Canalblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Base de données blog Troubadour
Publicité
27 février 2013

De l'Aleph à la Shekinah et la Dame d'Amour

Aleph de Borges

http://opus-all.paris.iufm.fr/littecompa/borges/aleph_frm.htm

...l'Aleph infini que ma craintive mémoire embrasse à peine ? Les mystiques, dans une situation analogue, prodiguent les emblèmes : pour exprimer la divinité, un Perse parle d'un oiseau qui en une certaine façon est tous les oiseaux ; Alanus ab Insulis, d'une sphère dont le centre est partout et la circonférence nulle part ; Ézéchiel d'un ange à quatre visages qui se dirige en même temps vers l'Orient et l'Occident, le Nord et la Sud. (Je ne me rappelle pas vainement ces analogies inconcevables ; elles ont un rapport avec l'Aleph.) Peut-être les dieux ne me refuseraient-ils pas de trouver une image équivalente, mais mon récit serait contaminé de littérature, d'erreur. Par ailleurs le problème central est insoluble : l’énumération, même partielle, d'un ensemble infini. En cet instant gigantesque, j'ai vu des millions d'actes délectables ou atroces ; aucun ne m'étonna autant que le fait que tous occupaient le même point, sans superposition et sans transparence. Ce que virent mes yeux fut simultané : ce que je transcrirai, successif, car c'est ainsi qu'est le langage. J'en dirai cependant quelque chose.

...l'Aleph, sous tous les angles, je vis sur l'Aleph la terre, et sur la terre de nouveau l'Aleph et sur l'Aleph la terre, je vis mon visage et mes viscères, je vis ton visage, j'eus le vertige et je pleurai, car mes yeux avaient vu cet objet secret et conjectural, dont les hommes usurpent le nom, mais qu'aucun homme n'a regardé : l’inconcevable univers.

Aleph chez Borges et dans la Kabbale, tradition juive

https://docs.google.com/viewer?a=v&q=cache:Gg6Z_NWB1_YJ:hal.archives-ouvertes.fr/docs/00/08/95/81/PDF/aldhuy_aleph.pdf+aleph+de+borges+et+presence+divine+selon+la+Kabbale&hl=fr&gl=fr&pid=bl&srcid=ADGEESgDvayOqI_Qh9enzShwiKU-H7PI1vntUC9KgipABdEGCFzCwFEzOBoPeNkvLt2QZmpI0I7-ei6gtOnFEI3dhf3s2IJpC0hkes9am9oMOqDdXnKwljhWh18p-MNQCLXFoSSDGVWX&sig=AHIEtbQTFdFSDl3ALNkGp3klgHO-ArJfHA

Pour Borges, c'est la divinité illimitée et pure. En Sof

« [l’Aleph] renferme dans sa forme inarticulable toutes les relations avec l’univers et il est, en dernière instance, l’univers en soi [ … ] . Il est au centre des préoccupations de la Kabbale » (Borges, 1993, 1601). Il signifie le En Soph, « la divinité illimitée et pure » (Borges, 1993,

 

Pour P Coelho

http://www.dimabladna.ma/index.php?option=com_flexicontent&view=items&id=3445

ce que «  Aleph » signifie pour lui: Un endroit où le temps et l’espace se rejoignent, une sorte de « nirvana », un lieu magique et intemporel.

Dans la Kabbale hébraïque

 

http://www.kabbale.eu/la-lettre-aleph/

dans cette orthographe de Aleph est contenu le nom Divin El (אל) qui va présider à toute la création. La lettre restante est le Pé en tant qu’initiale du mot – Peh (פה) = « Bouche ».

Vu comme cela Aleph pourrait se lire « El Péh » = « Bouche Divine ». Soit : « Le verbe Divin par lequel se fera la création ».

Aleph est « Un » par sa valeur numérique. l’unité, nous sommes tous à sa recherche. Cette unité est nécessaire et même indispensable à la multitude que nous sommes. Il est bien dit « Qu’une multitude qui ne se réduit pas à l’unité, n’est que désordre et confusion ».

Aleph est la Pulsation Divine qui anime. Oui, mais qui anime quoi ? On interprète la lettre pour essayer de comprendre ce qu’elle cache. Aleph est la pulsation Divine qui anime Lamed l’action organique et Pé final l’énergie d’un corps vivant. Oui mais si Aleph en tant que pulsation Divine, anime la vie pour en faire une existence ; Il n’est ni la vie, ni l’existence.

Aléf est le symbole de l’unité, du principe, par cela de la puissance, de la continuité, de la stabilité, de l’équanimité. C’est aussi le centre spirituel d’où rayonne la pensée, en établissant un lien entre les mondes supérieur et inférieur, le ciel et la terre; entre ce que le Zohar appelle Mi ( מי qui ? ) et Mah ( מה quoi ? ) »

 

Symbole qui contient tout l'univers, Verbe au sens divin du terme

Un symbole qui contient toutes les lettres met en évidence l'importance du Verbe. C'est par la pensée, qui fait naître le langage que l'homme s'approprie le monde et devient Homme au maximum de son potentiel (rf anthropos).

1/ Aleph: Un, Principe divin, contient toutes les lettres de l'alphabet hébreu, est à la base de la kabbale hébraïque représentant un savoir encyclopédique, mathématique, géométrique....

2/ Cachée sous le N inversé, représentée dans la rosace et la fleur à six ou huit pétales, Rose de Wotan, Odin, la rune Hagal, rune mère et oeuf primordial, contient toutes les runes.



SHEKINAH

Voir pour l'essentiel http://www.ledifice.net/P022-1.html

Shekinah: Féminin en l'homme, Sophia pour le Christ

Feminin = dimension d'accueil de la lumière

Le Féminin de l'être est la dimension verticale reliée au Divin en nous-même. Lorsqu'elle est restaurée, Dieu s'y établit en Présence.

Selon René Guénon, la Shekinah est la synthèse des Sephirot.
Le Christ mort (muté) et ressuscité peut être assimilé à la Présence divine manifestée pour l'humanité.


Shekinah est aussi la mère inférieure, la reine, la vierge. Elle correspond à la Psyché grecque, la romaine Anima, et Sophia Gnostique.

La Schekina est en effet le lieu de la psyché et comme telle reliée à la très vieille symbolique lunaire, c'est l'Arbre de mort opposé à l'Arbre de vie. Mais en même temps elle est l'épouse du Roi.

Une des principales fonctions de la Shékina est toujours selon le Zohar, de servir d’intermédiaire au monde d’en haut pour correspondre avec celui d’ici bas et aussi d’intermédiaire du monde d’ici bas pour correspondre avec celui d’en haut.

 Ainsi, elle est la médiatrice parfaite entre le ciel et la terre. La Shékina, elle, correspond à ce que les grecs appellent « Sophia » qui signifie « Sagesse ».

Pour certains mystiques, cette sagesse est l’épouse de Yahvé car lorsque l’humanité vivait au Paradis, lorsqu’elle était proche de ses origines, la sagesse de Yahvé était sur la terre. Cela signifie que Yahvé, sa sagesse  et sa beauté guidaient l’homme en chacun de ses pas. Et selon le principe ésotérique de la correspondance du ciel et de la terre, comme le disait si bien le Maître Hermes TRIMÉGISTE ; je cite « tout ce qui est en haut est comme ce qui est en bas ».

Cependant, le péché a occulté la Shékina et l’a fait monté au ciel, et celle-ci était de plus en plus inaccessible tandis que l’initiation, la justice et la beauté l’ont fait redescendre parmi les hommes.

Et enfin INRI (Jésus) l’a fait descendre sur terre, elle est accessible pour celui qui suit le Christ.

Malkut, le Royaume

Malkut, la réalité telle que nous la percevons (notre monde matériel), est donc la synthèse et le réceptacle de toutes les émanations. En Malkut l'Esprit ayant totalement pénétré la matière et atteint à son individualisation maximale, revient à son origine.

Ainsi est indiquée la voie de l'Unité entre les mondes d'en haut et d'en bas. Aïn Soph en haut, Malkut en bas. L'Arbre est complet et redevient possible l'unification du Nom brisé. Là Dieu est Un. Ainsi apparaît l'union dans l'éternité de l'infiniment petit et de l'infiniment grand.

 

Amour de la Dame, Fidèles d'Amour 

http://fr.metapedia.org/wiki/Fidèles_d'Amour

La première chose à souligner, c'est que dans les aspects les plus significatifs de cette littérature, pour notre point de vue, "l'amour" a un double sens. Le premier est en rapport avec l'immortalité, avec l'élément "sans mort"; c'est celui qu'exprime de façon explicite Jacques de Baisieux, par exemple, lorsqu'il interprète amor comme a-mors, c'est-à-dire, exactement, "sans mort", de telle sorte qu'il fait rigoureusement correspondre l'Amour à amrta, au "non mort" (ambroisie) que nous avons souvent vu revenir dans les textes hindous.

Le deuxième sens se rapporte au transport que suscite la "femme" chez l'homme, transport dont on considère qu'il a des effets extatiques et qu'il conduit à l'expérience du "sans-mort", à l'obtention de la "salute" (dans "salute", salut, on peut voir l'équivalent occidental de la "libération" hindoue). Il arrive, en rapport avec le premier sens, que dans la littérature des Fidèles d'Amour, l'Amour personnifié soit présenté avec des traits "çivaiques".

Le "salut" de la femme, dans la littérature des Fidèles d'Amour, a un sens chiffré basé sur l'amphibologie des termes "salut" et "santé". Voir ici:

http://chantsdamour.canalblog.com/archives/2012/08/09/24865123.html

Comme celle des adeptes du çaktisme, l'expérience initiatique des Fidèles d'Amour et des courants occidentaux semblables s'appuie donc sur les points suivants:

1) l'Amour provoque une crise profonde, éveille une puissance qui "tue" presque le vivant et rend actif un principe actif un principe supérieur latent chez l'homme;

2) la "femme" engendre ainsi un être nouveau, ce qui entraine une hiérarchie nouvelle de toutes les puissances de la nature humaine; c'est l'élément supranaturel çivaique qui domine maintenant;

3) c'est là la "santé" (le salut) et le début d'une nouvelle existence.

çiva: aspect masculin, immuable et lumineux de la métaphysique tantrique

çakti: aspect féminin, dynamique et générateur

 

https://docs.google.com/viewer?a=v&q=cache:iFxMT9glI9wJ:multimedia.fnac.com/multimedia/editorial/pdf/9788896872109.pdf+les+fidèles+d'amour+selon+Luigi+Valli&hl=fr&gl=fr&pid=bl&srcid=ADGEEShwBxIqh_QvFJfgZNYUCZtDbit90OgTgFkECUIN8Go9plu8nqcs1s7DrppVc2YKgDy6drx1AL-cFpK9rJuetqhyfYknbFr-8Jlv2aQaA2Jmp1uSYmIxB2HxQl6EfUGMNHPbczpo&sig=AHIEtbQKAurX6Wpyui2zFItd2140yDPCqg

 

Les «Documents d'Amour» de Francesco da Barberino* - Fnac

 

multimedia.fnac.com/multimedia/editorial/pdf/9788896872109.pdf

 

Contemporain de Dante, Barberino explique la doctrine et l'art de la voiler dans ses vers.

Rose = Sagesse sainte (la doctrine des Fidèles d'amour) est la dame de toutes les choses, lumière de beauté et salut (éternel) de tout homme.

Veuve = sagesse sainte, fils de la veuve = nom des manichéens

Leur dame était celle du Cantique des Cantiques (sagesse de Salomon)

L'oeuvre d'amour = conduire l'homme de religieux, c'est-à-dire de mort à la perfection de la vie d'amour (union avec la Sagesse sainte)

Voir le texte pour les étapes par degrés vers la Chevalerie d'amour:

RÉSUMÉ: 

2 échelons des exclus de l'ascension vers l'amour

°Religieux/°°Mort                   °Religieuse/°°Morte

Ils sont disciples de la mort.

°Leur intellect et leur volonté de faire le bien ont été tués/°°Leur désir du bien a été tué en plus

Le religieux pourrait encore vivre, non parce qu'il possède la Rose, mais parce qu'il la regarde.

5 étapes de l'homme tendant à atteindre la Sagesse sainte, Vie nouvelle :

Conduit à la félicité par des degrés initiatiques qui vont de l'enfance jusqu'aux noces mystiques, à l'identification de l'amant avec l'aimée.

ON Y PASSE DE DEGRÉS OÙ ON EST BLESSÉ AVEC LA FLÈCHE (= une des facultés est blessé, indisponible) A CEUX OÙ L'ON EST BÉATIFIÉ PAR LA ROSE.

Enfant blessé, touché par les pleurs de * / damoiselle* dont la mémoire se souvient en pleurant (la Béatrice, le rayon de l'Intelligence active la vivifie)         

Damoiseau sans souci / Damoiselle accomplie, sa vertu, sa Sagesse

Adepte (homme commun) blessé à mort par Amour, il souffre pour son désir / Mariée qui sait que de cette mort surgira la vie.

A ce stade, l'intellect est encore blessé, mais comme ils désirent la Rose, la volonté et le désir sont déjà guéris.

 

Chevalier méritant / Veuve (SAGESSE SAINTE)

Guéris par Amour, ils ont un intellect d'amour et tiennent des roses dans leurs mains.

 

Figure unique à 2 têtes : Epouse et Epoux.

Homme qui ayant rejoint le rayon de l'Intelligence active dirigé vers lui et s'y étant uni, a atteint la félicité.

 

Chevalerie et la dame

http://www.archiveseroe.eu/tradition-c18393793/45

La dame, c'est — comme l'a démontré Valli — pour les Fidèles d'Amour, “l’intelligence” au sens transcendantal, la "sainte sagesse", la personnification, donc, d'une spiritualité transfigurante et d'une vie qui ignore la mort ;

C'est la vierge Sophia, figuration qui, dans tout le cycle mythique traditionnel d'Orient et d'Occident, est en relation avec l'Arbre du Monde et de la Vie, personnifiant la force vitale originelle, la vie de la vie et même la puissance, conformément à la double signification du terme sanskrit çakti, à la fois épouse et puissance.

Avec l'Arbre, elle est présente non seulement dans les diverses légendes relatives à la conquête de l'immortalité ou de la sagesse par le héros mais aussi, et de manière plus significative encore dans notre cas, dans celles qui se rapportent au pouvoir royal et sacerdotal d'un “vainqueur”

...de même est-il possible que le symbolisme de la Dame et de la relation entre elle et les chevaliers du Graal ait caché des éléments propres à la doctrine des initiations païennes, à celle de l'éveil et du passage, non pas mystique et sentimental mais réel, d'un mode d’être à un autre mode d’être, accompli selon une voie virile et héroïque, étrangère à toute évasion religieuse et à toute servilité devant le divin.

Et que l'on ait voulu maintenir l'attitude solaire selon laquelle l'élément de la sagesse, de la vie spirituelle et de la puissance, auquel on se consacre et dont on est le "fidèle" jusqu'à la mort, doit néanmoins conserver des traits féminins vis-à-vis de la virilité spirituelle de l'initié en tant que valeur centrale.

En définitive, la signification exacte de tout ceci, on la trouve, après les Fidèles d'Amour, derrière le symbolisme encore plus impénétrable de la littérature hermético-alchimiste, propre à la tradition qui, fait significatif, prit le nom d'Ars regia, d'art royal, et reprit les thèmes d'initiation de la royauté divine égyptienne elle-même et établit le "mythe" d'une “race immortelle et autonome”, celle des “sans-roi”, “héritiers de la sagesse des siècles”, “époux de la Dame” et “Seigneurs des deux pouvoirs”.



Publicité
27 février 2013

Du Gui au Graal, Loranthus, Lohengrin et le chevalier au cygne

Gui en 2 feuilles autour de la sphère du fruit: figure de l'arbre du monde. Aussi de l'IRMINSUL, clou du monde

Etymologie de Lohengrin : chevalier du gui

racines.traditions.free.fr/arbrdib/index.htm

Le gui lhoranthus, ce Rameau d’Or, s’était conservé dans le nom de la légende de Lohengrin : en effet, son ancien nom était Loheran-grin/grün. Le rapport du Gui au Cygne est le Solstice d’Hiver, la Neu Helle “nouvelle clarté” du soleil Grannos


Garin le lorrain, le lorehain cité par Von Eschenbach

http://crm.revues.org/2242

Cycle de poèmes épiques constitués au XI-XII° s. Idéal de chevalerie héroïque, masculin. Inspiration diffuse en Europe de l'Ouest, chez les flamands. Ainsi, nos Loherains sont à la base des Lorreinen néerlandais.

le nom de Lohengrin, fils de Parzival de Wolfram von Eschenbach ; Lohengrin représenterait une altération de Loherain Garin, mais l’affaire n’est pas tirée au clair, d’autant qu’il pourrait y avoir une source commune plus ancienne

Garin le lorehain modèle de lohengrin fils de Parzival, vient du château de Montsalvat où est gardé le Graal...

 

Sur Racines et Tradition, site de Christian Mandon

https://docs.google.com/viewer?a=v&q=cache:CtxyxMbMCpsJ:racines.traditions.free.fr/graagrol/graagrol.pdf+grolla+santo+graal&hl=fr&gl=fr&pid=bl&srcid=ADGEESgoo_dneED5jm1zXOhuBAk8tM3vSatH0kQZX2gUDGSJBlhM8NIVsK_g1pgEOuzvyhfqgwY1nt4RprVfrxmqi05DeZmubEAdsn2CHD2y6XR9e2QyjmMkmZ6hselKYnYk5ZvKvI9k&sig=AHIEtbQ5i4j_JCz5hrvJF_QwdWD8CDv7Yg

K et Ra (Runes - ) signifiant “la Coupe du Soleil” mais on le trouve aussi sur les gravures pariétales suédoises sous forme du canot kahn qui transporte le soleil en forme de croix* celtique sur son mât…

On le trouve aussi à Smolensk ainsi que chez les Ægyptos Kha-Râ (Râ, Ro le soleil –> Ar, Or) ainsi que dans l’antique Sumer. Elle figure le lieu (les deux montagnes) où le Grand Ase, le Druide astrologue en son siège/ cupule aperçoit la “première apparition” du nouveau soleil de l’an nouveau – l’épiphania des Grecs du Dieu-Fils, Sohn/ Sonne – dans sa “nouvelle clarté” Neu Helle après le Solstice d’Hiver,

La troisième figure a le même sens, mais elle symbolise aussi – et surtout – le Rameau d’Or du gui Loranthus dont précisément le rôle chez les Celtes* est de saluer la naissance du Dieu-Fils au moment du Solstice d’Hiver.

c’est probablement la forme primordiale de l’Irminsul* (ou tout au moins une des explications initiatiques, triadiques) et que ce sont ces feuilles qui se transformèrent au Moyen-Orient – ou après les croisades – en palmettes (palmier), son fruit d’or redevenant un bourgeon…

Dans la figure du Graal médiéval nous avons vu que l’évolution du gui le fait passer par la figure de bourgeon en boule, puis par celle en calice et, enfin; en Irminsul à feuillage éployé lorsqu’il arrive à maturité au moment du Solstice d’Hiver ou fête de l’Aguilaneu/ Neu Helle.

L’Escarboucle, gravé sur le spath d’Islande, se dédouble quand le cristal se trouve disposé perpendiculairement à l’axe du soleil – pourtant invisible dans les brouillards du Niflheim – ce qui permet ainsi de déterminer sa position ! On la retrouve encore au Moyen-Âge dans le mythème de Mélusine lorsqu’on lit que “son joyau lui sert à s’orienter” !

Le cristal Hagall ou l’Escarboucle héraldique– ou Muhlespiele – serait-il donc le parent archaïque de notre Graal ? Et celui-ci rien d’autre que l’ancêtre de la boussole si utile à notre Vieil Ancêtre Ur Ahn Ouranos, l’Astronome ?

De même, nous la verrons dans l’Émeraude qui serait tombée du front de Lucifer “porteur de la Lumière”, lequel n’est pas le Diable mais l’équivalent romain de Prométhée.

Le Graal ésotérique ne serait pas une coupe mais une Table d’Émeraude archaïque sur laquelle étaient gravés (en “écriture enchevêtrée”, ce qui nous semble donc être des runes) les premiers préceptes d’Hermès couvrant trois domaines :

1/ Philosophico-religieux, connaissance de l’Univers archétypique, des Dieux au Dieu-Fils ;

2/ Connaissance du Cosmos-Astronomie (macrocosme) ;

3/ Connaissance de l’homme, applications pratiques, arts et métiers, médecine (microcosme).

On retrouve bien sûr dans ce classement la trifonctionnalité indo-européenne mise en lumière par Dumézil : les Ases, les navigateurs-guerriers et les producteurs-artisans. C’est là l’origine de l’Alchimie !

 

Légendes primitives du Graal dans lesquelles une tête coupée figurait à la place de la coupe:

la tête de Mimir qui inspire l’Écriture runique au Grand Ase (“sage”) Odhin/ Wotan

le chaudron du Dagda, originaire d’une “île au nord du monde” (Émile Burnouf, Le vase sacré, Arché), identique au chaudron grec, le Vase d’abondance, qui guérit les blessures, l’infirmité et la folie

Sacré Graal : certains disent que c'était le calice employé par Jésus dans l'ultime cène, d'autres qu'il fut la coupe employée pour recueillir son sang lors de la crucifixion. Ponce Pilate l'aurait fait tailler en forme de coupe et l'aurait offerte à son ami Joseph d'Arimathie. C'est dans cette coupe que Joseph aurait recueilli le sang du Christ à la descente de croix. Cette tradition, incontestablement d'origine gnostique, où se mêlent des thèmes empruntés à différentes mythologies indo-européennes, iranienne en particulier, sera reprise plus tard lors de la constitution du Cycle du Graal, notamment par Wolfram von Eschenbach, qui parle du Graal comme d'une « pierre tombée du Ciel »

Transformations par l'Église : « L'émeraude ornait la couronne de Lucifer, avant que cet “ange” n'accède à la connaissance interdite par Jahvéh et ne soit précipité hors des cieux. Au cours de sa lutte avec l'archange Michel, cette pierre se serait détachée et aurait été recueillie par des anges fidèles qui la gardèrent, à travers les siècles, jusqu'au jour où s'accomplit le sacrifice du Golgotha ? Ainsi les mythes indo-européens sont devenus une légende post-jahviste…

Publicité
Publicité