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26 septembre 2014

Chartres, cadran solaire de l'ange, coquille/cadran, âne, labyrinthe...

http://rosamystica.oldiblog.com/?page=articles&rub=327082

L'ANGE SOLAIRE, cadran solaire de l'ange, coquille/cadran

 

- Tout d'abord il s'agit plutôt d'un archange qui nous présent un cadran solaire. Il est la dualité même. Son titre et sa fonction sont éternelles et universelles. Il est le temps divin et sacré.

Il nous montre l'accès du profane par le droit fil de la durée, seule et unique dimension de l'humanité, l'opposant à l'éternité et au sacré dont il se veut issu. Le temps et la durée présentés par l'archange ressemblent fort à une coquille Saint-Jacques inversée sur laquelle s'inscrivent en chiffres, nombres... lumières, ombres, gérant et générant l'ensemble de nos données. Enfin ces dimensions chronologiques sont réglées par une horizontale engendrant la division ultime en douze espaces et treize limites! Et le maître de cet espace enfin compté déploie ses ailes, et ses plumes, pour une envole cosmique à laquelle il convie le lecteur. Notons enfin que seule une des jambes de l'archange (la droite) reçoit le voilage gothique.

L'ANE QUI VIELLE

 

Le symbolisme de cet animal mériterait à lui seul un article complet. Nous retiendrons seulement l'aspect lunaire et docile. Nous déplorerons cependant qu'il soit devenu, hélas, la matérialisation de la stupidité et de l'ignorance. Ne faut-il pas plutôt y voire la dégradation lente de l'innocence et par là: la pureté? Cet aspect négatif n'est peut-être que le fait de ceux qui voulaient la connaissance pour leur seul profit?

Ici l'animal quitte son état (horizontal) au profit d'un état évolué (vertical), nous donnant ainsi le schéma de la possible "évolution".

Remarquons, à présent, l'instrument appelé "vielle": il s'agirait plutôt d'une sorte de petite harpe. Cette dernière est en arc de cercle et même en un demi-cercle de la proportion du cadran solaire de l'archange du Temps. Analogie encore entre le son (musique) harmonieux et les grandes oreilles, propres à l'âne, seules capables de bien percevoir la modulation d'harmonie comme deux colonnes réceptives et s'ancrant sur l'entendement ?.. Dualité, peut-être, montrant que l'âne ne sait que 'braire' pour accompagné la divinité d'une musique céleste ?.. Ou encore cette représentation ne symboliserait elle pas la possibilité d'une évolution, ou progression, dont nous aurions à présent perdu l'essentiel du processus ? Nous noterons en effet que la harpe, surtout sous cette forme, étaient l'instrument sacré privilégié des Bardes et des Druides dont les sons permettaient le contrôle des éléments, des Divinités et... des hommes !

L'instrument maintenu vertical est à cordes. Si l'on prend soin de les compter nous en trouvons cinq. Il n'y aura rien d'étonnant car la musique médiévale se déroule sur seulement cinq notes. Ce système musical est dit "gamme de Pythagore"!!! Rappelons, à ce propos, qu'il faudra attendre la Renaissance pour que la gamme musicale de cinq notes passe à sept notes et donnera une plus grande souplesse à la musique. Le symbolisme du passage de 5 à 7 notes musicales représentant le cheminement de l'Orient à l'Occident n'échappera évidemment à personne.

De plus les initiés constructeurs et sculpteurs ne feront pas vieller l'âne n'importe où... mais bien au seuil de la porte hermétique des morts (étrange ouverture qui, dès sa construction, est aussitôt obstruée et occultée afin de ne servir qu'au seul usage des Esprits défunts). Sur ce registre il suffit d'un anagramme sur une lettre (le i) pour que l'âne ait, au moment précis de l'ultime initiation qu'est la Mort, la double fonction de 'VEILLER' puis 'VIELLER' afin d'accompagner, peut-être, par les dernières vibrations "musicales" d'un air qui s'achève, le dernier souffle de l'Humain abandonnant nos 'Espace et Temps' pour des sphères plus Universelles... C'est une possibilité non négligeable si l'on observe que cette 'Porte des Morts' est construite à trois arceaux romans dégressifs de décharge marquant le passage des trois états à l'éternel universel insondable: le mur infranchissable et matériel.

Enfin l'animal est soutenu par une créature grotesque lui-même porté par une représentation humaine supportant l'ensemble de la sculpture. Les trois "créatures" représentent ici les trois états nécessaires à l'évolution cosmique.

Pilier qui résonne à 50 m de là ds autre pilier qd frappé à sa base, porte ND du pilier

ND ss Terre Orient (avec peinture byzantine à l'Enf Jésus cornu (soleil+lune, mithra?) à côté, lien avec celle occident ( c avec l'Âne qui vielle) (Vierge Noire)

Trois Maries

Le culte aux trois Maries débarquant en Camargue s'est déplacé jusqu'à Chartres. La cathédrale, autrefois, possédait un autel sous leur vocable. La fontaine de Méreglise s'appelait "Fontaine des 3 Maries". Elles étaient aussi patronnes de la chapelle de Montsurs, et celle de Pezy possédait leur antique représentation. Cependant le pèlerinage le plus important et le plus curieux se déroulait à 10 km de Chartres, à Mignères, le 22 mai pour la Ste Marie-Jacobé, le 22 juillet pour la Ste Marie-Madeleine et enfin le 22 octobre pour célébrer Ste Marie-Salomé... Nous notons l'insistance du nombre 22 pour ces fêtes. Faut-il y trouver le symbolisme des 22 lettres de la Kabbale, des arcanes majeures du Tarot, des 22 chapitres de l'Apocalypse de St Jean ou le 'symbole de toutes les formes naturelles et de toutes l'histoire de la créature' ? Autour de la chapelle des "trois Maries" pour cette occasion, la déambulation devient une véritable empoignade. Les pèlerins se doivent, durant les trois tours de cette chapelle, de passer trois fois sous la châsse en déambulation... et aucun d'eux ne voulait manquer ce rituel oublié qui leur garantissait longévité et bonheur...

 

http://rosamystica.oldiblog.com/?page=articles&rub=327066

Labyrinthe : mystères + voir référ accessibles à G

L’étrange rumeur ‘sonnante’ du labyrinthe

 

Cette communication pourrait être amplifiée par une similitude anatomique avec l’oreille. Ce serait une hypothèse retenue par certains chercheurs scientifiques reconnus, tels Matheus Corre et Dan Seper, qui identifièrent une ‘tonalité’ particulière du sol des labyrinthes médiévaux existants. Ils observèrent que le dallage du circuit rendait d’abord un son différent du pavage environnant, ensuite la ‘résonance’ se modifiait en se déplaçant vers le centre. Au cœur même du parcours la fréquence passe en ‘infra’ et ‘ultra’. Enfin le plus curieux: le retour du périple, pourtant sur le même cheminement, déclenche une fréquence sonore différente de celle de ‘l’aller’!… On note que leurs travaux, d’un registre purement scientifique, feront l’objet de commentaires laconiques et très embarrassés, car aucune explication rationnelle ne pourra expliquer le résultat analytique des sondes enregistreuses fournies par des laboratoires excluant toute approche fantaisiste. Le rapport restera au stade d’une étude sans diffusion, ce qui est regrettable. Sur un plan plus symbolique, on retient l’importance, accordée par toutes les civilisations, au son, à la parole et au chant. Le son primordial fut reconnu comme lien ‘essentiel’ entre le créateur et sa créature. Si le labyrinthe symbolisait une ‘intelligence divine’, il devenait indispensable que quelques uns soient à vocation oraculaire, figurant l’écho de la pensée à l’identique des graphismes dans les lieux sacrés où la parole prend tout son sens divin.

L’Eglise, pour ces périples, parfois accomplis à genoux, accordait le salut de l’âme, des ‘indulgences’, des ‘pardons’, égaux à ceux obtenus au retour des pèlerinages de Compostelle ou Jérusalem. Le terme ‘La Lieu’ ne vient pas de la distance, environ 4 km, mais du temps égal à parcourir le labyrinthe à genoux et franchir à pieds ‘une lieue’ à vitesse normale, soit une heure environ.

L’ombre des maîtres et de la Rose!

 

L’emplacement de ces parcours n’était jamais le fruit du hasard, mais le résultat évident d’une volonté spirituelle hermétique de très haut niveau, celui des Maîtres constructeurs bâtisseurs de cathédrales.

Le volume d’une cathédrale se définit dans l’horizontale (résumée aux 2 dimensions utiles à l’existence de la verticale: la concrétisation de l’Espace et du Temps) et dans la verticale (répartie en 3 niveaux élémentaires - le Ciel = l’Esprit, la Terre = l’Âme, le Sous-Sol = le Corps). Le seul point possible où peuvent se croiser à la fois l’Espace, le Temps et les directions cardinales se situe au centre du transept, véritable axe symbolique de l’édifice. Ce point ‘Crucial’ est défini de manière solaire (donc universellement) lors de l’implantation des fondations par les ombres portées d’un bâton vertical, appelé ‘colonne de soleil’, dessinant au sol un ‘cercle de lumière’ dans lequel on inscrit un carré orienté, engendrant les 4 premières colonnes limitant les travées de la nef et du transept. Cette ordonnance donne, sur le sol, l’âme de la cathédrale au point précis de son épicentre… emplacement idéal du labyrinthe. On retrouve ce ‘Tracé parfait’ dans l’implantation des loges maçonniques pionnières du 17è S...

Aujourd’hui il est heureusement possible d’observer, et parcourir, l’un des plus intéressants labyrinthes de France, celui de Chartres. Nous ne reviendrons pas en détails sur ce dernier. A cet effet, le visiteur consultera sur ce site notre dossier ‘Chartres’, dans lequel nous consacrons une étude complète et précise sur‘Le labyrinthe de Chartres et le nom de la Rose’. Nous retiendrons plutôt quelques observations insolites.

Dans la mesure où l’on dispose de documents fiables, on peut dire que les labyrinthes sont de forme ronde (Chartres), octogonale (Amiens) ou carrée (Lyon). Malgré ces différences périphériques, ils disposent, en général, de 11 lignes parallèles avec une entrée à la cinquième ligne et tournant à gauche… Pourtant les époques de constructions sont différentes et les maîtres maçons constructeurs ne sont jamais les mêmes! Volonté délibérée de détails déambulatoires, contraintes de tracés parfaits… ou impositions ésotériques, hermétiques, initiatiques???

Le tracé de Chartres est le plus grand de France (161,50m) et à 11 millimètres près, il mesure 13 mètres de côté. 11 lignes moins 5 pour l’entrée = 6, et la rose centrale est à 6 pétales! Face à ces ‘détails’, peut-on avancer le mot ‘hasard’ sans craindre le ridicule? Chartres encore puisqu’il est question de rose et rosace: le plan de la façade occidentale dessiné sur le sol ferait coïncider le Christ dans la rosace avec l’emplacement exact de la rose centrale. Celle-ci, jusqu’à la Révolution Française, était entièrement recouverte d’un disque de cuivre (solaire) illustrant Thésée terrassant le Minotaure (Charles Challine XVIIe S.). Ce combat peut être interprété comme celui contre la Bête.

La promenade des Dames du Labyrinthe

 

En effet, le trajet énigmatique de cette serpente de pierre ne saurait être autre chose qu’un voyage initiatique idéal et merveilleux: la naissance au bord extérieur de la circonférence, puis l’entrée droite dans la queste par un étroit et tortueux chemin blanc à suivre avec attention car il est l’itinéraire de clarté garant de l’arrivée au but. Le moindre faux pas, une déviation, et l’on passe dans le noir, dédale sans aucune issue, ne conduisant qu’à des culs-de-sac sans espoir de retour. Et l’initié parvient au centre. Il ne peut mourir durant cette déambulation car, régénéré, il sait à présent le chemin du retour, de sa renaissance. Parcours formidable allant de l’extérieur vide à l’intérieur plein… du cercle au point central, retour à la notion du rapport entre la créature et son créateur. A ce propos, on se souviendra qu’une fois l’an, jusqu’au 17e S., les vierges noires étaient portées afin de parcourir, elles aussi, l’itinéraire fabuleux. Le choix des porteurs se déroulait selon des critères strictement hermétiques, car les postulants ne manquaient pas pour le privilège de ‘la déambulation des dames du Labyrinthe’ (Placy de Cours –1654).

Le jeu de l’Oie et le nom de Dieu

Sur un autre registre, il nous faut encore retenir qu’avant leurs destructions, certains labyrinthes comportaient une petite gravure en spirale ou escargot, sur 3 tours seulement.

C Un Labrys cf dans référ word à Signature Labyrinthe

D’une part, ceci accréditerait la signature de maçons ‘revenus’ affranchis d’Ecosse au 13e S… D’autre part, il s’agirait d’un lien, peu connu, avec une connaissance initiatique Gouliarde, pratiquement oubliée, que l’on retrouvera dans les valeurs numériques d’un jeu d’enfant remarquable, tombé lui aussi en désuétude: le jeu de l’oie. Jeu qui, justement, était déjà connu en Grèce, ainsi que, depuis fort longtemps, en France et remis en lumière par un certain Charles Perrault.

Sur ce jeu, visiblement initiatique, à la case 42, on retrouve… le labyrinthe. Celui qui y arrive retourne, d’office, à la case 30, à côté de celle du puits. On pourrait juger hasardeux de dire que 42 a pour valeur numérique 6, et 30 celle de 3, puis d’avancer que 3 est la moitié de 6. Oui… mais 42 peut signifier que le nom réel de Dieu se compose de 42 lettres hébraïques. La découverte du sens pour chacune d’elles conduit à la connaissance de l’unité totalisé dans sa gloire au terme de bien des pérégrinations, des recherches, des errements parfaitement imagés par le dessin des labyrinthes. Ce passage oublié mais direct vers le divin pourrait, selon un rite précis, être retrouvé et utilisé avec profit au long du sentier méandreux. C’est en tout cas ce qu’il résulte d’une étude faite au 18eS. (collection des frères Rocte) par le chanoine Chardau… et vertement interdite de publication par le Vatican!

Le dernier lieu de liberté totale de l’Homme

 

Enfin, les alchimistes classiques identifient le labyrinthe comme un résumé des connaissances hermétiques et chimiques du roi Salomon, sur le plan symbolique, bien entendu. Fulcanelli voit dans le tracé des cercles concentriques interrompus le ‘travail entier de l’œuvre, avec ses difficultés majeures: celle de la voie qu’il convient de suivre, pour atteindre le centre, où se livre le combat des deux natures ; celle du chemin que l’artiste doit tenir pour en sortir.’ 

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