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28 novembre 2013

Nom de Perceval, Parzival

(1) http://books.google.fr/books?id=lFQRunU-s4MC&pg=PA132&lpg=PA132&dq=traduire+peredur&source=bl&ots=U2Ba7f4Y0D&sig=lYus2Rbq9D13HfnihImVnX9NJF0&hl=fr&sa=X&ei=7p-MUtGdBIju0gWl44E4&ved=0CDIQ6AEwAjgK#v=onepage&q=traduire%20peredur&f=false

La destre et la senestre: étude sur le Conte du Graal de Chrétien de Troyes

 Par Barbara Nelson Sargent-Baur

p 129 Le nom fait l'homme : pensée traditionnelle bien connue des clercs du XII° s.

L'étymologie du nom donne une clef à la nature d'une personne ou d'une chose selon une tradition chrétienne.

Wolfram von Eschenbach écrit : der Name ist "rehte einmieten durch".

Trad de l'allemand en anglais n25 Your name means Pierce-through-the-heart. Great love ploughed just such a furrow through your mother's heart. When he died, your father left sorrow for her portion.

Heinrich von deer Türkin: val means both valley and furrow.

(furrow= sillon, ride)

Du gallois Peredur/paredur: le père nomme l'enfant "par dur" = lance (?????, voir*) d'acier pour qu'il se rappelle la perte de ses terres et s'en venge plus tard.

n29 Ce nom est ancien, trouvé dès 6° s.

 

* lance = gab(a)l http://www.arbre-celtique.com/encyclopedie/gabal-fourche-lance-1314.htm

 

(2) http://expositions.bnf.fr/arthur/arret/04_3.htm

Les continuateurs de Chrétien de Troyes – Gerbert de Montreuil en particulier – ont joué sur l'étymologie du nom de Perceval, jeu courant pour les clercs du Moyen Age, et Perceval devient pour eux celui qui "perce" le "val", c'est-à-dire qui découvre le château caché du Roi-Pêcheur et perce ainsi le secret de sa propre histoire en même temps que celui du cortège du Graal. 

 

(3) http://www.dicovia.com/dur-en-gallois.htm dur = acier

Chaudron Pair en Gallois http://encyclopedie.arbre-celtique.com/pario-chaudron-marmite-11730.htm

http://www.larousse.fr/encyclopedie/divers/Graal/122003

Peredur = Chaudron d'acier

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Parisii

Le linguiste Xavier Delamarre propose un nom basé sur la racine gauloise *pario-, chaudron, terme attesté dans les langues celtiques insulaires: vieux cornique et vieux breton per; gallois pair; etc. et dans des langues romanes contemporaines : occitan par / pairol; lyonnais per; catalan perol; etc. qui signifient tous « chaudron ». Les formes romanes remontent à une forme latinisée *parium / *pariolum. Le second élément, un thème démonstratif [?] -si est mal identifié : "ceux" [?]. La signification du nom serait « ceux du chaudron » ou « ceux (qui font) des chaudrons », le chaudron jouant un grand rôle dans la civilisation celtique. Il avait aussi un caractère magique dans les mythologies indo-européennes et celtiques en particulier.

 

Chaudron Pair en Gallois http://encyclopedie.arbre-celtique.com/pario-chaudron-marmite-11730.htm

 

(4) Val occitan = vallée (vallis lat, ) Vale = salut (du verbe Valeo = porte-toi bien)

VAL : Valos = souverain prince 

http://encyclopedie.arbre-celtique.com/valos-souverain-prince-4525.htm

Mot celtique désignant le prince, le souverain. Nous le retrouvons le plus souvent en deuxième termes des anthroponymes et théonymes, ex : Anvalus, Arvalus, Bovalus, Lanovalus, Suvallos, etc... A rapprocher du latin : valeo / valere : "être fort", chez les Celtes tous comme chez les Germains, le terme prend une valeur politique "celui qui est fort, ou celui qui dirige". Nous le retrouvons aussi sous une forme évoluée (uual, ual) dans des noms plus tardifs (bretons, gallois, etc...), ex : Tuduual (*teuto-valos), Cathal (*catu-valos).

http://encyclopedie.arbre-celtique.com/cele-mari-epoux-compagnon-3684.htm

Ce: indo-européen: Kei: membre du groupe, ami, compagnon

 

(5) http://chantsdamour.canalblog.com/archives/2012/08/09/24865123.html

Xaipo signifie "être en bonne santé".
Cette formule se voit sur des tombeaux de pythagoriciens. C'est un VOEU de Salut (Salus en latin), il est parfois associé à la formule "Porte-toi bien", Hygeia ou Ugeia, traduite en latin par Vale, ce qui concluait les lettres des auteurs classiques!
Xaipe (prononcé Caire) est en fait un Salut, salut à la Lumière matinale.

C'est un voeu de retour à la lumière naissante assimilée à la "renaissance", c'est donc au figuré un voeu de Salut au sens de "se sauver", être sauvé, (les pythagoriciens croyaient en une forme de réincarnation). 

 

(6) http://www.ramifications.be/Wagner/parsifal.htm

"Ce nom est arabe. Les anciens trouvères ne l'ont plus compris. 'Parsi' - 'fal' signifie parsi (pensez aux parsis, adorateurs du feu), pur ; fal : dit fou (fol), dans un sens élevé, c'est-à-dire homme sans érudition, mais de génie..." (Richard Wagner, lettre à Judith Gautier, cité dans Wagner, histoire d'un artiste, de Guy de Pourtalès, Gallimard, 1932 -p400)

 

http://books.google.fr/books?id=OOOhk0tOJjIC&pg=PA199&lpg=PA199&dq=paris+ou+parseh&source=bl&ots=wrElQf-DHa&sig=CnUE56LdCi67aUrOdsohWLXFjhQ&hl=fr&sa=X&ei=4SddUrDCB9LB0gWE4ICwAw&ved=0CF4Q6AEwCA#v=onepage&q=paris%20ou%20parseh&f=false

Chateaubriand

Parseh, unité de mesure chaldéenne, syriaque puis hébraïque, référence aux mesures du Temple, or Dieu a créé avec Mesure...

 

(7) Chaudron celtique

http://books.google.fr/books?id=q1Qg7Fy2e2gC&pg=PA47&lpg=PA47&dq=chaudron+abondance+de+l'année&source=bl&ots=THH5Nb_YCw&sig=6eHqRUpBRAEmYuunNsqcS_enSzQ&hl=fr&sa=X&ei=ZsyWUoy6AenV0QXiwIHYCw&ved=0CC4Q6AEwADgK#v=onepage&q=chaudron%20abondance%20de%20l'année&f=false

 

http://rustyjames.canalblog.com/archives/2013/11/01/28340258.html

Samhain, marquait l'arrivée de l'hiver. A ce moment-là, les anciens druides exécutaient des rituels dans lesquels un chaudron symbolisait l'abondance de la déesse. On disait que c'était un temps de "betwixt and between", une saison sacrée empreinte de superstition et de conjurations spirites.

 

Chaudron celtique

http://racines.traditions.free.fr/lastjean.pdf

(Christian Mandon, Les Origines de l'Arbre de Mai)

Le fond de religion solaire dans le culte du chaudron est évident si nous le comprenons comme une recherche initiatique* et un voyage vers le soleil "brûlant" d'occident depuis son "principe de la fin" qui suppose la victoire solsticiale jusqu'à sa défaite définitive en Samhain lorsqu’il disparaîtra derrière les colonnes d'Hercule, pour être spectaculairement annoncé cette fois depuis l’est lors de la fête "inverse" de Saint Jean (l'évangéliste) du 27 décembre.

 

 

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28 novembre 2013

Sheela-na-gig, déesse de l'abondance, origine indo-européenne

http://objectifterre.over-blog.org/article-shakti-120154805.html

Sheela-na-gig, déesse de l'abondance, origine indo-européenne++

26 novembre 2013

Templeisen

Oriental apostolic church of Damcar

http://church-of-damcar.org/?page_id=13

Ordo Templi Militaris Milities Solominis, l'Ordre du Temple sera, tout comme son incarnation précédente, irrévocablement lié à une Église chrétienne intérieure johannique, connu sous le nom Templeisen Maphrianate, et tire son autorité ecclésiastique en harmonie avec le fonctionnement de l'Ordre, comme décrit dans le Manuel des Chevaliers de l'Ordre du Temple, sous la direction du Saint-Bernard, de Raymond Fabre-Palaprat.

(Maphryonos Templeisen)

 

http://symbolisch.blogspot.fr/2006/11/stone-from-stars.html?m=0

Citation de Parzival

[Wolfram utilise le terme dérivé du Tempelritter, dont le sens générique indique un membre d'un ordre militaire des moines, et non exclusivement les Templiers]

26 novembre 2013

Correspondance Runes et arbres selon Nigel Pennick

Nigel Pennick Runes et magie http://lemurmuredesrunes.blogspot.fr/2008/11/correspondances-runiques.html

Feho Sureau(Ruis)

Ur bouleau(betua)

Thorn Chêne(deruos) aubépine

As Frêne (Yggdrasil) (nuin)

Rad chêne (roue sous un chariot)

Ken Pin(ailm)

Gyfu Frêne orme

Wyn frêne

Hagal frêne if

Nyd hêtre, sorbier(lusis)

Is ?

Jera chêne

Eoh If peuplier

Peorth hêtre tremble

Elhaz If alisier

Sigel Génévrier laurier, roue solaire sacrée

Tyr chêne Voûte au-dessus du pilier cosmique

Beorc bouleau Nerthus/holda

Ehwaz chêne frêne

Man houx(tenos), mariage de la terre et du ciel

Lagu saule(sail)

Ing pommier(Quert)

Odal aubépine(huath)

Dag sapin (balance jour/nuit)

 

26 novembre 2013

Correspondance alphabet celtique, arbres, divers

http://cura.free.fr/xx/17boutfr.html

Alphabet et étymologie celtique (Monard) avec jeux de mots bardiques (Boutet) :

b    b  beth < betua (bouleau) Bitu (monde);

l    l   luis < lusis (sorbier) Louxs (lumière)

n    n  nuin < onna (frêne), si ce n'était nertos (myrte) Ninnos (faîte, cime)

f    (W) fearn < uernos (aulne) Uernos (bon)

s    s  saile salixs (saule) Sauelios (soleil)

h    h  SC (SQ/SP) huath < squiats/spetes (aubépine) Scatos (ombre)

d    d  daur < daruos/deruos (chêne) Duora (porte)

t    t  tinne < tennos (houx) Tenes (feu)

c    c  coll < coslos (coudrier) Celos (abri), Coliia (troupe)

q    quert < qertocos (pommier sauvage) Qrennacon/Prennacon (domaine boisé)

m    m   muin < monia (ronce) muinia/uiniia (vigne) Moniio (montagne)

g    g   gort < gortia (lierre) Gortia (enclos)

p    N  'N (NC/NG) ngetal 'ngaitalis ingaitalis (roseau) 'Ncu . Ancou (fatalité)

z    D   straif < sdragenos/dragenos (épine-vinette) Dira/Sdira(étoile)

r    r    ruis < rusca (sureau) si ce n'était Roudios (rouge), Rixs (roi) reusmen (aulne glutineux)

a    a   ailm alamios (pin) Alamos (troupeau)

o    o   ohn ocstino (ajonc) si ce n'était onna (frêne) Ona/Ono (eau)

u    u  (OU) ur < uroica (bruyère) Ur (feu, sacré)

e    e   (É) eoda < idato/esados (tremble) Itauis (brandon)

i    i   (J/Y) ioho < iuos (if) Iuos (clair)

2    cc X (CH) choad < coiton/caiton (taillis) Xodonios (chtonien), caclauos (cailloux) élément terre si ce n'était xassanos < cassanos (chêne)

4   T  TH tharan < taranos/tannos (chêne vert, yeuse) Taranos (tonnere), tepnon (feu) élément feu

3    p  P peith < petios (obier) padis (pin) Pottos (pot), (p)Idsca (eau) élément eau

5    P  PH féa < phogos < bagos Phrudis (cascade), auella (vent) élément air

6    XS (KS) 'xslemos < uxslemos/uanocoslos 'Xson < Uxson (éther) élément éther (orme blanc, orme montagnard) 

 

Joseph Monard et les fondements de l'astrologie antique des Celtes

Oublions donc toutes ces tentatives plus ou moins ratées! Le modèle le plus crédible et le mieux structuré constituant une base zodiacale celtique est celui de Joseph Monard. M. Monard, un érudit de la matière celtique et de la linguistique, et qui plus est connaît très bien les sources antiques s'est fié principalement aux données astrologiques trouvées dans le calendrier de Coligny.

En fait, Monard a été le premier chercheur à constater que le calendrier (des druides) était structuré selon des bases astrologiques. Comme nous l'avons vu, ce calendrier est annoté des inscriptions Prin., Prinn. pour PRENNOS: ou Uidus = "arbre" , c'est-à-dire cuspide, un point mathématique marqué par l'ascendant d'une maison; et Prinni pour PRINNIOS: - constellation zodiacale , - période zodiacale, littéralement, "arborescence". Il n'y a donc plus de raison d'ignorer le fait que les symboles sylvestres correspondent aux signes oghamiques, les Prenes < Prinnoi, qui eux-mêmes désignent les constellations. Bref, les recherches de M. Monard dépassent tout ce qui a pu être écrit sur l'astrologie celtique. 
 

La base astrologique de Joseph Monard 
(Note : les noms celtiques pour les signes sont entre parenthèses)

LIBRA (MANTA) , la Balance; CANTLI PRINNIOS (des Chants, le chant de la roue, bouclage de cycle), Septembre/Octobre, arbre signe: Lemos (Orme).

SCORPIO (SGORPIU), le scorpion; SAMONI PRINNIOS (du rassemblement, fin d'été), Octobre/Novembre, arbre signe: Sappos (Sapin).

SAGITTARIUS (UARCUSTOS), l'archer; DUMANNI PRINNIOS (assombrissement), Novembre/Décembre, arbre signe: Salixs (saule).

CAPRICORNIUS (GABROS ou IOCOS), la Chèvre; RIURI PRINNIOS (gelé, gelée), Décembre/Janvier, arbre signe: Olioiaccetos (Gui).

AQUARIUS (DUPROSOPOS) , le verseau; ANAGANTI PRINNIOS (inactif, calamiteux), Janvier/Février, arbre signe : Aballlos (Pommier).

PISCES (EISCOI), les Poissons ; OGRONI PRINNIOS (froid, des serpents), Février/Mars, arbres signes: Padis (Pin), Scopos (Genêt).

ARIES (PUTIOS||QUTIOS), le Bélier ; CUTI PRINNIOS (fougueux, des béliers), Mars/Avril, arbre signe: Deruos (Chêne).

TAURUS (TARUOS), le Taureau, GIAMONI PRINNIOS (germinal, fin d'hiver), Avril/Mai, arbre signe : Squiats/Spetes (Aubépine).

GEMINI (EMNI) les Jumeaux, Dioscures, SEMIUISONI PRINNIOS (aux brises capricieuses, semi-venteux), Mai/Juin, arbre signe; Uernos (Verne, Aulne).

CANCER (CARABOS), le Crabe, EQUI PRINNIOS (ajusté, jeux de mots avec equos/epos = "cheval"), Juin/Juillet, arbre signe : Abolos/Opulos||Cormisio (Sorbier).

LEO (LEU), le Lion, ELEMBIUI PRINNIOS (faon, des plaintes), Juillet/Août, arbre signe: IUOS/EBUROS (If).

VIRGO (MAGULA), la Vierge, EDRINI PRINNIOS (des arbitrages, connotation: "flux brûlant" Aedrinios), Août/Septembre, arbre signe: Idato/Critacos (Tremble). 

 


 

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26 novembre 2013

Kerridwen, grande déesse mère, Taliésin, Gwion

Retrouvé* sur http://antique.mrugala.net/Celte/Kerridwen.htm

UNE TRÈS VIEILLE RACINE POUR UNE ANTIQUE DÉESSE

« Venue du fond des âges, la Terre-Mère n'avait pas de nom car tous les hommes la vénéraient comme la seule divinité, à l'origine de toute chose. Mais avec le réchauffement post-glaciaire, tout se complique et même la déesse primordiale tend à prendre des visages nouveaux. Peu à peu, ses aspects différents génèrent des noms distincts. » (Myriam Philibert, Les Mythes Préceltiques, éditions du Rocher).

Nombreux noms, car nombreux mythes. Correspondant aux nombreux peuples qui se succèdent et qui, à chaque fois, tentent de s'approprier le fond culturel et cultuel ambiant tout en l'enrichissant (ou le pervertissant) de leurs apports personnels.
Pourtant, dans cette liste que nous sommes loin de connaître dans son intégralité, la linguistique a permis de faire des recoupements. Des racines primordiales émergent, certaines propres aux langues indo-européennes, d'autres plus anciennes encore.
Pour Kerridwen, puisque tel est le nom qui nous intéresse, la racine KR est flagrante. Cette racine a un rapport avec la Pierre, la Terre, la Porte. Lorsqu'on ajoute un N final, pour obtenir KRN, on introduit une idée d'élévation. Or les travaux de Myriam Philibert tendent à prouver que ces deux racines, KR et KRN, seraient antérieures aux Indo-Européens et représenteraient le couple primordial, la Terre-Mère et son époux, principe mâle indispensable à la procréation, dont les plus anciennes représentations sont le dieu couronné de cornes de taureau ou de bois de cerf, en un mot le Dieu Cornu.
Ce Dieu Cornu, seigneur des bêtes et des troupeaux, est aussi le Ciel-Père, puisque le taureau comme le cerf se partagent la symbolique solaire de l'homme antique, même si le taureau est davantage lié à des notions d'immortalité par la fécondité, étant plus féminin et lunaire, tandis que le cerf, dont les bois meurent et renaissent, symbolise le renouvellement cyclique et s'approprie le double royaume, le monde lumineux des vivants et l'enfer ténébreux des défunts en attente de germination, tel le grain enfoui sous terre et rêvant au printemps. A noter cependant que les mythes les plus anciens faisaient du soleil une divinité féminine, ce qui a perduré chez les Germains ou encore chez les Celtes (voir notamment Yseult, la femme-soleil auprès de laquelle vient se régénérer, chaque mois, Tristan l'homme-lune).
Pour en revenir aux racines linguistiques, KRN a donné, notamment en grec ancien : bâton, couronne, corneille, foudroyé (frappé par la foudre)… et, au niveau des noms propres, les dieux Carnos (dieu des troupeaux), Cronos (également couronné de cornes et qui, armé de sa faucille courbe, émascule son père Ouranos, le Ciel), Karna (mythologie indienne, dieu-héros fils du soleil), Saint Cornely et ses boeufs (inventé pour expliquer le nom et l'existence des alignements de Carnac), et surtout Cernunnos (ou Kernunnos), dieu celte, roi de l'année et amant de la Déesse.
Or, dans la mythologie celte, la Déesse-Mère est surtout Dana (ou Danu, Dôn ou Anna), nom qui se rattache à la lettre N qui, isolée du groupe KR, évoque l'Eau primordiale, source de toute vie. Anna-Dana (voir aussi Danaé chez les Grecs et Nana au Moyen-Orient), dont vient le mot « année », est devenue grand-mère de Jésus dans la mythologie chrétienne. Tout semble concorder pour en faire le nom le plus ancien de la Déesse-Mère. Tout… sauf la linguistique, qui révèle que cette racine N est sans doute celle des noms les plus récents.
Avec la racine KR, on ne manque pas de trouver, toujours chez les Grecs anciens, des déesses primordiales très archaïques : Kèr, qui préside à la mort ; Koré reine des Enfers et fille doublet de Déméter la déesse des moissons. A noter que, parmi les langues indo-européennes, on distingue deux branches : l'orientale (sanskrit, iranien, arménien, grec et albanais) et l'occidentale (baltique, slave, germain, celtique et italique). Or les Latins, de langue italique, connaissent une déesse Cérès (prononcer Kéres) qui est l'équivalent de Déméter mais dont le nom recouvrait à l'origine une très vieille puissance de la végétation, ainsi qu'une Cardéa dont la légende rappelle Anis, la déesse celte aux lèvres bleues qui s'introduit dans les maisons pour sucer le sang des petits enfants, aspect sombre de la Déesse-Mère qui règne sur la Vie et la Mort et qui, comme la Nature qu'elle représente, peut se montrer extrêmement cruelle.
Quelques mots communs bâtis sur la racine KR en langue grecque : tête, corne, casque, coeur, corbeau, jeune fille, jeune homme, tondre, atteindre, joie, main, pierre, choeur. En italique : céréale, charnière…

Alors, quels noms fondés sur la racine KR la langue celtique propose-t-elle pour la Déesse-Mère ? Un seul. Il s'agit de Kerridwen, dont seul le mythe gallois concernant la naissance du barde sacré Taliésin a conservé la trace.

ÉTYMOLOGIES ET MYTHOLOGIES

Pour les déesses-mères dont le nom est bâti sur la racine KR, l'animal emblématique traditionnel est la truie blanche. A Rome, on sacrifiait du porc à Carnéa. En Grèce, la victime de prédilection de Déméter-Cérès est la truie. On trouve également chez Pausanias référence à une déesse-truie Cerdo, épouse de Phoronée, frère de Io et Argus Panoptès, héros inventeur du feu auquel les Argiens rendaient un culte.
Pour les Celtes, la truie blanche est l'animal symbolisant la déesse de la Mort, c'est-à-dire l'un des aspects de leur Triple Déesse, laquelle est la façon dont leur mythologie a intégré les différents visages de la Déesse des Origines (jeune vierge-mère, guerrière farouche et initiatrice, femme âgée sage et mystérieuse). Et, justement, quel animal rattache-t-on à Kerridwen ?
La truie blanche.

Citons ici Robert Graves, Les Mythes Celtes : la Déesse Blanche, éditions du Rocher :
« Or, dans le Roman de Taliésin, Caridwen, ou Cerridwen [Kerridwen], l'ennemie de Gwion, était aussi une déesse blanche de la truie selon le Dr Mac Culloch qui, dans sa Religion des Anciens Celtes, bien documentée, invoquele témoignage de Geoffroy de Monmouth et du celtologue français Thomas et rappelle qu'elle était également décrite par les bardes gallois comme une déesse du grain. Il l'assimile à la Déméter à la truie […]. Son nom est composé des mots cerdd et wen. Wen signifie « blanche » et cerdd, en irlandais et en gallois, signifie « profit » aussi bien que « les arts inspirés » et spécialement « la poésie », comme les mots grecs cerdos et cerdeia, dont dérive le latin cerdo, « artisan ». En grec, on appelait cedro la belette, déguisement favori des sorcières de Thessalie, et on le traduisait habituellement par « l'artificieuse » ; d'autre part « cerdo », un vieux mot d'origine incertaine, signifie « porc » en espagnol. […] La fameuse sardane, danse des moissons des Pyrénées espagnoles, fut peut-être exécutée d'abord en l'honneur de cette déesse [Cerdo] qui avait donné son nom à la meilleure terre à blé de la région, la vallée de Cerdana dominée par la ville de Puigcerda ou colline de Cerdo. […] Cerridwen est nettement la truie blanche, la déesse de l'orge, la Dame Blanche de la mort et de l'inspiration ; elle est, en fait, Albina, ou Alphito, cette déesse de l'orge qui donna son nom à la Grande-Bretagne [Albion]. »
A noter que les habitants de la vallée de Cerdana (Cerdagne en français) sont appelés les Cerdans et les Cerdanes et que, à ce prénom, l'Encyclopédie des Prénoms d'Elaine Chastenier, éditions de Vecchi, a écrit : « Cerdane, Serdane, Cerdana, Serdana : ce prénom d'origine occitane tire son origine de la Cerdagne. Il fut très à la mode au Moyen Age dans le Midi. Il fait peut-être allusion à une personne originaire de Sardaigne ou au sarde, groupe de parlers romans italianisés. Il peut se fêter le 1er novembre »
Rattacher la vallée de Cerdagne à l'île de Sardaigne paraît logique en terme d'étymologie. Mais, à mon sens, c'est uniquement parce que la Sardaigne tire elle aussi son nom d'une déesse-mère à racine KR, que l'on vénérait aux temps anciens en lui élevant des nuraghes (constructions cyclopéennes en pierres sèches pratiquement sans ouverture et qui peuvent rappeler les tumulus-utérus d'Europe occidentale).
Un autre lieu qui tire son nom d'une déesse à racine KR est le Kerry, la région la plus fertile d'Irlande, et la déesse patronymique est bien, en l'occurrence, Kerridwen. Le prénom Kerry est très en vogue dans les pays anglo-saxons et si les dictionnaires de prénoms anglophones lui donnent comme signification « originaire du Kerry, comté le plus fertile d'rlande », ils oublient de préciser que l'étymologie doit remonter jusqu'à la déesse…

La langue brittonique peut permettre une autre traduction de Kerridwen. En décomposant le nom : Ker-Rig-Wen.

Ker, c'est la ville en breton moderne, mais seules les villes qui furent autrefois des forteresses militaires voient leur nom composé avec Ker, les autres villes étant nommées à partir du mot Plou ou Pleu, qui évoque la paroisse.
Pour en revenir à Kerridwen, je propose donc de traduire Ker par Forteresse. Ensuite vient Rig, le Roi ou la Reine. Kerrigwen fut peut-être l'orthographe originelle du nom de la déesse. Rig, Rix, Rex, Roy, Roi… A toutes ces variations sur la racine indo-européenne, on peut peut-être ajouter Rid. Pour finir, Wen est la couleur blanche, pour cela la plupart des traductions concordent. On obtient donc « la Reine Blanche de la Forteresse », qui recouvre la notion, avec la couleur blanche, de Forteresse de l'Autre Monde.
Cette traduction de mon cru est parfaitement compatible avec la mythologie connue concernant la Déesse-Mère Kerridwen.
Reste à signaler, pour Kerridwen, une étymologie tardive et, selon moi, très imprégnée de cette tendance du christianisme à diaboliser les anciennes divinités : le professeur Pierre-Yves Lambert, dans les notes sur sa traduction du Mabinogion gallois, cite un certain Ifor Williams. Pour ce dernier, la forme ancienne de Kerridwenserait Cyrridfen, de ben « femme » et d'un dérivé de cwrr « tordu, bossu »Kerridwen serait donc la femme bossue, la fée Carabosse penchée sur son chaudron maléfique. Carabosse, dernier avatar d'une Déesse-Mère que les peuples modernes ne comprenaient plus et dont ils n'avaient conservé que l'aspect le plus obscur, oubliant qu'elle est aussi la Vie et la Renaissance, la détentrice des mystères de l'autre monde, du chaudron de connaissance et d'inspiration poétique, celle qui dispense aux hommes l'abondance, qui préside à la poésie, la science, l'art, la forge, la médecine et la divination…

KERRIDWEN ET TALIESIN : VERSIONS OFFICIELLES

Selon le manuscrit Hanes Taliesin, la sorcière Kerridwen, l'un des aspects de la Déesse-Mère, habitait une île sise au coeur du lac Bala ou Tegid avec son époux Tegid Voël (réputé chauve), dans lequel transparaît le vieux dieu pré-celtique Kernunnos.
La légende leur prête trois enfants (mais il existe plusieurs versions qui font des deux garçons un seul et unique personnage). D'abord, une fille de toute beauté : Creirwy ou Creirfyw, « le joyau ». Puis un fils très laid : Morvran « le corbeau de mer », personnage qui appartient aussi à la saga primitive d'Arthur dont il est l'un des chevaliers (cycle Kulhwch et Olwen). Les Triades Galloises disent que Morvran est d'ailleurs l'un des trois uniques survivants de la bataille de Camlan.
Troisième enfant : un autre garçon, plus horrible encore que Morvran. Il est nommé Affang Du « le castor noir » ou le « monstre noir ». On retrouve dans son nom l'Addanc, monstre du lac ou de la grotte, qui figure dans des textes parallèles, comme l'histoire de Peredur (le Perceval gallois). Certains textes disent d'Affang Du qu'il est aussi bête et méchant que laid, ce qui justifierait sa réputation de monstre.
Notons ici qu'il existe une version rattachant la légende de Kerridwen à un mythe archaïque : la déesse-mère Kerridwen a deux enfants qui sont jumeaux : une fille magnifique et un garçon monstrueux de laideur. Il s'agit de la Lune et du Soleil, mais la version ne précise pas qui est mâle et qui est femelle et les deux hypothèses possibles sont aussi valables l'une que l'autre.
La légende officielle veut que Kerridwen, souhaitant réparer ce qu'elle estime une injustice, décide de préparer pour Affang Du une potion magique qui devra lui donner la connaissance et l'inspiration, c'est-à-dire la beauté de l'esprit à défaut de celle du corps.
Elle rassemble les herbes appropriées, les jette dans son chaudron saison après saison. Ce chaudron devait bouillir sans interruption durant un an et un jour (soit un cycle complet). Durant ses phases de cueillette, Kerridwen confie la surveillance du chaudron à deux personnages mystérieux : l'aveugle Morda et l'enfant Gwyon Bach.
Ici encore, les versions divergent. Tantôt, Morda tient la cuiller pour remuer la mixture tandis que Gwyon entretien le feu, tantôt c'est l'inverse. Tantôt, Gwyon n'est pas un enfant mais un nain. Tantôt, Morda n'existe pas et Gwyon est seul devant le chaudron…
Or, quelques jours avant la fin du délai de un an et un jour, trois gouttes jaillissent sur le doigt de Gwyon. Pour apaiser la cuisante douleur, il porte ce doigt à sa bouche et, soudain, est investi de toute la magie du chaudron : connaissance et inspiration. (Il existe une version disant que Gwyon plonge délibérément le doigt dans le liquide, une autre affirmant qu' Affang Du était en place, prêt à recevoir les gouttes, et que Gwyon l'aurait poussé pour prendre sa place et lui dérober les pouvoirs du chaudron).
Un détail : hormis les trois gouttes, le chaudron ne contient que du poison.
Et dès que ces trois gouttes sont bues, l'action du poison fait exploser le chaudron. Le nombre de morceaux va de « deux » à « une infinité ».
A présent, Gwyon est clairvoyant. Il découvre que Kerridwen, furieuse de la perte de son travail et du tort fait à Affang Du, va le poursuivre de sa rancune. (Une autre version dit que Kerridwen avait décidé de tuer Gwyon sitôt son oeuvre achevée et que telle est la raison de la fuite de l'enfant). Donc, Gwyon décampe au plus vite. Kerridwen, qui rentre de cueillette, constate les dégâts. Furieuse, elle bât Morda comme plâtre (dans les versions où elle l'a sous la main) jusqu'à ce que les yeux de l'aveugle lui tombent sur les joues. Morda déclare alors « Tu m'as défiguré sans raison car je suis innocent » et Kerridwen lui répond « Tu dis vrai ; c'est Gwyon Bach le coupable ». Sur ce, elle se lance à sa poursuite.

La légende décrit alors une succession de quatre couples de métamorphoses, chaque couple évoquant une saison. Il devint lièvre, elle se changea en lévrier. Il se fit poisson, elle prit la forme d'une loutre. Il devint oiseau, elle fut un faucon (ou un épervier). Il se changea en grain de blé caché dans un tas de grains de blé ordinaires. Alors, elle prit l'apparence d'une poule noire à queue courte et picora tout le grain, avalant Gwyon du même coup. Ce grain-Gwyon la féconda. Neuf mois plus tard,Kerridwen mit au monde un enfant. Parce qu'il était sans père, elle aurait dû le tuer, mais il était si beau qu'elle ne put s'y résoudre et se contenta de l'abandonner aux eaux de l'océan, couché dans un coracle (ou cousu dans un sac de peau).

Les courants déposèrent le tout dans les filets du roi Elphin, qui pêcha l'enfant, s'émerveilla de sa beauté, le baptisa Taliésin (Front Brillant) et l'éleva à sa cour. Taliésin devint l'un des bardes sacrés du Pays de Galles. Sa science était telle qu'il sauva Elphin de bien des embarras, et ce dès son plus jeune âge. Il écrivit des poèmes énigmatiques dont le célèbre Cad Goddeu (Le Combat des Arbres). Il célébra aussi le roi Uryen, époux de Morgane et père d'Owein le chevalier au Lion. Mais ceci est une autre histoire et relève de la Geste Arthurienne.

RÉHABILITATION DE KERRIDWEN : LE RETOUR AUX SOURCES

Qui est Gwyon ? Un enfant ou un nain, créature des mondes souterrains ?

Déroba-t-il sciemment les trois gouttes magiques destinées à Affang Du, ou le hasard est-il seul responsable ?

On peut rapprocher le gallois Gwyon Bach / Taliesin du héros irlandais Demné/ Finn, qui acquit ses pouvoirs après avoir léché son pouce, brûlé par le jus du saumon de la connaissance. Sans doute sont-ils deux exemples d'évolution, terre brittonique / terre gaëlique, du même mythe originel. Or tout le cycle Ossianique, célébrant les exploits de Finn, est placé sous le signe du cerf, symbole du dieu Kernunnos. Finn est l'un des avatars du dieu.
Lien de transitivité, Gwyon est Kernunnos, le premier époux de la Déesse-Mère ainsi que l'atteste son nom, fondé sur l'archaïque racine KRN.
Qu'en est-il, à présent, de la fureur de Kerridwen envers Gwyon ? Elle m'apparaît suspecte car elle se manifeste non par une oeuvre de destruction mais par le don d'une vie nouvelle, l'état supérieur du barde sacré Taliesin, qui n'aura de cesse de chanter la Déesse-Mère, suivant bien en cela la Voie du Dieu Cornu.
D'ailleurs, comment imaginer que la Déesse-Mère, omnipotente et omnisciente, ait pu se laisser abuser par les manoeuvres de Gwyon, ou qu'elle n'ait pas prévu, si l'on retient la version du hasard, ce qu'il adviendrait des trois gouttes fusant de son chaudron où mijotaient science et inspiration? N'a-t-elle pas, de plus, confié le chaudron à la surveillance de Morda, aveugle et donc clairvoyant ? Je suis persuadée que Gwyon était bien l'élu,l'amant de toute éternité, le dieu qui jamais n'a trahi et s'est toujours soumis au jeu de la déesse en sachant que mourir en son sein équivaut à renaître.
Référons-nous à présent à Jean Markale. Son analyse du mythe de Kerridwen dans La Femme Celte, Petite Bibliothèque Payot, est intéressante.
« Lorsque Gwyon Bach […] boit par mégarde les trois gouttes interdites, il a la vision parfaite de la divinité représentée par Keridwen. Mais ce faisant il a transgressé un tabou fondamental. Il est donc puni par Keridwen qui le poursuit et finit par l'avaler. Cette punition n'est que la traduction culpabilisée du contrecoup de la connaissance : Gwyon Bach ne peut supporter la vision du monde imparfait et se trouve exilé, en quelque sorte, dans le monde de la relativité, d'où ses transformations successives en animaux, puis en grain de blé. Il doit être éliminé. Mais comme il a la connaissance parfaite, il ne peut plus mourir vraiment : il participe maintenant à la divinité de Keridwen. C'est pourquoi Keridwen l'avale sous la forme d'un grain de blé. Elle ne pouvait pas faire autre chose que de l'absorber, un peu comme le prêtre catholique qui est tenu de nettoyer le calice en absorbant les moindres parcelles d'hostie qui pourraient demeurer sur la patène ou dans le ciboire. Car la divinité, si elle est écartelée, perd sa puissance. […] Quand Gwyon Bach s'empare, sans le vouloir, des secrets de Keridwen, il y a effectivement une catastrophe comparable à celle de la naissance, qui est un déchirement. A partir de ce moment, il y a nécessité de reconstituer l'unité perdue, il y a nécessité du retour en arrière, vers la mère, et de cette façon il y aura nouvelle naissance. Dans le cas de Gwyon Bach, qui n'appartient pas vraiment à la caste des mortels, il ne meurt pas, il féconde sa propre mère (c'est-à-dire qu'il est lui-même Dieu, père et fils), et il renaît une seconde fois sous l'aspect de Taliésin, le barde qui connaît les secrets du monde et de la divinité. On notera encore […] l'attitude de Keridwen qui abandonne l'enfant. Mais le fait qu'elle l'abandonne dans un sac de peau, et sur les flots, en dit long sur le sens du mythe. Cela rejoint d'une part tous les cas de fécondation buccale que l'on relève dans la tradition celtique, et aussi tous les mythes celtiques ou autres, de l'enfant abandonné sur les eaux, symbole de la naissance dans l'utérus entouré d'eau, comme c'est le cas pour Moïse, Rémus et Romulus et bien d'autres. […] Ce conte nous fait remonter au fond des âges, à la croyance que l'homme n'a rien à voir dans le phénomène de la parturition qui est la fonction spécifique de la Femme. » Et, plus loin, dans le même ouvrage : « Il est évident que le Chaudron de Keridwen est une des figurations du Graal primitif, dispensateur de richesses intellectuelles. Il est non moins évident que ce Chaudron a des rapports avec le Philtre que boivent Tristan et Yseult. Le liquide qu'ils contiennent tous deux est interdit à ceux à qui il n'est pas destiné. Or Gwyon Bach, comme Tristan, le boit par mégarde : ce qui veut dire que l'un et l'autre ont transgressé un interdit. En buvant le philtre, Tristan se lie définitivement et obligatoirement à Yseult. Yseult métamorphose complètement l'ancien Tristan et en fait un homme nouveau, qui est à la fois son fils et son amant. En buvant les trois gouttes du chaudron préparé oar Keridwen, Gwyon Bach se lie définitivement et obligatoirement à Keridwen. Il essaie de s'échapper : il ne réussit pas, car les trois gouttes ont la valeur du geis. Et Keridwen l'avale. L'image est claire : il s'agit tout simplement de l'acte sexuel, de l'engloutissement de l'Amant par la Maîtresse, réalisation fantasmatique qui découle de l'absorption du pénis par le vagin. Gwyon Bach revient dans le sein de sa mère pour une nouvelle maturation, et quand il renaît, ce n'est plus sous la forme ancienne de Gwyon Bach, c'est sous la forme nouvelle de Taliesin. Keridwen a donné une nouvelle vie à celui qu'elle a englouti, celui qui est à la fois son fils et son amant. C'est l'illustration la plus éclatante de la métamorphose que la Femme fait subir à l'homme qu'elle a choisi et qu'elle aime. L'acte d'amour débouche sur une nouvelle naissance. »
Puis suivent des considérations sur l'acte d'amour lié à la mort, et le fait que nous naissons du fumier, et qu'au fond du chaudron, ou dans le philtre, se trouve des choses diablement intéressantes, et que y goûter, en ayant transgressé un interdit posé par l'ordre établi d'une société patriarcale et « civilisée » équivaut à remettre en cause cet ordre établi, à ouvrir une brèche pour un retour de l'âge des sorcières, quand la Femme dominait le monde, encore sauvage et « naturel ».
Kerridwen est présentée comme terrible car c'est ainsi qu'est perçue la Maîtresse dominatrice par l'homme, lequel porte en lui mille terreurs inconscientes, comme celle du vagin denté, ou la crainte d'être absorbé tout entier par sa compagne lors de l'acte sexuel. La Femme est la Déesse et la Terre, puisque c'est dans ses profondeurs que la vie humaine germe, comme le grain sous la terre. Elle paraît ainsi détenir un pouvoir qui effraie et fascine à la fois. Certaines sociétés ont vénéré et chanté ce pouvoir, d'autres l'ont diabolisé. Le monde judéo-chrétien a décrété une la femme devait être brisée, soumise, et que celles qui relèveraient la tête et assumeraient leur nature devraient être brûlées comme sorcières.

Pourtant, il est encore des hommes et des femmes pour se souvenir, ou pour retrouver le sens premier du mythe. Il existe une Bande Dessinée, Slaine Mac Roth, dont le scénariste Pat Mills, très bien documenté, a su faire une véritable réhabilitation de la Déesse Blanche et du Dieu Cornu. Il existe aussi une très belle chanson du groupe nantais Tri Yann, dans leur album Belle et Rebelle ». Cette chanson, Korydwen et le Rouge de Kenholl, est riche de références mythologiques et symboliques. Des notes explicatives accompagnent le texte de la chanson. Ces notes expliquent entre autres choses que Korydwen vient « de Keridwen, nom gallois de Dana, déesse aérienne dont la tribu, le « Peuple-fée », envahit l'ancienne Irlande ; divinité assimilable à l'Athéna grecque, Dana et son peuple apportaient la sorcellerie, la poésie et l'artisanat ; également nommée Brigantia, elle fut détournée par le christianisme en Sainte Brigitte, patronne des médecins, écrivains et forgerons. »
Mais si Dana a son peuple, les Tuatha de Danaan, Kerridwen a aussi le sien : les Korrigans de petite Bretagne, c'est à dire « les gens de Kerridwen ».

EN CONCLUSION

Prénom encore porté, sous sa forme Kerridwen, au Pays de Galles, je pense qu'on peut lui attribuer comme signification « Déesse Blanche », tout simplement, avec tout ce que cela recouvre de mythes et de symboles. Et je le fête le 31 octobre au soir, quand commence Samain, fête de la déesse, que nous fêtons aujourd'hui sous le terme Halloween.

Participation et remerciements à Nathalie DAU


Bibliographie :

Marcel BRASSEUR - Les Celtes : les Dieux Oubliés - Terre de Brume Editions
Yann BREKILIEN - La Mythologie Celtique - Brocéliande / Editions du Rocher
Elaine CHASSENIER – Encyclopédie des Prénoms – Editions de Vecchi
Georges DUMEZIL - Mythe et Epopée Tomes I, II, III - NRF Editions Gallimard
Robert GRAVES - Les Mythes Celtes : La Déesse Blanche - Editions du Rocher
Christian-J. GUYONVARC'H et Françoise LEROUX - La Civilisation Celtique - Petite Bibliothèque Payot
Christian-J. GUYONVARC'H et Françoise LEROUX - Les Druides - Editions Ouest-France / Université
Pierre-Yves LAMBERT - Les Quatre Branches du Mabinogi et autres contes gallois du Moyen Âge - L'aube des peuples - Gallimard
Jean MARKALE - La Femme Celte - Petite Bibliothèque Payot
Jean MARKALE - Les Celtes et la Civilisation Celtique - Bibliothèque Historique Payot
Jean MARKALE - Les Mystères de l'Après-Vie - Pygmalion
L.H.R.R. MERLHYN - Les Druides et la Quête du Graal - Brocéliande / Editions du Rocher
Jean-Paul PERSIGOUT - Dictionnaire de mythologie Celte - Editions du rocher / Gnose
Myriam PHILIBERT - Les Mythes préceltiques - Editions du Rocher
Marie-Louise SJOESTEDT - Dieux et Héros des Celtes - Terre de Brume Editions
Robert-Jacques THIBAUD - Dictionnaire de Mythologie et de Symbolique Celte - Dervy


*URL d'origine : http://www.lodace.com/histoire/outils/kerriden.htm (site fermé)

21 novembre 2013

BATEAU SOLAIRE, CHAUDRON, ROUE SOLAIRE: Des Normands à Malte

Le chaudron nocturne du bateau solaire

http://www.centrostudilaruna.it/le-disque-de-nebra.html

Le “char” solaire de Trundholm, daté de 1400 avant notre ère montre que le mouvement quotidien du soleil était attribué à un cheval qui tire le disque solaire sans que celui-ci soit placé dans un char, conception attestée par diverses représentations figurant sur des objets du Bronze final danois et dans les gravures pariétales du Bohuslän (Suède). Cette conception, qui diffère à la fois de celle du char du Soleil et de celle du Cheval solaire (le Rohita du livre XIII de l’Atharvaveda), concorde en revanche pleinement avec l’image et la formule poétique traditionnelles de la “roue solaire” : une roue ne nécessite pas d’être placée sur un char pour rouler. L’attelage solaire de Trundholm représente le trajet diurne du soleil. La barque du disque doit représenter son trajet nocturne sur l’océan céleste. C’est ce qu’indiquent plusieurs objets de bronze, notamment des rasoirs, étudiés également par Flemming Kaul: on y voit le cheval solaire tirer le soleil du bateau matinal pour son trajet diurne ou le remettre sur le bateau vespéral pour son trajet nocturne.

On rappellera à ce propos que K. Randsborg (4) résume en ces termes “la conception nordique et probablement centre-européenne des mouvements du soleil vers 1300 avant notre ère”: “deux trajets, l’un diurne sur un char et l’autre nocturne dans un chaudron placé sur un bateau auquel sont attachés de oiseaux symbolisant l’univers et gardant le soleil pendant sa période de sommeil et de faiblesse”. Mis à part le char solaire qui, comme on l’a vu, peut faire défaut, la conception est identique.

Voir aussi

http://books.google.fr/books?id=SPImnmy3utkC&pg=PA17&lpg=PA17&dq=chaudron+nordique

+solaire&source=bl&ots=x8TYSBK9BQ&sig=Udcqs7BZBy7nqlK-hjnm5op_7uc&hl=fr&sa=X&ei=cGxqUqrxLumu0AWx5oCwAw&ved=

0CE4Q6AEwBQ#v=onepage&q=chaudron%20nordique%20solaire&f=false

Dieux et mythes nordiques Patrick Guelpa

 

Drapeau normand

http://mynormandy.canalblog.com/archives/2013/09/16/28031079.html

Celui de Normandie, est le plus ancien des drapeaux nationaux du Monde ; à l'origine c'était une croix jaune sur fond rouge  encore présent sur le blason du Mans. Et qui fut laissé comme drapeau identitaire, à nos cousins de Skanie. Archétype déjà représenté sur la Mora de la tapisserie de Bayeux, ancêtre du Danebrog: de nos jours c'est le drapeau à croix de Saint Olaf, jaune éclatée sur fond rouge, issue selon les historiographes de la croix papale donnée à Willelm par le Pape Alexandre II (sous les conseils du "Bordelais" Hildebrand d'origine germanique, futur Pape Grégoire VII), mais dont l'archétype est plus sûrement la roue solaire, regardée par les Normands comme le symbole vengeur du marteau de Þór (c'est-à-dire la stafr X /G rune de la précession des temps & signe du tourbillon de la création), croix déjà représentée pattée (symbolisant la semelle du marteau de Þór), sur les deniers de Willelm langaſpjót: "Guillaume longue lance" (épée en français), et le blason du Mans (rappelons que cette ville était normande en 1065).

Pourquoi croix de Saint Olaf...?

Olaf Haraldsson, dit "Saint Olaf", 995 (Norwege), 29 juillet 1030 (Stiklestad [Norwege]), hôte de Rikard II af NormannĒ: "Richard II de Normandie" en 1013/1014, fut baptisé à Rouen par l'Archevêque Hróbjartr af Eburö/Robert d'Evreux, il fut évangélisateur des pays nordiques, et ramena dans son pays l'oriflamme de Normandie, déjà représentée sur les deniers de Willelm langaſpjót: "Guillaume longue lance" (épée en français), qui pris le nom de Danebrog, lequel sera à l'origine de tous les autres drapeaux skandinaves (la graphie de ce mot est volontaire et identique à celle du français du XVIIIème siècle).

http://911-2011.fr/wp/le-drapeau-normand-histoire-et-points-de-vue

« le corbeau d’Odin », aurait également figuré comme seconde bannière dans les armées des ducs normands. 

 

La croix, même signe que le marteau de Thor

http://fr.wikisource.org/wiki/Page:Revue_des_Deux_Mondes_-_1890_-_tome_99.djvu/146

Est-il besoin de rappeler Constantin choisissant pour étendard ce Labarum qui pouvait être revendiqué à la fois par le culte du Christ et par celui du Soleil ? Il est curieux de trouver la même politique attribuée au premier roi chrétien de la Norvège. Suivant un vieux chant des îles Shetland, Hakon Adalsteinfostri, forcé de boire à Odin, dans un banquet officiel, traça rapidement sur la coupe un signe de croix, et, comme ses convives lui en faisaient le reproche, il leur dit que c’était le signe du marteau de Thor. Nous savons, en effet, que dans les pays germaniques et Scandinaves, la croix du Christ s’est plus d’une fois dissimulée sous la forme du marteau à deux têtes, comme en Egypte elle revêtit, dans plus d’une inscription, l’aspect de la clé de vie.

 

http://lacroixdemalte.blogs-de-voyage.fr/

La croix blanche à huit pointes est à l’origine un très ancien emblème des chrétiens d’Orient. Lorsque les chevaliers prirent en charge l’hôpital de Jérusalem, ils la placèrent sur leur manteau noir.

Selon les chroniqueurs, au Xlème siècle, des marchands de l’ancienne république d’Amalfi obtinrent du calife d’Egypte l’autorisation de construire à Jérusalem une église, un couvent et un hôpital destinés à soigner les pèlerins malades – sans distinction de race ou de religion.
Les Hospitaliers de St-Jean de Jérusalem devinrent un Ordre religieux indépendant, consacré par le pape Pascal ll.
Le rôle de l’Ordre était de soigner et de défendre les malades et les pèlerins dans les territoires que les croisés avaient conquis aux musulmans.
L’Ordre devint ainsi à la fois religieux et militaire. Tous ses Chevaliers étaient des religieux liés par les trois vœux de pauvreté, de chasteté et d’obéissance.
L’Ordre adopta la croix blanche à huit pointes qui est encore aujourd’hui le symbole de St-Jean, et élargit sa mission à la défense de la chrétienté.

Quand les chevaliers prirent possession de Malte, ils appliquèrent leur emblème sur l'étendard rouge que l'île avait héritée des normands de Sicile. 

http://www.runes.ch/mcio-forme-21.html

Rune mère Hagal Dans sa structure elle incarne l'ensemble des figures. Observer bien la cristallisation façonnant les flocons de neige et vous verrez qu'à l'intérieur y naît l'ensemble des formes, structures, corps archétypaux constituant le cosmos (corps "platoniciens" sphère, cube, tétraèdre, octaèdre, icosaèdre, dodécaèdre). 

Voir aussi lecoindelenigme.com/bizarreries-suite.htm

A l'église de Torres del Rio, sous la coupole une étoile de Béatitude contient l´étoile dite mudéjar.
Celle-ci dessinée à l´aide de 2 carrés ( 2 x 4 = 8  et son centre, UN ) est un symbole solaire.
Soleil obtenu par la dualité de la matière unie qui contient le Cercle qui à son tour comprend le Un.
Nous avons donc 2 octogones autour de la Création, le macrocosme et le microcosme.

lecoindelenigme

 Etoile des Béatitudes

16 novembre 2013

Les Arbres dans la Mythologie Calendrier celte, arbres, constellations

http://lesmurmuresduvents.blogspot.fr/2010/04/les-arbres-dans-la-mythologie-partie-1.html

Les Romains et les Grecs, entre autres, connaissaient bien des arbres de leur entourage. À la plupart, ils vouaient un culte qu'ils justifiaient en leur attribuant une incarnation divine ;

L'aubépine, arbre dédiée à Maïa, mère d'Hermès, fêtée en Mai (de "Maïa"). Anciennement maléfique, elle est devenue l'arbre de la Vierge pour les chrétiens. L’aubépine est le symbole de la chasteté exagérée. Sa fleur est symbole d’érotisme. Dans le calendrier Celtique l’aubépine correspond à la couronne australe (07 décembre au 16 décembre).

L'aulne, arbre des morts et du dieu Cronos. Les teintures tirées de son écorce (rouges), de ses inflorescences (vertes) et ses rameaux (brunes), en font les symbole du feu, de l'eau et de la Terre. C’est l’ arbre de la résurrection et son caractère funeste est récent. Dans le calendrier Celtique l’aulne correspond à la constellation du loup (07 novembre au 16 novembre).

Le bouleau ; Les verges ont été utilisées pour la flagellation et la "purification" des condamnés entouraient la hache symbolique des licteurs romains. L'arbre de la féminité, de la lumière et de la pureté. C'était l'arbre majeur des shamans de Sibérie qui est vénéré par tous les peuples nordiques. On lui prête les attributs suivants ; Délicatesse, pureté et lumière. Dans le calendrier Celtique le bouleau correspond à la constellation du serpent (18 septembre au 27 septembre).

Le buis, comme l’indique son nom ("Buxus sempervirens"), est un arbre au feuillage persistant. Le buis une extraordinaire longévité car il peut vivre jusqu'à six cents ans. Dans le calendrier Celtique le buis correspond à la constellation de l’autel (27 novembre au 06 décembre).

Le cerisiers. Son nom tire son origine du fait qu'il vient de Cerasus, ville d'Asie mineure. Lucullus, général romain de profession et gastronome à ses heures perdues, profitait de ses campagnes pour dénicher des épices rares et des fruits insolites. C'est ainsi qu'il rapporta la cerise d'Asie Mineure en Italie. Dans le calendrier Celtique le cerisier correspond à la constellation du chasseur (25 mai au 05 juin).

Le charme le bon goût. Dans le calendrier Celtique le charme correspond à la constellation de la lyre. L’étoile de Véga en fait partie (17 décembre au 26 décembre).

Le chataîgner à pour fruit la châtaigne nommé aussi "gland de Zeus". Anciennement gravées dans le bois ou dans la pierre. Le châtaignier correspond à la rune nommé "Wunjo" (ou winja, wynn, vend). Dans le calendrier Celtique le châtaignier correspond à la constellation de la baleine (05 mars au 14 mars).

Le chêne, arbre de Zeus, dieu du tonnerre. Des couronnes de chêne étaient confectionnées afin d'honorer les guerriers valeureux. Egalement arbre de Jupiter, dieu du tonnerre. Jupiter était également assimilé au dieu de la foudre. C'est également l'arbre de Donar, chez les Germains. Dans le calendrier Celtique le chêne correspond à la constellation du triangle (15 avril au 24 avril). Pour les Celtes, c’est également l'arbre de la vérité ; Il est antique et sage et a un vieil esprit. Le chêne est un arbre important pour les druides ; Le gui qui y a élu domicile a beaucoup de propriétés magiques. Il symbolise également le mariage entre le dieu et la déesse. Si l’on danse autour de cet arbre et si l’on porte certaines de ses feuilles, cela est présage d’un long et heureux mariage.

http://lesmurmuresduvents.blogspot.fr/2010/04/les-arbres-dans-la-mythologie-partie-2.html

Le cognassier est, entres autres dédié à Shiva. Son nom vient de La Canée (ville de Grèce). Les Grecs et les Romains faisaient du vin ou de la confiture de coing avec du miel. Il était symbole d’amour et de fécondité. Le coing servait de don nuptial et est astringent. Dans le calendrier Celtique le cognassier correspond à la constellation du centaure (28 août au 09 juin).

Cornouiller ; Une décoction du rhizome (racine), frais ou séché aide au bon fonctionnement des reins, à combattre la fièvre et à soulager les rhumes. Dans le calendrier Celtique le cornouiller correspond à la constellation du dragon (28 octobre au 6 novembre).

Le coudrier C’est l’arbre sacré des muses. Les baguettes des fées, comme celles des sourciers sont en faite de cet arbre. Il est symbole de la science, du savoir et de la sagesse.

Le Cyprès. Une légend raconte qu'un chasseur nommé Cyparisse, ami d'Apollon, tua sa biche par erreur. De chagrin, il se métamorphosa en cyprès. Dés lors, les cyprès veillent sur les morts. La flèche d'Éros était en cyprès. Le Cyprès était consacré à Hadès, dieu des morts. De son bois, on faisait les cercueils des guerriers morts pour la Patrie. Le bois de cyprès, imputrescible, était utilisé pour confectionner les charpentes des temples. La tradition recommandait de planter un cyprès à la naissance d'une fille. À son mariage, l'arbre est abattu et exploité. Dans le calendrier Celtique le cyprès correspond à la constellation du petit cheval (14 février au 23 février).

L'épicéa est dédié à Artémis, déesse de la Lune et de la vie sauvage, protectrice des femmes qu'elle assiste aux accouchements. L'épicéa est l'arbre de la naissance (tradition reprise avec l'arbre de Noël). Voir ci-après le Sapin. Dans le calendrier Celtique l’épicéa correspond à la constellation du héros solaire (05 mai au 15 mai).

L'érable est dédié à Phobos, dieu de l'Épouvante. Dans le calendrier Celtique l’érable correspond à la constellation du poisson austral (04 février au 13 février).

Le figuier est l'arbre de Dyonisos et de Priape, dieu de la fécondité. En Egypte il était le symbole de la fécondité. Adam et Eve se vêtiront des feuilles de cet arbre (Genèse). Dans le calendrier Celtique, le figuier correspond à la constellation du grand chien (26 juin au 05 juillet).



Le frêne est l'arbre d’ Odin associé, également, à Poséidon, dieu de la mer et des séismes. Pour les Germains et les Scandinaves, le frêne est l'arbre fondateur et l'axe du monde ;l’Yggdrasil reliait le ciel à a terre. Il supporte la voûte céleste et prend racine dans la Sagesse. Les Slaves attribuent au frêne le pouvoir de repousser les serpents : on peut se reposer à son ombre sans crainte. Dans le calendrier Celtique, le frêne correspond à la constellation de l’aigle (27 décembre au 05 janvier).

Le nom du genévrier provient du Celte « juneprus acre » à cause de la saveur de ce fruit. On ractonte que poursuivie par les soldats d'Hérode, Marie et Jésus trouvèrent refuge entre les branches du genévrier. Dès lors, il est devenu le symbole de l'asile. Dans le calendrier Celtique, le frêne correspond à la constellation du corbeau (07 septembre au 17 septembre).

Le gui quant à lui permettait aux femmes d'avoir beaucoup d'enfants et aux récoltes d'être abondantes. Si l'on mettait une boule de gui sur la porte, cela protégeait la maison des mauvais sorts car, en Celte, le mot « gui » veut dire "guérit tout". Dans le calendrier Celtique, le gui correspond à la constellation du cocher ( 06 juin au 15 juin).

Le hêtre, pour les druides d'Irlande, représentait la connaissance écrite, symbolisée par des signes. Cet arbre est connu pour ses vertus contre les affections pulmonaires, les fièvres, les rhumatismes,…. Dans le calendrier Celtique, le hêtre correspond à la constellation du lièvre (16 mai au 25 mai).

Le houx est par tradition l' arbre de la Vie parce qu'il mûrit en hiver. Considéré parfois comme diabolique, il symbolise la persistance de la vie ; Ses fruits présents au cœur de l'hiver. Il ne faut pas en consommer en raison du fait que ses baies sont très toxiques; elles contiennent de la théobromine.

L'if est dédié à Hécate, gardienne des Enfers. Dans le calendrier Celtique, l’if correspond à la constellation du vaisseau (07 août au 17 août).

Le laurier est l'arbre d'Apollon. Le demi-dieu s'éprend de la nymphe Daphné, qui lui échappe en se transformant en laurier. Le nom grec du laurier est Daphne. Aux Jeux pythiques, à Delphes et en souvenir du serpent Python qu'Apollon terrassa, les vainqueurs recevaient une couronne de laurier.

Le marronnier (d’Inde) n’est pas originaire d’Inde mais des Balkans et d’Asie mineure. Aesculus Hyppocastanum, du latin hippo (cheval) et castanum (marron), le marronnier permettait autrefois de nourrir les chevaux avec des marrons, qu'il fallait auparavant broyer et faire cuire pour en éliminer les composés toxiques. Dans le calendrier Celtique, le marronnier correspond à la constellation de la grande ourse (6 juillet au 16 juillet).

Le mélèze ; Même l'oiseau s'en écarte, et pour cause... Il est le seul conifère à perdre ses feuilles à l'automne; les oiseaux n'y trouvent donc aucune protection. Dans le calendrier Celtique, le mélèze correspond à la constellation du dauphin (25 janvier au 03 février).
http://lesmurmuresduvents.blogspot.fr/2010/04/les-arbres-dans-la-mythologie-partie-3.html
Le micocoulier. Selon les écrits anciens, on cultivait petits pois, pommes de terre et fèves au pied des micocouliers. C'est un des arbres dont ont fait les fouets en Catalogne. Dans le calendrier Celtique, le micocoulier correspond à la constellation du bouvier (18 septembre au 27 septembre).

Le myrte, arbre d'Aphroditepossède des baies appréciées par les buveurs qui leur attribuent le pouvoir de retarder l'ivresse. Les Grecs anciens craignaient que l'ivresse ne rende fou à vie. L’ "olvalis corona" est une couronne de myrte. Elle était portée par ceux qui faisaient leur entrée dans la ville avec les honneurs de l'ovation, lorsque la guerre n'était pas déclarée ou qu'elle s'était terminée sans effusion de sang.

Dans le calendrier Celtique, le néflier correspond à la constellation du cheval ailé (dite de Pégase) (24 février au 04 mars).


Dans le calendrier Celtique, le noisetier correspond à la couronne hyperboréenne (08 octobre au 17 octobre). Selon la superstition Basque, des croix de laurier béni, d'aubépine et de noisetier protègent bêtes et récoltes.

Chez les Grecs, le noyer est consacré à la divinité de la mort Kar ou Ker. on racontait qu’il servait de “salon des dames” aux sorcières qui, la nuit tombée, venaient danser autour. Dans le calendrier Celtique, le noyer correspond à la constellation du petit chien (17 juillet au 26 juillet).

L'olivier est l'arbre d'Athéna, déesse de la guerre, de la sagges et protectrice d’Athènes. Symbole de chasteté, Athéna remporta le concours sur Poséidon. Elle offrit pour cela cet arbre à la ville d'Athènes. Héraclès en a planté à Olympie et utilisait une massue en olivier. Aux Jeux Olympiques (à Olympie, donc), on décernait des couronnes de branches d'olivier. Les médailles n'existaient pas.

L'orme est l'arbre d'Oneiros, dieu des songes et de la nuit, fils d'Hypnos (dieu du sommeil) et frère de Thanatos (le trépas). Dédié également à Hermès. Les fruits ailés accompagnaient les âmes des défunts devant le juge suprême. Dans le calendrier Celtique, l’orme correspond à la constellation de la Reine (05 avril au 14 avril).

Peuplier blanc ; La nymphe Leuké, convoitée par Hadès, lui échappa en se métamorphosant en Peuplier blanc qui est devenu l'arbre de la résurrection. Son nom provient de l'ancien français « Poplie » (qui a pour origine latine le mot "Populus" qui signifie "le peuple"). La légende dit que c'est l'arbre du peuple puisque ce serait sous des peupliers que se prenaient, autrefois, des décisions importantes. Dans le calendrier Celtique, le peuplier correspond à la constellation de l’homme terrestre (28 septembre au 07 octobre).
Le pin est l'arbre de Poséidon en raison du fait qu'il pousse en bord de mer. La nymphe Pithys, convoitée par Pan, lui échappa en se métamorphosant en Pin noir. Aux Jeux isthmiques de Corinthe, les vainqueurs reçoivent une couronne de pin. Son bois sert aux bateaux de commerce. De la résine on extrait, soit le calfat pour rendre étanche les coques de bateaux, soit un additif qui conserve les vins tout en les aromatisant. Dans le calendrier Celtique, le pin correspond à la constellation de la l’homme - serpent (17 novembre au 26 novembre).

Le platane ; Son nom proviens du grecque "platanos" C’est le symbole de la régénération car son écorce se régénère, par plaques, comme la peau du serpent. Il servit à construire le cheval de Troie.

Le nom du poirierproviens du Celte "peren" signifiant " poire". C’est le symbole de deuil en Chine par la blancheur et l’existence éphémère de ses fleurs.Dans les rêves, la poire est un symbole érotique. Dans le calendrier Celtique, le poirier correspond à la constellation de la princesse enchaînée (25 mars au 4 avril).

Le pommier est l'arbre solaire ( dû à la forme du fruit) et fruit de l'immortalité. On peut aisément faire le rapprochement avec le mythe de la pomme du jardin d'Eden (Adam et Eve) car la pomme est, entre autres, le symbole du savoir et de la connaissance des choses. Selon certains, peut-être s’agit-il d’une invention, elles seraient au nombre de 12 sur l’arbre de vie. La symbolique du nombre 12 a déjà été explique sur ce blog. C’est le gardien de la sagesse et signe de l'âme. Freya, la déesse de la sagesse marche par le ciel distribuant les pommes d'or aux dieux. Les pommes leur donneront le cadeau de la sagesse et de la compréhension. Les pommes d'or sont, quant à elles, le symbole de la connaissance des choses occultes. Pomone est la déesse des fruits. Héraclès chercha des pommes au Jardin des Hespérides. Dans le calendrier Celtique, le pommier correspond à la constellation du cygne (15 janvier au 24 janvier).

Le prunier est l'arbre de Esus ou Nuada qui symbolise l’enseignement. Les épines du prunier symbolisent les écueils à franchir et sont aussi comme les flèches du sorcier. La baguette magique qui est réalisée en bois de prunier est une des meilleures qui puisse être en magie. Dans le calendrier Celtique, le prunier correspond à la constellation de la flèche (06 janvier au 14 janvier).

Le Sapin ; Dans la mythologie Celte, le sapin (et surtout l’épicéa) est l’arbre de l'enfantement. Druantia, la Reine des druides, est mère du calendrier des arbres. Elle procure la fertilité, la passion, le bien être dans les relations sexuelles, la connaissance et la créativité. Dans les pays scandinaves, le sapin illuminé était symbole de continuité, de permanence et de renouveau. L’arbre de Noël représenterait l’arbre du Paradis ou l’arbre de la faute (consacré à Adam et Eve). Dans le calendrier Celtique, le sapin correspond à la constellation de la petite ourse (16 juin au 26 juin).
http://lesmurmuresduvents.blogspot.fr/2010/04/les-arbres-dans-la-mythologie-partie-4.html
Le saule, arbre de la sorcellerie et des socrcier, a des propriétés favorisent la guérison des insomnies et des angoisses, et modèrent les ardeurs sexuelles. Il symbolise la Lune, la femme et l'eau. Dans le calendrier Celtique, le saule correspond à la constellation de l’hydre (27 juillet au 6 août).

Le bois du sorbier servait jadis à la confection de talisman pour se protéger de la foudre, des démons et des puissances infernales. C'était la demeure de la nymphe « Pihlajatar ». C’est l’arbre de la vie lié à la divination et à l'ambre. Dans le calendrier Celtique, le sorbier correspond à la constellation du chaudron (18 août au 27 août).

Les baie du sureau sont une nourriture des dieux. Arbre de la malédiction et de la condamnation (Il est associé au nombre 13), il était considéré parfois comme don des dieux. Dans le calendrier Celtique, le sureau correspond à la constellation du Roi (15 mars au 24 mars).

Le tilleul ;La nymphe Philyie conçut du père de Zeus un enfant monstrueux, et, de honte, se métamorphosa en tilleul. Son fils, le centaure Chiron, format plusieurs héros grecques. Dans le calendrier Celtique, le tilleul correspond à la constellation du fleuve de vie (25 avril au 4 mai).

Vigne ; Arbre consacré à Osiris et Dionysos (dieu de la vigne). Certains historiens attribuent les premières plantations de vignes de Bourgogne à la tribu Celte des « Eduens ». La vigne est associée à la joie, à l'emportement et à l'ivresse.
16 novembre 2013

Dualisme au Moyen-âge, dualisme et Templiers

Le Dualisme était un concept important pour l'époque, partagé en particulier par les **Templiers et surtout de façon radicale par les Cathares, mais combattu par l'Eglise de Rome.

Encyclopédie nouvelle, ou dictionnaire philosophique, scientifique ..., Volume 8

 Par P. Leroux,J. Reynaud

*http://books.google.fr/books?id=j7o_AAAAcAAJ&pg=PA50&lpg=PA50&dq=l'église+combat+le+dualisme+au+moyen+âge

&source=bl&ots=9sdr_DM_lL&sig=gAmVyYE5GS1h1gJXtBNXhbSdN2k&hl=fr&sa=X&ei=

B4uAUsyZEOOm0AWX-oDYDA&ved=0CDAQ6AEwAA#v=onepage&q=l'église%20combat%20le%20dualisme

%20au%20moyen%20âge&f=false

Les Templiers: Une chevalerie chrétienne au Moyen Age

 Par Alain Demurger

**http://books.google.fr/books?id=nTNxKm6ioqMC&pg=PT252&lpg=PT252&dq=dualisme+des+templiers+au+moyen+âge&source

=bl&ots=UJXfs2Iozu&sig=5HJHmHKngTauwQNIrXjRqc-aagA&hl=fr&sa=X&ei=2o2AUs3aL8r30gW864GoAQ&ved=0CEcQ6AEwBQ#v=

onepage&q=dualisme%20des%20templiers%20au%20moyen%20âge&f=false

13 novembre 2013

PORTRAIT de Wolfram von Eschenbach

Wolfram-von-Echenbach-wikipedia

Wolfram von Eschenbach (Wikipédia)

PORTRAIT de Wolfram von Eschenbach

Il est représenté avec tout son équipement (1), on ne voit pas son visage masqué par un heaume aux yeux encadrés d'une sorte de M dont les jambes (4ter) encadrent chacune trois points (6). Deux haches ou doloires (2) encadrent son heaume comme des cornes (3). Ces doloires adossées (4) sont reprises dans ses armes qui forment un triangle (4ter) : sur le caparaçon du cheval, la bannière déployée sur la lance haute et enfin l'écu.

Le chevalier se tient très droit de face, les pieds en équerre, son épée au côté est marquée d'une forme en Z ou N (4bis), son bras tenant la bannière dessine un N avec la hampe de la lance. Le page qui retient le cheval au centre du dessin, dans l'axe de la lance a aussi les pieds en équerre (5). 

Nos analyses et hypothèses:

(1) Cette représentation de Wolfram von Eschenbach le montre en "Lance fournie", terme qui regroupait tout l'équipement d'un homme d'armes (y compris ses soldats, valets et chevaux), en allemand c'est le Lanzenführer : "Chef de lance".

"Lance fournie" en français, dictionnaire fin XIX°

http://books.google.fr/books?id=5dhFAAAAcAAJ&pg=PA113&lpg=PA113&dq=lance+et+étendard&source=bl&ots=GS4yNB-Ho_&sig=Hi7VE2DMZH8epfMUVdH1Ua4MomM&hl=fr&sa=X&ei=

UGNaUtZQp6jRBeKggfgM&ved=0CGkQ6AEwDQ#v=onepage&q=lance%20et%20étendard&f=false

 

(2) Sur ses armoiries figurent des "doloires" adossées, sorte de haches.

http://www.heraldique.org/2012_02_16_archive.html

 

L'idéogramme de la double hache et le Qoph ou Qof hébraïque

http://calligraphie-hebraique.com/Qof.html

Idéogramme primitif : une double hache. Sens : c'est le cordon ombilical subtil qui relie le créé à l'incréé, ce qui lie l'archétype à sa manifestation. Qoph est lié à la Sagesse divine.

 

(3) Les Cornes, sont souvent associées à la double-hache

http://fr.wikipedia.org/wiki/Religion_minoenne#Cornes

 

(4) La Double hache ou labrys est un symbole de la Déesse

http://fr.wikipedia.org/wiki/Religion_minoenne#Double-hache

 

Labrys, hache bipenne et astronomie sacrée

Christian Mandon, Les origines de l'Arbre de Mai.

http://racines.traditions.free.fr/labyrint/labyrint.pdf

"Des doubles haches bipennes en tôle de bronze étaient aussi utilisées rituellement mais elles seraient la figuration à plat d’un sceptre processionnel en trois dimensions : vus par le dessus, ils forment une croix, ce même X qui indique les levers (anabase) et couchers (catabase) d’Hélios lors des deux solstices. Cela délimite le long de l’horizon la zone calendaire de son apparition pour son action bienfaisante, lieux saisonniers, mensuels/ menstruels où Il fécondera, jour après jour, la Déesse Mère (Terre) qui devient ainsi par son action, la Déesse Abondance.

 

Le cycle solaire donne l'abondance ainsi que le « labor », labeur.

 

4bis Le même aspect en X se retrouve dans les Runes dont la Rune Mère, Hagal  est représentée parfois par un N ou N inversé. Christian Mandon, Les origines de l'Arbre de Mai.

http://racines.traditions.free.fr/runes3o2/

La Rune *Hagal "Tertre Suprême" est donc formée du clou (l’axe Nord Sud) et des lignes de visée qui relient les lieux des levers et des couchers héliaques des solstice d'hiver et d'été, lignes de visées qui forment entre elles la Rune Gebo X “Don des Dieux”. Or elle est représentée par un N ou N inversé!

Le mot Rune signifie Mystère En Germanie, les runes  semblaient originaires de Bohême

*Hoegl signifie en vieil anglais charpente, structure.

 

4ter En observant mieux le triangle formé par les armoiries, on constate que l'axe des doloires adossées latérales aboutit à l'angle supérieur des doloires de la bannière dont l'axe vertical dessine une sorte de médiatrice. Nous évoquons la forme d'une rune, la rune Yr du Futhorc anglo-saxon, qui correspond à Ur, symbolisant l'Auroch avec des cornes! http://fr.wikipedia.org/wiki/Ūruz

Poème runique L’auroch est fier et possède de grandes cornes ; bête sauvage et dangereuse, il combat avec ses cornes ; grand soldat des landes, c’est une créature courageuse.

 

(5) Les pieds à l'équerre: on peut dire que l'homme, le chevalier se tient droit, « d’équerre », symbole de rectitude fréquent en particulier dans les sculptures romanes. 

 

Pieds à l'équerre en Franc-maçonnerie

http://www.ledifice.net/3168-2.html

Les pieds en équerre afin de toujours nous rappeler notre condition d’homme capable de tout et de son contraire et que nous devons prendre en compte la totalité de ce que nous sommes, c’est à dire ce qui est bien en nous, mais aussi ce qui l’est  moins. C’est à cette seule condition que l’équerre nous indiquera par la complémentarité de ces branches, comment commencer le tracé de la pierre cubique. 

 

http://www.ledifice.net/3077-G.html

"Selon Jules Boucher, cet outil représente la matière, alors que le compas représente l’esprit ; au premier degré du rite de l’apprenti, la première recouvre le second, façon de signifier qu’au début de son parcours, le Maçon est encore imprégné du monde terrestre. Mais l’équerre a ceci de particulier qu’elle allie dans sa forme le vertical et l’horizontal. Le symbolique qui ressortit à cette caractéristique s’impose à nous - bien qu’il faille se méfier des apparentes évidences : le plan vertical figure le spirituel, le sacré, et le divin, l’horizontal le matériel et le terrestre, le profane et le séculaire. Le point de jonction de la perpendiculaire ainsi dessinée représenterait l’être humain, fait de chair, donc de matière, mais aussi de pensée, donc de spirituel. L’équerre unirait donc trois plans, trois mondes, l’un étant l’interface des deux autres. La signification générale qu’on lui attribue est celle de la rectitude : on enjoint au Maçon d’être « droit, rigoureux et ferme dans ses pensées, ses actes et ses paroles » (Encyclopédie de la Franc-Maçonnerie). Servant à dresser régulièrement les matériaux, elle intéresse directement le jugement et la conduite sur un plan humain, et comme le compas symbolise la Justice et la Vérité. Pourquoi ? Parce que mathématiquement parlant, les mesures de l’équerre sont justes et vraies."

 

(6) Trois points en équerre ou en triangle, c'est un symbole de la Trinité au Moyen-âge.

Il est aussi utilisé en Franc-maçonnerie.

http://www.ledifice.net/3092-3.html

La Tri-Unité de toutes choses est le mystère fondamental de l’initiation intellectuelle. Le Maçon qui pare sa signature de trois points en triangle, sous entend qu’il sait ramener par le Ternaire le Binaire à l’Unité. Si réellement il s’est élevé à la hauteur du point qu’il domine les deux autres, il ne se perdra jamais en de vaines discussions, car il percevra sans difficulté la solution qui se dégage d’un débat contradictoire. Jugeant de haut sans le moindre parti pris et en toute liberté d’esprit, il fera jaillir la lumière du choc de l’affirmation et de la négation.

 

http://blog.geneanet.org/index.php/post/2012/01/Quelle-est-la-signification-de-ce-signe.html

L'origine de ce symbole « maçonnique » serait tout simplement… chrétienne ! Les trois points en triangle sont avant tout le symbole de la sainte Trinité ou encore du ternaire que forment les membres de la sainte Famille : Jésus-Marie-Joseph. Ce second ternaire était justement le « mot sacré » des Compagnons charpentiers bondrilles d'autrefois et il est probable qu'il était aussi employé par d'autres corps de métiers compagnonniques.

 

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