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6 mars 2013

Coupe de Jamshid, Graal, Coupe de Salomon

Coupe de Jamshid et Graal (lien +++)

http://www.graal-initiation.org/Shanameh-le-livre-des-rois-Iranien.html

Composé vers l’an 1000 par le grand poète Firdoussi et comprenant 50.000 vers, le Shâ-Nâmeh est aussi considéré et connu en Iran que l’Odyssée d’Homère ou La Divine Comédie de Dante en Occident.

Le Livre des Rois est une gigantesque épopée sur les temps anciens où de sages princes conduisaient leurs peuples de façon juste et portèrent leur civilisation à un immense épanouissement. On rapporte de Jamshid, le quatrième roi de cette période, que son trône flottait dans l’air et qu’il possédait une coupe magique à sept cercles. Dans la mythologie de la Perse cette coupe est connue comme la Coupe de Jamshid. Plus tard elle fut appelée La coupe qui reflète l’univers.

Le roi Jamshid n’est pas une invention de Firdoussi. Ses descriptions du passé iranien et de ses dix-sept premiers rois ont pour fondement l’oeuvre de Zoroastre (env.628-551 av. J.-C.) qui propagea en Perse l’enseignement monothéiste d’Ahura Mazda et de son adversaire Ahriman. Jamshid est l’ancien roi Yima des traditions zoroastriennes, qui remontent à la préhistoire de l’Inde.

Le règne de Yima est connu comme l’Age d’Or où n’existaient ni maladie ni mort. C’était un prince juste et sage surnommé le Bon Berger. Le nombre d’immortels s’accrut tellement vite sous sa direction qu’il décida d’agrandir la Terre trois fois. Mais le démon Mahrkusha envoya un terrible raz-de-marée suivi d’étés torrides qui provoquèrent une sécheresse telle que seul Ahura Mazda put empêcher l’extermination des humains.

On dit que c’est l’orgueil de Yima qui provoqua la catastrophe. Il se serait détourné de son Créateur et enfermé dans l’erreur. L’Age d’Or se termina et Yima devint mortel. Dès qu’il propagea ses fausses idées, la Lumière de Gloire (Xvarnah) se retira. Selon les Iraniens tous les rois légitimes possédaient cette lumière.

Kay Khosrou, comme Perceval, se donne pour objectif de rétablir la justice divine originelle.

Ce mythe séculaire présente la phase du développement de l’humanité durant laquelle les prêtres-rois existaient encore. L’humanité était alors guidée par ces rois qui possédaient la Coupe de Jamshid ou Lumière de Gloire. Ils étaient reliés à l’Esprit de Dieu et avaient pour tâche de protéger leur peuple grâce à une société juste et ordonnée afin qu’il puisse se développer.On retrouve la description d’une telle prêtrise royale dans l’Egypte antique.

 

http://paranormal-esotemyst.forumactif.com/t228-coupe-de-jamshid-une-legende-ou-une-realite

Réf +/-

La Coupe de Jamshid (aussi appelée Jaam-e Jam, en persan: جام جم) est une coupe permettant l'art divinatoire qui, d'après la légende fut possédée pendant longtemps par les dirigeants de la Perse antique. On dit qu'elle était remplie d'un élixir d'immortalité et était utilisée pour la vision divinatoire. La légende dit que le monde entier pouvait être vu dans la coupe, qui révélait toujours la vérité. On dit qu'elle fut trouvée dans les fouilles de Persépolis. Nombreux sont ceux qui attribuèrent le succès de l'empire Perse à la possession de cet objet.

 

http://www.lemondedesreligions.fr/archives/2006/05/01/la-quete-du-graal-suite-1,8173503.php

la mystérieuse coupe du roi Jamshîd, souverain primordial de l'antique Perse. A l'origine, selon le Livre des rois de Ferdowsi, grand poète épique iranien (xie siècle), cette coupe (jam-e, en persan) de Jamshîd est à la fois le « miroir du monde », ouvrant sur les mystères de l'univers visible et invisible, et le récipient ayant seul pouvoir de recueillir « l'eau de la Vie », symbole de sagesse divine et d'éternité spirituelle (2). Selon la tradition iranienne, Alexandre le Grand ne serait ainsi venu en Perse que pour acquérir cette coupe de sagesse, sans y parvenir faute d'une élévation spirituelle suffisante.

Ici, la quête spirituelle ne vise pas à combler un manque de divin, mais à trouver la parfaite harmonie, comme celle du yin et du yang, symbole de l'union avec le Tao qui est le principe de toutes choses. « L'immortalité taoïste est difficilement compréhensible, souligne Eulalie Steens, sinologue et auteur d'un Dictionnaire de la civilisation chinoise (4). Il ne s'agit pas de rejoindre, au-delà de la mort, ses semblables auprès de Dieu. D'une certaine manière, les sages taoïstes ne meurent pas. Ils disparaissent, en se fondant dans le Tao. »

 

Sens figuré du miroir (Le héros aux 1001 visages, Campbell)

Le monde en tant que manifestation de la création est le miroir (apparence reflétée) du dieu (voir au sujet du héros Ajurna mythe indien) env p 206

 

http://www.lexpress.mu/services/archive-91843-miroir--.html

Dans les anciennes traditions, chinoise, bouddhique, le miroir symbolise la révélation de la vérité – ce qui renvoie à cette tournure moderne : « ne plus pouvoir se regarder dans son miroir », ne pas avoir la conscience en paix. Ce rôle de révélateur, on le trouve dans le « miroir magique » trame de nombreux contes. Ainsi, dans « Blanche-Neige et les sept nains », la « méchante reine », interrogeant son miroir sur sa jeunesse déclinante... D’où l’idée que le miroir détient un pouvoir de connaissance et de sagesse. Car il est la copie terrestre du soleil – il en a l’éclat ; mais aussi de la lune, car il réfléchit la lumière venue d’ailleurs. 

Pour la Chine ancienne, symbole lunaire du féminin, il est l’emblème de la reine ; le miroir brisé signifiant la séparation. Il faut se souvenir ici du « cercle plein » que forment le Yin et le Yang. C’est en effet à la pleine lune que l’union de l’homme et de la femme a des chances d’être la plus harmonieuse. Au Japon, le miroir a un caractère sacré, reflet de la pureté intérieure. 

Le recours au Miroir magique comme moyen de divination remonterait à un usage de l’ancienne Perse, et du chamanisme asiatique. On trouve aussi cet usage en Afrique, au Congo, au Bénin. Les signes spontanés dessinés sur une surface aquatique ont valeur de présages.

Le légendaire iranien décrit la « Coupe de Jamshid » comme un miroir.

 

http://lucid-state.org/forum/showthread.php/10266-Atelier-gnostique/page3

Dans la littérature islamique, la coupe de Jamshid, roi légendaire d’Iran, est en réalité un miroir qui permet de lire le passé, le présent et l’avenir. Elle symbolise à son tour le cœur de l’initié.

Le Cœur étant symbolisé par un miroir - en métal, jadis - la rouille symbolise le péché et le polissage du miroir sa purification. 

Dans la Grèce antique, le miroir était aussi le signe de l’initié aux Mystères. Sur certains vase, le Dieu des Mystères, Dionysos, est représenté un miroir à la main. Souvent, il le tient derrière le dos de quelqu’un - dévoilant ce qui est caché - ou le présente à celui-ci, afin qu’il y voie l’image de son âme divine.

 

http://rosamystica.kazeo.com/le-sceau-de-salomon/le-sceau-de-salomon,r249274.html

Autre attribut iconographique du roi Salomon, contesté à l'évidence par l'orthodoxie musulmane mais pas par la chrétienne qui y voit l'unité avec la divinité : le gobelet. Le souverain assis sur son trône, tenant un gobelet et écoutant les sons du luth est une représentation courante dans toutes les civilisations, de l'Espagne à l'Afghanistan. Des gobelets royaux (dont l'un, remontant vraisemblablement au VIIe siècle, faisait partie du trésor des rois de France et était désigné sous le nom de Coupe de Salomon) décorés d'hexagrammes étaient produits dans les pays musulmans.

 

Coupe de Salomon

http://fr.wikipedia.org/wiki/Art_sassanide

la coupe de Salomon, qui appartenait au trésor de Saint-Denis déjà du temps de Charles le Chauve et constitua peut-être un cadeau d’Haroun ar-Rachid à Charlemagne. Elle est actuellement conservée au cabinet des médailles de la Bibliothèque nationale de France. Cette œuvre se compose d'un médaillon central en cristal de roche avec le roi de face trônant sur un lit de repos à pieds en forme de chevaux ailés. Il tient une longue épée devant lui, dans une position caractéristique des sassanides. Sur les côtés se trouvent des camées à face lisse et revers en relief enchâssés dans une monture d’or, avec du verre vert entre les pierres et des grenats sur le pourtour. La coupe repose sur une base annulaire en or. Les date et o rigine de cet objet sont mal définies. Il vient peut-être d'Asie centrale, même s'il semble plus probable qu'il soit sassanide. L'analyse de la couronne situerait sa production entre les règnes de Kavadh Ier et de Khosro II (488-628).

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