-puissance. Mais elle a négligé la plénitude, la totalité, l’unité… et la Vie.

De même, Psyché est fascinée par cette beauté divine, cette perfection. Et cela la fait régresser dans le domaine de l’inconscient, des dieux, et freine sa progression sur le chemin de l’humanité.

 

Le couple et l’amour posent un dilemme pénible et souvent insoluble. Soit on se laisse griser par l’aspect "divin", idéal et romantique de l’amour, soit on se fige dans son aspect quotidien et banal. 

Les êtres humains ont une grande difficulté à unifier ces deux aspects opposés. Il leur faudrait comprendre et intégrer le fait que l'amour est à la fois un mystère divin et un événement humain ordinaire.

Mais ils ne parviennent pas à réaliser une telle union, d’où l’échec de nombreux couples qui ne s’incarnent pas vraiment: soit ils demeurent dans une dimension "idéalisée" et "inconsciente", soit ils s’enlisent dans le quotidien et le concret sans intégrer la dimension spirituelle.

Sur le plan psychologique, Psyché évoque ces femmes qui font tout pour plaire à l’homme qu’elles aiment, endossent ses projections, ne réagissent pas, et empêchent l’homme de devenir conscient et de progresser pour le garder. Et les hommes qui projettent leur féminin sur de telles femmes demeurent dans l’inconscient, dans l’Olympe, parmi les dieux.

elle est devenue une vraie déesse en buvant l’ambroisie, la boisson d’immortalité des dieux, au lieu de devenir une femme. Elle a réalisé ses aspirations spirituelles au détriment de la vie et de l’humanité, régressant dans le monde de l'inconscient collectif.

Éros, lui, peut être considéré comme un "fils à maman" teinté de donjuanisme. Quand un homme vit attaché à sa mère, il se sent éternel et n’éprouve pas le besoin de s’adapter à la réalité et de vivre avec une femme réelle.

Au lieu de découvrir "l’enfant éternel" en lui comme source de vie, de créativité, de renouvellement, il s’identifie à l’enfant éternel. Il se complaît dans son complexe-mère positif où la mère et le fils forment un couple. 

Éros n'a pas davantage résolu son problème avec son féminin, figuré par sa mère Vénus. Il aurait pu demander à Jupiter de lui permettre de s’incarner, de devenir humain et de vivre avec Psyché sur terre. Mais il lui demande de faire de Psyché une déesse, de la diviniser, pour continuer à vivre avec elle dans son univers parfait et inconscient.

Cela explique peut-être pourquoi ce couple ne peut pas s’incarner dans la réalité, vivre au grand jour, et doit retourner dans l’inconscient, le monde des dieux. 

De nombreux couples réels vivent ainsi "dans l’inconscience", dans l'illusion d'une fausse perfection, et ne parviennent pas à intégrer et à unifier les aspects opposés de l’amour.

24 juillet 2013

Graal, étymologie, sens

Gréal: au gré de Dieu?

http://compilhistoire.pagesperso-orange.fr/Arthur_Graal.htm

C'est l'écuelle que nul impie n'a pu voir sans en pâtir, et parce qu'elle agrée ainsi à toutes gens, elle est à juste titre appelée le saint Graal.

LES MÉTAMORPHOSES DU GRAAL - Eden Livres

www.edenlivres.fr/o/6/p/22723/excerpt

+++ différents sens

 

http://littre.reverso.net/dictionnaire-francais/definition/gré/35662

Au gré de, suivant la volonté de, suivant le désir, suivant ce qui plaît à.

Prendre en gré, Recevoir avec patience, avec résignation. Il faut prendre en gré les afflictions que Dieu nous envoie…

 

6 mars 2013

Croyances, Mythe, Gnosticisme

http://fr.wikipedia.org/wiki/Gnosticisme

Eveil: éveiller les élus en leur rappelant leurs origines (racines) célestes. Pour cela, des sauveurs et des prophètes sont envoyés d’en-haut pour dispenser confidentiellement leurs révélations. L’acte final du salut de l’humanité est la descente d’une puissance de la Lumière jusqu’au fond des Enfers. En se tournant vers la Matière, l’âme oublie sa propre identité. C’est la mort spirituelle. 

Le mythe du Sauveur Sauvé tourne autour de cette notion d’amnésie, qu’illustre l'Hymne de la Perle, dans les Actes de Thomas. La découverte du principe transcendant à l’intérieur de Soi-même constitue l’élément central de la religion gnostique.

Finalement, le rédempteur remontera aux Cieux, occasion d’un bouleversement céleste qui fixera les archontes aux planètes, traversant la voûte céleste à l’endroit d’un X gigantesque considéré comme la Croix céleste. Ce phénomène de la crucifixion sur le X céleste est déjà attesté à Rome au moment de l’avènement du règne d’Auguste, à qui on attribue déjà l’abolition de la Fatalité astrale. Les gnostiques se croyaient presque parvenus à la fin des temps. 

Pour les Parfaits, l’enseignement portait sur les mystères de la descente et de l’ascension du Sauveur/Christ à travers les 7 cieux habités par les anges, et sur l’eschatologie individuelle, c'est-à-dire l’itinéraire mystique de l’âme après la mort. Cette tradition fait écho à l’ésotérisme (juif et d’ailleurs), à l’ascension de l’âme et aux secrets du monde céleste.

Être « éveillé », c'est être non seulement pleinement conscient mais vivant selon l'esprit, ce qui veut dire : être présent au monde de l’esprit.

26 septembre 2014

Gestes des mains

SIGNES DES MAINS R§T, Rune de l’homme : Algiz (Persée) Figure la constell de la Petite ourse (rotation autour de la Polaire, Jour, Nuit d’autre part, il s’agit aussi de la Jurante (cf. art. Blasons*) car le serment sur les trois principes (cf. tri fonctions*) figurés par les trois doigts (pouce, index et médius) tendus relie par serment à un Ordre dont les préceptes protègent des erreurs et qui, en retour, protège ses membres (cf. la Sainte Vehme. C’est parce que les fidèles à la Vieille Coutume/ Paganisme* ont été diabolisés par l’Église* que cette Jurante fut nommée “Signe des sorcières” (quoique qu’il fut récupéré par les évêques… mais en serrant les doigts30 ) ou signe de protection magique, avec deux doigts écartés… ou séparés en “cornes” souvenir des adeptes pourchassés du culte gaulois de Cernunnos (Margaret Murray, The God of the Witches, Anchor N-Y 1960).

 

26 septembre 2014

Clé d'Hermès, Salomon

 

http://www.viamenta.com/textesesoteriques/ritueldelahautemagie/ritueldelahautemagiechapitre22-livrehermes.htm

Clé d'hermès ou de Salomon++++

La clef universelle des arts magiques, c'est la clef de tous les anciens dogmes religieux, la clef de la kabbale et de la Bible, la clavicule de Salomon.

Or, cette clavicule ou petite clef, qu'on croyait perdue depuis des siècles, nous l'avons retrouvée, et nous avons pu ouvrir tous les tombeaux de l'ancien monde, faire parler les morts, revoir dans toute leur splendeur les monuments du passé, comprendre les énigmes de tous les sphinx et pénétrer dans tous les sanctuaires.

L'usage de cette clef, chez les anciens, n'était permis qu'aux seuls grands prêtres, et on n'en confiait pas même le secret à l'élite des initiés. Or, voici ce qu'était cette clef.

C'était un alphabet hiéroglyphique et numéral exprimant par des caractères et par des nombres une série d'idées universelles et absolues ; puis une échelle de dix nombres multipliés par quatre symboles et reliés ensemble par douze figures représentant les douze signes du zodiaque, plus quatre génies, ceux des quatre points cardinaux.

La quaternaire symbolique, figuré dans les mystères de Memphis et de Thèbes par les quatre formes du sphinx, l'homme, l'aigle, le lion et le taureau, correspondait avec les quatre éléments du monde antique figurés : l'eau, par la coupe que tient l'homme ou le verseau ; l'air, par le cercle ou nimbe qui entoure la tête de l'aigle céleste ; le feu, par le bois qui l'alimente, par l'arbre que la chaleur de la terre et celle du soleil font fructifier, par le sceptre enfin de royauté, dont le lion est l'emblème ; la terre, par le glaive de Mithra, qui immole tous les ans le taureau sacré et fait couler avec son sang la sève qui gonfle tous les fruits de la terre.

Or, ces quatre signes, avec toutes leurs analogies, sont l'explication du mot unique caché dans tous les sanctuaires, du mot que les bacchantes semblaient deviner dans leur ivresse lorsqu'en célébrant les fêtes d'Iacchos elles s'exaltaient jusqu'au délire pour Io Évohé ! Que signifiait donc ce mot mystérieux ? C'était le nom des quatre lettres primitives de la langue mère : le Jod, symbole du cep de vigne ou du sceptre paternel de Noé ; le Hé, image de la coupe des libations, signe de la maternité divine ; le Vau, qui unit ensemble les deux signes précédents, et avait pour figure dans l'Inde le grand et mystérieux lingam. Tel était, dans le mot divin, le triple signe du ternaire ; puis la lettre maternelle paraissait une seconde fois pour exprimer la fécondité de la nature et de la femme, pour formuler aussi le dogme des analogies universelles et progressives descendant des causes aux effets et remontant des effets aux causes. Aussi le mot sacré ne se prononçait-il pas ; il s'épelait et se disait en quatre mots, qui sont les quatre mots sacrés : Jod Hé Vau Hé.

Le savant Gaffarel ne doute pas que les théraphim des Hébreux, au moyen desquels ils consultaient les oracles de l'urim et du thumim n'aient été les figures des quatre animaux de la kabbale, dont les symboles étaient résumés, comme nous le dirons bientôt, par les sphinx ou chérubins de l'arche. Mais il cite à propos des théraphim usurpés de Michas, un curieux passage de Philon le Juif qui est toute une révélation sur l'origine ancienne et sacerdotale de nos tarots. Voici comment Gaffarel s'exprime : « Il dit donc — Philon le Juif — parlant de l'histoire cachée dans le chapitre susdit des Juges, que Michas fit de fin or et argent trois figures de jeunes garçons et trois jeunes veaux, autant d'un lion, d'un aigle, d'un dragon et d'une colombe : de façon que si quelqu'un l'allait trouver pour savoir quelque secret touchant sa femme, il interrogeait la colombe ; si touchant ses enfants, par le jeune garçon ; si pour des richesses, par l'aigle ; si pour la force et la puissance, par le lion ; si pour la fécondité, par le chérub ou veau ; si pour la longueur des jours et des ans, par le dragon. » Cette révélation de Philon, bien que Gaffarel en fasse peu de cas, est pour nous de la plus haute importance. Voici en effet notre clef du quaternaire, voici les images des quatre animaux symboliques qui se trouvent à la vingt et unième clef du tarot, c'est-à-dire au troisième septénaire, répétant ainsi trois et résumant tout le symbolisme qu'expriment les trois septénaires superposés ; puis l'antagonisme des couleurs, exprimé par la colombe et le dragon ; le cercle ou ROTA, formé par le dragon ou le serpent pour exprimer la longueur des jours ; enfin la divination kabbalistique du tarot tout entière, telle que la pratiquèrent plus tard les Égyptiens bohèmes, dont les secrets furent devinés et retrouvés imparfaitement par Etteila.

On voit dans la Bible que les grands prêtres consultaient le Seigneur sur la table d'or de l'arche sainte, entre les chérubs ou sphinx à corps de taureau et à ailes d'aigle, et qu'ils consultaient à l'aide des théraphim, par l'urim, par le thumim et par l'éphod. L'éphod était, comme on sait, un carré magique de douze nombres et de douze mots gravés sur des pierres précieuses. Le mot théraphim, en hébreu, signifie hiéroglyphes ou signes figurés ; l'urim et le thumim, c'était le haut et le bas, l'orient et l'occident, le oui et le non, et ces signes correspondaient aux deux colonnes du temple Jakin et Bohas. Lors donc que le grand prêtre voulait faire parler l'oracle, il tirait au sort les théraphim ou lames d'or qui portaient les images des quatre mots sacrés, et les plaçait trois par trois autour du rational ou éphod, entre l'urim et le thumim, c'est-à-dire entre les deux onyx qui servaient d'agrafes aux chaînettes de l'éphod. L'onyx de droite signifiait Gédulah ou miséricorde et magnificence ; l'onyx de gauche se rapportait à Géburah et signifiait justice et colère, et si, par exemple, le signe du lion se trouvait près de la pierre où était gravé le nom de la tribu de Juda du côté gauche, le grand prêtre lisait ainsi l'oracle : « La verge du Seigneur est irritée contre Juda. » Si le théraphim représentait l'homme ou la coupe et qu'il se trouvât également à gauche, près de la pierre de Benjamin, le grand prêtre lisait : « La miséricorde du Seigneur est lasse des offenses de Benjamin, qui l'outrage dans son amour. C'est pourquoi il va épancher sur lui la coupe de sa colère », etc. Lorsque le souverain sacerdoce cessa en Israël, quand tous les oracles du monde se turent en présence du Verbe fait homme et parlant par la bouche du plus populaire et du plus doux des sages, quand l'arche fut perdue, le sanctuaire profané et le temple détruit, les mystères de l'éphod et des théraphim, qui n'étaient plus tracés sur l'or et les pierres précieuses, furent écrits ou plutôt figurés par quelques sages kabbalistes sur l'ivoire, sur le parchemin, sur le cuir argenté et doré, puis enfin sur de simples cartes, qui furent toujours suspectes à l'Église officielle, comme renfermant une clef dangereuse de ses mystères. De là sont venus ces tarots dont l'antiquité, révélée au savant Court de Gébelin par la science même des hiéroglyphes et des nombres, a tant exercé, plus tard, la douteuse perspicacité et la tenace investigation d'Etteila.

Court de Gébelin, dans le huitième volume de son Monde Primitif, donne la figure des vingt-deux clefs et des quatre as du Tarot, et en démontre la parfaite analogie avec tous les symboles de la plus haute Antiquité ; il essaie ensuite d'en donner l'explication et il s'égare naturellement, parce qu'il ne prend pas pour point de départ le tétragramme universel et sacré, Le Io Évohé des bacchanales, le Jod Hé Vau Hé du sanctuaire, le de la kabbale.

Nous avons retrouvé intacte et ignorée encore cette clef de tous les dogmes et de toutes les philosophies de l'ancien monde. Je dis une clef, et c'en est véritablement une, ayant le cercle des quatre décades pour anneau, et pour tige ou pour corps l'échelle des vingt-deux caractères, puis pour tournant les trois degrés du ternaire, comme l'a compris et figuré Guillaume Postel dans sa Clef des choses cachées depuis le commencement du monde, clef dont il indique ainsi le nom occulte et connu des seuls initiés :

 

 

mot qui peut se lire ROTA, et qui signifie la roue d'Ézéchiel, ou TAROT, et alors il est synonyme de l'Azoth des philosophes hermétiques. C'est un mot qui exprime kabbalistiquement l'absolu dogmatique et naturel ; il est formé des caractères du monogramme du Christ, suivant les Grecs et les Hébreux. L'R latine ou le P grec se trouve au milieu, entre l'alpha et l'oméga de l'Apocalypse ; puis le Tau sacré, image de la croix, enferme le mot tout entier, comme nous l'avons représenté dans notre Dogme.

Sans le tarot, la magie des anciens est un livre fermé pour nous, et il est impossible de pénétrer aucun des grands mystères de la kabbale. Le tarot seul donne l'interprétation des carrés magiques d'Agrippa et de Paracelse, comme on peut s'en convaincre en formant ces mêmes carrés avec les clefs du tarot et en lisant les hiéroglyphes qui se trouveront ainsi rassemblés.

Voici les sept carrés magiques des génies planétaires suivant Paracelse :

Voir document

Correspond lettre hébreu et tarot

Telles sont les vingt-deux clefs du tarot, qui en expliquent tous les nombres. Ainsi le Bateleur, ou clef des unités, explique les quatre as avec leur quadruple signification progressive dans les trois mondes et dans le premier principe. Ainsi l'as de denier ou de cercle, c'est l'âme du monde ; l'as d'épée, c'est l'intelligence militante ; l'as de coupe, c'est l'intelligence aimante ; l'as de bâton, c'est l'intelligence créatrice ; ce sont aussi les principes du mouvement, du progrès, de la fécondité et de la puissance. Chaque nombre, multiplié par une clef, donne un autre nombre qui, expliqué à son tour par les clefs, complète la révélation philosophique et religieuse contenue dans chaque signe. Or, chacune des cinquante-six cartes peut se multiplier par les vingt-deux clefs tour à tour ; il en résulte une série de combinaisons donnant tous les résultats les plus surprenants de révélation et de lumière. C'est une véritable machine philosophique qui empêche l'esprit de s'égarer, tout en lui laissant son initiative et sa liberté ; ce sont les mathématiques appliquées à l'absolu, c'est l'alliance du positif à l'idéal, c'est une loterie de pensées toutes rigoureusement justes comme les nombres, c'est enfin peut-être ce que le génie humain a jamais conçu tout à la fois de plus simple et de plus grand.

La manière de lire les hiéroglyphes du tarot, c'est de les disposer soit en carré, soit en triangle, en plaçant les nombres pairs en antagonisme et en les conciliant par les impairs. Quatre signes expriment toujours l'absolu dans un ordre quelconque, et s'expliquent par un cinquième. Ainsi la solution de toutes les questions magiques est celle du pentagramme, et toutes les antinomies s'expliquent par l'harmonieuse unité.

Disposé ainsi, le tarot est un véritable oracle, et répond à toutes les questions possibles avec plus de netteté et d'infaillibilité que l'androïde d'Albert le Grand : en sorte qu'un prisonnier sans livres pourrait, en quelques années, s'il avait seulement un Tarot dont il saurait se servir, avoir acquis une science universelle, et parlerait de tout avec une doctrine sans égale et une éloquence inépuisable. Cette roue, en effet, est la véritable clef de l'art oratoire et du grand art de Raymond Lulle ; c'est le véritable secret de la transmutation des ténèbres en lumière, c'est le premier et le plus important de tous les arcanes du grand œuvre.

Au moyen de cette clef universelle du symbolisme, toutes les allégories de l'Inde, de l'Égypte et de la Judée deviennent claires ; l'Apocalypse de Saint Jean est un livre kabbalistique dont le sens est rigoureusement indiqué par les figures et par les nombres de l'urim, du thumim, des théraphim et de l'éphod, tous résumés et complétés par le Tarot ; les sanctuaires antiques n'ont plus de mystères, et l'on comprend pour la première fois la signification des objets du culte des Hébreux. Qui ne voit, en effet, dans la table d'or, couronnée et supportée par des chérubins, qui couvrait l'arche d'alliance et servait de propitiatoire, les mêmes symboles que dans la vingt et unième clef du Tarot ? L'arche était un résumé hiéroglyphique de tout le dogme kabbalistique, elle contenait le jod ou le bâton fleuri d'Aaron, le thé ou la coupe, le gomor, contenant la manne, les deux tables de la loi, symbole analogue à celui du glaive de justice, et la manne contenue dans le gomor, quatre choses qui traduisent merveilleusement les lettres du tétragramme divin.

Gaffarel a prouvé savamment que les chérubins, ou chérub de l'arche, étaient en figures de veaux ; mais ce qu'il a ignoré, c'est qu'au lieu de deux, il y en avait quatre, deux à chaque extrémité, comme le dit expressément le texte, mal entendu à cet endroit par la plupart des commentateurs.

Ainsi, aux versets 18 et 19 de l'Exode, il faut traduire de cette manière le texte hébreu :

« Tu feras deux veaux ou sphinx d'or travaillés au marteau de chaque côté de l'oracle. Et tu les placeras l'un tourné d'un côté, l'autre de l'autre. »

Les chérub ou sphinx étaient en effet, accouplés par deux de chaque côté de l'arche, et leurs têtes se retournaient aux quatre coins du propitiatoire, qu'ils couvraient de leurs ailes arrondies en voûte, ombrageant ainsi la couronne de la table d'or, qu'ils soutenaient sur leurs épaules, et se regardant l'un l'autre par les coupes et regardant le propitiatoire.

 

l'arche d'alliance

L'arche avait ainsi trois parties ou trois étages, représentant Aziluth, Jezirah et Briah, les trois mondes de la kabbale : la base du coffre, à laquelle était adaptés les quatre anneaux des deux leviers analogues aux colonnes du temple Jakin et Bohas ; le corps du coffre, sur lequel ressortait en relief celui des sphinx, et le couvercle, ombragé par les ailes des sphinx. La base représentait le royaume du sel, pour parler le langage des adeptes d'Hermès ; le coffre le royaume du mercure ou de l'azoth, et le couvercle le royaume du soufre ou du feu. Les autres objets du culte n'étaient pas moins allégoriques, mais il faudrait un ouvrage spécial pour les décrire et les expliquer.

Saint Martin, dans son Tableau naturel des rapports qui existent entre Dieu, l'homme et la nature, a suivi, comme nous l'avons dit, la division du Tarot, et donne sur les vingt-deux clefs un commentaire mystique assez étendu ; mais il se garde bien de dire où il a pris le plan de son livre et de révéler les hiéroglyphes qu'il commente. Postel a eu la même discrétion, et, en nommant seulement le Tarot dans la figure de sa clef des arcanes, il le désigne dans le reste du livre sous le nom Genèse d'Hénoch. Le personnage d'Hénoch, auteur du premier livre sacré, est en effet identique avec celui de Thot chez les Égyptiens, de Cadmus chez les Phéniciens, et de Palamède chez les Grecs.

Médaille clé du tarot et alphabet

Anciens tarots

C'est aux époques des hérésies gnostiques et manichéennes que le tarot a dû se perdre pour l'Église, et c'est à la même époque que le sens de la divine Apocalypse a été également perdu. On n'a plus compris que les sept sceaux de ce livre kabbalistique sont sept pentacles dont nous donnons la figure, et qui s'expliquent par les analogies des nombres, des caractères et des figures du tarot.

 

 

26 septembre 2014

Bénédiction, malédiction

 

Malédiction : léger

http://oheltorah.free.fr/paracha/5759/reeh.html

Il convient de prendre conscience du sens du mot kelala, malédiction. Le radical de ce mot est kal, qui signifie "léger". Et c'est là la confrontation au choix bénédiction/malédiction, car justement la malédiction, la kelala, se présente comme une vie légère dans le sens "non pesante". Elle fait miroiter une vie douce et agréable, de permissivité et de loisirs, une vie facile sans contraint et sans comptes. C'est là que la Torah nous "informe" que cette apparence n'est qu'une façade, derière laquelle se découvrira (mais alors "trop tard") incontournablement la malédiciton...

 

Perso: or « être lourd », peser de tout son poids=personnage important

 

Bénédiction : origine des choses

http://www.relation-aide.com/art_description.php?id=194&cat=25

Le mot hébreu pour bénédiction, berakha, peut avoir deux sens.

1° - Dans le premier sens, la bénédiction est une forme d’énergie. Dire à quelqu'un qu’on le bénit, cela le signifie qu’on lui donne une certaine énergie. Cette énergie se traduit par l’accroissement. La bénédiction dans la Bible, c’est la force spirituelle, l’énergie spirituelle par laquelle une chose ou une personne devient plus que ce qu’elle était initialement ou que ce qu’elle serait devenue naturellement.

2° - dans le deuxième sens, le verbe bénir baroh’ est à rapprocher de la racine bereh’a qui signifie source. La bénédiction, c’est donc aussi la possibilité pour quelqu'un de connaître la source, l’origine des choses.

 

Bénédiction : genou

http://www.massorti.com/La-benediction-des-pretres

la signification de Berakha se rattache, peut-être, non pas à l’acte de s’agenouiller, mais au symbole du genou lui-même. Le genou est une articulation, c’est à dire qu’il permet la communication entre deux membres, a priori indépendants, mais qui vont pouvoir fonctionner en harmonie grâce à lui. Nous pouvons donc en conclure que la bénédiction au sens juif du terme est avant tout une communication, quelque chose qui passe de l’un à l’autre. Dieu éloigné, transcendent, a gardé un lien avec le monde, une communication grâce à sa bénédiction, et cette présence divine, cette immanence, est la plus importante des bénédictions qu’il nous a donné. On comprend ainsi le commentaire de Rashi qui pour expliquer cette bénédiction du septième jour la relie à la manne du désert. C’est que la manne est le seul élément qui a été créé ex nihilo en dehors des six jours de la création. Il symbolise le miracle de la présence de Dieu dans ce monde malgré sa décision de s’en retirer. Complétons cette idée de la bénédiction en rapportant ce que le grand commentateur Ibn Ezra nous dit à propos de la bénédiction des Cohanim : "La signification du mot bénédiction est un supplément de bonté". Ainsi, cette communication de la bénédiction consiste à apporter quelque chose de positif à l’autre. Les prêtres, en bénissant la communauté, sont comme un appareillage vivant qui permet à Dieu, l’absent-présent, de nous transmettre ses bontés. La bénédiction de Dieu ne peut nous atteindre que si les Cohanim, les prêtres, font leur travail d’intermédiaires.

 

Rque Onction des mains du confirmant par l’évêque sur son trône épiscopal : dc entre les genoux de l’évêque et à genoux, oint les mains pour qu’elles puissent à leur tour transmettre la bénédiction.  

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