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26 septembre 2014

Grille des enfers

Grille des enfers

http://racines.traditions.free.fr/alchimi/index.htm

comme dans le cas du carré Sator, il serait bien étonnant que cette devise ne cache pas quelque sens caché et culturellement édifiant, surtout si l’on se rapelle que le cri “Mundus Patet” était poussé par les Romains à l’ouverture du puit-fosse rituel équivalent au Tymbos grec qui était une fosse 16cuvelée destinée aux offrandes aux dieux chthoniens.

On se rappellera en effet que, lors de l’inauguratio de toute nouvelle cité (cf. art. Rites*, § Romulus) les Romains, après avoir tracé les limites de "l'enclos sacré" de l’urbs cantonné par les deux voies en croix Cardo et Decumanus,creusaient le Mundus en son centre, une fosse ronde où chacun des citoyens de la cité nouvelle venait jeter une motte de terre venant du foyer clanique de son ancienne patrie (Amable Audin, Les Fêtes Solaires, PUF 1945).

          Le couvercle du Mundus, la “Grille des enfers” (càd des dieux inférieurs), était une dalle en argile, rapidement devenue terre cuite décorée, qui recouvrait la fosse rituelle favissa contenant les offrandes à la Terre-Mère pour l’in-auguratio. Elle cachait donc le Mundus, mais pouvait s’ouvrir au cris rituel de “mundus patet lors de la Samhain/ Halloween. ou à la Neu Helle, et à l’équinoxe de printemps ou au 1°Mai :

 

* Grille égypte, 

http://www.toutankharton.com/Iconographie-egyptienne

l’Egypte est écriture du « Ciel et de la Douat sur la Terre ». Il n’y a pas d’Atlantes ou d’E.T. qui auraient détourné le Nil (pour représenter la voie lactée [Nil céleste]), ou qui auraient dressé une carte des constellations sur le sol d’Egypte. Il y a bien des monuments alignés sur des constellations (pyramides,…), il y a bien une grille symbole d’une carte schématique dans le symbole-type du nome, etc.

Mais tout cela n’est que symbole, ou plutôt inscription de gestes symboliques, censés rattacher le monde terrestre au monde divin, en maintenant la permanence de l’union entre monde idéel (principiel) et monde créé. Quand il oriente les pyramides selon Orion, le pharaonique ne cherche pas à placer une punaise de plus sur une carte : il inscrit un geste symbolique dans la durée, ce geste devenant un Geste (qui restera pour la nuit des temps et donc empêchera la victoire du Chaos sur l’Ordre). L’alignement d’Orion est en rapport avec les textes et scènes à l’intérieur du monument et bien sur, avec le monument en lui-même (les âmes heureuses vont vers Orion (Cf article sur le Zodiaque d’Athribis). C’est un Geste qui a pour but de rattacher le présent au Moment Présent (cosmique et idéel), c’est-à-dire d’être en parfaite adéquation avec le monde…

http://jfbradu.free.fr/egypte/LE%20NIL/UN%20DIEU/UN%20DIEU.php3

Hâpy tenant la plante du papyrus dans la main droite et recevant les offrandes de sa main gauche. Sur sa tête, une grille symbolise les canaux d'irrigation.

 

*Grille astronomie égyptienne antique++

http://fr.wikipedia.org/wiki/Horloge_stellaire_%C3%A9gyptienne

 

Grille, Vénus http://anureva.musique.com/r2011/numerologie-et-le-secret-des-nombres/

En numérologie, La "grille d'évaluation " ou "d'inclusion" est aussi appelée "étoile de Vénus"

 

http://livres-mystiques.com/partieTEXTES/ASavoret/Initiation/lebourdo.html

Au 2/3

Sans m’attarder, je rappellerai qu’une coquille était aussi une pièce de fonte incurvée où était placée une grille sur des charbons ardents, pour la cuisson des volatiles. On nomme encore, assez indifféremment, coque, coquille ou grille, un ustensile analogue qui permet de faire un feu de charbons dans une cheminée à bois. Ce qui permet un rapprochement avec une gravure hermétique bien connue, où Bacon, « le Philosophe occidental », fait griller une tortue (animal consacré à Hermès, comme le coq, et écailleux, comme le dragon, le serpent ou le poisson, qui sont souvent substitués l’un à l’autre dans l’iconographie hermétique et dans le langage convenu des alchimistes). Cette tortue, notre philosophe l’arrose à satiété du jus d’une grappe ou, si l’on préfère, du vin philosophique, contenant son « esprit » ou « alcool », qu’il serait peu rentable de confondre avec celui du commerce. Dans un angle de la même gravure, reparaît notre tortue, vivement saisie sur un gril engagé dans le foyer d’un fourneau. Evidemment, la « grille » ou le « gril » évoque le décryptement dont sont susceptibles certains passages d’auteurs de la bonne époque. Mais, ici, c’est, si j’ose dire, dans le style direct qu’il convient d’interpréter la figuration.

Mais l’autre nom de la coquille n’est pas moins intéressant par les rapprochements qu’il suggère. Marelle ou Mérelle vient du vieux français méreau « jeton », « palet », dont l’étymologie est controversée.
    On a parfois fait venir ce vocable du latin mereo « être digne de » et de meritum « prix, récompense ».

    Le jeton, qui a donné son nom au jeu, peut être éventuellement une coquille, une rondelle de métal, voire un petit galet, mot qui signifiait autrefois « pierre à feu ». Notre immémorial jeu de marelle, amusement de l’enfance, n’est pas sans offrir quelque intérêt pour les curieux de tout âge. Il est formé d’un rectangle long, coiffé d’un demi-cercle (hiéroglyphe hermétique de l’Athanor) et compartimenté ainsi : Trois segments successifs, numérotés 1, 2, 3 ; puis un carré divisé en quatre triangles par une croix de Saint-André, numérotés 4, 5, 6, - le triangle supérieur n’étant pas numéroté et portant ordinairement le nom de TABLE. Il est surmonté d’un dernier rectangle scindé en deux compartiments : celui de gauche portant le nom d’ENFER, celui de droite le nom de LUNE. L’hémicycle couronnant le tout est appelée CIEL ou PARADIS.

    Du point de vue qui nous occupe, l’on peut reconnaître le ternaire des principes (soufre, sel et mercure) suivi du quaternaire des éléments séparés par la croix (crucibulum, « creuset »). Ici, se présentent deux voies, la voie malencontreuse à gauche et la voie profitable à droite. Ainsi, le gagnant, le « méritant », s’il a bien manoeuvré son palet, accède-t-il au « ciel ». Je ne sais s’il est bien utile pour mon sujet de rapporter ici que la lune est en rapport avec l’ Amrita dans la symbolique orientale. Certaines traditions nous disent aussi que les âmes bienheureuses s’élèvent vers les « prairies d’asphodèles » au temps de la pleine lune, tandis que les âmes réprouvées s’engouffrent dans l’Erèbe, lors des néoménies ou des éclipses. Pour revenir à l’alchimie, je dirai que notre marelle n’est pas sans rappeler le labyrinthe, non celui de Crète, mais celui qui figurait souvent sur le dallage des églises, labyrinthe appelé tantôt « plan du temple de Salomon », tantôt « chemin de Saint- Jacques » (ou « de Jérusalem »). Son parcours exigu était censé remplacer le pèlerinage aux lieux saints susnommés, pour ceux qui ne pouvaient l’accomplir, « en corps ». On sait avec quelle abondance ce schéma était reproduit dans les planches des ouvrages hermétiques, où il figure les dangers et les pièges des délicates réitérations au cours de l’œuvre.
 
  Le système des rapprochements verbaux dont je rapporte ici quelques échantillons est, lui aussi, un labyrinthe intellectuel. Et l’on peut aisément s’y perdre sans rémission si quelque secourable « fil d’Ariane » ne nous est pas tendu.

 

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