Coquille, Concha veneris, Cauris
Photo de la Sybille de Cumes
Paul Saint-Hilaire dans L'univers secret du Labyrinthe attire notre attention sur sa coquille.
Voir le site https://ancientanatomies.com/2018/07/23/concha-veneris-the-shell-of-love/
En traduction ici.
Et dans l'article suivant sur ce même site on trouve une "note":
Bien que l'association d'anciens écrivains n'ait jamais explicitement affirmé l'association de cauris et de vulves, il existe quelques indices qui permettent de tracer une ligne de démarcation entre les deux, même si elle ne dit jamais l'évidence. En plus des ceintures de cauris placées près de l'utérus et de la vulve, des liens étymologiques suggèrent un parallèle linguistique avec notre visuel. Le grec κτεις signifie peigne, côtes, pudenda muliebria (un euphémisme latin pour le vagin que les dictionnaires de la Grèce antique utilisent encore dans les moments de grave embarras victorien) et des crustacés. Pour rendre les choses encore plus excitantes, le latin pour peigne est pecten qui peut aussi signifier pétoncles, os pubiens ou poils pubiens.
Un peu plus obscurément, le mot italien ancien du XIIIe siècle désignant les cauris était Porcellana, qui s'est développé plus tard dans le mot porcelaine en raison du matériau fin et brillant des coquilles. Le vieux mot italien pourrait encore avoir des liens avec le latin porcus qui signifie porc ou truie, car on pensait que le côté convexe de la coquille ressemblait à une truie (je ne sais pas trop comment!). Porcus était aussi un mot dérogatoire pour - attendez-le - le pudenda muliebra.
L'idéogramme sumérien (personnage) pour la grossesse est constitué d'une combinaison du signe «à l'intérieur du corps» et du signe «eau». La même combinaison exacte est utilisée pour 'shell', iskilla en sumérien (akkadien, isqillatu). Le mot "coquille" est apparu sur une tablette (maintenant perdue) sur les rituels d'accouchement. Un commentaire subséquent du texte cite la ligne «Laissez-le mettre en évidence celle qui se trouve dans le corps de la coque» (Stol, 2000), en fournissant des preuves de la métaphore utilisée.

