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14 mars 2013

Chasse sauvage, Odin

Le mystère de la Mort et le Maître Cornu (chasse sauvage)

http://www.le-sidh.org/site/article_554.html

Gabriel Ratchets vêtu de blanc et aux oreilles rouges qui chasse avec le Roi Cornu est le parallèle des chiens noirs dont on parle, par exemple en 1127 dans la Chronique Anglo-Saxonne, lorsque la chasse sauvage a été vue dans la campagne aux alentours de début février (Imbolc/ la Chandeleur).

C’était une rencontre avec l’une des plus archaïques et primales divinités de l’âme du peuple européen – l’ancestral Dieu Cornu de la mort, de la fertilité et de l’extase prophétique, le sombre Roi du monde souterrain que la tradition galloise nomme Gwyn ap Nudd, Roi d’Annwvyn qui renvoie au Celte Vindonos fils de Nudons.

 

Au début des mois d’hiver il est le Maître de la Chasse Sauvage, et sa traque frénétique et fantomatique est accompagnée des totems initiaux du cerf, du chien, du corbeau et de l’oie des neiges. Le Vieux Cornu est un dieu effroyablement grossier, étrange qui guide la chasse à l’occasion de cette période critique de renversement rituel, « le temps entre les temps ».

 

L’effrayante troupe du Cornu, au blanc manteau et à l’oreille rouge est appelée Meute Hurlante - Un autre nom de la « Meute de Gabriel » ; il est significatif que dans des cortèges funèbres médiévaux la bière ait été appelée la Carriole de Gabriel. Là l’archange avec sa trompette avait assimilé l’archétype païen du dieu de la Chasse Sauvage qui souffle dans sa corne pour soumettre l’esprit des morts.

Il y a aussi certaines anciennes voies le long desquelles les esprits se manifestent continuellement et poursuivent leur chasse à certains périodes de l’année. Ces voies sont les « Voie d’Odin » dans la partie Saxonne de l’Angleterre. Dans les Pays Bas et en Allemagne ces voies fantômes sont appelées Doodwegen ( chemins des morts ) et Geisterwegen ( chemins des fantôme ). Ainsi les nuits de tempêtes à Dartmoor le Chasseur de Minuit et ses chiens sont censés courir sur la route connue sous le nom de Abbot’s Way qui mène en Cornouailles

Autrefois, les gens évitaient soigneusement ces chemins surtout à l’approche des festivals du feu, et cela pouvait être désastreux de passer par là. Rencontrer le dieu sur une de ces routes pouvait entraîner la folie ou la mort. Dans une maison ou deux ou trois portes se faisaient directement face, c’était comme si la Chasse Sauvage passait par elles. De tels alignements étaient évités autrefois par les architectes. Tout cela indique une dimension géomantique inhérente au concept de la chasse sauvage, cela toucha aux paysages rituels, aux chemins des esprits et des manifestations magiques cycliques.

Dans le folklore Breton, l’apparition de l ‘Ankou, celui qui conduit le chariot du Dieu de la Mort et guide les âmes des morts jusqu’au Monde du Dessous, est lié avec la tradition de la Chasse Sauvage, comme l’est l'histoire répandue du « pilote fantôme ».

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14 mars 2013

Oie, quelques références

Oie dict historique de la langue française. Le Robert ed. 1992

Dérivé de oiseau (1175) de l’anc fr OE ; OUE « oie » ; issu du bas-lat. auca : IV, V° s., contraction de avica, dont un dérivé a donné oiseau.

Petite oie : accessoires et petits détails (rubans, garnitures de vêtements)

Faveurs accordées par une dame à son amant. 

Par extension, prélude à une action quelconque.

Oie de mer : nom pour le dauphin dont le museau allongé évoque une oie.

 

http://www.insecula.com/oeuvre/O0014665.html

Statue : aphrodite sur une oie

L'oie, puis le cygne, est l'animal d'Aphrodite Ourania (née de la semence d'Ouranos). Il évoque peut-être la déesse du printemps ou l'étoile du matin. Le port du haut polos, et l'adjonction d'attributs comme la colombe dans la main droite et le coffret dans la main gauche ne laissent aucun doute sur l'identité de la figure provenant et fabriquée en Béotie.

 

Le culte de cette déesse grecque de l'Amour, qui attribuera la beauté et l'attirance sexuelle et sera identifiée à Vénus dans la mythologie romaine, viendra du Proche-Orient, par Chypre et Cythère. Appelée Anadyoméné (celle qui sort de la mer) et Cypris (la Cypriote), Aphrodite fera partie des douze grands Olympiens. Elle sera souvent représentée avec un sourire aux lèvres. Les Grecs la représenteront sous la forme d'une déesse sévère et cruelle. Les Romains retiendront davantage son aspect bienveillant. Lucrèce, dans son exorde au poème "de natura rerum", l'identifie à la force suprême qui donne la vie.

 

Anatidés.c canards et cygnes

 

http://www.bernissart.be/associations.htm

Une tradition séculaire est la décapitation de l'Oie par la société des Hussards d'Harchies depuis 1816, elle-même héritière de la société Saint Eloi fondée en 1760.

Elle commémore une veille légende. Un conflit opposant les Seigneurs d'Harchies et de Pommeroeul, tourna en faveur de celui d'Harchies.

Et c'est une oie, qui fut le symbole de la rente que le Seigneur de Pommeroeul devait à celui d'Harchies.

Lors de la cérémonie, les Hussards "décapitent" d'un coup de sabre et  les yeux bandés une oie, préalablement tuée.

Dans toute l'entité de Bernissart comme encore dans de nombreux petits villages wallons, on perpétue avec bonheur une tradition régionale séculaire proche du jeu de crosse médiéval (jeu populaire) ou de notre golf actuel. Le crossage de rue est une des traditions les plus originales et les plus vraies de Wallonie : le jeu consiste à frapper une "chôlette" (balle en bois ou en mousse) avec un "rabot" (crosse), le but étant de toucher des tonneaux de bière qui se trouvent devant chaque café… Durant toute la journée, les joueurs font de petites haltes devant chaque café et, une fois la nuit tombée, se réunissent autour d'un repas typique.

Ce crossage est organisé le Mardi Gras à Pommeroeul et Ville-Pommeroeul, et le mercredi des Cendres à Blaton, Harchies et Bernissart. De nombreux groupes costumés animent cette tradition pour présenter des facettes de la vie locale (Iguanocroches, Charlotteux, Kis-Ka-Kos-Ku...)

Certaines sociétés sont aujourd’hui séculaires, comme les Kis-Ka-Kos-Ku.

Le crossage du mercredi des Cendres à Blaton en images... (édition 2007)

Habillés en pierrot lunaire !

Une activité qui remonte, selon les historiens, à l’Antiquité, et qui était toujours bien vivace au Moyen-Age. Notre crossage serait d’ailleurs l’ancêtre, non seulement du golf, mais aussi de tous les jeux de balle et de ballon, de la balle pelote au football.

Le 15 août à Pommeroeul, une procession multiséculaire composée de groupes historiques, religieux et de chars fleuris commémore le miracle qui eut lieu en l'an 1100, fait qui est à l'origine du village et de son église au curieux clocher penché.

https://www.1579.be/decapitation-oie.htm

Le dieu Égyptien Seb et son symbole, l'oie.
Le jars est l'une des formes du Dieu Geb, "le grand caqueteur".

Geb (Seb) est le dieu égyptien de la terre.
Il est le fils de Shou et de Tefnout.
Il est également le frère et époux de la déesse de ciel Nout.
De cette union, ils eurent deux fils, Osiris et Seth, et deux filles, Isis et Nephtys.

Pour la légende, Geb, désireux de succéder à son père sur le trône d’Egypte, vola l’uraeus, gage du pouvoir du pharaon.
Voulant ainsi montrer qu’il pouvait gouverner, il échoua en se faisant blesser par le cobra uraeus.
Râ le soigna et Geb fut tout de même considéré comme un bon successeur à Shou.

Geb était généralement représenté allongé sur le dos, portant souvent la couronne de la Basse Egypte. Dans ses représentations, on le trouvait en compagnie de Nout, la déesse du ciel. En général, sa peau était verte. L’oie, présente dans son hiéroglyphe était son animal représentatif.

Souvent il apparaît sur les sarcophages avec Nout tandis que le dieu de l’air, Shou, vient interrompre leur étreinte.


Dans l'Inde, l'oie occupait une position semblable ; on nous dit qu'il y avait dans ce pays des oies de Brahma, ou des oies consacrées à ce dieu.
Enfin les monuments de Babylone  nous apprennent que l'oie avait en Chaldée un caractère mystique, et qu'on l'y offrait en sacrifice aussi bien qu'à Rome ou en Égypte, car on y voit le prêtre tenant dans une main une oie, et dans l'autre son couteau de sacrifice.

Chez les Egyptiens, l’âme était représentée par une oie.


Le jars annonce de son cri la création.
L'oie solaire couve l'oeuf de la création qui met au monde l'oison, lequel symbolise l'astre rajeuni et est considéré comme le protecteur de l'enfant roi.

L'oie est l'un des 5 noms composant la titulature du roi : Sa-Ra : fils de , le hiéroglyphe "Fils de" étant représenté par l'oie sacrée. 
L'oie du Nil est la manifestation visible d'Amon-Rê.

Il y a plusieurs sortes d'oies en Egypte ancienne: l'oie grise commune (anser anser - ra en égytien), l'oie au front blanc (anser albifons ou tjerep en égyptien), l'oie du Nil (alopochen aegyptiacus ou semen en égyptien); cette dernière avait mauvaise réputation bien que fort appréciée comme gardienne.
D'autres oies one également été représentées comme par exemple l'oie à poitrine rouge.

N'oublions pas non plus que c'est en Egypte qu'on trouve le Jeu de l'Oie
Jeu typiquement égyptien, dont le but évident est de permettre à l’oie d’Amon (la chenalopex, dont le vol traverse l’Afrique du Caire jusqu’au Cap) de libérer le soleil des ténèbres.

 

Oie de Saint Martin

L'oie de St Martin dégustée par tradition le 11 novembre jour de la fête du saint, a pour légende un carnage de ces volailles par trop bavardes.

St Martin était pressenti par les habitants de Tours pour devenir leur évêque.
N'étant pas intéressé par les honneurs et préférant la vie hérémétique, il se cacha pour que les Tourangeaux ne l'amènent pas à la ville.
Mais un troupeau d'oies le dénonça par les cris bien connus de ces volatiles qui déjà dans la Rome antique avaient alerté la population.

St Martin devint donc évêque de la cité, et les oies, pour notre plus grand plaisir, payèrent chèrement leur traitrise et passèrent à la casserole ou à la broche.
Il est devennu traditionnel dans beaucoup de régions de déguster de l'oie le 11 novembre jour de la Saint-Martin;
Cette tradition est remontée vers le nord au fur et a mesure des différents exodes de population fuyant parfois certains régimes

Il faut dire aussi que c'est la bonne période pour tuer une oie de l'année, c'est encore une jeune bête, tendre, et qui a pris tout son volume sans être grasse.
Quand on sait que St Martin fut enseveli le 11 novembre 397, cette coutume de décapiter le volatile prit peut-être ses racines à cette époque lointaine, mais peut-être même avant..


Cette date du 11 novembre est peut-être aussi une réminiscence celtique de la fête de Samain, le début de la saison sombre après la saison claire.
Le nom de Samain signifiait « réunion », chez les Cletes autrefois.
C’était une fête obligatoire de toute la société celtique qui donnait lieu à des rites druidiques, des assemblées, des beuveries et des banquets rituels et dont le caractère religieux la plaçait sous l’autorité de la classe sacerdotale des druides et la présidence du roi, toute absence était punie de mort
la date du Samain fut récupérée par l'Eglise pour en faire la Toussaint.
Les travaux des champs étaient terminés, les granges pleines et le repos hivernal commençait.
Samain aujourd'hui porte un autre nom plus connu et plus populaire, c'est la fête d'Halloween

 

http://www.lahic.cnrs.fr/spip.php?article276

anthropo culture…oralité

puisque la « petite oie » désignait autrefois « les rubans, les bas, le chapeau, les gants », bref, « tout ce qu’il faut pour assortir un habit », comme on peut le voir chez nos jeunes auditeurs (D.A.F., 1694) !

L’oie n’est pas aussi « blanche » qu’il y paraît. Le bestiaire de l’oie est en fait un mixte d’innocence naïve et de fine sagesse. Ainsi, par exemple, à « l’oie blanche », humble volaille gardée par des femmes simples voire simplettes, s’opposent « les oies sacrées et vigilantes du Capitole » qui par leurs cris légendaires sauvèrent les Romains d’un antique désastre. Le motif de l’oie se rencontre assez régulièrement dans la littérature orale en général et en particulier dans les récits folkloriques à coloration carnavalesque (Van Gennep, 1947 : 960-961). La langue de l’oralité folklorique - « mère l’oye » - est elle-même fortement chargée de connotations transgressiveset si l’on mange l’oie grasse rituelle en Carnaval il est tabou de « consommer » sa mère... Ainsi l’oie est-elle souvent au carrefour du folklore, du rite et du mythe (ou de leur transposition burlesque). Quarante ans avant la composition des Histoires ou Contes du Temps passé, Mme de Sévigné (1656) raconte par exemple à Mademoiselle, nièce de Louis XIII, la légende folklorico-liturgique de la cane de Montfort : « Tous les ans, au jour Saint-Nicolas, elle sort d’un étang avec ses canetons, passe au travers de la foule du peuple, vient à l’église et y laisse de ses petits en offrande ». Cette cane fut jadis « une damoiselle qui n’allait point à la procession et qui jamais à ce saint ne porta de chandelle (...). Tous ses enfants aussi bien qu’elle furent changés en canetons et canes pour servir d’exemple aux profanes ». Et l’épistolière de conclure son récit par ce mot d’espritculturel qui marque sa distance aux rites et croyances populaires : « Ce n’est pas un conte de ma mère l’oie mais de la cane de Montfort qui ma foi lui ressemble fort » (Sévigné, 1656 (1972).

Cette légende orale christianisée, si proche de l’exemplum et de notre image,inscrit l’oie dans le bestiaire sacré et la cohorte de saintes ansériformes, saintes canes ou saintes gardeuses d’oie. Notre Mère l’Oye est proche des reines pédauques, fées aux pattes d’oies, fées mi-humaines mi-animales (Grange, 1983:139-150). La Mère l’Oye nous reporterait ainsi dans les temps mythiques où Berthe - la Reine Péd’auque - filait et où les fées filandières activaient le fuseau.

Cette « mère » s’inscrit dans un univers de filiation matrilinéaire et l’expression même « mère l’oie » désigne une parenté fictive, substitutive ou rituelle (un peu comme on pouvait parler du Roi des Coqs pour désigner le chef rituel de la Jeunesse festive). C’est ici un type de « parenté à plaisanterie » ou encore de « parentéparodique » dans la mesure où « Ma Mère l’Oye » convoque implicitement d’autres Mères, Mère de Dieu ou Mère Supérieure par exemple (Wagner, 1990 : 3-25). Mais cette filiation est aussi et surtout une proposition d’affiliation symbolique dans l’exacte mesure où les liens de consanguinité imaginaire se substituent à une consanguinité réelle. Il est question en effet de « ma » mère et non de « la » mère. Ma Mère l’Oye appartient à la lignée féminine des Mère Michel, Mère Folle et sa marotte, Mère Lusine fée filandière, Mère Gobe-Lune, Mère Gobe-Mouche et tant d’autres « Mères » du folklore. Mais c’est peut-être « la Tante Arie » qui lui ressemble le plus

La Mère (ou Commère) l’Oye conte donc à ses oisons. Cette naturalisation de la pratique langagière constitue une représentation très ancrée dans la culture paysanne patriarcale qui associe volontiers la parole au caquetage de ces femmes qui jacassent (Mougin, 2000 : 141-158). Mais ce « modèle organique » se double d’un « modèle technique » qui relie la parole des femmes aux savoirs-faire artisanaux et, symboliquement, à la re-production. C’est bien aux gestes du filage que renvoie la métaphore matricielle du fil de la parole. Or, la manipulation technique du fil est en même temps une « manipulation symbolique du fil de la vie et du temps (...) » (Belmont, 1984 : 53). Ne croyait-on pas « morte » ou « enchantée » la vielle fée filandière enfermée dans sa Tour (La Belle au bois dormant) ? Parques antiques, ces fées filandières filent d’un même geste le temps et le fil du destin .

Notre Mère l’Oye parle et file, file et parle ; le fil de sa parole qui tient son jeune public sous le charme est sans doute aussi peu embrouillé que le fil de son fuseau, bien droit et souple sous la main. Ce n’est pas une de ces « sorcières qui connaissent le pouvoir maléfique du fil emmêlé, entortillé » où se brouillent les liens et les lignes du temps. Ce n’est ni Eve, la fileuse pécheresse des manuscrits médiévaux (Cahier, 1982 : 438-439), ni l’une des redoutables commères fileuses des Evangiles des Quenouilles. Notre conteuse est une fée domestique et domestiquée. C’est une fée filandière comme le folklore européen en connaît tant. Les fées filandières et ventrières (ce sont des mères et leur tablier est un giron fertile) ont donc un rapport certain à la sexualité et aux rites de passage qui initient à la sexualité adulte. Il n’est donc pas étonnant que la quenouille soit aussi présente tout au long du scénario rituel nuptial voire du cycle des amours :

« Lors des veillées, les garçons tressent l’osier des vanneries et les jeunes filles filent une quenouille qu’elles laissent parfois tomber : le galant la ramasse, ébauchant une relation d’amour. Plus tard (...), la quenouille sera fixée, chargée de fleurs et de rubans, au lit de noces, comme pour protéger la sexualité des époux » (Segalen, 1981 : 138).

Les connotations sexuelles et phalliques de la quenouille, du fil et du fuseau sont fort claires, y compris dans l’univers des contes de fées 

 

 

http://www.sweden.se/templates/cs/CommonPage____11879.aspx

L’oie de la Saint-Martin par Po Tidholm

Cette journée est dédiée à l’oie, toutes les autres significations étant à peu près tombées dans l’oubli. Au début de novembre, les oies sont prêtes à être abattues et le 11 novembre, c’est le moment du traditionnel dîner d’oie.

Saint Martin, évêque de Tours, avait une oie pour emblème : la tradition veut que pour éviter d’être nommé évêque, il s’était caché parmi les oies mais avait été trahi par leur caquètement. Sa fête tombe en novembre, au moment où les oies sont suffisamment grasses pour être abattues. Au Moyen Âge, la Saint-Martin était une fête d’automne importante, et l’habitude de manger de l’oie ce jour-là est venue de France. La coutume était enracinée surtout parmi les artisans des villes et dans l'aristocratie.

http://www.rayons-et-ombres.fr/010-Egypte/01-Dieux/110.html

Amon est l’une des principales divinités du panthéon égyptien. Son nom Imen[2], « le Caché » ou « l’Inconnaissable », traduit l’impossibilité de connaître sa « vraie » forme, car il se révèle sous de nombreux aspects. Il est Imen achâ renou, « Amon aux noms multiples ».

Avec sa parèdre Imenet, il fait partie des entités divines de l'Ogdoade d'Hermopolis.

Sous la forme d'une oie, l’un de ses animaux symboliques, il pondit l'œuf primordial d'où sortit la vie. Sous la forme d'un serpent, il fertilisa l'œuf cosmique façonné dans les Eaux primordiales.

Pour Amon, voir aussi http://desir-egypte.ifrance.com/lettread.htm

Cette dernière fonction du dieu Amon, dieu du ciel, pourrait expliquer l’origine de sa couleur bleue. En effet, Amon apparaît souvent avec la peau bleue, la couleur de la pierre précieuse, le lapis-lazuli, couleur considérée comme la chair des dieux.

Amon, dont le nom signifie le Caché, tire de cette expression le caractère même de sa personnalité. Sa véritable nature échappe à l’entendement, il est l’esprit qui plane sur les eaux originelles, sa nature reste mystérieuse. Cela ne l’empêche pas de devenir une divinité extrêmement populaire accessible à tous les gens du peuple.

Les animaux sacrés d’Amon :

Le bélier sheft aux cornes enroulées pour son aspect fécond et reproducteur. On le retrouve dans la superbe allée de sphinx qui relie Karnak à Louxor.

L’oie smen, vraisemblablement parce que cet oiseau très prolifique apparut au commencement du monde et ainsi créateur du dieu.

 

http://mythologica.fr/egypte/geb.htm

Dieu Geb, (terre) : L'oie était son animal sacré et son symbole qui apparait dans les hiéroglyphes de son nom.

 

6 mars 2013

Briser le toit de la maison. La créativité et ses symboles Mircea Eliade

Briser le toit

6 mars 2013

Oie, Femme, Oiseau

++++ https://docs.google.com/viewer?a=v&q=cache:MIfR9eDPGO8J:rupestres.perso.neuf.fr/page0/page12/assets/Fromage_Enimie.pdf+&hl=fr&gl=fr&pid=bl&srcid=ADGEESi2KZJmGTxO_Qdej5N1a6oLSJRstZJzAnEyUYo29633VZ2Lksg2z6pukOw29-rUR_O4K44wJnhwoZ2SgQ7RKuT6xkzp5w5z18lH1zp4BdJtrDuKn4KL0seubA_Z3j4cRxk2z5ob&sig=AHIEtbRgAcldyiii-NLnuuM0fGhkcYHfFw

Patte-d'oie et pathologie

G. Grossier,
l’historien de la Puysaye, rapporte également cette remarque dans le « Bulletin de la Société
des Sciences de l’Yonne » (année 1888, 1er semestre, p.101). « Dans plusieurs communes du
canton de Saint-Sauveur, on voit des personnages qui ont dans la main droite, quelques fois
dans les deux mains, une peau dure, noire, écailleuse, appelée patte d’oie.Cette tache est
héréditaire, on dit qu’elle a été transmise à leurs descendants par des persécuteurs de saint
Pèlerin, qui le poursuivirent en lui jetant des pierres et de la boue » Peu importe ici que le
phénomène soit authentique ou non ; nous ne tirerons rien non plus de la rencontre avec Saint
Pèlerin. Notons seulement qu’avoir la patte d’oie veut dire aussi dans nos campagnes avoir
une altération de la peau noire et écailleuse, et que justement, à côté de la lèpre blanche ou
éléphantiasis, on a d’abord appelé lèpre le psoriasis dans lequel la peau se détache par
écailles, et que le mot grec « lepra » est en rapport avec le mot « lepis ». qui veut dire écaille.
Il y a donc des chances, au terme de cette analyse, pour que par l’intermédiaire de la notion
populaire médiévale fort vague de « patte d’oie » les moines érudits si édifiants du Moyen
Âge aient substitué à l’état d’oiseau des saintes pédauques l’affection cutanée de la lèpre.
Ainsi faut-il sans doute voir dans la lèpre d’Énimie l’équivalent de la jambe d’oie ou de la
forme complète. d’oiseau des Dames de Lerné, de Sambin, de Pirou ou de Guernesey. En
définitive il faudrait dire qu’Énimie est une autre Néomaye. (Neomoye?)

Femme-oiseau

Dans la « Maladie de Cuchulainn », deux oiseaux viennent se poser sur un lac, sous les
yeux de Cuchulainn. Le héros les blesse de sa fronde. Aussitôt il tombe dans une sorte de
sommeil et voit deux femmes,venir à lui. Elles lui rendent ses blessures, puis près d’un pilier
de pierre, lui donnent rendez-vous. Là il trouvera l’amour de Fand, l’épouse délaissée de

Manannan, Mac Lir ; elle s’est éprise du héros et l’a convoqué par l’intermédiaire des deux
femmes oiseaux. En simplifiant, on pourrait dire que Fand est venue sous forme d’oiseau
solliciter le héros Cuchulainn pour se dédommager des négligences du vieux Manannan.
Cuchulainn restera un temps en compagnie de Fand, puis recherché par son épouse Emer il
abandonnera la « jeune fille » fée que Manannan vient reprendre.

Le thème de l’oiseau blessé qui livre à Cuchulainn l’amour de Fand fait songer à la légende
du Meunier qui trouve à la place d’une cane qu’il a blessée sur un étang une aimable
princesse.

Par ailleurs, le schéma des deux légendes irlandaises est le même : une jeune fille en
puissance de mari dans l’au delà se transforme en oiseau pour relancer un homme qui la
poursuit et la rejoint au pays des fées et des dieux. Cette jeune femme est d’ailleurs d’une
nature mal définie, plutôt divine qu’humaine. Au reste cette question n’a guère d’importance,
car les humains qu’elle provoque se déplacent avec aisance entre le réel et l’au delà.

... 

Si nous tentons une synthèse de ces données, nous arrivons à ces conclusions. Toutes ces
dames ont forme d’oiseau lorsqu’elles arrivent au. bord de l’eau, canes, colombes ou

cigognes. Il semble que l’eau soit l’élément qui leur permette d’accéder au monde des
humains. Dans certaines traditions, elles se dépouillent pour se baigner et se révèlent en
jeunes filles pendant leurs ébats aquatiques. Dans d’autres, elles sont oiseaux évoluant sur
l’eau et ne prennent forme virginale que si elles se trouvent capturées, ou blessées. Quoiqu’il
en soit, on ne conquiert la jeune fille qui est en chacune d’elles que si on lui dérobe sa
dépouille, d’oiseau, ou si on la capture ou la blesse, quand elle a forme d’oiseau; bref à la
condition de lui faire quelque violence qui la mette à merci. Mais pour un humain une
semblable entreprise mène à une aventure fabuleuse et tout bonnement dans un monde
merveilleux, l’au delà. On peut donc déjà poser que le même être est oiseau en ce monde et
fée ravissante en l’autre.

Mais d’où arrive cette fée-oiseau et que vient-elle faire chez les hommes? C’est pour
s’éloigner d’un vieux mari de l’au

delà, aussi tracassier qu’inattentionné, et pour provoquer un jeune héros de ce monde-ci
que la fée se mue en oiseau.La forme d’oiseau et la voie d’eau sont les moyens de passage de
l’autre monde en le nôtre. Dès que la fée a incité le jeune héros à la conquérir elle reprend
forme de divine jeune fille et garde cette forme aussi longtemps que l’heureux héros est assidu
et soumis ; mais dès qu’il commet une offense ou une bévue, la belle reprend son vol et,
semble-t-il, retourne s’enfermer dans l’au delà de son vieux mari.

Il se pourrait bien que tout ce petit manège formât un cycle. Lorsque le jeune devient à son
tour inattentionné et que paraît un nouveau séduisant jeune homme, l’alternative devient un
recommencement. Ainsi la mythologie française nous conduit à approuver partiellement les
déductions de H. Hatt dans la revue des Études Anciennes (T. LXVII, n° 1 et 2, p. 97 et sqs.) à
propos de la Déesse Mère gauloise. M. Hatt écrit : « La Déesse-mère épousait, à date fixe
chaque année, le dieu céleste, pour le tromper ensuite quelques mois plus tard, en passant du
ciel sous la terre, pour s’unir d’amour avec le dieu chthonien. » La mythologie française
appuyée sur la mythologie irlandaise, semble plutôt prouver que la Déesse-Mère, éternelle
jeune fille, épouse attitrée du vieux dieu chthonien, trompait régulièrement ce dernier pour
solliciter les faveurs d’un jeune héros céleste et conquérant. Peut-être ce jeune héros devenait-
il à son tour vieux dieu chthonien et était-il trompé pour un nouveau jeune conquérant. Encore
ne faut-il pas oublier que jeune et vieux ne désignent ici que doux aspects du même dieu triple
Cernunnos.

Cette vierge combattante qui protège la cité de Tarascon contre les méfaits du Dragon évoque
plus anciennement, mais fort voisine dans les termes, l’apparition de la « Vierge au regard
farouche » qui arrêta les entreprises belliqueuses de Catumandus contre Massilia. L’épisode
conté en particulier par Justin (XLIII, 5) enseigne que pendant le siège qu’il faisait de
Marseille, la jeune colonie grecque, le chef gaulois Catumandus vit en songe l’image d’une
femme au regard farouche qui se prétendait déesse. Cette vision suffit à dissuader le meneur
d’hommes de poursuivre son entreprise. Il offrit la paix, fut accueilli dans la petite cité,
pénétra dans la citadelle de Minerve et reconnut dans la déesse grecque sa vision nocturne.
Ainsi ce chef de guerre n’avait pas osé se dresser contre l’Athéna Promachos : la vierge-

oiseau, tantôt chouette, tantôt hirondelle (s’il faut en croire Homère — Odyssée, XXII, 240 —
au moment même où elle protège et inspire Ulysse combattant), la vierge dans l’ombre du
bouclier de qui se love le serpent. Catumandus était un guerrier gaulois, il ignorait tout de la
mythologie grecque; pour qu’il ait été terrifié par une vision nocturne, il fallait qu’il y trouvât
l’image d’une divinité gauloise, d’une déesse guerrière ou défensive, sans quoi il ne se fût pas
interrompu pour si peu dans une coalition qui unissait tous les Ligures.

Il convient enfin, puisque nous faisons appel aux traditions des Gaulois, de ne point
omettre la part prépondérante que prirent les oies du Capitole au salut de la citadelle latine.
Les Italiotes sont au point de vue linguistique et mythologique les frères des Celtes,. Or dans
une action qui oppose les uns aux autres, le fait mythique prend toute sa signification. À
l’heure [page 12] nocturne où l’ennemi escaladait le flanc rocheux de la citadelle, l’oie
consacrée à Junon, ne faut-il pas entendre: l’oie Junon, se dressa seule en face de l’assaillant,
battant des ailes et poussant des clameurs de fureur et mettant en définitive le Gaulois en
déroute. De l’oie Junon protectrice du Capitole aux oies du Pirou qui accueillirent de leurs
cris d’alarme l’envahisseur normand, il n’y a pas d’irréductible distance.

... 

la légende de Sainte Énimie confirme une fois de plus que le combat qui se fait entre
le dieu chthonien et le dieu céleste a pour enjeu la Dame-oiseau.

... 

Par sainte Énimie nous avons appris de façon certaine que les Dames Pédauques faisaient
partie du même cycle mythologique que [page 18] Gargantua. Nous découvrons qu’au
Moyen-âge, les fées à patte d’oie sont devenues de malheureuses lépreuses, ce qui dans une
certaine mesure1es a rapprochées encore de leur vocation de guérisseuses. Enfin ces filles de
l’au delà ne sont pas constamment oiseaux : ce n’est que l’air qu’elles se donnent pour venir
par les chemins de l’eau provoquer un jeune héros plus amoureux que leur vieux mari.

En outre sur les lieux où sévit le Drac, erra également Gargantua et en définitive ce Dragon
n’est autre que le Géant. Il faut en conclure accessoirement, ce qui a déjà été fait par M.
Dontenville, que le Géant est tantôt dangereux, tantôt débonnaire. Enfin une autre
contradiction de Gargantua, ou du Mercure gaulois, paraît se résoudre aussi en ces lieux. Sans
doute a-t-on été quelque peu réticent sur le chapitre de la situation « inférieure » du dragon
mercurien, telle qu’elle a été définie dans les Bulletins n° LV et LVI. On a pu se faire
l’objection que le Mercure gaulois est attesté par de nombreux faits archéologiques, habitant
des hauteurs et point seulement des sites inférieurs. À Beauvais même, le. fanum du Mercure
barbu, localisé et fouillé par notre confrère J.Cartier, se dresse au haut du coteau en un lieu
appelé Mahon. La fuite, du Drac nous explique cette position élevée. Le dragon inférieur tend
dans sa lutte à gagner les hauteurs, et c’est sur une hauteur qu’il est rejoint et vaincu par son
rival céleste. Ce haut lieu qui marque une phase cruelle du duel des deux dragons a été,
semble-t-il, consacré aussi bien au vainqueur qu’au vaincu, pour la raison probable que
vainqueur et vaincu ne font qu’un, puisque ce sont deux tendances du même dieu, et que cette
victoire est celle, dans le déchirement du tricéphale, du renouveau sur le passé. Là haut, le
dieu a sacrifié le vieil homme qui était en lui pour affirmer sa jeunesse.

Légende de la cane de Monfort

http://farfadet.home.free.fr/sommaire.htm

6 mars 2013

Coupe de Jamshid, Graal, Coupe de Salomon

Coupe de Jamshid et Graal (lien +++)

http://www.graal-initiation.org/Shanameh-le-livre-des-rois-Iranien.html

Composé vers l’an 1000 par le grand poète Firdoussi et comprenant 50.000 vers, le Shâ-Nâmeh est aussi considéré et connu en Iran que l’Odyssée d’Homère ou La Divine Comédie de Dante en Occident.

Le Livre des Rois est une gigantesque épopée sur les temps anciens où de sages princes conduisaient leurs peuples de façon juste et portèrent leur civilisation à un immense épanouissement. On rapporte de Jamshid, le quatrième roi de cette période, que son trône flottait dans l’air et qu’il possédait une coupe magique à sept cercles. Dans la mythologie de la Perse cette coupe est connue comme la Coupe de Jamshid. Plus tard elle fut appelée La coupe qui reflète l’univers.

Le roi Jamshid n’est pas une invention de Firdoussi. Ses descriptions du passé iranien et de ses dix-sept premiers rois ont pour fondement l’oeuvre de Zoroastre (env.628-551 av. J.-C.) qui propagea en Perse l’enseignement monothéiste d’Ahura Mazda et de son adversaire Ahriman. Jamshid est l’ancien roi Yima des traditions zoroastriennes, qui remontent à la préhistoire de l’Inde.

Le règne de Yima est connu comme l’Age d’Or où n’existaient ni maladie ni mort. C’était un prince juste et sage surnommé le Bon Berger. Le nombre d’immortels s’accrut tellement vite sous sa direction qu’il décida d’agrandir la Terre trois fois. Mais le démon Mahrkusha envoya un terrible raz-de-marée suivi d’étés torrides qui provoquèrent une sécheresse telle que seul Ahura Mazda put empêcher l’extermination des humains.

On dit que c’est l’orgueil de Yima qui provoqua la catastrophe. Il se serait détourné de son Créateur et enfermé dans l’erreur. L’Age d’Or se termina et Yima devint mortel. Dès qu’il propagea ses fausses idées, la Lumière de Gloire (Xvarnah) se retira. Selon les Iraniens tous les rois légitimes possédaient cette lumière.

Kay Khosrou, comme Perceval, se donne pour objectif de rétablir la justice divine originelle.

Ce mythe séculaire présente la phase du développement de l’humanité durant laquelle les prêtres-rois existaient encore. L’humanité était alors guidée par ces rois qui possédaient la Coupe de Jamshid ou Lumière de Gloire. Ils étaient reliés à l’Esprit de Dieu et avaient pour tâche de protéger leur peuple grâce à une société juste et ordonnée afin qu’il puisse se développer.On retrouve la description d’une telle prêtrise royale dans l’Egypte antique.

 

http://paranormal-esotemyst.forumactif.com/t228-coupe-de-jamshid-une-legende-ou-une-realite

Réf +/-

La Coupe de Jamshid (aussi appelée Jaam-e Jam, en persan: جام جم) est une coupe permettant l'art divinatoire qui, d'après la légende fut possédée pendant longtemps par les dirigeants de la Perse antique. On dit qu'elle était remplie d'un élixir d'immortalité et était utilisée pour la vision divinatoire. La légende dit que le monde entier pouvait être vu dans la coupe, qui révélait toujours la vérité. On dit qu'elle fut trouvée dans les fouilles de Persépolis. Nombreux sont ceux qui attribuèrent le succès de l'empire Perse à la possession de cet objet.

 

http://www.lemondedesreligions.fr/archives/2006/05/01/la-quete-du-graal-suite-1,8173503.php

la mystérieuse coupe du roi Jamshîd, souverain primordial de l'antique Perse. A l'origine, selon le Livre des rois de Ferdowsi, grand poète épique iranien (xie siècle), cette coupe (jam-e, en persan) de Jamshîd est à la fois le « miroir du monde », ouvrant sur les mystères de l'univers visible et invisible, et le récipient ayant seul pouvoir de recueillir « l'eau de la Vie », symbole de sagesse divine et d'éternité spirituelle (2). Selon la tradition iranienne, Alexandre le Grand ne serait ainsi venu en Perse que pour acquérir cette coupe de sagesse, sans y parvenir faute d'une élévation spirituelle suffisante.

Ici, la quête spirituelle ne vise pas à combler un manque de divin, mais à trouver la parfaite harmonie, comme celle du yin et du yang, symbole de l'union avec le Tao qui est le principe de toutes choses. « L'immortalité taoïste est difficilement compréhensible, souligne Eulalie Steens, sinologue et auteur d'un Dictionnaire de la civilisation chinoise (4). Il ne s'agit pas de rejoindre, au-delà de la mort, ses semblables auprès de Dieu. D'une certaine manière, les sages taoïstes ne meurent pas. Ils disparaissent, en se fondant dans le Tao. »

 

Sens figuré du miroir (Le héros aux 1001 visages, Campbell)

Le monde en tant que manifestation de la création est le miroir (apparence reflétée) du dieu (voir au sujet du héros Ajurna mythe indien) env p 206

 

http://www.lexpress.mu/services/archive-91843-miroir--.html

Dans les anciennes traditions, chinoise, bouddhique, le miroir symbolise la révélation de la vérité – ce qui renvoie à cette tournure moderne : « ne plus pouvoir se regarder dans son miroir », ne pas avoir la conscience en paix. Ce rôle de révélateur, on le trouve dans le « miroir magique » trame de nombreux contes. Ainsi, dans « Blanche-Neige et les sept nains », la « méchante reine », interrogeant son miroir sur sa jeunesse déclinante... D’où l’idée que le miroir détient un pouvoir de connaissance et de sagesse. Car il est la copie terrestre du soleil – il en a l’éclat ; mais aussi de la lune, car il réfléchit la lumière venue d’ailleurs. 

Pour la Chine ancienne, symbole lunaire du féminin, il est l’emblème de la reine ; le miroir brisé signifiant la séparation. Il faut se souvenir ici du « cercle plein » que forment le Yin et le Yang. C’est en effet à la pleine lune que l’union de l’homme et de la femme a des chances d’être la plus harmonieuse. Au Japon, le miroir a un caractère sacré, reflet de la pureté intérieure. 

Le recours au Miroir magique comme moyen de divination remonterait à un usage de l’ancienne Perse, et du chamanisme asiatique. On trouve aussi cet usage en Afrique, au Congo, au Bénin. Les signes spontanés dessinés sur une surface aquatique ont valeur de présages.

Le légendaire iranien décrit la « Coupe de Jamshid » comme un miroir.

 

http://lucid-state.org/forum/showthread.php/10266-Atelier-gnostique/page3

Dans la littérature islamique, la coupe de Jamshid, roi légendaire d’Iran, est en réalité un miroir qui permet de lire le passé, le présent et l’avenir. Elle symbolise à son tour le cœur de l’initié.

Le Cœur étant symbolisé par un miroir - en métal, jadis - la rouille symbolise le péché et le polissage du miroir sa purification. 

Dans la Grèce antique, le miroir était aussi le signe de l’initié aux Mystères. Sur certains vase, le Dieu des Mystères, Dionysos, est représenté un miroir à la main. Souvent, il le tient derrière le dos de quelqu’un - dévoilant ce qui est caché - ou le présente à celui-ci, afin qu’il y voie l’image de son âme divine.

 

http://rosamystica.kazeo.com/le-sceau-de-salomon/le-sceau-de-salomon,r249274.html

Autre attribut iconographique du roi Salomon, contesté à l'évidence par l'orthodoxie musulmane mais pas par la chrétienne qui y voit l'unité avec la divinité : le gobelet. Le souverain assis sur son trône, tenant un gobelet et écoutant les sons du luth est une représentation courante dans toutes les civilisations, de l'Espagne à l'Afghanistan. Des gobelets royaux (dont l'un, remontant vraisemblablement au VIIe siècle, faisait partie du trésor des rois de France et était désigné sous le nom de Coupe de Salomon) décorés d'hexagrammes étaient produits dans les pays musulmans.

 

Coupe de Salomon

http://fr.wikipedia.org/wiki/Art_sassanide

la coupe de Salomon, qui appartenait au trésor de Saint-Denis déjà du temps de Charles le Chauve et constitua peut-être un cadeau d’Haroun ar-Rachid à Charlemagne. Elle est actuellement conservée au cabinet des médailles de la Bibliothèque nationale de France. Cette œuvre se compose d'un médaillon central en cristal de roche avec le roi de face trônant sur un lit de repos à pieds en forme de chevaux ailés. Il tient une longue épée devant lui, dans une position caractéristique des sassanides. Sur les côtés se trouvent des camées à face lisse et revers en relief enchâssés dans une monture d’or, avec du verre vert entre les pierres et des grenats sur le pourtour. La coupe repose sur une base annulaire en or. Les date et o rigine de cet objet sont mal définies. Il vient peut-être d'Asie centrale, même s'il semble plus probable qu'il soit sassanide. L'analyse de la couronne situerait sa production entre les règnes de Kavadh Ier et de Khosro II (488-628).

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6 mars 2013

Merlin sorcier enchanteur,

http://www.gutenberg.org/files/14792/14792-h/14792-h.htm

La sorcellerie Charles Louandre, 1853

Lorsque l'Évangile se fut propagé dans le monde romain, et qu'il eut renversé les autels des dieux païens, on vit se produire un phénomène étrange. Parmi les nouveaux chrétiens, un grand nombre acceptant, comme un fait réel, l'existence des divinités de l'Olympe, considérèrent ces divinités comme des démons; la croyance se répandit que Satan ligué avec tous ces vaincus du passé contre le vainqueur de l'avenir, animait d'une vie factice leurs idoles mourantes, et Salvien s'écria tristement: «Le démon est partout, ubique dæmon.» Les folies du vieux monde firent invasion en se modifiant dans la société nouvelle; à la chute du paganisme, ses rites, ses formes cérémonielles multiples et variées, se convertirent en pratiques superstitieuses, en magie; Diane devint le démon Dianum, et conduisit les femmes au sabbat, comme Mercure avait conduit les âmes dans le royaume des ombres. L'influence de ce que l'on pourrait appeler l'agonie de l'idolâtrie sur les sciences occultes du moyen âge est un fait évident et incontestable, et qui se produisit en même temps pour le polythéisme et le culte druidique. On sait qu'au Ve siècle une sorte de résurrection de ce culte se manifesta dans la grande et la petite Bretagne. Déshérités de leur antique puissance comme Jupiter et Vénus, les bardes furent également adoptés par les superstitions populaires, et l'on vit paraître alors un être intermédiaire entre le magicien inspiré et savant de la théurgie antique et le sorcier des démonographes. Cet être, d'une nature supérieure à celle de l'homme, et qui se rapproche des génies de l'Orient, c'est l'enchanteur, dont nous allons parler avec quelque détail à cause de la place qu'il occupe dans la tradition et la littérature du moyen âge.

Le type le plus parfait de l'enchanteur du moyen âge, c'est Merlin, personnage réel, qui vécut, on le sait, au Ve siècle dans la Bretagne armoricaine, et que l'on retrouve partout, à travers le moyen âge, dans l'histoire, la légende, la poésie et les romans chevaleresques. Les voix prophétiques qui avaient parlé si longtemps dans les vieilles forêts de la Gaule, ne pouvaient se taire tout à coup. Aussi Merlin est-il prophète. Fantastique incarnation des dernières traditions du druidisme, de la mythologie Scandinave et du polythéisme, il défend la nationalité bretonne comme Velléda défendait sa patrie germaine. Il aide Arthur dans ses longues luttes contre les Danois, comme Ulysse aidait Agamemnon de ses conseils et de sa sagesse. Dans sa transformation nouvelle, il garde les vieilles habitudes de l'idolâtrie celtique. Il aime les fontaines, d'eau vive perdues dans les bois, les chênes centenaires; et, comme les dieux de l'Edda, il a son loup familier qui va chasser pour lui. Les astres, ses confidents habituels, lui révèlent tous les secrets de l'avenir, la destinée des rois et celle des peuples. Il sait tous les mystères de la création, il connaît tous les esprits qui président à l'harmonie des sphères. Si l'on en croit l'un de ses biographes, Robert de Borron, qui écrivait au XIIIe siècle, Merlin était né d'une religieuse et d'un démon incube…

l'enchanteur fut vaincu: Viviane surprit tous les secrets de son art, et Merlin, sentant qu'il allait quitter le monde, se rendit auprès du roi Arthur pour lui donner le baiser d'adieu. Puis il alla trouver maître Blaise, qui l'avait élevé. «Adieu, maître Blaise, lui dit-il, je vous donne une grande tâche. Recueillez les souvenirs de ma vie, mes révélations sur l'avenir, et transmettez-les par un livre à ceux qui vivront après nous.—Je vous le promets,» dit maître Blaise. Le livre, en effet, fut écrit; et ces prédictions de l'enchanteur, devenues au moyen âge les oracles de l'Angleterre, ont été consultées, invoquées par elle à tous les moments solennels de son histoire.

L'enchanteur, en quittant maître Blaise, se rendit auprès de Viviane; et celle-ci, qui le voyait triste, et craignait une séparation, lui demanda comment on pouvait retenir un prisonnier sans lui mettre des fers et sans l'enfermer dans une prison. Merlin lui donna pour cette opération une formule magique; fatale indiscrétion qu'il devait expier bientôt! Le soir, en se promenant dans la forêt de Brocéliande, il se reposa au pied d'un buisson d'aubépine, et s'endormit. Viviane alors détacha sa ceinture, et, traçant avec cette ceinture un cercle autour de lui, elle l'enferma pour toujours dans une enceinte sans issue. Une tour indestructible, dont l'air même avait cimenté les pierres, s'était élevée sur la ceinture et avait enfermé Merlin jusqu'à la fin des siècles.

Depuis ce jour, la forêt de Brocéliande étend sur la tour ses rameaux qui ne se flétrissent jamais, et Viviane veille au pied des murailles, comme cette pieuse matrone qui garde le tombeau du roi Édouard, et qui tresse sur le front de ce saint roi des cheveux dont la mort n'a point arrêté la croissance. Quant à Merlin, il est toujours vivant et captif, et le voyageur, en passant dans les verts sentiers de Brocéliande, l'entend soupirer dans sa tour.

On le voit par ce qui précède, les enchanteurs, dont Merlin est, comme nous l'avons déjà dit, le type le plus parfait, les enchanteurs ont une tout autre physionomie que les sorciers. L'enchanteur est un être surhumain, qui a reçu, en venant au monde, un pouvoir surnaturel; c'est le frère des génies et des fées; les sorciers sont tout simplement des hommes. L'enchanteur fait indistinctement le bien et le mal; le sorcier ne fait que le mal. L'enchanteur est vénéré par les peuples, célébré par les poëtes; le sorcier est méprisé par tout le monde. En un mot, l'enchanteur est un personnage célèbre transfiguré par la légende, Aristote, Virgile, ou Merlin, et le sorcier une espèce de truand, qui n'est bon qu'à brûler ou à pendre. Les enchanteurs, du reste, ont toujours été beaucoup plus rares que les sorciers, et l'on vit un duc de Savoie dépenser en pure perte cent mille écus pour en trouver un.

Les forêts surtout jouent un grand rôle dans les traditions magiques, et quand elles sont possédées ou habitées, soit par des sorciers, soit par des enchanteurs, elles prennent le nom de forêts enchantées. Il en est souvent parlé dans la Jérusalem du Tasse. La plus célèbre en France, était celle de Brocéliande, que nous avons mentionnée plus haut à l'occasion de Merlin, et dont la forêt de Lorges comprend encore quelques débris. Les bêtes venimeuses et les mouches qui nuisent au bétail ne pouvaient vivre sous ses ombrages. On trouvait au centre de cette forêt la fontaine de Bellenton, auprès de laquelle le chevalier Pontus fit sa veille des armes, et près de la fontaine une grosse pierre, nommée le perron de Bellenton. Chaque fois que dans le pays on avait besoin de pluie, pour les biens de la terre, le seigneur de Montfort se rendait à la fontaine; il arrosait la pierre avec l'eau de cette fontaine, et le jour même, de quelque côté que le vent ait soufflé, il tombait des pluies si abondantes et si tièdes que la terre en était fécondée pour longtemps.

 

Egrégore

http://agentssanssecret.blogspot.fr/2012/05/la-realite-des-egregores.html

Article très détaillé, rien sur Merlin

 

Synthèse / Merlin archétype

http://site.yunasdestiny.net/web/index.php?option=com_content&task=view&id=128&Itemid=152

 

Merlin continue ses prophéties après sa disparition (Note 1)

http://books.google.fr/books?id=JNDOggHR23cC&pg=PA259&lpg=PA259&dq=Tombeau+de+Merlin,+enserrement+de+Merlin&source=bl&ots=gLdU8WuG9I&sig=rLecg__coTiNzyiY35CIcmnRHh8&hl=fr&sa=X&ei=mByEUNToDdCV0QWSoIG4BA&ved=0CDoQ6AEwBA#v=onepage&q=Tombeau%20de%20Merlin%2C%20enserrement%20de%20Merlin&f=false

 

P52 Merlin et l'individuation

http://books.google.fr/books?id=dGZPnVz9hbsC&pg=PA42&lpg=PA42&dq=Merlin+est+un+arch%C3%A9type&source=bl&ots=sp1jozn0Ki&sig=dSiiN_qWM5N8Bgy3h10SliayrE0&hl=fr&sa=X&ei=5ZduUKDlHamH0AXv7oHgCA&ved=0CD0Q6AEwBQ#v=onepage&q=Merlin%20est%20un%20arch%C3%A9type&f=false

P69 70 portes et fenêtres…

 

 

6 mars 2013

Site antique, géométrie et archéologie

http://terremysterieuse.doomby.com/pages/archeologie-mysterieuse/geometrie-et-astronomie-sur-le-site-de-tre-camini-a-comes.html

La récente découverte du "Grand Cercle de Cômes", dans la localité de Tre Camini- Ravona à l'ouest de Cômes, remontant à la culture de Golasecca, a posé certaines questions interessantes du point de vue archéologique, avant toute autre celle de sa fonction réelle. Déjà à partir d'un premier examen exécuté par la Professeur Iorio de la Surintendance Archéologique de Lombardie, le résultat évident est que la seule fonction possible pour cette ouvrage ou du moins celle qui paraît la plus probable (à l'état actuel des recherches nous n'en connaissons pas d'autres qui soient raisonnablement possibles) est celle d'un lieu sacré où des observations astronomiques étaient faites durant une période chronologique qui s'étend entre le VIIe et le le VIe siècle a.C., époque de grand développement de la Culture de Golasecca dans la région de Cômes.

...

Le site de fouilles dirigé par la docteresse Iorio de la Surintendance Archéologique de la Lombardie a montré que l'ouvrage est caractérisé par une structure très particulière formée de deux rangées de pierres distantes d'environ 1,80 m qui délimitent deux cercles concentriques, d'environ 69 et 67m respectivement, au centre géométrique desquels est situé une plate-forme circulaire d'environ 27m de diamètre qui montre un pavement de galet sur la demi lune nord, tandis que sur la moitié méridionale le pavement est absent et est substitué par un remblai de terre battue de couleur sombre qui en délimitait parfaitement le profil semicirculaire.

6 mars 2013

Merlin, St Blaise, Esplumoir de Merlin, Excalibur

Merlin et maître Blaise: Blaise est un double de Merlin, voir même un jumeau dans ce texte:

http://fr.wikipedia.org/wiki/Merlin_%28magicien%29

http://books.google.fr/books?id=n36g6eU7KpEC&pg=PA25&lpg=PA25&dq=Merlin+et+ma%C3%AEtre+Blaise&source=bl&ots=IJ84xUpMzF&sig=Xjh7l9l7oj74UT_BKPo90Bb7GvY&hl=fr&sa=X&ei=2ax6UM7uAeTK0QXy3YDwCw&ved=0CFAQ6AEwCDgK#v=onepage&q=Merlin%20et%20ma%C3%AEtre%20Blaise&f=false

 

St Blaise http://www.bldt.net/Om/spip.php?rubrique11

Id, ours, lumière http://carmina-carmina.com/carmina/Mytholosaints/blaise.htm

Loup, Lug, Lumière http://encyclopedie.arbre-celtique.com/viewtopic.php?p=27986&sid=498f1f577c1adb25ab2cfd5d13db9e7d

 

http://levy.veyrier.daniele.free.fr/spip.php?article49

Rabelais pour son Gargantua se serait inspiré d’un personnage populaire très ancien, descendant du dieu Celte Belenos qui signifie "brillant" (appelé aussi Bel, Belenos, Belinus ou Belin) et qui était un dieu guérisseur, dieu des sources , des eaux vives bouillonnantes et sanctuaires prophétiques.

La racine "Gargan" viendrait de gar (avaler, dévorer) et se retrouve dans garganta (gorge en espagnol), dans gargouille, gorgone...Gar renverrait également à l’idée de pierre. On trouve également un personnage légendaire appelé Bel-Gargan (Belenos et Gargantua) Rabelais fait naître Gargantua le 3 février.

Saint-Blaise Est la christianisation de ce Dieu Celte Belenos. Il est le patron des bâtisseurs et des tailleurs de pierre et des maux de gorge. On le fête de 3 février, jour où il fut décapité. Donc Gargantua/ Belenos nous mène à St Blaise/Belenos, St-Blaise à Blez/Loup, aux Tailleurs de pierre.

Lug tricéphale, (ou a jumeau), surnom Longue main, ou "au bras long"

http://www.lodace.net/ddd/c/llug.htm

Tricéphale http://compilhistoire.pagesperso-orange.fr/celtestheonymes.html#l

+++http://www.arbre-celtique.com/encyclopedie/dieux-et-divinites-456.htm

 

Main de Lug (ou bras)

http://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-00609745/en/

 

http://www.bldt.net/Om/spip.php?article281

Ainsi, ils sont trois, veillant comme le "triban" des Druides : Merlin qui va dans le monde et participe à l’action, Blaise l’ermite, le scribe, celui qui préserve et Taliesin, le barde, celui qui chante l’essence de la Vie 

 

http://lecheminsouslesbuis.wordpress.com/

Merlin des Bois …

Le cycle des saisons

Les principaux épisodes de « la Vie de Merlin » suivent d’assez près le cycle des saisons:

1) le texte débute par l’évocation d’une bataille estivale qui voit la défaite de l’armée de Merlin

2) la défaite militaire est pour lui le début d’une période de folie qui dure jusqu’à l’hiver

3) capturé et ramené de force à la Cour, Merlin se livre à une première prédiction à l’époque où les feuilles tombent des arbres, puis après une incontrôlable crise d’hilarité, il prédit trois morts apparemment différentes pour un seul et même personnage

4) plusieurs années passent. Il retourne dans la forêt et aperçoit un jour dans les astres le remariage de sa femme. Monté sur un cerf il encorne son rival avant d’être capturé une seconde fois

5) il profère deux nouvelles prédictions qui se vérifient, aussitôt avant de rejoindre dans sa forêt une demeure spéciale, véritable observatoire astronomique, qui lui permet de mieux connaître les secrets du temps et de la destinée

6) au printemps, l’apparition « miraculeuse » d’une source va permettre à Merlin de guérir de sa folie. Une longue discussion avec Taliesin traite des questions de cosmologie. L’apparition d’un troisième personnage (Maeldin, guéri lui aussi de sa folie) constitue à la fin de « la Vie de Merlin », une
triade de devins. Le texte se conclut sur les prophéties de Ganieda, sœur de Merlin, qui décide à son tour de vivre dans la forêt en compagnie des trois devins.

La Guerre perdue.

La folie de Merlin est présentée comme la conséquence directe d’un désastre militaire. Incarnant primitivement la souveraineté sous son double aspect (guerrier et magique), Merlin se trouve dépossédé par sa défaite de la souveraineté guerrière et doit désormais se contenter de la seule souveraineté magique.

Tout concourt à faire de la mélancolie furieuse de Merlin une maladie saisonnière, liée au cycle des saisons et plus particulièrement au 1er mai.

Merlin, homme sauvage.

Dans l’univers celtique, la forêt est un sanctuaire, un lieu de résidence des divinités. Par sa folie, par son séjour sylvestre, Merlin se rapproche de la divinité. Il devient l’authentique divinité des bois. De plus il lui arrive d’utiliser des cerfs comme monture , et durant l’hiver, il vit en compagnie d’un loup gris, ce qui le rattache au chamanisme. Le loup est maître Blaise, scribe de Merlin, en fait son double, comme le loup est le compagnon de l’Homme Sauvage. Et puis Merlin, à sa naissance, est velu comme un ours.

Les analogies Taliesin-Merlin sont très nombreuses, à un point tel qu’il est sans doute possible de les considérer comme deux aspects d’un seul et même être mythique.

Merlin n’appartient pas seulement à la forêt, il est lui même le Forêt. Il est la Nature à lui seul parce qu’il en incarne les mouvements secrets et l’énergie première. Il porte en lui le rythme des saisons et le principe même du temps (et l’homme sauvage est lié à une symbolique de la royauté alternative).

La première prédiction.

Capturé et ramené de force à la Cour, Merlin se met à prophétiser (il dit l’avenir) avec un rire étrange. Certains y voient un lien avec saint Hilaire (le « gai », le « rieur ») lui même lié à saint Martin dont le nom serait phonétiquement rapprochable de Merlin (tant il est bien montré que les chrétiens ont tout fait pour s’accaparer les vieilles divinités païennes, les fêtes, les mythes et les légendes qui sont pourtant totalement étrangers à leur univers)

Suite

http://lecheminsouslesbuis.wordpress.com/tag/blaise/

Les 3 bardes, Merlin, Taliésin…

Merlin cocu.

Ce cocuage prend certainement place à une date rituelle de l’année et le fait qu’il sorte de sa forêt monté sur un cerf, et en jette les cornes sur son rival, accentue cette probabilité… calendes d’hiver ? (des déguisements païens en cerf au 1er janvier sont attestés). Et symbolisme très riche de l’animal, étroitement relié au cycle du temps.

La guérison de Merlin.

En goûtant l’eau d’une source nouvelle qui vient de jaillir, Merlin retrouve alors son ancien ami Maeldin, devenu fou, empoisonné par un fruit. Il le guérit aussi avec l’eau. Merlin, Taliesin, Maeldin décident alors de vivre ensemble dans la forêt avec la sœur de Merlin, Ganieda qui, désormais, prophétise à leur place (avatar de la Grande Déesse honorée à Imbolc ? : lustration, etc…?) 

Le récit d’une « chute » ? Les « Trois fautes du Druide »: défaite militaire de Merlin (incapacité guerrière qui renvoie à la 2ème fonction), défaite sexuelle (Merlin cocu, disqualifié pour la 3ème fonction qui induit fécondité), défaite sacerdotale (Ganieda le dépossède de son pouvoir prophétique: disqualifié sur le plan de la 1ère fonction).

 

 

Triade celte des devins, sens / Ganiéda, réf aux Divins personnages

http://books.google.fr/books?id=n36g6eU7KpEC&pg=PA42&lpg=PA42&dq=Merlin+blaise+et+Tali%C3%A9sin&source=bl&ots=IJ84xWjLzM&sig=JjQ6DBEqO3UASTjGrK78ngCrVZo&hl=fr&sa=X&ei=K-N6UPjuMsTS0QXV24CgCA&ved=0CEMQ6AEwBQ#v=onepage&q=Merlin%20blaise%20et%20Tali%C3%A9sin&f=false     = Le devin maudit: Merlin, Lailoken, Suibhne. Textes et étudepublié par Philippe Walter

Merlin, l'enchanteur romantique Par Julie Bouchard

http://books.google.fr/books?id=hL91DXXXrfkC&pg=PA12&lpg=PA12&dq=Merlin+instigateur+de+la+qu%C3%AAte+du+Graal&source=bl&ots=RHgcs-rNaC&sig=XaSyq-bSLPtnlbJW9dd3U2Ut0xw&hl=fr&sa=X&ei=3-l6UPPXKOWM0AX4rYGQCQ&ved=0CE4Q6AEwBw#v=onepage&q=Merlin%20instigateur%20de%20la%20qu%C3%AAte%20du%20Graal&f=false

 

Blaise et loup http://konrad.over-blog.net/pages/Le_Graal-2213158.html

les Templiers vouaient un culte particulier à saint Blaise et que le loup en alchimie figure le Saturne des philosophes, c'est-à-dire le père des dieux, Chronos, principe de la tradition primordiale. Blaise, Blasios signifie en grec avoir "les pieds en dehors" rappelle Hephaïstos, le Dieu du feu et de la forge, et des cabires alchimistes.

Aventures du Graal : bon résumé

 

Esplumoir de Merlin : lieu de retraite où le Prophète s'était retiré du monde. Il y restait à la disposition de ceux qui avaient besoin, en particulier les chevaliers en quête du Graal.

Merlin promet de continuer à transmettre sa prophétie après avoir disparu de ce monde.

La tombe de Merlin plus tard sera imaginée comme le siège de son oracle perpétué. 

http://books.google.fr/books?id=JNDOggHR23cC&pg=PA259&lpg=PA259&dq=Tombeau+de+Merlin,+enserrement+de+Merlin&source=bl&ots=gLdU9WtEdK&sig=JmgEh0nDRLXoxdzhabn52gQ2jx4&hl=fr&sa=X&ei=sp6FUPyMI6We0QXEr4HgBA&ved=0CDoQ6AEwBA#v=onepage&q=Tombeau%20de%20Merlin%2C%20enserrement%20de%20Merlin&f=false

 

Résumé complet et excellent / Merlin et Graal

http://www.lemondedesreligions.fr/archives/2006/05/01/la-quete-du-graal,8173203.php

Bon début / histoire de Merlin, à suivre

http://raconte.forumactif.com/t213-merlin-et-la-quete-du-graal

 

http://terremysterieuse.doomby.com/pages/archeologie-mysterieuse/excalibur-le-graal-et-merlin.html

Excalibur 

Thomas Mallory dit que cette dernière a été forgée par Merlin, et qu'après la mort d'Arthur c'est lui qui l'ait emmené à Avalon. Pour l'auteur anonyme de La Mort d'Arthur, elle aurait au contraire été jetée par Perceval dans le lac et restituée ainsi à la Dame du Lac.

Dans sa version la plus juste (la celtique) c'était symboliquement l'équivalent de la lance. Comme nous avons vu pour les Celtes, en effet, la lance était la lance di Dieu Lugh, qu'il avait donné aux hommes. Cette identification toutefois subit une nouvelle transformation quand - sous l'influence de la mythologie germanique - elle finira par se confondre avec la lance de Odhinn, sur laquelle sont gravées les runes du destin. Pour entrer en sa possession Odhinn resta empaler pendant sept jours et septs nuit avec pour conséquence la perte d'un oeil.

Des traditions ésotériques plus tardives veulent qu'Excalibur ait été protégée par une secte ésotérique dite des "Frères Initiés" (Peut-être les Rosecroix). La secte aurait laissé trois indices en forme de croix à Glastonbury, dans le dôme de Modène et dans celui de Otrante ; sur toutes les croix apparaît l'inscription "Hic iAcet Arturius rex in insulA Avalonia" ; la combinaison des ces croix donnerait lieu à un acrostiche dans lequel le A semble indiquer le cercle de mégalithe de Stonehenge.

Il est un fait que la tradition de l'"épée dans la roche" appartient aux coutumes des chevaliers huns et sarmates ; les Huns et les Sarmates avaient eu des contacts avec le monde occidentale en fournissant des troupes auxiliaire aux romains. la légende était ainsi passée en occident et, peut-être, directement en Bretagne.

Tous les peuples avaient pour habitude d'enfoncer l'épée dans la terre pour la mettre en communication directe avec les courants de force de la Grande Mère.

L'épée se chargeait de magie, modifait, pour ainsi dire, sa propre structure, devenait "magique" et rendait invincile celui qui l'empoignait et c'était, pour un guerrier le signe du commandement.

En effet la caractéristique d'Excalibur était d'être "l'épée des Rois", qui rendait invincible mais pas invulnérable (c'était sa gaine qui protégeait le roi de la perte de sang par ses blessures)…

Le signe de l'avènement de la rédemption sera la disparition du Graal et de l'épée qui retourne à Avalon (la Terre des Tuathas, des dieux) ou à la Dame du Lac (le ventre de la terre ou à l'eau primordiale pour se purifier).

Ce n'est que de cette manière que l'iscription "hic iacet Arcturus rex quondam in insua Avalonia" assumera la signification d'une promesse de renaissance.

Voir suite+

 

http://www.esplumoir.fr/

L'épée Excalibur vient du soleil et son fourreau guérit toutes les blessures qui ne sont pas d'amour

6 mars 2013

Religion indo-européenne

Religion, Culture indo-européenne +++

Jour, importance de l'aurore, indo-européens, ( Mégalites, Pléïades : au 2/3)

http://vouloir.hautetfort.com/archives/category/histoire/index-12.html/

6 mars 2013

Megalithes, peuplement indo-européen, cardium, rubanné

Orientations http://newsoftomorrow.org/histoire/constructions/howard-crowhurst-principes-de-larchitecture-megalithique

http://www.lieux-insolites.fr/morbihan/alignements/carnac.htm

http://www.megalithes.info/comprendre-les-megalithes/soleil-lune

 

http://www.megalithes.info/comprendre-les-megalithes/saint-michel-sainte-barbe

27° = Déclinaison minimale de la lune, 8 mai (St Michel autrefois), Coucher de soleil ce jour-là sur l'axe de 27°

 

Vidéo http://www.dailymotion.com/video/x9wg8e_les-megalithes-vues-a-travers-googl_tech

H Crowhurst

 

http://www.hist-europe.fr/Prehistoire/megalithe.html

- Vers 4530 avant J.C., des peuples Cardiaux, venus probablement par le Portugal et l’Espagne, plutôt que par le sud de la France, s’établissent en Vendée et en Charente.

- Entre 4000 et 3800 avant J.C., des Rubanés, originaires du Bassin Parisien, viennent en Bretagne. Le mélange de ces deux peuples va donner naissance à la civilisation des mégalithes.

- 3800 / 3400 avant J.C., les Rubanés dominent les côtes atlantiques et y construisent de longs tertres funéraires.

- 3600 / 3200 avant J.C., début des constructions de menhirs et dolmens le long des côtes atlantiques.

 

Origine indo-européenne des peuples des mégalithes

http://www.wikistrike.com/article-l-histoire-occultee-des-peuples-europeens-68590949.html

En bref http://www.paleologos.com/leshomme.htm

 

Indo-européen

https://docs.google.com/viewer?a=v&q=cache:o0BYVLfznIoJ:racines.traditions.free.fr/indoeuro/indoeuro.pdf+&hl=fr&gl=fr&pid=bl&srcid=ADGEEShsWAzKt61kGW6k0wyyaKpoqIJ34eA-HpkAXa71vx25_W9sYcZdh-EzvWZ7-aQNwo1UJUyn9PYjPxIm5FdRXh3fjAHzPE_1PbP2dDWymw0DPgUdcYKunBxu2U3tpqJuNCj04RYN&sig=AHIEtbTFOsO-HBMqGw2ucnf3Z9OW2Kns1Q

C'est entre le 5° et 3° millénaire : origine commune des indo-européens

2° millénaire, civil proto-historiques diversifiées dont st issues directement diff ethnies c grecs, hittites par ex. 

Maintien des formes traditionnelles renouvelées seult au niveau de l'expression, fond commun.

Les populi européennes sont finno-asiatiques et les Nordiques sont venus par l'Ouest en longeant les voies fluviales, quittant leurs terres inondées par la fonte des glaces arctiques. 

 

Lothar Kilian : Synthèse de données de la linguistique, de l'archéologie et de l'ethnologie. Le dernier habitat commun des Indo-Européens se situait sur un territoire situé entre la Mer du Nord au N-E, l'Ukraine occidentale et les Balkans au S-E. L'ethnie s'est constituée vers la fin du paléolithique supérieur. (Civil des gobelets à entonnoir)

 

Coquillage cardium(= coeur pr graver les poteries cardiales) et vénus

Cardium pectinatum nommé l'orient et l'occident (stries longitudinales d'un côté, transversales de l'autre? vu sur**)

http://books.google.fr/books?id=ZFhHAAAAYAAJ&pg=PA628&lpg=PA628&dq=coquillage+cardium+et+v%C3%A9nus&source=bl&ots=D5A_9Jb0yR&sig=z-m7wj2mCG7SGrA0z7CcDuIuSww&hl=fr&sa=X&ei=FFCJUPWDJ4iHhQegh4B4&ved=0CFIQ6AEwCQ#v=onepage&q=coquillage%20cardium%20et%20v%C3%A9nus&f=false

** http://books.google.fr/books?id=14U5AAAAcAAJ&pg=PA331&lpg=PA331&dq=coquillage+cardium+et+l%27orient+et+l%27occident&source=bl&ots=8IKwcPAYue&sig=PojYrXmN8ZFbJ12lPUS9UTzN2qo&hl=fr&sa=X&ei=_lOJULSeA8mn0QWW0IGYBA&ved=0CFMQ6AEwCTgK#v=onepage&q=coquillage%20cardium%20et%20l%27orient%20et%20l%27occident&f=false

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Culture_ruban%C3%A9e

L'orientation des maisons n'est pas aléatoire : en Europe de l'Est, elles sont orientés nord-sud, et plus on va vers l'ouest plus les maisons s'orientent progressivement est-ouest. Cette orientation est peut être due à la direction des vents ; il pourrait même s'agir d'une orientation symbolique car il est dans le sens exact de la colonisation néolithique (et les sépultures sont orientés de la même façon).

 

L'essentiel, histoire du peuplement de la Bretagne

http://www.visit-bretagne.com/histoire/indexfr.html

 

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