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19 mars 2013

Carré Sator, Graal-Grille (étymologie)

 

http://www.rennes-le-chateau-archive.com/forums/viewtopic.php?t=115&sid=16f1ffc94a2c4f95ada4091eff7ba2a8

1. Le carré sator serait le graal de Chrétien de Troyes dans son "Conte du graal". Les premiers mots du Conte sont : "Qui sème peut récolte peu [..] Chrétien sème, et sa semence, c'est un roman qu'il commence et qu'il sème en un si bon lieu etc.". Or "sator" veut dire en latin semeur. D'autre part en anglais graal se dit grail. Le mot grail en français signifie grille ou gril et l'ancien mot pour dire griller était "graailler".

Le graal selon le Conte contient l'hostie servi au vieux roi malade du château du graal. Un anagramme de sator est "artos" qui en grec veut dire pain. En latin d'église arton désigne le pain sans levain servant à fabriquer les hosties. Un autre anagramme est "troas" : en latin donne "de Troie" nom de notre auteur.

Le carré sator est pour Chrétien le graal ou signature de son oeuvre qui lui permet de passer à la postérité et donc à une forme d'immortalité, but de tout artiste.

 

2. Le tableau de Poussin "les bergers d'Arcadie" comprend 3 bergers et une bergère ainsi que probablement un autre personnage dans le tombeau soit cinq personnes. Or les 5 mots du carré sator (SATOR AREPO TENET OPERA ROTAS) ont servi en Cappadoce du IXème au XIème siècle à désigner les bergers de l'adoration du Christ enfant pendant la Nativité.

Si l'on prend les lettres communes du carré et de l'épitaphe du tombeau ET IN ARCADIA EGO ("arcadia" peut se lire aussi "arca dia" tombeau divin ou arche divine) on obtient l'anagramme "AA AETERNO" : AA éternellement.

AA en alchimie symbolise l'amalgame des contraires préliminaires à la Pierre philosophale. Mais aussi Aa sont les Assemblées des Amis, congrégations secrètes de Jésuites. Or la carrière de Poussin à été lancé en 1623 par sa victoire à un concours lancé par les Jésuites pour la réalisation de tableaux de la vie d'Ignace de Loyola. De même, la première mention de ET IN ARCADIA... apparaît dans un tableau du Guerchin, dont le protecteur était le pape Grégoire XV grand admirateur des Jésuites et qui fit canoniser Ignace de Loyola en 1622.

D'autre part l'origine chrétienne du Carré SATOR, appuyé par Félix Grosser (de Chemnitz), inventeur du PATERNOSTER AO, est remise en cause par le père jésuite G. de Jerphanion ("La voix des monuments", éditions d'art et d'histoire, 1938). En effet il n'y a pas d'attestation de la présence de chrétiens avant 79, date de la destruction de Pompéi où a été retrouvé le premier carré sator connu. De plus leurs inscriptions se faisaient en grec, et non en latin et à cette époque la croix n'était pas un symbole accepté. Le père jésuite penche plutôt pour une origine juive. La communauté hébreue était nombreuse à Pompéi et leurs inscriptions étaient en latin. La magie juive utilisait des carrés magiques de 5 basé sur le terme Elohim. Les 4 T sur les côté du carré Sator représenteraient les marques de protection faites au front mentionnées dans Ezechiel. Le carré SATOR était à l'origine un carré ROTAS. Ce sont les chrétiens qui l'ont inversé en empruntant beaucoup à la magie juive.

 

Le sens des mots du carré sator peut être lu comme une phrase d'inspiration littéraire. En effet Sator veut dire aussi "auteur".

OPERA : peine et travail, ROTAS : rouleaux dans le sens volumen, TENET : habite, occupe, AREPO : nom propre (thèse défendue par R.G. Colligwood) :

"La peine (que l'on s'est donné) habite les rouleaux - Arepo, l'auteur".

Or dans l'introduction du Conte on peut lire : "Chrétien n'aura pas perdu sa peine, puisqu'il emploie toute sa peine à mettre en vers sur l'ordre du comte..."

 

Sur l'étymologie du mot graal notons Emmanuème Baumgartner (www.ac-amiens.fr/pedagogie/lettres/lycee/conte_graal.htm) : "le Graal, non commun plutôt rare à cette date, prosaïque (claie à égoutter les fromages, notamment)". Une claie est justement une grille.

Il y a un carré SATOR gravé à la chapelle Saint Laurent à Rochemaure en Ardèche avec la signature "Giro...Umbert...me fecit". Une légende espagnole raconte aussi que le saint aurait envoyé le graal à Huesca, sa ville natale. Celui-ci serait passé à San Juan de la Pena puis finalement à Valence. Gril et grille associés puisqu'en français médiéval grail désignait et l'un et l'autre.

Georges Bertin : « La référence indo-européenne renvoie l'origine du graal à la racine KERT- soit tordre, tresser... Curieusement cette idée de claie qui figure dans la légende de la cathédrale d'osier de l'abbaye de Glastonbury, refuge supposé du graal, est aussi celle du lien, de l'attache (cratis) et l'on voit bien en quoi le graal est le lien qui unit les chevaliers d'Arthur dans leur Quête".

Vous parlez d'autel d'airain. Or une manipulation du carré SATOR, le rangeant suivant l'ordre d'un carré magique de 5 (composé de 25 nombres) qui lui était associé au Moyen Âge, donne un nouveau carré avec dans deux colonnes le mot AEREA : "d'airain". Un anagramme de AA AETERNO est AENEA ROTA ou roue d'airain. Chez Virgile dans l'Enéide, la roue d'airain (aerea rota : aenea = aerea) écrase un serpent et le coupe en deux comme dans une représentation se retrouve dans un caisson de la galerie haute du château de Dampierre-sur-Boutonne étudié par Fulcanelli dans ses Demeures Philosophales : "Caisson 9 - Coupé par le milieu, un serpent, malgré le caractère mortel de sa blessure, croit cependant pouvoir vivre longtemps en cet état". Inscription .DVM.SPIRO.SPERABO. : Tant que je respire, j'espère. "Le serpent, image du mercure, exprime, par ses deux tronçons, les deux parties du métal dissous, que l'on fixera plus tard l'une à l'autre".

D'autres manipulations donnent OSTRA pluriel d'ostrum, le pourpre de la teinture des alchimistes.

image de ce bas-relief (de Marie "croisant les doigts") : c grille ou claie.

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27 février 2013

Du Gui au Graal, Loranthus, Lohengrin et le chevalier au cygne

Gui en 2 feuilles autour de la sphère du fruit: figure de l'arbre du monde. Aussi de l'IRMINSUL, clou du monde

Etymologie de Lohengrin : chevalier du gui

racines.traditions.free.fr/arbrdib/index.htm

Le gui lhoranthus, ce Rameau d’Or, s’était conservé dans le nom de la légende de Lohengrin : en effet, son ancien nom était Loheran-grin/grün. Le rapport du Gui au Cygne est le Solstice d’Hiver, la Neu Helle “nouvelle clarté” du soleil Grannos


Garin le lorrain, le lorehain cité par Von Eschenbach

http://crm.revues.org/2242

Cycle de poèmes épiques constitués au XI-XII° s. Idéal de chevalerie héroïque, masculin. Inspiration diffuse en Europe de l'Ouest, chez les flamands. Ainsi, nos Loherains sont à la base des Lorreinen néerlandais.

le nom de Lohengrin, fils de Parzival de Wolfram von Eschenbach ; Lohengrin représenterait une altération de Loherain Garin, mais l’affaire n’est pas tirée au clair, d’autant qu’il pourrait y avoir une source commune plus ancienne

Garin le lorehain modèle de lohengrin fils de Parzival, vient du château de Montsalvat où est gardé le Graal...

 

Sur Racines et Tradition, site de Christian Mandon

https://docs.google.com/viewer?a=v&q=cache:CtxyxMbMCpsJ:racines.traditions.free.fr/graagrol/graagrol.pdf+grolla+santo+graal&hl=fr&gl=fr&pid=bl&srcid=ADGEESgoo_dneED5jm1zXOhuBAk8tM3vSatH0kQZX2gUDGSJBlhM8NIVsK_g1pgEOuzvyhfqgwY1nt4RprVfrxmqi05DeZmubEAdsn2CHD2y6XR9e2QyjmMkmZ6hselKYnYk5ZvKvI9k&sig=AHIEtbQ5i4j_JCz5hrvJF_QwdWD8CDv7Yg

K et Ra (Runes - ) signifiant “la Coupe du Soleil” mais on le trouve aussi sur les gravures pariétales suédoises sous forme du canot kahn qui transporte le soleil en forme de croix* celtique sur son mât…

On le trouve aussi à Smolensk ainsi que chez les Ægyptos Kha-Râ (Râ, Ro le soleil –> Ar, Or) ainsi que dans l’antique Sumer. Elle figure le lieu (les deux montagnes) où le Grand Ase, le Druide astrologue en son siège/ cupule aperçoit la “première apparition” du nouveau soleil de l’an nouveau – l’épiphania des Grecs du Dieu-Fils, Sohn/ Sonne – dans sa “nouvelle clarté” Neu Helle après le Solstice d’Hiver,

La troisième figure a le même sens, mais elle symbolise aussi – et surtout – le Rameau d’Or du gui Loranthus dont précisément le rôle chez les Celtes* est de saluer la naissance du Dieu-Fils au moment du Solstice d’Hiver.

c’est probablement la forme primordiale de l’Irminsul* (ou tout au moins une des explications initiatiques, triadiques) et que ce sont ces feuilles qui se transformèrent au Moyen-Orient – ou après les croisades – en palmettes (palmier), son fruit d’or redevenant un bourgeon…

Dans la figure du Graal médiéval nous avons vu que l’évolution du gui le fait passer par la figure de bourgeon en boule, puis par celle en calice et, enfin; en Irminsul à feuillage éployé lorsqu’il arrive à maturité au moment du Solstice d’Hiver ou fête de l’Aguilaneu/ Neu Helle.

L’Escarboucle, gravé sur le spath d’Islande, se dédouble quand le cristal se trouve disposé perpendiculairement à l’axe du soleil – pourtant invisible dans les brouillards du Niflheim – ce qui permet ainsi de déterminer sa position ! On la retrouve encore au Moyen-Âge dans le mythème de Mélusine lorsqu’on lit que “son joyau lui sert à s’orienter” !

Le cristal Hagall ou l’Escarboucle héraldique– ou Muhlespiele – serait-il donc le parent archaïque de notre Graal ? Et celui-ci rien d’autre que l’ancêtre de la boussole si utile à notre Vieil Ancêtre Ur Ahn Ouranos, l’Astronome ?

De même, nous la verrons dans l’Émeraude qui serait tombée du front de Lucifer “porteur de la Lumière”, lequel n’est pas le Diable mais l’équivalent romain de Prométhée.

Le Graal ésotérique ne serait pas une coupe mais une Table d’Émeraude archaïque sur laquelle étaient gravés (en “écriture enchevêtrée”, ce qui nous semble donc être des runes) les premiers préceptes d’Hermès couvrant trois domaines :

1/ Philosophico-religieux, connaissance de l’Univers archétypique, des Dieux au Dieu-Fils ;

2/ Connaissance du Cosmos-Astronomie (macrocosme) ;

3/ Connaissance de l’homme, applications pratiques, arts et métiers, médecine (microcosme).

On retrouve bien sûr dans ce classement la trifonctionnalité indo-européenne mise en lumière par Dumézil : les Ases, les navigateurs-guerriers et les producteurs-artisans. C’est là l’origine de l’Alchimie !

 

Légendes primitives du Graal dans lesquelles une tête coupée figurait à la place de la coupe:

la tête de Mimir qui inspire l’Écriture runique au Grand Ase (“sage”) Odhin/ Wotan

le chaudron du Dagda, originaire d’une “île au nord du monde” (Émile Burnouf, Le vase sacré, Arché), identique au chaudron grec, le Vase d’abondance, qui guérit les blessures, l’infirmité et la folie

Sacré Graal : certains disent que c'était le calice employé par Jésus dans l'ultime cène, d'autres qu'il fut la coupe employée pour recueillir son sang lors de la crucifixion. Ponce Pilate l'aurait fait tailler en forme de coupe et l'aurait offerte à son ami Joseph d'Arimathie. C'est dans cette coupe que Joseph aurait recueilli le sang du Christ à la descente de croix. Cette tradition, incontestablement d'origine gnostique, où se mêlent des thèmes empruntés à différentes mythologies indo-européennes, iranienne en particulier, sera reprise plus tard lors de la constitution du Cycle du Graal, notamment par Wolfram von Eschenbach, qui parle du Graal comme d'une « pierre tombée du Ciel »

Transformations par l'Église : « L'émeraude ornait la couronne de Lucifer, avant que cet “ange” n'accède à la connaissance interdite par Jahvéh et ne soit précipité hors des cieux. Au cours de sa lutte avec l'archange Michel, cette pierre se serait détachée et aurait été recueillie par des anges fidèles qui la gardèrent, à travers les siècles, jusqu'au jour où s'accomplit le sacrifice du Golgotha ? Ainsi les mythes indo-européens sont devenus une légende post-jahviste…

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