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28 juillet 2013

Lumière et connaissance, Lucifer, philosophie historique

http://data.over-blog-kiwi.com/0/45/07/86/201302/ob_29b0a7_lumiere-du-soir-lumiere-du-matin-l-entre-circulat.pdf

Anthony Rousset, philosophe, écrit: la connaissance se définissant comme une illumination de l’intellect; Lucifer devient, en concluant le syllogisme, le Dieu de la lumière et de la connaissance, donc l’un des dieux tutélaires de la philosophie.

Sur le péché capital de l’orgueil, il dit: Lucifer, si enivré de la lumière qu’il porte et qui en fait le soutien primordial de Dieu, se prétend l’égal de celui auquel il doit,  être asservi et soumis. Par où il porte l’étendard des hommes insatisfaits de leur rang de créatures qui veulent se faire eux-mêmes divins, notamment par la connaissance (comme chez les gnostiques) qui en vient à supplanter l’humble amour de Dieu.

Résumé + compléments

http://data.over-blog-kiwi.com/0/45/07/86/201302/ob_29b0a7_lumiere-du-soir-lumiere-du-matin-l-entre-circulat.pdf

 

XIX° siècle, 

V Hugo La fin de Satan Oeuvre posthume, inachevée.

Les derniers vers de La Fin de Satan de Victor Hugo annoncent un pardon divin pour l’archange qui se rebella contre son Dieu. 

 

XVIII°

le Père-jésuite Tournemine, remarquable critique impartial, avance que Lucifer apporte la clarté, les lumières de la connaissance et de la révolte. Il reprend la définition du savoir comme illumination.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Lucifer

 

Le judaïsme et le premier christianisme distinguaient Lucifer des anges déchus placés sous le gouvernement d’Azazel. http://revelationbible.free.fr/francais/Azazel.htm

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Ange_déchu

http://fantastique-arts.com/fr/definition-de-ange-dechu.php

 

Livre d'Enoch Le mobile de cette damnation vient de ce que l’archange osa défier Dieu, entraînant les autres rebelles dans sa chute.

 

Livre d’Isaïe mentionne un ange porteur de lumière4, que les premiers chrétiens identifient au Christ.

 

Lucifer non satanique. Le Moyen Âge le comprend comme le plus grand et le plus brillant de tous les anges. 

 

Père de l'Eglise, Saint Augustin, (IV°-V°s) la clarté divine provoque une illumination intérieure, par une correspondance entre la lumière physique et la lumière intérieure de la connaissance

http://fr.wikipedia.org/wiki/Augustin_d'Hippone

Cette vision du monde chez les maîtres de sagesse qui vont inspirer Augustin s'articule sur un univers vu comme cohérent, comme un « cosmos, un monde structuré »93

Augustin reprend le « connais-toi toi-même » de la sagesse grecque, pour lui la connaissance de soi dépend de Dieu105, car à la suite de l'apôtre Paul de Tarse, Dieu est sagesse et Dieu nous permet d'entrer dans l'intime de nous-même. 

Pour Augustin le monde est bon si on le contemple dans la perspective de Dieu, mais l'homme tombe dans le péché quand il le voit dans la perspective des hommes

Péché originel : il est malgré tout le fruit de l'orgueil (superbia) qui veut que l'homme soit l'égal de Dieu168, qu'il soit aussi créateur que Dieu, de sorte qu'il déforme (perversitas) « le sens originel de son être créé, qui était justement de le renvoyer par-delà le monde à sa véritable origine »

« la prédestination c'est la grâce; la grâce est l'effet de la prédestination »

doctrine selon laquelle tout événement était chargé d'une signification précise, comme acte délibéré de Dieu »179. La prédestination chez lui ne saurait être séparée de l'action et de la persévérance. La prédestination puise aussi dans le sentiment populaire des chrétiens d'Afrique qui voyaient leurs héros comme prédestinés180.

Pas de crucifix à son époque*

communauté issue d'Adam (la cité des hommes) où nous sommes par naissance tous liés notamment par le péché originel. Après la venue du Christ, naît une nouvelle communauté, la cité de Dieu, où les hommes sont également tenus de s'aimer mais où ce n'est plus le genre humain qui compte, mais les êtres particuliers, et où « toute relation à l'autre devient un simple passage vers la relation directe à Dieu »

Augustin est aussi celui qui au livre XXI de la Cité de Dieu, comprend de façon littérale et non plus symbolique les peines de l'enfer, instaurant un élément de peur, peut-être lié au contexte difficile de la fin de l'Empire romain, dont l'occident ne se débarrassera qu'au xviiie siècle228. Hannah Arendt écrira « rien ne distingue plus radicalement les masses modernes de celles des siècles passés que la perte de la foi en un Jugement dernier »

 

François de Sales maintient cette interface entre la lumière temporelle du monde physique et la lumière éternelle de la divinité. Le savoir désigne le passage de la première à la seconde : « voyant le jour, passez de la considération de la lumière corporelle à la spirituelle. » Toute démarche de savoir suppose, pour le psaume comme pour les deux théologiens (St Augustin,St François de Sales), le passage de l’émerveillement face à la lumière terrestre à une pénétration intellectuelle, noétique, de la lumière divine.

 

L’activité intellectuelle consiste soit à comprendre pleinement la métaphore, soit à rendre totalement efficace le symbole. Dans les deux cas, la lumière est un mode d’accès au savoir. Partant, ce dernier est une illumination intérieure.

 

L’humanisme de la Renaissance

Bien qu’héritier d’un catholicisme marqué, depuis Saint Augustin, par le poids du péché originel, le néoplatonisme médicéen le minore et se situe dans cette pensée d’une lumière divine, d’une humanité non ou peu pècheresse.

 

Le mot d’ordre de l’humanisme néoplatonicien et notamment ficinien, à savoir l’élévation de l’humanité à un rang quasi-divin5, s’accomplit par le rejet de la condamnation de l’orgueil satanique, mais non de l’illumination aurorale luciférienne. 

 

Marsile Ficin croit en une destinée divine de l’humanité.  la destination de l’homme est de s’élever à la divinité, ce qui suppose de minorer le poids du péché originel. Car l’homme est moins cet être souffrant terriblement de la finitude imputable à la chute consécutive à la faute adamique qu’un être si digne que, appelé à se faire lui-même (Pic de la Mirandole, Discours de la dignité de l’homme), son site propre et qu’il doit rejoindre est le même que celui de Dieu.

Marsile retrouve une formule biblique, issue de l’Épître aux Romains : « le soleil est ce qui peut le mieux te signifier Dieu lui-même. »

Et ceci traverse de part en part le catholicisme romain, florentin, italien. 

 

De nombreux textes de l’humanisme italien héritent de cette ambition divine – « fieri deus » chez Ficin, ou se faire soi-même de telle sorte que l’on devient dépositaire de la raison du monde chez Pic de la Mirandole.

Faust porte l’empreinte de cette prétention de l’humanité à acquérir un savoir proprement divin – qui ne manquera pas, s’écrivant en langue allemande, de devenir un savoir absolu.

Si Faust est, dans son rapport à la gnose et au savoir absolu, la figure en dernière instance du philosophe, alors la lumière issue de Lucifer porte la philosophie

 

À l’opposé, le luthérianisme, en tant qu’il place au centre de son dispositif la Croix du Christ et par là-même le péché originel (puisque la Croix n’est que le corollaire du péché, ce qui en offre une possible rédemption), jette sur l’éclat de cette lumière archi- angélique un voile d’ombre, celui du bois dressé au mont Golgotha et qui dessine son ombre comme une tache sur le soleil.

 

Le néoplatonisme reprend cette idée d’une illumination intérieure, mais elle appartient avant tout à la tradition chrétienne. Soit qu’il faille considérer la lumière créée, visible et physique comme métaphore de la lumière incréée, invisible et divine, soit que la première devienne le symbole ou le miroir de la seconde, nombreux sont, depuis les textes bibliques eux-mêmes, les auteurs chrétiens qui se livrent à une pensée de l’illumination.

 

La source de cette lumière que Syrianus en vient à rendre visible, à phénoménaliser, vient de Platon – et il est même possible que Proclus, par sa théorie de la chaîne d’or, anticipe la prisca théologia ficinienne. D’une part, l’accès au savoir est une illumination, une transmission de la lumière par des hiérophantes eux-mêmes dépositaires ou réceptacles des rayons du soleil, des vérités divines révélées par Dieu aux premiers théologiens. D’autre part, la lumière, en tant qu’elle est un rayon émané du soleil, de Dieu, contient un savoir éminent, divin, absolu. Elle éclaire les hommes en le leur révélant. Par là-même, elle les élève en intelligence et en dignité au point, si ce n’est véritablement de les rendre divins, à tout le moins de les rapprocher de la divinité. Le passage (métaphorique chez Proclus ou symbolique chez Ficin) de la lumière créée à la lumière incréée rend efficace la conversion de l’âme.

La lumière rend possible toute connaissance ; elle est le schème de la Révélation. En tant qu’elle élève l’âme et l’intellect en rendant visibles les vérités divines, cette lumière est celle de Lucifer, d’un désir intellectuel total.

 

Cette philosophie (et non cette science positive) de la lumière entrevue comme garante et gardienne d’une œuvre majeure de Proclus apparaît la plus haute dans le néoplatonisme médicéen, dès l’œuvre de Marsile Ficin. Le néoplatonisme est une métaphysique voire une théologie de la lumière. Il trouve son point culminant dans la Florence des Médicis, dans cette terre d’Italie sublimée par les hiérophanies du matin et du soir.

 La lumière d’en haut éclaire ce qui est en bas ; et inversement la lumière terrestre est le symbole de la lumière supra-céleste11

Ce système de reflet entre le haut et le bas n’est pas sans rappeler la table d’émeraude, dont la présence est d’autant plus importante que l’hermétisme connaît un public inattendu à la Renaissance et notamment à Florence. Ceci est étudié par Eugénio Garin, dans Hermétisme et Renaissance.

Le parcours des degrés de la lumière est une élévation de l’âme vers Dieu12, lumière des lumières. 

12Cette élévation, en sa compréhension la plus poussée, est un rapt de l’âme par Dieu. Cf. Ficin, Le Rapt de Saint Paul, in Métaphysique de la lumière, l’Act Mem, Chambéry, 2008.

Cette transition – à plus haut sens – de la conversion en ravissement est du plus haut intérêt pour l’économie interne du néoplatonisme en son histoire, mais nous la mettons ici de côté.

 

la lumière qui est comme une puissance divine dans ce temple du monde renvoie une image ressemblante de Dieu» 14 . Telle est l’assise du symbolisme ficinien de la lumière.

Cette importance de la lumière du matin dans la philosophie de la Renaissance se retrouve chez Pic de la Mirandole, bien qu’il ne soit pas aussi proche du néoplatonisme que Ficin.

Le savoir consiste à « contempler celui qui porte à bon droit le titre de père et de guide, le Soleil »15

 

La lumière luciférienne et élévatrice de l’étoile du matin désigne ce savoir divin qui est pour Pic le vrai site de la destinée humaine. 

 

Le trajet double de la lumière du matin, qui éclaire les intellects et les âmes puis qui rend visibles les vérités divines, est l’un des axes essentiels de ce néoplatonisme ascensionnel. Lucifer, en tant qu’il apporte cette lumière le matin, nous rend semblables à ce coq participant au banquet des dieux, là où l’on se nourrit d’ambroisie – laquelle est à n’en pas douter le haut sens de l’eucharistie.

l’enseignement de Marsile Ficin18. La haute philosophie peut se définir comme cette sagesse et ce savoir, qui cherchent à pénétrer le feu ardent, centre de la lumière vénusiaque et révélatrice de l’absolu en soi et pour soi. 

 

Ficin fait droit à une part d’ombre. Chaque degré de lumière se définit aussi comme l’ombre du degré supérieur. Sauf que le dernier degré, la lumière ultime voire Dieu lui-même25, est une lumière sans ombre. « Mais Dieu lui-même est une lumière immense existant en soi et par soi en toutes choses, et au dehors de toutes par suite de son immensité »26. Puisque Dieu est « lumière des lumières »27, l’ombre n’est qu’un accident imputable à l’imperfection des degrés antérieurs. 

 

En conclusion, le néoplatonisme, et plus généralement toute la Renaissance, se placent sous la tutelle d’un Lucifer qui n’est pas Satan. Or cette lumière est aussi un feu. Se plaçant dans l’état de la lumière et de l’illumination, la philosophie est elle-même l’une de ces filles du feu chères à Gérard de Nerval. Faut-il alors la comprendre eu égard aux mythes du feu, à l’instar de celui du phénix – lequel nous éloigne de l’aurore et nous rapproche du crépuscule ?

 

LA TRADITION NORDIQUE, NOTAMMENT ALLEMANDE, ELEVE LA LUMIERE DU SOIR A SA PLUS HAUTE CONCEPTUALITE.

 Wagner. Le prélude du Rheingold est cette musique d’émergence depuis un fondement indifférencié (selon quelques idées essentielles de Schelling) ; cette percée sous-marine d’une lumière issue de l’ombre qui officie comme détermination et différenciation originelles. Et le Götterämmerung s’accomplit dans un incendie total, un feu qui dévore l’ancien monde, Vesper qui achève la lumière de Lucifer. Le feu, par la lumière du soir ou du crépuscule, met fin à cet âge du monde ou à cet état de la Terre pour préparer l’advenue d’un âge renouvelé, meilleur. Lucifer préside au commencement, Vesper brûle de son dernier feu les états matinaux ; ce faisant, elle prépare le retour sous une forme améliorée de Lucifer. 

Telle est la seule espérance, au point de vue cosmique des âges du monde ; espérance qui ne va pas sans un certain pessimisme anthropologique, car il s’agit d’accepter en pleine conscience et lucidité l’épreuve du crépuscule au sein même de la nature humaine.

 

La mythologie du Nord rejoint le christianisme, voire le luthérianisme, de Hegel, fort loin du catholicisme italien de Ficin : de la même manière que le passage par la croix du Christ (et avec lui de l’humanité en son entier comme par participation) suivi de sa résurrection ouvrent la possibilité d’un Salut20 dans l’unité du geste de la Passion,

Dans La Divine comédie de Dante (Enfer, chant IV, notamment vers 33 à 42), les hommes de qualité n’ayant pas connu le Christ n’ont pas part au paradis, ainsi seul le Christ permet le salut.

…le feu vespéral de Wagner en même temps détruit un âge inférieur et prépare un âge supérieur qualitativement, gagnant en spiritualité vivante et en liberté.

 

LA NECESSITE DE DONNER SON DROIT A LA LUMIERE DU SOIR PROBLEMATISE LA CONCEPTION PLA TONICIENNE DE LELEVATION DE LAME.

M Ficin : l’élévation et la conversion, en tant qu’elles désignent le passage obligé par chacun de ces degrés jusqu’à l’ultime unio mystica où le visible est la même chose que ce qui est vu, ne traversent pas l’épreuve des résistances internes, l’épreuve du négatif ; comme c’est le cas des procédures de l’esprit dans le système hégélien. Avec Hegel, l’élévation linéaire cède place à un approfondissement et une Aufhebung spiralés.

 

Après les destructions tourmentant l’Occident contemporain il ne semble plus possible de penser que la lumière est Dieu, et que les différents degrés de la lumière sont, chacun dans son ordre, issus ou plus exactement émanés22 de cette première lumière parfaite et sans ombre. 

22 Cette précision porte l’un des aspects essentiels de la différence entre Wagner et Ficin dans la question de l’engendrement. Là où le prélude du Rheingold reste dans un modèle de l’émergence, Ficin propose une théorie émanatiste (relative à l’émanation). Au fond, la pensée allemande accède à une pensée plus élevée du fondement ; alors que le néoplatonisme est un savoir du principe.

La dignité de l’homme en vient à faire problème, tant la haute destinée que lui assignent Ficin et Pic semble désormais inadaptée à des hommes brisés et traversés par l’expérience du mal physique et moral. Cette découverte du fait que le centre de l’homme est davantage un trou qu’une âme comprise comme axe de retournement en vue d’une auto-conversion élévatrice traverse et pour ainsi dire hante l’âge moderne. Tel pourrait être le sens profond de la psychanalyse freudo- lacanienne, où ce vide devient un sujet barré. Ceci confirme le propos freudien selon lequel la découverte de la psychanalyse est le symptôme des manques et des crises qu’elle étudie. Dans un autre ordre de langage, la position néoplatonicienne de l’Un-Bien se trouve contrebalancée gravement par l’expérience du mal, jusqu’à celle du mal radical ou absolu (dans un sens plus proche de Schelling que de Kant). Ce contre-balancement du Bien et du Mal se symbolise dans la circularité de l’aurore et du crépuscule.

 

La possibilité et même la réalité du crépuscule doivent inquiéter la philosophie et la conduire à une conscience maximale, lucide et donc dédoublée d’elle-même entre les deux modes de la lumière, entre le Bien et le Mal, entre le fas et le nefas, entre la dignité de l’homme et la vacuité de son centre, entre le faste du catholicisme italien et le sens de la faute dans le luthérianisme nordique.

 

toute science et toute philosophie ne peuvent plus croire, comme jadis Ficin, qu’elles habitent un âge d’or entièrement lumineux, ou régi par les hiérophanies glorieuses (qui s’apparentent à des théophanies, s’il est vrai que chez Ficin Dieu est lumière, dans une fidélité au texte biblique présentant le Christ comme la lumière des nations). Mais, sachant cette ombre ou ce crépuscule, elles doivent s’en servir pour comprendre voire préparer, par un acte de création intellectuelle, le retour de Lucifer demain matin. Souvenons- nous de Wagner : le crépuscule des dieux annonce un âge supérieur ou meilleur. Souvenons- nous de Hegel : l’Aufhebung après la négativité opère un saut qualitatif, l’abolition est aussi une conservation et une élévation. Souvenons-nous de la théologie chrétienne : la mort et la résurrection du Christ en leur efficace opèrent la possibilité du Salut et de la justification.

 

Là où le ficinianisme vise la lumière sans ombre, l’épreuve d’une philosophie qui assume son moment vespéral, qui reconnaît avec lucidité que les crises ne sont pas de simples accidents mais qu’elles structurent en profondeur toute humanité et toute pensée, ne peut plus viser un tel éclat pur.

 

LUCIFER

Lucifer est le dieu de la lumière ; or, la connaissance se définissant comme une illumination de l’intellect; Lucifer devient, en concluant le syllogisme, le Dieu de la lumière et de la connaissance, donc l’un des dieux tutélaires de la philosophie.

 péché capital de l’orgueil. Lucifer, si enivré de la lumière qu’il porte et qui en fait le soutien primordial de Dieu (s’il est vrai que celui-ci est lumière), se prétend l’égal de celui auquel il doit, selon les hiérarchies angéliques, être asservi et soumis. Par où il porte l’étendard des hommes insatisfaits de leur rang de créatures qui veulent se faire eux-mêmes divins, notamment par la connaissance (comme chez les gnostiques) qui en vient à supplanter l’humble amour de Dieu7.

 

savoir interdit aux hommes et réservé, si ce n’est à Dieu, à tout le moins aux êtres célestes – à commencer par l’archange Lucifer qui, même en devenant Satan-Méphistophélès, garde la mémoire de la haute vérité qu’il comprenait auprès de Dieu.

 

Si Faust est, dans son rapport à la gnose et au savoir absolu, la figure en dernière instance du philosophe, alors la lumière issue de Lucifer porte la philosophie

 

Lucifer et Vesper ne sont que deux noms subordonnés et contradictoires de Vénus, l’aurore et le crépuscule ne sont que deux modes de la même substance « lumière »...

 

RECONCILIATION

 

Dans le néoplatonisme, dans la tradition de l’Italie, la lumière et le feu viennent du soleil, de Dieu ou des dieux, pour illuminer les êtres de la terre et les porter à leur accomplissement ou perfection par une élévation et une conversion tout autant que par le savoir total. Ceci suppose un élan de désir, un élan amoureux. L’activité de la lumière n’est possible que parce que l’humanité est amoureuse, érotique, vénusiaque. Le néoplatonisme est la religion de Vénus.

 

chez Wagner, dans les traditions celtiques, le feu vient de la terre, du bucher et de l’échec ou du drame de l’amour de Siegfried et de Brunhilde. Ce feu terrestre détruit jusqu’aux dieux, par l’incendie final du Walhalla. Bref, à la lumière du matin, aurorale, du néoplatonisme, s’oppose une lumière terminale et crépusculaire, nordique. 

 

Au cœur même de sa conscience lucide du crépuscule, la philosophie maintient l’espérance de l’aurore.

 

En passant du symbole au symbolisé, ce point d’entre-circulation s’impose comme le site propre du savoir moderne. Il maintient à la fois une attention à son point éminent (ici, le néoplatonisme) et une conscience aigue des destructions (ici, Wagner) que la terre et l’humanité ne manquent pas de traverser. Ce point d’entre-circulation, qu’un hégélien ne manque pas de comprendre comme le point de vue du Concept, est le but final de toute recherche philosophique et plus généralement de tout savoir qui se confronte au temps présent.

 

CONCLUSION Lucifer et Satan s’opposent au titre de deux substances séparées. Puis l’abolition de la substance de Satan ne laisse perdurer que celle de Lucifer. Pourtant Lucifer est moins une substance autonome qu’un mode particulier d’une substance plus haute et plus unifiée, celle de la lumière en tant que telle, et dont le nom symbolique est Vénus. Cette substance vénusiaque comprend deux modes. Le premier se nomme symboliquement Lucifer. C’est la lumière du matin, l’aurore, le Bien en soi, l’idéal, l’aspiration de l’humanité à la divinité. Le second mode se nomme symboliquement Vesper. C’est la lumière du soir, le crépuscule, la réalité du déclin voire de la destruction, la conscience de la vacuité du centre. Enfin, tout savoir émerge depuis le point d’entre-circulation de ces deux modes.

 

il est permis de croire que cet échange, cette entre-circulation, entre le matin et le soir, entre les deux modes de la lumière, est peut-être le sens vrai du retournement de Dante sur le corps de Lucifer dans le dernier chant de l’Enfer. Sortant de Vesper, de la traversée des Enfers, Dante rencontre la possibilité de la résurrection de la lumière jusqu’à l’illumination ultime dans cette contemplation de l’éclat de l’Empyrée au terme du Paradis. Et ainsi la mythologie la plus archaïque soutient la philosophie postmoderne en quête du point d’entre-circulation, qui est son feu suprême et éminent.

 

Et, par exemple, l’humanité devient scellée de cette double postulation simultanée qui à la fois lui donne comme vocation solaire de s’élever à la divinité, et qui reconnaît qu’elle est traversée et hantée par une ombre structurelle, par une morsure et une brisure intimes31. Il se pourrait plus généralement que cette entre-circulation des modes luciférien et vespéral, fas et nefas, loin de n’être que la clé de la constitution de l’humanité et de l’esprit humain, soit celle de la culture en son ensemble, au point d’être la clé du chiffre de la modernité.

 

Dante, Convivio, II, XIII, 13-14 : « Et le ciel de Vénus se peut comparer à la Rhétorique pour deux propriétés : l’une est la clarté de son aspect, car elle est très douce à voir par-dessus toute autre étoile ; l’autre est son apparaître tantôt le matin tantôt le soir. Et ces deux propriétés sont en la Rhétorique ; en effet la Rhétorique est la plus douce parmi toutes les autres sciences, car c’est à quoi elle met principalement son entente ; et elle apparaît le matin, quand le rhéteur parle devant le visage de l’auditeur ; elle apparaît le soir, autrement dit derrière, quand c’est par lettre, à distance de temps, que parle le rhéteur. »32

 

Rep http://fr.wikipedia.org/wiki/Augustin_d'Hippone#Influence_d.27Augustin_sur_le_monde_occidental_jusqu.27.C3.A0_la_Renaissance_fran.C3.A7aise_15e.C2.A0si.C3.A8cle

Le recours trop exclusif à saint Augustin est certainement l’une des causes qui ont le plus contribué à séparer plus tard l’Occident du reste du monde chrétien (mais l'augustinisme + que St A lui-même est en fait en cause)

…dévalorisation de la volonté et de la liberté humaine qui introduit une conception de l’ascèse et de la vie spirituelle très éloignée de celle de l’Orient chrétien (fondée sur la synergie de la grâce et de l’effort humain) ; conception d’intermédiaires créés entre Dieu et l’homme (théophanies) qui inaugure la théorie latine de la grâce créée ; conception du péché originel qui ouvrira la porte à la doctrine de l’Immaculée Conception

 

prédominance d'Augustin dure jusqu'au début du xiie siècle.

Son ouvrage la Cité de Dieu pas toujours bien compris sert de creuset à l'ordre politique et social qui se met en place, grand renouveau de la philosophie néoplatonicienne » qui survint durant ce qu'on appelle la Renaissance du xiie siècle.

À partir de la fin du xiie siècle l'occident peut accéder à l'œuvre entière d'Aristote (alors que jusqu'à cette époque, il ne dispose que de son œuvre logique), grâce en particulier aux traductions de l'arabe et du grec

La pensée d'Augustin qui a jusque là régné en maître décline, Aristote devient « le Philosophe »252, et le platonisme et le néo-platonisme qui ont tant imprégné la pensée d'Augustin perd de son influence tandis que Thomas d'Aquin devient progressivement la référence. Mais les conflits entre Augustiniens et thomistes seront importants au xiiie siècle en opposant deux grands ordres religieux : d'un côté les dominicains ralliés à Thomas d'Aquin, de l'autre les franciscains ainsi que les Grands-Augustins 

 

La pensée d'augustin est très présente au xvie siècle et au xviie siècle deux siècles d'intenses débats « sur la liberté, la grâce, sur l'impuissance de l'homme sans Dieu » 255. La pensée d'Augustin a joué un rôle tant chez Jean Calvin qui « présentait son œuvre comme une mosaïque augustinienne »258 que chez Martin Luther, un moine augustinien.

 le xviie siècle est le siècle de Saint Augustin »258avec « christianisme augustinien »

Côté lumière, le siècle est marqué par l'idée de retour sur soi – Connais-toi toi-même – si forte chez Augustin, et en conséquence réfléchit beaucoup sur l'âme268. Le siècle est aussi marqué par l'idée augustinienne d'un Dieu intérieur, qui pour reprendre Pascal « remplit l'âme et le cœur de ceux qu'il possède »

 

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28 juillet 2013

A de Souzenelle, Genèse, analyse à partir de l'hébreu

Alliance de Feu, Annick de Souzenelle, Albin Michel, 1995, Tome I

A noter que Homme est mis pour le genre humain en général.

 

 

Dans l'Alliance de Feu I, Annick de Souzenelle examine la structure du texte hébreu, en donne des traductions qui en éclairent le sens et les commente. Ce qui suit n'est pas toujours une citation littérale, mais parfois une interprétation simplificatrice d'un texte qui pour rester au plus près de l'hébreu est très ardu.

 

Adam image, ressemblance et mâle-femelle

P364-365 Gen 1 26 Elohim dit : " faisons Adam dans notre image, comme notre ressemblance…"

Le mot hébreu "image" est construit sur le mot hébreu "ombre". L'ombre est à la lumière ce que l'inaccompli est à l'accompli. Adam est l'inaccompli de Dieu, l'infinie potentialité divine.

 

L'image en elle-même porte la vocation de la ressemblance. En hébreu "dans notre image" peut aussi être traduit : "image son fils", Adam est potentiellement fils de Dieu.

Si Adam est d'emblée dans l'image, il n'est qu'en potentialité de ressemblance.

L'Homme ne pourra atteindre à la ressemblance qu'à partir de l'image. (Or dans la Chute, il perdra la conscience de l'image, il sera alors incapable d'atteindre à la ressemblance. Mais dès qu'il en reprendra conscience, il pourra reprendre le chemin de la réalisation.

 

La ressemblance s'acquiert dans la transmutation du sang (A Dam: Elohim dans le sang, et la tradition dit "l'âme est dans le sang") en passant par des morts (mutations à chaque niveau d'évolution). L'acquisition de la ressemblance à partir de l'image est comparable à l'évolution du germe jusqu'au fruit.

Le germe meurt pour sa résurrection dans le fruit qui à son tour sera germe pour ensemencer une nouvelle terre… jusqu'à ce que tout soit accompli. Alors Adam pourra manger ce dernier fruit car il aura accompli toute la montée, il sera devenu son NOM*, il entrera alors dans la ressemblance d'Elohim. (On repère à ce niveau la conséquence de l'acte de manger le fruit avant la fin du processus…)

 

*Le NOM représente le potentiel divin accompli qui est le germe de Dieu en l'homme selon le sens en hébreu de A Dam: Dieu (A) dans le Sang (dam).

 

Adam doit travailler et garder la Terre

Elle commente les mots travailler et garder: 

p664-665 Dans le jardin d'Eden, le travail d'Adam consiste à cultiver la Adamah, sa Terre devenue vivante par la conscience … Il doit travailler, accomplir ses espaces intérieurs, ses niveaux de conscience.

P646-647 Garder est essentiellement garder le principe du NOM*, (veiller sur le Principe même)…, afin d'en retourner (réorienter) les énergies et d'en verticaliser la force. Mais aussi de le garder des mauvaises influences...

 

Manger et mourir

P652-653

A de Souzenelle traduit au plus près de l'hébreu ce verset (Gen 2 16). Elle utilise "accompli ou non-accompli" pour bien ou mal, et le verbe "muter" au lieu de mourir. (Et en effet, Adam après la faute ne meurt pas, mais change de façon de voir et de rapport à Dieu.)

 

Ce verset devient donc: De l'Arbre de Connaissance de l'accompli et du non-encore accompli, tu ne mangeras pas de lui (nous) car dans le jour où tu mangeras de lui (nous) muter absolument, tu muteras.

Il ne s'agit plus de mourir au sens physique mais de changer, muter. Elle nous en donne le sens suivant: le fruit de l'Arbre de la Connaissance, de celui-là (qui est de "nous", le divin lui-même) tu ne mangeras pas car tu dois muter et dans le jour où tu mangeras de lui (de nous) cesseront tes mutations.

 

P657 Pour atteindre à la ressemblance, l'Adam-image d'Elohim, doit se nourrir de tous les arbres du jardin, images des énergies divines.

Elohim s'identifie à l'Arbre de Connaissance, n'en faisant plus une image de ses énergies, mais une image de "Lui". Et l'Arbre est intimement lié à l'Homme, en tant que celui-ci est appelé à devenir dieu. 

 

Mâle et femelle, Adam et Eve, Ish et Isha

P 380-381 Gen 1 27 Elohim crée le Adam dans son image, dans l'image d'Elohim Il crée lui mâle et femelle, Il crée eux*. 

Mâle et femelle peuvent être traduit de l'hébreu "se souvenant" pour mâle, "contenant" pour femelle.

P 388-391 Mâle est lié à accompli-sec-lumière-pureté, n'est mâle que celui ou celle qui a commencé de voir, d'être conscient et de faire le travail intérieur.

Femelle est lié à inaccompli-humide-ténèbre-impur, la racine de ce mot signifie trouer, mais aussi nommer: la "femelle" est le lieu secret de l'Adam où Elohim a déposé le secret du NOM. 

 

L'Adam ne peut découvrir son Nom qu'en épousant son féminin et en venant "nommer" les énergies qui le constituent, ce qu'Elohim lui apprendra à faire (Gen 2 19-20)

Si Adam ne fait pas ce travail, il n'est que trou vide, totalement confondu avec son féminin et n'accomplit pas le NOM. Une population qui ne fait pas oeuvre mâle est dite "femelle" comme au temps de Noé. Le Le Christ se dit "Fils de l'Homme" et il parle de "fils de la femme"…

 

P398-399 Il crée eux: mâle et femelle, c'est-à-dire capable de "se souvenir" de cette partie féminine de lui-même qui contient sa force d'accomplissement.

 

p771 Gen 1 25 Et ils sont deux eux nus (ou connaissants) l'Adam et son épouse (ishah) et ils ne sont pas confondus.

Elle établit un lien entre Nu, Connaissant, Rusé et Serpent, dont les mots proches en hébreu forment des jeux de mots.

p 772-773 Elle commente: cet état de nudité est savoir-faire dans la perspective du chemin qui est à parcourir, le long duquel Dieu sera guide.

L'Homme éveillé à la connaissance est celui qui sait qu'il est deux! L'Adam est devenu conscient qu'il doit épouser sa femme intérieure.

 

Gen 1 28 Elohim dit "croissez", c'est-à-dire grandissez, allez vers la totalité de vous-même. Il dit aussi "multipliez", ce qu'elle commente ainsi: la multiplication est le fruit de la croissance, le fruit correspond à un niveau de "terre intérieure" accompli et est le germe du fruit de la terre suivante.  Le dernier fruit, total accomplissement de l'Arbre de la Connaissance, sera celui de l'unité absolue avec le NOM (Tétragramme).

 

Alliance de Feu, Tome II

Mais après le péché, ils voient qu'ils sont nus et confondus. 

P90 Gen 2 7 Et s'ouvrent les yeux de eux deux et ils connaissent parce qu'ils sont nus eux et ils font croître une montée de rut et ils font pour eux des ceintures.

Elle commente: La "nudité" dont il s'agit est exprimée par un mot légèrement différent de celui qui traduisait en Gen 2 25 "la connaissance du chemin que ish et ishah devaient parcourir". Ce mot nouveau affirme que le chemin est parcouru et le but atteint. L'Homme se croit éveillé. L'illusion est totale.

 

P100-101 "Ils font croître une montée de rut" est habituellement traduit par "ils cousent des feuilles de figuier". Figuier et rut partagent le même mot hébreu. Il symbolise la montée de l'énergie dans le travail d'accomplissement, la vigueur érotique la plus verticalisante qui ontologiquement (selon la science de l'être) dresse l'Homme vers Dieu. 

(Adam qui épouse son ishah devient à son tour féminin pour Dieu - épouse de Dieu-)

Mais avec le péché, la verticalisation ne peut plus se faire, l'énergie fuse à l'horizontale et s'investit dans le monde extérieur. Fermé à son féminin intérieur, Adam réduit à sa dimension animale, se tourne vers la femme biologique qui à la fin de ce chapitre sera nommée Hawah, Eve. Il se tourne vers elle et c'est vers elle désormais que se dirige sa montée d'énergie (montée du désir).

Rappelons que le sens de péché est "mal viser", "se tromper de cible"!

P103 Lorsque l'Homme reprend le chemin ontologique, l'énergie "reciblée" peut être rendue au devenir Verbe, Verbe créateur qui est la ressemblance à Dieu.

P104 Après le péché, le souffle du Verbe est bloqué, englouti dans celui de la sexualité. 

Ils se font des ceintures, symboles ici du blocage des énergies retenues dans le bassin, rendant l'Homme étranger à lui-même car étranger à son épouse intérieure avec à cet étage du corps fermeture de la Porte des Hommes. 

 

P118 L'Homme dans le péché reste image de Dieu, mais le Souffle divin (Rouah ou Rûah) n'agit plus en lui pour le mener vers la ressemblance.

P130 Seul Dieu au coeur de Ishah peut faire savoir. Car le "face-à-face" ish-ishah est nécessaire pour "communiquer" et savoir. Or le coeur de Ishah est maintenant habité par le Satan qui a donné à Adam l'illusion d'une nudité conquise, c'est-à-dire l'illusion d'une vraie connaissance totale.

 

P182 Elohim travaille en l'Homme et l'Homme est déchiré entre ses deux natures.

Dans une première étape, l'Homme reconduit dans son état du sixième jour, dans l'inconscience totale est parasité par le Satan; il génère lui-même et sans le savoir sa propre souffrance qu'il impute aux autres ou à un dieu vengeur.

Dans une deuxième étape, celle où obéissant à la loi, l'Homme a retrouvé l'écoute du NOM, il est dit "juste" et prêt à accomplir ses enfantements intérieurs dans une ontologie retrouvée, mais dans une relation où le Satan entend rester maître. Le "juste souffrant" rencontre alors en lui-même la semence de son ishah et celle du serpent. Elohim et le Satan jouent l'un avec ou contre l'autre pour sa nouvelle chute ou son accomplissement. 

Attentif, entrant dans un discernement de plus en plus subtil et avec l'aide de Dieu, l'Homme qui se laisse alors porter par le Souffle Rouah, peut atteindre malgré l'épreuve à la non-souffrance et à cause d'elle à un enfantement nouveau.

28 juillet 2013

Textes religieux: Adam et Eve, Lucifer ou Îblis

BIBLE

http://www.bibliques.com/lr/Penta/gn02.php

Génèse 2

15 Le SEIGNEUR Dieu prit l'homme, et le plaça dans le jardin d'Éden pour le cultiver et pour le garder. 16 Le SEIGNEUR Dieu donna cet ordre à l'homme : Tu pourras manger de tous les arbres du jardin; 17 mais tu ne mangeras pas de l'arbre de la connaissance du bien et du mal, car le jour où tu en mangeras, tu mourras.

http://www.bibliques.com/lr/Penta/gn03.php

Génèse 3

4 Alors le serpent dit à la femme : Vous ne mourrez point ; 5 mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s'ouvriront, et que vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal…. 7 Les yeux de l'un et de l'autre s'ouvrirent, ils connurent qu'ils étaient nus,…

Dieu demande à Adam qui s'est caché: "Où es-tu?"

10  Il répondit : J'ai entendu ta voix dans le jardin, et j'ai eu peur, parce que je suis nu, et je me suis caché. 11  Et le SEIGNEUR Dieu dit : Qui t'a appris que tu es nu ? Est-ce que tu as mangé de l'arbre dont je t'avais défendu de manger ? 

17  Il dit à l'homme:… C'est à force de peine que tu en tireras ta nourriture tous les jours de ta vie,…

23 Et le SEIGNEUR Dieu le chassa du jardin d'Éden, pour qu'il cultivât la terre, d'où il avait été pris.

CORAN

Selon les traductions le Diable est appelé Satan ou Îblis.

Adam et Eve dans le Coran

Coran 20 - 120 http://islamfrance.free.fr/doc/coran/sourate/20.html

20-120. Puis le Diable le tenta en disant : "Ô Adam, t'indiquerai-je l'arbre de l'éternité et un royaume impérissable? "

http://www.islamopedia.fr/pages/coran-chiite/sourate-7-al-araf.html

Coran 7 - 10 à 15  L'Orgueil de Satan 

(10) Nous vous avons créés, puis Nous vous avons donné une forme, ensuite Nous avons dit aux anges : Prosternez-vous devant Adam. Ils se sont prosternés, excepté Satan qui ne fut pas de ceux qui se sont prosternés [devant Adam]. 

(11) [DIEU] dit : Qu’est-ce qui t’a empêché de te prosterner [devant Adam] quand Je te l’ai ordonné ? [Satan] dit : Je vaux mieux que lui. Tu m’as créé de feu (fluide) et Tu l’as créé d’argile (matière)

(12) [DIEU] dit : Descend de là, tu n’avais pas à y être orgueilleux. Sors, tu seras parmi ceux qui sont méprisés. 

(13) [Satan] dit : Accorde-moi un délai jusqu’au Jour où [les hommes] seront ressuscités. 

(14) [DIEU] dit : Tu es de ceux à qui un délai est accordé. 

(15) [Satan] dit : Par le fourvoiement que Tu m’as fait subir [causé par ma rébellion], je les guetterai (les hommes) sur (à l’occasion de) Ta voie droite.

 

19 à 25 Adam et Eve

(19) Satan les tenta pour leur faire voir leur nudité qui leur était cachée. Il [leur] dit : Votre Seigneur ne vous a interdit cet arbre que parce que [si vous mangez de ses fruits] vous deviendrez des anges, ou vous serez du nombre des immortels [et resterez toujours au Paradis] ! 

(20) [Satan] leur jura : Je suis un bon conseiller pour vous ! 

(21) Par tromperie, il les fit tomber [du haut degré]. Quand ils goûtèrent à l’arbre, ils virent leur nudité et ils se mirent à la couvrir de feuilles du paradis. Leur Seigneur les appela : Ne vous ai-Je pas interdit cet arbre, et ne vous ai-Je pas dit que Satan est pour vous un ennemi déclaré ? 

(22) Les deux dirent : Seigneur, nous nous sommes lésés nous-mêmes. Si Tu ne nous pardonnes pas, si Tu ne nous fais pas miséricorde, nous serons du nombre des perdants. 

(23) [DIEU] dit : Descendez, vous serez ennemis les uns des autres. Et pour vous il y aura sur terre une demeure et jouissance, pour un temps. 

(24) [DIEU] dit : Là vous vivrez, là vous mourrez, et de là vous serez retirés. 

(25) Enfants d’Adam, Nous vous avons donné le vêtement qui cache votre nudité et [vous sert de] parure [du corps], et le vêtement de la piété voilà qui est meilleure. C’est un signe de DIEU afin qu’ils y prennent conseil. 

 

Histoire de la création d'après Coran et diff sources, facile à lire

http://seddouki.foued.over-blog.fr/article-l-histoire-d-iblis-le-diable-60664676.html

D'après le Coran+++

http://remacle.org/bloodwolf/arabe/massoudi/prairies.htm

Les Prairies d'or Massoudi X° siècle

la première chose créée par Dieu fut l'eau, et le trône divin était porté par cet élément. 

Le ciel placé au-dessus de la terre est en émeraude verte ; le second ciel est en argent ; le troisième en rubis rouge ; le quatrième en perle ; le cinquième en or pur ; le sixième en topaze ; le septième est une masse de feu et est couvert d'anges qui, debout sur un seul pied, chantent les louanges de Dieu parce qu'ils sont près de lui.

leurs têtes se trouvent sous le trône, sans pourtant le toucher. Ils disent : « Il n'y a de dieu que Dieu, le maître du trône glorieux ! » (Koran, LXXXV, 15.)

Après avoir terminé la création de la terre, Dieu la peupla de génies (Djinns) avant d'y placer Adam ; « il les créa du feu le plus pur (Koran, LV, I4), et parmi eux se trouvait Iblis (le diable).

Lorsqu'Iblis vit que les génies ne s'abstenaient d'aucune mauvaise action, il pria Dieu de l'élever au ciel, où il unit ses ferventes adorations à celles des anges. 

Iblis, qui avait été institué par Dieu comme gardien du ciel voisin de la terre, laissa envahir son cœur par l'orgueil. Lorsque Dieu voulut créer Adam, il dit aux anges : « Je vais établir mon vicaire sur la terre. »

Koran (XV, 26) : « Formé d'une argile masnoun, » c'est-à-dire fétide. Dieu donna à ce limon la forme humaine, mais le laissa sans âme comme un vase de terre, pendant cent vingt ans, ou, selon d'autres, pendant quarante ans.

Les anges, en passant devant ce corps, furent saisis de frayeur. Iblis, plus effrayé encore, le heurta du pied en passant près de lui, ce qui produisit un son semblable à celui d'un vase de terre ; c'est ainsi qu'il faut entendre le mot salsal, dans ce passage du Koran (LV, 13) « d'un bruit analogue à celui d'un vase d'argile ; »

Iblis pénétra dans la bouche et ressortit du côté opposé, en disant : « Dans quel but as-tu été créé ? » Lorsque Dieu voulut animer ce corps du souffle de la vie, il ordonna aux anges de se prosterner devant Adam ; tous obéirent à l'exception d'Iblis, qui, dans l'excès de son orgueil, s'écria : «Seigneur, je suis meilleur que lui, car tu m'as créé de feu, tandis que tu l'as formé d'argile. » (Koran» XXXVIII, 77.) Or le feu est plus noble que l'argile ; c'est moi que tu avais établi comme ton vicaire sur la terre ; j'ai des ailes, une auréole de lumière, et ma tête est couronnée de noblesse ; c'est moi qui t'ai adoré au ciel et sur la terre. » Dieu lui répondit : «Sors d'ici, car tu es lapidé ; que ma malédiction pèse sur toi jusqu'au jour du jugement ! » (Ibid. XXXVIII, 78 et seq.) Iblis demanda un répit jusqu'au jour de la résurrection, et Dieu le lui accorda «jusqu'au terme fixé. » (Ibid. 82.) Ce fut ainsi que le nom d'Iblis reçut le sens qu'on lui attribue (diabolus), et à cause de lui fut donné l’ordre de se prosterner devant Adam. 

Dieu fit pénétrer son souffle dans l'homme, et à mesure qu'une partie de corps était animée par ce souffle, elle tendait à s'asseoir ; Dieu dit alors : « L'homme est créé trop prompt.» (Koran, XIII, 12.) Lorsque le souffle divin l'eut rempli entièrement, l'homme éternua, et Dieu lui dit : « Prononce les mots : Louanges à Dieu, pour que ton Seigneur te fasse miséricorde, ô Adam ! »

Après avoir créé Adam, Dieu fit connaître aux anges la haute dignité de l'homme et la supériorité de science qu'il lui avait accordée sur eux ; pour le prouver, il lui fit nommer tous les objets de la création. Adam fut donc désigné par Dieu comme un mihrâb, une kaabah, une porte sainte ou une kiblah vers laquelle les purs esprits et les anges de lumière devaient se tourner pour prier.

Dieu avertit le premier homme du dépôt qui lui était confié et lui révéla le précieux trésor qu'il avait confié à sa garde, après l'avoir désigné comme imam en présence des anges. Adam eut ainsi le glorieux privilège d'être honoré comme le gardien de la lumière divine ; mais Dieu continua à cacher cette lumière sous le voile du temps, jusqu'à ce qu'il daignât tirer Mohammed du canal de la grâce (voy. ci-après). Celui-ci appela les hommes (à la foi) en public ou en particulier, il prêcha en secret et ouvertement ; il ne cessa de rappeler aux hommes l'époque antérieure à sa venue, mais où il existait déjà comme un germe céleste. Ceux à qui s'était communiquée une étincelle du flambeau de la lumière primitive pénétrèrent dans ce secret et le comprirent clairement ; ceux qui conservèrent le bandeau de l'ignorance furent l'objet de sa colère. Après Mohammed, la lumière a été transmise aux plus nobles d'entre nous (les Alides), et elle a brillé dans nos imams. Nous sommes donc les lumières du ciel et celles de la terre ; en nous est le salut, de nous sort le secret de la science, et c'est vers nous que tout doit aboutir, un guide, pris parmi nous, fournira les preuves décisives ; il sera le sceau des imams, le sauveur de la nation, le foyer de la lumière et la source de toutes choses. Noos sommes les plus nobles des créatures, l'élite des êtres et la preuve vivante du maître des mondes. Heureux donc celui qui s'attache à notre suprématie et qui se laisse guider par nous !

Telle est la tradition enseignée par Abou Abd Allah Djafar ben Mohammed, d'après son père Mohammed ben Ali, d'après son père Ali ben el-Hoçein, d'après son père el-Hoçein, d'après son père l'émir des croyants, Ali, fils d'Abou Taleb.

http://www.cooperation.net/khalil/qu-est-ce-que-j-aimerais-encore-developper-apprendre-echanger

il reçut l'infusion de l'Esprit Divin : « Il l'a parachevé et insufflé en lui de Son Esprit…».(32 : 8),

Il dit : « Sors-en donc ! Tu es voué à la lapidation (malédiction) éternelle ».
Tu es frappé de Ma malédiction jusqu’au jour de la rétribution.
Il dit : « Seigneur ! Donne-moi un délai jusqu’au jour où ils seront ressuscités ».
Il dit : « Tu es de ceux qui ont reçu un délai ».
…jusqu’au jour du moment bien connu.
Il dit : « Par Ta puissance et Ta considération je les séduirai assurément tous ».
…Sauf Tes esclaves d’entre eux qui Te sont entièrement et exclusivement dévoués.
Il dit : « En vérité et c’est la vérité que Je dis ».
« Je remplirai certainement l’Enfer de ton espèce et de celle de ceux d’entre eux qui t’auront suivi, tous ensemble. »

« - Nous avons effectivement créé l’Homme dans sa plus belle image.

Puis Nous l’avons ramené au niveau le plus bas. » (95,4-5)
En d’autres termes, Dieu, Glorifié Soit-Il, condamne l’orgueil, expression de la suffisance et porte de l’Enfer. Celui qui ne reconnaît pas sa faiblesse ni son ignorance ne peut jamais devenir ni fort ni savant.

Par Sa Sagesse Infinie, Dieu agréa son vœu. L’épreuve sur l’aptitude de l’être humain à respecter les lois divines commença. 

une partie de l’humanité perçoit la moitié pleine. Elle croit aux lois divines. Pour celle-là, nul besoin de preuve pour réaliser la Toute Puissance du Créateur. Rien que la rotation de la terre, produisant l’alternance du jour et de la nuit, représente un miracle permanent. Tandis que le reste ne voit que la moitié vide. Elle représente la population cible des actions sataniques. Pour celle-là, même si toutes les preuves du monde sont rassemblées, elle demeure à tout jamais sceptique sur le bien fondé des lois divines

En résumé, les Anges ont été chargés de se prosterner jusqu'au jour de la résurrection. "Ils se prosternent" signifie qu'ils se soumettent aux ordres du Très Haut pour entourer de soins cette créature, la sauvegarder et la guider vers la voie du bien, cela par opposition au reniement de Satan, qui personnifie le mal et dévie la marche de l’être humain des lois universelles. C'est ainsi que la vie s'est faite : l’être humain choisit ce qui est bien pour lui et ce qui lui assure l'adoration de Dieu l'Unique, ou bien il tombe dans le péché, l'illicite et le mal. Et c'est là la morale de l'existence de l’être humain telle que Dieu a voulu qu'elle soit !

IBLIS et alphabet, alif

http://atheisme.free.fr/Contributions/Y_iblis.htm

Dans la tradition musulmane chiite radicale, l'alif, la première lettre de l'alphabet arabe, est considérée comme satanique car, dit-on encore, à l'instar d'Iblis, alif aurait refusé la soumission devant Allah.

 

L'alif étant le symbole d'Iblis, les cinq lettres sacrées ne peuvent lui être accolées.

 

Explication complète / nom Iblis et les lettres de l'alphabet++++

http://books.google.fr/books?id=b4DZMkP1Zq8C&pg=PA236&lpg=PA236&dq=Iblis+et+alif&source=bl&ots=X4Z8E4uS0T&sig=YKhUaHLj4mpnUdgPAcfDh_mCqvw&hl=fr&sa=X&ei=kQeRUZ-IGcLs0gWs7ICICg&ved=0CFwQ6AEwCA#v=onepage&q=Iblis%20et%20alif&f=false

Son nom d'avant = Azazil créé du Feu de la Gloire, Serviteur du Seigneur.

Iblis= a désobéi au Seigneur, s'est enorgueilli.

 

TEXTES JUIFS PUIS CHRETIENS

http://michaellanglois.fr/publications/introduction-to-the-old-testament_introduction-a-lancien-testament/medias/langlois-2009-henoch-in-introduction-a-lancien-testament.pdf

Le Livre d 'Hénoch fait partie du canon de l'Eglise d'Ethiopie, ce qui a assuré sa préservation dans son intégralité en éthiopien ancien (ou guèze). Les premiers manuscrits furent rapportés en occident au XVIIIe siècle

Manuscrits trouvés parmi ceux de la Mer Morte: datés entre le II et le I siècle avant notre ère, ils témoignent de la grande popularité de la littérature hénochique à cette époque.

Certains matériaux du Livre d 'Hénoch ont des parallèles plus anciens dans la littérature proche-orientale ; c'est notamment le cas des traités astronomiques et des activités des anges déchus. Le Livre des Luminaires et le Livre des Veilleurs pourraient donc intégrer des traditions anciennes, et ce dès l'époque perse - ce qui est cohérent avec une analyse linguistique de ces passages.

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Livre_d'Hénoch

Il fait partie du canon de l'Ancien testament de l'Église éthiopienne orthodoxe mais il est rejeté par les Juifs et n'est pas inclus dans la Bible dite des Septante. Il a été officiellement écarté des livres canoniques vers 364 lors du concile de Laodicée (canon 60), et il est considéré depuis comme apocryphe par les autres Églises chrétiennes. Mais il était connu en Occident, au moins indirectement

Il a été la source d'inspiration de la création littéraire du XVIe siècle baptisée «magie angélique» par son auteur John Dee, mathématicien, géographe et conseiller d'Elisabeth Ire. Le livre d'Hénoch et la création littéraire de John Dee ont à leur tour servi d'inspiration aux franc-maçons britanniques du XIXe siècle

Sa composition est estimée au iiie siècle av. J.-C

Exil du Paradis avec une branche de l'Arbre de Connaissance

http://lemondedaleos.wordpress.com/category/mythologie-comparee/

 

De la branche de l'Arbre du Paradis au bois de la Croix (P 145)

http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/ethio_0066-2127_1955_num_1_1_1239

 

Bible en hébreu

http://www.sefarim.fr/

 
A DE SOUZENELLE, GENESE:
http://www.canalblog.com/cf/my/?nav=blog.manage&bid=1025181&pid=27721095

http://www.toutelaverite.org/philosophies-et-croyances-136/le-graal/10/?wap2

Lucifer va de l'état angélique à  l'état matériel (chute).
Le "vase"(l'homme qui s'initie en tant que réceptacle de Dieu) va remonter vers l'état angélique en absorbant le sang du christ (en lui, le fils).
Noter la complémentarité alchimique  logique pierre verte/liquide rouge.

 

GNOSE

http://www.historia-nostra.com/index.php?option=com_content&task=view&id=1083&Itemid=39

 

http://www.corpus-angel.com/site/MYTHOLOGIE/Celte/(Celte)RoiArthur.htm

Élaboration d'une curieuse légende dans les milieux gnostiques d'Alexandrie, celle de l'Émeraude tombée du front de Lucifer lors de la chute de celui-ci dans les abîmes.
Cette tradition ne fait pas de Lucifer un archange révolté par orgueil, mais une victime de l'usurpation accomplie par le dieu mâle sur le principe divin féminin que les Gnostiques appellent la Pistis Sophia.
C'est aussi une référence à une connaissance (gnose) perdue, celle-ci étant symbolisée par l'émeraude qui se trouvait sur le front de Lucifer, le « Porte-Lumière ».
D'après une des multiples versions de cette tradition, cette émeraude serait tombée dans le jardin d'Éden aux pieds d'Adam et Ève, et ceux-ci, après avoir été chassés du Paradis, auraient eu le droit d'emporter cette pierre comme témoignage de la Lumière perdue.
Or, certains Évangiles dits apocryphes, rédigés à cette époque, comme les Actes de Pilate ou l'Évangile de Nicodème*, reprennent cette légende en l'intégrant à la tradition de Joseph d'Arimathie: cette émeraude serait parvenue entre les mains de Ponce Pilate, qui l'aurait fait tailler en forme de coupe et l'aurait offerte à son ami Joseph d'Arimathie.
C'est dans cette coupe que Joseph aurait recueilli le sang du Christ à la descente de croix. *http://remacle.org/bloodwolf/apocryphes/nicodeme.htm Manuscrit grec IV° siècle, diffusé en Occident.
Cette tradition, incontestablement d'origine gnostique, où se mêlent des thèmes empruntés à différentes mythologies indo-européennes, iranienne en particulier, sera reprise plus tard lors de la constitution du Cycle du Graal, notamment par Wolfram von Eschenbach, qui parle du Graal comme d'une « pierre tombée du Ciel ».

Selon Jacob Boehme (16° s) http://www.bldt.net/Om/spip.php?article393

 

Basé sur différents passages du Coran

Dieu crée sept cieux, celui qui est au-dessus de la terre est en émeraude. Le dernier est une masse de feu où les anges chantent les louanges de Dieu qui est dans son trône au-dessus de leurs têtes.

Dieu peuple d'abord la terre de créatures du feu le plus pur, les Djinns ou Génies. Îblis est parmi eux, mais seul il s'abstient de mal agir, il obtient donc de Dieu d'être élevé au ciel et est institué gardien du ciel d'émeraude.

Dieu veut créer Adam pour l'établir comme son représentant sur terre, (son vicaire), il le forme avec de la boue fétide et le laisse ainsi longtemps comme un Vase de terre.

Les anges et Îblis sont effrayés de cette création vide (Îblis passe à travers) qui sonne le creux comme un Vase d'argile.

Lorsque Dieu s'apprête à animer ce corps du Souffle de Vie, il ordonne aux anges de se prosterner devant Adam, Îblis orgueilleux refuse. Il se dit meilleur étant créé de feu, plus noble que l'argile; Dieu l'a déjà établi comme vicaire sur terre, il a une auréole de lumière et sa tête est couronnée; C'est lui qui adore Dieu au ciel et sur la terre.

Dieu le renvoie et le maudit. Îblis demande un délai jusqu'au jour de la résurrection, dieu le lui accorde, Îblis devient l'Adversaire, il détournera de Dieu ceux qui se laisseront séduire par lui (sauf les serviteurs fidèles de Dieu, les coeurs purs).

Dieu remplit Adam de son Souffle

 

Lorsque Dieu créa Adam Il insuffla de son Esprit , c'est le "rouh" en Arabe et "rûah" en hébreu

 

http://www.arcturius.org/chroniques/?p=10104

LUCIFER, le « porteur de lumière », était, chez les Romains, le fils de Jupiter et de la Déesse Aurore, chargé d’atteler et de dételer les chevaux du char conduit par Apollon. Déjà, à l’époque, il personnifiait la Connaissance à travers une figure qui mêlait les attributs d’Hermès et d’Apollon.

Chez les Gaulois, le dieu LUG représentait la Lumière et l’Intelligence.

L’Alchimie assimile LUCIFER à l’œuvre au noir, la Putréfaction, sous une forme non démoniaque mais rédemptrice. Il représente la Pierre Brute, matière initiale de l’œuvre, qui sous son aspect vil et repoussant, n’en demeure pas moins le pilier de toute l’œuvre, car recelant en son sein, la lumière à suivre, l’étoile que suivirent les mages pour parvenir à l’Enfant philosophal.

«  Lumière et vie, voilà ce qu’est le Dieu et Père de qui est né l’Homme. Si donc tu apprends à te connaître comme étant fait de vie et de lumière et que ce sont là les éléments qui te constituent, tu retourneras à la Vie. » (Hermès Trismégiste).

La poursuite du grand Œuvre est le symbole du chemin nécessaire à la réalisation de la transfiguration de l’âme, prélude à la résurrection de la figure divine originelle : l’Homme véritable, l’Adam Kadmon.

28 juillet 2013

Roues de la Kabbale, lien avec l'égypte, roues chrétiennes

Lien avec arbre de vie / Egypte : Fleur de vie 

Roues des sephirot et roues égyptiennes

http://www.culturediff.org/horloges38.htm

http://lesecretduzodiaquededenderah.wordpress.com/2012/11/12/les-36-decans-du-zodiaque-de-denderah/

En milieu chrétien, 8 roues énergétiques

http://www.soscollemaggio.com/fr/la-basilique-santa-maria-de-collemaggio.html

 

carré et niveaux d'énergie, dieux-neter http://www.aime-free.com/article-neter-dieux-d-egypte-ancienne-81558304.html

Roues égyptiennes et neter

Image sur http://www.ankhonline.com/revue/adjamagbo_pa_cercle_sphere.htm

 

Harmonie globale incluant toute la création selon un modèle harmonique (vibratoire, énergétique  à la base), Lois de l'Univers, Géométrie sacrée, Solides de Platon° - Cube de Métatron*, Modèle de division cellulaire, d'organisation cristalline…  Matrice de la Création, modèle mathématique-géométrique (au départ formes et non abstractions) universel.

 

Arbre des sephiroth et ennéade égyptienne

http://www.fangpo1.com/ja/content/view/409/2/

+schéma 

Ainsi le papyrus Nemsi Amsu, découvert à Thèbes en 1860 fait état de la disposition de dix grands dieux comparable à l'Arbre séphirothique. Les adeptes de la Golden Dawn  se sont livrés à des travaux très importants pour établir des correspondances entre les sentiers séphirothiques (les branches de 11 à 32), les signes du Zodiaque, les lettres hébraïques et les lames du Tarot.

L'Arbre est symbole de vie en perpétuelle évolution, symbole du caractère cyclique de l'évolution cosmique : mort et régénération.

 

Mystère des chiffres, M-A Ouaknin Ed Assouline 2003

P 209 Les pythagoriciens représentaient les nombres simples sous forme de disposition de points dans l'espace, sans doute par analogie avec la disposition des étoiles. Cela permet d'en découvrir les propriétés arithmétiques remarquables.

Carré magique: celui du Lo-Chou, carré de neuf chiffres en rangées de trois permet de décrire tout l'univers, il en symbolise l'harmonie (cf http://www.taliscope.com/LoShu_fr.html)

P 291 à 293 Moïse, prince égyptien a nécessairement été initié à l'ensemble des secrets de la spiritualité égyptienne, l'une des plus évoluées qui ait jamais existé.

Fondement sur l'ennéade avec ses neuf "neter" ou dieux. Les pythagoriciens ont exploité les propriétés mathématiques de l'ennéade présentée en carré de neuf nombres et les néo-pythagoriciens l'ont diffusé au V° siècle de notre ère après la disparition du "secret mathématique" des écoles pythagoriciennes (sous peine de mort rappelons-le).

LIEN ENNEADE et univers et carré ...

Le monde selon la représentation ennéadique fournissait aux anciens une représentation chiffrée du cosmos… Chacune des paires organisées autour du centre du monde (le nombre cinq), totalisait la divine Tétraktys, composante constante du macrocosme et nombre sacré de la secte pythagoricienne.

L'ennéade égyptienne, lointaine origine non chiffrée de l'ennéade grecque, avait rangé et opposé autour d'un centre quatre couples de deux divinités, l'une féminine, l'autre masculine.

P 295 A quoi ça sert (les carrés magiques)?

A rien, cela sert au "rien" pour lui permettre d'advenir.

Il a un aspect méditatif qui existe dans toutes les pratiques de méditation et permet d'atteindre le "no-mind" (non-esprit). Cet espace du "rien" ou degré zéro du sens ouvre l'homme à une profonde et parfois difficile dé-signification. Celle-ci libère tous les éléments constitutifs de la langue et de l'esprit. Une nouvelle vie se crée à l'intérieur même des rythmes, de tout le matériel linguistique et numérique de la pensée. Tous ces éléments sont rendus à l'échange (et ce processus est une jouissance). Le degré zéro du sens n'est pas congélation du sens mais bien vie, mouvement et temps. Mouvement qui introduit à la circulation des énergies vitales et ainsi à un équilibre et bien-être. Il s'agit par le jeu des chiffres et des lettres dont participent les carrés magiques d'une mise en mouvement de l'ensemble des processus psychiques, qui se produit aussi dans l'analyse des principes de fonctionnement de ces carrés.

Par ex le pectoral du grand prêtre (perso fait de pierres précieuses de couleurs diff - à vérif) selon certains commentateurs doit le côté "magique" de ce talisman repose dans le caractère combinatoire des lettres et de leur interprétation.

Il ne s'agit pas d'un pouvoir magique passif, le fait d'avoir accès aux lettres, à la combinatoire et à l'interprétation ouvre des perpectives psychologiques nouvelles et dénoue des noeuds de langage et des situations difficiles.

La magie du carré tient à tous les jeux et réflexions possibles sur sa structure, … à l'introduction de la pensée dans un mouvement dont les tours et détours subtils ont des vertus thérapeutiques.

La poético-analyse (à laquelle ces formes conduisent) apporte à côté de la philosophie et autres sciences humaines une démarche par laquelle l'image nous donne à rêver, donc à réinventer, à retrouver le dynamisme de la création. Par la poético-analyse, l'homme se débarrasse des idées et des images toutes faites, pour entrer dan une modalité dynamisée et créatrice de l'intelligence.

P 305 Lien essentiel de la kabbale avec les mathématiques. Une meilleure traduction de qabbala serait "mathématique", plus juste que "mystique". Lien étroit entre les pratiques pythagoriciennes et kabbalistes, en particulier dans la perception de la structure de l'univers.

La kabbale c'est le fait de recevoir ou d'atteindre la lumière de l'Infini et l'ensemble des techniques permettant la réalisation de cette réception.

C'est une autre façon d'être au monde, plus ouvert et éveillé au miracle de la vie.

Pour la kabbale le monde a été créé avec les lettres de l'alphabet. Les lettres qui sont aussi des nombres, sont le centre de tout rapport au monde. Ainsi vivre c'est savoir lire et déchiffrer les textes et les interpréter. Les lettres ont un pouvoir et un rôle dans les processus de libération de l'âme et de guérison du corps.

 

 

28 juillet 2013

Char d'Ezéchiel, Merkabah

http://www.the-historical-rabbi-ishmael.com/pdf/chapitre2-3.pdf

p191-2 Char: Sa vision de L’unique, c’est le Trône (de la FaceS) du Roi, le seul qui soit.

P198 quel est le sens de la Markabah ?, se demande un disciple, tétanisé par son mystère. La réponse est lâchée que c’est le fils de (l’)homme -le bèn adàm d’Ézéchiel II, 1- qui est le sens et la visée de toute la Markabah, soit des 28 versets d’Ézéchiel I. Car Son Image” divine doit occuper le Trône de Gloire, qu’elle y soit initiée par l’Archange de la Face, le Souriel (comme Rabbi Ismaël en Berakhot 51) ou qu’elle y soit reçue par l’archaïque Hénok, l’Initié archangélisé par son élévation au « Tétra-Trône », en tant que le MetatrÔn, l’Arpenteur des deux mondes.

 

http://soued.chez.com/comm1.html

Chap 1 verset 12

On "descend" dans le char divin (larédet merkavah), pour pouvoir s'élever dans la pensée (laa'lot mah'ashavah). Contrairement aux traditions extrême orientales dont le but est de rester immobile au Centre, le Judaïsme ne préconise qu'un arrêt momentané sur la voie du milieu et préconise le mouvement pour évoluer sur l'Arbre de Vie. L'harmonie entre l'eau et le feu nous permet d'entrevoir le char divin ou son trône "kissé". Ce Lieu ne peut être fondé que sur l'équilibre des trois éléments air/eau/feu. Cette vision est progressive et passe par les différents niveaux angéliques.

Les anges de service appartiennent au monde matériel, les h'ayot haqodesh ou chérubins au monde de la fabrication ou a'ssyah, les ofanim ou Roues au monde de la formation ou yetsirah et les sérafim au monde de la création ou bériah, d'où on aperçoit le char divin.

http://membres.multimania.fr/balderbombadil/rpg-mania/religions/kabbale.htm

Char d'Ezéchiel, Métatron

 

http://misraim3.free.fr/judaisme/kabbale_magique.pdf

mystique théurgique les traités de la littérature des Hekhaloth (Palais) et de la Merkhavah (du Char) qui contiennent des instructions sur les moyens d'accéder aux sept palais célestes et d'y observer le Trône de Dieu.

Comme nous le voyons, la littérature pré-kabbalistique est abondante et elle influencera d'ailleurs (surtout en ce qui concerne la Merkhavah et les Hekhaloth) les mystiques de la Kabbale. Mais, il ne s'agit pas encore d'une Kabbale pratique et donc magique, mais de magie populaire juive influencée souvent par l'environnement (Babylone, l'Egypte) ou par la culture hellène.

 

http://www.elishean.fr/?page_id=13351

« le Maassé Merkaba », l’oeuvre du Char, c’est-à-dire la Réparation du Corps de Lumière, ou Corps Christique. La Récupération des Aspects ou Etincelles d’Âmes éparpillées suite au Big Bang (tsimtsoum) qui a permis la création, est la Restauration de l’Âme Unique du premier homme appelé dans la kabbale : Adam ha Rishon et qui est aussi appelée le Retour du Christ ou Adam Kadmon. C’est la Réparation de la Brisure des Vases ( chevirat ha kelim). Les Vases ou récipients, issus du Vase Unique qui s’est révolté afin de revendiquer son essence Divine,… la Trinité de l’Arbre de Vie, Hokhmah, Binah et Daath.

 

Oeuvre du Char et Réparation du corps de Lumière

M A Ouaknin +++

http://lucid-state.org/forum/archive/index.php/t-14588.html

 

 

http://symbolos-fg.com/cabale2a.htm

Sepher yetsirah ou Livre de la Création: ce livre, malgré son influence hermétique, poursuit la tradition hébraïque de la Merkaba, c’est-à-dire la tradition du char, si proche du prophète Ezéchiel 1, qui décrit le char de Yahvé, à savoir l’univers et sa cosmogonie, de manière ésotérique.

(Environ au milieu du texte) Malkhout. Elle est appelée l’épouse du Roi, Keter (la Couronne) et c’est la récipiendaire du flux des vibrations qui la composent et constituent le « corps » des émanations ; c’est là que se loge la Chekhinah, l’immanence divine qui, par la voie du retour aux sources (tiqoun), trouvera la Première trinité synthétisée par Keter, qu’elle épousera grâce aux offices de Metatron (Tiferet) le héraut divin, assimilable à Énoch et à Élie.

 

 

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28 juillet 2013

Fleur de vie, géométrie sacrée...

Fleur de vie

1° approche : http://www.lespacearcenciel.com/la-fleur-de-vie-les-origines.html

Passionnant +++ http://www.editions-trajectoire.fr/bibliotheque/documents/9782841975174.pdf

° Mathématique

http://www.math.jussieu.fr/~hernandez/platon.pdf

* Spéculations avec une animation

https://sites.google.com/site/laportesecrete/la-kabbale

L'ancien secret de la fleur de vie Géométrie sacrée (spéculations????)

http://terrenouvelle.ca/PDF/livres/L'Ancien_Secret_de_la_Fleur_de_Vie_tome1.pdf

http://terrenouvelle.ca/PDF/livres/L'Ancien_Secret_de_la_Fleur_de_Vie_tome2.pdf

 

Géométrie de l'arbre de vie

http://www.matemius.fr/articles/geometrie/geometrie-de-l-arbre-de-vie.html

Géométrie dans la Kabbale

http://membres.multimania.fr/merlin345/images/dkab_kabbale.html

 

24 juillet 2013

Amour A mor troubadour

http://fr.metapedia.org/wiki/Fidèles_d'Amour

amor comme a-mors, c'est-à-dire, exactement, "sans mort", de telle sorte qu'il fait rigoureusement correspondre l'Amour à amrta, au "non mort" (ambroisie) que nous avons souvent vu revenir dans les textes hindous.

deuxième sens se rapporte au transport que suscite la "femme" chez l'homme, transport dont on considère qu'il a des effets extatiques et qu'il conduit à l'expérience du "sans-mort", à l'obtention de la "salute" (dans "salute", salut, on peut voir l'équivalent occidental de la "libération" hindoue).

Le "salut" de la femme, dans la littérature des Fidèles d'Amour, a un sens chiffré basé sur l'amphibologie des termes "salut" et "santé".

http://chantsdamour.canalblog.com/archives/2012/08/09/24865123.html

Amour rend actif un principe supérieur latent chez l'homme, la "femme" engendre ainsi un être nouveau, ce qui entraine une hiérarchie nouvelle de toutes les puissances de la nature humaine; c'est l'élément supranaturel çivaique qui domine maintenant;c'est là la "santé" (le salut) et le début d'une nouvelle existence. çiva: aspect masculin, immuable et lumineux de la métaphysique tantrique çakti: aspect féminin, dynamique et générateur

24 juillet 2013

Création de l'homme par Dieu, Kabbale

Ame dans le Vase

Lorsque Dieu créa Adam Il insuffla de son Esprit , c'est le "rouh" en Arabe et "rûah" en hébreu

Rouah, souffle : esprit, parole, (lien avec respiration)

Le rouah vivant est conséquent d’une vie émotionnelle riche. Celle-ci peut s’atteindre par une prise de conscience des échanges qui existent entre notre corps et nos émotions avec le monde extérieur.

http://soleildelumiere.canalblog.com/archives/2013/02/04/26327158.html

http://www.jefflemat.fr/autres/28_36_kabbale_symbolisme_et_astrologie.pdf

Etat de conscience supérieur

ROUAH qui définie l’état de conscience supérieure de l’homme aussi appelée conscience objective où l’individu est capable de percevoir son être dans la dimension du tout. Ce processus de conscience est défini comme le stade d’individuation permettant ainsi a

l’individu une compréhension globale de son implication dans la réalité terrestre. A ce niveau, l’homme agit, pense et relie ses énergies en accord avec l’ordre universel. Il s’inscrit dans la dynamique collective pour apporter l’harmonie, l’équilibre et la cohérence de son être. 

ROUAH / DAAT : symbolisée par la planète Pluton z, elle représente la quintessence de notre ESPRIT. Cette sphère est située au carrefour des énergies universelles et celles de la nature humaine. Elle synthétise le monde des sens émanant de notre rapport avec l’univers de la matière. Daat est la sphère de la Connaissance, celle qui nous permet de prendre conscience de notre Soi. Elle représente la porte initiatique que nous devons franchir pour découvrir la finalité de notre existence.

24 juillet 2013

Connaissance, Gnose

L'apparition du gnôthi seauton ne s'est pas fait avec Socrate. Bien avant, c'est un précepte gravé dans le marbre d'un temple delphique.
Contrairement à ce que l'on pense généralement en regardant l'historiographie philosophique, ce n'était pas un précepte qui instaurait un rapport moral de connaissance de soi, mais une règle de consultation, une recommandation rituelle avant de s'adresser aux dieux. Il y a le mêden agan, les egguê et le gnôthi seauton. Ce dernier signifierait selon Roscher, ne pose pas trop de questions, juste celles qui te sont nécessaires. Selon Defradas, ce serait bien plus un précepte rappelant à l'humain qu'il ne doit pas affronter Dieu, car il n'est qu'un petit mortel.

Je trouve cette vision des choses assez intéressante. D'abord, on observe les lentes mutations d'un précepte dont on a oublié la provenance et qui ne signifie, pour la plupart des gens que la fameuse maxime du "connais-toi toi-même", utilisé par Socrate.

La deuxième chose à signaler, c'est que contrairement à la vision de nos contemporains, legnôthi seauton n'était pas la maxime supérieure de laquelle dépendaient les rapports entre Sujet et Vérité, mais, comme l'observe judicieusement Foucault, cette notion était subordonnée (et Socrate le mentionne assez souvent) à l'Epimeleia Heautou, ou cura suilatin (Sénèque et Epictète en particulier), qui signifie: "soucie-toi de toi-même", ou encore "prends soin de toi". 
Ces préceptes avaient un sens éminemment différent de celui qui peut lui être imputé maintenant, étant donné l'oubli quasi complet pendant une vingtaine de siècles de ce précepte supérieur. Bien que remis au goût du jour, il reste, pour une majorité de personnes étranger à la philosophie ou marginal, ce qui est étonnant pour une prescription ayant été déterminante pour l'antiquité gréco-romaine mais qui semblent de nos jours revêtir un caractère superficiel! (d'autant qu'avant d'être une phrase philosophique dont on attendait beaucoup, c'était une maxime typique lacédémonienne, utilisée par tout le monde)

Il signifiait une attitude générale, un comportement face au monde: il implique un rapport à soi, aux autres, et au monde. Il implique un certai regard sur soi, une certaine attention portée sur les choses (cea va avec les exercices de méditation).
Il est aussi un précepte d'actions, de transformations, de conversionde soi à soi.

C'est à la fois un précept qui a eu un grad sens au niveau social, mais aussi à tous les niveaux de la pensée.

Cet Epimeleia Heutou dépend fondamentalement de critères traditionnelles selon lesquels l'âge, la fonction, ou l'insuffisance de l'éducation nécessitent cette forme de subjectivation. On voit bien que le précepte prudentiel qu'est le gnôthi seauton, n'est pas un universel, ni un principe supérieur mais plus un principe de base pour la formation d'une éthique du gouvernement de soi et des autres.

Je m'arrête là. j'ai pris cela du premier cours de 1982 (06/01) de Michel Foucault. Et j'ai pensé que c'était intéressant à discuter. Plutôt que de lever les doutes, autant s'interroger sur les raisons de la prise de pouvoir au long de l'histoire du principe delphique plutôt que le principe auquel il est subordonné...
http://france-intelligente.bbflash.net/t116-gnothi-seauton-et-epimeleia-heautou
24 juillet 2013

Carré Sator, représentation de l'Univers

 

http://www.atlantyd.org/carre-sator-30499.html

Du point de vue étymologique, il ressort ainsi que le Carré SATOR est une représentation symbolique de l’Univers.

En vérité, il en raconte la Genèse même( pas la bibique biensûr). On peut imaginer, pour résumer cette Genèse, qu’au départ il n’y avait qu’un Carré Immaculé, représentant le Cosmos, la Création dans l’Eternité, avant le réveil de l’énergie encore assoupie.

Avec le carré de Sator, on retrouve le temple et le projet originel. Cabale de lettres ou sens caché, sa signification demeure encore incertaine.

Grand oeuvre : Celui qui signe du carré SATOR a su réaliser la Pierre.

Dans le carré de Sator, les consonnes structurent l’espace, par les diagonales majeures et les points clés qu’elles occupent, à chaque rangée. C’est l’ossature du nom divin. Les voyelles en sont l’âme. Celles-ci se développent en des diagonales secondaires, rythmant l’édifice.

Ce dernier a pour équivalent la triple enceinte et comme développement tridimensionnel, la pyramide à degrés. SRN ou RPN en constituent les arêtes, alors que la lettre T en ouvre les portes. Ces quatre portes cardinales renvoient aux quatre voies qui attendent celui qui se destine à l’initiation ou à l’alchimie.

le carré de Sator devient la structure réduite du temple, et pour l’adepte, un athanor et une image simplifiée de la réalisation de I’Œuvre.

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