Du Gui au Graal, Loranthus, Lohengrin et le chevalier au cygne
Gui en 2 feuilles autour de la sphère du fruit: figure de l'arbre du monde. Aussi de l'IRMINSUL, clou du monde
Etymologie de Lohengrin : chevalier du gui
racines.traditions.free.fr/arbrdib/index.htm
Le gui lhoranthus, ce Rameau d’Or, s’était conservé dans le nom de la légende de Lohengrin : en effet, son ancien nom était Loheran-grin/grün. Le rapport du Gui au Cygne est le Solstice d’Hiver, la Neu Helle “nouvelle clarté” du soleil Grannos
Garin le lorrain, le lorehain cité par Von Eschenbach
Cycle de poèmes épiques constitués au XI-XII° s. Idéal de chevalerie héroïque, masculin. Inspiration diffuse en Europe de l'Ouest, chez les flamands. Ainsi, nos Loherains sont à la base des Lorreinen néerlandais.
le nom de Lohengrin, fils de Parzival de Wolfram von Eschenbach ; Lohengrin représenterait une altération de Loherain Garin, mais l’affaire n’est pas tirée au clair, d’autant qu’il pourrait y avoir une source commune plus ancienne
Garin le lorehain modèle de lohengrin fils de Parzival, vient du château de Montsalvat où est gardé le Graal...
Sur Racines et Tradition, site de Christian Mandon
K et Ra (Runes - ) signifiant “la Coupe du Soleil” mais on le trouve aussi sur les gravures pariétales suédoises sous forme du canot kahn qui transporte le soleil en forme de croix* celtique sur son mât…
On le trouve aussi à Smolensk ainsi que chez les Ægyptos Kha-Râ (Râ, Ro le soleil –> Ar, Or) ainsi que dans l’antique Sumer. Elle figure le lieu (les deux montagnes) où le Grand Ase, le Druide astrologue en son siège/ cupule aperçoit la “première apparition” du nouveau soleil de l’an nouveau – l’épiphania des Grecs du Dieu-Fils, Sohn/ Sonne – dans sa “nouvelle clarté” Neu Helle après le Solstice d’Hiver,
La troisième figure a le même sens, mais elle symbolise aussi – et surtout – le Rameau d’Or du gui Loranthus dont précisément le rôle chez les Celtes* est de saluer la naissance du Dieu-Fils au moment du Solstice d’Hiver.
c’est probablement la forme primordiale de l’Irminsul* (ou tout au moins une des explications initiatiques, triadiques) et que ce sont ces feuilles qui se transformèrent au Moyen-Orient – ou après les croisades – en palmettes (palmier), son fruit d’or redevenant un bourgeon…
Dans la figure du Graal médiéval nous avons vu que l’évolution du gui le fait passer par la figure de bourgeon en boule, puis par celle en calice et, enfin; en Irminsul à feuillage éployé lorsqu’il arrive à maturité au moment du Solstice d’Hiver ou fête de l’Aguilaneu/ Neu Helle.
L’Escarboucle, gravé sur le spath d’Islande, se dédouble quand le cristal se trouve disposé perpendiculairement à l’axe du soleil – pourtant invisible dans les brouillards du Niflheim – ce qui permet ainsi de déterminer sa position ! On la retrouve encore au Moyen-Âge dans le mythème de Mélusine lorsqu’on lit que “son joyau lui sert à s’orienter” !
Le cristal Hagall ou l’Escarboucle héraldique– ou Muhlespiele – serait-il donc le parent archaïque de notre Graal ? Et celui-ci rien d’autre que l’ancêtre de la boussole si utile à notre Vieil Ancêtre Ur Ahn Ouranos, l’Astronome ?
De même, nous la verrons dans l’Émeraude qui serait tombée du front de Lucifer “porteur de la Lumière”, lequel n’est pas le Diable mais l’équivalent romain de Prométhée.
Le Graal ésotérique ne serait pas une coupe mais une Table d’Émeraude archaïque sur laquelle étaient gravés (en “écriture enchevêtrée”, ce qui nous semble donc être des runes) les premiers préceptes d’Hermès couvrant trois domaines :
1/ Philosophico-religieux, connaissance de l’Univers archétypique, des Dieux au Dieu-Fils ;
2/ Connaissance du Cosmos-Astronomie (macrocosme) ;
3/ Connaissance de l’homme, applications pratiques, arts et métiers, médecine (microcosme).
On retrouve bien sûr dans ce classement la trifonctionnalité indo-européenne mise en lumière par Dumézil : les Ases, les navigateurs-guerriers et les producteurs-artisans. C’est là l’origine de l’Alchimie !
Légendes primitives du Graal dans lesquelles une tête coupée figurait à la place de la coupe:
la tête de Mimir qui inspire l’Écriture runique au Grand Ase (“sage”) Odhin/ Wotan
le chaudron du Dagda, originaire d’une “île au nord du monde” (Émile Burnouf, Le vase sacré, Arché), identique au chaudron grec, le Vase d’abondance, qui guérit les blessures, l’infirmité et la folie
Sacré Graal : certains disent que c'était le calice employé par Jésus dans l'ultime cène, d'autres qu'il fut la coupe employée pour recueillir son sang lors de la crucifixion. Ponce Pilate l'aurait fait tailler en forme de coupe et l'aurait offerte à son ami Joseph d'Arimathie. C'est dans cette coupe que Joseph aurait recueilli le sang du Christ à la descente de croix. Cette tradition, incontestablement d'origine gnostique, où se mêlent des thèmes empruntés à différentes mythologies indo-européennes, iranienne en particulier, sera reprise plus tard lors de la constitution du Cycle du Graal, notamment par Wolfram von Eschenbach, qui parle du Graal comme d'une « pierre tombée du Ciel »
Transformations par l'Église : « L'émeraude ornait la couronne de Lucifer, avant que cet “ange” n'accède à la connaissance interdite par Jahvéh et ne soit précipité hors des cieux. Au cours de sa lutte avec l'archange Michel, cette pierre se serait détachée et aurait été recueillie par des anges fidèles qui la gardèrent, à travers les siècles, jusqu'au jour où s'accomplit le sacrifice du Golgotha ? Ainsi les mythes indo-européens sont devenus une légende post-jahviste…