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21 mars 2013

Sator-Troas-Rotas, Sator et Saturne

http://translate.google.fr/translate?hl=fr&sl=en&u=http://www.sacred-texts.com/tarot/mathers/mtar01.htm&ei=YcqSS-CHLNfPjAeEpuD_Cg&sa=X&oi=translate&ct=result&resnum=8&ved=0CCAQ7gEwBw&prev=/search%3Fq%3Drota%2Bet%2Btroa%26hl%3Dfr%26client%3Dfirefox-a%26hs%3DKsM%26rls%3Dorg.mozilla:fr:official

Vailant dit: «La grande divinité Astaroth, As-taroth, n'est autre que la communauté indo-tartare Tan-tara, le Tarot, le Zodiaque. Mon étymologie du mot, que je n'ai jamais trouvé donnée par n'importe quel auteur, est dérivé du mot hiéroglyphique égyptienne antique "taru", pour exiger une réponse, ou de consulter; Ergo, ce qui est consulté, ou à partir de laquelle une réponse est nécessaire. Cela me paraît être à l'origine correcte du mot, tandis que le second est t un Egyptien hiéroglyphique final, qui est ajouté pour indiquer le genre féminin. Ce qui suit est intéressant métathèses des lettres de Taro: TORA (en hébreu) = loi; Troa (en hébreu) = Gate; ROTA (latin) = roue; ORAT (latin) = il parle, soutient ou supplie; Taor (égyptien) = Taur, la déesse des ténèbres; Ator (égyptien) = Athor, la Vénus égyptienne. A M. Lumley me dit que il y a un mot Zend "tarisk", qui signifie «pour exiger une réponse».

 

Cf Troa, Droja : tourner ds R et T , c labyrinthe

Sur Persée

rhr_1

rhr_2

rhr_3

SATOR et Saturne

http://www.lecoindelenigme.com/dedos-8.htm

SABLIER SYMBOLE DE SATURNE, symbole temporel

Selon Anagarika Govinda, la contemplation est une voie qui mène à la fruition du moment présent, l'annihilation de toute causation: l'homme qui a atteint l'état contemplatif, est capable de persévérer ainsi, ne serait plus alors «conditionné  par des pensées provenant de l'intellection raisonnante et par conséquent limitant le champ de ses possibles. Peut-être est-ce là la solution au problème posé par le déterminisme, et celui du libre arbitre »

sphère tous deux expriment l'idée philosophique d'un Tout qui correspond à l'idéogramme alchimique du cercle, de la ligne qui finit en soi même. C´est l´ ourobouro ou temps cyclique Ce Tout s'assimile aussi à l’Oeuf générateur.

Saturne, étant l´ancienne déité de l´agriculture, est lié à la géométrie, car la mesure de champs aurait donné naissance à cet matière : ge, une terre, metrein, mesurer ; mesure de la terre, cercle puis sphère.

carré magique de 4x4, 16 cases, (1+6=7) ou chiffres dont la somme est 34 qui donne aussi 7 à son tour. ( 4--->7 ) Ce carré est celui de Jupiter ou « Père du Jour Lumineux ». C´est à ce Père des dieux et des hommes que correspond aussi la Pierre philosophale, celle qu´avala Saturne, son progéniteur, celle à qui il doit son salut. Le carré magique agit comme un talisman qui prendra force sous la constellation favorable à son régent, Jupiter, c´est à dire, quand la Lune entre dans le premier grade du signe de la Balance et Jupiter est en conjonction avec le Soleil.

L´enfant ou Cherubin symbolise la transmutation de la Mélancolie mais aussi la puersenex, dans son action d´écrire de façon si concentrée. Puersenex fut une figure très chère et louée par les  maîtres hermétiques de la Renaissance, représentant le véritable esprit mûrit, combinaison d´énergie rénovatrice de la jeunesse, symbolisée par Mercure et la sereine sagesse propre de la vieillesse, symbolisée à son tour par Saturne, dieu de l´Âge d´Or. Ces deux opposés donnent un équilibre stable ( balance).


Le fait est que souvent le Grand Œuvre est comparé à l´exercice féminin : laver, cuisiner, filer… aux jeux enfantins et au travail des champs ( carré Sator ?).

La mélancolie est l´expression de la  fureur divine, du génie. Non comme simple tempérament, sinon comme état psychologique premier d´un précédé alchimique, équivalent à l´esprit artistique : déchiffrer notre réalité intérieure par l´imagination créative, née d´une situation angoissante et d´un travail créatif, astrologiquement présidée par Saturne, prélude d´un secours des ténèbres apporté par l´influx bénéfique de Jupiter. ( d´après Panofsky  « Vie et Art d´Albert Dürer »)


 

+++ http://www.ac-nice.fr/lettres/gassin/mobile/articles.php?lng=fr&pg=339

Pierre fondatrice venant de Kronos...

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20 mars 2013

Baphomet et connaissance, Ouroboros, serpent de connaissance.

http://www.blogg.org/blog-33461-billet-origine_des_symboles_religieux-463250.html

Lien non fonctionnel à ce jour

Sigil De Baphomet

Les cinq symboles (un à chaque pointe du Baphomet) sont cinq lettres HÈbraÏques : Lamed (L), Vau (V), YOD (Y), Tau (Th) et Nun (N). Ces lettres Èpelle le mot HÈbreu LÈviathan (LVYThN).

   1. Le LÈviathan est associÈ avec le Ouroboros, ou Serpent mangeant sa propre queue. Cet ÈlÈment du Baphomet est dÈrivÈ des Ophites qui utilisaient le Serpent comme un symbole de Sagesse. Le Serpent reprÈsente le big-bang du Cosmos (la crÈation/destruction simultanÈes). Il dÈvore sa queue en mÍme temps que son corps prend de l'expansion. 

   2. L'Etoile en elle-mÍme vient de l'Ècole de MathÈmatique PythagorÈenne. Plusieurs on manquÈ l'association du nom Pythagoras avec Python (une autre forme de Serpent LÈviathan). En effet, l'un des dÈrivÈ les plus …sotÈrique du Baphomet est "Baphe-Metis", c'est-‡-dire, Initiation dans la Sagesse-MesurÈment.

   3. La ChËvre c'est Pan, le symbol de la nature elle-mÍme. 

Ces trois ÈlÈments reprÈsentent la TrinitÈ, les trois clans ou Ècoles de pensÈe unies sous un mÍme symbole. Les trois clans sont :

   1. Pan/Arcadia ñ la chËvre.

   2. Ophite Jews ñ les lettre HÈbraÔques pour LVYthN.

   3. Pythagorean ñ le pentacle, ou pent-alpha, plus communÈment nommÈ le pentagramme.

Le Baphomet est aussi un symbole de la Voie Gauche ou des instincts charnels, mais cela ne le dÈcrit pas entiËrement. Le mot qui est parfaitement convenable est " Ítre" ! Ensemble avec un symbole de l'esprit, la force du changement ou la Voie Droite (le mot ici qui est parfaitement convenable est "devenir") nous avons " Ítre" et "devenir", qui sont les deux essentiels ‡ la vie car l'un ne peut exister sans l'autre. 

20 mars 2013

Croix-samekh-Chrisme, Samekh-ouroboros-serpent, Rotas, Lucifer-Vénus

Samesh, Ouroboros, Croix papale

http://60gp.ovh.net/~yakaasso/yaka/alchimie/az_plan_metx.php

A partir du schéma initial de la croix, on peut représenter d´autres symboles alchimiques : ainsi la croix papale représente les quatre éléments de l´univers en marche. C´est aussi la 15ème lettre de l´alphabet primitif des Hébreux, le SAMESH , figuration du serpent OUROBOUROS.

Le Tau, ou croix ansée peut être représenté parfois avec l´ALPHA et l´OMEGA, agrémenté d´un serpent. Dessin sur site

Le cercle que coiffe le Tau est en réalité la lettre grecque majuscule RO, et dans ce symbole, se trouvent rassemblées les lettres suivantes : A.O.S.T.R. Nous pouvons lire alors, indifféremment, ROTAS (les roues) ou SATOR (le laboureur).

Le " Laboureur ", en alchimie, désigne l´adepte et ce graphisme signifie que l´adepte travaille avec un " Feu de Roue ".

La croix dite de Lorraine est à la fois un mantra optique (c la croix papale) et symbole alchimique : 4 éléments, plus un dirigé vers le haut, vers le Feu. La croix latine désigne la lettre R et le trait supplémentaire annonçant la lettre A, c´est la représentation du mantra RA.

Primitivement, c´était le chrisme qui représentait VENUS : Le chrisme ou Tau de la Vie supportant le Soleil.

Porteur de lumière, LUCIFER (LUX : lumière et FERO : je porte ) était aussi l´étoile de VENUS.

On sait que les différentes croix ont été formées à partir d´un schéma initial qui est représenté par deux traits perpendiculaires, notre signe + et qui signifie travail en puissance.

20 mars 2013

Mythologie égyptienne Tefnout et Maât, serpent Atoum, réf / astronomie, Trois et neuf, dieu caché

Création en Egypte, cosmogonie ++++

Général http://www.immortelleegypte.com/mobile/articles.php?lng=fr&pg=45

Au sein du Noun est le Démiurge (« Qui ne peut être nommé et ne peut être connu » = Dieu), grâce auquel la vie apparaît spontanément. Il commence par penser. Par sa pensée, il dénombre le Noun… et se crée lui-même. Puis le Démiurge se met à parler et dès lors se dissocie du Noun qui est Océan Primordial. Le Noun n'existe pas encore, ne voit pas ce qui se passe, n'a pas conscience de lui-même ni de ce qui l'entoure. Enfin, le Démiurge raconte au Noun ce qui se passe : c'est le dialogue, qui amène l'éveil du Noun, sa prise de conscience de ce qui est. Dès lors le Démiurge bouge, et c'est le début de la création.

En Égypte, le créateur s'appelle Ptah (Pteh), Rê ou Amon-Rê, Atoum (Itemou), Khépri. Dieu suprême, il perd parfois, au cours des temps sa suprématie. Il est toujours à l'origine de la création, mais n'est pas obligatoirement l'agent actif déterminant de la suite des événements.

D'après un mythe égyptien, c'est sous la forme d'un serpent qu'Amon a fécondé l'œuf primordial.

http://onirym.online.fr/v3/symbolique_serpent.php

Symbolisme du serpent +++

Dieu créateur : Dans l'Égypte antique, Atoum, dieu-serpent, est le premier à avoir émergé des eaux primordiales, et a engendré le monde. Le Livre des Morts lui fait dire : «Je suis ce qui demeure...Le monde retournera au Chaos, à l'indifférencié, je me transformerai alors en serpent qu'aucun homme ne connaît, qu'aucun dieu ne voit !»

Ouroboros…

Voir aussi http://nousnesommespasseuls.xooit.com/t1816-Le-symbolisme-du-serpent.htm

Et http://fr.wikipedia.org/wiki/Serpentes#Symbolique

Liens : http://www.culturediff.org/creation28.htm

Tefnout est Maât, l'ordre qui règle le monde créé. Elle est garante des relations sociales entre les hommes, de la survenue des phénomènes naturels, de l'harmonie cosmique. Elle est le complément indispensable à la Vie : "Vie est son nom à lui (Chou), Maât est son nom à elle (Tefnout)" (CT 80). Vie et Maât sont les deux principes fondamentaux sans lesquels le monde ne peut fonctionner. Raison pour laquelle Tefnout apparaît toujours aux côtés de son frère, Chou.

Chou se devait quant à lui d'agir conformément aux ordres de son père, de transmettre sa parole : "Je (Chou) suis celui qui transmet la parole de celui qui est venu à l'existence de lui-même à sa multitude" (CT 75). Outre du verbe créateur-Hw, le fils-créateur dispose de la force vitale, qu'il se doit de transmettre à l'ensemble des êtres vivants afin de garantir leur reproduction - celle des dieux, notamment : "Je suis Chou, le père des dieux (...) Je suis Chou qui engendre les dieux" (CT 76). Plus généralement, Chou est "la vie qui est sous Nout" (CT 80). Il est chargé d'assurer le bien-être des créatures que son père Atoum a fait venir à l'existence. Leur subsistance y compris, ce qui lui vaudra d'être assimilé au blé-npr ; plus généralement, de se voir confier la responsabilité de la survenue des phénomènes naturels (pluies, saisons, ...).

http://www.culturediff.org/creation29.htm

aspect scientifique des mythes, accès à site de dossiers égyptologie et astronomie

 

Création égyptienne, Le Trois, dieu caché

http://www.bergerfoundation.ch/Karnak/Cosmogonie_egypte.html

À la place d'Un seul on imagine aussi une Ogdoade, quatre couples d'êtres primordiaux dont le nom invoque encore l'incréé : les eaux primordiales, l'infini, les ténèbres et le caché (ou le vide). Ce n'est que de leur centre que le soleil émerge, déterminant par cette première fois de son lever le commencement du monde.

le vieux système de l'Ennéade issu d'Atoum désigne ce déploiement du différencié à partir de l'Un. Neuf signifie pour les Égyptiens le pluriel élevé à la puissance trois (trois fois trois) et par là même est (l')expression d'une universalité qui englobe toutes choses. Dans les Textes des sarcophages (II. 39) du Moyen Empire, on trouve une énonciation que l'on a interprétée comme la plus ancienne formulation d'une trinité ; on dit du dieu primordial Atoum :

Lorsqu'il engendra à Héliopolis Shou et Tefnou, lorsqu'il était l'Un [et] lorsqu'il devint Trois.

Cela n'est rien d'autre que la formule la plus simple pour dire que, à partir d'une unité, se développe une multiplicité.

Ce double visage de la menace et du renouvellement permanent s'incarne dans l'image de l'Ouroboros, le serpent qui se mord la queue, qui enserre l'univers entier. Son corps gigantesque se replie sur lui-même et enveloppe donc l'existence de tous côtés, la protégeant et la menaçant à la fois. À l'époque amarnienne, ce pictogramme trouva sa forme définitive pour la première fois sur l'un des sarcophages en or de Toutânkhamon. Il continuera à exercer une influence dans la magie, dans la gnose, dans l'alchimie et la mystique bien au-delà des frontières de l'Égypte.

La réalité divine est entourée par le non-être qui forme l'horizon de l'univers, où il se régénère et se dissoudra à la fin des temps. Le corps du serpent est en même temps le lieu où s'accomplit la régénération nocturne de l'être.

Le dieu Amon, si souvent célébré dans les hymnes du Nouvel Empire comme créateur, porte un nom qui le désigne comme le caché

. C'est un nom qui convient à un dieu primordial qui n'a aucun témoin de ses origines car, lors du commencement, il n'y avait rien en dehors de lui. Il était le seul et l'unique, le secret et l'insondable.

19 mars 2013

Carré Sator,

Sator premières versions et utilisations, lien avec labyrinthe, fil… 

Voir vers la fin p 125…

http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/rhr_0035-1423_1980_num_197_1_10261

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19 mars 2013

Carré Sator, Graal-Grille (étymologie)

 

http://www.rennes-le-chateau-archive.com/forums/viewtopic.php?t=115&sid=16f1ffc94a2c4f95ada4091eff7ba2a8

1. Le carré sator serait le graal de Chrétien de Troyes dans son "Conte du graal". Les premiers mots du Conte sont : "Qui sème peut récolte peu [..] Chrétien sème, et sa semence, c'est un roman qu'il commence et qu'il sème en un si bon lieu etc.". Or "sator" veut dire en latin semeur. D'autre part en anglais graal se dit grail. Le mot grail en français signifie grille ou gril et l'ancien mot pour dire griller était "graailler".

Le graal selon le Conte contient l'hostie servi au vieux roi malade du château du graal. Un anagramme de sator est "artos" qui en grec veut dire pain. En latin d'église arton désigne le pain sans levain servant à fabriquer les hosties. Un autre anagramme est "troas" : en latin donne "de Troie" nom de notre auteur.

Le carré sator est pour Chrétien le graal ou signature de son oeuvre qui lui permet de passer à la postérité et donc à une forme d'immortalité, but de tout artiste.

 

2. Le tableau de Poussin "les bergers d'Arcadie" comprend 3 bergers et une bergère ainsi que probablement un autre personnage dans le tombeau soit cinq personnes. Or les 5 mots du carré sator (SATOR AREPO TENET OPERA ROTAS) ont servi en Cappadoce du IXème au XIème siècle à désigner les bergers de l'adoration du Christ enfant pendant la Nativité.

Si l'on prend les lettres communes du carré et de l'épitaphe du tombeau ET IN ARCADIA EGO ("arcadia" peut se lire aussi "arca dia" tombeau divin ou arche divine) on obtient l'anagramme "AA AETERNO" : AA éternellement.

AA en alchimie symbolise l'amalgame des contraires préliminaires à la Pierre philosophale. Mais aussi Aa sont les Assemblées des Amis, congrégations secrètes de Jésuites. Or la carrière de Poussin à été lancé en 1623 par sa victoire à un concours lancé par les Jésuites pour la réalisation de tableaux de la vie d'Ignace de Loyola. De même, la première mention de ET IN ARCADIA... apparaît dans un tableau du Guerchin, dont le protecteur était le pape Grégoire XV grand admirateur des Jésuites et qui fit canoniser Ignace de Loyola en 1622.

D'autre part l'origine chrétienne du Carré SATOR, appuyé par Félix Grosser (de Chemnitz), inventeur du PATERNOSTER AO, est remise en cause par le père jésuite G. de Jerphanion ("La voix des monuments", éditions d'art et d'histoire, 1938). En effet il n'y a pas d'attestation de la présence de chrétiens avant 79, date de la destruction de Pompéi où a été retrouvé le premier carré sator connu. De plus leurs inscriptions se faisaient en grec, et non en latin et à cette époque la croix n'était pas un symbole accepté. Le père jésuite penche plutôt pour une origine juive. La communauté hébreue était nombreuse à Pompéi et leurs inscriptions étaient en latin. La magie juive utilisait des carrés magiques de 5 basé sur le terme Elohim. Les 4 T sur les côté du carré Sator représenteraient les marques de protection faites au front mentionnées dans Ezechiel. Le carré SATOR était à l'origine un carré ROTAS. Ce sont les chrétiens qui l'ont inversé en empruntant beaucoup à la magie juive.

 

Le sens des mots du carré sator peut être lu comme une phrase d'inspiration littéraire. En effet Sator veut dire aussi "auteur".

OPERA : peine et travail, ROTAS : rouleaux dans le sens volumen, TENET : habite, occupe, AREPO : nom propre (thèse défendue par R.G. Colligwood) :

"La peine (que l'on s'est donné) habite les rouleaux - Arepo, l'auteur".

Or dans l'introduction du Conte on peut lire : "Chrétien n'aura pas perdu sa peine, puisqu'il emploie toute sa peine à mettre en vers sur l'ordre du comte..."

 

Sur l'étymologie du mot graal notons Emmanuème Baumgartner (www.ac-amiens.fr/pedagogie/lettres/lycee/conte_graal.htm) : "le Graal, non commun plutôt rare à cette date, prosaïque (claie à égoutter les fromages, notamment)". Une claie est justement une grille.

Il y a un carré SATOR gravé à la chapelle Saint Laurent à Rochemaure en Ardèche avec la signature "Giro...Umbert...me fecit". Une légende espagnole raconte aussi que le saint aurait envoyé le graal à Huesca, sa ville natale. Celui-ci serait passé à San Juan de la Pena puis finalement à Valence. Gril et grille associés puisqu'en français médiéval grail désignait et l'un et l'autre.

Georges Bertin : « La référence indo-européenne renvoie l'origine du graal à la racine KERT- soit tordre, tresser... Curieusement cette idée de claie qui figure dans la légende de la cathédrale d'osier de l'abbaye de Glastonbury, refuge supposé du graal, est aussi celle du lien, de l'attache (cratis) et l'on voit bien en quoi le graal est le lien qui unit les chevaliers d'Arthur dans leur Quête".

Vous parlez d'autel d'airain. Or une manipulation du carré SATOR, le rangeant suivant l'ordre d'un carré magique de 5 (composé de 25 nombres) qui lui était associé au Moyen Âge, donne un nouveau carré avec dans deux colonnes le mot AEREA : "d'airain". Un anagramme de AA AETERNO est AENEA ROTA ou roue d'airain. Chez Virgile dans l'Enéide, la roue d'airain (aerea rota : aenea = aerea) écrase un serpent et le coupe en deux comme dans une représentation se retrouve dans un caisson de la galerie haute du château de Dampierre-sur-Boutonne étudié par Fulcanelli dans ses Demeures Philosophales : "Caisson 9 - Coupé par le milieu, un serpent, malgré le caractère mortel de sa blessure, croit cependant pouvoir vivre longtemps en cet état". Inscription .DVM.SPIRO.SPERABO. : Tant que je respire, j'espère. "Le serpent, image du mercure, exprime, par ses deux tronçons, les deux parties du métal dissous, que l'on fixera plus tard l'une à l'autre".

D'autres manipulations donnent OSTRA pluriel d'ostrum, le pourpre de la teinture des alchimistes.

image de ce bas-relief (de Marie "croisant les doigts") : c grille ou claie.

19 mars 2013

Carré Sator-Rotas, Sautran?, Tehet, pierre philosophale-Sator-Géométrie

Giraut de Borneil-poète-troubadour

dagobert

Pompei-02

SATOR_pompeiano

pierre_philosophale



SOLUTION GÉOMÉTRIQUE http://www.pensator.org/fr/mathematiques/pierre_philosophale/02.htm

 

1.

Prendre un carré quelconque, l’habiller en carré Sator :

a.

Tracer les diagonales, elles se coupent en N.

b.

Le côté du carré étant égal à 2, on trouve facilement NT = 1 et on place ensuite tous les points du carré Sator.

2.

Tracer les cercles de rayon 1/2 (N, NE) et de rayon 1 (N, NT).

3.

Tracer la diagonale A2A3, elle coupe le cercle N, NE en M. A2M = .

4.

 

Tracer les arcs de cercle (E, ). Ils vont couper les droites SATOR ROTAS en 8 points. Le cercle de centre N reliant ces 8 points est le cercle de même surface que le carré Sator.

5.

 

Tracer les arcs de cercle (T, ). Ils coupent les droites TENET en 4 points. Le cercle passant par ces quatre points est le cercle de même périmètre que le carré Sator.

6.

Admirer la Pierre des Philosophes.

 

 

27 février 2013

De l'Aleph à la Shekinah et la Dame d'Amour

Aleph de Borges

http://opus-all.paris.iufm.fr/littecompa/borges/aleph_frm.htm

...l'Aleph infini que ma craintive mémoire embrasse à peine ? Les mystiques, dans une situation analogue, prodiguent les emblèmes : pour exprimer la divinité, un Perse parle d'un oiseau qui en une certaine façon est tous les oiseaux ; Alanus ab Insulis, d'une sphère dont le centre est partout et la circonférence nulle part ; Ézéchiel d'un ange à quatre visages qui se dirige en même temps vers l'Orient et l'Occident, le Nord et la Sud. (Je ne me rappelle pas vainement ces analogies inconcevables ; elles ont un rapport avec l'Aleph.) Peut-être les dieux ne me refuseraient-ils pas de trouver une image équivalente, mais mon récit serait contaminé de littérature, d'erreur. Par ailleurs le problème central est insoluble : l’énumération, même partielle, d'un ensemble infini. En cet instant gigantesque, j'ai vu des millions d'actes délectables ou atroces ; aucun ne m'étonna autant que le fait que tous occupaient le même point, sans superposition et sans transparence. Ce que virent mes yeux fut simultané : ce que je transcrirai, successif, car c'est ainsi qu'est le langage. J'en dirai cependant quelque chose.

...l'Aleph, sous tous les angles, je vis sur l'Aleph la terre, et sur la terre de nouveau l'Aleph et sur l'Aleph la terre, je vis mon visage et mes viscères, je vis ton visage, j'eus le vertige et je pleurai, car mes yeux avaient vu cet objet secret et conjectural, dont les hommes usurpent le nom, mais qu'aucun homme n'a regardé : l’inconcevable univers.

Aleph chez Borges et dans la Kabbale, tradition juive

https://docs.google.com/viewer?a=v&q=cache:Gg6Z_NWB1_YJ:hal.archives-ouvertes.fr/docs/00/08/95/81/PDF/aldhuy_aleph.pdf+aleph+de+borges+et+presence+divine+selon+la+Kabbale&hl=fr&gl=fr&pid=bl&srcid=ADGEESgDvayOqI_Qh9enzShwiKU-H7PI1vntUC9KgipABdEGCFzCwFEzOBoPeNkvLt2QZmpI0I7-ei6gtOnFEI3dhf3s2IJpC0hkes9am9oMOqDdXnKwljhWh18p-MNQCLXFoSSDGVWX&sig=AHIEtbQTFdFSDl3ALNkGp3klgHO-ArJfHA

Pour Borges, c'est la divinité illimitée et pure. En Sof

« [l’Aleph] renferme dans sa forme inarticulable toutes les relations avec l’univers et il est, en dernière instance, l’univers en soi [ … ] . Il est au centre des préoccupations de la Kabbale » (Borges, 1993, 1601). Il signifie le En Soph, « la divinité illimitée et pure » (Borges, 1993,

 

Pour P Coelho

http://www.dimabladna.ma/index.php?option=com_flexicontent&view=items&id=3445

ce que «  Aleph » signifie pour lui: Un endroit où le temps et l’espace se rejoignent, une sorte de « nirvana », un lieu magique et intemporel.

Dans la Kabbale hébraïque

 

http://www.kabbale.eu/la-lettre-aleph/

dans cette orthographe de Aleph est contenu le nom Divin El (אל) qui va présider à toute la création. La lettre restante est le Pé en tant qu’initiale du mot – Peh (פה) = « Bouche ».

Vu comme cela Aleph pourrait se lire « El Péh » = « Bouche Divine ». Soit : « Le verbe Divin par lequel se fera la création ».

Aleph est « Un » par sa valeur numérique. l’unité, nous sommes tous à sa recherche. Cette unité est nécessaire et même indispensable à la multitude que nous sommes. Il est bien dit « Qu’une multitude qui ne se réduit pas à l’unité, n’est que désordre et confusion ».

Aleph est la Pulsation Divine qui anime. Oui, mais qui anime quoi ? On interprète la lettre pour essayer de comprendre ce qu’elle cache. Aleph est la pulsation Divine qui anime Lamed l’action organique et Pé final l’énergie d’un corps vivant. Oui mais si Aleph en tant que pulsation Divine, anime la vie pour en faire une existence ; Il n’est ni la vie, ni l’existence.

Aléf est le symbole de l’unité, du principe, par cela de la puissance, de la continuité, de la stabilité, de l’équanimité. C’est aussi le centre spirituel d’où rayonne la pensée, en établissant un lien entre les mondes supérieur et inférieur, le ciel et la terre; entre ce que le Zohar appelle Mi ( מי qui ? ) et Mah ( מה quoi ? ) »

 

Symbole qui contient tout l'univers, Verbe au sens divin du terme

Un symbole qui contient toutes les lettres met en évidence l'importance du Verbe. C'est par la pensée, qui fait naître le langage que l'homme s'approprie le monde et devient Homme au maximum de son potentiel (rf anthropos).

1/ Aleph: Un, Principe divin, contient toutes les lettres de l'alphabet hébreu, est à la base de la kabbale hébraïque représentant un savoir encyclopédique, mathématique, géométrique....

2/ Cachée sous le N inversé, représentée dans la rosace et la fleur à six ou huit pétales, Rose de Wotan, Odin, la rune Hagal, rune mère et oeuf primordial, contient toutes les runes.



SHEKINAH

Voir pour l'essentiel http://www.ledifice.net/P022-1.html

Shekinah: Féminin en l'homme, Sophia pour le Christ

Feminin = dimension d'accueil de la lumière

Le Féminin de l'être est la dimension verticale reliée au Divin en nous-même. Lorsqu'elle est restaurée, Dieu s'y établit en Présence.

Selon René Guénon, la Shekinah est la synthèse des Sephirot.
Le Christ mort (muté) et ressuscité peut être assimilé à la Présence divine manifestée pour l'humanité.


Shekinah est aussi la mère inférieure, la reine, la vierge. Elle correspond à la Psyché grecque, la romaine Anima, et Sophia Gnostique.

La Schekina est en effet le lieu de la psyché et comme telle reliée à la très vieille symbolique lunaire, c'est l'Arbre de mort opposé à l'Arbre de vie. Mais en même temps elle est l'épouse du Roi.

Une des principales fonctions de la Shékina est toujours selon le Zohar, de servir d’intermédiaire au monde d’en haut pour correspondre avec celui d’ici bas et aussi d’intermédiaire du monde d’ici bas pour correspondre avec celui d’en haut.

 Ainsi, elle est la médiatrice parfaite entre le ciel et la terre. La Shékina, elle, correspond à ce que les grecs appellent « Sophia » qui signifie « Sagesse ».

Pour certains mystiques, cette sagesse est l’épouse de Yahvé car lorsque l’humanité vivait au Paradis, lorsqu’elle était proche de ses origines, la sagesse de Yahvé était sur la terre. Cela signifie que Yahvé, sa sagesse  et sa beauté guidaient l’homme en chacun de ses pas. Et selon le principe ésotérique de la correspondance du ciel et de la terre, comme le disait si bien le Maître Hermes TRIMÉGISTE ; je cite « tout ce qui est en haut est comme ce qui est en bas ».

Cependant, le péché a occulté la Shékina et l’a fait monté au ciel, et celle-ci était de plus en plus inaccessible tandis que l’initiation, la justice et la beauté l’ont fait redescendre parmi les hommes.

Et enfin INRI (Jésus) l’a fait descendre sur terre, elle est accessible pour celui qui suit le Christ.

Malkut, le Royaume

Malkut, la réalité telle que nous la percevons (notre monde matériel), est donc la synthèse et le réceptacle de toutes les émanations. En Malkut l'Esprit ayant totalement pénétré la matière et atteint à son individualisation maximale, revient à son origine.

Ainsi est indiquée la voie de l'Unité entre les mondes d'en haut et d'en bas. Aïn Soph en haut, Malkut en bas. L'Arbre est complet et redevient possible l'unification du Nom brisé. Là Dieu est Un. Ainsi apparaît l'union dans l'éternité de l'infiniment petit et de l'infiniment grand.

 

Amour de la Dame, Fidèles d'Amour 

http://fr.metapedia.org/wiki/Fidèles_d'Amour

La première chose à souligner, c'est que dans les aspects les plus significatifs de cette littérature, pour notre point de vue, "l'amour" a un double sens. Le premier est en rapport avec l'immortalité, avec l'élément "sans mort"; c'est celui qu'exprime de façon explicite Jacques de Baisieux, par exemple, lorsqu'il interprète amor comme a-mors, c'est-à-dire, exactement, "sans mort", de telle sorte qu'il fait rigoureusement correspondre l'Amour à amrta, au "non mort" (ambroisie) que nous avons souvent vu revenir dans les textes hindous.

Le deuxième sens se rapporte au transport que suscite la "femme" chez l'homme, transport dont on considère qu'il a des effets extatiques et qu'il conduit à l'expérience du "sans-mort", à l'obtention de la "salute" (dans "salute", salut, on peut voir l'équivalent occidental de la "libération" hindoue). Il arrive, en rapport avec le premier sens, que dans la littérature des Fidèles d'Amour, l'Amour personnifié soit présenté avec des traits "çivaiques".

Le "salut" de la femme, dans la littérature des Fidèles d'Amour, a un sens chiffré basé sur l'amphibologie des termes "salut" et "santé". Voir ici:

http://chantsdamour.canalblog.com/archives/2012/08/09/24865123.html

Comme celle des adeptes du çaktisme, l'expérience initiatique des Fidèles d'Amour et des courants occidentaux semblables s'appuie donc sur les points suivants:

1) l'Amour provoque une crise profonde, éveille une puissance qui "tue" presque le vivant et rend actif un principe actif un principe supérieur latent chez l'homme;

2) la "femme" engendre ainsi un être nouveau, ce qui entraine une hiérarchie nouvelle de toutes les puissances de la nature humaine; c'est l'élément supranaturel çivaique qui domine maintenant;

3) c'est là la "santé" (le salut) et le début d'une nouvelle existence.

çiva: aspect masculin, immuable et lumineux de la métaphysique tantrique

çakti: aspect féminin, dynamique et générateur

 

https://docs.google.com/viewer?a=v&q=cache:iFxMT9glI9wJ:multimedia.fnac.com/multimedia/editorial/pdf/9788896872109.pdf+les+fidèles+d'amour+selon+Luigi+Valli&hl=fr&gl=fr&pid=bl&srcid=ADGEEShwBxIqh_QvFJfgZNYUCZtDbit90OgTgFkECUIN8Go9plu8nqcs1s7DrppVc2YKgDy6drx1AL-cFpK9rJuetqhyfYknbFr-8Jlv2aQaA2Jmp1uSYmIxB2HxQl6EfUGMNHPbczpo&sig=AHIEtbQKAurX6Wpyui2zFItd2140yDPCqg

 

Les «Documents d'Amour» de Francesco da Barberino* - Fnac

 

multimedia.fnac.com/multimedia/editorial/pdf/9788896872109.pdf

 

Contemporain de Dante, Barberino explique la doctrine et l'art de la voiler dans ses vers.

Rose = Sagesse sainte (la doctrine des Fidèles d'amour) est la dame de toutes les choses, lumière de beauté et salut (éternel) de tout homme.

Veuve = sagesse sainte, fils de la veuve = nom des manichéens

Leur dame était celle du Cantique des Cantiques (sagesse de Salomon)

L'oeuvre d'amour = conduire l'homme de religieux, c'est-à-dire de mort à la perfection de la vie d'amour (union avec la Sagesse sainte)

Voir le texte pour les étapes par degrés vers la Chevalerie d'amour:

RÉSUMÉ: 

2 échelons des exclus de l'ascension vers l'amour

°Religieux/°°Mort                   °Religieuse/°°Morte

Ils sont disciples de la mort.

°Leur intellect et leur volonté de faire le bien ont été tués/°°Leur désir du bien a été tué en plus

Le religieux pourrait encore vivre, non parce qu'il possède la Rose, mais parce qu'il la regarde.

5 étapes de l'homme tendant à atteindre la Sagesse sainte, Vie nouvelle :

Conduit à la félicité par des degrés initiatiques qui vont de l'enfance jusqu'aux noces mystiques, à l'identification de l'amant avec l'aimée.

ON Y PASSE DE DEGRÉS OÙ ON EST BLESSÉ AVEC LA FLÈCHE (= une des facultés est blessé, indisponible) A CEUX OÙ L'ON EST BÉATIFIÉ PAR LA ROSE.

Enfant blessé, touché par les pleurs de * / damoiselle* dont la mémoire se souvient en pleurant (la Béatrice, le rayon de l'Intelligence active la vivifie)         

Damoiseau sans souci / Damoiselle accomplie, sa vertu, sa Sagesse

Adepte (homme commun) blessé à mort par Amour, il souffre pour son désir / Mariée qui sait que de cette mort surgira la vie.

A ce stade, l'intellect est encore blessé, mais comme ils désirent la Rose, la volonté et le désir sont déjà guéris.

 

Chevalier méritant / Veuve (SAGESSE SAINTE)

Guéris par Amour, ils ont un intellect d'amour et tiennent des roses dans leurs mains.

 

Figure unique à 2 têtes : Epouse et Epoux.

Homme qui ayant rejoint le rayon de l'Intelligence active dirigé vers lui et s'y étant uni, a atteint la félicité.

 

Chevalerie et la dame

http://www.archiveseroe.eu/tradition-c18393793/45

La dame, c'est — comme l'a démontré Valli — pour les Fidèles d'Amour, “l’intelligence” au sens transcendantal, la "sainte sagesse", la personnification, donc, d'une spiritualité transfigurante et d'une vie qui ignore la mort ;

C'est la vierge Sophia, figuration qui, dans tout le cycle mythique traditionnel d'Orient et d'Occident, est en relation avec l'Arbre du Monde et de la Vie, personnifiant la force vitale originelle, la vie de la vie et même la puissance, conformément à la double signification du terme sanskrit çakti, à la fois épouse et puissance.

Avec l'Arbre, elle est présente non seulement dans les diverses légendes relatives à la conquête de l'immortalité ou de la sagesse par le héros mais aussi, et de manière plus significative encore dans notre cas, dans celles qui se rapportent au pouvoir royal et sacerdotal d'un “vainqueur”

...de même est-il possible que le symbolisme de la Dame et de la relation entre elle et les chevaliers du Graal ait caché des éléments propres à la doctrine des initiations païennes, à celle de l'éveil et du passage, non pas mystique et sentimental mais réel, d'un mode d’être à un autre mode d’être, accompli selon une voie virile et héroïque, étrangère à toute évasion religieuse et à toute servilité devant le divin.

Et que l'on ait voulu maintenir l'attitude solaire selon laquelle l'élément de la sagesse, de la vie spirituelle et de la puissance, auquel on se consacre et dont on est le "fidèle" jusqu'à la mort, doit néanmoins conserver des traits féminins vis-à-vis de la virilité spirituelle de l'initié en tant que valeur centrale.

En définitive, la signification exacte de tout ceci, on la trouve, après les Fidèles d'Amour, derrière le symbolisme encore plus impénétrable de la littérature hermético-alchimiste, propre à la tradition qui, fait significatif, prit le nom d'Ars regia, d'art royal, et reprit les thèmes d'initiation de la royauté divine égyptienne elle-même et établit le "mythe" d'une “race immortelle et autonome”, celle des “sans-roi”, “héritiers de la sagesse des siècles”, “époux de la Dame” et “Seigneurs des deux pouvoirs”.



22 décembre 2012

Anthropos, 9 composants de l'Homme, tradition nordique, rectangle de Salomon

psycho

 

SITE http://kerglas.pagesperso-orange.fr/portes/anth/neuf.htm

Edred Thorson (Runelore, p. 210-214) commente ainsi les neuf constructions psycho-physiques de l'"homme intégral", l'Anthropos selon l'Evangile de Marie-Madeleine :

9. La "chance" (VN, hamingja) est très liée au "double". Elle est le complexe collectif chez l'individu, son lien avec sa communauté. Elle s'exprime sous la forme d'un "esprit-gardien".
8. Le "double" (VN, fylgia) est le côté lumineux de l'ombre. L'individu peut projeter sa volonté dans son double pour se métamorphoser ponctuellement.
7. L'âme (VN, sál), la "psyché" passive du vivant de l'homme, qui concentre tous les aspects psychiques après la mort. C'est l'"ombre" jungienne.
6. La mémoire (VN, minni) est le réservoir en soi de tous les mystères. Il est le reflet du Wyrd (destin) intégral dans la conscience de l'homme et la possibilité d'avoir accès à cette toile du destin. Elle correspondrait donc à l'inconscient collectif, chez Jung.
5. l'esprit (VN, hugr) est le siège de la volonté et de la conscience.
4. Le souffle vital (VN, önd), est l'énergie vitale sur laquelle toute vie est fondée. Le önd est le moteur de la pratique runique. Par son exercice, on modifie son önd et le önd de l'environnement.
3. La faculté d'extase (VN, ódhr), c'est la faculté de sortie de son état normal de conscience.
2. La "substance-forme" (VN, hamr), qui donne au corps sa forme, sous le contrôle d'une volonté.
1. Le corps (VN, lik).

VN = vieux norrois (langue de la branche germanique, qui est celle des sagas islandaises, et qui survit dans la langue actuelle de l'île de glace et de feu. NDLR.)

sch2

sch3

Le schéma originel de la Divine Comédie, établi par Mirko Mangolini. Les cases numéros 2, 4,5,6 et 8 forment ce que l'on appelle la croix templière. Les autres éléments disparaissent après la mort. Le Corps (1) retombe en poussière, le Corps de l'Esprit (3) correspond au mental, lequel est constitutif de l'image de soi que l'on veut donner au monde, inclut nos peurs et nos préjugés, notre idéal aussi... Cela aussi se perd ! L'Esprit du Corps (7) est le lieu où se matérialisent nos connaissances rationnelles terrestres, ce qui nous est enlevé, après notre désincarnation. L'Esprit de l'Esprit (9) est l'Ange-gardien, lequel achève sa mission après notre passage sur terre.

 

 

sch4Les personnages du grand poème de Dante symbolisent chacun l'un des neuf éléments. L'homme dans sa totalité, l'Anthropos est inclu dans le cercle de la Divinité, l'Amour, la source vive à laquelle nous devons nous relier. C'est le Saint-Esprit de Dieu, ce dixième élément, qui forme l'homme complet, dont le modèle est le Christ.

 

SITE http://www.counter-currents.com/2011/12/lhomme-manquant-dans-la-cosmogonie-nordique/

Odin, Vili et Ve
Le fait que les trois frères forment le premier moi peut être déduit par une analyse de l’identité de chacun. Les trois ensemble représentent une articulation des différents aspects de l’individualité humaine.
Le nom d’Odin est dérivé d’odhr qui désigne un état de conscience extatique. Le mot grec ekstatis signifie littéralement « se trouver en-dehors », et un état extatique est un état par lequel nous sommes transportés en-dehors de nous-mêmes, par lequel nous devenons plus que ce que nous sommes. Dans les discussions sur la culture et le mythe germaniques, odhr est parfois appelé wut ou wodh, exactement pour les mêmes raisons linguistiques que Odin se rencontre aussi sous les noms de Wuotan et de Woden ou Wodhanaz.
L’odhr survient sous trois formes, correspondant aux trois « fonctions » duméziliennes.  L’odhr peut se manifester dans l’extase religieuse, le sentiment d’être transporté hors de soi-même et dirigé vers le numineux. L’odhr se manifeste aussi dans la fureur du guerrier ou berseker, une rage ou une frénésie guerrière dans laquelle on peut se perdre. Finalement, l’odhr peut se manifester dans une forme de « troisième fonction », comme le transport extatique parfois ressenti dans le travail manuel, les festivals agricoles, les rites de fertilité, et les rapports sexuels. Ces formes d’odhr existent, bien sûr, dans une hiérarchie, le plan le plus élevé et le plus pur étant l’odhr religieux.
Vili veut dire volonté, qui est la capacité de l’homme à modifier les données d’après ses buts et ses idéaux ; sa capacité à s’imposer au monde. Seuls les êtres humains ont cette volonté.

Vé signifie quelque chose comme « sacré » ou « saint ». C’est le troisième aspect de l’esprit humain qui le rend particulièrement humain. Vé représente l’ouverture des êtres humains envers le transcendant, ou l’Absolument Autre[5]. Seuls les êtres humains possèdent cette ouverture, et le sentiment d’une division entre la nature et l’existence humaine – une division entre idéal et nature, Dieu et homme, sacré et profane, etc.

Ces trois moments de l’esprit humain sont liés l’un à l’autre. L’ouverture divine, le sens du Sacré fourni par Vé est nécessaire avant que les formes supérieures de l’odhr puissent être connues. C’est aussi par l’odhr que nous prenons souvent conscience de notre capacité d’ouverture au divin. Sans l’ouverture au divin, l’odhr deviendrait une frénésie d’annihilation insensée, ou une pulsion de sensualisme insouciant. La volonté est l’imposition de nos idéaux ou de nos plans à la nature. Cependant, sans l’ouverture au transcendant, à un ordre éternel, la volonté deviendrait une affaire purement personnelle, et potentiellement destructive. Il est difficile de voir que l’ouverture au transcendant a besoin d’être « modérée » d’une façon ou d’une autre, par l’odhr ou par la volonté, et ainsi le trio Odin-Vili-Vé émerge comme à peu près analogue à la triade platonique Esprit-Désir-Raison, où la Raison « mesure » ou ordonne les deux autres.

Odin-Vili-Vé est une entité ontologiquement distincte des hommes, mais qui constitue les caractéristiques qui font de nous des humains. Comme je l’ai dit, le mythe nous dit que ces caractéristiques se trouvent en-dehors de nous comme quelque chose que nous devons tenter de réaliser. La tentation, cependant, est de conclure que nous sommes Odin-Vili-Vé ; que nous et les dieux ne faisons qu’un ; que l’homme est Dieu. Cette conclusion a été irrésistible pour beaucoup. Elle se manifeste dans l’identification de l’Atman et du Brahman dans le Vedanta. Parmi les peuples germaniques, elle se manifeste chez des mystiques comme Eckhard et des philosophes comme Hegel. Mais cette interprétation annule la séparation entre humain et divin (ou Sacré) représentée par Vé, et annule ainsi l’ouverture au transcendant, qui est l’essence de la religion. C’est en fait un humanisme radical (les résultats pratiques et tangibles de cet humanisme sur la vie des Indiens se passent de commentaires). Le résultat ultime de la version allemande de cet humanisme fut la philosophie de Karl Marx, l’adepte de Hegel, qui rejeta complètement le divin et qui, essentiellement, fit de l’homme un dieu.

SITE http://croyance-nordique.cultureforum.net/t237-metier-de-seidr

Les anciens païens nordiques ne considéraient pas que l’âme était dissociée du corps, ils croyaient au contraire qu’elle y était rattachée et qu’elle se composait de plusieurs parties, toutes possédant des fonctions différentes. Les recherches démontrent que l’âme peut être décomposée en ces différentes parties :
1. Lyke ou le corps physique
2. Ham ou le corps astral
3. Mind ou la conscience
4. Önd ou l’esprit (souffle de vie)
5. Goði ou le soi élevé
6. Öðr ou la conscience divine
À ces différentes composantes, on peut ajouter différentes entités spirituelles, telle le hugr, l’hamingja et la fylgja. Ces différentes composantes seront également expliquées au cours du texte, juxtaposées aux corps correspondants.
C’est donc Loder qui gère le corps physique, ces dons composant l’enveloppe charnelle qui nous accompagne de notre naissance à notre mort.
Dans la tradition nordique, les trois dieux primordiaux, Odin, Vili (ou Hoenir) et Vê (nommé aussi Loder) créèrent le premier homme, Ask, et la première femme, Embla, à partir de deux troncs d'arbres. Odin leur offre le souffle (önd), considéré par plusieurs croyances comme étant l’esprit ou l'âme ; Hoenir leur offre les cinq sens, l’expression et la parole (oðr) ; et enfin, Loder les gratifie de l’intelligence, du cœur, des sentiments, de l’apparence, du mouvement et de la santé.
1. Lyke, corps physique
2. Ham ou le corps astral
Le terme norrois ham peut se traduire par « forme » ou « peau ». Ce corps astral est illustré dans la littérature nordique par des praticiens du Seidr qui se transforment en un animal pour entreprendre un voyage astral, concept généralement associé au « shapeshifting » (métamorphose ou changement de corps) chamaniste. Ces métamorphoses en un animal sont récurrentes au sein de la littérature nordique et les animaux cités sont l’ours, le loup, le signe, le faucon, le phoque et bien d’autres.
Au concept du ham, on associe l’entité spirituelle de l’hamingja, guide spirituel apparaissant sous les traits d'un animal.
On peut donc voir que les définitions de l’ham et de l’hamingja sont presque identiques et peuvent être confuses pour le néophyte.
Pour simplifier ces notions, on peut dire que :
- l’ham est la métamorphose utilisée pour effectuer un voyage astral
- l’hamingja est un guide spirituel à forme animale qui protège l’ham
3. Mind ou la conscience
Le mind est l’aspect de notre psyché dont nous sommes le plus conscients, c’est ce que l’on peut associer au «je». Un dysfonctionnement de cette conscience résulte en ce que nous connaissons par le terme « troubles de personnalité
La plupart des croyances païennes croient que cette conscience (notre personnalité) survit à la mort du corps physique. Certaines preuves sont apportées par les médiums qui contactent des morts et affirment qu’ils gardent leurs traits de caractère et connaissances qu’eux seuls possédaient lors de leur vivant.
Une hypothèse veut que notre personnalité s’inscrive sur le plan astral tel une empreinte digitale. Cette empreinte peut être accessible et lorsque l’énergie est dirigée vers elle, elle peut devenir une entité active. Cela pourrait expliquer pourquoi certains esprits ancestraux deviennent des demi-dieux.
Le mind est le plus souvent divisé en deux parties qui sont définies différemment selon les écoles de pensées et les cultures. Les Nordiques ont représenté ces deux parties par les deux corbeaux qui accompagnent Odin (Huginn et Muninn). La science qualifie ces deux parties comme étant la partie droite et la partie gauche de notre cerveau.
Peu importe la version choisie, elles s’entendent généralement toutes pour dire qu’une partie gère le huginn (la pensée) et que la seconde gère le muninn (la mémoire).
Muninn se traduit littéralement par mémoire ; c’est l'hémisphère droit de notre cerveau, celle qui gère les fonctions inconscientes. On lui associe les esprits ancestraux, qui dans la mythologie nordique, apparaissent sous les traits féminins des Disir (entités spirituelles maternelles qui assurent fertilité, protection, conseil et assistance). Comme tous les guides spirituels qui accompagnent chacun de nous (hamingja, fylgja, etc.), la Dis nous est attachée par notre famille et notre lignage, ce qui nous explique pourquoi on l’associe à notre muninn – mémoire inconsciente. Les Disir sont les gardiennes de l’inconscient collectif (mémoires culturelles qui sont l’équivalent spirituel du matériel génétique) ; elles sont celles à invoquer pour retrouver toute mémoire enfouie, qu’elle soit personnelle ou héritée d’une vie passée.
L'hémisphère gauche de notre cerveau se nomme huginn, ce qui traduit par pensée, on lui attribue logiquement l’intellect. La fylgja est le guide spirituel que l’on attribue à l’huginn : il s’agit d’une entité qui suit toute personne, prenant soit l’apparence d’un animal, d’une personne du sexe opposé ou une forme abstraite. Son rôle est similaire à celui de l’ange gardien, elle est là pour aider et soutenir.
Mind (Huginn et Muninn), Disir et Fylgja :
- la fylgja est un guide spirituel à forme humaine ou abstraite (parfois animale) veillant sur l’huginn
- la Dis est une entité spirituelle féminine et à caractère maternel veillant sur le Muninn
4. Önd ou l’esprit (souffle de vie)
L’önd, que l’on traduit par souffle, est le don qu’offre Odin à Ask et Embla et à l’humanité. Ce souffle est une métaphore de l’esprit. (l'état d'esprit change avec le souffle! remarque perso)
Le souffle est donc l’acte qui anime notre corps, le pouvoir invisible et transformateur qui symbolise la transition entre deux états d’esprit, le lien entre les mondes physiques et spirituels.
Odin est donc bien évidemment le guide spirituel qui gère l’önd.
Puisqu’il tient un rôle majeur dans la transformation chimique du corps, il est l’équivalent du feu, aussi peut-on croire qu’à son expulsion du corps il retourne à son élément.
5. Goði ou le soi élevé
Si nous ne sommes pas ce corps ou cette personnalité (mind), que sommes-nous donc ? Qu’est-ce qui voyage d’une incarnation à une autre, qui existe entre elles et que nous aspirons à devenir ?
Le goði ou le soi élevé est la partie de nous que nous appelons « le divin en nous », c’est ce que nous expérimentons lorsque nous nous surpassons, lorsque nous fonctionnons à notre plus haut potentiel. Le goði est l’âme immortelle, le lien unissant nos personnalités fragmentées de leurs différentes incarnations.
D'ailleurs, goði ou gothi (gyðja ou gythia au féminin) est un terme utilisé jadis et toujours aujourd'hui pour désigner le prêtre ou prêtresse nordique qui dirige les célébrations, rituels et pratiques magiques. Le gothi ou la gythia tire son pouvoir magique des dieux eux-mêmes.
6. Öðr ou la conscience divine
Dans la littérature mystique, l'âme immortelle est décrite comme étant au-dessus du goði ou de la gyðja. Au sein de plusieurs traditions spirituelles sophistiquées, y compris les traditions polythéistes, cette âme immortelle est symbolisée par la « tête d'un dieu » qui n'est pas personnifiée, c'est-à-dire une divinité ultime qui ne peut pas être décrite, elle peut uniquement être expérimentée.
Lors d'une ultime union spirituelle, le mystique entre en contact avec cet aspect divin et perd toute conscience de soi lors de ce processus. Dans les traditions orientales, c'est avec cette divinité, qui doit être considérée comme un état et non comme un être, que s'unit une âme ayant dépassé le besoin d'incarnation. Pouvons-nous trouver des traces d'un tel concept dans la tradition nordique?
Nous avons déjà vu tout au long du texte que la création de l'humanité s'est opérée en trois étapes, chacune de ces étapes étant assurée par un des trois dieux-frères présents : Odin, Loder et Hoenir. Chacun de ces dieux-frères gère le corps ou l'âme correspondant à leur don.
Hoenir est le dieu-frère qui complète le trio de la création. Son don fut celui de la conscience, des cinq sens, l’expression et la parole, ce que l'on nomme öðr. La racine de ce mot découle du nom d'Odhinn (Odin) qui se traduit généralement par « extatique » et se rattache à un concept d'activité mentale.
Cette recherche étymologique faite par un érudit de l'Université de Californie démontre que la conscience n'était pas pour les anciens peuples germains un processus intellectuel mais bien une expérience extatique connective et créative. L'öðr est la capacité du psyché de l'homme de s'identifier à et de se perdre dans le Divin.
L' öðr, tout comme l'önd ne doit pas être considérée comme une « chose » mais plutôt comme un processus dynamique. L'action de respirer anime le corps et relie les éléments physiques et spirituels en un seul être.
L'öðr, contrairement à l'önd ne peut être reconnu que par très peu de gens même s'il s'agit d'une capacité humaine innée et d'un don que chacun de nous avons reçu du Divin.
Hoenir, le dieu qui a offert l'ödhr à l'humanité, est évidemment le guide spirituel associée à cette conscience divine. Hoenir est une figure mystérieuse de la mythologie nordique où dans les Edda, il apparaît sous les traits du deuxième frère d'Odin nommé Vili, c'est-à-dire volonté.
Dans la guerre entre Vanes et Ases, Hoenir accompagné de Mimir garde le silence, Furieux, les Vanes coupent la tête de Mimir et la renvoie aux Ases... Au lieu de concevoir Hoenir comme un dieu stupide, caractérisons-le comme une force si abstraite à l'homme qu'elle ne peut se manifester dans notre monde qu'avec le pouvoir de la mémoire (Mimir). Le silence d'Hoenir ne résulterait donc pas en un manque d'intelligence mais en la difficulté de traduire sa connaissance, sa sagesse et son expérience en un langage compréhensible dans notre monde.

 

SITE http://bk-brunswick.blogspot.fr/2012/04/psychologie-runique-et-les-formes-de.html

Runelore de Thorsson

Le lore de l'âme -psycho-logie- est un aspect complexe, mais fondamental, des études runiques (ésotériques). Les anciens peuples germaniques possédaient un lore de l'âme aussi compliqué et précis que n'importe quel autre peuple de l'Histoire et de loin plus complexe que ceux que nous trouvons communément aujourd'hui.

À côté des "âmes", une autre idée domine la pensée germanique : celle du "destin" - le Wyrd. Il ne peut être pleinement compris indépendamment du lore des âmes, et il aide à expliquer exactement comment ces âmes interviennent en nous.

Comme les Nordiques furent les derniers des peuples germaniques à être "convertis" au christianisme et parce qu'en Islande la première phase de la conversion fut d'une nature tolérante, la langue et le lore norrois préservèrent intacte la plus grande part de la psychologie runique. L'analyse suivante est fondée sur ce lore.
Cependant, il apparaît plus que probable que tous les autres peuples germaniques - anglo-saxons (anglais), Germains, Goths, etc. - possédaient des systèmes équivalents.
Neufs constructions psychologiques (chacune plus ou moins complexe) vont constituer l'"homme intégral". :
1.  corps (VN, lik) : Le véhicule physique est formé de plusieurs éléments. Le corps lui-même (VN lik) est un ensemble de différentes substances (VN efni) comme l' "apparence" (un terme vieux norrois spécifique la qui peut faire référence à la chevelure ; mais aussi le VN sjon, voir hamingja ci-dessous), le mouvement (VN lœti), la santé et le beau teint (VN litr). Ce sont les dons originels faits par le dieu Lodhurr (Edda de Snorri chap. 9 et Völuspa 18). Les "substances" du corps sont des ouvertures vers d'autres aspects de soi. Et elles sont les ultimes réceptacles du travail magique. Ainsi, certaines substances subtiles du corps deviennent des points de convergence pro le développement de soi ou de la personne en pleine conscience, attentive à tous ses aspects dans un état de dépassement.


2. La "substance-forme" (VN hamr, qui désigne la membrane placentaire enveloppant et épousant la forme du foetus, voir Régis Boyer, Le monde du Double) est intimement liée au "corps". Elle donne à la structure plastique, ou à la matrice subtile, une réalité physique. Cependant, elle peut-être amenée sous le contrôle de la volontés (dans l'esprit : VN hugr) et permet à des formes d'abord subtiles, puis plus substantielles, de se modeler en accord avec la volonté. C'est le pouvoir de l'imagination. Prise dans sa forme extrême, elle peut provoquer des "matérialisations" d'êtres imaginaires (naturels ou non-naturels) dans lesquels la conscience peut être projetée. La littérature vielle norrois est remplie de telles descriptions. Plus caractéristiquement, le vitki repose à un endroit comme s'il était endormi ou mort, et dans un autre lieu, il peut matérialiser une forme animale dans laquelle il pourra combattre ou traquer son ennemi. Si cette forme est blessée, le vitki recevra également la blessure.


3. La faculté d'extase (VN odhr, littéralement fureur, fureur sacrée (la furore des Latins). C'est dans cet état d'odhr que combattaient les berserkir, les guerriers-ours odiniues. De même qu'odhr est lié à Odhinn chez les Nordiques, les Germaniques ont le terme équivalent Wut, lié à Wotan) est le don du dieu Hœnir. C'est autant une expérience, un état d'esprit, que toute autre chose. C'est la faculté -expérimentée émotionellement,  presque physiquement - d'élévation et de sortie de son état normal de conscience vers un niveau d'énergie et d'enthousiasme élevé. Odhr est la même racine présente dans le nom Odh-inn, et c'est par son pouvoir que la force magique est manipulée. Elle est l'agent actif dirigé par la volonté. C'est le pouvoir sur lequel Odhinn gouverne.


4. Le souffle vital (VN önd), don d'Odhinn est intimement lié à la faculté extatique (Il faut se souvenir que la triade Odhinn-Hœnir-Lodhurr représente en fait une triple forme d'Odhninn). Le önd est l' "étincelle divine", l'énergie potentielle omniprésentente sur laquelle toute vie est basée et qui est le fondement de tout travail runique. Ce concept est semblable au prana indien, et le mot lui-même est relié au sanskrit atman (esprit, soi). C'est le pont vers de plus hauts niveaux d'existence.


5. L'"esprit" (VN hugr) est en vérité une entité complexe. Elle est, en fait, constituée de trois facultés : 1) volition, 2) perception et 3) cognition. C'est le siège de la volonté, et en tant que tel, il a le pouvoir d'assimiler en lui-même d'autres aspects du complaise psychopsychique. C'est pourquoi le terme hugr est souvent utilisé dans la littérature vielle norrois, quand d'autres auraient pu être attendus. Il paraît "prendre la relève" des personnalités de runistres avancés parce que leur évolution vient de plus en plus sous un contrôle conscient. Par cette faculté, les personnes mènent une pensée analytique consciente. Il est synonyme des fonctions du cerveau gauche -plus d'informations sur hamr, hugr et fylgja dans Régis Boyer, le Monde du Double, Claude Lecouteux, Fantômes et revenants au Moyen Âge, Les nains et les elfes au Moyen Âge, Fées, sorcières et loups-garous au Moyen Âge.-


6. La "mémoire" (VN minni) est étroitement liée à la "pensée". Ce sont les deux aspects psychiques représentés par les corbeaux d'Odhinn : Huginn et Muninn (Pensée et Mémoire). Cette faculté est bien la mémoire, e qui signifie beaucoup plus que ce que nous associons communément à ce terme. Cela dépasse le simple rappel d'évènements passés ; c'est l'entrepôt de tous les mystères, le grand stock de runes. C'est pourquoi, dans le Grimnismal (stance 20), Odhinn dit des valeurs respectives d'Huginn et Muninn :

"Huginn et Muninn
Volent chaque jour
Au-dessus du sol immense ; 
Je m'inquiète que Huginn 
Ne revienne pas
Pourtant c'est pour Muninn que je suis le plus anxieux."
La coordination des facultés de la pensée et de la mémoire donne l' "intelligence". La pensée procède des stimuli externes (incluant ceux reçu de la mémoire), alors que la mémoire (minni) se réfléchit sur son propre matériel infini. Minni est analogue aux fonctions du cerveau droit.
7. L'"âme" (VN sal) n'entre généralement en action qu'après la mort. C'est l'ombre -un corps subtil dans lequel les aspects psychiques (ou certains d'entre eux) sont concentrés après la mort des aspects physiques. Dans la vie, c'est la part de la psyché qui enregistre passivement les actions de quelqu'un et reste l'espace négatif dans lequel ce quelqu'un évolue. Ce terme est analogue au concept jungien d'"ombre" des aspects non-manifestés de la psyché, abordés dans la section suivante.

8. Le "double" (VN fylgia) est à bien des égards le côté lumineux de l'ombre. Chez l'homme, le double est considéré comme une femme, et chez la femme comme un homme. En réalité, nous possédons trois doubles, ou "esprits accompagnateurs" : un double à forme humaine, un double à forme animale et un double à forme géométrique. Chaque image a sa propre fonction. Celui à forme humaine est attaché pour la durée de vie et peut-être transmis de génération en génération, tant par la voie génétique qu'en fonction d'une projection voulue. Le double à forme anime adopte généralement un aspect correspondant au caractère de la personne à laquelle il est attaché - un loup, un aigle, un cheval, un renard, une souris, etc. Il peut être du vitki en tant qu'acte magique. Le vitki peut aussi projeter sa volonté consciente dans le double afin d'entreprendre des travaux magiques. Une forme géométrique est souvent perçue, par ceux qui ont une "seconde vue", avançant devant des personnes de grand pouvoir. La fylgja est le dépositaire de toutes les actions des personnes auxquelles l'entité était précédemment attachée. Elle peut être la source d'une grande puissance, mais aussi de responsabilités terribles et même de souffrances. Cette entité est le domaine de l'Orlög -il peut protéger et il peut condamner. Le double est fermement relié -et parfois identique- aux entités valkyrja et dis.


9. La "chance" (VN hamingja) d'une personne est extrêmement complexe et de bien des manières intimement liée au double. La hamingja, qui dérive linguistiquement de hamr (c'est à dire hamgengja, celui qui peut circuler dans une autre forme) est essentiellement un concept de pouvoir analogue au concept de mana polynésien, à l'Orenda iroquois, etc. Il recouvre aussi des symboles anthropomorphiques et est conçu comme 1) la "chance" (pouvoir personnel), 2) l'esprit gardien (symboliquement dérivé de cette chance), et 3) la capacité à se métamorphoser (ce qui est son sens originel). Une grande variété d'actions consciemment voulues développent ce pouvoir magique. Il peut être transféré d'une personne à une autre (bien que ses effets soient seulement temporaires à moins qu'il ne soit attaché au double-femme). La hamingja est la puissance collective et principale de l'individu. Il est nourri par et nourrit la double-femme avec du pouvoir, de telle manière que, au cours de la vie d'un homme, nous pouvons parler d'un complexe hamingja-fylgja qui oeuvrent en harmonie.


D'autres structures apparaissent dans la figure comme l'ego, ou le concept du "Je", et l'"ego" magique (ou persona). Le "Je" (VN ek) est lié, ou identique, aux nom ou noms de l'individu. Sur le chemin odinique, le runiste -en développant des liens plus forts avec le double et renforçant les pouvoirs des autres aspects psychiques- crée des concept de "Je" magique alliés au double. Ces personæ magiques peuvent être assez nombreuses, mais chacune intègre une partie du complexe psychophysique total ; chacune est une entité hyper-consciente. Enfin c'est à travers ces concepts que l'essence de l'Odinisme doit être comprise. Ils livrent aussi une clé pour comprendre la mythologie héroïque germanique, et chacune des runes communique avec au moins un aspect de ce domaine.

Psychologie Runique et Jungienne

Jung

La seule structure psychologique théorique moderne, suffisamment proche pour cerner la puissance du lore pratique de l'âme chez les anciens Germains, est celle que développa le psychiatre suisse Carl Gustav Jung. La psychologie de Jung fut déjà le sujet de recherches "occultes", mais le système germanique semble exceptionnellement bien adapté à sa structure, parce qu'il est particulièrement compréhensible en termes jungiens. Jung lui-même consacra quelques développements à l'archétype Wotan dans un article où il comparait l'archétype à demi-oublié à un lit de rivière à sec qui attendrait seulement la libération des eaux vitales pour le renouveler, selon ses vieux modèles. Il en va de même avec les concepts de l'âme. Culturellement, notre âme s'est appauvrie -coupée des idées ancestrales qui y étaient relatives - et on ne nous a donné en remplacement que des doctrines floues, souvent contradictoires.

Le schème psychologique de Jung est caractérisé par certaines structures, comme le schéma nous le montre. Il y manque, bien sûr, les fonctions ouvertement magiques (pratiques) de l'hamingja-fylgja, mais leurs reflets se retrouvent dans le processus des "noces alchimiques" entre l'animus et l'anima (les pôles masculin et féminin de l'âme). C'est dans ce processus commun d'union entre aspects de l'âme de sexes opposés que les deux systèmes se ressemblent le plus à un niveau pratique. Ainsi, les techniques jungiennes conçues pour activer la "fonction transcendante" sont utiles dans toute tentative pour accéder à la double-femme ou double d'aujourd'hui.
De plus l'ombre de Jung a une forte ressemblance avec la fonction "ombre" de l'âme (sal, voir plus haut). Même les dieux ont leurs ombres ; ce que Loki est à Odhinn par exemple. Le trait le plus éminent de la psychologie jungienne est peut-être la structure de l'inconscient collectif. Aucune autre théorie moderne ne permet autant -en y ajoutant peut-être les principes concernant le cerveau bihémisphérique- de définir la vraie nature de la minni et les mystères rapportés par le corbeau Muninn.


La vita Nova
Attention, thèses chrétiennes, ici juste pour information.

L'homme n'est pas qu'un corps physique ainsi que l'anthropologie à un seul élément des philosophes matérialistes voudrait nous le faire croire. La tradition platonicienne en compte trois : corps / soma, âme / psyché , esprit / noùs. Si le schéma de base est bon, il convient de le multiplier à nouveau par trois, pour rendre compte de l'homme complet ou Anthropos, lequel doit enfin être inclu dans un dixième élément supérieur, parce-qu'incréé : celui de l'Amour divin.
Vous trouverez ci-dessous quatre croquis qui tentent de faire coïncider des éléments issus de la tradition chamanique d'origine nordique-hyperboréenne, et d'autres venus d'Orient, sans doute à cause du contact réalisé par l'Ordre du Temple avec la tradition judéo-arabe au XII e siècle. Celle-ci s'est combinée avec les doctrines occidentales pour former notre ésotérisme, dont l'un des sommets est l'oeuvre du troubadour Dante Alighieri (début du XIVe siècle).
Je renvoie le lecteur curieux au livre de Mirko Mangolini, Dante et la quête de l'âme, Paris, 1999.
Ce petit exercice n'a pas un caractère définitif. Nos connaissances en matière de psychologie sont après tout à l'état de balbutiement. Certains n'y verront qu'une fable poétique. D'autres pourront s'en servir utilement comme base de départ pour cartographier avec soin" l'homme intégral", l'anthropos symbolisé par le signe astrologique du Verseau.
Il est vraisemblable que ces connaissances furent acquises au cours d'expériences chamaniques. Les neuf éléments psychiques répondent aux neuf hvels (roues / chakras) et aux neuf mondes.
Edred Thorson (Runelore, p. 210-214) commente ainsi les neuf constructions psycho-physiques de l'"homme intégral", l'Anthropos selon l'Evangile de Marie-Madeleine.
Les mêmes notions sont retranscrites ainsi dans le fameux rectangle de Salomon, utilisé par Dante dans La Divine Comédie.
Les thèses sont, à mes yeux intéressantes, mais elles ne reflètent, je le précise, qu'une vision parmi d'autres, de la chose ; vision proche de la mienne en ce qu'il s'agit de Jung et Thorsson. Il convient de préciser l'exclusion de ce dernier de l'OR, pour appartenance au temple de Seth. Il fut accusé de vouloir "sataniser" l'odinisme, avec sa thèse de l'odianisme ('devenir Odin' ndlr).

 

31 juillet 2012

N inversé, carré Sator et N inversé, Aleph, Tau ou Taw

Le N inversé... ou non

http://www.portail-rennes-le-chateau.com/saint_roch.htm

La première idée viendrait d'un jeu de mots « trame de laine (l'N) » c'est-à-dire la trame de l'énigme. La seconde aurait pour origine le mot « haine » qui est le contraire du mot « amour », Jésus étant mort crucifié par amour pour nous.
Cependant, une autre solution qui semble être celle qui fut retenue par les hermétistes est la suivante. La lettre N serait, en fait, la subjection d'un vieux mot français « ENNE » qui veut dire « tréfonds », ce qu'il a de plus secret. Ainsi, de toutes les lettres de l'alphabet, la lettre N est celle qui correspond le mieux pour marquer une ouvre ou un lieu détenant un secret.
Le chemin de croix étant un chemin de prières, il est comparable, lorsqu'il est crypté, à un jeu d'oie ou un jeu de piste qui nous mène au secret qu'il détient.

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http://artgauth.regnabit.com/
Le N inversé
l'être humain, nous dit la Bible, est composé d'un corps, d'une âme, et d'esprit. L'alchimie dit la même chose pour toute la matière de l'univers.
Le corps est la manifestation matérielle de notre esprit.
L'âme est le centre de nos émotions: l'amour, la haine, l'envie, la joie, la tristesse, etc... Ces émotions, nous les visualisons et ressentons communément dans notre coeur. Ce qui a amené d'ailleurs l'antiquité a déclarer que l'âme, se trouvait logé dans le coeur. Enfin l'esprit est le moteur de notre âme. C'est l'étincelle de Dieu en nous. Et elle se trouve localisée au sein de l'âme, derrière la couche bien humaine des sentiments. Ressentir son esprit serait ainsi découvrir la Grâce, l'Amour de Dieu.
"Connais-toi toi-même"
Si vous avez bien suivi tout le symbolisme décrit sur ce site, vous avez certainement deviné où nous voulons en venir: atteindre son esprit, qui se trouve cachée derrière les sentiments de l'âme, c'est atteindre le Centre du Monde, canal direct avec Dieu.
Or cet esprit se trouve en nous derrière les sentiments corporels de notre coeur.
L'Esprit se trouve donc réllement au Centre de notre Coeur.
D'où la différence entre l'amour (âme) et l'Amour (esprit). L'un est sentiment humain, l'autre est état surhumain.
L'Amour est le moteur du monde et chacun d'entre nous en a une étincelle (Sel d'Etain?) dans son coeur. L'atteindre, la Bible et les philosophes alchimistes le disent, est un jeu d'enfant. Mais c'est aussi de façon contradictoire le jeu le plus difficile, car il faut apprendre à dissocier ses sentiments humains de l'Amour véritable...
D'où aussi la nécessité des chevaliers de nos légendes d'avoir un coeur pur pour aboutir à leurs quêtes spirituelles, car toute pollution du coeur par l'âme (l'envie, l'amour pour une femme, la haine) ferme le canal vers l'esprit au centre du coeur. Ainsi des échecs de Perceval, coupable de la mort de sa mère, de Lancelot, coupable d'un amour interdit envers Guenièvre, etc... Seul Galaad, nouvel archétype du Christ, sans la moindre attache sur terre, parvient au but ultime.
Pour revenir à l'état de Grâce, le canal avec l'esprit ainsi créé lors de l'atteinte du Centre du Coeur permet les intuitions illuminatrices, les révélations, les coïncidences inexplicables... Nombre de gens expérimentent ces illuminations lors de leur quête spirituelle (les synchronicités par exemple). L'atteinte du Centre du Monde permettrait de reproduire cet état "surhumain" à volonté. Et le travail de l'alchimiste, à notre avis, revient à créer les conditions qui permettent d'atteindre cet état, voire même ultimement de s'y fondre et disparaitre (c'est ce que dit la légende, voir en particulier la disparition mystérieuse de Fulcanelli).
Aussi nous devinons la signification du N renversé sur les tombes: le mort déclare ainsi avoir atteint la Grâce et dépassé l'état de mortel... Et Jésus en tant qu'émanation de Dieu sur Terre justifie bien l'emploi du N renversé dans le terme INRI.
Le symbolisme du retournement
En annexe, nous voudrions rappeler que le Christ s'est retourné plusieurs fois dans le Nouveau Testament. Nous citerons deux cas:
    •    Une première fois dans le désert, lors de son combat avec Satan. Il résista à la tentation et se retourna pour ne plus voir l'Ange déchu.
Cela s'interprète comme le fait que, par la tentation, Satan a commencé à "terrasser" le Christ (à le fixer sur terre, donc à le rendre plus humain, avec des sentiments de désirs). Or ce dernier, en résistant et en se retournant, retourne à son état divin.
    •    Jésus se retourna, enfin, lors de sa montée en croix, du moins sur certaines peintures religieuses. La légende dit en effet que le Christ grimpa sur une échelle afin d'atteindre sa position au centre de la croix. Il lui fait donc face (ainsi qu'à la ville de Jérusalem d'ailleurs). Puis, pour prendre position pour la crucifixion, il se retourna.
L'interprétation en est aisée. C'est le même symbolisme que celui développé avec la carte du Pendu :
La montée de l'échelle peut s'entendre comme soit une élévation spirituelle, soit plutôt comme un ascension vers l'Unité Divine (voir le symbolisme de l'échelle alchimique à 9 barreaux en page centre du Monde, le dixième barreau invisible 10=1 étant le retour à l'Unité). C'est le symbolisme du parcours le long de l'Axe du Monde.
Le Centre de la croix est ici le symbole vrai du Christ, dieu fait homme. Comme nous l'avons montré aussi en page centre du Monde, Jésus, en tant que Christ, ne pouvait que mourir sur une croix (ce qui rend le travail des prophète de l'ancien testament bien plus facile, n'est-ce-pas?). C'est le symbolisme de l'atteinte du Centre du Monde. C'est l'atteinte de l'état de Grâce, de la communication directe avec Dieu.
Il se retourna, il passa ainsi du status de Dieu fait homme et roi des juifs, à celui d'homme fait Dieu et Roi du Monde. Il lui fallut pour cela mourir, et ressusciter. C'était (ana)logique et prévisible...

Une interprétation ésotérique:

http://hermetisme.over-blog.com/article-l-enigme-des-aa-des-aaa-et-des-aaaa-4-56936470.html

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http://renneslechateau-fr.com/rennes-chateau-rdv/inverse-t113.html
Le N inversé n'est pas une signature à proprement parler. Il est destiné à faire savoir que son utilisateur connaît ou participe à, de près ou de loin, la face cachée des choses.
Du reste, on sait que "noun", le "N" hébraïque, représentant le "poisson" et la réversibilité, le lien est aisément fait avec certains éléments de l'énigme. Son idéogramme araméen est d'ailleurs plus proche du "N" inversé et sans doute plus intéressant en l'occurrence.

N inversé et carré SATOR

http://chercheurs.les-forums.com/topic/12/n-inverse/
La théorie des anciens ,sur les mystères de l'angle droit ,ètudiés par le professeur Janssens de Belgique ,rejoint les études faites sur la symbolique du Chrisme .
Les études des loges bleues de Bordeaux ,concernant le carré Sator ,plus de cent cinquante ! développées par Marcel Spaeth , montrent à l'évidence que la lettre N inversée est le début dela clef dudit carré et que du N ,on passe au delta groupant tous les angles droits !
La super-modélisation comme la réduction d'une racine à un nombre entier ,donne des symboles polymorphes ,rejoignant le système des fractales dans leur conception ; elle permet ,par ailleurs de valider la formule de la Table d'émeraude : Ce qui en haut est comme ce qui est en bas .
Leur étude : concept du carré Sator ,explication du Delta ,ne peut se faire que sur le plan de la géométrie : c'est à dire :l'explication de la lettre G ,étroitement liée au concept de la quintessence sur tous les plans .

Le Aleph

http://www.lezardes-et-murmures.com/pages/De_la_Parole_au_Silence_Rachel_Fra-1120348.html

Le Aleph s´offre à notre regard comme deux yod en miroir, séparés mais en même temps reliés par une diagonale qui serait un Vav, le terme conjonctif qui permet de lier et de relier, ligne / miroir du monde de l´en haut et du monde de l´en bas, raison pour laquelle le Yod du bas est le reflet inversé du Yod de l´en haut.

י ו י א

Le Aleph ne peut se voir sans le Yod qui le compose car l´Unité du Aleph trouve son expression réalisatrice dans le 10 Aussi la diagonale est-elle bien le miroir où il est donné au Yod divin de se refléter dans le yod terrestre pour accomplir le miracle de l´Unité. Ce miroir de la transcendance et de l´Unité du Aleph est peut- être la voie étroite des Initiés qui savent être le lien qui unit le ciel et la terre.

Aleph Borges
http://www.cairn.info/revue-de-litterature-comparee-2006-4-page-397.htm
Il ne faut donc jamais perdre de vue que l’arbre des séphiroth s’enracine à la fois dans notre être individuel, dans la totalité du cosmos qui ressemble selon la tradition à une figure d’homme géante — celle de l’Adam primordial —, et dans la pensée créatrice de Dieu qui fait surgir le Grand Tout dans la lumière du réel. Le sommet de l’édifice des séphiroth se nomme en hébreu Kéther (la couronne), ou Eïn Sof (sans fin, néant). Depuis l’Aleph né de l’Eïn Sof qui participe encore de sa nature occultée, rétractée par le « tsimtsoum », Dieu dirige son influx créateur vers le monde manifesté qu’il suscite, structure et maintient dans sa grande bonté. La couronne de l’infini-néant irradie chaque créature, bien que cachée au tréfonds de notre propre âme. Elle rayonne dans cette nuit qui la voile, au cœur de ce que le grand maître du hassidisme polonais du XVIIIe siècle finissant, Rabbi Na’hman de Bratslav, appelle « la chambre forte du don immérité ». Quel est ce don ? Celui de l’influx qui émane de la présence, de la She’hinah invisible, dont le Kéther, la couronne, est le lieu d’émergence dans chaque être humain.
Kéther (littéralement : diadème) est dérivé également du verbe hébraïque kathar, qui signifie : attendre. Dieu, dit Rabbi Na’hman de Bratslav, se cache dans la nuit pour que l’homme le cherche. Mais il se dissimule d’abord dans l’Eïn Sof sous-jacent à toute conscience, l’infini-néant enfoui à notre insu en chacun de nous.
Si la couronne des dix séphiroth a cette attente pour sens ultime, cela signifie qu’en remontant dans l’arbre spirituel vers Dieu qui, lui aussi, nous attend, on parvient parfois à le trouver au lieu où il se cache ainsi. Il s’agit à chaque moment propice de la journée de le quêter en nous et en autrui, qui est « comme toi-même », par le truchement d’une attente passionnée.
le héros du conte de J.-L. Borges rejoint magiquement l’Aleph encastré dans l’escalier souterrain qui mène à la cave aux secrets — encore qu’il emploie pour le découvrir au fond du puits des moyens très différents de ceux de la Kabbale.
/ TAU
Une parabole du Zohar nous apprend que Dieu, avant de se mettre à l’ouvrage pour créer le monde, a d’abord battu le rappel des lettres hébraïques qui en sont les pierres de construction. Ensuite il a fait défiler devant sa face les vingt-deux lettres fondamentales. Mais c’est un Dieu éduqué à la mode juive, qui fait tout à l’envers et lit de droite à gauche, comme il se doit en Israël. C’est pourquoi il commence par convoquer la lettre Tav, la dernière, celle qui correspond à l’Oméga dans l’alphabet grec.
La légende nous apprend que le Baal Shem Tov (1700-1760) voulut faire un pèlerinage en Terre Sainte. Aller en Palestine vers 1750 sous les Turcs ne devait pas être une partie de plaisir…La tentative du grand « Besht » échoua tristement, pour une raison fort étrange.
Il perdit la mémoire des paroles les plus simples. Alors le saint homme qui a oublié les mots de l’oraison se met à prier au moyen du silence. Muet, plongé dans l’abîme du désespoir, l’aphasique de Dieu invoque son Nom ineffable et obtient de lui la faveur insigne de se ressouvenir de la première lettre de l’alphabet, l’Aleph à jamais silencieux, comme il l’est devenu lui-même…
Il finit ainsi par arracher au Ciel la restitution de son patrimoine langagier et intellectuel, de l’Aleph jusqu’à Tav, le sigle précurseur de la fin des temps. Il redevient à son retour d’Orient, après la montée infructueuse en Eretz Israël, le guide du mouvement hassidique entier. À partir de l’Aleph restauré au cœur de la conscience, le reste du monde peut être reconquis sur la perte et l’oubli.
C’est seulement quand l’Aleph (divin) et le dam (sang) se rencontrent, que tous deux forment une unité réelle, que l’homme mérite d’être appelé Adam. Mais comment une telle unité se réalise-t-elle ? Par “Kisuf”, ce qui signifie l’effort constant d’union avec Dieu » [15] [15] Guershom Scholem, Le Messianisme Juif, Paris, Calmann-Lévy,...
Quand l’Aleph fait défaut en : nous, le silence prégnant de la célébration à venir qui germe dans notre âme nocturne se mue en un vacarme infernal. Alors l’homme déchu retombe au rang d’un animal impur,
Avoir confiance, se fier à l’Aleph silencieux, revient à cheminer vers ce qui, en nous, constitue notre lieu premier et dernier. La vraie demeure d’un homme, la retraite située dans son tréfonds, était là, présente, avant le début de l’expérience personnelle.
Yom Kippour, toute la communauté réunie derrière lui, hommes, femmes, adolescents et enfants à jeun, tombent le front à terre, puis demeurent couchés à plat ventre sur les dalles, comme faisaient autrefois nos ancêtres au Temple de Jérusalem, à l’instant où le Grand Prêtre criait le Nom ineffable dans son intégralité, pour faire descendre le pardon divin sur son peuple contrit et repentant. Les rites sanglants périmés de Yom Kippour (notamment l’envoi au désert du fameux « bouc émissaire »), et l’invocation publique du Nom de YHWH, avaient pour objet le retour du Seigneur sur la terre d’Israël, au milieu de l’assemblée humiliée, prosternée dans la poussière, que graciait une nouvelle fois sa présence. Dans l’abaissement individuel et collectif, la créature repentie prend conscience de l’insignifiance de son destin mortel. Dans l’humilité retrouvée se révèle à ceux qui l’écoutent et qui l’attendent le rayonnement rédempteur de l’Aleph invisible.
L’homme juif repenti du Moussaf de Kippour descend volontairement au plus profond de son être. Il se prosterne dans la poussière des morts au jour des expiations pour y recevoir en tremblant un rayon de la grâce. S’offrant dans la nuit à la lumière secrète émanée de l’Aleph souterrain, il refuse la résignation fatale. Touché par ce rayon tout intérieur, il sait qu’il se relèvera intact d’entre les morts-vivants de la terre

Aleph d'en-haut et d'en-bas: Elohim, eth ou et (: aleph taw)

www.tinabosi.com/ALEPH.pdf ou en ligne:

https://docs.google.com/viewer?a=v&q=cache:v8pD0SiIFcwJ:www.tinabosi.com/ALEPH.pdf+&hl=fr&gl=fr&pid=bl&srcid=ADGEESjV1O5i7tV6xZz6rQcJvqGOPoAdWjGbZ5KA1bsDpflifhfqMahhLjM_KVJS6sAoVVp__QDM2WICxz6ESnj6-FQZqE3TTOLFtKy_pkNajIrjsEBZmn5UMq0mbsouiinHL-UOzHys&sig=AHIEtbTcoy7QxaUH55v9dT8CCacB32P_JQ

ZOHAR

Le Saint béni soit-Il lui dit :
Aleph, Aleph, bien que je créerai le monde par la lettre Beth, tu seras la cime de toutes
les lettres, je n'aurai d'unité qu'en toi. Sur toi s'ajusteront toutes les mesures et toutes les
œuvres du monde. Il n'y aura d'unité qu'en la lettre Aleph.

Et le Saint béni soit-Il fit grandes les lettres d'en haut et petites les lettres d'en bas.
C'est pour cela qu'il y a deux Beth au commencement de la Genèse (beréshit bara) et deux
Aleph (Elohim et eth), lettres d'en haut et d'en bas.

http://soued.chez.com/lettres%204.htm
L'aînée des lettres, Aleph instruit, apprivoise, domestique, maîtrise et crée, comme l'unité d'en Haut a maîtrisé le chaos primordial pour créer l'Univers.

www.daat.fr/a_telechargements/aleph_deuxieme_approche.doc :

https://docs.google.com/viewer?a=v&q=cache:66Ygb4Kk7-cJ:www.daat.fr/a_telechargements/aleph_deuxieme_approche.doc+&hl=fr&gl=fr&pid=bl&srcid=ADGEESiFbIxRjX6qtJU3UwvW-fsB8moxrwHQEiGM6_ob73zEM7_GfstraI2mRbAjwscX6-kickg-vGqUBoLh9Hr7NeZArLNmigvOftZA_5hWeo8sIKmNGw_hID-UpAnfOKWd2_TtlFTi&sig=AHIEtbTr8QOdqA1yZHCCVEpvGZuabYB-aw
Je vis dans le Yod d’en-bas et ainsi je connais le yod d’En-haut.
C’est comme si chacun de ces mondes était le reflet de l’autre. On dit que les eaux
d’en-bas pleurent parce qu’elles veulent rejoindre le monde d’en-haut. Il y a eu une
séparation et une aspiration à monter. Ces 2 yod ne sont pas symétriques. Celui d’En-haut
regarde vers le monde spirituel et celui d’en-bas est tourné vers notre monde.
L’extrémité supérieure regarde en-haut et celle d’en-bas est pointée sur notre monde
Les eaux d’en-haut, c’est la même chose que celles d’en-bas, mais, en quelque sorte, à
l’envers. Ce n’est pas la même structure.
C’est très ressemblant en-bas mais c’est comme le miroir du monde d’En-haut, à l’envers.
Il y a deux forces en l’homme : la gravitation qui le plaque au sol et une force semblable au
feu qui nous fait nous élever.
C’est ce qui fait aussi que l’on peut retourner le aleph, la lettre peut pivoter.

 

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Le nom de aleph signifierait taureau ?… ou plutôt « maître », c’est-à-dire « alouph » en
hébreu. Est-ce que aleph signifie vraiment « taureau » ? Ce serait plutôt « ami » – ou « l’étude »
Aleph étant la première lettre, c’est le commencement de toutes choses : tu commences par
étudier.

http://www.galenai.fr/index.php/alphabet-hebraique
Le joug du bœuf produisant par milliers et retournant à l’unité.
Dans le Zohar, la forme du alef représente l’ « image de D-ieu » dans laquelle l’homme fut créé
Le nom de אדם , « homme » est lui-même un composé de א , correspondant à « notre image », et de דם , la racine de deux lettres de כדמותנו , « à notre ressemblance ». Au niveau des Mondes, le alef représente le paradoxe que constitue l’homme, un être créé et fini, mais néanmoins « estampillé » à l’ « image de D-ieu »
L’immense plaisir inhérent à l’étude de la sagesse de la Torah de D-ieu relie celui qui s’y adonne à l’eau supérieure de joie, tandis que la soumission sincère à accepter le joug des Cieux dans l’accomplissement des mitsvot de D-ieu le relie à l’eau inférieure d’amertume. Le parfait équilibre et l’expérience simultanée de joie et d’amertume sont exprimés dans le Zohar sous les termes : « Les pleurs sont enfoncés dans mon cœur d’un côté, tandis que la joie est enfoncée dans mon cœur de l’autre côté. » Le pouvoir d’enfoncer est celui du da’at (« connaissance »), le secret de la lettre vav (entre les deux youds du alef), le pouvoir acquis à travers l’engagement à la Torah et les mitsvot.
En particulier, le alef représente le joug du bœuf. En acceptant le joug, « Nombreuses sont les productions de la puissance du bœuf. » Le bœuf, en labourant la terre, a le pouvoir inné de produire par milliers

http://soued.chez.com/refl%206.htm
Taw est la dernière lettre de l'alphabet hébreu et elle contient toutes les nuances du "signe". Taw ou taw-waw est le signe, la marque, mais signifie aussi "encore, une fois de plus", comme s'il fallait répéter le signe pour se faire comprendre.
Avec la lettre Yod s'ajoutant au Taw, on obtient "téwy", le tracé, l'alignement, comme si le Yod matérialisait le signe en le traçant.
Si on remplace le Yod par un Aleph, on obtient "ta" ou taw-aleph, la cellule, le cabinet de réflexion, mais aussi "viens!", à l'image d'un signe qu'on ferait à un homme perdu, à un profane pour lui indiquer son chemin ou le chemin d'un lieu calme pour réfléchir et retrouver une certaine unité.
Quand on inverse les deux lettres taw-aleph, on obtient aleph-taw, soit l'équivalent hébraïque de l'expression "alpha et oméga", une certaine totalité. Mais ce mot a plusieurs sens. D'abord il est "le signe" par excellence, "ot", le signe de l'être, de l'existence. Il signifie aussi "avec" (ét) et "toi" au féminin (at). De même il représente un instrument tranchant qui fend comme un soc de charrue. Il signifie enfin "en direction de...", la main montrant le chemin. On peut résumer ces différents sens en imaginant une main jouant le rôle d'un outil tranchant, matérialisant le geste et l'accompagnant vers une direction déterminée.
Le mot "ot" s'écrit aussi avec un Waw, aleph-waw-taw, le Waw étant une liaison. Il a le sens plus précis de symbole comme une lettre de l'alphabet par exemple. C'est aussi un verbe qui a le sens de signaler, d'accepter, de consentir.
Associée à la lettre "Hé", la lettre "Taw" donne le verbe "taw-hé-hé" qui a le sens de sentir, méditer, réfléchir...

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