PORTRAIT de Wolfram von Eschenbach
Wolfram von Eschenbach (Wikipédia)
PORTRAIT de Wolfram von Eschenbach
Il est représenté avec tout son équipement (1), on ne voit pas son visage masqué par un heaume aux yeux encadrés d'une sorte de M dont les jambes (4ter) encadrent chacune trois points (6). Deux haches ou doloires (2) encadrent son heaume comme des cornes (3). Ces doloires adossées (4) sont reprises dans ses armes qui forment un triangle (4ter) : sur le caparaçon du cheval, la bannière déployée sur la lance haute et enfin l'écu.
Le chevalier se tient très droit de face, les pieds en équerre, son épée au côté est marquée d'une forme en Z ou N (4bis), son bras tenant la bannière dessine un N avec la hampe de la lance. Le page qui retient le cheval au centre du dessin, dans l'axe de la lance a aussi les pieds en équerre (5).
Nos analyses et hypothèses:
(1) Cette représentation de Wolfram von Eschenbach le montre en "Lance fournie", terme qui regroupait tout l'équipement d'un homme d'armes (y compris ses soldats, valets et chevaux), en allemand c'est le Lanzenführer : "Chef de lance".
"Lance fournie" en français, dictionnaire fin XIX°
http://books.google.fr/books?id=5dhFAAAAcAAJ&pg=PA113&lpg=PA113&dq=lance+et+étendard&source=bl&ots=GS4yNB-Ho_&sig=Hi7VE2DMZH8epfMUVdH1Ua4MomM&hl=fr&sa=X&ei=
UGNaUtZQp6jRBeKggfgM&ved=0CGkQ6AEwDQ#v=onepage&q=lance%20et%20étendard&f=false
(2) Sur ses armoiries figurent des "doloires" adossées, sorte de haches.
http://www.heraldique.org/2012_02_16_archive.html
L'idéogramme de la double hache et le Qoph ou Qof hébraïque
http://calligraphie-hebraique.com/Qof.html
Idéogramme primitif : une double hache. Sens : c'est le cordon ombilical subtil qui relie le créé à l'incréé, ce qui lie l'archétype à sa manifestation. Qoph est lié à la Sagesse divine.
(3) Les Cornes, sont souvent associées à la double-hache
http://fr.wikipedia.org/wiki/Religion_minoenne#Cornes
(4) La Double hache ou labrys est un symbole de la Déesse
http://fr.wikipedia.org/wiki/Religion_minoenne#Double-hache
Labrys, hache bipenne et astronomie sacrée
Christian Mandon, Les origines de l'Arbre de Mai.
http://racines.traditions.free.fr/labyrint/labyrint.pdf
"Des doubles haches bipennes en tôle de bronze étaient aussi utilisées rituellement mais elles seraient la figuration à plat d’un sceptre processionnel en trois dimensions : vus par le dessus, ils forment une croix, ce même X qui indique les levers (anabase) et couchers (catabase) d’Hélios lors des deux solstices. Cela délimite le long de l’horizon la zone calendaire de son apparition pour son action bienfaisante, lieux saisonniers, mensuels/ menstruels où Il fécondera, jour après jour, la Déesse Mère (Terre) qui devient ainsi par son action, la Déesse Abondance.
Le cycle solaire donne l'abondance ainsi que le « labor », labeur.
4bis Le même aspect en X se retrouve dans les Runes dont la Rune Mère, Hagal est représentée parfois par un N ou N inversé. Christian Mandon, Les origines de l'Arbre de Mai.
http://racines.traditions.free.fr/runes3o2/
La Rune *Hagal "Tertre Suprême" est donc formée du clou (l’axe Nord Sud) et des lignes de visée qui relient les lieux des levers et des couchers héliaques des solstice d'hiver et d'été, lignes de visées qui forment entre elles la Rune Gebo X “Don des Dieux”. Or elle est représentée par un N ou N inversé!
Le mot Rune signifie Mystère En Germanie, les runes semblaient originaires de Bohême
*Hoegl signifie en vieil anglais charpente, structure.
4ter En observant mieux le triangle formé par les armoiries, on constate que l'axe des doloires adossées latérales aboutit à l'angle supérieur des doloires de la bannière dont l'axe vertical dessine une sorte de médiatrice. Nous évoquons la forme d'une rune, la rune Yr du Futhorc anglo-saxon, qui correspond à Ur, symbolisant l'Auroch avec des cornes! http://fr.wikipedia.org/wiki/Ūruz
Poème runique L’auroch est fier et possède de grandes cornes ; bête sauvage et dangereuse, il combat avec ses cornes ; grand soldat des landes, c’est une créature courageuse.
(5) Les pieds à l'équerre: on peut dire que l'homme, le chevalier se tient droit, « d’équerre », symbole de rectitude fréquent en particulier dans les sculptures romanes.
Pieds à l'équerre en Franc-maçonnerie
http://www.ledifice.net/3168-2.html
Les pieds en équerre afin de toujours nous rappeler notre condition d’homme capable de tout et de son contraire et que nous devons prendre en compte la totalité de ce que nous sommes, c’est à dire ce qui est bien en nous, mais aussi ce qui l’est moins. C’est à cette seule condition que l’équerre nous indiquera par la complémentarité de ces branches, comment commencer le tracé de la pierre cubique.
http://www.ledifice.net/3077-G.html
"Selon Jules Boucher, cet outil représente la matière, alors que le compas représente l’esprit ; au premier degré du rite de l’apprenti, la première recouvre le second, façon de signifier qu’au début de son parcours, le Maçon est encore imprégné du monde terrestre. Mais l’équerre a ceci de particulier qu’elle allie dans sa forme le vertical et l’horizontal. Le symbolique qui ressortit à cette caractéristique s’impose à nous - bien qu’il faille se méfier des apparentes évidences : le plan vertical figure le spirituel, le sacré, et le divin, l’horizontal le matériel et le terrestre, le profane et le séculaire. Le point de jonction de la perpendiculaire ainsi dessinée représenterait l’être humain, fait de chair, donc de matière, mais aussi de pensée, donc de spirituel. L’équerre unirait donc trois plans, trois mondes, l’un étant l’interface des deux autres. La signification générale qu’on lui attribue est celle de la rectitude : on enjoint au Maçon d’être « droit, rigoureux et ferme dans ses pensées, ses actes et ses paroles » (Encyclopédie de la Franc-Maçonnerie). Servant à dresser régulièrement les matériaux, elle intéresse directement le jugement et la conduite sur un plan humain, et comme le compas symbolise la Justice et la Vérité. Pourquoi ? Parce que mathématiquement parlant, les mesures de l’équerre sont justes et vraies."
(6) Trois points en équerre ou en triangle, c'est un symbole de la Trinité au Moyen-âge.
Il est aussi utilisé en Franc-maçonnerie.
http://www.ledifice.net/3092-3.html
La Tri-Unité de toutes choses est le mystère fondamental de l’initiation intellectuelle. Le Maçon qui pare sa signature de trois points en triangle, sous entend qu’il sait ramener par le Ternaire le Binaire à l’Unité. Si réellement il s’est élevé à la hauteur du point qu’il domine les deux autres, il ne se perdra jamais en de vaines discussions, car il percevra sans difficulté la solution qui se dégage d’un débat contradictoire. Jugeant de haut sans le moindre parti pris et en toute liberté d’esprit, il fera jaillir la lumière du choc de l’affirmation et de la négation.
http://blog.geneanet.org/index.php/post/2012/01/Quelle-est-la-signification-de-ce-signe.html
L'origine de ce symbole « maçonnique » serait tout simplement… chrétienne ! Les trois points en triangle sont avant tout le symbole de la sainte Trinité ou encore du ternaire que forment les membres de la sainte Famille : Jésus-Marie-Joseph. Ce second ternaire était justement le « mot sacré » des Compagnons charpentiers bondrilles d'autrefois et il est probable qu'il était aussi employé par d'autres corps de métiers compagnonniques.
