Nom de Perceval, Parzival
(1) http://books.google.fr/books?id=lFQRunU-s4MC&pg=PA132&lpg=PA132&dq=traduire+peredur&source=bl&ots=U2Ba7f4Y0D&sig=lYus2Rbq9D13HfnihImVnX9NJF0&hl=fr&sa=X&ei=7p-MUtGdBIju0gWl44E4&ved=0CDIQ6AEwAjgK#v=onepage&q=traduire%20peredur&f=false
La destre et la senestre: étude sur le Conte du Graal de Chrétien de Troyes
Par Barbara Nelson Sargent-Baur
p 129 Le nom fait l'homme : pensée traditionnelle bien connue des clercs du XII° s.
L'étymologie du nom donne une clef à la nature d'une personne ou d'une chose selon une tradition chrétienne.
Wolfram von Eschenbach écrit : der Name ist "rehte einmieten durch".
Trad de l'allemand en anglais n25 Your name means Pierce-through-the-heart. Great love ploughed just such a furrow through your mother's heart. When he died, your father left sorrow for her portion.
Heinrich von deer Türkin: val means both valley and furrow.
(furrow= sillon, ride)
Du gallois Peredur/paredur: le père nomme l'enfant "par dur" = lance (?????, voir*) d'acier pour qu'il se rappelle la perte de ses terres et s'en venge plus tard.
n29 Ce nom est ancien, trouvé dès 6° s.
* lance = gab(a)l http://www.arbre-celtique.com/encyclopedie/gabal-fourche-lance-1314.htm
(2) http://expositions.bnf.fr/arthur/arret/04_3.htm
Les continuateurs de Chrétien de Troyes – Gerbert de Montreuil en particulier – ont joué sur l'étymologie du nom de Perceval, jeu courant pour les clercs du Moyen Age, et Perceval devient pour eux celui qui "perce" le "val", c'est-à-dire qui découvre le château caché du Roi-Pêcheur et perce ainsi le secret de sa propre histoire en même temps que celui du cortège du Graal.
(3) http://www.dicovia.com/dur-en-gallois.htm dur = acier
Chaudron Pair en Gallois http://encyclopedie.arbre-celtique.com/pario-chaudron-marmite-11730.htm
http://www.larousse.fr/encyclopedie/divers/Graal/122003
Peredur = Chaudron d'acier
http://fr.wikipedia.org/wiki/Parisii
Le linguiste Xavier Delamarre propose un nom basé sur la racine gauloise *pario-, chaudron, terme attesté dans les langues celtiques insulaires: vieux cornique et vieux breton per; gallois pair; etc. et dans des langues romanes contemporaines : occitan par / pairol; lyonnais per; catalan perol; etc. qui signifient tous « chaudron ». Les formes romanes remontent à une forme latinisée *parium / *pariolum. Le second élément, un thème démonstratif [?] -si est mal identifié : "ceux" [?]. La signification du nom serait « ceux du chaudron » ou « ceux (qui font) des chaudrons », le chaudron jouant un grand rôle dans la civilisation celtique. Il avait aussi un caractère magique dans les mythologies indo-européennes et celtiques en particulier.
Chaudron Pair en Gallois http://encyclopedie.arbre-celtique.com/pario-chaudron-marmite-11730.htm
(4) Val occitan = vallée (vallis lat, ) Vale = salut (du verbe Valeo = porte-toi bien)
VAL : Valos = souverain prince
http://encyclopedie.arbre-celtique.com/valos-souverain-prince-4525.htm
Mot celtique désignant le prince, le souverain. Nous le retrouvons le plus souvent en deuxième termes des anthroponymes et théonymes, ex : Anvalus, Arvalus, Bovalus, Lanovalus, Suvallos, etc... A rapprocher du latin : valeo / valere : "être fort", chez les Celtes tous comme chez les Germains, le terme prend une valeur politique "celui qui est fort, ou celui qui dirige". Nous le retrouvons aussi sous une forme évoluée (uual, ual) dans des noms plus tardifs (bretons, gallois, etc...), ex : Tuduual (*teuto-valos), Cathal (*catu-valos).
http://encyclopedie.arbre-celtique.com/cele-mari-epoux-compagnon-3684.htm
Ce: indo-européen: Kei: membre du groupe, ami, compagnon
(5) http://chantsdamour.canalblog.com/archives/2012/08/09/24865123.html
Xaipo signifie "être en bonne santé".
Cette formule se voit sur des tombeaux de pythagoriciens. C'est un VOEU de Salut (Salus en latin), il est parfois associé à la formule "Porte-toi bien", Hygeia ou Ugeia, traduite en latin par Vale, ce qui concluait les lettres des auteurs classiques!
Xaipe (prononcé Caire) est en fait un Salut, salut à la Lumière matinale.
C'est un voeu de retour à la lumière naissante assimilée à la "renaissance", c'est donc au figuré un voeu de Salut au sens de "se sauver", être sauvé, (les pythagoriciens croyaient en une forme de réincarnation).
(6) http://www.ramifications.be/Wagner/parsifal.htm
"Ce nom est arabe. Les anciens trouvères ne l'ont plus compris. 'Parsi' - 'fal' signifie parsi (pensez aux parsis, adorateurs du feu), pur ; fal : dit fou (fol), dans un sens élevé, c'est-à-dire homme sans érudition, mais de génie..." (Richard Wagner, lettre à Judith Gautier, cité dans Wagner, histoire d'un artiste, de Guy de Pourtalès, Gallimard, 1932 -p400)
http://books.google.fr/books?id=OOOhk0tOJjIC&pg=PA199&lpg=PA199&dq=paris+ou+parseh&source=bl&ots=wrElQf-DHa&sig=CnUE56LdCi67aUrOdsohWLXFjhQ&hl=fr&sa=X&ei=4SddUrDCB9LB0gWE4ICwAw&ved=0CF4Q6AEwCA#v=onepage&q=paris%20ou%20parseh&f=false
Chateaubriand
Parseh, unité de mesure chaldéenne, syriaque puis hébraïque, référence aux mesures du Temple, or Dieu a créé avec Mesure...
(7) Chaudron celtique
http://books.google.fr/books?id=q1Qg7Fy2e2gC&pg=PA47&lpg=PA47&dq=chaudron+abondance+de+l'année&source=bl&ots=THH5Nb_YCw&sig=6eHqRUpBRAEmYuunNsqcS_enSzQ&hl=fr&sa=X&ei=ZsyWUoy6AenV0QXiwIHYCw&ved=0CC4Q6AEwADgK#v=onepage&q=chaudron%20abondance%20de%20l'année&f=false
http://rustyjames.canalblog.com/archives/2013/11/01/28340258.html
Samhain, marquait l'arrivée de l'hiver. A ce moment-là, les anciens druides exécutaient des rituels dans lesquels un chaudron symbolisait l'abondance de la déesse. On disait que c'était un temps de "betwixt and between", une saison sacrée empreinte de superstition et de conjurations spirites.
Chaudron celtique
http://racines.traditions.free.fr/lastjean.pdf
(Christian Mandon, Les Origines de l'Arbre de Mai)
Le fond de religion solaire dans le culte du chaudron est évident si nous le comprenons comme une recherche initiatique* et un voyage vers le soleil "brûlant" d'occident depuis son "principe de la fin" qui suppose la victoire solsticiale jusqu'à sa défaite définitive en Samhain lorsqu’il disparaîtra derrière les colonnes d'Hercule, pour être spectaculairement annoncé cette fois depuis l’est lors de la fête "inverse" de Saint Jean (l'évangéliste) du 27 décembre.