Nourague, nuraghe, de Mpumalanga à la Sardaigne, Labyrinthes
Mpumalanga Afrique du Sud
http://andrewcollins.com/page/articles/txsa_4_adams.htm
Labyrinthe nuragique IX, X° siècle av JC
https://fr.qwe.wiki/wiki/Nuragic_civilization
Les premiers historiens grecs et géographes ont spéculé sur le nuraghe mystérieux et leurs bâtisseurs. Ils ont décrit la présence d'édifices fabuleux, appelés daidaleia , du nom de Daedalus , qui, après avoir construit son labyrinthe en Crète, aurait déménagé en Sicile et en Sardaigne.
Les théories modernes sur leur utilisation ont inclus des rôles sociaux, militaires, religieux ou astronomiques, comme des fours, ou comme des tombeaux. Bien que la question ait longtemps été controversée parmi les chercheurs, le consensus moderne est qu'ils ont été construits comme sites défendables, et qui comprenait des granges et des silos.
Culte des eaux, puits, labyrinthe Sardaigne
https://www.persee.fr/doc/bspf_0249-7638_1951_num_48_5_2878
Ouvrage collectif
Entre Mécanique et Architecture / Between Mechanics and Architecture
publié par Patricia Radelet-de Grave, Edoardo Benvenuto
https://m.facebook.com/ArTkeleto/posts/711767328914658
Le symbole du labyrinthe, commun aux cultures néolithiques, se retrouve gravé sur les murs des hypogées funéraires et des stèles menhirs pré-nuragiques. Symbolisant un utérus, il représente la gestation, le parcours du défunt dans le ventre de la mère jusqu'à sa renaissance.
Sardaigne.Luzzanas.Tombe del labirinto. Naquane.Val Camonica.Mogor.Galice. Espagne. Cornwall. Angleterre. Tell Rifa'at. Syrie. La Mamoiada. Menhir de Sa Perda Pinta. Sardaigne. Culture Ozieri.
Participant au même culte de la renaissance, l’eau -symbole de vie, était associée aux hypogées funéraires de Sardaigne comme en témoigne la création de bassins et de larges cupules.
Le symbole du « Capovolto » de la Sardaigne pré-nuragique et le culte matriarcal de la déesse de la fertilité.
De telles peintures rupestres sont inconnues en Sardaigne où apparaissent, par contre, des pétroglyphes du "Capovolto" dans les hypogées funéraires du 4eme millénaire, qui sont similaires de ceux des Alpes Piémontaises.
Nécropole de Sas Conca. Oniferi. Sardaigne. Capo di Ponte. Val Camonica.
Le même symbole est reproduit sur les pétroglyphes de la grotte Bue Marino près de Dorgali et du Domus de Janas de Branca à Cheremule où apparaissent, côte à côte, des figures masculines et féminines.
Tombe Branca.Cheremule.Sardaigne. Grotte Bue Marino.Dorgali.Sardaigne.
Ces pétroglyphes sont difficilement datables et leur gravure peut avoir été faite postérieurement à la création des monuments funéraires. La reprise du symbole du Capovolto sur les stèles menhirs de la culture d'Ozieri permet cependant de les situer historiquement.
Foppe di Nadro. Val Camonica. Croatie.Osijeh. 3eme mill.
La figure appelée « Capovolto » en Sardaigne, est reproduite depuis l'époque paléolithique à l'est de la Méditerranée et est devenu un symbole commun aux cultures néolithiques de la mer Noire et des Balkans.
Nevali Cori. Anatolie. 9eme mill. Cave Sarakino.Pelion. Grèce. 9eme mill.
Pologne.Swidwin.9.000. Roumanie.Calarasi. Culture Vinca. Balkans.
Cette figure qui est un marqueur cultuel de la Sardaigne des 4eme et 3eme millénaire n'a pas été retrouvée, par contre, en Corse. Le Capovolto est interprété, par les auteurs de Sardaigne, comme une figure anthropomorphique masculine, au corps inversé, dont la tête retournée vers le bas indique le voyage vers l'au-delà. D'après M. Jean GUILAINE, professeur au Collège de France : L'Uomo capovolto, en traduction littérale : l'homme à l’envers, apparaît comme
"une sorte de trident aux interprétations variées : candélabre, orant, sujet chutant, tête renversée, poignard combiné à un motif de bucrane.
Il s’agit vraisemblablement d’un symbole d’autorité, inconnu dans le registre archéologique."
Il semble que les auteurs confondent l’«œuf », qui symbolise la reproduction et qui est typique de ce symbole, avec la tête de la figure. La plupart des interprétations données, et notamment celles des musées de Sardaigne, semblent fortement imprégnées de culture religieuse catholique : "Avec le Capovolto, le concept du règne de l'enfer dans lequel les âmes des défunts volaient hors de la terre avec la tête en bas ..." La figure aux bras levés est considérée comme un "orant", une personne qui prie, alors que les rites du culte de la fertilité, tels qu'ils étaient pratiqués en Méditerranée orientale, faisaient une large place à la sexualité accompagnée de libations alcooliques, menés par des prêtresses qui se faisaient arroser du sang des sacrifices dans des temples réservés à ces manifestations.
L’interprétation de la figure avec un "œuf" entre les jambes relevées dans les représentations du Piémont et de la Sardaigne, est celle de la déesse dédiée au culte de la fertilité dans toutes les autres cultures néolithiques, et cela jusqu'à celles des îles du Pacifique.
Les historiens parlent de « falsa porta », parce que cette porte étroite ne permet pas à une personne de passer. C’est au contraire la vraie porte d’issue du défunt pour renaître par le sexe de la mère. Un même type de tombe néolithique/chalcolithique, en forme de corps féminin avec sa porte étroite est pratiqué à la même période dans le Caucase et sur les rives de la mer Noire, et notamment dans la culture de Majkop qui était le grand foyer de la métallurgie du cuivre dont les techniques ont été diffusées en Méditerranée occidentale.
Cf Ph
Cataclysme, recherches en Sardaigne
https://www.colonnedercole.info/pdf/nuraghes.pdf


