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20 mars 2013

Porteur de lumière Franc-Maçonnerie, Fils d'Horus, Chrisme-Saturne, Fil à plomb-échelle de l'univers-Jacob

 

Baphomet Lucifer (à 1/4 du doc, encadré), labarum-chrisme et Saturne (temps)

http://docs.google.com/viewer?a=v&q=cache:AoLJg_oT7WEJ:www.michelledastier.org/docs/premier_degre_bleu.pdf+Ouroboros+et+porteur+de+lumi%C3%A8re+dans+l%27%C3%A9gypte+antique&hl=fr&gl=fr&pid=bl&srcid=ADGEESgoEo_Gz7thAwitoY4wVn2zOSllw9PZzD1VvOWoUOoxdUPp8f8MlvqdWz9LktP63CXzYgt-N18MPnSBLNcLMkgVv6ERb67F1IYlIzF1BqdWrLbmQKnop8pWaiXfOk0bD1KKA-Ke&sig=AHIEtbQGLyFklxYzzXhmoZD27fEL5zYN7A

divinité représenté par l’étoile à 5 branches, le «Baphomet» (terme maçon), appelé aussi «Jaobulon»

(c’est la contraction de Jao = Jéhovah, Bul = Baal et On = Osiris), à moins que vous ne préféreriez “Lucifer”. Car il s’agit bel et bien du même personnage et dans le monogramme du Christ tel qu'il était brodé sur le Labarum". Le labarum était attaché au titre « Pontifex Maximus », appartenant au chef suprême de l’ancienne religion païenne romaine. Le sigle P+X représentait aussi le dieu païen Chronos (le temps). Ce titre a été porté par l’empereur Constantin, puis repris par tous les papes (Souverains Pontifes).

HORUS Les rois d'Égypte sont considérés comme les incarnations du dieu Horus. À l'opposé de Seth qui représente le Mal, Horus incarne le principe du Bien, mais il ne faut pas réduire la vision complexe des égyptiens au dualisme moderne. Lors de son combat avec Seth, il perdit son œil, mais le retrouva par la suite grâce à Thot. Appelé « Oudjat », cet œil représente la victoire du bien sur le mal. Porté sous forme d'amulette, il rendait invincible et apportait la clairvoyance.

Les quatre fils d'Horus représentés sur les vases canopes sont : Amset (L'homme) - Hâpi (Le babouin) - Douamoutef (Le chacal) - Kébehsénouf (Le faucon)

Autre source :« Initialement Horus fut sans doute un grand dieu du ciel, comme l'oiseau splendide qui révélait son apparence de faucon. Tantôt, il demeura le dieu des espaces aériens, dont les deux yeux étaient le soleil et la lune; tantôt, il devint lui-même le soleil, en particulier sous le nom de Rê-Harakhty. Dans ces deux cas, Horus demeure un dieu régnant sur le ciel et ses astres mais le destin historique des rois d'Héliopolis devait consacrer le faucon de cette ville, patron des souverains unificateurs de la Haute et de la Basse Égypte, comme le dieu royal par excellence. »

Lucifer = Etoile du matin

L’étoile brillante, dans la F.M., c’est la constellation d’Orion. En ce qui concerne la « grande loge céleste », elle peut être présentée aux apprentis maçons comme une allusion à la Jérusalem céleste, et certains peuvent y croire un temps.

Rappelons que la Franc-Maçonnerie s’inspire pour une très grande part de l’antique civilisation égyptienne. Dans l’ancienne religion égyptienne, Osiris est associé à Orion. La pyramide devient alors un temple dont l’objet est la préparation à l’immortalité du pharaon. Les couloirs d’aération seraient des conduits destinés à fait migrer l’âme du roi vers Orion. Comme Osiris, le pharaon ressuscite alors, et devient immortel en un autre monde non pas céleste au sens traditionnel du terme mais stellaire au sens littéral.

Je renonce à la couverture spirituelle de ce tablier. Je défais en esprit l’étreinte (le fermoir) du serpent « Ouroboros » et je détruis à la fois le tablier ainsi que le fermoir au Nom de Jésus. 

Note : Dans le dessin du temple maçonnique, le fil à plomb central symbolise une échelle verticale, l’échelle de Jacob.

Extrait d’un commentaire sur la FM : « L’Echelle, une représentation de la conscience individuelle, possède trois échelons, représentant « Foi, Charité et Espérance », qui correspondent aux trois niveaux inférieurs des quatre mondes de l’univers (L’univers tel qu’il était perçu par les philosophes de la Renaissance était constitué de « quatre mondes ». La Kabbale possède la même division. Ces quatre mondes sont l’élémentaire ou le physique, le monde céleste de la psyché ou de l’âme, le monde super céleste de l’esprit, et le monde divin). Le panorama macrocosmique et l’homme microcosmique partagent le quatrième niveau de la Divinité, représenté par l’Etoile flamboyante. Pris ensembles, l’Echelle et le Point au centre du cercle, représentent l’homme fait à l’image de Dieu selon les mêmes principes sur lesquels l’univers est basé. »

La croyance des F.M.est donc que l’homme peut atteindre le stade divin depuis la terre, et par ses propres mérites. Rappelons que, dans son songe, Jacob ne montait pas l’échelle : c’étaient des anges de Dieu qui montaient et descendaient (Gen 28 :12). Il a fallu que Jésus se dépouille de sa forme divine, traverse le tabernacle céleste (Héb 9 :11), vienne parmi nous comme un homme et se fasse crucifier à notre place pour que nous puissions, par la foi en Christ, être lavés de nos souillures et être aptes à nous présenter devant le trône de la grâce.

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20 mars 2013

Mundus, rites de fondations, grille et feux de Beltaine, grille-graal, filet du ciel

Cairn.info - Le mundus et le Comitium : représentations ...

de M Humm - Autres articles

Par ailleurs, le mundus, reproduction miniature du Cosmos, pouvait servir de modèle à l'organisation de la Cité, qui devait elle aussi se trouver conforme à ...

www.cairn.info › Discipline › Revue › Sommaire

http://revues.mshparisnord.org/appareil/index.php?id=704

La ville qui vient (L'Herne) de Marcel Hénaff

Ed. L’Herne, Coll. Carnets, mars 2008,

la ville-monument ? Comme miroir du ciel :

    « l'archéologie révèle cette constante : que non seulement la ville appartient au symbolisme religieux, mais que ce symbolisme est spécifiquement lié aux divinités célestes et ceci en opposition à un monde d'en bas qui est présenté comme vaincu. » (M.H. La ville qui vient, p.33)

10Dans cette perspective la ville peut être interprétée comme « l'expression des forces qui refont le monde » au sein du monde. Afin de prendre la mesure de cette caractéristique céleste du rite d'institution de la ville romaine : depuis un trou creusé le mundus [« ici émerge le monde d'en bas où sont refoulées les forces mauvaises (littéralement im-mondes, jetées dans le mundus) »] servant de foyer pour l'identification d'« une ligne idéale autour de laquelle pivote la voûte céleste » s'organise la ville.

    « A partir de ce découpage seront inscrites géométriquement sur le sol les limites des différentes parties de la ville : l'enceinte, les rues, les places. » (M.H. ibid, p.37) « La conquête romaine fut de répéter en chaque province nouvelle, en chaque pays soumis à sa puissance et à son autorité, le modèle d'une inscription de la cité de Rome sur le sol du nouveau site : son espace sacré, ses dieux, ses monuments, sa division selon les axes, sa grille de rues et places. » (M.H. Ibid, p.40)

 http://www.arkho.com/grac1f.htm

Fondation d’une ville, templum, dessin-diagramme, Mundus…

toute fondation est avant tout une fécondation de la terre vierge par l'esprit divin, et toute fécondation est une union de contraires dans l'unité. Fonder une ville signifie recréer le Cosmos, répéter la cosmogonie, et cette recréation revêt un caractère hiérogamique : un couple sacré entre la terre à occuper et la Terre prototype, céleste et idéale ; celle d'en bas est structurée à l'image et en ressemblance de celle d'en haut, et ce morceau de terre sacralisée finit par devenir le Centre du Monde, temple à ciel ouvert, habitacle de la Shekhinah, la " présence réelle de la Divinité "

7. Dans le cas de Rome, le nom secret était Amour, le nom sacerdotal Fleur et le nom public Rome.

 

Grille du Mundus

Réticule de l’omphalos

http://racines.traditions.free.fr/lienoeud/index.htm

Thrumgjöll est le nom de la grille du Hel 20 qui ferme la fosse rituelle ou Mundus. Elle a été considérée au Moyen Âge superstitieux comme un “nœud magique”

Gjöll : rivière c le Styx du royaume de Hel, elle encercle le Hel (monde « inférieur » des morts assimilé aux enfers) http://fr.wikipedia.org/wiki/Helheim

http://racines.traditions.free.fr/lienoeud/index.htm

24 Grille de Beltaine : un carré de trois fois trois

Voir aussi :

http://docs.google.com/viewer?a=v&q=cache:Udl0BEn3sTEJ:racines.traditions.free.fr/fet2prin/fet2prin.pdf+grille+Hag-hall+et+le+Hel+dans+la+mythologie&hl=fr&gl=fr&pid=bl&srcid=ADGEESj9lnVdEokDetEEfAIX1GcuDEe58rDsZDV0jBBAS9WXTlsOsbHi8EwcJiW2jXalbXgR-SoJiNcpZVIngRTqu7XCS2oSHGP_KIiZnKKNwod0Cs_914dXx6z2Or0yr2v0VNUhTbHi&sig=AHIEtbS0g19D2DGdTJyK3tTKX9bwE-xXrQ

La veille de Mai, on observe encore une tradition qui consiste à manger un gâteau d’avoine, le gâteau de Mai, portant neuf nœuds sur le modèle de la grille de Beltaine Nigel Pennick

La seconde Grille de Beltaine, sacrée* par son chiffre “neuf”, celui d’une naissance venue “à terme”, sous-tend de plus le “Symbole Cosmique” ou du “Centre Polaire” habituellement nommé Svastika*… sacré* ! (Sur la grille, accentuation de traits selon la forme du svastika)

 

Grille du feu de Beltaine

http://lataverned-eburos.over-blog.com/categorie-10197598.html

Le feu de beltaine est généralement composé de neufs bois sacrés (bouleau, if, sorbier, noisetier, pin, frêne,aubépine, surreau, chène) allumé sur une grille de neuf cases préalablement tracé au sol. L'ancienne manière de faire du feu était de tourner un fuseau de chène dans une buche de chène. on y mangais aussi un gateau d'avoine avec neuf noeud symbolisant les neuf grilles du feu.

Cf http://lechaudron9.ifrance.com/beltane.htm (cérémonie du feu, lever des 3 soleils)

 

http://docs.google.com/viewer?a=v&q=cache:mAq3SlGPBjwJ:racines.traditions.free.fr/feuvesta/feuvesta.pdf+Grille+du+feu+de+walpurgis+ou+Beltaine&hl=fr&gl=fr&pid=bl&srcid=ADGEESivIUSM-WD11qrI4nCd8f73ovGNYvE1hJM8aA_jFzKSdP4ptCksZXP6e33og32D7sPNcRoh3Uez38JuohOhgs56vv7bSvfSbnZzDart5v0WJW2IN_PDmV32WZXjEo8i8uncYFGg&sig=AHIEtbTTJn3mSrBxSeRW3QeWT6RuLYPkNw

En Grande Bretagne : « Le “feu de nécessité” est allumé au dessus du carré central

(d’un tertre carré de 9 carreaux)n en tournant un fuseau de chêne dans le trou d’une

bûche en chêne : c’était l’ancienne manière de faire du feu. Jadis, tous les feux d’une

localité étaient éteints la veille de Mai puis rallumés à partir du Feu de Beltaine du vil-

lage qui, brûlant au centre de la grille des neuf carrés, formait le foyer de la commu-

nauté*. » Nigel Pennick, Magie du Nord, Pardès 1996.

 

Nuit de Walpurgis précède la fête solaire de Beltaine

nous reparlons de cet “ilho” de bronze dans notre article Rite* où figure un bouton

d’appel “piacenza.pdf” pour consulter un supplément qui conforte définitivement notre intuition !!! :

http://racines.traditions.free.fr/riteromu/index.htm

doc pdf : le foie de Plaisance

La cosmologie Étrusque a suivi l'Egyptian Pharaonic Hermetica, selon laquelle les maisons célestes ont été "reconstruites" sur la terre (cf. Mauro Cristofani et Mario Carrieri, Etruschi - Cultura e Societa). 

Les Étrusques ont fondé Rome. Selon Hérodote, ils étaient des Lydiens qui aurait pu apporter la connaissance des Pharaons au Continent européen, y compris l'écriture*, comme estimé dans la légende de Cadmus. Le Foie Étrusque de Bronze de Piacenza est un antique "haruspex Romain" reconnu pour se rapporter à l'astronomie et la prédiction mais il est resté non déchiffré jusqu'ici. 

          Comme nous venons de la dire, le Foie Étrusque de Bronze de Plaisance était un planisphère du ciel, antique “starfinder” et calendrier, employant pratiquement le même système d'orientation aux étoiles et des constellations trouvé aussi dans le Dôme de Ciel Gilbertese en Micronésie, et employé par les insulaires pour la navigation océanique 

 

http://mythologica.fr/nordique/objets.htm

HELGRIND Une des grilles du domaine de Hel.

 

http://lunamoon.forumactif.com/mythologies-et-legendes-f1/quel-est-votre-personnage-mythologique-prefere-t37-30.htm

Issue de la mythologie scandinave, il s'agit de Hel, celle qui règne sur le Enfers ...

Hel (celle qui est cachée) est la fille de Loki et de la géante Angerboda et la soeur de Fenrir et de Jormungand (le serpent du Midgard).

Quand les dieux apprirent la terrible prophétie qui touchait les enfants de Loki, ils envoyèrent Hel le plus loin possible des territoires divins et c'est pour cela qu'elle devint la déesse du monde inférieur et du royaume des morts. Elle règne sur les neuf mondes, d'où arrivent tous ceux qui ne sont pas morts au combat. Hel est moitié bleue (ou noirâtre selon les traductions) et moitié couleur chair ce qui lui donne une apparence des plus sinistres.

 

Elle vit dans son manoir qui s’appelle Eliudnir et qui est situé dans son royaume qui se nomme Niflheim, (le monde du brouillard). L'accès au palais est protégé par un seuil magique Fallanda foradb (pierre d'épreuves et de danger)

Il se trouve au nord du monde souterrain,où règnent l’obscurité et un terrible froid. Modgud est la jeune fille qui surveille le pont Gjallarbruen qui traverse la rivière Gjoll.

C’est la rivière à moitié souterraine qui sépare le monde des vivants de celui des morts.

Pour arriver dans le monde de Hel, il faut traverser la caverne dont l’entrée est surveillée par le terrible loup Garm à la gueule ensanglantée.

Il n'est pas possible de sortir de Niflheim entouré de hautes clôtures munies de grilles (Helgrind, Nagrind, Valgrind) qui ne peuvent pas s’ouvrir de l’intérieur.

Hel est secondé dans sa tâche par deux serviteurs Ganglati et Ganglot (traînard et traînarde) et possède toute une collection d'objets au nom sinistre et inquiétant comme l'assiette Hung (la faim), le couteau slut (famine) le lit Kor (grabat) entouré de tentures Blikianda bol (malheur éclatant)

Pourtant elle sait faire preuve de compassion puisqu'elle accède à la demande d'Hermod venu chercher Balder qui est d'ailleurs installé sur le siège d'honneur.

Hermod chevaucha Sleipnir neuf nuits durant à travers des vallées profondes et ténébreuses avant d'arriver à Giallarbru, le pont étincelant d'or, qui enjambait le fleuve Gioll. Modgud, la jeune fille qui gardait le pont fut étonnée des couleurs d'Hermod et des vibrations qu'il avait produites en traversant le pont.

Elle lui indiqua que Balder était déjà dans le royaume des morts et lui montra le chemin pour le rejoindre.

Grâce au fantastique Sleipnir qui franchi d'un bond les énormes grilles du domaine de Hel, Hermod pu rencontrer la maîtresse des lieux.

Hermod raconta à Hel pourquoi il était venu.

Elle lui répondit que si Balder était ainsi pleuré par tous sans exception dans les Neuf Mondes, elle le laisserait retourner à Asgard.

 

http://www.theatrum-belli.com/album/les_divinites_guerrieres/valhalla.html

L’entrée principale, ou « Valgrind » (Grille-des-occis, qui pourrait renvoyer à la barrière que doivent franchir les trépassés pour pénétrer dans l’Autre Monde) est surmontée d’un loup au-dessus duquel plane un aigle.

 

Le couvercle du Mundus, la “Grille des enfers” (càd des dieux inférieurs) le 9 est le numéro de la Rune Hag-all dont le nom signifie “Tertre Suprême” ou “Tous les Tertres Sacrés » c’est à dire le Cosmos (ciel et Terre)

ce système, qui n’était qu’une mnémotechnique et une pédagogie à l’origine, induisit l’idée “superstitieuse” (connaissance dégradée18 ) d’une possible utilisation totalisante, donc d’une numérologie absolue, “magique”

racines.traditions.free.fr/alchimi/index.htm

 

Hag-hall et le Hel dans la mythologie

http://docs.google.com/viewer?a=v&q=cache:ckHhYoG0JlgJ:racines.traditions.free.fr/omphalos/omphalos.pdf+r%C3%A9ticule+de+l%27omhalos&hl=fr&gl=fr&sig=AHIEtbRWfvQPwD33THHkuDgr2i_FJlsn8w

Lien Omphalos : autel de cendres : braise qui en refroidissant fait c une sorte de filet/grille, c runes… Correspondance avec le « filet du ciel 

Lien avec grille de Hel, dalle d’argile sur le Mundus servant de foyer

Lien avec grille de Hag-all : runes

Chez les Germano-Scandinaves : Odhin/ Wotan* le Grand Ase*, qu’eux, allait déduire de ce “filet du ciel” une cartographie céleste semée de mailles, d’astérismes à partir desquels il inventerait les Runes* astrologiques* et serait appelé pour cela le “Vieux Sage”, l’Alt Ase qui deviendrait Atlas chez ses petits enfants Doriens.

 

Dieu réticulé, SYMBOLES Prof. P. G. Sansonnetti. : filet du ciel à l’article Symboles de Racines et Tradition

Réticule : En termes d'Astronomie, il désigne un Système de fils derrière lesquels on observe le passage d'une étoile.

 

Ennéade égyptienne et filet du cosmos

http://mathematiques.energie-manifestee.net/wakka.php?wiki=LaMiseEnForme

La fabrication des filets est apparentée au tressage et au tissage. Dans l'Egypte ancienne, le langage, ou sa structure, est représenté par un filet et la trame des mots sert à formuler les idées qu'elle capte pour rendre compte des choses. Les hommes de tous les temps ont utilisé des filets pour la pêche et, dans l'Evangile, Jésus compare le Royaume de Dieu à un filet 

 Thot maître du filet

http://www.toutankharton.com/Application?var_recherche=thot%20ma%C3%AEtre%20du%20filet

Thot , le Maître des Nombres et des Mesures, organisateur du cycle du temps, Maître des coudées de mesures, patron des scribes et de tous ceux qui écrivent, donne par sa hauteur la mesure fondamentale : la brasse. Par ses proportions, il révèle les nombres essentiels de l’hexagone et avec la division du cycle en six.

C’est le pouvoir du symbole, et de l’image qui résume et synthétise toute la pensée. De nos jours, il nous faudrait différentes disciplines et de très longs écrits (mathématiques, géométrie, philosophie, symbolique, philologie, astronomie etc) pour tenter d’arriver au même résultat.

Ce que j’ai essayé de montrer c’est une pensée différente, synthétique, non cartésienne, qui explique mais de facon cachée (ésotérique), alors que notre science actuelle décrit et explique (exotérique). On retrouve un procédé similaire d’expression, avec de fortes nuances, mais avec le même esprit synthétique en Asie avec le Bouddhisme (scènes, proportions, orientation des temples, etc...).

 Ce que je voulais aussi essayer de faire comprendre, c’est que le temple est un centre «scientifique » aux messages cachés. Ne nous méprenons pas : les neter, pour la grande masse du peuple égyptien sont des dieux, craints et vénérés. Pour les initiés, ils sont une expression de principes fonctionnels expliquant le fonctionnement de la nature, du monde créé et expliquant le jeu des forces cachées (nous dirions aujourd’hui les forces physiques, les vecteurs) qui y interagissent...

 

http://racines.traditions.free.fr/riteromu/index.htm

33 “Mundus patet” : à la lecture de certains auteurs on pourrait croire que la dalle de terre cuite qui ferme le mundus s’appelle le mundus patet, il n’en est rien : c’est une expression rituelle qui signifie “le mundus est ouvert” car, selon Varron, elle était "la Porte des dieux d'en-bas", inferii !

Cette dalle ou ce rocher se nomme gjöll (goule) chez les nordiques : c’est celui auquel est attaché Fenrir et que les dieux ont enfoncé dans la terre avec la pierre Thviti, “celle de la tribu” (Thuata).

Rite de fondation de ville, d'origine “étrusque”, était consigné dans les libri rituales. Cette more etrusca, ou "manière étrusque", fut appliquée par les Romains à la fondation de toute nouvelle cité de la péninsule ou des provinces étrangères (ex. Condate). Mais, il  était aussi d'origine commune aux peuples italiques, comme de tous les “Indo-Européens” (ou Aryens) d’ailleurs, en tant qu’installation d’un Temple Solaire sur chaque nouveau locus ou topos

 

Géométrie rituelle égypt

http://docs.google.com/viewer?a=v&q=cache:FaCyw18UCBMJ:www.reunion.iufm.fr/Recherche/IREM/IMG/pdf/Keller_pensee_mythique.pdf+rites+de+fondation+construction+antiques+en+Egypte&hl=fr&gl=fr&sig=AHIEtbRRsdqihfHqrUYjGqkgNESAfTBWWA

Il s'agit manifestement de faire un carré orienté,qui est également la première action proposée dans les Sulbasutras. Rf sur trad indienne expliquée avant.

- En Egypte antique, les allusions sont d'autant plus claires que l'on remonte dans le temps, et

les analogies avec les Sulbasutras sont frappantes.

Le plus ancien texte égyptien, la pierre de Palerme des débuts du 3°millénaire, est fait

d'annales où chaque année est référencée au moyen d'une cérémonie ; quatre années sont

remarquées comme années "de la tension de la corde". Par exemple, "année de la tension de la

corde à la grande porte du château 'siège des dieux' par le prêtre de Sehat" (Clagett, Tome 1).

Le rituel "géométrique" de fondation des temples est donc une tradition très ancienne et

tenace ; elle semble être restée intacte depuis l'époque archaïque des débuts du 3°millénaire,

jusqu'aux époques ptolémaïque et romaine. 

Citation : ainsi furent établis les quatre angles aussi solidement que les quatre piliers du

ciel."

 

Rituel de fondation détaillé égypte archaïque :

http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/crai_0065-0536_1960_num_104_1_11165

Isis associée à Sothis, Sirius ; Horus associé à Orion (perso??)

Mundus = image du ciel renversé, dans le fond pierre encastrée = lapis manalis (de mânes, lat manus = bons, désigne l’âme des ancêtres) figurant la Porte des Enfers (infer= inférieur), elle était écartée rituellement xfois ds l’année pour les laisser passer. Wikipédia Mânes

 

Lien avec Cérès ? en fait c’était Vesta la déesse archaïque remplacée par Cérès (signifiant croissance)

http://books.google.fr/books?id=W7IFAAAAQAAJ&pg=PA23&lpg=PA23&dq=lapis+manalis+romain+antique&source=bl&ots=hazqtFyrp5&sig=LAztllyOvo79o8Cvjyqgi_qs9_o&hl=fr&ei=u26PS8-rKsqg4QbBjaCfDQ&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=5&ved=0CBUQ6AEwBA#v=onepage&q=lapis%20manalis%20romain%20antique&f=false

Rites de fondation Rome ++

Repère notes 35 / 36

http://racines.traditions.free.fr/riteromu/index.htm

« Selon les hommes versés dans la discipline étrusque, il n’y avait pas, pour les fondateurs de villes étrusques, de citée fondée justement, selon les rites, qui ne comporte pas trois portes, religieusement dédiées, autant de rues, autant de Temples* dédiés à Jupiter, Junon et Minerve. »

          « On peut expliquer l’anomalie présentée par l’indication de trois rues et de trois portes, étrange dans un plan de ville orthogonal qui devrait normalement, semble-t-il, en comporter quatre. C’est sans doute la présence du sanctuaire de la triade majeure, sur l’acropole située normalement au nord de la ville, qui explique cette anomalie. Acropole et Temple* dominent la cité et la ferment du côté du Septentrion. Depuis leur siège, dans leurs cellae, a deorum sede, les trois membres de la triade (capitoline) “jettent leur regard protecteur” vers le Sud et barrent toute issue vers le Nord » R. Bloch, La Religion Romaine, in Le Monde indo-européen, Brepols, B.

          Bien entendu ce site ne fut pas choisi par hasard : puisque une partie de ces peuples étaient des transfuges du cataclysme nordique, ils avaient donc dû tourner le dos au septentrion (sous le septième arc) et leurs Dieux*, les Divins ancêtres devenus les Mânes (les Bons) “jetaient sur eux –  de ce lieu surélevé – leur regard protecteur” alors même qu’aucune porte ne pouvait mener vers cet “au-delà” où l’on ne saurait voir le Soleil…

5 - Après avoir ainsi tracé les limites de "l'enclos sacré", on creusa le Mundus33 en son centre, une fosse34 ronde où chacun des citoyens de la cité nouvelle vint jeter une motte de terre venant du foyer clanique de son ancienne patrie, puis :

          « Sur ce mundus on érigea un autel* où brilla le foyer de Rome. Fustel de Coulanges nous enseigne que le rite avait pour objet de transporter à ce foyer les ancêtres ensevelis dans le sol de l'ancienne patrie des fondateurs, ancêtres que la religion interdisait d'abandonner en laissant privés de culte leurs esprits fixés à leurs tombeaux. Le mundus devenait, par la vertu de ce geste, le nouvel habitat de ces ancêtres et, précisément, le terme de mundus désignait, dans l'ancienne langue religieuse des Romains, la résidence posthume35 des esprits des morts, quelque chose d'identique au penus hanté par les pénates. » Amable Audin, Les fêtes solaires, P.U.F, 1945.

6 - Lieu : « Au Capitole aurait été enfouie la tête du roi Olus, caput Oli, (Tagès pour les Étrusques, et Mimir “Mémoire” pour les Nordiques)n. Ce mundus était fermé par le lapis manalis, porte de l'Orcus et seuil du monde infernal (celui de dieux inférieurs). Identique au mundus, l'eschara grec était élevé devant la porte du mégaron. » Amable Audin.

Ce rite de fondation, d'origine “étrusque”, était consigné dans les libri rituales. Cette more etrusca, ou "manière étrusque", fut appliquée par les Romains à la fondation de toute nouvelle cité de la péninsule ou des provinces étrangères (ex. Condate). Mais, il  était aussi d'origine commune aux peuples italiques, comme de tous les “Indo-Européens” (ou Aryens) d’ailleurs, en tant qu’installation d’un Temple Solaire sur chaque nouveau locus ou topos

 

http://remacle.org/bloodwolf/erudits/Festus/m.htm

MANALIS LAPIS. On pensait que c'était la porte de l'Orcus, par où les âmes des enfers s'écoulaient vers les lieux d'en haut, qui sont appelés manes. On appelait aussi manalis lapis une, certaine pierre qui se trouvait hors de la porte Capène, près du temple de Mars; lorsque, dans les temps d'excessive sécheresse, on traînait cette pierre dans la ville, la pluie s'ensuivait aussitôt, et, on l'appela manalis lapis, parce que l'eau coulait.

 

20 mars 2013

Mythologie égyptienne Tefnout et Maât, serpent Atoum, réf / astronomie, Trois et neuf, dieu caché

Création en Egypte, cosmogonie ++++

Général http://www.immortelleegypte.com/mobile/articles.php?lng=fr&pg=45

Au sein du Noun est le Démiurge (« Qui ne peut être nommé et ne peut être connu » = Dieu), grâce auquel la vie apparaît spontanément. Il commence par penser. Par sa pensée, il dénombre le Noun… et se crée lui-même. Puis le Démiurge se met à parler et dès lors se dissocie du Noun qui est Océan Primordial. Le Noun n'existe pas encore, ne voit pas ce qui se passe, n'a pas conscience de lui-même ni de ce qui l'entoure. Enfin, le Démiurge raconte au Noun ce qui se passe : c'est le dialogue, qui amène l'éveil du Noun, sa prise de conscience de ce qui est. Dès lors le Démiurge bouge, et c'est le début de la création.

En Égypte, le créateur s'appelle Ptah (Pteh), Rê ou Amon-Rê, Atoum (Itemou), Khépri. Dieu suprême, il perd parfois, au cours des temps sa suprématie. Il est toujours à l'origine de la création, mais n'est pas obligatoirement l'agent actif déterminant de la suite des événements.

D'après un mythe égyptien, c'est sous la forme d'un serpent qu'Amon a fécondé l'œuf primordial.

http://onirym.online.fr/v3/symbolique_serpent.php

Symbolisme du serpent +++

Dieu créateur : Dans l'Égypte antique, Atoum, dieu-serpent, est le premier à avoir émergé des eaux primordiales, et a engendré le monde. Le Livre des Morts lui fait dire : «Je suis ce qui demeure...Le monde retournera au Chaos, à l'indifférencié, je me transformerai alors en serpent qu'aucun homme ne connaît, qu'aucun dieu ne voit !»

Ouroboros…

Voir aussi http://nousnesommespasseuls.xooit.com/t1816-Le-symbolisme-du-serpent.htm

Et http://fr.wikipedia.org/wiki/Serpentes#Symbolique

Liens : http://www.culturediff.org/creation28.htm

Tefnout est Maât, l'ordre qui règle le monde créé. Elle est garante des relations sociales entre les hommes, de la survenue des phénomènes naturels, de l'harmonie cosmique. Elle est le complément indispensable à la Vie : "Vie est son nom à lui (Chou), Maât est son nom à elle (Tefnout)" (CT 80). Vie et Maât sont les deux principes fondamentaux sans lesquels le monde ne peut fonctionner. Raison pour laquelle Tefnout apparaît toujours aux côtés de son frère, Chou.

Chou se devait quant à lui d'agir conformément aux ordres de son père, de transmettre sa parole : "Je (Chou) suis celui qui transmet la parole de celui qui est venu à l'existence de lui-même à sa multitude" (CT 75). Outre du verbe créateur-Hw, le fils-créateur dispose de la force vitale, qu'il se doit de transmettre à l'ensemble des êtres vivants afin de garantir leur reproduction - celle des dieux, notamment : "Je suis Chou, le père des dieux (...) Je suis Chou qui engendre les dieux" (CT 76). Plus généralement, Chou est "la vie qui est sous Nout" (CT 80). Il est chargé d'assurer le bien-être des créatures que son père Atoum a fait venir à l'existence. Leur subsistance y compris, ce qui lui vaudra d'être assimilé au blé-npr ; plus généralement, de se voir confier la responsabilité de la survenue des phénomènes naturels (pluies, saisons, ...).

http://www.culturediff.org/creation29.htm

aspect scientifique des mythes, accès à site de dossiers égyptologie et astronomie

 

Création égyptienne, Le Trois, dieu caché

http://www.bergerfoundation.ch/Karnak/Cosmogonie_egypte.html

À la place d'Un seul on imagine aussi une Ogdoade, quatre couples d'êtres primordiaux dont le nom invoque encore l'incréé : les eaux primordiales, l'infini, les ténèbres et le caché (ou le vide). Ce n'est que de leur centre que le soleil émerge, déterminant par cette première fois de son lever le commencement du monde.

le vieux système de l'Ennéade issu d'Atoum désigne ce déploiement du différencié à partir de l'Un. Neuf signifie pour les Égyptiens le pluriel élevé à la puissance trois (trois fois trois) et par là même est (l')expression d'une universalité qui englobe toutes choses. Dans les Textes des sarcophages (II. 39) du Moyen Empire, on trouve une énonciation que l'on a interprétée comme la plus ancienne formulation d'une trinité ; on dit du dieu primordial Atoum :

Lorsqu'il engendra à Héliopolis Shou et Tefnou, lorsqu'il était l'Un [et] lorsqu'il devint Trois.

Cela n'est rien d'autre que la formule la plus simple pour dire que, à partir d'une unité, se développe une multiplicité.

Ce double visage de la menace et du renouvellement permanent s'incarne dans l'image de l'Ouroboros, le serpent qui se mord la queue, qui enserre l'univers entier. Son corps gigantesque se replie sur lui-même et enveloppe donc l'existence de tous côtés, la protégeant et la menaçant à la fois. À l'époque amarnienne, ce pictogramme trouva sa forme définitive pour la première fois sur l'un des sarcophages en or de Toutânkhamon. Il continuera à exercer une influence dans la magie, dans la gnose, dans l'alchimie et la mystique bien au-delà des frontières de l'Égypte.

La réalité divine est entourée par le non-être qui forme l'horizon de l'univers, où il se régénère et se dissoudra à la fin des temps. Le corps du serpent est en même temps le lieu où s'accomplit la régénération nocturne de l'être.

Le dieu Amon, si souvent célébré dans les hymnes du Nouvel Empire comme créateur, porte un nom qui le désigne comme le caché

. C'est un nom qui convient à un dieu primordial qui n'a aucun témoin de ses origines car, lors du commencement, il n'y avait rien en dehors de lui. Il était le seul et l'unique, le secret et l'insondable.

19 mars 2013

Roues du char, les 4 Vivants, Tétramorphe, les 4 fils d'Horus

Extrait

  http://lagrangeducherchant.over-blog.com/article-des-quatre-evangelistes-aux-quatre-fils-d-horus-41654867.html

Les yeux qui recouvrent les roues du char céleste de même que les corps et les ailes des Chérubins, symbolisent lomniscience des êtres célestes. A noter que les « roues » désignent également une classe danges (ophanim, galgalim) et que le nom de Rekaviel (ou Rekabiel), le « prince des roues du char », signifie « char de Dieu ».

Ce que nous retiendrons précisément à propos des « roues » du char céleste, cest que leur nom permet non-seulement de désigner, comme nous lavons vu, certaines classes danges, mais quil peut aussi et surtout être considéré comme un synonyme des « êtres célestes », des « vivants », en général : « Une voix retentit de roue en roue, de chérubin en chérubin, de vivant en vivant, dophan en ophan, de séraphin en séraphin, disant : « Exaltez le Chevaucheur dAravot, Yah est son nom, exultez devant lui » (Ps. 68 : 5 / III Hénoch, 19 : 7).

Les Quatre Evangélistes, les Quatre Chérubins, les Quatre Vivants, les « quatre fois deux » roues du char céleste, sans oublier les quatre points cardinaux, peuvent peut-être nous amener à tenter une dernière comparaison avec les Quatre Fils dHorus.

(Sources : Bible de Jérusalem, Cerf, 1998 / Bible du chanoine Crampon, Société de Saint Jean lEvangéliste, 1939 / Le Paradis perdu, John Milton, Trad. de Chateaubriand, Ed. de Robert Ellrodt, nrf Poésie / Gallimard, 2007, p. 191 & 387 /Livre dHénoch (ou Livre des Palais), Verdier, 1989 (p. 117-118, 267, 282, 302-303).

3. Les Quatre Gardiens (tradition égyptienne).

3.1. Les Quatre Gardiens du Créateur.

On voit les Quatre Gardiens du Créateur représentés sur plusieurs temples égyptiens dont celui dEdfou (infos : Nadine Guilhou, égyptologue à luniversité de Montpellier) :

1°) Lun des gardiens a lapparence dun rapace (faucon, aigle ?). Son visage est encadré dailes et il porte un harpon. On le nomme le « Seigneur du harpon ».

2°) Le second apparaît comme un lion puissant. Il porte un couteau. On le nomme le « Seigneur du couteau ».

3°) Le troisième est un serpent. Il brandit un poignard. Son nom est « Celui dont la terreur est grande ».

4°) Le quatrième est un taureau. Il est également porteur dun couteau. Son nom est « Celui dont le rugissement est puissant ».

On le voit, trois des Quatre Gardiens du Créateur sont représentés sous les mêmes traits que trois des Evangélistes. En outre, ils remplissent les mêmes fonctions protectrices que les Chérubins.

3.2. Les Gardiens de Kom Ombo.

A Kom Ombo (nord dAssouan) on peut voir temple double consacré aux dieux Sobek et Haroeris (=Fils de Rê ; une forme du dieu Horus). A larrière, on peut voir un bas-relief représentant trois des quatre animaux qui symbolisent trois des quatre Evangélistes :

1°) Un rapace, représenté seul. Doté dailes.

2°) Un lion, vraisemblablement multiplié (quadruplé). Doté dailes.

3°) Un taureau, vraisemblablement dédoublé ( ?). Dépourvu dailes.

4°) Le quatrième personnage a été détruit. Si lon sen tient aux informations données par Madame Guilhou, le quatrième personnage devrait être un serpent, lun des Quatre Gardiens du Créateur, Rê. Par contre, si lon compare la symbolique du Tétramorphe à celle des Quatre Fils dHorus (voir ci-après), le quatrième personnage pourrait bien être un homme.

3.3. Les Quatre Fils dHorus.

 

Horus aura quatre fils, vraisemblablement nés dune union incestueuse avec Isis. Ces quatre fils sont :

1°) Imset (ou Amseti, à tête humaine ; gardien du foie).

2°) Hâpi (à tête de babouin ; gardien des poumons).

3°) Douamoutef (à tête de chien, de chacal, de canidé ; cette représentation zoomorphe nest pas sans rappeler certaines représentations de saint Christophe ; gardien de lestomac).

4°) Qébehsénouf (à tête de faucon ; gardien des intestins).

Sans doute nest-il pas inintéressant détablir un parallèle avec les quatre Evangélistes du Nouveau Testament, de même quavec les Chérubins de la tradition hébraïque, dont, à lexemple des Hayot (=Vivants) également hébraïques, lun est représenté avec une face humaine et les trois autres avec des têtes danimaux (taureau, lion, aigle).

Imset, à tête humaine, ne rappelle-t-il pas Jésus sous son aspect de « Fils de lHomme » ? Le Babouin, singe cynocéphale, na-t-il pas pour mission demprisonner ou de détruire les ennemis de la Lumière et de garder les Portes des lieux sacrés ? Le Chien ne revêt-il pas, dans nombre de traditions, dont celle de lEgypte, un aspect de psychopompe, de guide des âmes des défunts ? Le Faucon, symbole, dans lEgypte ancienne, du principe céleste et ascensionnel, être solaire et ouranien, ne rejoint-il pas lAigle christique ? Quant aux viscères, chargés de pouvoirs magiques, aux yeux des anciens Egyptiens, ne symbolisent-ils pas, eux aussi, certaines qualités spirituelles particulières ?

Les quatre fils dHorus, qui correspondent aux quatre points cardinaux, personnifient des forces spirituelles et sont lincarnation terrestre de lénergie de leur père. Cela ne rejoint-il pas lidée du Tétramorphe réalisant en un seul ensemble, les caractères mystiques attribués au Christ par les Pères de lEglise ?

En outre, les fils dHorus protègent les défunts (et tout particulièrement leurs viscères, conservés dans les vases canopes, comme nous lavons vu, lesdits viscères ayant une valeur symbolique). Ils sont aussi les gardiens de leur transformation posthume.

Sur les peintures murales, les quatre fils dHorus sont généralement représentés ensemble, debouts sur une fleur de lotus. Cette vision ne rappelle-t-elle pas aussi le Tétramorphe du christianisme ?

(Sources : Dictionnaire des symboles, Chevalier/Gheerbrant, Robert Laffont, 1997 / Petit dictionnaire des dieux égyptiens, Alain Blottière, Zulma, 2005 / Pour les Quatre Fils dHorus de Kôm Ombo : infos et photos de Frédéric Creuzet, 2008).

 

Eric Timmermans

Bruxelles, le 17 décembre 2009.

 

http://www.viamenta.com/textesesoteriques/dogmedelahautemagie/dogmedelahautemagiechapitre18-philtresetsorts.htm

Lien non fonctionnel ce jour

 La roue de Pythagore est un pentacle analogue à celui des roues d'Ézéchiel, et ces deux figures sont les mêmes secrets et la même philosophie : c'est la clef de tous les pentacles.

 

 

 

Capture d’écran 2013-03-20 à 08

pentacle de Pythagore    

Capture d’écran 2013-03-20 à 08

          pentacle d'Ezechiel

L'étude des talismans et des pentacles est une des plus curieuses branches de la magie, et se rattache à la numismatique historique.

Il existe des talismans indiens, égyptiens et grecs, des médailles kabbalistiques venant des Hébreux anciens et modernes, des abraxas gnostiques, des amulettes byzantines, des monnaies occultes en usage parmi les sociétés secrètes et nommées autrefois jetons du sabbat, puis des médailles des Templiers et des bijoux de francs-maçons.

 

 C labarum de Constantin

M références

 

 

19 mars 2013

Carré Sator,

Sator premières versions et utilisations, lien avec labyrinthe, fil… 

Voir vers la fin p 125…

http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/rhr_0035-1423_1980_num_197_1_10261

rhr_0035-1423_1980_num_197_1_T1_0126_0000

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19 mars 2013

Grille de proportion dessin égyptien (ordre cosmique)

http://www.john-legon.co.uk/canon.htm#canon

Le canon de l'art égyptien s'est maintenu pendant de nombreux siècles par l'intermédiaire d'un quadrillage - ou grille - réalisé par les artistes, dans lequel les différentes parties de la figure humaine correspondent à un certain nombre de carreaux de la grille. Ce système de quadrillage n'était pas seulement un dispositif de copie, qui a permis de reprendre une scène particulière à toute échelle préalablement choisie, mais aussi un système complet de proportions au moyen duquel il serait possible, en théorie, représenter correctement la figure humaine. 

Comme Iversen l'a souligné, les Égyptiens ont fréquemment fait référence à leurs œuvres d'art comme étant "vraies", et ils ont écrit le mot maâtavec le hiéroglyphe d'une coudée votive.[8] Ceci implique certainement que les artistes égyptiens se sont efforcés de représenter les dimensions véritables des objets dans leurs compositions, et pas seulement les proportions correctes. 

 Sans doute, par cette expression de la vérité au moyen de la mesure, les artistes égyptiens ont visé à doter les représentations dans les tombeaux et les temples d'une existence dans l'autre monde, ainsi qu'à assurer les fonctions cultuelles et magiques qui distinguent l'art égyptien d'une simple représentation picturale; et en tout cas, que les artistes égyptiens aient conçu le quadrillage comme une méthode pour définir uniquement les proportions correctes des objets, plutôt que leurs dimensions correctes ou idéales, c'est seulement une hypothèse d'historiens de l'art.

 

http://rosamystica.kazeo.com/La-roue-une-image-symbolique-du-cosmos,r248903.html

croisement multidimensionnel des coordonnées qui créent un système cohérent, un filet ou un quadrillage, qui est la base à partir de laquelle les formes et la substance de leur manifestation deviennent possibles.

19 mars 2013

Ennéade et carré Jérusalem céleste, ennéade grecque et d'Héliopolis

http://rosamystica.kazeo.com/Tout-est-arrange-selon-le-nombre,r249261.html

L'Ennéade Biblique d'Ezéchiel : En 9 cases et 12 portes attribuées aux 12 tribus.

L'Ennéade Grecque Héliopolitaine : Carré quadrillé de 9 cases portant chacune l'un des 9 Nombres.

19 mars 2013

Géométrie

19 mars 2013

Nombres et géométrie+++

 

3, 5, 7 ans ... et plus   
Les Nombres

Citons d’abord Philolaos (disciple de Pythagore), qui dans son traité sur la nature explique:

« La nature constituant le monde est un composé harmonieux d’illimité et de fini ... Toute chose qui existe possède un nombre, car il n’est pas possible que quoi que ce soit fût connu ou même seulement imagé sans son nombre. Le nombre a deux espèces propres : l’impair et le pair, et une troisième espèce dérivée de leur mélange : le pair impair ou neutre. Chacune de ces espèces est susceptible de formes très nombreuses ». (Fin de citation).

Dès les temps anciens, les nombres, qui ne servent apparemment qu’à compter, ont offert un support d’élection aux élaborations symboliques. Ils expriment non seulement des quantités, mais des idées et des forces. Ils représentent une puissance de création de la vie. Ils offrent un moyen de perception de sa construction et de sa conscience. Ce sont des rapports d’harmonie souvent cachés, d’où l’importance des expressions formulées sous forme de racines. Comme pour la mentalité traditionnelle, il n’y a pas de hasard, le nombre des choses et des faits revêt en lui-même une grande importance et permet même parfois, à lui seul, d’accéder à une véritable compréhension des êtres et des évènements.

Du fait de sa fonction géométrique, le nombre peut, à partir de trois, être représenté par des figures simple triangle, le carré, le pentagone, l’hexagone, l’heptagone, l’octogone, l'ennéagone, le décagone. Il convient de bien nuancer l’approche des nombres. L’Unité est une pure abstraction conceptuelle, mais les nombres semblent êtres les pensées de l’Unité, peut-être même sont-ils le seul moyen de l’approcher un peu. Les nombres ne seraient autres que ses fonctions de création. On peut aussi penser que l’Unité est à la fois le UN et le multiple. Le passage de l’Unité aux nombres est peut-être le véritable mystère de la création.

UN est-il un nombre ? Cela reste à débattre

Sa seule représentation est peut-être le cercle. Cette figure qui a le pouvoir de contenir toutes les figures géométriques qui viennent d’être nommées. Si Un n’est pas un nombre, c'est parce qu’il est, par essence, l’ensemble de tous les possibles. Il ne devient créateur que par la capacité du regard qu’il peut porter sur lui-même. Ce faisant il devient DEUX. Et le DEUX est l’attente, la potentialité d’une union.  est peut-être une expression de l'élément subtil qui, en s’unissant au 2, crée le 3. Cela paraît moins simpliste que le banal ajout du 1 au 2, méthode proche du décompte.

Les nombres ont légitimé des spéculations millénaires illustrées par une surabondance de textes des Ecritures et de commentaires tant juifs que chrétiens ou musulmans : les jours de la création, les dénombrements des générations, les âges, les mesures des édifices, tout invitait à trouver sens dans le nombre, d’autant plus que l’équivalence numérale des lettres était une pratique fondamentale de la pensée juive.

En attribuant un caractère sacré à l’alphabet hébreu, la kabbale accorde une valeur numérique à chacune des lettres dont l’interprétation livre la clef d’une difficulté théologique majeure en résolvant, par exemple, le paradoxe central d’un Dieu transcendant, inconnaissable tout autant qu’ineffable et le mystère de sa présence au monde. Ce problème, ainsi formulé, est essentiel à l’ésotérisme kabbaliste qui tente de comprendre l’énigme posée par l’existence du Dieu vivant et pourtant inconnaissable, du Dieu révélé et à jamais caché.

Les Francs-maçons les reprirent à leur compte à la suite des compagnonnages médiévaux et des kabbalistes chrétiens de la Renaissance qui répartissaient les lettres de l’alphabet latin en neuf cases. Cependant celles-ci n’étaient pas fondées sur l’abstraction arithmétique mais sur la géométrie couronnant les arts libéraux comme science et disputant la prééminence à la musique. La géométrie « spirituelle » donnait l’art des tracés à partir du point primordial qui permet la répétition de l’acte créateur divin ; ainsi la loge réalisait le modèle terrestre du Temple de Salomon comme celui-ci figurait symboliquement le corps de l’homme. Le Christ avait parlé de son corps en disant: « Détruisez ce temple, je le relèverai en trois jours ».

A côté des sources bibliques, les néo-pythagoriciens avaient développé une vision du monde très voisine, qui assimilait l’unité arithmétique et le point géométrique et d’où étaient tirées toutes figures : celles du tétracktys, somme des quatre premiers nombres et représentée par un triangle, nourrira les constructions symboliques synthétiques de la maçonnerie depuis ses origines à nos jours.

Le Triangle

Avant même le début du christianisme, le philosophe Xénocrate (339-314 av. J.-C.) avait qualifié le triangle équilatéral de « divin », le triangle isocèle de « démoniaque » et le triangle scalène d’ »humain » (imparfait). Le caractère fascinant de l’harmonie des nombres, telle qu’elle fut mise en évidence par Pythagore à travers l’étude des propriétés du triangle rectangle, est décrit de la façon suivante par André Koestler (1963) : « Il n’existe, à vue d'oeil, aucune relation particulière entre la longueur des côtés d’un triangle rectangle ; mais si l’on construit sur chaque côté un carré, l’aire des deux plus petits carrés correspond exactement à celle du plus grand. Puisqu’il était possible, en se plongeant dans la théorie des nombres, de découvrir des lois à la structure parfaite, jusqu’alors inaccessible au regard humain, n’était-il pas légitime d’espérer pouvoir percer de la même manière  - c’est-à-dire à l’aide des nombres - tous les mystères de l’univers? » (Fin de citation).

En référence à ce mode de pensée à la fois symbolique et mathématique, la franc-maçonnerie utilise volontiers le triangle rectangle pythagoricien : Il est souvent représenté avec des côtés de valeur 3, 4 et 5 unités de mesure sur les tapis d’initiation, afin de répondre d’une façon parfaite à la célèbre équation a2 + b2 = c2 où a, b et c représentent chacun des côtés du triangle. Ce triangle a des carrés dessinés sur chacun des côtés, et il est appelé tout simplement «Pythagore».

Nous francs-maçons y voyons le « 47 ème problème d’Euclide » et il est le symbole du « Maître de la chaise », de même que l’insigne de l’Ancien Maître. Les deux autres triangles auxquels se réfère avec prédilection la Maçonnerie sont d’une part le " triangle sublime " dont l’angle au sommet est de 36° et les deux angles de bases de 72° (triangle isocèle de « feu » dont la pointe désigne le Ciel et la base la Terre), et d’autre part le « delta lumineux », lui-même hérité de la tradition pythagoricienne, à la valeur angulaire de 108° au sommet et de 36° pour les deux angles de base (triangle aussi isocèle dont la pointe désigne l’homme et la base le ciel). Cette symbolique des nombres est fondée sur les rapports de 36, 72 et 108 (respectivement 1/5°, 2/5° et 3/5° des 180 ° de l’angle plat ou de la somme des angles de tout triangle), qui indiquent respectivement le ciel, la terre et l’homme. (Voir Schéma n° 3)

Le Nombre d’Or Φ (la lettre grec phi)

Le « delta lumineux », d’autre part, qui fait de l’homme le fils du ciel, introduit un rapport de 3/2 (1,5) entre l’angle du sommet et la somme des angles de base, et un rapport de 5/3 (environ 1,65) entre la longueur de la base et celle de chacun des côtés, renvoyant de la sorte au nombre d’or à la valeur irrationnelle de 1,618, et à la valeur approchée de 1,5 à 1,6 dans ses applications concrètes en architecture ou en décoration. (Voir schéma n° 3, pentagramme)

Ce fameux Nombre d’Or, ou section dorée est basée sur le nombre 5.

Il s’écrit Φ = = 1,61803398749895 ...

Le Nombre d’Or, que l’on ne peut jamais écrire dans son entier et que l’on ne peut donc qu’approximativement réaliser dans toute création de main d’homme, a été de ce fait considéré comme divin par les pythagoriciens, et comme le symbole même de la divine beauté.

Le Nombre d’Or est connu depuis la plus haute Antiquité, et on l’a traditionnellement appelé Φ (la lettre grecque phi) d’après l’initiale du nom du sculpteur (du tailleur de pierre) grec Phidias. On l’a aussi appelée « divine proportion » car c’est sur lui qu’ont été généralement calculées les proportions des Temples et des monuments (les pyramides d’Egypte d’abord puis le Parthénon à Athènes, etc.). 

Zéro est-il un nombre ou une absence de nombre?

Bien qu’ayant une forme, est-il le chaos indifférencié? Est-ce le vide ou l’oeuf des mondes? C’est-à-dire de tous les possibles créés ou à créer. Le mot arabe zéroh signifie cercle. Ce qui n’est pas anodin, car cette figure, symbole de l’indéterminé porteur de toutes les potentialités ou du ciel idéal, ouvre elle aussi tous les possibles.

Trois est universellement un nombre fondamental. Il exprime un ordre intellectuel et spirituel, en Dieu, dans le cosmos ou dans l’homme. Il synthétise la tri unité de l’être vivant ou il résulte de la conjonction de 1 et de 2, produit en ce cas de l’Union du Ciel et de la Terre. C’est l’achèvement de la manifestation : L’homme fils du Ciel et de la Terre, complète la Grande Triade. C’est d’ailleurs pour les Chrétiens, la perfection de l’Unité divine : Dieu est Un en trois Personnes.

La Kabbale semble avoir privilégié la loi du ternaire. Tout procède nécessairement par trois qui ne font qu’un. En tout acte, un par lui-même, se distinguent en effet par:

1° le Sujet ou cause de l’action, le principe agissant. 
2° le Verbe, l’action de ce sujet. 
3° l’Objet de cette action, son effet ou son résultat.

Oswald Wirth dit que: " Ces trois termes sont inséparables et se nécessitent réciproquement. De là cette tri unité que nous retrouvons en toutes choses Par exemple, la création implique un créateur, l’acte de créer, la créature. D’une manière générale, des termes du ternaire, le premier est actif par excellence, le second est intermédiaire, actif par rapport au suivant, mais passif par rapport au précédent, alors que le troisième est strictement passif. Le premier correspond à l’esprit, le second à l’âme et le troisième au corps." (Fin de citation).

Le nombre Un n’est pas autre chose que l’affirmation même de l’Être, de la «matière première» des hermétistes. Cette unité absolue se dissocie dans le Binaire ou nombre Deux, principe de cette différence entre les objets de la connaissance humaine sans la constatation de laquelle l’unité équivaut au néant. Le nombre Trois ramène à l’unité ce qui a été dissocié.

Sa traduction logique est l’axiome classique « Thèse - Hypothèse - Synthèse », mais il implique aussi une signification plus haute, celle de l’affirmation métaphysique d’une Loi du Ternaire, loi fondamentale en initiation, et dont les figures telles que le delta Lumineux ou même le simple Triangle sont les symboles. 

Le nombre Trois se retrouve dans les 3 voyages que l’Apprenti accomplit lors de son initiation qui eux-mêmes symbolisent les trois périodes de la vie du Maçon : l’enfance, l'adolescence et l’âge de l’homme mûr. On le retrouve également dans les 3 Grandes Lumières (le Volume de la loi sacrée, l’Equerre et le Compas), les 3 Piliers (Sagesse, Force et Beauté), les 3 officiers principaux d’une loge, etc. Il est particulièrement affirmé dans le Royal Arch. Rappelons que l’Eglise primitive reposait elle aussi sur trois piliers assimilés à Jean, Jacques et Céphas.

Les trois années sont également assimilables aux trois premiers degrés de l’échelle mystique, composée de trois, cinq et sept marches, qui, dans le Temple de Salomon conduisaient à la Chambre du Milieu.

Trois, parce que trois grands maçons ont été employés à la construction du monde et aussi à ce noble ouvrage d’architecture qu’est l’homme. Voilà pourquoi trois bâtirent également le Temple de Salomon, mais trois coups ont aussi abattu le maître Hiram.

Selon Oswald Wirth, qui a consacré des pages nourries à la gnose numérale, le programme du grade d’Apprenti comprend les nombres Un, Deux, Trois et Quatre, d’où les concepts d’Unité, de Binaire, de Ternaire et de Quartenaire.

Cinq

Le nombre cinq joue un rôle important en tant que principe d’ordre, comme le montre par exemple le pentagramme ou le pentacle.

Cinq, le pentacle, représente la sphère, la matière et la vie puisqu’il est composé du premier nombre pair et du premier nombre impair : 2+3, c’est-à-dire du mâle et de la femelle. Ce sont les 5 éléments (feu, air, terre, eau et éther), les 5 sens, les 5 doigts de la main, les 5 planètes traditionnelles (Mars, Mercure, Saturne, Jupiter, Vénus), en dehors des 2 luminaires, (le Soleil et la Lune). C’est le pentagramme pythagoricien auquel est associée la section dorée. 

Dans la Gnose numérale, nombre mystique signifiant la Quintessence, (quinte essence) c'est-à-dire l’âme des choses. Le cinq indique l’unité de l’oeuvre au-delà de ses quatre stades, ainsi que l’unité spirituelle de la création au-delà de ses quatre éléments qui en sont la manifestation visible.

C’est le nombre Cinq qui se retrouve dans l’Etoile flamboyante. Son caractère sacré provient de ce qu’il ramène quatre à l’unité.

Le Temple de Salomon était pourvu d’un escalier composé de 3 plus 5 plus 7 marches qui conduisaient au Très Saint. Le Compagnon, après avoir franchi à nouveau les trois premières marches qui symbolisent les trois premières étapes de la vie : naissance, enfance et adolescence, doit continuer sa progression afin d’atteindre l’âge viril et l’âge de l'expérience.

Selon Oswald Wirth, le programme du grade de Compagnon comprend les nombres Quatre, Cinq, Six et Sept (Tétrade sacrée, Quintessence, Rose mystique, Hexagramme, Septénaire).

Sept

L’excellence du nombre Sept se retrouve d’abord en dehors de la Franc-Maçonnerie. Le sept c’est le nombre de la virginité, de la formation, de la durée : les 7 planètes, les 7 jours de la semaine, les 7 notes de la gamme, les 7 degrés des études (le trivium et le quadrivium), les 7 vertus, les 7 péchés, les 7 dons du Saint-esprit, les 7 sages de la Grèce, les 7 chakras. Le sabbat est le septième jour et en hébreu le nombre 7 symbolise l’alliance avec Dieu.

La symbolique Chrétienne le connaît, et il se rencontre dans les catacombes, ou signifiant l’universalité, sept étoiles symbolisent dans certaines représentations l’Eglise universelle et triomphante, ou les sept « anges » dont parle l’Apocalypse, c’est-à-dire les pasteurs (pour ne pas dire les passeurs) des sept Eglises auxquels s’adresse Saint-Jean.

En gnose numérale, l’étude du nombre Sept se rattache aux conceptions initiatiques de la Maîtrise. Les trois rosettes du tablier du maître, entrelacées, forment un ensemble septénaire. Sept maçons sont nécessaires pour que la loge soit juste et parfaite.

Sept, c’est le sceau de Salomon : l’étoile à six branches composées de deux triangles équilatéraux entrecroisés qui forment ainsi six petits triangles équilatéraux dans lesquels sont inscrits les métaux nécessaires à la formation ainsi que les planètes : Argent pour la Lune, cuivre pour Vénus, mercure pour Mercure, plomb pour Saturne, étain pour Jupiter, fer pour Mars, avec dans l’hexagone central, l’or pour le Soleil. C’est la somme de la pensée hermétique, car elle contient tous les éléments. C’est l’homme parvenu à réaliser l’équilibre parfait entre la Matière et l’Esprit. L’Etoile Flamboyante est l’hiéroglyphe de la « Matière Première » alors que le sceau de Salomon est celui de la Pierre Philosophale. (Voir schéma n° 4)

Selon Oswald Wirth, le grade de Maître étudie les nombres Sept, Huit, Neuf et Dix. (Tri Unité septénaire, Unité solaire, Ennéade ou Triple Ternaire, Décade ou Arbre des Sephiroth).

Les dix Sephiroth sont dix émanations du Dieu unique : Dix ramène à Un.

Sept ans et plus …..L’échelle

Si, dans une pratique courante, les échelons d’une échelle sont disposés selon des espaces réguliers, ils peuvent dans un pratique symbolique, être irrégulièrement espacé.

Il en est ainsi de l’échelle symbolique et harmonique tracée en fonction de la racine des nombres, c’est-à-dire en fonction de l’essence de ceux-ci. Cette échelle est peut-être l’outil qui permet d’accéder symboliquement au monde de l’essentiel. Elle présente l’avantage d’exprimer des rapports qualificatifs et non des mesures quantitatives.

Elle peut-être vue comme une échelle de valeurs, mais, elle doit être alors comprise dans le sens de validité intrinsèque du rapport. Chaque échelon a sa spécificité, il n’a aucun privilège et ne connaît aucune supériorité, chacun assumant sa propre fonction sans exclure de possibles et souhaitables relations harmoniques. C’est en fait une échelle d’accès vers l’entendement et un regard d’une teneur différente de celle habituellement reçue.

Cette une échelle des Nombres, figurés selon leur essence (leur racine), est peut-être également la seule manière de représenter objectivement les degrés initiatiques. Plus exactement les degrés harmoniques ; c’est-à-dire des degrés de signification universelle et non pas individuelle et personnelle.

L’examen attentif du schéma n° 5 révèle que la plus grande difficulté réside dans le fait de franchir l’espace de l’unité prise ici comme référence de mesure des degrés suivants, II est visiblement plus difficile de passer du UN au DEUX, que du DEUX au TROIS. Plus on s'élève, plus les espaces s’amenuisent. Si l’on poursuit le tracé, il viendrait un moment où il serait pratiquement impossible de différencier les échelons.

Autre remarque, cette échelle symbolique et harmonique, dont le dernier échelon est donné par la racine de 9, s’étend sur une longueur équivalant à trois fois l’unité. Ces trois fois aboutissent à un accomplissement symbolique marqué par la présence de 9. Ce qui, une fois de plus, nous amène à considérer que trois est le seul moyen de percevoir la notion de l’UN primordial.

Pourtant une autre notion géométrique apparaît par la représentation des échelons à l'échelle.

Elle place le symbole en rapport avec les nombres. Rappelons que le nombre ne sert pas à compter, mais à exprimer un rapport. Il faut en tenir compte tout en se rappelant que l’échelle est une notion qui évoque l’infini. Elle est comme une portée de musique verticale menant jusqu’à ce que d’aucuns ont appelé : la musique des sphères. L’échelle doit servir à changer de sphère, à parcourir les mondes, à transcender notre propre nature en l’élevant au plus haut des possibilités offertes par la vie.

Il convient de faire une distinction entre l’échelle dressée verticalement, sans appui apparent, et l’échelle dressée obliquement, en appui contre un mur. Dans le premier cas, il faut considérer les notions de stabilité ou d’instabilité en fonction de l’angle d’inclinaison, si l’on veut percevoir l’éventuelle signification d’une disposition particulière.

On ne peut s’élever d’une seule impulsion. C’est pourquoi l’échelle est proposée, avec l’inséparable notion d’échelons ou de degrés. Ce symbole nous invite à atteindre le centre de nous-mêmes, ce qui permet la verticalité de notre condition. Il faut ensuite progresser par échelons, c’est-à-dire gravir et s’appuyer. Gravir en s’allégeant de tout faux lest que nous portons en nous. Nous retrouvons ici une notion de nudité et de purification.

Mais, on ne peut gravir l’échelle qu’échelon par échelon, sans brûler les étapes, sans risque de cuisantes retombées. Ce travail graduel est le véritable travail à réaliser et symbolise beaucoup mieux les notions de grade que tout autre appellation humaine. L’échelle est l’un des symboles fort du chemin initiatique, car, là aussi, s’il y a un début, il n’y a pas de fin. On ne peut progresser qu’au prix d’un effort permanent pour atteindre une stabilité (précaire). A chaque échelon notre perspective, notre visée changent et appellent une autre étape.

Monter en grade, c’est parcourir le symbole de l’échelle, degré par degré ; ce ne peut-être qu’une qualité éphémère. En fait, chaque jour, dans la réalité de notre vérité propre, nous avons à parcourir cette échelle qui ne connaît pas de fin.

Permettez-moi de conclure avec une de mes pensées du jour:

J’ai besoin de l’intense durée de l’instant 
Pour me réconcilier avec... l’Eternité.

Il va sans dire que cette conception particulière de la Franc-maçonnerie n’a jamais été présentée par elle à ses adeptes dans le cadre de l’initiation. C’est le type même de ces philosophies que leurs théoriciens ont tenté d’intégrer au symbolisme maçonnique proprement dit, au nom de leurs idées personnelles, et auxquelles j’abonde.

7008-2-3

Schéma n° 1 -  L’Ennéade ou triple Ternaire. Les éléments.

Les trois rangées de chiffres correspondent aux grades d'Apprenti de Compagnon et de Maîtres. Elles se rapportent aussi à : L’idée,la Volonté, l'Acte.

Les colonnes verticales expriment la triplicité inhérente à toute manifestation unitaire en laquelle se distinguent : Le Sujet, le Verbe, l’Objet. En appliquant ces notions générales à chacun des termes du triple ternaire, dit Oswald Wirth, on est conduit aux interprétations suivantes

  1. Le principe pensant, centre d’émission de la pensée.

·  La pensée, l’action de penser. 
·  L’idée, la pensée formulée ou émise. 
·  Le principe voulant, centre d’émission de la volonté. 
·  L’énergie volitive, l’action de vouloir. 
·  La volition voulue, le voeu, le désir. 
·  Le principe agissant, disposant du pouvoir exécutif, dirigeant  et réalisant. 
·  L’activité opérante.

  • L’acte accompli et sa répercussion permanente; l’expérience du passé, semence de l'avenir.

 

7008-2-4

Schéma n° 2 -  La quadrature du cercle, l’union du Ciel et de la Terre, révélée par la pyramide de Kheops 
Le carré long ABCD est partagé en deux carrés EF.
EBCF est partagé en deux carrés longs par GH.
La diagonale GC est reportée en I.
La mesure El est reportée en J sur le prolongement du côté DC.
FJ est le rayon du cercle de même périmètre que celui du carré AB. 

Démonstration
Si AB=2, EB=1,GB=0,5
Gl= 0,5 x  = 1,118033988 
EJ = 1,118033988 + 0,5 = 1,61 8033988 Soit Φ
FJ =  - EF2 ou  -1 ou  = 1,272019648 soit  , ce qui représente le rayon du cercle. 
Son diamètre est donc de 2,544039296. 
Son périmètre est de 2,544039296 x 3,1416 = 7,992353852 
Celui du carré est de 8.

À noter que le rayon du cercle, de même périmètre que le carré de côté valant 2, est égal à Φ

Cette particularité a permis de déterminer la hauteur de la pyramide de Kheops par rapport à sa base. On peut imaginer que chaque face de cette pyramide, dont l’appellation égyptienne mer signifie aussi amour, représente un élément et que l’union des potentialités de ceux-ci se résout en leur quintessence émanant du sommet, lieu de réception de la lumière embrasant tout l’édifice du feu de l’esprit.

Dès lors, est-il surprenant qu’un tel édifice soit associé à la magie de la racine, c’est-à-dire à la source de vie du Nombre de l’harmonie principielle ou Nombre d’or?

Schéma n° 3  - L’Étoile flamboyante. La Quintessence.

On sait que le carré peut être partagé en deux rectangles égaux de rapport un sur deux, soit en deux « carrés longs ». Si bien que ce livre offre deux rectangles de la Genèse, source de la naissance du Nombre de l’harmonie principielle ou Nombre d’or.

De ce Livre ouvert de la divine proportion, l’étoile naît, symbole de lumière et, partant, de connaissance.

 

7008-2-9

Tracé initiatique du pentagramme: on peut le tracer d’un seul trait en commençant par la 1, l'Unité primordiale.

- De 1, on passe en 2, la division, la séparation. C’est la chute de l’esprit dans la matière, chute s’opérant par la «  gauche », chute rapide presque verticale. De 2, on remonte 3, plus lentement, l’esprit organise la manière non sans rencontrer de nombreuses difficultés. De 3 à 4 s’établit un état d’équilibre transitoire; mais, cet état tend vers la gauche donc vers une instabilité de plus en plus grande. De 4 à 5, on franchit un effort vers la dextre et c’est une nouvelle chute, plus lente que la première où l’homme peut donner toute sa mesure. De 5 à 6, on remonte vers l’Unité, ayant ainsi accompli le cycle complet d’une double involution et d’une double évolution. 1 + 6 = 7 c’est l’âge du Maître.

À noter qu’en prolongeant les points 1 à 4 et 6 à 3 sur la ligne de base du Livre, on obtient la figure du Delta Lumineux. En réunissant, extérieurement, les points 1, 4, 2, 5, 3 et 1, on obtient un nouveau pentagramme, dont le sommet est inversé par rapport à celui figurant au centre de l’Etoile flamboyante. A partir de ce nouveau pentagramme, on trace une nouvelle étoile, inversée par rapport à celle construite, ce qui nous rappelle que ce qui est en haut est égale à ce qui est en bas.

À l’intersection des lignes 2’/3’et 4’/5’ et à l’axe du Livre, il me semble juste de placer l”Oeil du Delta lumineux. Le Delta lumineux maçonnique porte en son centre l’Oeil divin, ou le Tétragramme sacré I E V E en lettres hébraïques. C’était un des mystères de l’intérieur du Temple. Le Tétragramme formé des lettres: bd, Hé, Vau, Hé, est le nom divin dont la prononciation était réservée au Grand Prêtre, chez les Hébreux, une seule fois par an, le jour du Kippour, le jour de l’expiation, 10e de la lune de Thischi. C’est le nom que le seigneur se donna à lui-même, en parlant à Moïse sur le mont Horeb. Alexandre Westphall remarque « que l’origine du tétragramme J H V H est discutée, en sorte que nul ne sait avec certitude comment ce vocable doit être prononcé. Les études sur le Tétragramme sacré sont nombreuses, variées et assez confuses ».

Ce Tétragramme est présent dans le sceau de David, la franc-maçonnerie le place dans le Delta lumineux.

La lettre G que l’on retrouve au centre de l’Étoile flamboyante est la 5ème consonne de l'alphabet et l’initiale de la 5ème science: « géométrie », c’est d’elle et des mathématiques que l’on emprunte l’éclat de cette vérité lumineuse qui doit se répandre sur toutes les opérations de l’esprit. Définition de Ragon qui paraît adéquate.

Le Vénérable correspond à Jupiter. Le premier Surveillant à Mars. Le second Surveillant à Vénus. L’Orateur au Soleil. Le Secrétaire à la Lune. L’Expert à Saturne. Le Maître des cérémonies à Mercure

Jupiter, le Maître des cieux, est le vénérable parce qu’en lui domine la Sagesse.

Soleil, est attribué à l’Orateur, il domine Jupiter en tant que planète. L’Orateur, gardien de la   « Loi maçonnique peut dominer» le Vénérable dans certains cas particuliers.

Lune, c’est le reflet du Soleil, elle enregistre fidèlement tout ce qui émane du plateau de l'Orateur.

Mars, le dieu farouche, correspond au 1er Surveillant dont la Rigueur et la Force doivent être inflexibles.

Vénus, la douce et belle, est la Grâce et correspond au second surveillant. Mars et Vénus se complète: le premier est la force masculine, le second la grâce féminine.

Mercure, le messager des dieux, est le Couvreur extérieur qui vient annoncer au Couvreur intérieur les Frères qui viennent se présenter et qui demandent leur admission.

Saturne, le dieu prudent, qui se tient dans les lieux sombres, est le couvreur intérieur qui annonce la présence de ceux qu’il a jugé dignes d’entrer.

Schéma n° 4 -   Le Sceau de Salomon.

On sait que le cercle est décrit par le mouvement continu d’une mesure constante, partant d'un centre fixe. Si l’on reporte six fois cette mesure, appelée rayon, sur le pourtour du cercle on obtient les points permettant de tracer deux triangles équilatéraux étroitement imbriqués.

7008-2-A

C’est l’homme parvenu à réaliser l’équilibre parfait entre la Matière et l’Esprit.

De ces deux triangles imbriqués, formant l’hexagone étoilé, nous pouvons extraire quatre figures. Un premier triangle sera placé pointe en haut (fig. A), il représente le feu. Un deuxième triangle sera placé pointe en bas (fig. B), il représente l’eau. Curieusement, la juxtaposition des figures A et B forment un losange qui, comme la mandorle, symbolise la vulve. Ainsi, les éléments feu et eau deviennent symboles des processus de fécondation et, partant, de vie autrement dit des noces du feu et de l’eau, on peut extraire deux un triangle dont la pointe, dirigée vers le haut, est coupée par une ligne horizontale. L’eau n’a pas détruit le feu, elle le laisse flotter pour partie. Ainsi apparaît l’air. Cette même figure inversée (fig. D) représente la terre. Une partie de la « matière » de l’eau s’est asséchée et surgit au-dessus d’une ligne de flottaison. Cette figure rappelle l’apparition du tertre originel émergeant du Noun, l’océan Primordial évoqué par la cosmogonie égyptienne. Si l’on revient à la base initiale du tracé, c’est-à-dire au cercle, on peut penser que les quatre éléments paraissent sous l’effet d’une irradiation du Tout indifférencié.

L’Hexagramme pentaiphique.

C’est l’union du Microcosme et du Macrocosme. Il est intéressant de remarquer que l’addition de cinq (pentagramme) et de six (hexagramme) donne onze. Les trente-trois degrés de l’Ecossisme peuvent être partagés en trois séries de onze grades.

Les six triangles de l’hexagramme ont dix-huit côtés; les cinq triangles du pentagramme ont quinze côtés.

Additionnant dix-huit et quinze nous retrouvons le nombre trente-trois. Le 15ème degré de la Maçonnerie est le 1 er degré des  « Chapitres », et le 18ème est le grade de « Rose-Croix ». Ce grade n’est que l’amplification du 3ème degré. C’est trois multiplié par six.

Schéma n° 5 -   L’Échelle.

Cette échelle à pour base, l’ennéade ou triple ternaire.

Ces trois fois aboutissent à un accomplissement symbolique marqué par la présence de 9.

Ce qui nous amène à considérer que trois est le seul moyen de percevoir la notion de l’Un primordial.

 

7008-2-B

 

 

 

 














Jean-Claude von L\  Frère de la Loge Fidélité et Prudence à l'Orient de Genève

19 mars 2013

Kabbale, Tétragramme, Carré magique, Tarot, 24 Vieillards

 excellent complément, hiérarchies célestes...

http://www2.esoblogs.net/633/synthese-des-hierarchies-angeliques/ (Serpent=messie, env 1/3)

http://elishean.unblog.fr/2009/03/03/sephiroth-carres-magiques-tarots-tout-reside-dans-le-tetragramme-sacre/

NOTES Sur l'article, voir en ligne

En effet Après que Dieu par la bouche de son Ange fidèle eu révélé son grand Nom à Moise, Nom au moyen duquel, il a pu délivrer son peuple de la servitude, l’Ange du Vrai Dieu, lui demanda de l’écrire sur le sol dans un Carré (4 par 4), sans changer aucune lettre du Nom. Cependant ce qu’il faut savoir c’est que du Grand Nom Divin  » YOD -HE -VAV -HE « , émanent les 72 Anges -génies Supérieurs. Or, c’est au moyen de ce Carré « Tetragrammique » que Moise envoya les 10 Plaies sur l’Egypte. Ces 10 plaies sont l’action des 10 séphiroth démoniaques, car le nombre des séphiroth est infini. Les 10 premières connues de tous de 1 à 10 sont ceux des Anges supérieurs et divins , celles de 10 à  19 marquent le deuxième édifice, de 19 à  28,  marque le troisième édifice ….etc…

 

 Yod, Hé, Vav, Hé. Ce Nom représente également l’éternité de Dieu, car il est composé des lettres qui servent à écrire HAYAH HOVEH YIHYEH (Il était, Il est et Il sera). Au chapitre 14 de L’Exode, où « Moïse ouvre la mer rouge » il y est question d’un ange qui fait des allers et retours entre le devant et derrière du peuple d’Israël. Ce serait donc ce mouvement de va-et-vient, que les Kabbalistes auraient appliqués aux trois versets. On écrit le premier verset de la droite vers la gauche, le second verset de la gauche vers la droite, et le troisième de la droite vers la gauche. On obtient ainsi 72 colonnes de trois lettres : ce sont les 72 Noms de Dieu. Ceci forme le Shem HaMeforash

C’est donc par extraction et transposition des trois versets du Shem ha-Mephorash  que les Kabbalistes tirent les noms des 72 génies – ou anges – de la Kabbale qu’ils appellent le « nom divin expliqué » ou 72 « souffles divins ».

 On peut aussi considérer qu’ils constituent 72 niveaux vibratoires, 72 marches vers Dieu (l’échelle de Jacob);  72 manifestations divines ou états de la Conscience supérieure qui peuvent s’exprimer et se refléter en chacun de nous.  Dans la kabbale, le nom de Dieu s’écrit avec quatre lettres : Yod Hé Vav Hé (le tétragramme sacré). Il est également expliqué que pour imager la création, on considère qu’il y a quatre mondes : le monde des émanations, de la création, la formation, et l’action. Les 4 lettres correspondantes aux 4 mondes sont représentées sur un triangle descendant de quatre niveaux : comme dans une
Tétraktys
Cependant , le carré de Moise n’est pas un Carré mais 4 carrés !… Or comme vous venez de le voir, le carré primordial  présente 6 Noms dont 4 noms carrés et 2 noms diagonaux, cela fait 6 Noms. Donc 6 Noms X 4 Carrés =  24 Noms, qui sont les Noms des 24 Vieillards dont parle St Jean
Ces vieillards [Anciens] sont des êtres spirituels créés par Dieu pour qu’ils soient Ses sages et intelligents conseillers. Ils furent créés avant l’univers physique, avec les chérubins (Gabriel, Michaël et Lucifer qui sont les trois seuls mentionnés dans la Bible), les séraphins, les quatre êtres vivants et les milliards d’autres anges qui sont au service de Dieu

Y  =  10

H Y   =  15

V  H Y  =  21

H  V H Y    =  26          -  10 + 15 +21 +26 =   72  ( Souffles)

et   H V H Y = 26 = 8

 

La Kabbale : C’est un système métaphysique de caractère spéculatif dont l’enseignement, longtemps oral, est phonétique, numérique et initiatique. Comme toute mystique initiatique, la kabbale fait appel à une symbolique et à une cosmogonie qui puisent leur origine dans des civilisations perdues. Elle est une science de vie caractérisée par l’union des sciences visibles et invisibles dont la correspondance crée l’entrelacement du légalisme et du mysticisme. Elle est le point de départ et le but de la connaissance de l’homme et de Dieu. Elle relie le monde à Dieu. Elle est l’expression de la philosophie ésotérique, clef de voûte de toute la tradition de la science hermétique. Elle établit la correspondance des deux mondes terrestre et céleste, permettant à l’homme de réaliser leur unification, puisque l’unité de la vie se fonde sur leur complémentarité.

l’arbre séphirotique appelé arbre de vie qui, par ses dix séphiroth, explique la création et la composition de l’homme. L’arbre contient, dans ses dix séphiroth, le principe masculin et le principe féminin. Son centre représente l’équilibre entre les deux principes : le divin et la réalisation.

 

L’ Adam Kadmon de la kabbale représente l’Osiris.

 

La kabbale littérale est l’art d’interpréter le Verbe. 

 Les mots sont les mouvements de l’intelligence déterminés par la parole ; la parole est le verbe déterminé par lui-même. On comprend que le sens caché de l’écriture ne peut se trouver qu’avec un code.
Elle est le courant synthétique qui englobe : sciences, foi et magie. 

Chez les kabbalistes, le nombre est considéré comme la vertu intrinsèque et active de Dieu, de « l’Un », source de l’harmonie universelle, science des forces vivantes, des facultés divines en action dans le microcosme et le macrocosme. Les chiffres et les nombres ainsi que leurs rapports vis à vis des lettres hébraïques ont une très grande importance. Leurs vibrations sonores forment un langage. Les kabbalistes d’aujourd’hui se servent des mathématiques pythagoriciennes qui de Pythagore à Virgile et à Dante suivirent le même courant.

La pensée pythagoritienne explique le grand Oeuvre qui a pour double but de matérialiser l’esprit et de spiritualiser la matière. L’étude des séphiroth est une véritable spéculation métaphysique et mystique. Elle a recours au symbolisme de la ligne, du dessin donc de l’image pour exprimer la pensée. L’arbre séphirotique est la transcription des univers divins. Dieu créa le premier Homme, l’Adam Kadmon, androgyne, en lui imprimant l’image du royaume sacré qui est l’image de tout. L’homme est donc la miniaturisation de l’univers. 

Nous arrivons à la fin de notre œuvre, et c’est ici que nous devons en donner la clef universelle et en dire le dernier mot. La clef universelle des arts magiques, c’est la clef de tous les anciens dogmes religieux, la clef de la kabbale et de la Bible, la clavicule de Salomon.

 

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C’était un alphabet hiéroglyphique et numéral exprimant par des caractères et par des nombres une série d’idées universelles et absolues; puis une échelle de dix nombres multipliés par quatre symboles et reliés ensemble par douze figures représentant les douze signes du zodiaque, plus quatre génies, ceux des quatre points cardinaux.

 

La quaternaire symbolique, figuré dans les mystères de Memphis et de Thèbes par les quatre formes du sphinx, l’homme, l’aigle, le lion et le taureau, correspondait avec les quatre éléments du monde antique figurés : l’eau, par la coupe que tient l’homme ou le verseau ; l’air, par le cercle ou nimbe qui entoure la tête de l’aigle céleste ; le feu, par le bois qui l’alimente, par l’arbre que la chaleur de la terre et celle du soleil font fructifier, par le sceptre enfin de royauté, dont le lion est l’emblème ; la terre, par le glaive de Mithra, qui immole tous les ans le taureau sacré et fait couler avec son sang la sève qui gonfle tous les fruits de la terre. Or, ces quatre signes, avec toutes leurs analogies, sont l’explication du mot unique caché dans tous les sanctuaires, du mot que les bacchantes semblaient deviner dans leur ivresse lorsqu’en célébrant les fêtes d’Iacchos elles s’exaltaient jusqu’au délire pour Io Évohé !

 

Que signifiait donc ce mot mystérieux ?

 

C’était le nom des quatre lettres primitives de la langue mère : le Yod, symbole du cep de vigne ou du sceptre paternel de Noé ; le Hé, image de la coupe des libations, signe de la maternité divine ; le Vav, qui unit ensemble les deux signes précédents, et avait pour figure dans l’Inde le grand et mystérieux lingam. Tel était, dans le mot divin, le triple signe du ternaire,  puis la lettre maternelle paraissait une seconde fois pour exprimer la fécondité de la nature et de la femme, pour formuler aussi le dogme des analogies universelles et progressives descendant des causes aux effets et remontant des effets aux causes.

 

Aussi le mot sacré ne se prononçait-il pas, il s’épelait et se disait en quatre mots, qui sont les quatre mots sacrés : Yod Hé Vav Hé.

 

Qui se dit :  Youd Ké Vav ké (en dehors de la prière) dans la religion hébraïque.

 

 

 curieux passage de Philon le Juif qui est toute une révélation sur l’origine ancienne et sacerdotale de nos tarots. Voici comment Gaffarel s’exprime : « Il dit donc — Philon le Juif — parlant de l’histoire cachée dans le chapitre susdit des Juges, que Michas fit de fin or et argent trois figures de jeunes garçons et trois jeunes veaux, autant d’un lion, d’un aigle, d’un dragon et d’une colombe : de façon que si quelqu’un allait le trouver pour savoir quelque secret touchant sa femme, il interrogeait la colombe ; si touchant ses enfants, par le jeune garçon ; si pour des richesses, par l’aigle ; si pour la force et la puissance, par le lion ; si pour la fécondité, par le chérubin ou veau ; si pour la longueur des jours et des ans, par le dragon. » Cette révélation de Philon, bien que Gaffarel en fasse peu de cas, est pour nous de la plus haute importance.

Voici en effet notre clef du quaternaire, voici les images des quatre animaux symboliques qui se trouvent à la vingt et unième clef du tarot, c’est-à-dire au troisième septénaire, répétant ainsi trois et résumant tout le symbolisme qu’expriment les trois septénaires superposés, puis l’antagonisme des couleurs, exprimé par la colombe et le dragon ; le cercle ou ROTA, formé par le dragon ou le Serpent pour exprimer la longueur des jours ; enfin la divination kabbalistique du tarot tout entière, telle que la pratiquèrent plus tard les Égyptiens bohèmes, dont les secrets furent devinés et retrouvés imparfaitement par Etteila.

On voit dans la Bible que les grands prêtres consultaient le Seigneur sur la table d’or de l’arche sainte, entre les chérubins ou sphinx à corps de taureau et à ailes d’aigle, et qu’ils consultaient à l’aide des Séraphim, par l’Urim, par le Tumim et par l’Ephod. L’Ephod était, comme on sait, un carré magique de douze nombres et de douze mots gravés sur des pierres précieuses. Le mot Séraphim, en hébreu, signifie hiéroglyphes ou signes figurés ; l’Urim et le Tumim, c’était le haut et le bas, l’orient et l’occident, le Oui et le Non, et ces signes correspondaient aux deux colonnes du temple Jakin et Bohas.

Lors donc que le grand prêtre voulait faire parler l’oracle, il tirait au sort les Séraphim ou lames d’or qui portaient les images des quatre mots sacrés, et les plaçait trois par trois autour du rational ou Ephod, entre l’Urim et le Tumim, c’est-à-dire entre les deux onyx qui servaient d’agrafes aux chaînettes de l’Ephod. L’onyx de droite signifiait Guédulah (Hessed) ou miséricorde et magnificence ; l’onyx de gauche se rapportait à Guéburah et signifiait justice et colère, et si, par exemple, le signe du lion se trouvait près de la pierre où était gravé le nom de la tribu de Juda du côté gauche, le grand prêtre lisait ainsi l’oracle : « La verge du Seigneur est irritée contre Juda. » Si le Séraphim représentait l’homme ou la coupe et qu’il se trouvât également à gauche, près de la pierre de Benjamin, le grand prêtre lisait : « La miséricorde du Seigneur est lasse des offenses de Benjamin, qui l’outrage dans son amour. C’est pourquoi il va épancher sur lui la coupe de sa colère », etc. Lorsque le souverain sacerdoce cessa en Israël, quand tous les oracles du monde se turent en présence du Verbe fait homme et parlant par la bouche du plus populaire et du plus doux des sages, quand l’arche fut perdue, le sanctuaire profané et le temple détruit, les mystères de l’Ephod et des Séraphim, qui n’étaient plus tracés sur l’or et les pierres précieuses, furent écrits ou plutôt figurés par quelques sages kabbalistes sur l’ivoire, sur le parchemin, sur le cuir argenté et doré, puis enfin sur de simples cartes, qui furent toujours suspectes à l’Église officielle, comme renfermant une clef dangereuse de ses mystères.

De là sont venus ces tarots dont l’antiquité, révélée au savant Court de Gébelin par la science même des hiéroglyphes et des nombres, a tant exercé, plus tard, la douteuse perspicacité et la tenace investigation d’Etteila. Court de Gébelin, dans le huitième volume de son Monde Primitif, donne la figure des vingt-deux clefs et des quatre as du Tarot, et en démontre la parfaite analogie avec tous les symboles de la plus haute Antiquité ; il essaie ensuite d’en donner l’explication et il s’égare naturellement, parce qu’il ne prend pas pour point de départ le tétragramme universel et sacré, Le Io Évohé des bacchanales, le Yod Hé Vav Hé du sanctuaire, le jehovah dans Archanges et Séphiroth de la kabbale.
Nous avons retrouvé intacte et ignorée encore cette clef de tous les dogmes et de toutes les philosophies de l’ancien monde. Je dis une clef, et c’en est véritablement une, ayant le cercle des quatre décades pour anneau, et pour tige ou pour corps l’échelle des vingt-deux caractères, puis pour tournant les trois degrés du ternaire, comme l’a compris et figuré Guillaume Postel dans sa Clef des choses cachées depuis le commencement du monde, clef dont il indique ainsi le nom occulte et connu des seuls initiés :

rota

Mot qui peut se lire ROTA, et qui signifie la roue d’Ézéchiel, ou TAROT, et alors il est synonyme de l’Azoth des philosophes hermétiques. C’est un mot qui exprime kabbalistiquement l’absolu dogmatique et naturel ; il est formé des caractères du monogramme du Christ, suivant les Grecs et les Hébreux. Le R latin ou le P grec se trouve au milieu, entre l’alpha et l’oméga de l’Apocalypse ; puis le Tau sacré, image de la croix, enferme le mot tout entier, comme nous l’avons représenté dans notre Dogme.
Sans le tarot, la magie des anciens est un livre fermé pour nous, et il est impossible de pénétrer aucun des grands mystères de la kabbale. Le tarot seul donne l’interprétation des carrés magiques d’Agrippa et de Paracelse, comme on peut s’en convaincre en formant ces mêmes carrés avec les clefs du tarot et en lisant les hiéroglyphes qui se trouveront ainsi rassemblés. En additionnant chacune des colonnes de ces carrés, on obtient invariablement le nombre caractéristique de la planète, et en trouvant l’explication de ce nombre par les hiéroglyphes du tarot, vous cherchez le sens de toutes les figures, soit triangulaires, soit carrées, soit cruciales, que vous trouverez formées par les nombres.

 

Nous avons dit que les vingt-deux clefs du tarot sont les vingt-deux lettres de l’alphabet kabbalistique primitif. Voici une table des variantes de cet alphabet suivant les divers kabbalistes hébreux.

 

hebreu01 ALEPH -1 – L’être, l’esprit, l’homme ou Dieu ; l’objet compréhensible ; l’unité mère des nombres, la substance première. Toutes ces idées sont exprimées hiéroglyphiquement par la figure de Bateleur. Son corps et ses bras forment la lettre hebreu01 ; il porte autour de la tête un nimbe en forme de , symbole de la vie et de l’esprit universel ; devant lui sont des épées, des coupes et des pentacles, et il élève vers le ciel la baguette miraculeuse. Il a une figure juvénile et des cheveux bouclés, comme Apollon ou Mercure ; il a le sourire de l’assurance sur les lèvres et le regard de l’intelligence dans les yeux.

hebreu02 BETH -VETH – 2 – La maison de Dieu et de l’homme, le sanctuaire, la loi, la gnose, la kabbale, l’église occulte, le binaire, la femme, la mère. Hiéroglyphe du tarot, la Papesse : une femme couronnée d’une tiare, ayant les cornes de la lune ou d’Isis, la tête environnée d’un voile, la croix solaire sur la poitrine, et tenant sur ses genoux un livre qu’elle cache avec son manteau. L’auteur protestant d’une prétendue histoire de la papesse Jeanne a retrouvé et fait servir, tant bien que mal, à sa thèse, deux curieuses et anciennes figures qu’il a trouvées de la Papesse ou souveraine prêtresse du tarot. Ces deux figures donnent à la Papesse tous les attributs d’Isis : dans l’une, elle tient et caresse son fils Horus ; dans l’autre, elle a les cheveux longs et épars ; elle est assise entre les deux colonnes du binaire, porte sur la poitrine un soleil à quatre rayons, pose une main sur un livre, et fait de l’autre le signe de l’ésotérisme sacerdotal, c’est-à-dire qu’elle ouvre seulement trois doigts et tient les autres repliés en signe de mystère ; derrière sa tête est le voile, et de chaque côté de son siège une mer sur laquelle s’épanouissent des fleurs de lotus. Je plains fort le malencontreux érudit qui n’a voulu voir dans ce symbole antique qu’un portrait monumental de sa prétendue papesse Jeanne. La Torah commence par la lettre Beth, Béréchit…

hebreu03 GUIMEL – 3  Le Verbe, le ternaire, la plénitude, la fécondité, la nature, la génération dans les trois mondes.
Symbole, l’Impératrice : une femme ailée, couronnée, assise et tenant au bout de son sceptre le globe du monde ; elle a pour signe un aigle, image de l’âme et de la vie.
Cette femme est la Vénus-Uranie des Grecs et a été représentée par Saint Jean, dans son Apocalypse, par la femme revêtue du Soleil, couronnée de douze étoiles et ayant la Lune sous les pieds. C’est la quintessence mystique du ternaire, c’est la spiritualité, c’est l’immortalité, c’est la reine du ciel.

hebreu04 DALETH – 4  La porte ou le gouvernement chez les Orientaux, l’initiation, le pouvoir, le tétragramme, le quaternaire, la pierre cubique ou sa base.
Hiéroglyphe, l’Empereur : un souverain dont le corps représente un triangle droit, et les jambes une croix, image de l’Athanor des philosophes.

hebreu05 HE – 5  Indication, démonstration, enseignement, loi, symbolisme, philosophie, religion.
Hiéroglyphe, le Pape ou le grand hiérophante. Dans les tarots plus modernes, ce signe est remplacé par l’image de Jupiter. Le grand hiérophante, assis entre les deux colonnes d’Hermès et de Salomon, fait le signe de l’ésotérisme et s’appuie sur la croix à trois traverses d’une forme triangulaire. Devant lui, deux ministres inférieurs sont à genoux, de sorte qu’ayant au-dessus de lui les chapiteaux des deux colonnes et au-dessous les deux têtes des ministres, il est le centre du quinaire et représente le divin pentagramme dont il donne ainsi le sens complet. En effet, les colonnes sont la nécessité ou la loi ; les têtes sont la liberté ou l’action. De chaque colonne à chaque tête on peut tirer une ligne, et deux lignes de chaque colonne à chacune des deux têtes. On obtiendra ainsi un carré coupé en quatre triangles par une croix, et au milieu de cette croix sera le grand hiérophante, nous dirions presque comme l’araignée des jardins au centre de sa toile, si cette image pouvait convenir à des choses de vérité, de gloire et de lumière.

hebreu06 VAV – 6 Enchaînement, crochet, lingam, enchevêtrement, union, embrassement, lutte, antagonisme, combinaison, équilibre. Hiéroglyphe, l’homme entre le Vice et la Vertu. Au-dessus de lui rayonne le soleil de la vérité, et dans ce soleil l’Amour tendant son arc et menaçant le Vice de sa flèche. Dans l’ordre des dix séphiroth, ce symbole correspond à Tiphereth, c’est-à-dire à l’idéalisme et à la beauté. Le nombre six représente l’antagonisme des deux ternaires, c’est-à-dire de la négation absolue et de l’absolue affirmation. C’est donc le nombre du travail et de la liberté ; c’est pourquoi il se rapporte aussi à la beauté morale et à la gloire.

hebreu07 ZAÏN – 7  Arme, glaive, épée flamboyante du chérubin, septénaire sacré, triomphe, royauté, sacerdoce.
Hiéroglyphe, un char cubique à quatre colonnes, avec une draperie azurée et étoilée. Dans le char, entre les quatre colonnes, un triomphateur couronné d’un cercle sur lequel s’élèvent et rayonnent trois pentagrammes d’or. Le triomphateur a sur sa cuirasse trois équerres superposées ; il y a sur les épaules l’Urim et le Tumim de la souveraine sacrificature, figurés par les deux croissants de la Lune en Guédoulah et en Guébourah ; il tient à la main un sceptre surmonté d’un globe, d’un carré et d’un triangle ; son attitude est fière et tranquille. Au char est attelé un double sphinx ou deux sphinx qui se tiennent par le bas-ventre ; ils tirent l’un d’un côté, l’autre de l’autre ; mais l’un des deux tourne la tête, et ils regardent du même côté. Le sphinx qui tourne la tête est noir, l’autre est blanc. Sur le carré qui fait le devant du chariot, on voit le lingam indien surmonté de la sphère volante des Égyptiens. Cet hiéroglyphe, dont nous donnons ici la figure exacte, est le plus beau peut-être et le plus complet de tous ceux qui composent la clavicule du tarot.

le chariot d'Hermes

hebreu08 H’ETH – 8  Balance, attrait et répulsion, vie, frayeur, promesse et menace.
Hiéroglyphe, la Justice avec son glaive et sa balance.

hebreu09 TETH – 9  Le bien, l’horreur du mal, la moralité, la sagesse.
Hiéroglyphe, un sage appuyé sur son bâton et portant devant lui une lampe ; il s’enveloppe entièrement dans son manteau. Son inscription est l’Hermite ou le Capucin, à cause du capuce de son manteau oriental ; mais son vrai nom c’est la Prudence, et il complète ainsi les quatre vertus cardinales, qui ont paru dépareillées à Court de Gébelin et à Etteila.

hebreu10 YOD – 10 Principe, manifestation, louange, honneur viril, phallus, fécondité virile, sceptre paternel. Hiéroglyphe, la Roue de fortune, c’est-à-dire la roue cosmogonique d’Ézéchiel, avec un Hermanubis ascendant à droite, un Typhon descendant à gauche, et un sphinx au-dessus en équilibre et tenant l’épée entre ses griffes de lion. Symbole admirable, défiguré par Etteila, qui a remplacé Typhon par un homme, Hermanubis par une souris, et le sphinx par un singe, allégorie bien digne de la kabbale d’Etteila.

hebreu11 KAF -KHAF 11  La main dans l’acte de prendre et de tenir. Hiéroglyphe, la Force, une femme couronnée du  vital et qui ferme paisiblement et sans efforts la gueule d’un lion furieux.

hebreu12 LAMED – 12  Exemple, enseignement, leçon publique. Symbole, un homme qui est pendu par un pied et dont les mains sont liées derrière le dos, en sorte que son corps fait un triangle la pointe en bas, et ses jambes une croix au-dessus du triangle. La potence a la forme d’un tau hébreu ; les deux arbres qui la soutiennent ont chacun six branches coupées. Nous avons expliqué ailleurs ce symbole du sacrifice et de l’œuvre accomplie ; nous n’y reviendrons pas ici.

hebreu13 MEM -13  Le ciel de Jupiter et de Mars, domination et force, renaissance, création et destruction.
Hiéroglyphe, la Mort qui fauche des têtes couronnées, dans une prairie où l’on voit pousser des hommes.

hebreu14 NUN -14  Le ciel du Soleil, températures, saisons, mouvement, changements de la vie toujours nouvelle et toujours la même. Hiéroglyphe, la Tempérance, un ange, ayant le signe du Soleil sur le front, et sur la poitrine le carré et le triangle du septénaire, verse d’une coupe dans l’autre les deux essences qui composent l’élixir de vie.

hebreu15 SAMECH -15  Le ciel de Mercure, science occulte, magie, commerce, éloquence, mystère, force morale.
Hiéroglyphe, le Diable, le bouc de Mendès ou le Baphomet du temple avec tous ses attributs panthéistiques. Cet hiéroglyphe est le seul qu’Etteila ait parfaitement compris et convenablement interprété.

hebreu16 AYIN – 16  Le ciel de la Lune, altérations, subversions, changements, faiblesses.
Hiéroglyphe, une tour frappée de la foudre, probablement celle de Babel. Deux personnages, Nemrod sans doute et son faux prophète ou son ministre, sont précipités du haut en bas des ruines. L’un des personnages, en tombant, représente parfaitement la lettrehebreu16.

hebreu17 PE -FE 17 Le ciel de l’Âme, effusions de la pensée, influence morale de l’idée sur les formes, immortalité.
Hiéroglyphe, l’étoile brillante et la jeunesse éternelle. Nous avons donné ailleurs la description de cette figure.

hebreu18 TSADE – 18 Les éléments, le monde visible, la lumière reflétée, les formes matérielles, le symbolisme
Hiéroglyphe, la lune, la rosée, une écrevisse dans l’eau remontant vers la terre, un chien et un loup hurlant à la lune et arrêtés au pied de deux tours, un sentier qui se perd à l’horizon et qui est parsemé de gouttes de sang.

hebreu19 QOF – 19  Les mixtes, la tête, le sommet, le prince du ciel. Hiéroglyphe, un soleil radieux et deux enfants nus se donnent la main dans une enceinte fortifiée. Dans d’autres tarots, c’est une fileuse dévidant les destinées ; dans d’autres enfin, un enfant nu monté sur un cheval blanc et déployant un étendard écarlate.

hebreu20 RESH – 20 Le végétatif, la vertu génératrice de la terre, la vie éternelle.
Hiéroglyphe, le Jugement. Un génie sonne de la trompette et les morts sortent de leurs tombeaux ; ces morts redevenus vivants sont un homme, une femme et un enfant : le ternaire de la vie humaine.

hebreu21 SHIN -SIN  Le sensitif, la chair, la vie éternelle. Hiéroglyphe, le Fou : un homme habillé en fou, marchant au hasard, chargé d’une besace qu’il porte derrière lui, et qui est sans doute pleine de ses ridicules et de ses vices ; ses vêtements en désordre laissent à découvert ce qu’il devrait cacher, et un tigre qui le suit le mord sans qu’il songe à l’éviter ou à s’en défendre. Si l’on regarde la graphie de la lettre « Shin », qui a la forme d’une fourche à trois dents, on peut constater qu’il est constitué de trois « Vav », de valeur numérique 6. Le « Shin » ainsi visualisé se lirait « 666″ Le Shin a trois branches mais la nature du shin étant double nous en avons 6… Complexe est donc la symbolique de cette lettre.

La tradition enseigne qu’à l’origine le Shin n’avait pas trois mais quatre branches, la branche supplémentaire représentant le Olam haBa ( monde futur). Le Shin à quatre branches est inscrit sur le Téfilin (phylactères) de la tête. Combiné avec le Yod, il représente l’étincelle divine, et sa tendance vers le « futur » est destinée à rechercher l’unité des deux facettes : masculin, féminin dans l’UN…, Associées les deux lettres yod et shin donnent « yesh » ce qui veut dire :  « il y a « .

hebreu22 TAV – 21 Le microcosme, le Monde, le résumé de tout en tout. Hiéroglyphe, le kether ou la couronne kabbalistique entre les quatre animaux mystérieux ; au milieu de la couronne, on voit la Vérité tenant de chaque main une baguette magique. mais, attention, Monde à l’envers se lit Démon et là se trouve le sentier inversé…

Telles sont les vingt-deux clefs du tarot, qui en expliquent tous les nombres.

Ainsi le Bateleur, ou clef des unités, explique les quatre as avec leur quadruple signification progressive dans les trois mondes et dans le premier principe. Ainsi l’as de denier ou de cercle, c’est l’âme du monde ; l’as d’épée, c’est l’intelligence militante ; l’as de coupe, c’est l’intelligence aimante ; l’as de bâton, c’est l’intelligence créatrice ; ce sont aussi les principes du mouvement, du progrès, de la fécondité et de la puissance.

Chaque nombre, multiplié par une clef, donne un autre nombre qui, expliqué à son tour par les clefs, complète la révélation philosophique et religieuse contenue dans chaque signe. Or, chacune des cinquante-six cartes peut se multiplier par les vingt-deux clefs tour à tour ; il en résulte une série de combinaisons donnant tous les résultats les plus surprenants de révélation et de lumière. C’est une véritable machine philosophique qui empêche l’esprit de s’égarer, tout en lui laissant son initiative et sa liberté ; ce sont les mathématiques appliquées à l’absolu, c’est l’alliance du positif à l’idéal, c’est une loterie de pensées toutes rigoureusement justes comme les nombres, c’est enfin peut-être ce que le génie humain a jamais conçu tout à la fois de plus simple et de plus grand. La manière de lire les hiéroglyphes du tarot, c’est de les disposer soit en carré, soit en triangle, en plaçant les nombres pairs en antagonisme et en les conciliant par les impairs. Quatre signes expriment toujours l’absolu dans un ordre quelconque, et s’expliquent par un cinquième. Ainsi la solution de toutes les questions magiques est celle du pentagramme, et toutes les antinomies s’expliquent par l’harmonieuse unité. Disposé ainsi, le tarot est un véritable oracle, et répond à toutes les questions possibles avec plus de netteté et d’infaillibilité que l’androïde d’Albert le Grand : en sorte qu’un prisonnier sans livres pourrait, en quelques années, s’il avait seulement un Tarot dont il saurait se servir, avoir acquis une science universelle, et parlerait de tout avec une doctrine sans égale et une éloquence inépuisable. Cette roue, en effet, est la véritable clef de l’art oratoire et du grand art de Raymond Lulle ;

c’est le véritable secret de la transmutation des ténèbres en lumière, c’est le premier et le plus important de tous les arcanes du grand œuvre. Au moyen de cette clef universelle du symbolisme, toutes les allégories de l’Inde, de l’Égypte et de la Judée deviennent claires.

L’Apocalypse de Saint Jean est un livre kabbalistique dont le sens est rigoureusement indiqué par les figures et par les nombres de l’Urim, du Tumim, des Séraphim et de l’Ephod, tous résumés et complétés par le Tarot ; les sanctuaires antiques n’ont plus de mystères, et l’on comprend pour la première fois la signification des objets du culte des Hébreux. Qui ne voit, en effet, dans la table d’or, couronnée et supportée par des chérubins, qui couvrait l’arche d’alliance et servait de propitiatoire, les mêmes symboles que dans la vingt et unième clef du Tarot ? L’arche était un résumé hiéroglyphique de tout le dogme kabbalistique, elle contenait le Yod ou le bâton fleuri d’Aaron, le thé ou la coupe, le gomorcontenant la manne, les deux tables de la loi, symbole analogue à celui du glaive de justice, et la manne contenue dans le gomor qui était une mesure de capacité chez les Hébreux, de 174 pouces/cubes, soit 3 litres 1/3. Voici quatre choses qui traduisent merveilleusement les lettres du tétragramme divin.

Gaffarel a prouvé savamment que les chérubins de l’arche, étaient en figures de veaux ; mais ce qu’il a ignoré, c’est qu’au lieu de deux, il y en avait quatre, deux à chaque extrémité, comme le dit expressément le texte, mal entendu à cet endroit par la plupart des commentateurs. Ainsi, aux versets 18 et 19 de l’Exode, il faut traduire de cette manière le texte hébreu : « Tu feras deux veaux ou sphinx d’or travaillés au marteau de chaque côté de l’oracle. Et tu les placeras l’un tourné d’un côté, l’autre de l’autre. » Les chérubins ou sphinx étaient en effet, accouplés par deux de chaque côté de l’arche, et leurs têtes se retournaient aux quatre coins du propitiatoire, qu’ils couvraient de leurs ailes arrondies en voûte, ombrageant ainsi la couronne de la table d’or, qu’ils soutenaient sur leurs épaules, et se regardant l’un l’autre par les coupes et regardant le propitiatoire.

 

L’arche avait ainsi trois parties ou trois étages, représentant Aziluth, Jezirah et Briah, les trois mondes de la kabbale : la base du coffre, à laquelle était adaptés les quatre anneaux des deux leviers analogues aux colonnes du temple Jakin et Bohas ; le corps du coffre, sur lequel ressortait en relief celui des sphinx, et le couvercle, ombragé par les ailes des sphinx. La base représentait le royaume du sel qui se dit mélach, sachant que Ange se dit malach et Roi mèlech ! une initiation au langage des adeptes d’Hermès…, le coffre le royaume du mercure ou de l’azoth, et le couvercle le royaume du soufre ou du feu.

Les autres objets du culte n’étaient pas moins allégoriques, mais il faudrait un ouvrage spécial pour les décrire et les expliquer. Saint Martin, dans son Tableau naturel des rapports qui existent entre Dieu, l’homme et la nature, a suivi, comme nous l’avons dit, la division du Tarot, et donne sur les vingt-deux clefs un commentaire mystique assez étendu ; mais il se garde bien de dire où il a pris le plan de son livre et de révéler les hiéroglyphes qu’il commente. Postel a eu la même discrétion, et, en nommant seulement le Tarot dans la figure de sa clef des arcanes, il le désigne dans le reste du livre sous le nom Genèse d’Hénoch. Le personnage d’Hénoch, auteur du premier livre sacré, est en effet identique avec celui de Thot chez les Égyptiens, de Cadmus chez les Phéniciens, et de Palamède chez les Grecs.

« Nous avons trouvé d’une manière assez extraordinaire une médaille du XVIe siècle qui est une clef du tarot. Nous ne savons trop s’il faut dire que cette médaille et le lieu où nous devions la trouver nous avaient été montrés en songe par le divin Paracelse ; quoi qu’il en soit, la médaille est en notre possession. Elle représente, d’un côté, le Bateleur en costume allemand du XVIe siècle, tenant d’une main sa ceinture et de l’autre le pentagramme ; il a devant lui, sur sa table, entre un livre ouvert et une bourse fermée, dix deniers ou talismans disposés en deux lignes de trois chacune et en un carré de quatre ; les pieds de la table forment deux hebreu05, et ceux du bateleur deux hebreu20 renversés de cette manière signeshebreuxrenverses. Le revers de la médaille contient les lettres de l’alphabet, disposées en carrés magiques

On peut remarquer que cet alphabet n’a que vingt-deux lettres, le V et le N y étant répétés deux fois, et qu’il est disposé par quatre quinaires et un quaternaire pour clef et pour base. Les quatre lettres finales sont deux combinaisons du binaire et du ternaire, et, lues kabbalistiquement, elles forment le mot Azoth, en rendant aux configurations de lettres leur valeur en hébreu primitif, et en prenant N pour hebreu01, Z pour ce qu’il est en latin, V pour le vau hebreu06, qui se prononce O entre deux voyelles ou lettres qui en ont la valeur, et le X pour le tau primitif, qui en avait exactement la figure. Le tarot tout entier est donc expliqué dans cette merveilleuse médaille, digne en effet de Paracelse, et que nous tenons à la disposition des curieux. Les lettres, disposées par quatre fois cinq, ont pour résumé le mot inri1-rhm, analogue à ceux de inri2-rhm, d’INRI, et contenant tous les mystères de la kabbale. Le livre du tarot ayant une si haute importance scientifique, il est bien à désirer qu’on ne l’altère plus. Nous avons parcouru à la Bibliothèque impériale la collection des anciens tarots, et c’est là que nous en avons recueilli tous les hiéroglyphes dont nous donnons la description.

 

La Kabbale est la philosophie de la puissance infinie du mot, du son qu’il évoque et qu’il invente. Dieu créa l’homme à son image et construisit le monde en appelant chaque chose par son nom : le cabaliste s’érige en imitateur de Dieu, un imitateur légitime puisqu’il est l’image de Dieu et qu’il a reçu de celui ci le don du son articulé, procédé qui lui permet, a son tour de créer.

 

 

L’organisation complexe et admirable de l’arbre séphirotique, avec ses 22 sentiers réunissant entre elles les dix émanations divines, laisse immédiatement deviner les liens étroits qui existent entre les Séphiroth et les 22 lettres de l’alphabet hebraïque, les 22 arcanes majeurs du Tarot et les 22 symboles astrologiques (12 signes+10 planètes) »

Ainsi Dieu créa le monde en prononçant le nom des choses, et renferme en elle une puissance infinie : chaque lettre est associée à la descente des intelligences divines. L’hébreu tout comme l’Egyptien ou le sanscrit sont des langues lithurgiques, prononcer un son à la place d’un autre reviendrait alors à bouleverser la création, née grâce à un équilibre de vibrations subtiles. De même que la prière se transforme en système actif et énergique afin d’agiter ls sphères intermédiaires entre l’homme et Dieu, créateur de l’ordre cosmique.

La Kabbale propose la fabrication de talismans ou de pentacles toujours basés sur le calcul et le nombre. Le son est une vibration qui se manifeste dans le nombre. Le nombre est un ensemble de rapports géométriques, d’espaces activateurs de l’énergie, et le cycle recommence.

Les formules de certains grimoires médiévaux, regorgent de noms hébraîques de multitudes d’anges, d’esprits, démons, de Dieu. Au point ou l’on ne sait plus quelles sont vrais ou faux. L’hébreu est une langue difficile, or l’accès véritable à la cabale, ne se fait réellement sans la connaissance de cette langue. Chaque lettre de l’alphabet hébraîque correspond à un nombre, il en est de même pour les langues Arabes et Grecques, car ce n’est qu’avec l’invasion des Indes que le chiffre fut importé. Ainsi on utilisait le même signe graphique pour indiquer un son ou une quantité. La « Guématria », le système le plus élémentaire de la Kabbale de décodage du son , consiste à déplacer entre eux des mots composés de signes divers mais dont la somme est égale à la même valeur numérique.

Le Notarikon, d’où dérive sans doute la mode des acrostiches qui fit fureur il y a 200 ans, crée des mots nouveaux à partir des lettres initiales ou finales des termes composant une phrase, ou au contraire tire celle ci d’un seul mot. Enfin la temourah remplace 1 lettre par une autre en fonctions de combinaisons alphabétiques nommées Sirufim. Le but étant de créer deux niveaux de compréhension des Ecritures : un exotérique, l’habituelle fable biblique populaire, et une ésotérique, tissu de symboles et de noms divins accessible seulement aux initiés.

Ces noms divins et secrets, imprononçables, ces surnoms cachés des esprits et des démons, sont en fait des instruments magiques: en les évoquant le théurgiste gouverne l’univers. La tradition de la Kabbale dans la fabrication du talisman, codifiée vers 1400 par Abramelin le mage, nous a légué une multitude de carrés magiques,certains liés aux planètes et d’autres associés à des esprits, des démons et aux effets les plus divers. Dotés de l’immense puissance du nombre, ils agiraient comme des catalyseurs de forces capables d’attirer sur le porteur l’effet désiré. Pour ceux qui ne connaissent pas l’hébreu, il existe une autre méthode : la translitération qui consiste à traduire un alphabet par un autre caractérisé par des sons différents. Ce qui dans le cas de l’hébreu n’est pas facile, car l’hébreu n’a pas de voyelles, ou s’il en a, c’est dans l’unique but d’une fonction accessoire. Appui variable du son et avant tout dépourvues de toute valeur numérique. Une pratique kabbaliste spéciale suggère dans le cas de la connaissance de l’hébreu, d’accoupler chacun des chiffres d’une date à la lettre correspondante. Pour le calendrier juif, la création partant en l’an 3760. l’année 1914, départ de la 1ere guerre mondiale=5674, on obtient 5674=400+200+70+4, cad Tav,Resh,Ayin,Daleh qui donnent Tir’ad (tu tueras) et dans la même méthode pour 1938, Tirtzach ( tu trembleras de terreur)

« Tiré du livre de Laura TUAN intitulé  » Le grand livre des sciences occultes » Edd DE VECCHI (1987). C’est un bouquin vraiment génial et qui traite de nombreux sujets concernant les sciences occultes. »

 Le carré parfait est l’image de l’homme qui a atteint l’harmonie en lui, entre l’esprit et la matière, entre ses moyens spirituels et physiques.

Doué d’épaisseur, le carré devient cube, qui a douze arêtes et montre la relation cosmique élémentaire ; le triangle est le symbole du Dieu unique au sommet de la pyramide qui est le tout. Dans la tradition hébraïque, le « bloc carré » indique le chiffre 4, il signifie quatre murs, quatre lignes allant du centre aux quatre coins. L’association : cercle et carré, évoque le couple : ciel et terre. Il correspond à l’archétype fondamental de la plénitude. Dans la kabbale, les lettres qui servent à écrire les noms divins ont un pouvoir magique. Les carrés magiques sont composés de chiffres et de lettres prises pour leur valeur numérique et dont la somme verticale est égale à la somme horizontale et diagonale et qui correspond à un mot ou à un nom qui peut être lu de bas en haut, de droite à gauche, de gauche à droite ou de haut en bas sans que l’ordre ne soit modifié.

Le Zohar explique que les chiffres 3, 7, 33 forment une grille d’interprétation de ces carrés.

 

Le dodécaèdre représente le monde des volumes correspondant aux douze signes du zodiaque. Triangles et rectangles jouent un rôle important dans la construction, c’est d’eux que dérivent le niveau et l’équerre.

Pour les occultistes, le triangle sublime est le triangle isocèle dont l’angle du sommet = 38°, les angles de base = 72°. C’est ainsi que :

  • le triangle isocèle symbolise le feu.
  • le triangle équilatéral symbolise la terre.
  • le triangle rectangle symbolise l’eau.
  • le triangle scalène symbolise l’air.

Dans le triangle dont la pointe est dirigée vers le haut, un côté représente la lumière, l’autre les ténèbres. L’ensemble représente le ternaire cosmique. Le Delta est un triangle isocèle dont l’angle au sommet = 108°, ceux de la base = 36°. Il correspond au nombre d’or.

L’étoile à cinq branches : elle symbolise la manifestation centrale de la lumière, du centre mystique, du foyer d’un univers en expansion. Placée entre l’équerre (terre) et le cosmos (ciel), elle figure l’homme régénéré rayonnant au milieu du monde des ténèbres. Elle porte parfois en son centre la lettre « G » que l’on dit être l’équivalent du « Yod » hébraïque, principe divin dans le coeur de l’initié, mais qui ressemble plus à la lettre guimel symbole du Secret du nombre 3.

 Carrés magiques

Dans ses écrits kabbalistiques, Joseph Tzayach discourt des carrés magiques et de leur utilisation dans la fabrication d’amulettes. Dans ses Responsa, au sujet des carrés magiques, il affirme que les ensembles numériques étaient déjà connus des anciens kabbalistes comme possédant un lien symbolique et chronologique avec les planètes (Saturne, Jupiter, Mars, Soleil, Vénus, Mercure et la Lune) que l’on pouvait découvrir selon un système mathématique réintroduit en Occident par Emmanuel Moshopoulos vers 1460.

 

D’autres références aux carrés magiques concernant leur implication dans les mystères de la Création peuvent également être trouvées dans les écrits des contemporains de Tzayach tels Rabbi Joseph Tirshom et son Shoshan Yesod Olam (la Rose, Fondement de l’Univers, 1550), Rabbi Eliahou Baal Shem Tov et son Toledot Adam (Générations d’Adam) et Rabbi Isaïe Horowitz et son Shneï Luchot HaBrit (Les Deux Tables d’Alliance). On en trouvera encore dans le Shorsheï ha-Shemoth de Moïse Zacuto.

 

 

 

 
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