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lettre-o
19 mars 2013

Oeil divin, Vision initiatique, (oeil dans le Delta)

http://filvert.blog.lemonde.fr/category/symbolisme/

ce fameux delta n’est que le “daleth” en hébreux.

Et cela signifie “porte” mais d’une façon plus développée “comme une source de lumière sans limite” (en hébreux: keain en sof or).

Ainsi dès le commencement du travail, nous sommes invités et dirigés vers la recherche de la Lumière

http://www.etudes-litteraires.com/forum/sujet-9622-culture-triangle-equilateral-oeil

triangle équilatéral contenant un oeil ?

Je sais très imprécisément que c'est

-le symbole de la Trinité et de l'ommniscience divine

-le symbole de la sagesse,

triangle tout simple, il est évident qu'il a été rattaché à la divinité avant de signifier la trinité. En effet le nombre trois renvoie à l'équilibre, à l'harmonie, à la proportion, alors que la dualité manifeste un état passager, une opposition, un conflit. Il a donc très tôt représenté la divinité. C'est peut-être la raison pour laquelle le fronton des temples grecs est triangulaire. Il faudrait aussi regarder du côté des pyramides égyptiennes. Dans la tradition judaïque, le triangle équilatéral est le symbole du Dieu que l'on ne peut nommer...

http://membres.multimania.fr/ceops/tetragramme.htm

« En maçonnerie, le triangle porte en son centre soit le tétragramme sacré, IEVE, ou YHVH, soit l’oeil Divin. Les quatres consonnes sont parfois réduites à trois, YHV ou YHH, et même à deux: YH. Elle correspondent au nom de Dieu qui fut révélé à Moïse au buisson ardent: Ehyêh acher ehyêh»: «je suis qui je suis» ou «je suis celui qui suis», ce qui traduit bien la transcendance du Créateur....Le tétragramme est parfois remplacé par l’Oeil Divin, l’oeil qui voit tout» (Dictionnaire des symboles maçonniques - Edition du Rocher -page 122)

" Tétragramme (ou tétragramme sacré). Les quatres lettres hébraïques qui désignent le nom de l'Eternel (Iod, Hé, Vav, He). D'après la bible, la prononciation de ces quatres lettres était réservée au Grand Prêtre, une fois par an, dans le Saint des Saints (Debir) du Temple (1 Rois VIII, 12). En maçonnerie, le tétragramme figure dans le Delta lumineux placé à l'Orient derrière le Vénérable.  Parfois, au lieu du tétragramme,on y trouve un oeil." (Dictionnaire de la Franc-Maçonnerie -Daniel Ligou -PUF- page 1173 - 1987)

Comme le signalent ces dictionnaires maçonniques, le triangle intégrant le tétragramme est bien un symbole franc-maçon. Le dictionnaire explique également que parfois le Tétragramme est remplacé par l'oeil divin.

http://hermetisme.over-blog.com/article-23588190.html

Celui qui est pénétré par la connaissance initiatique regarde le monde dans son ensemble d’un tout autre point de vue que celui qui l’ignore.

Nous sommes le sujet et ce qui se présente à nous, ce sont les objets.

 

Chez l’homme qui aspire à la connaissance initiatique, il doit impérativement s’accomplit une tout autre orientation.

 

Il doit absolument se rendre compte qu’il est objet et que donc il est vital qu’il cherche le sujet qui correspond à cet objet. En résume, c’est exactement l’inverse qui se réalise. Dans la connaissance ordinaire, nous sommes sujet et cherchons les objets hors de nous. Dans la connaissance initiatique, nous sommes nous-même l’objet et nous cherchons le sujet qui nous observe.

 

Tel est le message fondamental, et profondément spirituel véhiculé par les inversions linguistiques des adeptes. La langue verte ou inverse est la langue des dieux car c’est l’expression du sujet qui s’adresse à l’objet que nous sommes.

Dans la connaissance initiatique, nous sortons de nous-même, nous devenons objets d’observation et nous cherchons le sujet qui observe. C’est une attitude de puissante dissolution de l’ego.

 

En résumé nous pouvons dire que dans la connaissance ordinaire nous réfléchissons aux choses. Dans la connaissance initiatique, il nous faut chercher comment nous sommes pensés dans le cosmos et par le cosmos.

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14 mars 2013

Chasse sauvage, Odin

Le mystère de la Mort et le Maître Cornu (chasse sauvage)

http://www.le-sidh.org/site/article_554.html

Gabriel Ratchets vêtu de blanc et aux oreilles rouges qui chasse avec le Roi Cornu est le parallèle des chiens noirs dont on parle, par exemple en 1127 dans la Chronique Anglo-Saxonne, lorsque la chasse sauvage a été vue dans la campagne aux alentours de début février (Imbolc/ la Chandeleur).

C’était une rencontre avec l’une des plus archaïques et primales divinités de l’âme du peuple européen – l’ancestral Dieu Cornu de la mort, de la fertilité et de l’extase prophétique, le sombre Roi du monde souterrain que la tradition galloise nomme Gwyn ap Nudd, Roi d’Annwvyn qui renvoie au Celte Vindonos fils de Nudons.

 

Au début des mois d’hiver il est le Maître de la Chasse Sauvage, et sa traque frénétique et fantomatique est accompagnée des totems initiaux du cerf, du chien, du corbeau et de l’oie des neiges. Le Vieux Cornu est un dieu effroyablement grossier, étrange qui guide la chasse à l’occasion de cette période critique de renversement rituel, « le temps entre les temps ».

 

L’effrayante troupe du Cornu, au blanc manteau et à l’oreille rouge est appelée Meute Hurlante - Un autre nom de la « Meute de Gabriel » ; il est significatif que dans des cortèges funèbres médiévaux la bière ait été appelée la Carriole de Gabriel. Là l’archange avec sa trompette avait assimilé l’archétype païen du dieu de la Chasse Sauvage qui souffle dans sa corne pour soumettre l’esprit des morts.

Il y a aussi certaines anciennes voies le long desquelles les esprits se manifestent continuellement et poursuivent leur chasse à certains périodes de l’année. Ces voies sont les « Voie d’Odin » dans la partie Saxonne de l’Angleterre. Dans les Pays Bas et en Allemagne ces voies fantômes sont appelées Doodwegen ( chemins des morts ) et Geisterwegen ( chemins des fantôme ). Ainsi les nuits de tempêtes à Dartmoor le Chasseur de Minuit et ses chiens sont censés courir sur la route connue sous le nom de Abbot’s Way qui mène en Cornouailles

Autrefois, les gens évitaient soigneusement ces chemins surtout à l’approche des festivals du feu, et cela pouvait être désastreux de passer par là. Rencontrer le dieu sur une de ces routes pouvait entraîner la folie ou la mort. Dans une maison ou deux ou trois portes se faisaient directement face, c’était comme si la Chasse Sauvage passait par elles. De tels alignements étaient évités autrefois par les architectes. Tout cela indique une dimension géomantique inhérente au concept de la chasse sauvage, cela toucha aux paysages rituels, aux chemins des esprits et des manifestations magiques cycliques.

Dans le folklore Breton, l’apparition de l ‘Ankou, celui qui conduit le chariot du Dieu de la Mort et guide les âmes des morts jusqu’au Monde du Dessous, est lié avec la tradition de la Chasse Sauvage, comme l’est l'histoire répandue du « pilote fantôme ».

14 mars 2013

Oie, quelques références

Oie dict historique de la langue française. Le Robert ed. 1992

Dérivé de oiseau (1175) de l’anc fr OE ; OUE « oie » ; issu du bas-lat. auca : IV, V° s., contraction de avica, dont un dérivé a donné oiseau.

Petite oie : accessoires et petits détails (rubans, garnitures de vêtements)

Faveurs accordées par une dame à son amant. 

Par extension, prélude à une action quelconque.

Oie de mer : nom pour le dauphin dont le museau allongé évoque une oie.

 

http://www.insecula.com/oeuvre/O0014665.html

Statue : aphrodite sur une oie

L'oie, puis le cygne, est l'animal d'Aphrodite Ourania (née de la semence d'Ouranos). Il évoque peut-être la déesse du printemps ou l'étoile du matin. Le port du haut polos, et l'adjonction d'attributs comme la colombe dans la main droite et le coffret dans la main gauche ne laissent aucun doute sur l'identité de la figure provenant et fabriquée en Béotie.

 

Le culte de cette déesse grecque de l'Amour, qui attribuera la beauté et l'attirance sexuelle et sera identifiée à Vénus dans la mythologie romaine, viendra du Proche-Orient, par Chypre et Cythère. Appelée Anadyoméné (celle qui sort de la mer) et Cypris (la Cypriote), Aphrodite fera partie des douze grands Olympiens. Elle sera souvent représentée avec un sourire aux lèvres. Les Grecs la représenteront sous la forme d'une déesse sévère et cruelle. Les Romains retiendront davantage son aspect bienveillant. Lucrèce, dans son exorde au poème "de natura rerum", l'identifie à la force suprême qui donne la vie.

 

Anatidés.c canards et cygnes

 

http://www.bernissart.be/associations.htm

Une tradition séculaire est la décapitation de l'Oie par la société des Hussards d'Harchies depuis 1816, elle-même héritière de la société Saint Eloi fondée en 1760.

Elle commémore une veille légende. Un conflit opposant les Seigneurs d'Harchies et de Pommeroeul, tourna en faveur de celui d'Harchies.

Et c'est une oie, qui fut le symbole de la rente que le Seigneur de Pommeroeul devait à celui d'Harchies.

Lors de la cérémonie, les Hussards "décapitent" d'un coup de sabre et  les yeux bandés une oie, préalablement tuée.

Dans toute l'entité de Bernissart comme encore dans de nombreux petits villages wallons, on perpétue avec bonheur une tradition régionale séculaire proche du jeu de crosse médiéval (jeu populaire) ou de notre golf actuel. Le crossage de rue est une des traditions les plus originales et les plus vraies de Wallonie : le jeu consiste à frapper une "chôlette" (balle en bois ou en mousse) avec un "rabot" (crosse), le but étant de toucher des tonneaux de bière qui se trouvent devant chaque café… Durant toute la journée, les joueurs font de petites haltes devant chaque café et, une fois la nuit tombée, se réunissent autour d'un repas typique.

Ce crossage est organisé le Mardi Gras à Pommeroeul et Ville-Pommeroeul, et le mercredi des Cendres à Blaton, Harchies et Bernissart. De nombreux groupes costumés animent cette tradition pour présenter des facettes de la vie locale (Iguanocroches, Charlotteux, Kis-Ka-Kos-Ku...)

Certaines sociétés sont aujourd’hui séculaires, comme les Kis-Ka-Kos-Ku.

Le crossage du mercredi des Cendres à Blaton en images... (édition 2007)

Habillés en pierrot lunaire !

Une activité qui remonte, selon les historiens, à l’Antiquité, et qui était toujours bien vivace au Moyen-Age. Notre crossage serait d’ailleurs l’ancêtre, non seulement du golf, mais aussi de tous les jeux de balle et de ballon, de la balle pelote au football.

Le 15 août à Pommeroeul, une procession multiséculaire composée de groupes historiques, religieux et de chars fleuris commémore le miracle qui eut lieu en l'an 1100, fait qui est à l'origine du village et de son église au curieux clocher penché.

https://www.1579.be/decapitation-oie.htm

Le dieu Égyptien Seb et son symbole, l'oie.
Le jars est l'une des formes du Dieu Geb, "le grand caqueteur".

Geb (Seb) est le dieu égyptien de la terre.
Il est le fils de Shou et de Tefnout.
Il est également le frère et époux de la déesse de ciel Nout.
De cette union, ils eurent deux fils, Osiris et Seth, et deux filles, Isis et Nephtys.

Pour la légende, Geb, désireux de succéder à son père sur le trône d’Egypte, vola l’uraeus, gage du pouvoir du pharaon.
Voulant ainsi montrer qu’il pouvait gouverner, il échoua en se faisant blesser par le cobra uraeus.
Râ le soigna et Geb fut tout de même considéré comme un bon successeur à Shou.

Geb était généralement représenté allongé sur le dos, portant souvent la couronne de la Basse Egypte. Dans ses représentations, on le trouvait en compagnie de Nout, la déesse du ciel. En général, sa peau était verte. L’oie, présente dans son hiéroglyphe était son animal représentatif.

Souvent il apparaît sur les sarcophages avec Nout tandis que le dieu de l’air, Shou, vient interrompre leur étreinte.


Dans l'Inde, l'oie occupait une position semblable ; on nous dit qu'il y avait dans ce pays des oies de Brahma, ou des oies consacrées à ce dieu.
Enfin les monuments de Babylone  nous apprennent que l'oie avait en Chaldée un caractère mystique, et qu'on l'y offrait en sacrifice aussi bien qu'à Rome ou en Égypte, car on y voit le prêtre tenant dans une main une oie, et dans l'autre son couteau de sacrifice.

Chez les Egyptiens, l’âme était représentée par une oie.


Le jars annonce de son cri la création.
L'oie solaire couve l'oeuf de la création qui met au monde l'oison, lequel symbolise l'astre rajeuni et est considéré comme le protecteur de l'enfant roi.

L'oie est l'un des 5 noms composant la titulature du roi : Sa-Ra : fils de , le hiéroglyphe "Fils de" étant représenté par l'oie sacrée. 
L'oie du Nil est la manifestation visible d'Amon-Rê.

Il y a plusieurs sortes d'oies en Egypte ancienne: l'oie grise commune (anser anser - ra en égytien), l'oie au front blanc (anser albifons ou tjerep en égyptien), l'oie du Nil (alopochen aegyptiacus ou semen en égyptien); cette dernière avait mauvaise réputation bien que fort appréciée comme gardienne.
D'autres oies one également été représentées comme par exemple l'oie à poitrine rouge.

N'oublions pas non plus que c'est en Egypte qu'on trouve le Jeu de l'Oie
Jeu typiquement égyptien, dont le but évident est de permettre à l’oie d’Amon (la chenalopex, dont le vol traverse l’Afrique du Caire jusqu’au Cap) de libérer le soleil des ténèbres.

 

Oie de Saint Martin

L'oie de St Martin dégustée par tradition le 11 novembre jour de la fête du saint, a pour légende un carnage de ces volailles par trop bavardes.

St Martin était pressenti par les habitants de Tours pour devenir leur évêque.
N'étant pas intéressé par les honneurs et préférant la vie hérémétique, il se cacha pour que les Tourangeaux ne l'amènent pas à la ville.
Mais un troupeau d'oies le dénonça par les cris bien connus de ces volatiles qui déjà dans la Rome antique avaient alerté la population.

St Martin devint donc évêque de la cité, et les oies, pour notre plus grand plaisir, payèrent chèrement leur traitrise et passèrent à la casserole ou à la broche.
Il est devennu traditionnel dans beaucoup de régions de déguster de l'oie le 11 novembre jour de la Saint-Martin;
Cette tradition est remontée vers le nord au fur et a mesure des différents exodes de population fuyant parfois certains régimes

Il faut dire aussi que c'est la bonne période pour tuer une oie de l'année, c'est encore une jeune bête, tendre, et qui a pris tout son volume sans être grasse.
Quand on sait que St Martin fut enseveli le 11 novembre 397, cette coutume de décapiter le volatile prit peut-être ses racines à cette époque lointaine, mais peut-être même avant..


Cette date du 11 novembre est peut-être aussi une réminiscence celtique de la fête de Samain, le début de la saison sombre après la saison claire.
Le nom de Samain signifiait « réunion », chez les Cletes autrefois.
C’était une fête obligatoire de toute la société celtique qui donnait lieu à des rites druidiques, des assemblées, des beuveries et des banquets rituels et dont le caractère religieux la plaçait sous l’autorité de la classe sacerdotale des druides et la présidence du roi, toute absence était punie de mort
la date du Samain fut récupérée par l'Eglise pour en faire la Toussaint.
Les travaux des champs étaient terminés, les granges pleines et le repos hivernal commençait.
Samain aujourd'hui porte un autre nom plus connu et plus populaire, c'est la fête d'Halloween

 

http://www.lahic.cnrs.fr/spip.php?article276

anthropo culture…oralité

puisque la « petite oie » désignait autrefois « les rubans, les bas, le chapeau, les gants », bref, « tout ce qu’il faut pour assortir un habit », comme on peut le voir chez nos jeunes auditeurs (D.A.F., 1694) !

L’oie n’est pas aussi « blanche » qu’il y paraît. Le bestiaire de l’oie est en fait un mixte d’innocence naïve et de fine sagesse. Ainsi, par exemple, à « l’oie blanche », humble volaille gardée par des femmes simples voire simplettes, s’opposent « les oies sacrées et vigilantes du Capitole » qui par leurs cris légendaires sauvèrent les Romains d’un antique désastre. Le motif de l’oie se rencontre assez régulièrement dans la littérature orale en général et en particulier dans les récits folkloriques à coloration carnavalesque (Van Gennep, 1947 : 960-961). La langue de l’oralité folklorique - « mère l’oye » - est elle-même fortement chargée de connotations transgressiveset si l’on mange l’oie grasse rituelle en Carnaval il est tabou de « consommer » sa mère... Ainsi l’oie est-elle souvent au carrefour du folklore, du rite et du mythe (ou de leur transposition burlesque). Quarante ans avant la composition des Histoires ou Contes du Temps passé, Mme de Sévigné (1656) raconte par exemple à Mademoiselle, nièce de Louis XIII, la légende folklorico-liturgique de la cane de Montfort : « Tous les ans, au jour Saint-Nicolas, elle sort d’un étang avec ses canetons, passe au travers de la foule du peuple, vient à l’église et y laisse de ses petits en offrande ». Cette cane fut jadis « une damoiselle qui n’allait point à la procession et qui jamais à ce saint ne porta de chandelle (...). Tous ses enfants aussi bien qu’elle furent changés en canetons et canes pour servir d’exemple aux profanes ». Et l’épistolière de conclure son récit par ce mot d’espritculturel qui marque sa distance aux rites et croyances populaires : « Ce n’est pas un conte de ma mère l’oie mais de la cane de Montfort qui ma foi lui ressemble fort » (Sévigné, 1656 (1972).

Cette légende orale christianisée, si proche de l’exemplum et de notre image,inscrit l’oie dans le bestiaire sacré et la cohorte de saintes ansériformes, saintes canes ou saintes gardeuses d’oie. Notre Mère l’Oye est proche des reines pédauques, fées aux pattes d’oies, fées mi-humaines mi-animales (Grange, 1983:139-150). La Mère l’Oye nous reporterait ainsi dans les temps mythiques où Berthe - la Reine Péd’auque - filait et où les fées filandières activaient le fuseau.

Cette « mère » s’inscrit dans un univers de filiation matrilinéaire et l’expression même « mère l’oie » désigne une parenté fictive, substitutive ou rituelle (un peu comme on pouvait parler du Roi des Coqs pour désigner le chef rituel de la Jeunesse festive). C’est ici un type de « parenté à plaisanterie » ou encore de « parentéparodique » dans la mesure où « Ma Mère l’Oye » convoque implicitement d’autres Mères, Mère de Dieu ou Mère Supérieure par exemple (Wagner, 1990 : 3-25). Mais cette filiation est aussi et surtout une proposition d’affiliation symbolique dans l’exacte mesure où les liens de consanguinité imaginaire se substituent à une consanguinité réelle. Il est question en effet de « ma » mère et non de « la » mère. Ma Mère l’Oye appartient à la lignée féminine des Mère Michel, Mère Folle et sa marotte, Mère Lusine fée filandière, Mère Gobe-Lune, Mère Gobe-Mouche et tant d’autres « Mères » du folklore. Mais c’est peut-être « la Tante Arie » qui lui ressemble le plus

La Mère (ou Commère) l’Oye conte donc à ses oisons. Cette naturalisation de la pratique langagière constitue une représentation très ancrée dans la culture paysanne patriarcale qui associe volontiers la parole au caquetage de ces femmes qui jacassent (Mougin, 2000 : 141-158). Mais ce « modèle organique » se double d’un « modèle technique » qui relie la parole des femmes aux savoirs-faire artisanaux et, symboliquement, à la re-production. C’est bien aux gestes du filage que renvoie la métaphore matricielle du fil de la parole. Or, la manipulation technique du fil est en même temps une « manipulation symbolique du fil de la vie et du temps (...) » (Belmont, 1984 : 53). Ne croyait-on pas « morte » ou « enchantée » la vielle fée filandière enfermée dans sa Tour (La Belle au bois dormant) ? Parques antiques, ces fées filandières filent d’un même geste le temps et le fil du destin .

Notre Mère l’Oye parle et file, file et parle ; le fil de sa parole qui tient son jeune public sous le charme est sans doute aussi peu embrouillé que le fil de son fuseau, bien droit et souple sous la main. Ce n’est pas une de ces « sorcières qui connaissent le pouvoir maléfique du fil emmêlé, entortillé » où se brouillent les liens et les lignes du temps. Ce n’est ni Eve, la fileuse pécheresse des manuscrits médiévaux (Cahier, 1982 : 438-439), ni l’une des redoutables commères fileuses des Evangiles des Quenouilles. Notre conteuse est une fée domestique et domestiquée. C’est une fée filandière comme le folklore européen en connaît tant. Les fées filandières et ventrières (ce sont des mères et leur tablier est un giron fertile) ont donc un rapport certain à la sexualité et aux rites de passage qui initient à la sexualité adulte. Il n’est donc pas étonnant que la quenouille soit aussi présente tout au long du scénario rituel nuptial voire du cycle des amours :

« Lors des veillées, les garçons tressent l’osier des vanneries et les jeunes filles filent une quenouille qu’elles laissent parfois tomber : le galant la ramasse, ébauchant une relation d’amour. Plus tard (...), la quenouille sera fixée, chargée de fleurs et de rubans, au lit de noces, comme pour protéger la sexualité des époux » (Segalen, 1981 : 138).

Les connotations sexuelles et phalliques de la quenouille, du fil et du fuseau sont fort claires, y compris dans l’univers des contes de fées 

 

 

http://www.sweden.se/templates/cs/CommonPage____11879.aspx

L’oie de la Saint-Martin par Po Tidholm

Cette journée est dédiée à l’oie, toutes les autres significations étant à peu près tombées dans l’oubli. Au début de novembre, les oies sont prêtes à être abattues et le 11 novembre, c’est le moment du traditionnel dîner d’oie.

Saint Martin, évêque de Tours, avait une oie pour emblème : la tradition veut que pour éviter d’être nommé évêque, il s’était caché parmi les oies mais avait été trahi par leur caquètement. Sa fête tombe en novembre, au moment où les oies sont suffisamment grasses pour être abattues. Au Moyen Âge, la Saint-Martin était une fête d’automne importante, et l’habitude de manger de l’oie ce jour-là est venue de France. La coutume était enracinée surtout parmi les artisans des villes et dans l'aristocratie.

http://www.rayons-et-ombres.fr/010-Egypte/01-Dieux/110.html

Amon est l’une des principales divinités du panthéon égyptien. Son nom Imen[2], « le Caché » ou « l’Inconnaissable », traduit l’impossibilité de connaître sa « vraie » forme, car il se révèle sous de nombreux aspects. Il est Imen achâ renou, « Amon aux noms multiples ».

Avec sa parèdre Imenet, il fait partie des entités divines de l'Ogdoade d'Hermopolis.

Sous la forme d'une oie, l’un de ses animaux symboliques, il pondit l'œuf primordial d'où sortit la vie. Sous la forme d'un serpent, il fertilisa l'œuf cosmique façonné dans les Eaux primordiales.

Pour Amon, voir aussi http://desir-egypte.ifrance.com/lettread.htm

Cette dernière fonction du dieu Amon, dieu du ciel, pourrait expliquer l’origine de sa couleur bleue. En effet, Amon apparaît souvent avec la peau bleue, la couleur de la pierre précieuse, le lapis-lazuli, couleur considérée comme la chair des dieux.

Amon, dont le nom signifie le Caché, tire de cette expression le caractère même de sa personnalité. Sa véritable nature échappe à l’entendement, il est l’esprit qui plane sur les eaux originelles, sa nature reste mystérieuse. Cela ne l’empêche pas de devenir une divinité extrêmement populaire accessible à tous les gens du peuple.

Les animaux sacrés d’Amon :

Le bélier sheft aux cornes enroulées pour son aspect fécond et reproducteur. On le retrouve dans la superbe allée de sphinx qui relie Karnak à Louxor.

L’oie smen, vraisemblablement parce que cet oiseau très prolifique apparut au commencement du monde et ainsi créateur du dieu.

 

http://mythologica.fr/egypte/geb.htm

Dieu Geb, (terre) : L'oie était son animal sacré et son symbole qui apparait dans les hiéroglyphes de son nom.

 

6 mars 2013

Oie, Femme, Oiseau

++++ https://docs.google.com/viewer?a=v&q=cache:MIfR9eDPGO8J:rupestres.perso.neuf.fr/page0/page12/assets/Fromage_Enimie.pdf+&hl=fr&gl=fr&pid=bl&srcid=ADGEESi2KZJmGTxO_Qdej5N1a6oLSJRstZJzAnEyUYo29633VZ2Lksg2z6pukOw29-rUR_O4K44wJnhwoZ2SgQ7RKuT6xkzp5w5z18lH1zp4BdJtrDuKn4KL0seubA_Z3j4cRxk2z5ob&sig=AHIEtbRgAcldyiii-NLnuuM0fGhkcYHfFw

Patte-d'oie et pathologie

G. Grossier,
l’historien de la Puysaye, rapporte également cette remarque dans le « Bulletin de la Société
des Sciences de l’Yonne » (année 1888, 1er semestre, p.101). « Dans plusieurs communes du
canton de Saint-Sauveur, on voit des personnages qui ont dans la main droite, quelques fois
dans les deux mains, une peau dure, noire, écailleuse, appelée patte d’oie.Cette tache est
héréditaire, on dit qu’elle a été transmise à leurs descendants par des persécuteurs de saint
Pèlerin, qui le poursuivirent en lui jetant des pierres et de la boue » Peu importe ici que le
phénomène soit authentique ou non ; nous ne tirerons rien non plus de la rencontre avec Saint
Pèlerin. Notons seulement qu’avoir la patte d’oie veut dire aussi dans nos campagnes avoir
une altération de la peau noire et écailleuse, et que justement, à côté de la lèpre blanche ou
éléphantiasis, on a d’abord appelé lèpre le psoriasis dans lequel la peau se détache par
écailles, et que le mot grec « lepra » est en rapport avec le mot « lepis ». qui veut dire écaille.
Il y a donc des chances, au terme de cette analyse, pour que par l’intermédiaire de la notion
populaire médiévale fort vague de « patte d’oie » les moines érudits si édifiants du Moyen
Âge aient substitué à l’état d’oiseau des saintes pédauques l’affection cutanée de la lèpre.
Ainsi faut-il sans doute voir dans la lèpre d’Énimie l’équivalent de la jambe d’oie ou de la
forme complète. d’oiseau des Dames de Lerné, de Sambin, de Pirou ou de Guernesey. En
définitive il faudrait dire qu’Énimie est une autre Néomaye. (Neomoye?)

Femme-oiseau

Dans la « Maladie de Cuchulainn », deux oiseaux viennent se poser sur un lac, sous les
yeux de Cuchulainn. Le héros les blesse de sa fronde. Aussitôt il tombe dans une sorte de
sommeil et voit deux femmes,venir à lui. Elles lui rendent ses blessures, puis près d’un pilier
de pierre, lui donnent rendez-vous. Là il trouvera l’amour de Fand, l’épouse délaissée de

Manannan, Mac Lir ; elle s’est éprise du héros et l’a convoqué par l’intermédiaire des deux
femmes oiseaux. En simplifiant, on pourrait dire que Fand est venue sous forme d’oiseau
solliciter le héros Cuchulainn pour se dédommager des négligences du vieux Manannan.
Cuchulainn restera un temps en compagnie de Fand, puis recherché par son épouse Emer il
abandonnera la « jeune fille » fée que Manannan vient reprendre.

Le thème de l’oiseau blessé qui livre à Cuchulainn l’amour de Fand fait songer à la légende
du Meunier qui trouve à la place d’une cane qu’il a blessée sur un étang une aimable
princesse.

Par ailleurs, le schéma des deux légendes irlandaises est le même : une jeune fille en
puissance de mari dans l’au delà se transforme en oiseau pour relancer un homme qui la
poursuit et la rejoint au pays des fées et des dieux. Cette jeune femme est d’ailleurs d’une
nature mal définie, plutôt divine qu’humaine. Au reste cette question n’a guère d’importance,
car les humains qu’elle provoque se déplacent avec aisance entre le réel et l’au delà.

... 

Si nous tentons une synthèse de ces données, nous arrivons à ces conclusions. Toutes ces
dames ont forme d’oiseau lorsqu’elles arrivent au. bord de l’eau, canes, colombes ou

cigognes. Il semble que l’eau soit l’élément qui leur permette d’accéder au monde des
humains. Dans certaines traditions, elles se dépouillent pour se baigner et se révèlent en
jeunes filles pendant leurs ébats aquatiques. Dans d’autres, elles sont oiseaux évoluant sur
l’eau et ne prennent forme virginale que si elles se trouvent capturées, ou blessées. Quoiqu’il
en soit, on ne conquiert la jeune fille qui est en chacune d’elles que si on lui dérobe sa
dépouille, d’oiseau, ou si on la capture ou la blesse, quand elle a forme d’oiseau; bref à la
condition de lui faire quelque violence qui la mette à merci. Mais pour un humain une
semblable entreprise mène à une aventure fabuleuse et tout bonnement dans un monde
merveilleux, l’au delà. On peut donc déjà poser que le même être est oiseau en ce monde et
fée ravissante en l’autre.

Mais d’où arrive cette fée-oiseau et que vient-elle faire chez les hommes? C’est pour
s’éloigner d’un vieux mari de l’au

delà, aussi tracassier qu’inattentionné, et pour provoquer un jeune héros de ce monde-ci
que la fée se mue en oiseau.La forme d’oiseau et la voie d’eau sont les moyens de passage de
l’autre monde en le nôtre. Dès que la fée a incité le jeune héros à la conquérir elle reprend
forme de divine jeune fille et garde cette forme aussi longtemps que l’heureux héros est assidu
et soumis ; mais dès qu’il commet une offense ou une bévue, la belle reprend son vol et,
semble-t-il, retourne s’enfermer dans l’au delà de son vieux mari.

Il se pourrait bien que tout ce petit manège formât un cycle. Lorsque le jeune devient à son
tour inattentionné et que paraît un nouveau séduisant jeune homme, l’alternative devient un
recommencement. Ainsi la mythologie française nous conduit à approuver partiellement les
déductions de H. Hatt dans la revue des Études Anciennes (T. LXVII, n° 1 et 2, p. 97 et sqs.) à
propos de la Déesse Mère gauloise. M. Hatt écrit : « La Déesse-mère épousait, à date fixe
chaque année, le dieu céleste, pour le tromper ensuite quelques mois plus tard, en passant du
ciel sous la terre, pour s’unir d’amour avec le dieu chthonien. » La mythologie française
appuyée sur la mythologie irlandaise, semble plutôt prouver que la Déesse-Mère, éternelle
jeune fille, épouse attitrée du vieux dieu chthonien, trompait régulièrement ce dernier pour
solliciter les faveurs d’un jeune héros céleste et conquérant. Peut-être ce jeune héros devenait-
il à son tour vieux dieu chthonien et était-il trompé pour un nouveau jeune conquérant. Encore
ne faut-il pas oublier que jeune et vieux ne désignent ici que doux aspects du même dieu triple
Cernunnos.

Cette vierge combattante qui protège la cité de Tarascon contre les méfaits du Dragon évoque
plus anciennement, mais fort voisine dans les termes, l’apparition de la « Vierge au regard
farouche » qui arrêta les entreprises belliqueuses de Catumandus contre Massilia. L’épisode
conté en particulier par Justin (XLIII, 5) enseigne que pendant le siège qu’il faisait de
Marseille, la jeune colonie grecque, le chef gaulois Catumandus vit en songe l’image d’une
femme au regard farouche qui se prétendait déesse. Cette vision suffit à dissuader le meneur
d’hommes de poursuivre son entreprise. Il offrit la paix, fut accueilli dans la petite cité,
pénétra dans la citadelle de Minerve et reconnut dans la déesse grecque sa vision nocturne.
Ainsi ce chef de guerre n’avait pas osé se dresser contre l’Athéna Promachos : la vierge-

oiseau, tantôt chouette, tantôt hirondelle (s’il faut en croire Homère — Odyssée, XXII, 240 —
au moment même où elle protège et inspire Ulysse combattant), la vierge dans l’ombre du
bouclier de qui se love le serpent. Catumandus était un guerrier gaulois, il ignorait tout de la
mythologie grecque; pour qu’il ait été terrifié par une vision nocturne, il fallait qu’il y trouvât
l’image d’une divinité gauloise, d’une déesse guerrière ou défensive, sans quoi il ne se fût pas
interrompu pour si peu dans une coalition qui unissait tous les Ligures.

Il convient enfin, puisque nous faisons appel aux traditions des Gaulois, de ne point
omettre la part prépondérante que prirent les oies du Capitole au salut de la citadelle latine.
Les Italiotes sont au point de vue linguistique et mythologique les frères des Celtes,. Or dans
une action qui oppose les uns aux autres, le fait mythique prend toute sa signification. À
l’heure [page 12] nocturne où l’ennemi escaladait le flanc rocheux de la citadelle, l’oie
consacrée à Junon, ne faut-il pas entendre: l’oie Junon, se dressa seule en face de l’assaillant,
battant des ailes et poussant des clameurs de fureur et mettant en définitive le Gaulois en
déroute. De l’oie Junon protectrice du Capitole aux oies du Pirou qui accueillirent de leurs
cris d’alarme l’envahisseur normand, il n’y a pas d’irréductible distance.

... 

la légende de Sainte Énimie confirme une fois de plus que le combat qui se fait entre
le dieu chthonien et le dieu céleste a pour enjeu la Dame-oiseau.

... 

Par sainte Énimie nous avons appris de façon certaine que les Dames Pédauques faisaient
partie du même cycle mythologique que [page 18] Gargantua. Nous découvrons qu’au
Moyen-âge, les fées à patte d’oie sont devenues de malheureuses lépreuses, ce qui dans une
certaine mesure1es a rapprochées encore de leur vocation de guérisseuses. Enfin ces filles de
l’au delà ne sont pas constamment oiseaux : ce n’est que l’air qu’elles se donnent pour venir
par les chemins de l’eau provoquer un jeune héros plus amoureux que leur vieux mari.

En outre sur les lieux où sévit le Drac, erra également Gargantua et en définitive ce Dragon
n’est autre que le Géant. Il faut en conclure accessoirement, ce qui a déjà été fait par M.
Dontenville, que le Géant est tantôt dangereux, tantôt débonnaire. Enfin une autre
contradiction de Gargantua, ou du Mercure gaulois, paraît se résoudre aussi en ces lieux. Sans
doute a-t-on été quelque peu réticent sur le chapitre de la situation « inférieure » du dragon
mercurien, telle qu’elle a été définie dans les Bulletins n° LV et LVI. On a pu se faire
l’objection que le Mercure gaulois est attesté par de nombreux faits archéologiques, habitant
des hauteurs et point seulement des sites inférieurs. À Beauvais même, le. fanum du Mercure
barbu, localisé et fouillé par notre confrère J.Cartier, se dresse au haut du coteau en un lieu
appelé Mahon. La fuite, du Drac nous explique cette position élevée. Le dragon inférieur tend
dans sa lutte à gagner les hauteurs, et c’est sur une hauteur qu’il est rejoint et vaincu par son
rival céleste. Ce haut lieu qui marque une phase cruelle du duel des deux dragons a été,
semble-t-il, consacré aussi bien au vainqueur qu’au vaincu, pour la raison probable que
vainqueur et vaincu ne font qu’un, puisque ce sont deux tendances du même dieu, et que cette
victoire est celle, dans le déchirement du tricéphale, du renouveau sur le passé. Là haut, le
dieu a sacrifié le vieil homme qui était en lui pour affirmer sa jeunesse.

Légende de la cane de Monfort

http://farfadet.home.free.fr/sommaire.htm

1 août 2012

Triban bardique, Nom secret de Dieu, OIV ou OIW, OIA...

Traduction de http://www.sacred-texts.com/neu/celt/bim1/bim1019.htm (mauvais français mais l'essentiel est compréhensible), voir ici

L'ORIGINE ET PROGRÈS DE LETTRES -. LE NOM DE DIEU -. LE SECRET BARDIC.

Les Barddas de Iolo Morganwg, vol. I., éd. par J. Williams Ithel Ab, [1862], au sacré-texts.com

Vérification: L'auteur était certes inspiré de traditions anciennes, mais ce qu'il présentait comme une tradition authentique était en fait sa création. Ses oeuvres étaient une référence jusque dans les années 70.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Iolo_Morganwg

Le néo-druidisme de Iolo est la fusion entre des éléments du christianisme, des influences arthuriennes, du protoromantisme comparable à celui de William Blake et des éléments du monde celte.

Texte:

1OIV

2OIW

OIA, Runes3

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