Oie dict historique de la langue française. Le Robert ed. 1992
Dérivé de oiseau (1175) de l’anc fr OE ; OUE « oie » ; issu du bas-lat. auca : IV, V° s., contraction de avica, dont un dérivé a donné oiseau.
Petite oie : accessoires et petits détails (rubans, garnitures de vêtements)
Faveurs accordées par une dame à son amant.
Par extension, prélude à une action quelconque.
Oie de mer : nom pour le dauphin dont le museau allongé évoque une oie.
http://www.insecula.com/oeuvre/O0014665.html
Statue : aphrodite sur une oie
L'oie, puis le cygne, est l'animal d'Aphrodite Ourania (née de la semence d'Ouranos). Il évoque peut-être la déesse du printemps ou l'étoile du matin. Le port du haut polos, et l'adjonction d'attributs comme la colombe dans la main droite et le coffret dans la main gauche ne laissent aucun doute sur l'identité de la figure provenant et fabriquée en Béotie.
Le culte de cette déesse grecque de l'Amour, qui attribuera la beauté et l'attirance sexuelle et sera identifiée à Vénus dans la mythologie romaine, viendra du Proche-Orient, par Chypre et Cythère. Appelée Anadyoméné (celle qui sort de la mer) et Cypris (la Cypriote), Aphrodite fera partie des douze grands Olympiens. Elle sera souvent représentée avec un sourire aux lèvres. Les Grecs la représenteront sous la forme d'une déesse sévère et cruelle. Les Romains retiendront davantage son aspect bienveillant. Lucrèce, dans son exorde au poème "de natura rerum", l'identifie à la force suprême qui donne la vie.
Anatidés.c canards et cygnes
http://www.bernissart.be/associations.htm
Une tradition séculaire est la décapitation de l'Oie par la société des Hussards d'Harchies depuis 1816, elle-même héritière de la société Saint Eloi fondée en 1760.
Elle commémore une veille légende. Un conflit opposant les Seigneurs d'Harchies et de Pommeroeul, tourna en faveur de celui d'Harchies.
Et c'est une oie, qui fut le symbole de la rente que le Seigneur de Pommeroeul devait à celui d'Harchies.
Lors de la cérémonie, les Hussards "décapitent" d'un coup de sabre et les yeux bandés une oie, préalablement tuée.
Dans toute l'entité de Bernissart comme encore dans de nombreux petits villages wallons, on perpétue avec bonheur une tradition régionale séculaire proche du jeu de crosse médiéval (jeu populaire) ou de notre golf actuel. Le crossage de rue est une des traditions les plus originales et les plus vraies de Wallonie : le jeu consiste à frapper une "chôlette" (balle en bois ou en mousse) avec un "rabot" (crosse), le but étant de toucher des tonneaux de bière qui se trouvent devant chaque café… Durant toute la journée, les joueurs font de petites haltes devant chaque café et, une fois la nuit tombée, se réunissent autour d'un repas typique.
Ce crossage est organisé le Mardi Gras à Pommeroeul et Ville-Pommeroeul, et le mercredi des Cendres à Blaton, Harchies et Bernissart. De nombreux groupes costumés animent cette tradition pour présenter des facettes de la vie locale (Iguanocroches, Charlotteux, Kis-Ka-Kos-Ku...)
Certaines sociétés sont aujourd’hui séculaires, comme les Kis-Ka-Kos-Ku.
Le crossage du mercredi des Cendres à Blaton en images... (édition 2007)
Habillés en pierrot lunaire !
Une activité qui remonte, selon les historiens, à l’Antiquité, et qui était toujours bien vivace au Moyen-Age. Notre crossage serait d’ailleurs l’ancêtre, non seulement du golf, mais aussi de tous les jeux de balle et de ballon, de la balle pelote au football.
Le 15 août à Pommeroeul, une procession multiséculaire composée de groupes historiques, religieux et de chars fleuris commémore le miracle qui eut lieu en l'an 1100, fait qui est à l'origine du village et de son église au curieux clocher penché.
https://www.1579.be/decapitation-oie.htm
Le dieu Égyptien Seb et son symbole, l'oie.
Le jars est l'une des formes du Dieu Geb, "le grand caqueteur".
Geb (Seb) est le dieu égyptien de la terre.
Il est le fils de Shou et de Tefnout.
Il est également le frère et époux de la déesse de ciel Nout.
De cette union, ils eurent deux fils, Osiris et Seth, et deux filles, Isis et Nephtys.
Pour la légende, Geb, désireux de succéder à son père sur le trône d’Egypte, vola l’uraeus, gage du pouvoir du pharaon.
Voulant ainsi montrer qu’il pouvait gouverner, il échoua en se faisant blesser par le cobra uraeus.
Râ le soigna et Geb fut tout de même considéré comme un bon successeur à Shou.
Geb était généralement représenté allongé sur le dos, portant souvent la couronne de la Basse Egypte. Dans ses représentations, on le trouvait en compagnie de Nout, la déesse du ciel. En général, sa peau était verte. L’oie, présente dans son hiéroglyphe était son animal représentatif.
Souvent il apparaît sur les sarcophages avec Nout tandis que le dieu de l’air, Shou, vient interrompre leur étreinte.
Dans l'Inde, l'oie occupait une position semblable ; on nous dit qu'il y avait dans ce pays des oies de Brahma, ou des oies consacrées à ce dieu.
Enfin les monuments de Babylone nous apprennent que l'oie avait en Chaldée un caractère mystique, et qu'on l'y offrait en sacrifice aussi bien qu'à Rome ou en Égypte, car on y voit le prêtre tenant dans une main une oie, et dans l'autre son couteau de sacrifice.
Chez les Egyptiens, l’âme était représentée par une oie.
Le jars annonce de son cri la création.
L'oie solaire couve l'oeuf de la création qui met au monde l'oison, lequel symbolise l'astre rajeuni et est considéré comme le protecteur de l'enfant roi.
L'oie est l'un des 5 noms composant la titulature du roi : Sa-Ra : fils de Rê, le hiéroglyphe "Fils de" étant représenté par l'oie sacrée.
L'oie du Nil est la manifestation visible d'Amon-Rê.
Il y a plusieurs sortes d'oies en Egypte ancienne: l'oie grise commune (anser anser - ra en égytien), l'oie au front blanc (anser albifons ou tjerep en égyptien), l'oie du Nil (alopochen aegyptiacus ou semen en égyptien); cette dernière avait mauvaise réputation bien que fort appréciée comme gardienne.
D'autres oies one également été représentées comme par exemple l'oie à poitrine rouge.
N'oublions pas non plus que c'est en Egypte qu'on trouve le Jeu de l'Oie
Jeu typiquement égyptien, dont le but évident est de permettre à l’oie d’Amon (la chenalopex, dont le vol traverse l’Afrique du Caire jusqu’au Cap) de libérer le soleil des ténèbres.
Oie de Saint Martin
L'oie de St Martin dégustée par tradition le 11 novembre jour de la fête du saint, a pour légende un carnage de ces volailles par trop bavardes.
St Martin était pressenti par les habitants de Tours pour devenir leur évêque.
N'étant pas intéressé par les honneurs et préférant la vie hérémétique, il se cacha pour que les Tourangeaux ne l'amènent pas à la ville.
Mais un troupeau d'oies le dénonça par les cris bien connus de ces volatiles qui déjà dans la Rome antique avaient alerté la population.
St Martin devint donc évêque de la cité, et les oies, pour notre plus grand plaisir, payèrent chèrement leur traitrise et passèrent à la casserole ou à la broche.
Il est devennu traditionnel dans beaucoup de régions de déguster de l'oie le 11 novembre jour de la Saint-Martin;
Cette tradition est remontée vers le nord au fur et a mesure des différents exodes de population fuyant parfois certains régimes
Il faut dire aussi que c'est la bonne période pour tuer une oie de l'année, c'est encore une jeune bête, tendre, et qui a pris tout son volume sans être grasse.
Quand on sait que St Martin fut enseveli le 11 novembre 397, cette coutume de décapiter le volatile prit peut-être ses racines à cette époque lointaine, mais peut-être même avant..
Cette date du 11 novembre est peut-être aussi une réminiscence celtique de la fête de Samain, le début de la saison sombre après la saison claire.
Le nom de Samain signifiait « réunion », chez les Cletes autrefois.
C’était une fête obligatoire de toute la société celtique qui donnait lieu à des rites druidiques, des assemblées, des beuveries et des banquets rituels et dont le caractère religieux la plaçait sous l’autorité de la classe sacerdotale des druides et la présidence du roi, toute absence était punie de mort
la date du Samain fut récupérée par l'Eglise pour en faire la Toussaint.
Les travaux des champs étaient terminés, les granges pleines et le repos hivernal commençait.
Samain aujourd'hui porte un autre nom plus connu et plus populaire, c'est la fête d'Halloween
http://www.lahic.cnrs.fr/spip.php?article276
anthropo culture…oralité
puisque la « petite oie » désignait autrefois « les rubans, les bas, le chapeau, les gants », bref, « tout ce qu’il faut pour assortir un habit », comme on peut le voir chez nos jeunes auditeurs (D.A.F., 1694) !
L’oie n’est pas aussi « blanche » qu’il y paraît. Le bestiaire de l’oie est en fait un mixte d’innocence naïve et de fine sagesse. Ainsi, par exemple, à « l’oie blanche », humble volaille gardée par des femmes simples voire simplettes, s’opposent « les oies sacrées et vigilantes du Capitole » qui par leurs cris légendaires sauvèrent les Romains d’un antique désastre. Le motif de l’oie se rencontre assez régulièrement dans la littérature orale en général et en particulier dans les récits folkloriques à coloration carnavalesque (Van Gennep, 1947 : 960-961). La langue de l’oralité folklorique - « mère l’oye » - est elle-même fortement chargée de connotations transgressiveset si l’on mange l’oie grasse rituelle en Carnaval il est tabou de « consommer » sa mère... Ainsi l’oie est-elle souvent au carrefour du folklore, du rite et du mythe (ou de leur transposition burlesque). Quarante ans avant la composition des Histoires ou Contes du Temps passé, Mme de Sévigné (1656) raconte par exemple à Mademoiselle, nièce de Louis XIII, la légende folklorico-liturgique de la cane de Montfort : « Tous les ans, au jour Saint-Nicolas, elle sort d’un étang avec ses canetons, passe au travers de la foule du peuple, vient à l’église et y laisse de ses petits en offrande ». Cette cane fut jadis « une damoiselle qui n’allait point à la procession et qui jamais à ce saint ne porta de chandelle (...). Tous ses enfants aussi bien qu’elle furent changés en canetons et canes pour servir d’exemple aux profanes ». Et l’épistolière de conclure son récit par ce mot d’espritculturel qui marque sa distance aux rites et croyances populaires : « Ce n’est pas un conte de ma mère l’oie mais de la cane de Montfort qui ma foi lui ressemble fort » (Sévigné, 1656 (1972).
Cette légende orale christianisée, si proche de l’exemplum et de notre image,inscrit l’oie dans le bestiaire sacré et la cohorte de saintes ansériformes, saintes canes ou saintes gardeuses d’oie. Notre Mère l’Oye est proche des reines pédauques, fées aux pattes d’oies, fées mi-humaines mi-animales (Grange, 1983:139-150). La Mère l’Oye nous reporterait ainsi dans les temps mythiques où Berthe - la Reine Péd’auque - filait et où les fées filandières activaient le fuseau.
Cette « mère » s’inscrit dans un univers de filiation matrilinéaire et l’expression même « mère l’oie » désigne une parenté fictive, substitutive ou rituelle (un peu comme on pouvait parler du Roi des Coqs pour désigner le chef rituel de la Jeunesse festive). C’est ici un type de « parenté à plaisanterie » ou encore de « parentéparodique » dans la mesure où « Ma Mère l’Oye » convoque implicitement d’autres Mères, Mère de Dieu ou Mère Supérieure par exemple (Wagner, 1990 : 3-25). Mais cette filiation est aussi et surtout une proposition d’affiliation symbolique dans l’exacte mesure où les liens de consanguinité imaginaire se substituent à une consanguinité réelle. Il est question en effet de « ma » mère et non de « la » mère. Ma Mère l’Oye appartient à la lignée féminine des Mère Michel, Mère Folle et sa marotte, Mère Lusine fée filandière, Mère Gobe-Lune, Mère Gobe-Mouche et tant d’autres « Mères » du folklore. Mais c’est peut-être « la Tante Arie » qui lui ressemble le plus
La Mère (ou Commère) l’Oye conte donc à ses oisons. Cette naturalisation de la pratique langagière constitue une représentation très ancrée dans la culture paysanne patriarcale qui associe volontiers la parole au caquetage de ces femmes qui jacassent (Mougin, 2000 : 141-158). Mais ce « modèle organique » se double d’un « modèle technique » qui relie la parole des femmes aux savoirs-faire artisanaux et, symboliquement, à la re-production. C’est bien aux gestes du filage que renvoie la métaphore matricielle du fil de la parole. Or, la manipulation technique du fil est en même temps une « manipulation symbolique du fil de la vie et du temps (...) » (Belmont, 1984 : 53). Ne croyait-on pas « morte » ou « enchantée » la vielle fée filandière enfermée dans sa Tour (La Belle au bois dormant) ? Parques antiques, ces fées filandières filent d’un même geste le temps et le fil du destin .
Notre Mère l’Oye parle et file, file et parle ; le fil de sa parole qui tient son jeune public sous le charme est sans doute aussi peu embrouillé que le fil de son fuseau, bien droit et souple sous la main. Ce n’est pas une de ces « sorcières qui connaissent le pouvoir maléfique du fil emmêlé, entortillé » où se brouillent les liens et les lignes du temps. Ce n’est ni Eve, la fileuse pécheresse des manuscrits médiévaux (Cahier, 1982 : 438-439), ni l’une des redoutables commères fileuses des Evangiles des Quenouilles. Notre conteuse est une fée domestique et domestiquée. C’est une fée filandière comme le folklore européen en connaît tant. Les fées filandières et ventrières (ce sont des mères et leur tablier est un giron fertile) ont donc un rapport certain à la sexualité et aux rites de passage qui initient à la sexualité adulte. Il n’est donc pas étonnant que la quenouille soit aussi présente tout au long du scénario rituel nuptial voire du cycle des amours :
« Lors des veillées, les garçons tressent l’osier des vanneries et les jeunes filles filent une quenouille qu’elles laissent parfois tomber : le galant la ramasse, ébauchant une relation d’amour. Plus tard (...), la quenouille sera fixée, chargée de fleurs et de rubans, au lit de noces, comme pour protéger la sexualité des époux » (Segalen, 1981 : 138).
Les connotations sexuelles et phalliques de la quenouille, du fil et du fuseau sont fort claires, y compris dans l’univers des contes de fées
http://www.sweden.se/templates/cs/CommonPage____11879.aspx
L’oie de la Saint-Martin par Po Tidholm
Cette journée est dédiée à l’oie, toutes les autres significations étant à peu près tombées dans l’oubli. Au début de novembre, les oies sont prêtes à être abattues et le 11 novembre, c’est le moment du traditionnel dîner d’oie.
Saint Martin, évêque de Tours, avait une oie pour emblème : la tradition veut que pour éviter d’être nommé évêque, il s’était caché parmi les oies mais avait été trahi par leur caquètement. Sa fête tombe en novembre, au moment où les oies sont suffisamment grasses pour être abattues. Au Moyen Âge, la Saint-Martin était une fête d’automne importante, et l’habitude de manger de l’oie ce jour-là est venue de France. La coutume était enracinée surtout parmi les artisans des villes et dans l'aristocratie.
http://www.rayons-et-ombres.fr/010-Egypte/01-Dieux/110.html
Amon est l’une des principales divinités du panthéon égyptien. Son nom Imen[2], « le Caché » ou « l’Inconnaissable », traduit l’impossibilité de connaître sa « vraie » forme, car il se révèle sous de nombreux aspects. Il est Imen achâ renou, « Amon aux noms multiples ».
Avec sa parèdre Imenet, il fait partie des entités divines de l'Ogdoade d'Hermopolis.
Sous la forme d'une oie, l’un de ses animaux symboliques, il pondit l'œuf primordial d'où sortit la vie. Sous la forme d'un serpent, il fertilisa l'œuf cosmique façonné dans les Eaux primordiales.
Pour Amon, voir aussi http://desir-egypte.ifrance.com/lettread.htm
Cette dernière fonction du dieu Amon, dieu du ciel, pourrait expliquer l’origine de sa couleur bleue. En effet, Amon apparaît souvent avec la peau bleue, la couleur de la pierre précieuse, le lapis-lazuli, couleur considérée comme la chair des dieux.
Amon, dont le nom signifie le Caché, tire de cette expression le caractère même de sa personnalité. Sa véritable nature échappe à l’entendement, il est l’esprit qui plane sur les eaux originelles, sa nature reste mystérieuse. Cela ne l’empêche pas de devenir une divinité extrêmement populaire accessible à tous les gens du peuple.
Les animaux sacrés d’Amon :
Le bélier sheft aux cornes enroulées pour son aspect fécond et reproducteur. On le retrouve dans la superbe allée de sphinx qui relie Karnak à Louxor.
L’oie smen, vraisemblablement parce que cet oiseau très prolifique apparut au commencement du monde et ainsi créateur du dieu.
http://mythologica.fr/egypte/geb.htm
Dieu Geb, (terre) : L'oie était son animal sacré et son symbole qui apparait dans les hiéroglyphes de son nom.