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14 mars 2013

Héros-Joseph Campbell

Les héros sont éternels - partie 1 

Joseph Campbell 

Synthèse sur http://indy38.blog.toutlecine.com/4594/Les-heros-sont-eternels-partie-1/

Comme il est impossible de trouver les ouvrages du grand mythologue américian Joseph Campbell en france, sinon à des prix de fous furieux, je me permets de poster sur mon blog (désolé pour la mise à jour très tardive) la première partie de la synthèse que j'avais faite du livre The hero with thousand faces (Le héros aux milles visages). Vous allez me dire : "Quel rapport avec le ciné ?". Et bien vous remarquerez que la structure archetypique du monomythe héroïque tel que décrit dans l'exégèse du professeur Campbell, est une source inépuisable d'influence pour le cinema hollywoodien (oui vous vous doutiez bien que je n'allais pas vous parlez des drames intimistes français). Voici donc la partie première, intitulé : La quête du héros.  A noter qu'il s'agit d'une reprise d'une synthèse que j'avais déjà publié sur le forum du site Mad Movies.

 

 La quête du héros

 

  • L’appel de l’aventure : Le héros reçoit un signe, soit par maladresse, soit parce qu’il y était destiné. Il arrive aussi que cela soit le fruit d’un hasard. Contes et mythes ont souvent présenté cet appel – ce signe d’une façon polymorphe. C’est la première étape qui alerte le héros.

 

  • Le refus de l’appel : Il n’est pas rare de voir le personnage principal refuser l’appel, le laisser sans réponse. Cela revient à transformer l’aventure en négation. Le héros prisonnier de son labeur ou de ses intérêts personnels réagit en une introversion.

 

  • L’aide surnaturelle : Ceux qui n’ont pas refusé l’appel et qui ont entrepris l’aventure héroïque trouve comme première personne sur leur chemin, une figure protectrice qui a une influence bienveillante. L’aide surnaturelle peut être aussi bien masculine que féminine. Le héros commence à découvrir alors les forces de l’inconscient, car des changements s’amorcent sur sa psyché sans qu’il en ait conscience.

 

  • Le passage du premier seuil : Sous la conduite de l’aide bienfaitrice, le héros poursuit sa route vers les régions obscurs (l’inconscient) et va devoir vaincre le gardien du seuil, qui cache les sphères inconnues du monde du regard. Il progressera ainsi au – delà des limites interdites pour pénétrer une nouvelle zone d’expérience.

 

  • Le ventre de la baleine (ou la caverne) : Il est commun de voir dans les mythes et contes, le héros être englouti dans le ventre du monstre ou devoir pénétrer et traverser une caverne, voir une foret obscure. Le héros au lieu de vaincre le gardien du seuil est absorbé dans l’inconnu et semble mort. En terrassant le gardien – ou s’échappant de la grotte – il accomplit une catharsis imagée de son propre ego et de ses démons intérieurs. C’est une renaissance.

 

  • Le chemin des épreuves : Une fois le seuil franchi, le héros doit survivre à une succession d’épreuves. Il utilise les amulettes que l’aide surnaturelle lui a fournit, ou il découvrira qu’une force inconnue le guide et le soutien dans son voyage surhumain. Le héros entreprend une traversée dangereuse dans les ténèbres et dans soi même. Un monde chargé de symboles s’ouvre à lui. Le long chemin des épreuves est périlleux, marqué de victoires initiatrices pour à terme mettre à mort le dragon (l’ego).
  • La rencontre avec la déesse : Après avoir vaincu les ogres, le héros triomphant s’unit à la déesse du monde (princesse ou reine) qui manifeste le complexe d’Œdipe enfouit en chacun de nous. La femme représente d’une façon métaphorique dans les mythes, à la fois un réconfort mais aussi un danger tentateur. La rencontre avec la déesse représente l’épreuve finale ou se joue l’aptitude du héros à obtenir le don d’amour, de vie et d’éternité.
  •  
  • La femme tentatrice : Le mariage célébré avec la déesse signifie que le héros est maître de son destin. Il a libéré le champ de sa conscience, il prend ainsi la place du père (du roi). Mais lorsque un sentiment de répulsion pour la chaire – la luxure empêche l’âme de s’épanouir, la femme n’est plus un symbole de victoire et d’union mais de défaite. La déesse se transforme en sorcière du pêché. Il faut pour trouver la vie, dépasser la figure de la mère (du complexe d’Œdipe) qui retient prisonnière le moi du héros.
  •  
  • La réunion au père : L’aspect courroucé du (P)père est un reflet de l’ego. Le héros soutenu par la déesse doit comprendre que le père (roi) est aussi miséricordieux. Mère et père se réfléchissent l’un dans l’autre. Le héros qui ouvre son esprit à un degré de maturité transcende l’obscurité, aperçoit le visage occulté du père et ils sont ainsi réunis.
  •  
  • Apothéose : Le héros humain lorsqu’il a dépassé les derniers stades de l’ignorance et de l’angoisse accède à l’illumination. Il atteint la vérité universelle, tous les êtres humains viennent de la Source Immanente et celle – ci vit en nous. Nous sommes tous frères. Les couples d’opposés masculin/féminin (l’androgynie primordiale) sont anéantis, les paradoxes de la création volent en éclats.
  •  
  • Le don suprême : Pour acquérir le don d’élixir, le héros doit surmonter un obstacle terminal. Si il est l’élu, il sera soutenu par les divinités. Mais il arrive qu’il doive s’en emparer par la ruse si les dieux lui sont défavorables. Le don suprême est toujours un symbole d’énergie vitale à la mesure des besoins spécifiques du héros. Il découvre parfois que le pouvoir véritable était latent en lui.
  •  
  • Le refus du retour : Ayant atteint le but de sa quête, le héros doit revenir avec son trophée qui a pouvoir de guérison et/ou de transformation, afin d’en faire profiter sa collectivité et le monde. Il arrive malheureusement que cette responsabilité soit refusée.
  •  
  • La fuite magique : Si l’élu s’empare du don avec la bénédiction de la déesse ou du dieu, il est ensuite chargé explicitement de retourner vers sa communauté. Il emprunte un chemin sûr soutenu par les forces protectrices. Mais si le héros s’est emparé de l’élixir contre la volonté des déités, alors il doit fuir dans une poursuite mouvementée semée d’obstacles.
  •  
  • La délivrance venue de l’extérieur : Il arrive que le héros reçoive de l’aide extérieur afin de rentrer chez lui. Car il est souvent difficile de renoncer à la félicité touchée pour revenir à la dispersion du monde. C’est le point crucial de l’aventure, l’étape difficile du passage du royaume mystique au retour du gris quotidien. Chargé de son trophée, le héros retrouve des hommes qui pensent être le centre du monde, alors qu’il a lui-même mit son ego à mort. Le sens de la quête héroïque – mystique est souvent incompris de la société.
  •  
  • Le passage du seuil au retour : Pour que son aventure aboutisse, le héros doit survivre à la violence du choc que provoque son retour. Les deux mondes : celui des dieux et celui des hommes sont séparés, en réalité cependant les deux royaumes n’en forment qu’un. Le domaine divin est une région oubliée du monde que nous connaissons, obstrué à notre conscience. Cela signifie que le héros est maintenant appelé à harmoniser les deux mondes.
  •  
  • Maître des deux mondes : Le héros peut librement circuler entre les deux royaumes. Il dévoile la totalité du mystère des dieux à l’humanité (il ouvre le royaume de l’Impérissable dans le cœur), il devient guide et les hommes ses disciples.
  •  
  • Libre devant la vie : Le héros qui a opéré la réconciliation de la conscience individuelle avec la volonté universelle est le maître du devenir et non de ce qui fut, il est le vecteur des transformations.
  • 2° Partie
  • Voici la seconde partie du monomythe Campbellien, Le cycle cosmogonique. La ronde universelle du cycle se déplace vers la métaphysique et les grands principes philosophiques antique. Je vous conseille pour compléter et approfondir le sujet deux ou trois livres qui me semble essentiels. Aspects du mythe de Mircea Eliade, Au coeur des mythologies de Jacques Lacarrière, Histoire et dictionnaire : mythes et mythologie de Félix Guirand et Joël Schmidt. Pour les autres bonne chasse pour dénicher les bouquins de Joseph Campbell.

 

Le cycle cosmogonique

 

  • De la psychologie à la métaphysique : Mythes et rêves sont étroitement liés. Nous avons vu dans La quête du héros que la psychanalyse apportait une signification au symbolisme de l’inconscient. Le cycle cosmogonique parle de la cosmo genèse et du Dieu démiurgique qui est à la fois en nous et en dehors. Il permet de rendre le cosmos métaphoriquement intelligible à l’humanité.

 

  • La ronde universelle : Le cycle cosmogonique est représenté comme une répétition d’une ronde sans fin. Chaque grande révolution comporte des dissolutions puis des régénérations. On peut y voir une figuration du rythme de l’univers à travers notre expérience du réel : les énergies épuisées pendant la journée sont régénérées lors du sommeil. Ainsi le cosmos décroît et doit être renouvelé.

 

  • Hors du vide, l’espace : Du vide primordial provient des émanations mystérieuses qui vont porter le cosmos. La première phase du cycle décrit la scission de l’informe en forme.

 

  • A l’intérieur de l’espace, la vie : Les émanations cosmogoniques permettent de délimiter le monde dans l’espace infini. Ensuite d’engendrer la vie à l’intérieur de ses limites, une vie polarisé (mâle/femelle) pour l’autoreproduction.

 

  • L’éclatement de l’unité en multiplicité : Le cycle poursuit sa révolution, et l’Un Immanent est divisé en multiple. Des dieux, des titans peuvent s’y affrontés, il arrive alors que la puissance germinatrice soit démembrée et qu’elle serve de charpente à la structure du monde. On passe de la tranquillité édénique aux effets périphériques. L’accès au paradis et à la félicité est à jamais perdu.
  • La naissance virginale, la mère de l’univers : L’esprit de l’Un (du Père) qui procréer l’univers a besoin d’un intermédiaire transformateur pour pénétrer la multiplicité de la vie terrestre : c’est la mère du monde. Elle personnifie l’élément originel (généralement un symbole d’eau), et elle est vierge.

 

  • La matrice du destin : La déesse de l’univers apparaît aux hommes sous une multitude de formes contradictoires. Car la mère qui apporte la vie amène aussi la mort. Elle est considérée comme bienfaitrice ou comme diablesse hideuse. La ronde cosmogonique poursuit sa révolution et les formes primordiales deviennent humaines. Les puissances démiurgiques passent dans l’inconscient et ne sont plus qu’anachronisme métaphysique. Ainsi commence l’avènement du temps historique des hommes.

 

  • La matrice de la rédemption : La vie humaine est soumise à la temporalité (jour/nuit, saisons, années) sous la conduite des rois et des prêtres. La conscience se rétrécit aux formes visibles et matérielles de l’existence et perd la perspective qui conduit au-delà de l’horizon et du phénoménal. L’ego prend le dessus, les hommes sont alors dans l’attente d’un élu qui sera l’incarnation divine. Seule une vierge peut porter le futur messie rédempteur des pêchés et de la perdition humaine.

 

  • La vierge mère dans les traditions populaires : Le Bouddha descendit du ciel dans le sein de sa mère sous la forme d’un éléphant blanc. Dans la bible, Marie tombe enceinte par le Saint Esprit. La fécondation miraculeuse de la vierge rejoue la scène de la procréation cosmique à l’échelle humaine. Lorsque l’heure du destin sonne un héros rédempteur est conçu. Nombreux sont dans les légendes populaires comme dans les mythes les récits de naissance virginale.
  • Le héros primordial et l’être humain : La ronde cosmogonique poursuit son cours mû non plus par les déités créatrices mais par les héros anthropomorphiques. La mythologie se mélange à la préhistoire incertaine et la création devient légende et non plus vérité. Les héros finissent par abandonner le caractère magique de leur quête pour déboucher sur le temps historique ordinaire.

 

  • Enfance du héros humain : Un héros humain doit naître afin d’expérimenter consciemment les étapes antérieurs du cycle cosmogonique et donc remonter jusqu’à la Source originelle de l’univers. Sa seconde tâche est de revenir à la vie contemporaine et de métamorphoser les sens et les formes. Son enfance est généralement présentée comme une prédestination à son rôle, avec une succession d’évènements fantastique et merveilleux. On y retrouve souvent les thèmes de la jeunesse passée en exil, avant le retour miraculé. L’enfant est affublé d’une force et d’une sagesse précoce.

 

  • Le héros guerrier : Le lieu de naissance du héros est souvent considéré comme le nombril du monde, car ses actes vont se propager comme des ondes. Le héros mythologique surgit de la lumière pour vaincre un ennemi puissant et solidement établi sur le trône du pouvoir qui détourne à son profit l’autorité que lui confère sa position. Le tyran est orgueilleux, là réside sa perte. L’acte héroïque consiste à le mettre en pièces, à dégager la voie afin que le devenir et la vie se réenclenche à l’intérieur du cycle.

 

  • Le héros amant : Abattre l’ennemi – le monstre pour libérer l’énergie vitale peut être symboliquement représenté par une femme. Elle est la princesse victime d’un rapt, une vierge immaculée convoitée personnifiant l’autre partie du héros, car chacun des deux est un. Les barrières, les enclaves qui empêchent la célébration des noces du héros se retrouvent de tous temps dans les récits mythologiques.

 

  • Le héros empereur et le héros tyran : Le héros en action est l’agent du cycle, il perpétue l’élan initial qui mit le monde en mouvement dans l’existence passagère de l’homme, jusqu’à l’accomplissement inévitable. Le héros suprême est celui qui dessille les yeux de ses semblables. Il utilise non pas l’épée (le physique) mais la transcendance de l’esprit (le spirituel). Quand la quête de l’élu a pour but la découverte du Père, le héros qui réussit à obtenir sa bénédiction revient en le représentant auprès de l’humanité. Mais il peut arriver que l’empereur bienfaiteur devienne tyran lorsque l’ego gonfle au point de revendiquer ses actes philanthropiques pour sa seule personne. Il rompt alors la parole de l’Unique, il n’est plus médiateur des deux mondes.

 

  • Le héros rédempteur : Le héros rédempteur est la plus haute signification possible. C’est ceux qu’on appel des incarnations. Leurs mythes atteignent une dimension cosmique. L’incarnation a pour tâche de réfuter les prétentions égoïstes car il est une manifestation qui émane directement de la Source. Les rédempteurs sont là pour racheter une période de désolation causé par la main de l’homme. Car le cycle cosmogonique se présente sous une alternance régulière de bien et de mal. Ainsi est le rythme de l’univers : émanation – dissolution, jeunesse – vieillesse, naissance – mort, jour – nuit. Afin d’éviter qu’à son tour le héros ne devienne tyran, il faudra qu’il se crucifie lui-même : devenir martyr. C’est la sagesse contenue dans la fin et le recommencement éternel de l’univers. L’alpha et l’oméga.

   

  • Le héros saint : Le dernier modèle du héros est le saint, l’ascète qui renonce au monde. Se libérant de toute contrainte matériel et de son ego, engagé dans la méditation, paisible dans sa solitude, il s’unit à l’Unique Immanent. Il s’agit toujours de la quête du Père mais sous son aspect non manifesté. Ces héros qui dépassent la vie sont aussi au dessus du mythe, car les mots deviennent inadéquats au-delà des formes tangibles. Lorsque le profil caché du grand Visage se révèle, seul le silence demeure.

 

  • Le départ du héros : C’est le dernier acte de la biographie du héros, celui de sa mort. Car le héros véritable ne craint pas la mort, et lorsque celle-ci vient, la portée universelle de son message est libérée, c’est l’accomplissement du destin inévitable. Parfois le désir de vivre est si hardant que le héros peut résister à la létalité et la reporter pendant un temps.

   

  • Fin du microcosme : Le héros doué de pouvoirs extraordinaires est chacun de nous. Non pas l’être physique mais la transcendance qu’il renferme. Une fois le héros trépasser, son âme retourne vers la connaissance de la déité créatrice du monde, qui durant son existence s’est réfléchie dans son cœur et son esprit. L’âme doit faire dans certains mythes un dangereux voyage d’obstacles à surmonter afin de faire un tour complet des périodes du cycle. Elle peut ensuite parcourir l’ensemble de l’univers à son gré.

 

  • Fin du macrocosme : Comme l’être humain dans sa forme créé, l’univers est lui aussi appelé à se dissoudre. Ce sont les mythes eschatologiques qui sonnent la fin d’une des périodes du cycle cosmogonique jusqu’à l’émergence de nouvelles émanations ou de sa régénération.

Ainsi s’achève Le cycle cosmogonique au sein duquel on l’a vu le héros se met en marche afin d’en expérimenter toutes les strates antérieurs et remonter jusqu'à la Source primordiale. Le diagramme du cycle cosmogonique est à la fois plus profond (car difficilement appréhendable par l’esprit humain) et plus simple dans sa ronde parcourue dans un élan de circonvolution. Il se structure inlassablement ainsi : « Emanations, manifestations, dissolutions ».

Cédric GENTAZ

(Un merci discret mais précieux à Rafik Djoumi).

http://www.matrix-happening.net/le_crepuscule_des_dieux/cycle_cosmogonique.htm

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14 mars 2013

L'Arche, Chartres, géométrie carré Sator, croix templière

 

Chartres___du_carr__Sator (Pierre Dupuis)

document sur Rosa mystica et autres, à ce jour peu accessible.

Vu aussi en pdf:  http://www.cirac.org/club/Le_Secret_des_Templiers.pdf

Intérêt surtout / géométrie sacrée

14 mars 2013

Chasse sauvage, Odin

Le mystère de la Mort et le Maître Cornu (chasse sauvage)

http://www.le-sidh.org/site/article_554.html

Gabriel Ratchets vêtu de blanc et aux oreilles rouges qui chasse avec le Roi Cornu est le parallèle des chiens noirs dont on parle, par exemple en 1127 dans la Chronique Anglo-Saxonne, lorsque la chasse sauvage a été vue dans la campagne aux alentours de début février (Imbolc/ la Chandeleur).

C’était une rencontre avec l’une des plus archaïques et primales divinités de l’âme du peuple européen – l’ancestral Dieu Cornu de la mort, de la fertilité et de l’extase prophétique, le sombre Roi du monde souterrain que la tradition galloise nomme Gwyn ap Nudd, Roi d’Annwvyn qui renvoie au Celte Vindonos fils de Nudons.

 

Au début des mois d’hiver il est le Maître de la Chasse Sauvage, et sa traque frénétique et fantomatique est accompagnée des totems initiaux du cerf, du chien, du corbeau et de l’oie des neiges. Le Vieux Cornu est un dieu effroyablement grossier, étrange qui guide la chasse à l’occasion de cette période critique de renversement rituel, « le temps entre les temps ».

 

L’effrayante troupe du Cornu, au blanc manteau et à l’oreille rouge est appelée Meute Hurlante - Un autre nom de la « Meute de Gabriel » ; il est significatif que dans des cortèges funèbres médiévaux la bière ait été appelée la Carriole de Gabriel. Là l’archange avec sa trompette avait assimilé l’archétype païen du dieu de la Chasse Sauvage qui souffle dans sa corne pour soumettre l’esprit des morts.

Il y a aussi certaines anciennes voies le long desquelles les esprits se manifestent continuellement et poursuivent leur chasse à certains périodes de l’année. Ces voies sont les « Voie d’Odin » dans la partie Saxonne de l’Angleterre. Dans les Pays Bas et en Allemagne ces voies fantômes sont appelées Doodwegen ( chemins des morts ) et Geisterwegen ( chemins des fantôme ). Ainsi les nuits de tempêtes à Dartmoor le Chasseur de Minuit et ses chiens sont censés courir sur la route connue sous le nom de Abbot’s Way qui mène en Cornouailles

Autrefois, les gens évitaient soigneusement ces chemins surtout à l’approche des festivals du feu, et cela pouvait être désastreux de passer par là. Rencontrer le dieu sur une de ces routes pouvait entraîner la folie ou la mort. Dans une maison ou deux ou trois portes se faisaient directement face, c’était comme si la Chasse Sauvage passait par elles. De tels alignements étaient évités autrefois par les architectes. Tout cela indique une dimension géomantique inhérente au concept de la chasse sauvage, cela toucha aux paysages rituels, aux chemins des esprits et des manifestations magiques cycliques.

Dans le folklore Breton, l’apparition de l ‘Ankou, celui qui conduit le chariot du Dieu de la Mort et guide les âmes des morts jusqu’au Monde du Dessous, est lié avec la tradition de la Chasse Sauvage, comme l’est l'histoire répandue du « pilote fantôme ».

6 mars 2013

Briser le toit de la maison. La créativité et ses symboles Mircea Eliade

Briser le toit

6 mars 2013

Oie, Femme, Oiseau

++++ https://docs.google.com/viewer?a=v&q=cache:MIfR9eDPGO8J:rupestres.perso.neuf.fr/page0/page12/assets/Fromage_Enimie.pdf+&hl=fr&gl=fr&pid=bl&srcid=ADGEESi2KZJmGTxO_Qdej5N1a6oLSJRstZJzAnEyUYo29633VZ2Lksg2z6pukOw29-rUR_O4K44wJnhwoZ2SgQ7RKuT6xkzp5w5z18lH1zp4BdJtrDuKn4KL0seubA_Z3j4cRxk2z5ob&sig=AHIEtbRgAcldyiii-NLnuuM0fGhkcYHfFw

Patte-d'oie et pathologie

G. Grossier,
l’historien de la Puysaye, rapporte également cette remarque dans le « Bulletin de la Société
des Sciences de l’Yonne » (année 1888, 1er semestre, p.101). « Dans plusieurs communes du
canton de Saint-Sauveur, on voit des personnages qui ont dans la main droite, quelques fois
dans les deux mains, une peau dure, noire, écailleuse, appelée patte d’oie.Cette tache est
héréditaire, on dit qu’elle a été transmise à leurs descendants par des persécuteurs de saint
Pèlerin, qui le poursuivirent en lui jetant des pierres et de la boue » Peu importe ici que le
phénomène soit authentique ou non ; nous ne tirerons rien non plus de la rencontre avec Saint
Pèlerin. Notons seulement qu’avoir la patte d’oie veut dire aussi dans nos campagnes avoir
une altération de la peau noire et écailleuse, et que justement, à côté de la lèpre blanche ou
éléphantiasis, on a d’abord appelé lèpre le psoriasis dans lequel la peau se détache par
écailles, et que le mot grec « lepra » est en rapport avec le mot « lepis ». qui veut dire écaille.
Il y a donc des chances, au terme de cette analyse, pour que par l’intermédiaire de la notion
populaire médiévale fort vague de « patte d’oie » les moines érudits si édifiants du Moyen
Âge aient substitué à l’état d’oiseau des saintes pédauques l’affection cutanée de la lèpre.
Ainsi faut-il sans doute voir dans la lèpre d’Énimie l’équivalent de la jambe d’oie ou de la
forme complète. d’oiseau des Dames de Lerné, de Sambin, de Pirou ou de Guernesey. En
définitive il faudrait dire qu’Énimie est une autre Néomaye. (Neomoye?)

Femme-oiseau

Dans la « Maladie de Cuchulainn », deux oiseaux viennent se poser sur un lac, sous les
yeux de Cuchulainn. Le héros les blesse de sa fronde. Aussitôt il tombe dans une sorte de
sommeil et voit deux femmes,venir à lui. Elles lui rendent ses blessures, puis près d’un pilier
de pierre, lui donnent rendez-vous. Là il trouvera l’amour de Fand, l’épouse délaissée de

Manannan, Mac Lir ; elle s’est éprise du héros et l’a convoqué par l’intermédiaire des deux
femmes oiseaux. En simplifiant, on pourrait dire que Fand est venue sous forme d’oiseau
solliciter le héros Cuchulainn pour se dédommager des négligences du vieux Manannan.
Cuchulainn restera un temps en compagnie de Fand, puis recherché par son épouse Emer il
abandonnera la « jeune fille » fée que Manannan vient reprendre.

Le thème de l’oiseau blessé qui livre à Cuchulainn l’amour de Fand fait songer à la légende
du Meunier qui trouve à la place d’une cane qu’il a blessée sur un étang une aimable
princesse.

Par ailleurs, le schéma des deux légendes irlandaises est le même : une jeune fille en
puissance de mari dans l’au delà se transforme en oiseau pour relancer un homme qui la
poursuit et la rejoint au pays des fées et des dieux. Cette jeune femme est d’ailleurs d’une
nature mal définie, plutôt divine qu’humaine. Au reste cette question n’a guère d’importance,
car les humains qu’elle provoque se déplacent avec aisance entre le réel et l’au delà.

... 

Si nous tentons une synthèse de ces données, nous arrivons à ces conclusions. Toutes ces
dames ont forme d’oiseau lorsqu’elles arrivent au. bord de l’eau, canes, colombes ou

cigognes. Il semble que l’eau soit l’élément qui leur permette d’accéder au monde des
humains. Dans certaines traditions, elles se dépouillent pour se baigner et se révèlent en
jeunes filles pendant leurs ébats aquatiques. Dans d’autres, elles sont oiseaux évoluant sur
l’eau et ne prennent forme virginale que si elles se trouvent capturées, ou blessées. Quoiqu’il
en soit, on ne conquiert la jeune fille qui est en chacune d’elles que si on lui dérobe sa
dépouille, d’oiseau, ou si on la capture ou la blesse, quand elle a forme d’oiseau; bref à la
condition de lui faire quelque violence qui la mette à merci. Mais pour un humain une
semblable entreprise mène à une aventure fabuleuse et tout bonnement dans un monde
merveilleux, l’au delà. On peut donc déjà poser que le même être est oiseau en ce monde et
fée ravissante en l’autre.

Mais d’où arrive cette fée-oiseau et que vient-elle faire chez les hommes? C’est pour
s’éloigner d’un vieux mari de l’au

delà, aussi tracassier qu’inattentionné, et pour provoquer un jeune héros de ce monde-ci
que la fée se mue en oiseau.La forme d’oiseau et la voie d’eau sont les moyens de passage de
l’autre monde en le nôtre. Dès que la fée a incité le jeune héros à la conquérir elle reprend
forme de divine jeune fille et garde cette forme aussi longtemps que l’heureux héros est assidu
et soumis ; mais dès qu’il commet une offense ou une bévue, la belle reprend son vol et,
semble-t-il, retourne s’enfermer dans l’au delà de son vieux mari.

Il se pourrait bien que tout ce petit manège formât un cycle. Lorsque le jeune devient à son
tour inattentionné et que paraît un nouveau séduisant jeune homme, l’alternative devient un
recommencement. Ainsi la mythologie française nous conduit à approuver partiellement les
déductions de H. Hatt dans la revue des Études Anciennes (T. LXVII, n° 1 et 2, p. 97 et sqs.) à
propos de la Déesse Mère gauloise. M. Hatt écrit : « La Déesse-mère épousait, à date fixe
chaque année, le dieu céleste, pour le tromper ensuite quelques mois plus tard, en passant du
ciel sous la terre, pour s’unir d’amour avec le dieu chthonien. » La mythologie française
appuyée sur la mythologie irlandaise, semble plutôt prouver que la Déesse-Mère, éternelle
jeune fille, épouse attitrée du vieux dieu chthonien, trompait régulièrement ce dernier pour
solliciter les faveurs d’un jeune héros céleste et conquérant. Peut-être ce jeune héros devenait-
il à son tour vieux dieu chthonien et était-il trompé pour un nouveau jeune conquérant. Encore
ne faut-il pas oublier que jeune et vieux ne désignent ici que doux aspects du même dieu triple
Cernunnos.

Cette vierge combattante qui protège la cité de Tarascon contre les méfaits du Dragon évoque
plus anciennement, mais fort voisine dans les termes, l’apparition de la « Vierge au regard
farouche » qui arrêta les entreprises belliqueuses de Catumandus contre Massilia. L’épisode
conté en particulier par Justin (XLIII, 5) enseigne que pendant le siège qu’il faisait de
Marseille, la jeune colonie grecque, le chef gaulois Catumandus vit en songe l’image d’une
femme au regard farouche qui se prétendait déesse. Cette vision suffit à dissuader le meneur
d’hommes de poursuivre son entreprise. Il offrit la paix, fut accueilli dans la petite cité,
pénétra dans la citadelle de Minerve et reconnut dans la déesse grecque sa vision nocturne.
Ainsi ce chef de guerre n’avait pas osé se dresser contre l’Athéna Promachos : la vierge-

oiseau, tantôt chouette, tantôt hirondelle (s’il faut en croire Homère — Odyssée, XXII, 240 —
au moment même où elle protège et inspire Ulysse combattant), la vierge dans l’ombre du
bouclier de qui se love le serpent. Catumandus était un guerrier gaulois, il ignorait tout de la
mythologie grecque; pour qu’il ait été terrifié par une vision nocturne, il fallait qu’il y trouvât
l’image d’une divinité gauloise, d’une déesse guerrière ou défensive, sans quoi il ne se fût pas
interrompu pour si peu dans une coalition qui unissait tous les Ligures.

Il convient enfin, puisque nous faisons appel aux traditions des Gaulois, de ne point
omettre la part prépondérante que prirent les oies du Capitole au salut de la citadelle latine.
Les Italiotes sont au point de vue linguistique et mythologique les frères des Celtes,. Or dans
une action qui oppose les uns aux autres, le fait mythique prend toute sa signification. À
l’heure [page 12] nocturne où l’ennemi escaladait le flanc rocheux de la citadelle, l’oie
consacrée à Junon, ne faut-il pas entendre: l’oie Junon, se dressa seule en face de l’assaillant,
battant des ailes et poussant des clameurs de fureur et mettant en définitive le Gaulois en
déroute. De l’oie Junon protectrice du Capitole aux oies du Pirou qui accueillirent de leurs
cris d’alarme l’envahisseur normand, il n’y a pas d’irréductible distance.

... 

la légende de Sainte Énimie confirme une fois de plus que le combat qui se fait entre
le dieu chthonien et le dieu céleste a pour enjeu la Dame-oiseau.

... 

Par sainte Énimie nous avons appris de façon certaine que les Dames Pédauques faisaient
partie du même cycle mythologique que [page 18] Gargantua. Nous découvrons qu’au
Moyen-âge, les fées à patte d’oie sont devenues de malheureuses lépreuses, ce qui dans une
certaine mesure1es a rapprochées encore de leur vocation de guérisseuses. Enfin ces filles de
l’au delà ne sont pas constamment oiseaux : ce n’est que l’air qu’elles se donnent pour venir
par les chemins de l’eau provoquer un jeune héros plus amoureux que leur vieux mari.

En outre sur les lieux où sévit le Drac, erra également Gargantua et en définitive ce Dragon
n’est autre que le Géant. Il faut en conclure accessoirement, ce qui a déjà été fait par M.
Dontenville, que le Géant est tantôt dangereux, tantôt débonnaire. Enfin une autre
contradiction de Gargantua, ou du Mercure gaulois, paraît se résoudre aussi en ces lieux. Sans
doute a-t-on été quelque peu réticent sur le chapitre de la situation « inférieure » du dragon
mercurien, telle qu’elle a été définie dans les Bulletins n° LV et LVI. On a pu se faire
l’objection que le Mercure gaulois est attesté par de nombreux faits archéologiques, habitant
des hauteurs et point seulement des sites inférieurs. À Beauvais même, le. fanum du Mercure
barbu, localisé et fouillé par notre confrère J.Cartier, se dresse au haut du coteau en un lieu
appelé Mahon. La fuite, du Drac nous explique cette position élevée. Le dragon inférieur tend
dans sa lutte à gagner les hauteurs, et c’est sur une hauteur qu’il est rejoint et vaincu par son
rival céleste. Ce haut lieu qui marque une phase cruelle du duel des deux dragons a été,
semble-t-il, consacré aussi bien au vainqueur qu’au vaincu, pour la raison probable que
vainqueur et vaincu ne font qu’un, puisque ce sont deux tendances du même dieu, et que cette
victoire est celle, dans le déchirement du tricéphale, du renouveau sur le passé. Là haut, le
dieu a sacrifié le vieil homme qui était en lui pour affirmer sa jeunesse.

Légende de la cane de Monfort

http://farfadet.home.free.fr/sommaire.htm

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6 mars 2013

Coupe de Jamshid, Graal, Coupe de Salomon

Coupe de Jamshid et Graal (lien +++)

http://www.graal-initiation.org/Shanameh-le-livre-des-rois-Iranien.html

Composé vers l’an 1000 par le grand poète Firdoussi et comprenant 50.000 vers, le Shâ-Nâmeh est aussi considéré et connu en Iran que l’Odyssée d’Homère ou La Divine Comédie de Dante en Occident.

Le Livre des Rois est une gigantesque épopée sur les temps anciens où de sages princes conduisaient leurs peuples de façon juste et portèrent leur civilisation à un immense épanouissement. On rapporte de Jamshid, le quatrième roi de cette période, que son trône flottait dans l’air et qu’il possédait une coupe magique à sept cercles. Dans la mythologie de la Perse cette coupe est connue comme la Coupe de Jamshid. Plus tard elle fut appelée La coupe qui reflète l’univers.

Le roi Jamshid n’est pas une invention de Firdoussi. Ses descriptions du passé iranien et de ses dix-sept premiers rois ont pour fondement l’oeuvre de Zoroastre (env.628-551 av. J.-C.) qui propagea en Perse l’enseignement monothéiste d’Ahura Mazda et de son adversaire Ahriman. Jamshid est l’ancien roi Yima des traditions zoroastriennes, qui remontent à la préhistoire de l’Inde.

Le règne de Yima est connu comme l’Age d’Or où n’existaient ni maladie ni mort. C’était un prince juste et sage surnommé le Bon Berger. Le nombre d’immortels s’accrut tellement vite sous sa direction qu’il décida d’agrandir la Terre trois fois. Mais le démon Mahrkusha envoya un terrible raz-de-marée suivi d’étés torrides qui provoquèrent une sécheresse telle que seul Ahura Mazda put empêcher l’extermination des humains.

On dit que c’est l’orgueil de Yima qui provoqua la catastrophe. Il se serait détourné de son Créateur et enfermé dans l’erreur. L’Age d’Or se termina et Yima devint mortel. Dès qu’il propagea ses fausses idées, la Lumière de Gloire (Xvarnah) se retira. Selon les Iraniens tous les rois légitimes possédaient cette lumière.

Kay Khosrou, comme Perceval, se donne pour objectif de rétablir la justice divine originelle.

Ce mythe séculaire présente la phase du développement de l’humanité durant laquelle les prêtres-rois existaient encore. L’humanité était alors guidée par ces rois qui possédaient la Coupe de Jamshid ou Lumière de Gloire. Ils étaient reliés à l’Esprit de Dieu et avaient pour tâche de protéger leur peuple grâce à une société juste et ordonnée afin qu’il puisse se développer.On retrouve la description d’une telle prêtrise royale dans l’Egypte antique.

 

http://paranormal-esotemyst.forumactif.com/t228-coupe-de-jamshid-une-legende-ou-une-realite

Réf +/-

La Coupe de Jamshid (aussi appelée Jaam-e Jam, en persan: جام جم) est une coupe permettant l'art divinatoire qui, d'après la légende fut possédée pendant longtemps par les dirigeants de la Perse antique. On dit qu'elle était remplie d'un élixir d'immortalité et était utilisée pour la vision divinatoire. La légende dit que le monde entier pouvait être vu dans la coupe, qui révélait toujours la vérité. On dit qu'elle fut trouvée dans les fouilles de Persépolis. Nombreux sont ceux qui attribuèrent le succès de l'empire Perse à la possession de cet objet.

 

http://www.lemondedesreligions.fr/archives/2006/05/01/la-quete-du-graal-suite-1,8173503.php

la mystérieuse coupe du roi Jamshîd, souverain primordial de l'antique Perse. A l'origine, selon le Livre des rois de Ferdowsi, grand poète épique iranien (xie siècle), cette coupe (jam-e, en persan) de Jamshîd est à la fois le « miroir du monde », ouvrant sur les mystères de l'univers visible et invisible, et le récipient ayant seul pouvoir de recueillir « l'eau de la Vie », symbole de sagesse divine et d'éternité spirituelle (2). Selon la tradition iranienne, Alexandre le Grand ne serait ainsi venu en Perse que pour acquérir cette coupe de sagesse, sans y parvenir faute d'une élévation spirituelle suffisante.

Ici, la quête spirituelle ne vise pas à combler un manque de divin, mais à trouver la parfaite harmonie, comme celle du yin et du yang, symbole de l'union avec le Tao qui est le principe de toutes choses. « L'immortalité taoïste est difficilement compréhensible, souligne Eulalie Steens, sinologue et auteur d'un Dictionnaire de la civilisation chinoise (4). Il ne s'agit pas de rejoindre, au-delà de la mort, ses semblables auprès de Dieu. D'une certaine manière, les sages taoïstes ne meurent pas. Ils disparaissent, en se fondant dans le Tao. »

 

Sens figuré du miroir (Le héros aux 1001 visages, Campbell)

Le monde en tant que manifestation de la création est le miroir (apparence reflétée) du dieu (voir au sujet du héros Ajurna mythe indien) env p 206

 

http://www.lexpress.mu/services/archive-91843-miroir--.html

Dans les anciennes traditions, chinoise, bouddhique, le miroir symbolise la révélation de la vérité – ce qui renvoie à cette tournure moderne : « ne plus pouvoir se regarder dans son miroir », ne pas avoir la conscience en paix. Ce rôle de révélateur, on le trouve dans le « miroir magique » trame de nombreux contes. Ainsi, dans « Blanche-Neige et les sept nains », la « méchante reine », interrogeant son miroir sur sa jeunesse déclinante... D’où l’idée que le miroir détient un pouvoir de connaissance et de sagesse. Car il est la copie terrestre du soleil – il en a l’éclat ; mais aussi de la lune, car il réfléchit la lumière venue d’ailleurs. 

Pour la Chine ancienne, symbole lunaire du féminin, il est l’emblème de la reine ; le miroir brisé signifiant la séparation. Il faut se souvenir ici du « cercle plein » que forment le Yin et le Yang. C’est en effet à la pleine lune que l’union de l’homme et de la femme a des chances d’être la plus harmonieuse. Au Japon, le miroir a un caractère sacré, reflet de la pureté intérieure. 

Le recours au Miroir magique comme moyen de divination remonterait à un usage de l’ancienne Perse, et du chamanisme asiatique. On trouve aussi cet usage en Afrique, au Congo, au Bénin. Les signes spontanés dessinés sur une surface aquatique ont valeur de présages.

Le légendaire iranien décrit la « Coupe de Jamshid » comme un miroir.

 

http://lucid-state.org/forum/showthread.php/10266-Atelier-gnostique/page3

Dans la littérature islamique, la coupe de Jamshid, roi légendaire d’Iran, est en réalité un miroir qui permet de lire le passé, le présent et l’avenir. Elle symbolise à son tour le cœur de l’initié.

Le Cœur étant symbolisé par un miroir - en métal, jadis - la rouille symbolise le péché et le polissage du miroir sa purification. 

Dans la Grèce antique, le miroir était aussi le signe de l’initié aux Mystères. Sur certains vase, le Dieu des Mystères, Dionysos, est représenté un miroir à la main. Souvent, il le tient derrière le dos de quelqu’un - dévoilant ce qui est caché - ou le présente à celui-ci, afin qu’il y voie l’image de son âme divine.

 

http://rosamystica.kazeo.com/le-sceau-de-salomon/le-sceau-de-salomon,r249274.html

Autre attribut iconographique du roi Salomon, contesté à l'évidence par l'orthodoxie musulmane mais pas par la chrétienne qui y voit l'unité avec la divinité : le gobelet. Le souverain assis sur son trône, tenant un gobelet et écoutant les sons du luth est une représentation courante dans toutes les civilisations, de l'Espagne à l'Afghanistan. Des gobelets royaux (dont l'un, remontant vraisemblablement au VIIe siècle, faisait partie du trésor des rois de France et était désigné sous le nom de Coupe de Salomon) décorés d'hexagrammes étaient produits dans les pays musulmans.

 

Coupe de Salomon

http://fr.wikipedia.org/wiki/Art_sassanide

la coupe de Salomon, qui appartenait au trésor de Saint-Denis déjà du temps de Charles le Chauve et constitua peut-être un cadeau d’Haroun ar-Rachid à Charlemagne. Elle est actuellement conservée au cabinet des médailles de la Bibliothèque nationale de France. Cette œuvre se compose d'un médaillon central en cristal de roche avec le roi de face trônant sur un lit de repos à pieds en forme de chevaux ailés. Il tient une longue épée devant lui, dans une position caractéristique des sassanides. Sur les côtés se trouvent des camées à face lisse et revers en relief enchâssés dans une monture d’or, avec du verre vert entre les pierres et des grenats sur le pourtour. La coupe repose sur une base annulaire en or. Les date et o rigine de cet objet sont mal définies. Il vient peut-être d'Asie centrale, même s'il semble plus probable qu'il soit sassanide. L'analyse de la couronne situerait sa production entre les règnes de Kavadh Ier et de Khosro II (488-628).

6 mars 2013

Religion indo-européenne

Religion, Culture indo-européenne +++

Jour, importance de l'aurore, indo-européens, ( Mégalites, Pléïades : au 2/3)

http://vouloir.hautetfort.com/archives/category/histoire/index-12.html/

6 mars 2013

Croyances, Mythe, Gnosticisme

http://fr.wikipedia.org/wiki/Gnosticisme

Eveil: éveiller les élus en leur rappelant leurs origines (racines) célestes. Pour cela, des sauveurs et des prophètes sont envoyés d’en-haut pour dispenser confidentiellement leurs révélations. L’acte final du salut de l’humanité est la descente d’une puissance de la Lumière jusqu’au fond des Enfers. En se tournant vers la Matière, l’âme oublie sa propre identité. C’est la mort spirituelle. 

Le mythe du Sauveur Sauvé tourne autour de cette notion d’amnésie, qu’illustre l'Hymne de la Perle, dans les Actes de Thomas. La découverte du principe transcendant à l’intérieur de Soi-même constitue l’élément central de la religion gnostique.

Finalement, le rédempteur remontera aux Cieux, occasion d’un bouleversement céleste qui fixera les archontes aux planètes, traversant la voûte céleste à l’endroit d’un X gigantesque considéré comme la Croix céleste. Ce phénomène de la crucifixion sur le X céleste est déjà attesté à Rome au moment de l’avènement du règne d’Auguste, à qui on attribue déjà l’abolition de la Fatalité astrale. Les gnostiques se croyaient presque parvenus à la fin des temps. 

Pour les Parfaits, l’enseignement portait sur les mystères de la descente et de l’ascension du Sauveur/Christ à travers les 7 cieux habités par les anges, et sur l’eschatologie individuelle, c'est-à-dire l’itinéraire mystique de l’âme après la mort. Cette tradition fait écho à l’ésotérisme (juif et d’ailleurs), à l’ascension de l’âme et aux secrets du monde céleste.

Être « éveillé », c'est être non seulement pleinement conscient mais vivant selon l'esprit, ce qui veut dire : être présent au monde de l’esprit.

6 mars 2013

Croyances des Hommes, Néanderthal, Cromagnon

Quelques notes sur L'Aube spirituelle Marcel Otte

La langue et le peuple breton sont restés à l'abri des métissages sans fin. Ils constituent un joyau des peuples originels.

Néanderthal fin vers 30 000 ans

Vers 500 000 ans le peuplement humain se trouve progressivement isolé dans péninsule européenne, mythologie cyclique.

Ebranlement de son système de valeurs, ses mythes n'ont pas évolué. Or la survie même d'un peuple y est liée. Quand ses mythes s'effondrent, sa culture et son peuple meurt. A l'arrivée de Cromagnon, homme moderne 50 000 ans, les mythes de Néanderthal ne lui permettent pas d'évoluer.

Autant en Iran qu'en Europe, langue, pensée, métaphysique participent aux mêmes modes. Origine d'Asie centrale.

Avec l'arme propulseur aux pointes dures animales, distance entre l'animal et l'homme, donc entre nature et l'homme. Le comportement, la pensée, la foi semblent l'emporter sur le biologique, alors l'espoir guide les peuples à relever leurs propres défis (homme contre homme lui-même et non plus homme subissant la nature), pas de contradiction avec le milieu naturel mais toujours avec eux-mêmes. Emprise de l'esprit sur la force sauvage.

 

https://sites.google.com/site/otteprehistoire/ressources-en-ligne

2012 Marcel Otte, « Les Indo-européens sont arrivés en Europe avec Cro-Magnon »

https://docs.google.com/file/d/0B6mAVswuZ3qeYlNQN3BETXZmMms/edit?pli=1

2012 Marcel Otte, Aux sources des religions,

https://docs.google.com/file/d/0B6mAVswuZ3qeNy16WmRmY1ctVDg/edit?pli=1

3 mars 2013

Calendrier, Ste Lucie, St André, Calendrier liturgique

http://www.linternaute.com/proverbe/1720/a-la-sainte-luce-les-jours-croissent-du-saut-d-une-puce/

La Sainte Luce, ou Sainte Lucie, étant le 13 décembre, ce dicton est généralement considéré comme faux, voire absurde. En fait il exprime, non pas l’allongement des journées, mais le décalage qui s’opère à cette période. En effet, si le soleil se lève de plus en plus tard, il se couche également de plus en plus tard. Les journées semblent donc grandir car les soirées s’allongent.

Cette fête marquait autrefois la nuit la plus longue de l’année.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Sainte-Lucie_%28f%C3%AAte%29

Avant la réforme du calendrier grégorien, au XVIe siècle, la fête tombait le jour du solstice d'hiver dans l'hémisphère nord.

 

André, Croix

http://www.abbaye-saint-benoit.ch/gueranger/anneliturgique/avent/037.htm

St André Cette fête est donc destinée, chaque année, à clore majestueusement le Cycle catholique qui s'éteint, ou à briller en tête du nouveau qui vient de s'ouvrir. Certes, il était juste que, dans l'Année Chrétienne, tout commençât et finît par la Croix, qui nous a mérité chacune des années qu'il plaît à la miséricorde divine de nous octroyer, et qui doit paraître au dernier jour sur les nuées du ciel, comme un sceau mis sur les temps.

Nous disons ceci, parce que tout fidèle doit savoir que saint André est l'Apôtre de la Croix. A Pierre, Jésus-Christ a donné la solidité de la Foi; à Jean, la tendresse de l'Amour; André a reçu la mission de représenter la Croix du divin Maître. Or, c'est à l'aide de ces trois choses, Foi, Amour et Croix, que l'Eglise se rend digne de son Epoux

1° décembre FÊTE DES SAINTS AÏEUX

Calendrier liturgique

http://www.abbaye-saint-benoit.ch/gueranger/anneliturgique/avent/038.htm

 
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