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20 mars 2013

Mundus, Grille-Temple:déf/ciel

Origine, fondation antique du sanctuaire de delphes

http://www.cosmovisions.com/monuDelphes.htm

Le temple était hypèthre. 

Se dit d'un édifice n'étant pas couvert du tout ou en partie d'un toit[1]. (En général) un temple dont la cella est à ciel ouvert (wiki)

L'ouverture se trouvait au-dessus du foyer sacré où brûlait le feu perpétuel. A côté était l'omphalos, la fameuse pierre blanche qui marquait le centre du monde, au lieu où s'étaient rencontrés deux aigles envoyés par Zeus et partis l'un de l'extrémité orientale, l'autre de l'extrémité occidentale du monde.

 

Mundus et Feu perpétuel de D

Conception du mundus : 3 niveaux (inf, terre, ciel), axe cosmique, centre du monde

Modèle de la Jérusalem célestre / terrestre.

L'Image de Dieu -Centre dans les Confessions de saint Augustin

Format de fichier: PDF/Adobe Acrobat - Afficher

de H FUGIER - 1955

gement du mundus. Celui-ci se définit comme tine cavité par laquelle, ... qui ne vit qu' « allaitée » par le jaillissement perpétuel de cette grâce, ..... demeure celui de Delphes. Devenu l'omphalos par excellence par suite ..... culte du feu, l'astrolatrie30. De sorte que c'est l'attitude morale qui ...

documents.irevues.inist.fr/bitstream/handle/2042/429/55_I_4_03.pdf?...1

 

Dis Pater (Ditis Pater). Considéré c fils de Saturne, Dieu des m° infér. 

... avec des souvenirs des oracles de Delphes et de Dodone , racontait que Saturne, ... Ce dieu avait encore un sanctuaire près du Grand Cirque. ... Dis Pater et Proserpine possédaient aussi bien le mundus du Palatin que celui de la ...

www.cosmovisions.com/$DisPater.htm

 

Pierre de la sibylle de Delphes

 

Gril, grille, Téménos, diviseur du ciel à observer ?

http://fr.wikipedia.org/wiki/Horloge_stellaire_%C3%A9gyptienne

grille ramesside d’observation du ciel++

 

http://expositions.bnf.fr/ciel/arretsur/sciences/visions/index11.htm

Résumé : Téménos = espace sacré découpé, séparé réservé au dieu, or dépend du templum, espace découpé du ciel et tout espace sur terre est en correspondance avec le cosmos et le ciel.

Citation : Le temple grec se réduit d'abord au téménos, espace sacré délimité pour le seul usage des dieux. C'est ensuite la maison du dieu, décorée comme en Égypte par la représentation des mythes de création et d'organisation du monde. Mais il est très révélateur que le mot templum corresponde aussi, dans la Rome antique, au secteur du ciel délimité par l'augure lorsqu'il observe des phénomènes célestes. De cette origine cosmologique l'édifice religieux garde une dimension symbolique très forte, en Occident comme en Extrême-Orient.

 

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20 mars 2013

Graal, étymologie, chaudron, tête de St Jean-Baptiste

 

http://nonnobisdominenonnobissednominituodagloriam.unblog.fr/2007/06/26/le-saint-graal/

L'histoire du saint vase avait été, dit-on, décrite en latin par un ermite breton du huitième siècle, à qui Dieu l'avait révélée. Elle était intitulée Histoire de Gradal.  On n'a plus cet original latin, et la date du huitième siècle est fort suspecte. Ce qui est certain, c'est que vers 1160 à 1170, époque à laquelle la légende commença de se répandre, on donnait au vase mystique, le nom de gradalis ou gradale en latin et de graal en français. “Graal”, dit le moine Hélinand, “signifie, en français, (gallicé), un bassin (littéralement, une écuelle large et un peu profonde) où l'on fait cuire des mets recherchés(2). -”Graal appelle-t-on le vaissel (le vase)” dit l'auteur du Saint-Graal en vers français ; 

        Car nul le Graal ne verra,

       Ce croi-je, qu'il ne lui agrée(3).”

Cette seconde étymologie ne semble pas pouvoir être prise au sérieux ; néanmoins ce double-sens, propre et figuré, le bassin et la chose agréable, suave, se retrouve précisément dans le mot gallois per, dont graal semblerait n'être que la traduction ; d'une autre part, le mot gréal se retrouve lui-même en kimro-gallois, où il signifie réunion, combinaison de principes élémentaires. Ceci convient parfaitement à l'eau du bassin de Koridwen, qui symbolise, par l'infusion des six plantes mystiques, le mélange des éléments de la nature, et révèle, à qui s'en abreuve, les principes des choses. Grëal aurait-il donc été, dans les mystères bardiques une dénomination plus profonde et plus secrète que dans per(4) ? C'est là un cercle d'idées et de termes fort singulier et fort curieux.

 

St Jean B le Graal, l’alchimie

Invention du chef de St J le B

http://herve.delboy.perso.sfr.fr/st_jean_baptiste.html#b.+la+t%EAte+tranch%E9e+mise+dans+un+plat

La relique de saint Jean fonctionnait en somme comme une espèce de pierre philosophale spirituelle... Il suffisait qu'une procession se mît en place, exactement comme celles que décrit Fulcanelli au début du Myst. Cath.. Plusieurs rois, au fil des siècles, donnèrent leur obole à la relique du saint. Citons Louis XI par exemple :

Louis XI, à son tour, signala sa dévotion spéciale envers le Précurseur et ses saintes reliques, par le présent qu'il fit, en 1474, de son rubis-balais monté sur or. C'était un joyau d'un grand prix, à cette époque surtout; on l'attacha au couvercle du reliquaire. Le roi joignit à ce don 1,200 écus d'or destinés au service divin. D'après l'inventaire, Louis XI donna encore un grand bassin octogonal en vermeil et émaillé dans lequel on plaçait le reliquaire, lorsqu'on en faisait la montre.

20 mars 2013

Astrologie égyptienne et dans Kabbale, tétramorphe, 4 vivants d'Ezéchiel

Astronomie égyptienne : corresp / dieux des constellations+++

http://www.toutankharton.com/Astronomie,17?artsuite=1

* Au centre, les « Immortelles » , c’est-à-dire les étoiles circumpolaires. Ce sont :

          o Le Chacal (la petite Ourse)

          o L’Hippopotame a tête de crocodile (le Dragon)

    * Les étoiles de l’écliptique, regroupées en 12 constellations, en résonnances avec les 12 mois de l’années. La plupart des noms de ces constellations a peu changé. Ce sont :

          o Le Bélier -**La Balance

          o Le Taureau -**Le Scorpion

          o Les Gémeaux (Shou & Tefnout)

          o Le Sagitaire

          o Le Scarabée (Cancer aujourd’hui)

          o Mendou (Capricorne) avec corps de poisson

          o Le Lion sur une barque solaire

          o Le Verseau

          o La Vierge (Isis tenant un épi de blé)

          o Les Poissons (Nephtys)

 

A cela s’ajoutent : les 5 « Errantes », les 5 planètes, représentées sous la forme de divinités :

 

    * « Sobeg » ou « Sobek » = Mercure (dans le Lion)

    * « Douaou » ou « Ouati » = Vénus (entre Vierge et Lion). Elle est « Douaou » lorsqu’elle brille dans le ciel du matin (au lever du soleil), et « Ouati » lorsqu’elle brille dans le ciel au coucher du soleil.

    * « Horus de l’Horizon » Hor-akhti = Mars (en Capricorne)

    * « Horus qui ouvre la Terre secrète » Her-oup-cheta . Jupiter (dans le Lion)

    * « Horus Taureau du Ciel » « Etoile d’Occident qui traverse le Ciel = Saturne (dans la Balance)

 

la Lune « Iâh » : selon son aspect, elle est « Thôt », « Khonsou », « Osiris » ou « Nekhbet ».

 

Les étoiles ou constellations marquant les 36 décans ou bakou1. S’ajoutent « deux demi-cercles » représentant respectivement :

 

    * Les constellations de l’hémisphère Nord visibles dans le ciel (ceinturées par les constellations du zodiaque)

    * Les constellations de l’hémisphère Sud qui ne sont pas dans la zone du zodiaque (ceinturés par le cercle des décans).

 

Sirius, Orion étoiles les + repérables du ciel égyptien

le lever héliaque de Sirius correspondrait avec le Nord parfait au moment de la construction de la pyramide de Gizeh : un simple pendule aurait alors suffit pour représenter l’axe à l’horizon avec une baguette d’arpenteur par exemple

Sirius est la seule étoile parmi les fixes qui permettent ce cycle (annuel : 365.25j !) : très vite les Egyptiens lui supposent un rôle central pour le circuit de notre système solaire. A.M. Antoniadi 3 note l’idée que les Grecs doivent aux Egyptiens « l’idée que Sirius est un soleil ». Sothis pour les Grecs, « spdt » en Egypte, elle est la Grande Pourvoyeuse, et elle est constamment évoquée dans les Textes des Pyramides, où Osiris est le Principe du renouveau, donc des cycles. Horus est né d’Isis-Sothis, engendré par Osiris.

 

Les 4 vivants de la vision d’Ezéchiel, corresp astrale

http://pagesperso-orange.fr/j.leveque-ocd/quatre.htm

Le premier animal ressemblait à un lion, le deuxième à un jeune taureau, le troisième avait comme une face humaine, et le quatrième semblait un aigle en plein vol.

l'origine astrale de tout ce symbolisme ne fait guère de doute. Les noms des Vivants renvoient à quatre constellations aisément reconnaissables et diamétralement opposées deux à deux (équivalent, peut-être, de la cosmologie babylonienne) : le Lion, le Scorpion (parfois représenté sous les traits d'un homme), le Taureau, et Pégase, le cheval ailé. Ainsi, selon le visionnaire de l'Apocalypse, tout l'espace du monde créé se trouve à la fois déployé devant Dieu comme une mer aveuglante et ramassé symboliquement comme base de son trône, sous la forme de quatre poudroiements d'étoiles, venus des confins du ciel et de la terre.

 

http://ramkat.free.fr/ashalb8.html

La Kabbale et l’astrologie

Le livre de la Création (“Sefer Yetsira”) comporte notamment une correspondance entre les lettres de l’alphabet hébraïque et les notions astrologiques telles que les planètes, les signes et surtout les Eléments. Ces derniers, traditionnellement, au nombre de quatre (Feu, terre, air, eau) ne relèvent déjà plus de la seule astronomie qui n’en aurait, a priori, que faire.

Un autre cas est celui de la Merkaba que l’on trouve dans le Livre d’Ezéchiel, largement commenté dans le Zohar. Il y est question de quatre Hayoth. Or, le mot grec Zoon dans Zodiaque signifie comme le mot Haya (qui a donné Eve) la vie: ces quatre êtres vivants sont le boeuf, le lion, l’aigle et l’homme que l’on relie généralement aux quatre signes zodiacaux, le taureau, le lion, le scorpion et le verseau, que l’on nomme signes “fixes” en astrologie car, situés au milieu de chacune des quatre saisons: on peut évidemment trouver un lien avec les Quatre Eléments dont on parlé plus haut. On retrouve cette combinaison dans le sphinx mais aussi dans le Nouveau Testament et dans l’arcane “Le Monde” du Tarot.

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/T%C3%A9tramorphe#La_vision_d.27.C3.89z.C3.A9chiel

Ces quatre figures des quatre vivants remontent à la nuit des temps. On les trouve en particulier en Egypte et à Babylone en Mésopotamie. Ce sont sans doute les légendes babyloniennes qui ont influencé les visions d'Ezéchiel dont s'est vraisemblablement inspiré l'auteur de l'Apocalypse. C'est Saint Irénée de Lyon, au 2e siècle, soit de nombreux siècles après leurs premières apparitions, qui le premier a identifié ces quatre vivants aux quatre évangélistes.

En Égypte, ils étaient les « quatre gardiens du créateur », représentés dans plusieurs temples, dont celui d'Edfou. Voici ce qu'en dit Nadine Guilhou, égyptologue à l'université de Montpellier :

    « De son côté, pressentant lui aussi des combats, le créateur résolut de créer à partir de lui-même 4 gardiens. L'un avait les apparences d'un rapace. Le visage encadré d'ailes, il portait un harpon. On le nomma Seigneur du harpon. Le deuxième était un lion puissant; il portait un couteau. C'était le Seigneur du couteau. Le troisième, un serpent, brandissait un poignard. On le dénomma celui dont la terreur est grande. Le quatrième, enfin, portait aussi un couteau, c'était un taureau et son nom fut : celui dont le rugissement est puissant. Ces quatre gardiens se subdivisèrent en quatre compagnies, les lions au nord, les serpents à l'est, les faucons au sud, les taureaux à l'ouest. Munis de leurs armes, ces génies gardiens constituaient à Edfou, le rempart vivant du créateur. Ils se figèrent autour de lui, constituant la mer d'enceinte de son temple. Et c'est ainsi que fut créée la demeure de Rê, semblable à l'horizon du ciel, immense, où il pouvait séjourner pendant des millions de millions d'années. »

À Babylone, ils représentaient quatre divinités secondaires. Ils figuraient les quatre points cardinaux et en astrologie, science inventée par les civilisations mésopotamiennes, ils symbolisent les quatre signes fixes du zodiaque.

 

19 mars 2013

Roues du char, les 4 Vivants, Tétramorphe, les 4 fils d'Horus

Extrait

  http://lagrangeducherchant.over-blog.com/article-des-quatre-evangelistes-aux-quatre-fils-d-horus-41654867.html

Les yeux qui recouvrent les roues du char céleste de même que les corps et les ailes des Chérubins, symbolisent lomniscience des êtres célestes. A noter que les « roues » désignent également une classe danges (ophanim, galgalim) et que le nom de Rekaviel (ou Rekabiel), le « prince des roues du char », signifie « char de Dieu ».

Ce que nous retiendrons précisément à propos des « roues » du char céleste, cest que leur nom permet non-seulement de désigner, comme nous lavons vu, certaines classes danges, mais quil peut aussi et surtout être considéré comme un synonyme des « êtres célestes », des « vivants », en général : « Une voix retentit de roue en roue, de chérubin en chérubin, de vivant en vivant, dophan en ophan, de séraphin en séraphin, disant : « Exaltez le Chevaucheur dAravot, Yah est son nom, exultez devant lui » (Ps. 68 : 5 / III Hénoch, 19 : 7).

Les Quatre Evangélistes, les Quatre Chérubins, les Quatre Vivants, les « quatre fois deux » roues du char céleste, sans oublier les quatre points cardinaux, peuvent peut-être nous amener à tenter une dernière comparaison avec les Quatre Fils dHorus.

(Sources : Bible de Jérusalem, Cerf, 1998 / Bible du chanoine Crampon, Société de Saint Jean lEvangéliste, 1939 / Le Paradis perdu, John Milton, Trad. de Chateaubriand, Ed. de Robert Ellrodt, nrf Poésie / Gallimard, 2007, p. 191 & 387 /Livre dHénoch (ou Livre des Palais), Verdier, 1989 (p. 117-118, 267, 282, 302-303).

3. Les Quatre Gardiens (tradition égyptienne).

3.1. Les Quatre Gardiens du Créateur.

On voit les Quatre Gardiens du Créateur représentés sur plusieurs temples égyptiens dont celui dEdfou (infos : Nadine Guilhou, égyptologue à luniversité de Montpellier) :

1°) Lun des gardiens a lapparence dun rapace (faucon, aigle ?). Son visage est encadré dailes et il porte un harpon. On le nomme le « Seigneur du harpon ».

2°) Le second apparaît comme un lion puissant. Il porte un couteau. On le nomme le « Seigneur du couteau ».

3°) Le troisième est un serpent. Il brandit un poignard. Son nom est « Celui dont la terreur est grande ».

4°) Le quatrième est un taureau. Il est également porteur dun couteau. Son nom est « Celui dont le rugissement est puissant ».

On le voit, trois des Quatre Gardiens du Créateur sont représentés sous les mêmes traits que trois des Evangélistes. En outre, ils remplissent les mêmes fonctions protectrices que les Chérubins.

3.2. Les Gardiens de Kom Ombo.

A Kom Ombo (nord dAssouan) on peut voir temple double consacré aux dieux Sobek et Haroeris (=Fils de Rê ; une forme du dieu Horus). A larrière, on peut voir un bas-relief représentant trois des quatre animaux qui symbolisent trois des quatre Evangélistes :

1°) Un rapace, représenté seul. Doté dailes.

2°) Un lion, vraisemblablement multiplié (quadruplé). Doté dailes.

3°) Un taureau, vraisemblablement dédoublé ( ?). Dépourvu dailes.

4°) Le quatrième personnage a été détruit. Si lon sen tient aux informations données par Madame Guilhou, le quatrième personnage devrait être un serpent, lun des Quatre Gardiens du Créateur, Rê. Par contre, si lon compare la symbolique du Tétramorphe à celle des Quatre Fils dHorus (voir ci-après), le quatrième personnage pourrait bien être un homme.

3.3. Les Quatre Fils dHorus.

 

Horus aura quatre fils, vraisemblablement nés dune union incestueuse avec Isis. Ces quatre fils sont :

1°) Imset (ou Amseti, à tête humaine ; gardien du foie).

2°) Hâpi (à tête de babouin ; gardien des poumons).

3°) Douamoutef (à tête de chien, de chacal, de canidé ; cette représentation zoomorphe nest pas sans rappeler certaines représentations de saint Christophe ; gardien de lestomac).

4°) Qébehsénouf (à tête de faucon ; gardien des intestins).

Sans doute nest-il pas inintéressant détablir un parallèle avec les quatre Evangélistes du Nouveau Testament, de même quavec les Chérubins de la tradition hébraïque, dont, à lexemple des Hayot (=Vivants) également hébraïques, lun est représenté avec une face humaine et les trois autres avec des têtes danimaux (taureau, lion, aigle).

Imset, à tête humaine, ne rappelle-t-il pas Jésus sous son aspect de « Fils de lHomme » ? Le Babouin, singe cynocéphale, na-t-il pas pour mission demprisonner ou de détruire les ennemis de la Lumière et de garder les Portes des lieux sacrés ? Le Chien ne revêt-il pas, dans nombre de traditions, dont celle de lEgypte, un aspect de psychopompe, de guide des âmes des défunts ? Le Faucon, symbole, dans lEgypte ancienne, du principe céleste et ascensionnel, être solaire et ouranien, ne rejoint-il pas lAigle christique ? Quant aux viscères, chargés de pouvoirs magiques, aux yeux des anciens Egyptiens, ne symbolisent-ils pas, eux aussi, certaines qualités spirituelles particulières ?

Les quatre fils dHorus, qui correspondent aux quatre points cardinaux, personnifient des forces spirituelles et sont lincarnation terrestre de lénergie de leur père. Cela ne rejoint-il pas lidée du Tétramorphe réalisant en un seul ensemble, les caractères mystiques attribués au Christ par les Pères de lEglise ?

En outre, les fils dHorus protègent les défunts (et tout particulièrement leurs viscères, conservés dans les vases canopes, comme nous lavons vu, lesdits viscères ayant une valeur symbolique). Ils sont aussi les gardiens de leur transformation posthume.

Sur les peintures murales, les quatre fils dHorus sont généralement représentés ensemble, debouts sur une fleur de lotus. Cette vision ne rappelle-t-elle pas aussi le Tétramorphe du christianisme ?

(Sources : Dictionnaire des symboles, Chevalier/Gheerbrant, Robert Laffont, 1997 / Petit dictionnaire des dieux égyptiens, Alain Blottière, Zulma, 2005 / Pour les Quatre Fils dHorus de Kôm Ombo : infos et photos de Frédéric Creuzet, 2008).

 

Eric Timmermans

Bruxelles, le 17 décembre 2009.

 

http://www.viamenta.com/textesesoteriques/dogmedelahautemagie/dogmedelahautemagiechapitre18-philtresetsorts.htm

Lien non fonctionnel ce jour

 La roue de Pythagore est un pentacle analogue à celui des roues d'Ézéchiel, et ces deux figures sont les mêmes secrets et la même philosophie : c'est la clef de tous les pentacles.

 

 

 

Capture d’écran 2013-03-20 à 08

pentacle de Pythagore    

Capture d’écran 2013-03-20 à 08

          pentacle d'Ezechiel

L'étude des talismans et des pentacles est une des plus curieuses branches de la magie, et se rattache à la numismatique historique.

Il existe des talismans indiens, égyptiens et grecs, des médailles kabbalistiques venant des Hébreux anciens et modernes, des abraxas gnostiques, des amulettes byzantines, des monnaies occultes en usage parmi les sociétés secrètes et nommées autrefois jetons du sabbat, puis des médailles des Templiers et des bijoux de francs-maçons.

 

 C labarum de Constantin

M références

 

 

19 mars 2013

Kabbale, Tétragramme, Carré magique, Tarot, 24 Vieillards

 excellent complément, hiérarchies célestes...

http://www2.esoblogs.net/633/synthese-des-hierarchies-angeliques/ (Serpent=messie, env 1/3)

http://elishean.unblog.fr/2009/03/03/sephiroth-carres-magiques-tarots-tout-reside-dans-le-tetragramme-sacre/

NOTES Sur l'article, voir en ligne

En effet Après que Dieu par la bouche de son Ange fidèle eu révélé son grand Nom à Moise, Nom au moyen duquel, il a pu délivrer son peuple de la servitude, l’Ange du Vrai Dieu, lui demanda de l’écrire sur le sol dans un Carré (4 par 4), sans changer aucune lettre du Nom. Cependant ce qu’il faut savoir c’est que du Grand Nom Divin  » YOD -HE -VAV -HE « , émanent les 72 Anges -génies Supérieurs. Or, c’est au moyen de ce Carré « Tetragrammique » que Moise envoya les 10 Plaies sur l’Egypte. Ces 10 plaies sont l’action des 10 séphiroth démoniaques, car le nombre des séphiroth est infini. Les 10 premières connues de tous de 1 à 10 sont ceux des Anges supérieurs et divins , celles de 10 à  19 marquent le deuxième édifice, de 19 à  28,  marque le troisième édifice ….etc…

 

 Yod, Hé, Vav, Hé. Ce Nom représente également l’éternité de Dieu, car il est composé des lettres qui servent à écrire HAYAH HOVEH YIHYEH (Il était, Il est et Il sera). Au chapitre 14 de L’Exode, où « Moïse ouvre la mer rouge » il y est question d’un ange qui fait des allers et retours entre le devant et derrière du peuple d’Israël. Ce serait donc ce mouvement de va-et-vient, que les Kabbalistes auraient appliqués aux trois versets. On écrit le premier verset de la droite vers la gauche, le second verset de la gauche vers la droite, et le troisième de la droite vers la gauche. On obtient ainsi 72 colonnes de trois lettres : ce sont les 72 Noms de Dieu. Ceci forme le Shem HaMeforash

C’est donc par extraction et transposition des trois versets du Shem ha-Mephorash  que les Kabbalistes tirent les noms des 72 génies – ou anges – de la Kabbale qu’ils appellent le « nom divin expliqué » ou 72 « souffles divins ».

 On peut aussi considérer qu’ils constituent 72 niveaux vibratoires, 72 marches vers Dieu (l’échelle de Jacob);  72 manifestations divines ou états de la Conscience supérieure qui peuvent s’exprimer et se refléter en chacun de nous.  Dans la kabbale, le nom de Dieu s’écrit avec quatre lettres : Yod Hé Vav Hé (le tétragramme sacré). Il est également expliqué que pour imager la création, on considère qu’il y a quatre mondes : le monde des émanations, de la création, la formation, et l’action. Les 4 lettres correspondantes aux 4 mondes sont représentées sur un triangle descendant de quatre niveaux : comme dans une
Tétraktys
Cependant , le carré de Moise n’est pas un Carré mais 4 carrés !… Or comme vous venez de le voir, le carré primordial  présente 6 Noms dont 4 noms carrés et 2 noms diagonaux, cela fait 6 Noms. Donc 6 Noms X 4 Carrés =  24 Noms, qui sont les Noms des 24 Vieillards dont parle St Jean
Ces vieillards [Anciens] sont des êtres spirituels créés par Dieu pour qu’ils soient Ses sages et intelligents conseillers. Ils furent créés avant l’univers physique, avec les chérubins (Gabriel, Michaël et Lucifer qui sont les trois seuls mentionnés dans la Bible), les séraphins, les quatre êtres vivants et les milliards d’autres anges qui sont au service de Dieu

Y  =  10

H Y   =  15

V  H Y  =  21

H  V H Y    =  26          -  10 + 15 +21 +26 =   72  ( Souffles)

et   H V H Y = 26 = 8

 

La Kabbale : C’est un système métaphysique de caractère spéculatif dont l’enseignement, longtemps oral, est phonétique, numérique et initiatique. Comme toute mystique initiatique, la kabbale fait appel à une symbolique et à une cosmogonie qui puisent leur origine dans des civilisations perdues. Elle est une science de vie caractérisée par l’union des sciences visibles et invisibles dont la correspondance crée l’entrelacement du légalisme et du mysticisme. Elle est le point de départ et le but de la connaissance de l’homme et de Dieu. Elle relie le monde à Dieu. Elle est l’expression de la philosophie ésotérique, clef de voûte de toute la tradition de la science hermétique. Elle établit la correspondance des deux mondes terrestre et céleste, permettant à l’homme de réaliser leur unification, puisque l’unité de la vie se fonde sur leur complémentarité.

l’arbre séphirotique appelé arbre de vie qui, par ses dix séphiroth, explique la création et la composition de l’homme. L’arbre contient, dans ses dix séphiroth, le principe masculin et le principe féminin. Son centre représente l’équilibre entre les deux principes : le divin et la réalisation.

 

L’ Adam Kadmon de la kabbale représente l’Osiris.

 

La kabbale littérale est l’art d’interpréter le Verbe. 

 Les mots sont les mouvements de l’intelligence déterminés par la parole ; la parole est le verbe déterminé par lui-même. On comprend que le sens caché de l’écriture ne peut se trouver qu’avec un code.
Elle est le courant synthétique qui englobe : sciences, foi et magie. 

Chez les kabbalistes, le nombre est considéré comme la vertu intrinsèque et active de Dieu, de « l’Un », source de l’harmonie universelle, science des forces vivantes, des facultés divines en action dans le microcosme et le macrocosme. Les chiffres et les nombres ainsi que leurs rapports vis à vis des lettres hébraïques ont une très grande importance. Leurs vibrations sonores forment un langage. Les kabbalistes d’aujourd’hui se servent des mathématiques pythagoriciennes qui de Pythagore à Virgile et à Dante suivirent le même courant.

La pensée pythagoritienne explique le grand Oeuvre qui a pour double but de matérialiser l’esprit et de spiritualiser la matière. L’étude des séphiroth est une véritable spéculation métaphysique et mystique. Elle a recours au symbolisme de la ligne, du dessin donc de l’image pour exprimer la pensée. L’arbre séphirotique est la transcription des univers divins. Dieu créa le premier Homme, l’Adam Kadmon, androgyne, en lui imprimant l’image du royaume sacré qui est l’image de tout. L’homme est donc la miniaturisation de l’univers. 

Nous arrivons à la fin de notre œuvre, et c’est ici que nous devons en donner la clef universelle et en dire le dernier mot. La clef universelle des arts magiques, c’est la clef de tous les anciens dogmes religieux, la clef de la kabbale et de la Bible, la clavicule de Salomon.

 

contributionsalkaestgaalka.jpg

 

C’était un alphabet hiéroglyphique et numéral exprimant par des caractères et par des nombres une série d’idées universelles et absolues; puis une échelle de dix nombres multipliés par quatre symboles et reliés ensemble par douze figures représentant les douze signes du zodiaque, plus quatre génies, ceux des quatre points cardinaux.

 

La quaternaire symbolique, figuré dans les mystères de Memphis et de Thèbes par les quatre formes du sphinx, l’homme, l’aigle, le lion et le taureau, correspondait avec les quatre éléments du monde antique figurés : l’eau, par la coupe que tient l’homme ou le verseau ; l’air, par le cercle ou nimbe qui entoure la tête de l’aigle céleste ; le feu, par le bois qui l’alimente, par l’arbre que la chaleur de la terre et celle du soleil font fructifier, par le sceptre enfin de royauté, dont le lion est l’emblème ; la terre, par le glaive de Mithra, qui immole tous les ans le taureau sacré et fait couler avec son sang la sève qui gonfle tous les fruits de la terre. Or, ces quatre signes, avec toutes leurs analogies, sont l’explication du mot unique caché dans tous les sanctuaires, du mot que les bacchantes semblaient deviner dans leur ivresse lorsqu’en célébrant les fêtes d’Iacchos elles s’exaltaient jusqu’au délire pour Io Évohé !

 

Que signifiait donc ce mot mystérieux ?

 

C’était le nom des quatre lettres primitives de la langue mère : le Yod, symbole du cep de vigne ou du sceptre paternel de Noé ; le Hé, image de la coupe des libations, signe de la maternité divine ; le Vav, qui unit ensemble les deux signes précédents, et avait pour figure dans l’Inde le grand et mystérieux lingam. Tel était, dans le mot divin, le triple signe du ternaire,  puis la lettre maternelle paraissait une seconde fois pour exprimer la fécondité de la nature et de la femme, pour formuler aussi le dogme des analogies universelles et progressives descendant des causes aux effets et remontant des effets aux causes.

 

Aussi le mot sacré ne se prononçait-il pas, il s’épelait et se disait en quatre mots, qui sont les quatre mots sacrés : Yod Hé Vav Hé.

 

Qui se dit :  Youd Ké Vav ké (en dehors de la prière) dans la religion hébraïque.

 

 

 curieux passage de Philon le Juif qui est toute une révélation sur l’origine ancienne et sacerdotale de nos tarots. Voici comment Gaffarel s’exprime : « Il dit donc — Philon le Juif — parlant de l’histoire cachée dans le chapitre susdit des Juges, que Michas fit de fin or et argent trois figures de jeunes garçons et trois jeunes veaux, autant d’un lion, d’un aigle, d’un dragon et d’une colombe : de façon que si quelqu’un allait le trouver pour savoir quelque secret touchant sa femme, il interrogeait la colombe ; si touchant ses enfants, par le jeune garçon ; si pour des richesses, par l’aigle ; si pour la force et la puissance, par le lion ; si pour la fécondité, par le chérubin ou veau ; si pour la longueur des jours et des ans, par le dragon. » Cette révélation de Philon, bien que Gaffarel en fasse peu de cas, est pour nous de la plus haute importance.

Voici en effet notre clef du quaternaire, voici les images des quatre animaux symboliques qui se trouvent à la vingt et unième clef du tarot, c’est-à-dire au troisième septénaire, répétant ainsi trois et résumant tout le symbolisme qu’expriment les trois septénaires superposés, puis l’antagonisme des couleurs, exprimé par la colombe et le dragon ; le cercle ou ROTA, formé par le dragon ou le Serpent pour exprimer la longueur des jours ; enfin la divination kabbalistique du tarot tout entière, telle que la pratiquèrent plus tard les Égyptiens bohèmes, dont les secrets furent devinés et retrouvés imparfaitement par Etteila.

On voit dans la Bible que les grands prêtres consultaient le Seigneur sur la table d’or de l’arche sainte, entre les chérubins ou sphinx à corps de taureau et à ailes d’aigle, et qu’ils consultaient à l’aide des Séraphim, par l’Urim, par le Tumim et par l’Ephod. L’Ephod était, comme on sait, un carré magique de douze nombres et de douze mots gravés sur des pierres précieuses. Le mot Séraphim, en hébreu, signifie hiéroglyphes ou signes figurés ; l’Urim et le Tumim, c’était le haut et le bas, l’orient et l’occident, le Oui et le Non, et ces signes correspondaient aux deux colonnes du temple Jakin et Bohas.

Lors donc que le grand prêtre voulait faire parler l’oracle, il tirait au sort les Séraphim ou lames d’or qui portaient les images des quatre mots sacrés, et les plaçait trois par trois autour du rational ou Ephod, entre l’Urim et le Tumim, c’est-à-dire entre les deux onyx qui servaient d’agrafes aux chaînettes de l’Ephod. L’onyx de droite signifiait Guédulah (Hessed) ou miséricorde et magnificence ; l’onyx de gauche se rapportait à Guéburah et signifiait justice et colère, et si, par exemple, le signe du lion se trouvait près de la pierre où était gravé le nom de la tribu de Juda du côté gauche, le grand prêtre lisait ainsi l’oracle : « La verge du Seigneur est irritée contre Juda. » Si le Séraphim représentait l’homme ou la coupe et qu’il se trouvât également à gauche, près de la pierre de Benjamin, le grand prêtre lisait : « La miséricorde du Seigneur est lasse des offenses de Benjamin, qui l’outrage dans son amour. C’est pourquoi il va épancher sur lui la coupe de sa colère », etc. Lorsque le souverain sacerdoce cessa en Israël, quand tous les oracles du monde se turent en présence du Verbe fait homme et parlant par la bouche du plus populaire et du plus doux des sages, quand l’arche fut perdue, le sanctuaire profané et le temple détruit, les mystères de l’Ephod et des Séraphim, qui n’étaient plus tracés sur l’or et les pierres précieuses, furent écrits ou plutôt figurés par quelques sages kabbalistes sur l’ivoire, sur le parchemin, sur le cuir argenté et doré, puis enfin sur de simples cartes, qui furent toujours suspectes à l’Église officielle, comme renfermant une clef dangereuse de ses mystères.

De là sont venus ces tarots dont l’antiquité, révélée au savant Court de Gébelin par la science même des hiéroglyphes et des nombres, a tant exercé, plus tard, la douteuse perspicacité et la tenace investigation d’Etteila. Court de Gébelin, dans le huitième volume de son Monde Primitif, donne la figure des vingt-deux clefs et des quatre as du Tarot, et en démontre la parfaite analogie avec tous les symboles de la plus haute Antiquité ; il essaie ensuite d’en donner l’explication et il s’égare naturellement, parce qu’il ne prend pas pour point de départ le tétragramme universel et sacré, Le Io Évohé des bacchanales, le Yod Hé Vav Hé du sanctuaire, le jehovah dans Archanges et Séphiroth de la kabbale.
Nous avons retrouvé intacte et ignorée encore cette clef de tous les dogmes et de toutes les philosophies de l’ancien monde. Je dis une clef, et c’en est véritablement une, ayant le cercle des quatre décades pour anneau, et pour tige ou pour corps l’échelle des vingt-deux caractères, puis pour tournant les trois degrés du ternaire, comme l’a compris et figuré Guillaume Postel dans sa Clef des choses cachées depuis le commencement du monde, clef dont il indique ainsi le nom occulte et connu des seuls initiés :

rota

Mot qui peut se lire ROTA, et qui signifie la roue d’Ézéchiel, ou TAROT, et alors il est synonyme de l’Azoth des philosophes hermétiques. C’est un mot qui exprime kabbalistiquement l’absolu dogmatique et naturel ; il est formé des caractères du monogramme du Christ, suivant les Grecs et les Hébreux. Le R latin ou le P grec se trouve au milieu, entre l’alpha et l’oméga de l’Apocalypse ; puis le Tau sacré, image de la croix, enferme le mot tout entier, comme nous l’avons représenté dans notre Dogme.
Sans le tarot, la magie des anciens est un livre fermé pour nous, et il est impossible de pénétrer aucun des grands mystères de la kabbale. Le tarot seul donne l’interprétation des carrés magiques d’Agrippa et de Paracelse, comme on peut s’en convaincre en formant ces mêmes carrés avec les clefs du tarot et en lisant les hiéroglyphes qui se trouveront ainsi rassemblés. En additionnant chacune des colonnes de ces carrés, on obtient invariablement le nombre caractéristique de la planète, et en trouvant l’explication de ce nombre par les hiéroglyphes du tarot, vous cherchez le sens de toutes les figures, soit triangulaires, soit carrées, soit cruciales, que vous trouverez formées par les nombres.

 

Nous avons dit que les vingt-deux clefs du tarot sont les vingt-deux lettres de l’alphabet kabbalistique primitif. Voici une table des variantes de cet alphabet suivant les divers kabbalistes hébreux.

 

hebreu01 ALEPH -1 – L’être, l’esprit, l’homme ou Dieu ; l’objet compréhensible ; l’unité mère des nombres, la substance première. Toutes ces idées sont exprimées hiéroglyphiquement par la figure de Bateleur. Son corps et ses bras forment la lettre hebreu01 ; il porte autour de la tête un nimbe en forme de , symbole de la vie et de l’esprit universel ; devant lui sont des épées, des coupes et des pentacles, et il élève vers le ciel la baguette miraculeuse. Il a une figure juvénile et des cheveux bouclés, comme Apollon ou Mercure ; il a le sourire de l’assurance sur les lèvres et le regard de l’intelligence dans les yeux.

hebreu02 BETH -VETH – 2 – La maison de Dieu et de l’homme, le sanctuaire, la loi, la gnose, la kabbale, l’église occulte, le binaire, la femme, la mère. Hiéroglyphe du tarot, la Papesse : une femme couronnée d’une tiare, ayant les cornes de la lune ou d’Isis, la tête environnée d’un voile, la croix solaire sur la poitrine, et tenant sur ses genoux un livre qu’elle cache avec son manteau. L’auteur protestant d’une prétendue histoire de la papesse Jeanne a retrouvé et fait servir, tant bien que mal, à sa thèse, deux curieuses et anciennes figures qu’il a trouvées de la Papesse ou souveraine prêtresse du tarot. Ces deux figures donnent à la Papesse tous les attributs d’Isis : dans l’une, elle tient et caresse son fils Horus ; dans l’autre, elle a les cheveux longs et épars ; elle est assise entre les deux colonnes du binaire, porte sur la poitrine un soleil à quatre rayons, pose une main sur un livre, et fait de l’autre le signe de l’ésotérisme sacerdotal, c’est-à-dire qu’elle ouvre seulement trois doigts et tient les autres repliés en signe de mystère ; derrière sa tête est le voile, et de chaque côté de son siège une mer sur laquelle s’épanouissent des fleurs de lotus. Je plains fort le malencontreux érudit qui n’a voulu voir dans ce symbole antique qu’un portrait monumental de sa prétendue papesse Jeanne. La Torah commence par la lettre Beth, Béréchit…

hebreu03 GUIMEL – 3  Le Verbe, le ternaire, la plénitude, la fécondité, la nature, la génération dans les trois mondes.
Symbole, l’Impératrice : une femme ailée, couronnée, assise et tenant au bout de son sceptre le globe du monde ; elle a pour signe un aigle, image de l’âme et de la vie.
Cette femme est la Vénus-Uranie des Grecs et a été représentée par Saint Jean, dans son Apocalypse, par la femme revêtue du Soleil, couronnée de douze étoiles et ayant la Lune sous les pieds. C’est la quintessence mystique du ternaire, c’est la spiritualité, c’est l’immortalité, c’est la reine du ciel.

hebreu04 DALETH – 4  La porte ou le gouvernement chez les Orientaux, l’initiation, le pouvoir, le tétragramme, le quaternaire, la pierre cubique ou sa base.
Hiéroglyphe, l’Empereur : un souverain dont le corps représente un triangle droit, et les jambes une croix, image de l’Athanor des philosophes.

hebreu05 HE – 5  Indication, démonstration, enseignement, loi, symbolisme, philosophie, religion.
Hiéroglyphe, le Pape ou le grand hiérophante. Dans les tarots plus modernes, ce signe est remplacé par l’image de Jupiter. Le grand hiérophante, assis entre les deux colonnes d’Hermès et de Salomon, fait le signe de l’ésotérisme et s’appuie sur la croix à trois traverses d’une forme triangulaire. Devant lui, deux ministres inférieurs sont à genoux, de sorte qu’ayant au-dessus de lui les chapiteaux des deux colonnes et au-dessous les deux têtes des ministres, il est le centre du quinaire et représente le divin pentagramme dont il donne ainsi le sens complet. En effet, les colonnes sont la nécessité ou la loi ; les têtes sont la liberté ou l’action. De chaque colonne à chaque tête on peut tirer une ligne, et deux lignes de chaque colonne à chacune des deux têtes. On obtiendra ainsi un carré coupé en quatre triangles par une croix, et au milieu de cette croix sera le grand hiérophante, nous dirions presque comme l’araignée des jardins au centre de sa toile, si cette image pouvait convenir à des choses de vérité, de gloire et de lumière.

hebreu06 VAV – 6 Enchaînement, crochet, lingam, enchevêtrement, union, embrassement, lutte, antagonisme, combinaison, équilibre. Hiéroglyphe, l’homme entre le Vice et la Vertu. Au-dessus de lui rayonne le soleil de la vérité, et dans ce soleil l’Amour tendant son arc et menaçant le Vice de sa flèche. Dans l’ordre des dix séphiroth, ce symbole correspond à Tiphereth, c’est-à-dire à l’idéalisme et à la beauté. Le nombre six représente l’antagonisme des deux ternaires, c’est-à-dire de la négation absolue et de l’absolue affirmation. C’est donc le nombre du travail et de la liberté ; c’est pourquoi il se rapporte aussi à la beauté morale et à la gloire.

hebreu07 ZAÏN – 7  Arme, glaive, épée flamboyante du chérubin, septénaire sacré, triomphe, royauté, sacerdoce.
Hiéroglyphe, un char cubique à quatre colonnes, avec une draperie azurée et étoilée. Dans le char, entre les quatre colonnes, un triomphateur couronné d’un cercle sur lequel s’élèvent et rayonnent trois pentagrammes d’or. Le triomphateur a sur sa cuirasse trois équerres superposées ; il y a sur les épaules l’Urim et le Tumim de la souveraine sacrificature, figurés par les deux croissants de la Lune en Guédoulah et en Guébourah ; il tient à la main un sceptre surmonté d’un globe, d’un carré et d’un triangle ; son attitude est fière et tranquille. Au char est attelé un double sphinx ou deux sphinx qui se tiennent par le bas-ventre ; ils tirent l’un d’un côté, l’autre de l’autre ; mais l’un des deux tourne la tête, et ils regardent du même côté. Le sphinx qui tourne la tête est noir, l’autre est blanc. Sur le carré qui fait le devant du chariot, on voit le lingam indien surmonté de la sphère volante des Égyptiens. Cet hiéroglyphe, dont nous donnons ici la figure exacte, est le plus beau peut-être et le plus complet de tous ceux qui composent la clavicule du tarot.

le chariot d'Hermes

hebreu08 H’ETH – 8  Balance, attrait et répulsion, vie, frayeur, promesse et menace.
Hiéroglyphe, la Justice avec son glaive et sa balance.

hebreu09 TETH – 9  Le bien, l’horreur du mal, la moralité, la sagesse.
Hiéroglyphe, un sage appuyé sur son bâton et portant devant lui une lampe ; il s’enveloppe entièrement dans son manteau. Son inscription est l’Hermite ou le Capucin, à cause du capuce de son manteau oriental ; mais son vrai nom c’est la Prudence, et il complète ainsi les quatre vertus cardinales, qui ont paru dépareillées à Court de Gébelin et à Etteila.

hebreu10 YOD – 10 Principe, manifestation, louange, honneur viril, phallus, fécondité virile, sceptre paternel. Hiéroglyphe, la Roue de fortune, c’est-à-dire la roue cosmogonique d’Ézéchiel, avec un Hermanubis ascendant à droite, un Typhon descendant à gauche, et un sphinx au-dessus en équilibre et tenant l’épée entre ses griffes de lion. Symbole admirable, défiguré par Etteila, qui a remplacé Typhon par un homme, Hermanubis par une souris, et le sphinx par un singe, allégorie bien digne de la kabbale d’Etteila.

hebreu11 KAF -KHAF 11  La main dans l’acte de prendre et de tenir. Hiéroglyphe, la Force, une femme couronnée du  vital et qui ferme paisiblement et sans efforts la gueule d’un lion furieux.

hebreu12 LAMED – 12  Exemple, enseignement, leçon publique. Symbole, un homme qui est pendu par un pied et dont les mains sont liées derrière le dos, en sorte que son corps fait un triangle la pointe en bas, et ses jambes une croix au-dessus du triangle. La potence a la forme d’un tau hébreu ; les deux arbres qui la soutiennent ont chacun six branches coupées. Nous avons expliqué ailleurs ce symbole du sacrifice et de l’œuvre accomplie ; nous n’y reviendrons pas ici.

hebreu13 MEM -13  Le ciel de Jupiter et de Mars, domination et force, renaissance, création et destruction.
Hiéroglyphe, la Mort qui fauche des têtes couronnées, dans une prairie où l’on voit pousser des hommes.

hebreu14 NUN -14  Le ciel du Soleil, températures, saisons, mouvement, changements de la vie toujours nouvelle et toujours la même. Hiéroglyphe, la Tempérance, un ange, ayant le signe du Soleil sur le front, et sur la poitrine le carré et le triangle du septénaire, verse d’une coupe dans l’autre les deux essences qui composent l’élixir de vie.

hebreu15 SAMECH -15  Le ciel de Mercure, science occulte, magie, commerce, éloquence, mystère, force morale.
Hiéroglyphe, le Diable, le bouc de Mendès ou le Baphomet du temple avec tous ses attributs panthéistiques. Cet hiéroglyphe est le seul qu’Etteila ait parfaitement compris et convenablement interprété.

hebreu16 AYIN – 16  Le ciel de la Lune, altérations, subversions, changements, faiblesses.
Hiéroglyphe, une tour frappée de la foudre, probablement celle de Babel. Deux personnages, Nemrod sans doute et son faux prophète ou son ministre, sont précipités du haut en bas des ruines. L’un des personnages, en tombant, représente parfaitement la lettrehebreu16.

hebreu17 PE -FE 17 Le ciel de l’Âme, effusions de la pensée, influence morale de l’idée sur les formes, immortalité.
Hiéroglyphe, l’étoile brillante et la jeunesse éternelle. Nous avons donné ailleurs la description de cette figure.

hebreu18 TSADE – 18 Les éléments, le monde visible, la lumière reflétée, les formes matérielles, le symbolisme
Hiéroglyphe, la lune, la rosée, une écrevisse dans l’eau remontant vers la terre, un chien et un loup hurlant à la lune et arrêtés au pied de deux tours, un sentier qui se perd à l’horizon et qui est parsemé de gouttes de sang.

hebreu19 QOF – 19  Les mixtes, la tête, le sommet, le prince du ciel. Hiéroglyphe, un soleil radieux et deux enfants nus se donnent la main dans une enceinte fortifiée. Dans d’autres tarots, c’est une fileuse dévidant les destinées ; dans d’autres enfin, un enfant nu monté sur un cheval blanc et déployant un étendard écarlate.

hebreu20 RESH – 20 Le végétatif, la vertu génératrice de la terre, la vie éternelle.
Hiéroglyphe, le Jugement. Un génie sonne de la trompette et les morts sortent de leurs tombeaux ; ces morts redevenus vivants sont un homme, une femme et un enfant : le ternaire de la vie humaine.

hebreu21 SHIN -SIN  Le sensitif, la chair, la vie éternelle. Hiéroglyphe, le Fou : un homme habillé en fou, marchant au hasard, chargé d’une besace qu’il porte derrière lui, et qui est sans doute pleine de ses ridicules et de ses vices ; ses vêtements en désordre laissent à découvert ce qu’il devrait cacher, et un tigre qui le suit le mord sans qu’il songe à l’éviter ou à s’en défendre. Si l’on regarde la graphie de la lettre « Shin », qui a la forme d’une fourche à trois dents, on peut constater qu’il est constitué de trois « Vav », de valeur numérique 6. Le « Shin » ainsi visualisé se lirait « 666″ Le Shin a trois branches mais la nature du shin étant double nous en avons 6… Complexe est donc la symbolique de cette lettre.

La tradition enseigne qu’à l’origine le Shin n’avait pas trois mais quatre branches, la branche supplémentaire représentant le Olam haBa ( monde futur). Le Shin à quatre branches est inscrit sur le Téfilin (phylactères) de la tête. Combiné avec le Yod, il représente l’étincelle divine, et sa tendance vers le « futur » est destinée à rechercher l’unité des deux facettes : masculin, féminin dans l’UN…, Associées les deux lettres yod et shin donnent « yesh » ce qui veut dire :  « il y a « .

hebreu22 TAV – 21 Le microcosme, le Monde, le résumé de tout en tout. Hiéroglyphe, le kether ou la couronne kabbalistique entre les quatre animaux mystérieux ; au milieu de la couronne, on voit la Vérité tenant de chaque main une baguette magique. mais, attention, Monde à l’envers se lit Démon et là se trouve le sentier inversé…

Telles sont les vingt-deux clefs du tarot, qui en expliquent tous les nombres.

Ainsi le Bateleur, ou clef des unités, explique les quatre as avec leur quadruple signification progressive dans les trois mondes et dans le premier principe. Ainsi l’as de denier ou de cercle, c’est l’âme du monde ; l’as d’épée, c’est l’intelligence militante ; l’as de coupe, c’est l’intelligence aimante ; l’as de bâton, c’est l’intelligence créatrice ; ce sont aussi les principes du mouvement, du progrès, de la fécondité et de la puissance.

Chaque nombre, multiplié par une clef, donne un autre nombre qui, expliqué à son tour par les clefs, complète la révélation philosophique et religieuse contenue dans chaque signe. Or, chacune des cinquante-six cartes peut se multiplier par les vingt-deux clefs tour à tour ; il en résulte une série de combinaisons donnant tous les résultats les plus surprenants de révélation et de lumière. C’est une véritable machine philosophique qui empêche l’esprit de s’égarer, tout en lui laissant son initiative et sa liberté ; ce sont les mathématiques appliquées à l’absolu, c’est l’alliance du positif à l’idéal, c’est une loterie de pensées toutes rigoureusement justes comme les nombres, c’est enfin peut-être ce que le génie humain a jamais conçu tout à la fois de plus simple et de plus grand. La manière de lire les hiéroglyphes du tarot, c’est de les disposer soit en carré, soit en triangle, en plaçant les nombres pairs en antagonisme et en les conciliant par les impairs. Quatre signes expriment toujours l’absolu dans un ordre quelconque, et s’expliquent par un cinquième. Ainsi la solution de toutes les questions magiques est celle du pentagramme, et toutes les antinomies s’expliquent par l’harmonieuse unité. Disposé ainsi, le tarot est un véritable oracle, et répond à toutes les questions possibles avec plus de netteté et d’infaillibilité que l’androïde d’Albert le Grand : en sorte qu’un prisonnier sans livres pourrait, en quelques années, s’il avait seulement un Tarot dont il saurait se servir, avoir acquis une science universelle, et parlerait de tout avec une doctrine sans égale et une éloquence inépuisable. Cette roue, en effet, est la véritable clef de l’art oratoire et du grand art de Raymond Lulle ;

c’est le véritable secret de la transmutation des ténèbres en lumière, c’est le premier et le plus important de tous les arcanes du grand œuvre. Au moyen de cette clef universelle du symbolisme, toutes les allégories de l’Inde, de l’Égypte et de la Judée deviennent claires.

L’Apocalypse de Saint Jean est un livre kabbalistique dont le sens est rigoureusement indiqué par les figures et par les nombres de l’Urim, du Tumim, des Séraphim et de l’Ephod, tous résumés et complétés par le Tarot ; les sanctuaires antiques n’ont plus de mystères, et l’on comprend pour la première fois la signification des objets du culte des Hébreux. Qui ne voit, en effet, dans la table d’or, couronnée et supportée par des chérubins, qui couvrait l’arche d’alliance et servait de propitiatoire, les mêmes symboles que dans la vingt et unième clef du Tarot ? L’arche était un résumé hiéroglyphique de tout le dogme kabbalistique, elle contenait le Yod ou le bâton fleuri d’Aaron, le thé ou la coupe, le gomorcontenant la manne, les deux tables de la loi, symbole analogue à celui du glaive de justice, et la manne contenue dans le gomor qui était une mesure de capacité chez les Hébreux, de 174 pouces/cubes, soit 3 litres 1/3. Voici quatre choses qui traduisent merveilleusement les lettres du tétragramme divin.

Gaffarel a prouvé savamment que les chérubins de l’arche, étaient en figures de veaux ; mais ce qu’il a ignoré, c’est qu’au lieu de deux, il y en avait quatre, deux à chaque extrémité, comme le dit expressément le texte, mal entendu à cet endroit par la plupart des commentateurs. Ainsi, aux versets 18 et 19 de l’Exode, il faut traduire de cette manière le texte hébreu : « Tu feras deux veaux ou sphinx d’or travaillés au marteau de chaque côté de l’oracle. Et tu les placeras l’un tourné d’un côté, l’autre de l’autre. » Les chérubins ou sphinx étaient en effet, accouplés par deux de chaque côté de l’arche, et leurs têtes se retournaient aux quatre coins du propitiatoire, qu’ils couvraient de leurs ailes arrondies en voûte, ombrageant ainsi la couronne de la table d’or, qu’ils soutenaient sur leurs épaules, et se regardant l’un l’autre par les coupes et regardant le propitiatoire.

 

L’arche avait ainsi trois parties ou trois étages, représentant Aziluth, Jezirah et Briah, les trois mondes de la kabbale : la base du coffre, à laquelle était adaptés les quatre anneaux des deux leviers analogues aux colonnes du temple Jakin et Bohas ; le corps du coffre, sur lequel ressortait en relief celui des sphinx, et le couvercle, ombragé par les ailes des sphinx. La base représentait le royaume du sel qui se dit mélach, sachant que Ange se dit malach et Roi mèlech ! une initiation au langage des adeptes d’Hermès…, le coffre le royaume du mercure ou de l’azoth, et le couvercle le royaume du soufre ou du feu.

Les autres objets du culte n’étaient pas moins allégoriques, mais il faudrait un ouvrage spécial pour les décrire et les expliquer. Saint Martin, dans son Tableau naturel des rapports qui existent entre Dieu, l’homme et la nature, a suivi, comme nous l’avons dit, la division du Tarot, et donne sur les vingt-deux clefs un commentaire mystique assez étendu ; mais il se garde bien de dire où il a pris le plan de son livre et de révéler les hiéroglyphes qu’il commente. Postel a eu la même discrétion, et, en nommant seulement le Tarot dans la figure de sa clef des arcanes, il le désigne dans le reste du livre sous le nom Genèse d’Hénoch. Le personnage d’Hénoch, auteur du premier livre sacré, est en effet identique avec celui de Thot chez les Égyptiens, de Cadmus chez les Phéniciens, et de Palamède chez les Grecs.

« Nous avons trouvé d’une manière assez extraordinaire une médaille du XVIe siècle qui est une clef du tarot. Nous ne savons trop s’il faut dire que cette médaille et le lieu où nous devions la trouver nous avaient été montrés en songe par le divin Paracelse ; quoi qu’il en soit, la médaille est en notre possession. Elle représente, d’un côté, le Bateleur en costume allemand du XVIe siècle, tenant d’une main sa ceinture et de l’autre le pentagramme ; il a devant lui, sur sa table, entre un livre ouvert et une bourse fermée, dix deniers ou talismans disposés en deux lignes de trois chacune et en un carré de quatre ; les pieds de la table forment deux hebreu05, et ceux du bateleur deux hebreu20 renversés de cette manière signeshebreuxrenverses. Le revers de la médaille contient les lettres de l’alphabet, disposées en carrés magiques

On peut remarquer que cet alphabet n’a que vingt-deux lettres, le V et le N y étant répétés deux fois, et qu’il est disposé par quatre quinaires et un quaternaire pour clef et pour base. Les quatre lettres finales sont deux combinaisons du binaire et du ternaire, et, lues kabbalistiquement, elles forment le mot Azoth, en rendant aux configurations de lettres leur valeur en hébreu primitif, et en prenant N pour hebreu01, Z pour ce qu’il est en latin, V pour le vau hebreu06, qui se prononce O entre deux voyelles ou lettres qui en ont la valeur, et le X pour le tau primitif, qui en avait exactement la figure. Le tarot tout entier est donc expliqué dans cette merveilleuse médaille, digne en effet de Paracelse, et que nous tenons à la disposition des curieux. Les lettres, disposées par quatre fois cinq, ont pour résumé le mot inri1-rhm, analogue à ceux de inri2-rhm, d’INRI, et contenant tous les mystères de la kabbale. Le livre du tarot ayant une si haute importance scientifique, il est bien à désirer qu’on ne l’altère plus. Nous avons parcouru à la Bibliothèque impériale la collection des anciens tarots, et c’est là que nous en avons recueilli tous les hiéroglyphes dont nous donnons la description.

 

La Kabbale est la philosophie de la puissance infinie du mot, du son qu’il évoque et qu’il invente. Dieu créa l’homme à son image et construisit le monde en appelant chaque chose par son nom : le cabaliste s’érige en imitateur de Dieu, un imitateur légitime puisqu’il est l’image de Dieu et qu’il a reçu de celui ci le don du son articulé, procédé qui lui permet, a son tour de créer.

 

 

L’organisation complexe et admirable de l’arbre séphirotique, avec ses 22 sentiers réunissant entre elles les dix émanations divines, laisse immédiatement deviner les liens étroits qui existent entre les Séphiroth et les 22 lettres de l’alphabet hebraïque, les 22 arcanes majeurs du Tarot et les 22 symboles astrologiques (12 signes+10 planètes) »

Ainsi Dieu créa le monde en prononçant le nom des choses, et renferme en elle une puissance infinie : chaque lettre est associée à la descente des intelligences divines. L’hébreu tout comme l’Egyptien ou le sanscrit sont des langues lithurgiques, prononcer un son à la place d’un autre reviendrait alors à bouleverser la création, née grâce à un équilibre de vibrations subtiles. De même que la prière se transforme en système actif et énergique afin d’agiter ls sphères intermédiaires entre l’homme et Dieu, créateur de l’ordre cosmique.

La Kabbale propose la fabrication de talismans ou de pentacles toujours basés sur le calcul et le nombre. Le son est une vibration qui se manifeste dans le nombre. Le nombre est un ensemble de rapports géométriques, d’espaces activateurs de l’énergie, et le cycle recommence.

Les formules de certains grimoires médiévaux, regorgent de noms hébraîques de multitudes d’anges, d’esprits, démons, de Dieu. Au point ou l’on ne sait plus quelles sont vrais ou faux. L’hébreu est une langue difficile, or l’accès véritable à la cabale, ne se fait réellement sans la connaissance de cette langue. Chaque lettre de l’alphabet hébraîque correspond à un nombre, il en est de même pour les langues Arabes et Grecques, car ce n’est qu’avec l’invasion des Indes que le chiffre fut importé. Ainsi on utilisait le même signe graphique pour indiquer un son ou une quantité. La « Guématria », le système le plus élémentaire de la Kabbale de décodage du son , consiste à déplacer entre eux des mots composés de signes divers mais dont la somme est égale à la même valeur numérique.

Le Notarikon, d’où dérive sans doute la mode des acrostiches qui fit fureur il y a 200 ans, crée des mots nouveaux à partir des lettres initiales ou finales des termes composant une phrase, ou au contraire tire celle ci d’un seul mot. Enfin la temourah remplace 1 lettre par une autre en fonctions de combinaisons alphabétiques nommées Sirufim. Le but étant de créer deux niveaux de compréhension des Ecritures : un exotérique, l’habituelle fable biblique populaire, et une ésotérique, tissu de symboles et de noms divins accessible seulement aux initiés.

Ces noms divins et secrets, imprononçables, ces surnoms cachés des esprits et des démons, sont en fait des instruments magiques: en les évoquant le théurgiste gouverne l’univers. La tradition de la Kabbale dans la fabrication du talisman, codifiée vers 1400 par Abramelin le mage, nous a légué une multitude de carrés magiques,certains liés aux planètes et d’autres associés à des esprits, des démons et aux effets les plus divers. Dotés de l’immense puissance du nombre, ils agiraient comme des catalyseurs de forces capables d’attirer sur le porteur l’effet désiré. Pour ceux qui ne connaissent pas l’hébreu, il existe une autre méthode : la translitération qui consiste à traduire un alphabet par un autre caractérisé par des sons différents. Ce qui dans le cas de l’hébreu n’est pas facile, car l’hébreu n’a pas de voyelles, ou s’il en a, c’est dans l’unique but d’une fonction accessoire. Appui variable du son et avant tout dépourvues de toute valeur numérique. Une pratique kabbaliste spéciale suggère dans le cas de la connaissance de l’hébreu, d’accoupler chacun des chiffres d’une date à la lettre correspondante. Pour le calendrier juif, la création partant en l’an 3760. l’année 1914, départ de la 1ere guerre mondiale=5674, on obtient 5674=400+200+70+4, cad Tav,Resh,Ayin,Daleh qui donnent Tir’ad (tu tueras) et dans la même méthode pour 1938, Tirtzach ( tu trembleras de terreur)

« Tiré du livre de Laura TUAN intitulé  » Le grand livre des sciences occultes » Edd DE VECCHI (1987). C’est un bouquin vraiment génial et qui traite de nombreux sujets concernant les sciences occultes. »

 Le carré parfait est l’image de l’homme qui a atteint l’harmonie en lui, entre l’esprit et la matière, entre ses moyens spirituels et physiques.

Doué d’épaisseur, le carré devient cube, qui a douze arêtes et montre la relation cosmique élémentaire ; le triangle est le symbole du Dieu unique au sommet de la pyramide qui est le tout. Dans la tradition hébraïque, le « bloc carré » indique le chiffre 4, il signifie quatre murs, quatre lignes allant du centre aux quatre coins. L’association : cercle et carré, évoque le couple : ciel et terre. Il correspond à l’archétype fondamental de la plénitude. Dans la kabbale, les lettres qui servent à écrire les noms divins ont un pouvoir magique. Les carrés magiques sont composés de chiffres et de lettres prises pour leur valeur numérique et dont la somme verticale est égale à la somme horizontale et diagonale et qui correspond à un mot ou à un nom qui peut être lu de bas en haut, de droite à gauche, de gauche à droite ou de haut en bas sans que l’ordre ne soit modifié.

Le Zohar explique que les chiffres 3, 7, 33 forment une grille d’interprétation de ces carrés.

 

Le dodécaèdre représente le monde des volumes correspondant aux douze signes du zodiaque. Triangles et rectangles jouent un rôle important dans la construction, c’est d’eux que dérivent le niveau et l’équerre.

Pour les occultistes, le triangle sublime est le triangle isocèle dont l’angle du sommet = 38°, les angles de base = 72°. C’est ainsi que :

  • le triangle isocèle symbolise le feu.
  • le triangle équilatéral symbolise la terre.
  • le triangle rectangle symbolise l’eau.
  • le triangle scalène symbolise l’air.

Dans le triangle dont la pointe est dirigée vers le haut, un côté représente la lumière, l’autre les ténèbres. L’ensemble représente le ternaire cosmique. Le Delta est un triangle isocèle dont l’angle au sommet = 108°, ceux de la base = 36°. Il correspond au nombre d’or.

L’étoile à cinq branches : elle symbolise la manifestation centrale de la lumière, du centre mystique, du foyer d’un univers en expansion. Placée entre l’équerre (terre) et le cosmos (ciel), elle figure l’homme régénéré rayonnant au milieu du monde des ténèbres. Elle porte parfois en son centre la lettre « G » que l’on dit être l’équivalent du « Yod » hébraïque, principe divin dans le coeur de l’initié, mais qui ressemble plus à la lettre guimel symbole du Secret du nombre 3.

 Carrés magiques

Dans ses écrits kabbalistiques, Joseph Tzayach discourt des carrés magiques et de leur utilisation dans la fabrication d’amulettes. Dans ses Responsa, au sujet des carrés magiques, il affirme que les ensembles numériques étaient déjà connus des anciens kabbalistes comme possédant un lien symbolique et chronologique avec les planètes (Saturne, Jupiter, Mars, Soleil, Vénus, Mercure et la Lune) que l’on pouvait découvrir selon un système mathématique réintroduit en Occident par Emmanuel Moshopoulos vers 1460.

 

D’autres références aux carrés magiques concernant leur implication dans les mystères de la Création peuvent également être trouvées dans les écrits des contemporains de Tzayach tels Rabbi Joseph Tirshom et son Shoshan Yesod Olam (la Rose, Fondement de l’Univers, 1550), Rabbi Eliahou Baal Shem Tov et son Toledot Adam (Générations d’Adam) et Rabbi Isaïe Horowitz et son Shneï Luchot HaBrit (Les Deux Tables d’Alliance). On en trouvera encore dans le Shorsheï ha-Shemoth de Moïse Zacuto.

 

 

 

 
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1 août 2012

Triban bardique, Nom secret de Dieu, OIV ou OIW, OIA...

Traduction de http://www.sacred-texts.com/neu/celt/bim1/bim1019.htm (mauvais français mais l'essentiel est compréhensible), voir ici

L'ORIGINE ET PROGRÈS DE LETTRES -. LE NOM DE DIEU -. LE SECRET BARDIC.

Les Barddas de Iolo Morganwg, vol. I., éd. par J. Williams Ithel Ab, [1862], au sacré-texts.com

Vérification: L'auteur était certes inspiré de traditions anciennes, mais ce qu'il présentait comme une tradition authentique était en fait sa création. Ses oeuvres étaient une référence jusque dans les années 70.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Iolo_Morganwg

Le néo-druidisme de Iolo est la fusion entre des éléments du christianisme, des influences arthuriennes, du protoromantisme comparable à celui de William Blake et des éléments du monde celte.

Texte:

1OIV

2OIW

OIA, Runes3

31 juillet 2012

N inversé, carré Sator et N inversé, Aleph, Tau ou Taw

Le N inversé... ou non

http://www.portail-rennes-le-chateau.com/saint_roch.htm

La première idée viendrait d'un jeu de mots « trame de laine (l'N) » c'est-à-dire la trame de l'énigme. La seconde aurait pour origine le mot « haine » qui est le contraire du mot « amour », Jésus étant mort crucifié par amour pour nous.
Cependant, une autre solution qui semble être celle qui fut retenue par les hermétistes est la suivante. La lettre N serait, en fait, la subjection d'un vieux mot français « ENNE » qui veut dire « tréfonds », ce qu'il a de plus secret. Ainsi, de toutes les lettres de l'alphabet, la lettre N est celle qui correspond le mieux pour marquer une ouvre ou un lieu détenant un secret.
Le chemin de croix étant un chemin de prières, il est comparable, lorsqu'il est crypté, à un jeu d'oie ou un jeu de piste qui nous mène au secret qu'il détient.

Image 1

 

http://artgauth.regnabit.com/
Le N inversé
l'être humain, nous dit la Bible, est composé d'un corps, d'une âme, et d'esprit. L'alchimie dit la même chose pour toute la matière de l'univers.
Le corps est la manifestation matérielle de notre esprit.
L'âme est le centre de nos émotions: l'amour, la haine, l'envie, la joie, la tristesse, etc... Ces émotions, nous les visualisons et ressentons communément dans notre coeur. Ce qui a amené d'ailleurs l'antiquité a déclarer que l'âme, se trouvait logé dans le coeur. Enfin l'esprit est le moteur de notre âme. C'est l'étincelle de Dieu en nous. Et elle se trouve localisée au sein de l'âme, derrière la couche bien humaine des sentiments. Ressentir son esprit serait ainsi découvrir la Grâce, l'Amour de Dieu.
"Connais-toi toi-même"
Si vous avez bien suivi tout le symbolisme décrit sur ce site, vous avez certainement deviné où nous voulons en venir: atteindre son esprit, qui se trouve cachée derrière les sentiments de l'âme, c'est atteindre le Centre du Monde, canal direct avec Dieu.
Or cet esprit se trouve en nous derrière les sentiments corporels de notre coeur.
L'Esprit se trouve donc réllement au Centre de notre Coeur.
D'où la différence entre l'amour (âme) et l'Amour (esprit). L'un est sentiment humain, l'autre est état surhumain.
L'Amour est le moteur du monde et chacun d'entre nous en a une étincelle (Sel d'Etain?) dans son coeur. L'atteindre, la Bible et les philosophes alchimistes le disent, est un jeu d'enfant. Mais c'est aussi de façon contradictoire le jeu le plus difficile, car il faut apprendre à dissocier ses sentiments humains de l'Amour véritable...
D'où aussi la nécessité des chevaliers de nos légendes d'avoir un coeur pur pour aboutir à leurs quêtes spirituelles, car toute pollution du coeur par l'âme (l'envie, l'amour pour une femme, la haine) ferme le canal vers l'esprit au centre du coeur. Ainsi des échecs de Perceval, coupable de la mort de sa mère, de Lancelot, coupable d'un amour interdit envers Guenièvre, etc... Seul Galaad, nouvel archétype du Christ, sans la moindre attache sur terre, parvient au but ultime.
Pour revenir à l'état de Grâce, le canal avec l'esprit ainsi créé lors de l'atteinte du Centre du Coeur permet les intuitions illuminatrices, les révélations, les coïncidences inexplicables... Nombre de gens expérimentent ces illuminations lors de leur quête spirituelle (les synchronicités par exemple). L'atteinte du Centre du Monde permettrait de reproduire cet état "surhumain" à volonté. Et le travail de l'alchimiste, à notre avis, revient à créer les conditions qui permettent d'atteindre cet état, voire même ultimement de s'y fondre et disparaitre (c'est ce que dit la légende, voir en particulier la disparition mystérieuse de Fulcanelli).
Aussi nous devinons la signification du N renversé sur les tombes: le mort déclare ainsi avoir atteint la Grâce et dépassé l'état de mortel... Et Jésus en tant qu'émanation de Dieu sur Terre justifie bien l'emploi du N renversé dans le terme INRI.
Le symbolisme du retournement
En annexe, nous voudrions rappeler que le Christ s'est retourné plusieurs fois dans le Nouveau Testament. Nous citerons deux cas:
    •    Une première fois dans le désert, lors de son combat avec Satan. Il résista à la tentation et se retourna pour ne plus voir l'Ange déchu.
Cela s'interprète comme le fait que, par la tentation, Satan a commencé à "terrasser" le Christ (à le fixer sur terre, donc à le rendre plus humain, avec des sentiments de désirs). Or ce dernier, en résistant et en se retournant, retourne à son état divin.
    •    Jésus se retourna, enfin, lors de sa montée en croix, du moins sur certaines peintures religieuses. La légende dit en effet que le Christ grimpa sur une échelle afin d'atteindre sa position au centre de la croix. Il lui fait donc face (ainsi qu'à la ville de Jérusalem d'ailleurs). Puis, pour prendre position pour la crucifixion, il se retourna.
L'interprétation en est aisée. C'est le même symbolisme que celui développé avec la carte du Pendu :
La montée de l'échelle peut s'entendre comme soit une élévation spirituelle, soit plutôt comme un ascension vers l'Unité Divine (voir le symbolisme de l'échelle alchimique à 9 barreaux en page centre du Monde, le dixième barreau invisible 10=1 étant le retour à l'Unité). C'est le symbolisme du parcours le long de l'Axe du Monde.
Le Centre de la croix est ici le symbole vrai du Christ, dieu fait homme. Comme nous l'avons montré aussi en page centre du Monde, Jésus, en tant que Christ, ne pouvait que mourir sur une croix (ce qui rend le travail des prophète de l'ancien testament bien plus facile, n'est-ce-pas?). C'est le symbolisme de l'atteinte du Centre du Monde. C'est l'atteinte de l'état de Grâce, de la communication directe avec Dieu.
Il se retourna, il passa ainsi du status de Dieu fait homme et roi des juifs, à celui d'homme fait Dieu et Roi du Monde. Il lui fallut pour cela mourir, et ressusciter. C'était (ana)logique et prévisible...

Une interprétation ésotérique:

http://hermetisme.over-blog.com/article-l-enigme-des-aa-des-aaa-et-des-aaaa-4-56936470.html

Image 1

http://renneslechateau-fr.com/rennes-chateau-rdv/inverse-t113.html
Le N inversé n'est pas une signature à proprement parler. Il est destiné à faire savoir que son utilisateur connaît ou participe à, de près ou de loin, la face cachée des choses.
Du reste, on sait que "noun", le "N" hébraïque, représentant le "poisson" et la réversibilité, le lien est aisément fait avec certains éléments de l'énigme. Son idéogramme araméen est d'ailleurs plus proche du "N" inversé et sans doute plus intéressant en l'occurrence.

N inversé et carré SATOR

http://chercheurs.les-forums.com/topic/12/n-inverse/
La théorie des anciens ,sur les mystères de l'angle droit ,ètudiés par le professeur Janssens de Belgique ,rejoint les études faites sur la symbolique du Chrisme .
Les études des loges bleues de Bordeaux ,concernant le carré Sator ,plus de cent cinquante ! développées par Marcel Spaeth , montrent à l'évidence que la lettre N inversée est le début dela clef dudit carré et que du N ,on passe au delta groupant tous les angles droits !
La super-modélisation comme la réduction d'une racine à un nombre entier ,donne des symboles polymorphes ,rejoignant le système des fractales dans leur conception ; elle permet ,par ailleurs de valider la formule de la Table d'émeraude : Ce qui en haut est comme ce qui est en bas .
Leur étude : concept du carré Sator ,explication du Delta ,ne peut se faire que sur le plan de la géométrie : c'est à dire :l'explication de la lettre G ,étroitement liée au concept de la quintessence sur tous les plans .

Le Aleph

http://www.lezardes-et-murmures.com/pages/De_la_Parole_au_Silence_Rachel_Fra-1120348.html

Le Aleph s´offre à notre regard comme deux yod en miroir, séparés mais en même temps reliés par une diagonale qui serait un Vav, le terme conjonctif qui permet de lier et de relier, ligne / miroir du monde de l´en haut et du monde de l´en bas, raison pour laquelle le Yod du bas est le reflet inversé du Yod de l´en haut.

י ו י א

Le Aleph ne peut se voir sans le Yod qui le compose car l´Unité du Aleph trouve son expression réalisatrice dans le 10 Aussi la diagonale est-elle bien le miroir où il est donné au Yod divin de se refléter dans le yod terrestre pour accomplir le miracle de l´Unité. Ce miroir de la transcendance et de l´Unité du Aleph est peut- être la voie étroite des Initiés qui savent être le lien qui unit le ciel et la terre.

Aleph Borges
http://www.cairn.info/revue-de-litterature-comparee-2006-4-page-397.htm
Il ne faut donc jamais perdre de vue que l’arbre des séphiroth s’enracine à la fois dans notre être individuel, dans la totalité du cosmos qui ressemble selon la tradition à une figure d’homme géante — celle de l’Adam primordial —, et dans la pensée créatrice de Dieu qui fait surgir le Grand Tout dans la lumière du réel. Le sommet de l’édifice des séphiroth se nomme en hébreu Kéther (la couronne), ou Eïn Sof (sans fin, néant). Depuis l’Aleph né de l’Eïn Sof qui participe encore de sa nature occultée, rétractée par le « tsimtsoum », Dieu dirige son influx créateur vers le monde manifesté qu’il suscite, structure et maintient dans sa grande bonté. La couronne de l’infini-néant irradie chaque créature, bien que cachée au tréfonds de notre propre âme. Elle rayonne dans cette nuit qui la voile, au cœur de ce que le grand maître du hassidisme polonais du XVIIIe siècle finissant, Rabbi Na’hman de Bratslav, appelle « la chambre forte du don immérité ». Quel est ce don ? Celui de l’influx qui émane de la présence, de la She’hinah invisible, dont le Kéther, la couronne, est le lieu d’émergence dans chaque être humain.
Kéther (littéralement : diadème) est dérivé également du verbe hébraïque kathar, qui signifie : attendre. Dieu, dit Rabbi Na’hman de Bratslav, se cache dans la nuit pour que l’homme le cherche. Mais il se dissimule d’abord dans l’Eïn Sof sous-jacent à toute conscience, l’infini-néant enfoui à notre insu en chacun de nous.
Si la couronne des dix séphiroth a cette attente pour sens ultime, cela signifie qu’en remontant dans l’arbre spirituel vers Dieu qui, lui aussi, nous attend, on parvient parfois à le trouver au lieu où il se cache ainsi. Il s’agit à chaque moment propice de la journée de le quêter en nous et en autrui, qui est « comme toi-même », par le truchement d’une attente passionnée.
le héros du conte de J.-L. Borges rejoint magiquement l’Aleph encastré dans l’escalier souterrain qui mène à la cave aux secrets — encore qu’il emploie pour le découvrir au fond du puits des moyens très différents de ceux de la Kabbale.
/ TAU
Une parabole du Zohar nous apprend que Dieu, avant de se mettre à l’ouvrage pour créer le monde, a d’abord battu le rappel des lettres hébraïques qui en sont les pierres de construction. Ensuite il a fait défiler devant sa face les vingt-deux lettres fondamentales. Mais c’est un Dieu éduqué à la mode juive, qui fait tout à l’envers et lit de droite à gauche, comme il se doit en Israël. C’est pourquoi il commence par convoquer la lettre Tav, la dernière, celle qui correspond à l’Oméga dans l’alphabet grec.
La légende nous apprend que le Baal Shem Tov (1700-1760) voulut faire un pèlerinage en Terre Sainte. Aller en Palestine vers 1750 sous les Turcs ne devait pas être une partie de plaisir…La tentative du grand « Besht » échoua tristement, pour une raison fort étrange.
Il perdit la mémoire des paroles les plus simples. Alors le saint homme qui a oublié les mots de l’oraison se met à prier au moyen du silence. Muet, plongé dans l’abîme du désespoir, l’aphasique de Dieu invoque son Nom ineffable et obtient de lui la faveur insigne de se ressouvenir de la première lettre de l’alphabet, l’Aleph à jamais silencieux, comme il l’est devenu lui-même…
Il finit ainsi par arracher au Ciel la restitution de son patrimoine langagier et intellectuel, de l’Aleph jusqu’à Tav, le sigle précurseur de la fin des temps. Il redevient à son retour d’Orient, après la montée infructueuse en Eretz Israël, le guide du mouvement hassidique entier. À partir de l’Aleph restauré au cœur de la conscience, le reste du monde peut être reconquis sur la perte et l’oubli.
C’est seulement quand l’Aleph (divin) et le dam (sang) se rencontrent, que tous deux forment une unité réelle, que l’homme mérite d’être appelé Adam. Mais comment une telle unité se réalise-t-elle ? Par “Kisuf”, ce qui signifie l’effort constant d’union avec Dieu » [15] [15] Guershom Scholem, Le Messianisme Juif, Paris, Calmann-Lévy,...
Quand l’Aleph fait défaut en : nous, le silence prégnant de la célébration à venir qui germe dans notre âme nocturne se mue en un vacarme infernal. Alors l’homme déchu retombe au rang d’un animal impur,
Avoir confiance, se fier à l’Aleph silencieux, revient à cheminer vers ce qui, en nous, constitue notre lieu premier et dernier. La vraie demeure d’un homme, la retraite située dans son tréfonds, était là, présente, avant le début de l’expérience personnelle.
Yom Kippour, toute la communauté réunie derrière lui, hommes, femmes, adolescents et enfants à jeun, tombent le front à terre, puis demeurent couchés à plat ventre sur les dalles, comme faisaient autrefois nos ancêtres au Temple de Jérusalem, à l’instant où le Grand Prêtre criait le Nom ineffable dans son intégralité, pour faire descendre le pardon divin sur son peuple contrit et repentant. Les rites sanglants périmés de Yom Kippour (notamment l’envoi au désert du fameux « bouc émissaire »), et l’invocation publique du Nom de YHWH, avaient pour objet le retour du Seigneur sur la terre d’Israël, au milieu de l’assemblée humiliée, prosternée dans la poussière, que graciait une nouvelle fois sa présence. Dans l’abaissement individuel et collectif, la créature repentie prend conscience de l’insignifiance de son destin mortel. Dans l’humilité retrouvée se révèle à ceux qui l’écoutent et qui l’attendent le rayonnement rédempteur de l’Aleph invisible.
L’homme juif repenti du Moussaf de Kippour descend volontairement au plus profond de son être. Il se prosterne dans la poussière des morts au jour des expiations pour y recevoir en tremblant un rayon de la grâce. S’offrant dans la nuit à la lumière secrète émanée de l’Aleph souterrain, il refuse la résignation fatale. Touché par ce rayon tout intérieur, il sait qu’il se relèvera intact d’entre les morts-vivants de la terre

Aleph d'en-haut et d'en-bas: Elohim, eth ou et (: aleph taw)

www.tinabosi.com/ALEPH.pdf ou en ligne:

https://docs.google.com/viewer?a=v&q=cache:v8pD0SiIFcwJ:www.tinabosi.com/ALEPH.pdf+&hl=fr&gl=fr&pid=bl&srcid=ADGEESjV1O5i7tV6xZz6rQcJvqGOPoAdWjGbZ5KA1bsDpflifhfqMahhLjM_KVJS6sAoVVp__QDM2WICxz6ESnj6-FQZqE3TTOLFtKy_pkNajIrjsEBZmn5UMq0mbsouiinHL-UOzHys&sig=AHIEtbTcoy7QxaUH55v9dT8CCacB32P_JQ

ZOHAR

Le Saint béni soit-Il lui dit :
Aleph, Aleph, bien que je créerai le monde par la lettre Beth, tu seras la cime de toutes
les lettres, je n'aurai d'unité qu'en toi. Sur toi s'ajusteront toutes les mesures et toutes les
œuvres du monde. Il n'y aura d'unité qu'en la lettre Aleph.

Et le Saint béni soit-Il fit grandes les lettres d'en haut et petites les lettres d'en bas.
C'est pour cela qu'il y a deux Beth au commencement de la Genèse (beréshit bara) et deux
Aleph (Elohim et eth), lettres d'en haut et d'en bas.

http://soued.chez.com/lettres%204.htm
L'aînée des lettres, Aleph instruit, apprivoise, domestique, maîtrise et crée, comme l'unité d'en Haut a maîtrisé le chaos primordial pour créer l'Univers.

www.daat.fr/a_telechargements/aleph_deuxieme_approche.doc :

https://docs.google.com/viewer?a=v&q=cache:66Ygb4Kk7-cJ:www.daat.fr/a_telechargements/aleph_deuxieme_approche.doc+&hl=fr&gl=fr&pid=bl&srcid=ADGEESiFbIxRjX6qtJU3UwvW-fsB8moxrwHQEiGM6_ob73zEM7_GfstraI2mRbAjwscX6-kickg-vGqUBoLh9Hr7NeZArLNmigvOftZA_5hWeo8sIKmNGw_hID-UpAnfOKWd2_TtlFTi&sig=AHIEtbTr8QOdqA1yZHCCVEpvGZuabYB-aw
Je vis dans le Yod d’en-bas et ainsi je connais le yod d’En-haut.
C’est comme si chacun de ces mondes était le reflet de l’autre. On dit que les eaux
d’en-bas pleurent parce qu’elles veulent rejoindre le monde d’en-haut. Il y a eu une
séparation et une aspiration à monter. Ces 2 yod ne sont pas symétriques. Celui d’En-haut
regarde vers le monde spirituel et celui d’en-bas est tourné vers notre monde.
L’extrémité supérieure regarde en-haut et celle d’en-bas est pointée sur notre monde
Les eaux d’en-haut, c’est la même chose que celles d’en-bas, mais, en quelque sorte, à
l’envers. Ce n’est pas la même structure.
C’est très ressemblant en-bas mais c’est comme le miroir du monde d’En-haut, à l’envers.
Il y a deux forces en l’homme : la gravitation qui le plaque au sol et une force semblable au
feu qui nous fait nous élever.
C’est ce qui fait aussi que l’on peut retourner le aleph, la lettre peut pivoter.

 

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Le nom de aleph signifierait taureau ?… ou plutôt « maître », c’est-à-dire « alouph » en
hébreu. Est-ce que aleph signifie vraiment « taureau » ? Ce serait plutôt « ami » – ou « l’étude »
Aleph étant la première lettre, c’est le commencement de toutes choses : tu commences par
étudier.

http://www.galenai.fr/index.php/alphabet-hebraique
Le joug du bœuf produisant par milliers et retournant à l’unité.
Dans le Zohar, la forme du alef représente l’ « image de D-ieu » dans laquelle l’homme fut créé
Le nom de אדם , « homme » est lui-même un composé de א , correspondant à « notre image », et de דם , la racine de deux lettres de כדמותנו , « à notre ressemblance ». Au niveau des Mondes, le alef représente le paradoxe que constitue l’homme, un être créé et fini, mais néanmoins « estampillé » à l’ « image de D-ieu »
L’immense plaisir inhérent à l’étude de la sagesse de la Torah de D-ieu relie celui qui s’y adonne à l’eau supérieure de joie, tandis que la soumission sincère à accepter le joug des Cieux dans l’accomplissement des mitsvot de D-ieu le relie à l’eau inférieure d’amertume. Le parfait équilibre et l’expérience simultanée de joie et d’amertume sont exprimés dans le Zohar sous les termes : « Les pleurs sont enfoncés dans mon cœur d’un côté, tandis que la joie est enfoncée dans mon cœur de l’autre côté. » Le pouvoir d’enfoncer est celui du da’at (« connaissance »), le secret de la lettre vav (entre les deux youds du alef), le pouvoir acquis à travers l’engagement à la Torah et les mitsvot.
En particulier, le alef représente le joug du bœuf. En acceptant le joug, « Nombreuses sont les productions de la puissance du bœuf. » Le bœuf, en labourant la terre, a le pouvoir inné de produire par milliers

http://soued.chez.com/refl%206.htm
Taw est la dernière lettre de l'alphabet hébreu et elle contient toutes les nuances du "signe". Taw ou taw-waw est le signe, la marque, mais signifie aussi "encore, une fois de plus", comme s'il fallait répéter le signe pour se faire comprendre.
Avec la lettre Yod s'ajoutant au Taw, on obtient "téwy", le tracé, l'alignement, comme si le Yod matérialisait le signe en le traçant.
Si on remplace le Yod par un Aleph, on obtient "ta" ou taw-aleph, la cellule, le cabinet de réflexion, mais aussi "viens!", à l'image d'un signe qu'on ferait à un homme perdu, à un profane pour lui indiquer son chemin ou le chemin d'un lieu calme pour réfléchir et retrouver une certaine unité.
Quand on inverse les deux lettres taw-aleph, on obtient aleph-taw, soit l'équivalent hébraïque de l'expression "alpha et oméga", une certaine totalité. Mais ce mot a plusieurs sens. D'abord il est "le signe" par excellence, "ot", le signe de l'être, de l'existence. Il signifie aussi "avec" (ét) et "toi" au féminin (at). De même il représente un instrument tranchant qui fend comme un soc de charrue. Il signifie enfin "en direction de...", la main montrant le chemin. On peut résumer ces différents sens en imaginant une main jouant le rôle d'un outil tranchant, matérialisant le geste et l'accompagnant vers une direction déterminée.
Le mot "ot" s'écrit aussi avec un Waw, aleph-waw-taw, le Waw étant une liaison. Il a le sens plus précis de symbole comme une lettre de l'alphabet par exemple. C'est aussi un verbe qui a le sens de signaler, d'accepter, de consentir.
Associée à la lettre "Hé", la lettre "Taw" donne le verbe "taw-hé-hé" qui a le sens de sentir, méditer, réfléchir...

29 juillet 2012

Vénus, Jérusalem, Temple de Salomon

http://www.linitiation.net/Webzine/W_Article_Initiation.php?Auteur=Christopher+Knight+et+Robert+Lomas

Christopher Knight et Robert Lomas Le Livre d'Hiram*

‘‘ Les plus anciennes traces de peuplement humain de la ville de Jérusalem datent d’environ 3000 avant notre ère ’’ Il est dit dans la Bible que le roi Salomon fit appel à Hiram pour bâtir son Temple. Or, les auteurs ont découvert de troublants indices d’un culte à Vénus dans le Temple de Jérusalem, dont le Maître Hiram était justement un adepte...

Il n’existe aucune preuve archéologique connue de l’existence du temple de Salomon. Selon la légende, il fut construit à Jérusalem il y a environ trois mille ans. Malgré tout, il représente un symbole majeur pour l’humanité, dans la mesure où il fut le premier temple de pierre construit en l’honneur de Yahvé, le dieu des tempêtes, qui devint plus tard le «seul et unique vrai Dieu» (avec un D majuscule) pour des millions de gens dans le monde entier. Tant l’Ancien Testament biblique que Le Testament maçonnique nous disent que Salomon régna sur Israël au Xème siècle avant notre ère. Il était le deuxième fils de David et Bethsabée. Selon la littérature juive et musulmane ultérieure, Salomon aurait été le plus sage d’entre les sages et il aurait même eu le pouvoir de contrôler les esprits du monde invisible. Traditionnellement, on lui attribue aussi de nombreuses oeuvres de premier plan. Citons, parmi les livres de l’Ancien Testament, les Proverbes, le cantique des cantiques (dit aussi Cantique de Salomon).

La Bible nous dit qu’il succéda à son père David, qu’il divisa Israël en douze districts à des fins de taxations et qu’il étendit son territoire jusqu’au fleuve Euphrate à l’est, au pays des Philistins au nord et à la frontière de l’Égypte au sud. On apprend encore qu’il aurait réduit en esclavage les Cananéens qui demeuraient dans le pays et qu’il s’allia à Hiram, le roi de Tyr, qui dessina et construisit le Temple de Jérusalem. Cependant, ces alliances suscitèrent quelques mécontentements, dans la mesure où elles amenaient l’établissement de cultes étrangers dans Jérusalem même.

D’après la légende biblique, Salomon se vit contraint de lever des impôts écrasants afin de payer à Hiram les annuités qu’il lui devait, mais la production d’Israël peinait à assumer l’ambitieux programme de construction du souverain (comprenant, notamment, un immense palais et ses harems, et naturellement le fameux temple de Yahvé aux proportions finalement beaucoup plus réduites que la résidence de Salomon). D’après Josèphe, Hiram avança plus de trois tonnes de son propre or pour que la construction puisse commencer, avant, finalement, de renoncer à sa dette irrécouvrable.

Le Testament maçonnique nous livre bien davantage d’informations que la Bible concernant le sujet de Salomon et de son temple. On nous apprend, par exemple, qu’Hiram, roi de Tyr, envoya un certain Hiram Abif à Jérusalem pour être l’architecte en chef du temple. Le thème principal du rituel est lié à l’assassinat de ce maître-architecte et à la perte consécutive des secrets d’initiation qui étaient en sa possession et pour la protection desquels il préféra mourir plutôt que de les livrer. Ostensiblement, ces secrets relevaient d’une sorte d’incantation magique et leur perte entraînait la rupture de quelque grande chaîne initiatique. On les remplaça par des secrets dits substitués qui, on peut le deviner, n’avaient plus les effets occultes des originaux.

D’après le rituel, on apprend également que Salomon détermina un premier emplacement près de Jérusalem pour bâtir le temple. Mais en nettoyant l’endroit, les ouvriers découvrirent les ruines d’un ancien sanctuaire. Le souverain supposa qu’il avait été dédié à quelque dieu indésirable. Aussi, ne souhaitant pas utiliser un lieu profané par un usage impropre, il déplaça le site d’élection de son nouveau temple vers le mont Moria. Plus tard, il réalisera que l’emplacement rejeté était celui du temple d’Énoch.

Ensuite, on nous dit que Salomon le roi d’Israël, Hiram le roi de Tyr et Hiram Abif étaient trois Grands Maîtres qui avaient compris que, si Israël se détournait des lois de Moïse et des prophètes, ses ennemis mettraient ses cités à sac et tous les trésors enfermés dans le Sanctum Sanctorum (le saint des saints) seraient emportés. Pour prévenir ce désastre potentiel, ils construisirent un passage souterrain secret qui menait des appartements privés de Salomon jusqu’à une crypte directement située sous le Sanctum Sanctorum. Cette cave secrète était divisée en neuf arches ou cryptes. Dans la dernière devaient être déposés tous les récipients et les trésors sacrés qui iraient à terme dans le saint des saints. Les trois Grands Maîtres utilisaient également cette chambre spécifique pour se réunir en secret et c’est là, qu’à l’origine, le rituel du degré de Maître Maçon s’exécutait.

Manifestement, le meurtre d’Hiram Abif provoqua un bouleversement majeur, parce que l’on nous dit ensuite que les deux rois cessèrent d’utiliser la crypte secrète après la mort de l’architecte.

Mais les choses évoluèrent après une découverte importante par trois ouvriers. Salomon avait finalement décidé d’ériger un temple de Justice sur le site des ruines du sanctuaire d’Énoch, autrement dit l’endroit même qu’il avait précédemment rejeté pour le temple de Yahvé. Quand les ouvriers eurent déplacé les colonnes effondrées et dégagé les gravats, ils examinèrent attentivement le sol avant de poser les fondations du futur bâtiment. Ils tombèrent alors sur une pierre qui sonnait creux. En la soulevant, ils découvrirent une crypte souterraine secrète, qui, selon le rituel, avait été construite par Énoch. En descendant dans le caveau, ils trouvèrent des trésors : notamment un delta d’or incrusté dans un cube d’agate, un nom mystérieux gravé et les fragments d’un pilier où l’on pouvait déchiffrer les secrets de l’art et de la science du monde. Le tout fut apporté à Salomon, qui décida qu’ils devaient être placés dans le caveau sacré de la neuvième crypte de la chambre secrète sous son nouveau temple.

Les plus anciennes traces de peuplement humain de la ville de Jérusalem datent d’environ 3000 avant notre ère. La première forme connue du nom de la cité est Urushalim, avec uru signifiant « fondé par « et le suffixe Salem ou Shalem étant le nom du dieu cananéen incarnant la planète Vénus, dans sa dimension d’étoile du soir.

Ainsi, le nom même de Jérusalem désigne précisément un lieu dédié à Vénus en tant qu’étoile du soir. Mais le temple de Salomon faisait face à la direction opposée, autrement dit il faisait face à Vénus au lever dans son rôle d’étoile du matin. La déesse cananéenne Asherah (la Dame de la mer) avait deux fils, des jumeaux : Shalim, qui était Vénus au crépuscule, et Shachar, Vénus à l’aube.

Les premiers habitants de Jérusalem étaient les Cananéens appelés Jébuséens. Même deux mille ans après le début de son peuplement, leur ville était encore minuscule. La Bible nous raconte comment David s’en empara et en fit sa nouvelle capitale.

D’après le rituel maçonnique, le temple achevé se distinguait par trois éléments spécifiques : un porche, une lucarne et un pavement carré. Il est précisé que le porche était l’entrée pour le Sanctum Sanctorum, le saint des saints, où l’Arche d’alliance était conservée. La lucarne ou fenêtre supérieure permettait à la lumière d’entrer. Et le pavement carré, ou en échiquier, était destiné aux déplacements du grand prêtre. L’un de ces trois éléments retint particulièrement notre attention : la référence à une lucarne qui apparaît également dans les reconstitutions du bâtiment, produites par les spécialistes. Comme seul le grand prêtre était autorisé à pénétrer dans le saint des saints et, encore, une seule fois dans l’année, la lucarne percée dans le mur oriental du temple du roi Salomon n’avait probablement qu’un objectif : laisser arriver la lumière jusqu’à Dieu, le seul résident de l’édifice.

Dans «La Clé d’Hiram» nous avions expliqué que Jésus-Christ avait amené ses fidèles dans le jardin de Gethsémani pour une excellente raison, juste avant son arrestation par les Romains : ce ne fut pas un choix arbitraire : Gethsémani était un lieu délibéré et prédestiné pour changer le cours de l’Histoire. Ce jardin se trouve à trois cent cinquante mètres face à la porte orientale du Temple, la porte «juste». Alors que jésus priait, peut-être pouvait-il apercevoir de l’autre côté de la vallée les deux colonnes physiques qu’il représentait clans la construction de la nouvelle Jérusalem et du «royaume de Dieu» proche.

Nous en étions arrivés à l’idée que Jésus avait choisi cet endroit particulier en face de la porte de justice - ou porte «juste» -, qui était la porte principale, pour accomplir réellement sa mission et se positionner comme roi des juifs. Et Vénus se leva juste avant l’aube ce jour-là. Nous savions que le livre d’Ezéchiel disait de ce lieu : «La gloire du Seigneur arriva au temple par le porche qui fait face à l’orient.»

La lumière de Vénus était-elle considérée comme la «gloire du Seigneur»?

Seulement il y a un problème d’alignement, et comme les Romains rasèrent totalement et scrupuleusement l’édifice, on ne sait rien de l’emplacement exact du temple de Salomon, ni de ses deux reconstructions ultérieures sous Zorobabel et Hérode. Pour rebâtir le sanctuaire (que l’on appelle souvent de manière erronée le «Second Temple», il y a deux mille ans, Hérode le Grand reconstruisit totalement le site (mais quelques citernes souterraines furent peut-être réutilisées). L’ambitieux roi Hérode fit plus que doubler la taille du mont du Temple pour atteindre environ trente-six acres.

On peut encore suivre en partie le tracé du mur d’enceinte qui est assez bien préservé sur les côtés sud, est et ouest. Selon les spécialistes, c’est le seul vestige à peu près certain du temple d’Hérode qui ait survécu. Mais il semble que le mur oriental ait même conservé le tracé originel de l’enceinte du Temple. La plupart des gens pensent que le «dôme du Rocher» fut construit sur l’emplacement exact du «Saint des Saints» au 7ème siècle de notre Ere. Les juifs comme les chrétiens considèrent que le centre du temple de Salomon se trouve sous ce dôme. Mais en reprenant tout ce que nous savions de l’édifice, nous découvrîmes qu’il existait au moins trois théories différentes quant à la localisation exacte du temple sur le mont éponyme de Jérusalem. Et l’une de ces théories nous stimula particulièrement.

Le Dr Asher Kaufman, un physicien de l’Hebrew University, qui avait passé des années à étudier le mont du Temple, situe le sanctuaire à quelques 280 pieds plus au nord-ouest de l’emplacement généralement admis. Il publia pour la première fois sa théorie au début des années soixante-dix après avoir étudié le moindre élément de preuve disponible (y compris les rapports de l’équipe de l’armée britannique qui, sous le commandement du lieutenant Warren, réalisa des fouilles massives dans les années 1860). Kaufman conclut que le site du temple se trouvait dans l’angle nord-ouest du mont. Pour des raisons qui n’ont pas le moindre lien avec notre propre thèse, il détermina que le mont des Oliviers, la porte orientale et le temple se trouvaient sur un même alignement est-ouest!

Cette ligne coupe exactement en deux l’emplacement d’une petite coupole en dessous de laquelle se trouve un affleurement rocheux. C’est le seul morceau de rocher que l’on peut voir sur le mont du Temple. Toute la zone autour du dôme du Rocher est pavée. Il pense que ce morceau de roche oublié affleurant à la surface plate n’est rien d’autre que la pierre de fondation du monde, que les juifs appellent Even Shetiyyah. On disait que cette pierre célèbre faisait saillie dans l’ancien Saint des Saints, l’endroit le plus sacré sur terre pour les juifs.

Si vous vous trouvez à flanc de colline, de l’autre côté de la vallée du côté est (par exemple, en vous tenant dans le jardin de Gethsémani ou, plus haut, sur le mont des Oliviers) et que vous tournez votre regard plein ouest, vous voyez, par-delà la porte orientale, le périmètre situé au nord du dôme du Rocher. Et si vous pouviez projeter un rayon laser, il traverserait la porte orientale et poursuivrait sa route en touchant le centre de la coupole appelée aujourd’hui «dôme des Esprits» ou «dôme des Tablettes». Les titres arabes préservent souvent les noms originaux des différents lieux. Ainsi, à notre avis, ces titres rappelaient fortement la divine présence qui accompagnaient l’Arche et les Tablettes de la Loi qui y étaient enfermées et qui se trouvaient jadis dans le saint des saints. Nous sentions que l’existence de cette ligne fournissait un formidable argument pouvant confirmer que l’alignement astronomique avait bien une importance quant à la disposition des trois temples.

Le temple maçonnique moderne est dessiné selon le même alignement astronomique que le Temple de Jérusalem, avec les deux colonnes Boaz et Jakin à l’est, marquant les deux points de lever extrêmes du soleil levant : au nord pour le solstice d’été et au sud pour le solstice d’hiver. Aux équinoxes, le soleil se lève exactement entre les deux colonnes en plein est. Et à certaines dates, la planète Vénus se lève sous la forme d’une étoile très brillante, peu avant le soleil et rayonne à travers la lucarne du Temple. De fait, il est explicitement dit que le dessin de tous les temples maçonniques reproduit symboliquement celui du Temple de Salomon et aujourd’hui, tout Maître maçon est ressuscité - ou «relevé» - d’une «mort» temporaire dans la lumière pré-aurorale d’une Vénus en train de se lever lors d’un équinoxe symbolique.

Par ailleurs, nous n’avons pas manqué de noter que le Nouveau Testament situe l’arrestation, la crucifixion et la supposée résurrection de Jésus autour de la fête juive de Pâques, qui commémore la fuite des israélites d’Égypte sous la conduite de Moïse et le franchissement de la mer Rouge. La célébration de la fête commence après le crépuscule du 14e jour de Nisan, le premier mois de l’année religieuse juive, ce qui correspond à l’époque de l’équinoxe de printemps. Donc, d’après la tradition, Jésus fut conçu et a ressuscité dans la période de cet équinoxe.

La tradition de cette fête juive a été transmise dans la datation de la fête mobile chrétienne de Pâques, qui est fixée au dimanche suivant la première pleine lune de printemps.

La lucarne dans le temple de Salomon permet certes au soleil d’entrer, mais en réalité, sa fonction la plus importante est de laisser pénétrer la lumière de Vénus.

Pour essayer de mieux comprendre les traditions salomoniennes, nous décidâmes d’étudier les Phéniciens. D’après tant l’Ancien Testament que le rituel maçonnique, Salomon était incapable de construire son temple avec ses propres concepteurs et ainsi il fit appel à l’aide d’Hiram, le roi phénicien de Tyr, et de son maître architecte, aussi appelé Hiram. Le rituel dit que les arches conduisant sous le «Saint des Saints» furent construites par vingt-deux hommes, experts dans les arts et les sciences, qui vinrent de la cité phénicienne de Byblos, sise plus au nord. Donc nous pouvons être certains que le temple de Salomon fut construit par des Cananéens qui étaient connus pour être des adorateurs de Vénus.

La découverte d’inscriptions sur les cercueils du roi Ahiram de Byblos et de ses descendants royaux ouvrit une nouvelle fenêtre sur la nature de la royauté dans les villes maritimes phéniciennes d’il y a trois mille ans. Les tombes royales contenaient toutes des inscriptions détaillées, écrites en alphabet linéaire cananéen. Elles racontaient l’histoire - jusque-là inconnue - d’une lignée de rois qui se considéraient comme les représentants terrestres de dieux. Ces rois avaient pris des noms qui reflétaient leur relation avec les divinités en question. Les derniers messages que ces rois laissèrent à la postérité ressemblaient beaucoup dans leurs termes à ceux d’un pharaon. Les inscriptions parlent aussi de Baalat-Gebal, qui était la déesse qui se manifestait sous la forme de la planète Vénus, comme étant l’épouse du roi.

Les Phéniciens de Tyr vénéraient une trinité de dieux consistant en El, le dieu père, son épouse Baalat (également appelée Asherat et Astarté [ou Vénus]) et leur fils Baal, le Seigneur (aussi appelé Adon, Adoni - grécisé en Adonis -).

El était le plus puissant des trois dieux et il était représenté par le soleil et sa lumière. Il voyait et châtiait toute mauvaise action.

L’épouse de El, Baalat, la «Reine du ciel» et la «Reine de la mer», était un membre éminent du conseil des dieux. Comme son mari El, elle ne pouvait être approchée que par l’intermédiaire de dieux inférieurs. Et la plus idoine de toutes les divinités inférieures était précisément le roi, le consort terrestre de Baalat. Dans ce dernier rôle, il pouvait intercéder auprès d’elle au nom de son peuple et par son intermédiaire, il pouvait se faire entendre du tout-puissant El. Le peuple priait Baalat - qu’ils appelaient «notre Dame bien-aimée» - pour garantir de bonnes récoltes, des naissances en toute sécurité et une longue vie. Elle était la mère du ciel et la terre mère qui pouvait satisfaire les besoins de son peuple en matière de sécurité, de chaleur et de réconfort.

Baalat avait un fils, Baal-Adon-Eshmun-Melgart, qui est peut-être le personnage le plus intéressant de l’ancienne mythologie phénicienne, parce qu’il est le seul dieu à ne pas être immortel. Une fois par an, à l’équinoxe d’automne, il meurt avant de ressusciter à l’équinoxe de printemps suivant. C’est évidemment une manifestation du cycle annuel de fertilité célébré par quantité de cultures anciennes. Mais son personnage s’agrémentait d’une étrange particularité. À la fin de l’été, lors de la moisson, le jeune dieu mourait pour qu’il puisse revenir à la vie sur terre quand les graines germeraient au printemps suivant. Si à la base de cette idée, on trouve quelque chose de primitif et de terrestre, l’histoire de Baal s’est considérablement développée, jusqu’à mener plus tard à une abstraction qui ne laissa rien d’autre que le concept d’un dieu mourant en se sacrifiant pour l’humanité.

Nous pouvons remarquer à quel point la ressemblance est grande entre Baalat, la déesse représentant Vénus, et la Vierge Marie, dans la mesure où elles sont toutes deux la mère d’un dieu sauveur ressuscité.

A l’époque où les cités-Etats phéniciennes s’épanouirent de nouveau après la période de domination égyptienne, Baal était leur dieu favori. Son image se développa en adoptant les traits les plus fantastiques, notamment les qualités physiques d’un amant puissant. On le représentait sous de nombreux autres déguisements. En fait, il finit quasiment par supplanter presque entièrement son père El, qui est parfois confondu avec lui comme un seul et même être. Il était vénéré en tant que Baal-Shamim, le Seigneur des cieux, Baal-Lebanon, le Seigneur des montagnes, Cul Baal-Rosh, le Seigneur du promontoire, et Melqart à Tyr, où il endossa progressivement le rôle de Dieu-Soleil.

Ce fils mortel de Vénus était incarné sur terre par les rois phéniciens. Et quand un souverain était consacré, il changeait de statut terrestre : de «fils de Vénus», il devenait «époux de notre Dame».

Hiram était un roi de Tyr puissant et comme tous les autres souverains cananéens, il était un dieu vivant, mais mortel. Mais sachant cela, nous nous posions une autre question : comment Salomon espérait-il devenir un roi-dieu sans la structure théologique établie que les rois cananéens affectionnaient, avec ses temples et ses grands prêtres/prêtresses ? En fait, après en avoir longuement discuté, nous conclûmes que Salomon n’avait pas simplement acheté des bâtiments à Hiram, le roi de Tyr, en lui commandant le temple de Yahvé, mais également les moyens de devenir un grand roi qui égalerait en stature les souverains cananéens si liés aux dieux. Nous pensions qu’il voulait bel et bien devenir le représentant de droit divin sur terre de son nouveau dieu, Yahvé. Salomon ne possédait aucune tradition en propre lui permettant de savoir comment construire correctement un temple pour servir d’interface avec le ciel et les dieux. Pourtant une chose nous laissait perplexe : comment avait on pu laisser des adorateurs de Vénus - en l’occurrence les Phéniciens - construire la maison de Dieu, quand on sait que, du côté juif, seuls les grands prêtres de Yahvé avaient le droit de toucher les pierres destinées au Temple ? D’après la tradition juive, le clergé de Yahvé existait depuis l’époque de Moïse, soit sept-cents ans plus tôt. Dans ces conditions, pourquoi ne fut-il pas le bâtisseur?

Une idée nous vint immédiatement à l’esprit : l’histoire officielle des juifs telle qu’elle est rapportée dans l’Ancien Testament n’avait-elle pas été conçue pour grossir le rôle de Yahvé et rationaliser a posteriori leur conception monothéiste? Corrélativement, se pouvait-il que Salomon ait été lui-même impliqué dans les rituels concernant Vénus et que sa relation avec le culte de Yahvé n’ait pas été aussi forte qu’on voudrait nous le faire croire?

L’archéologie nous dit que la cité de Jérusalem - son nom jébuséen signifiant «fondation de Vénus dans sa position du soir» - fut établie vers 3000 Av. J-C, ce qui est contemporain de la datation hébraïque d’Énoch. Le rituel affirme que Salomon découvrit les ruines d’un temple énochien datant de la fondation de Jérusalem.

Nous découvrîmes qu’Hiram, le roi de Tyr, était beaucoup plus indiqué que le roi Salomon pour être un Grand Maître de la franc-maçonnerie primitive, et que son expertise en matière d’ingénierie et d’architecture lui fit mériter sa position clé dans le rituel maçonnique.

Hiram, comme de précédents souverains de Tyr, pratiquait une forme de culte de Vénus, qui comportait des rituels sexuels lors des solstices et des équinoxes, particulièrement quand Vénus se lève juste avant le Soleil. En sa qualité de roi, il était considéré comme un dieu vivant, mais mortel. Nous conclûmes que Salomon n’avait pas simplement commandé des bâtiments au roi de Tyr, mais qu’il lui avait acheté les véritables secrets et le dispositif permettant de faire de lui un roi à la manière des Phéniciens.

*Editions Dervy / Christopher Knight et Robert Lomas

Notes sur ce livre par thème

En Pdf misraim3.free.fr/divers2/CLEHIRAM.PDF

ou ici, (doc google)

Sur le site Amazone http://www.amazon.fr/Cl%C3%A9-dHiram-Francs-ma%C3%A7ons-d%C3%A9couverte-manuscrits/dp/2850769223

Quatrième de couverture

Quand les auteurs de ce livre, eux-mêmes francs-maçons, décidèrent d'étudier les origines de la Franc-Maçonnerie, ils ne se doutaient pas des extraordinaires révélations qu'ils allaient mettre à jour et des remous qu'ils causeraient. Ils ont ainsi redécouvert la tradition écossaise, héritée des Templiers, beaucoup plus ancienne que l'histoire officielle sur laquelle a préféré se baser la Grande Loge d'Angleterre. De nos jours encore, ces révélations sur les origines égyptienne et chrétienne des rituels Maçonniques vont certainement bouleverser beaucoup d'idées reçues. Des mythes égyptiens à celui de l'Homme Vert, en passant par le mystère du trésor des Templiers, les auteurs ont trouvé confirmation de leurs hypothèses dans le véritable livre de pierre qu'est la chapelle de Rosslyn, haut lieu de la spiritualité Maçonnique. Un des points forts de " La Clé d'Hiram ", c'est que s'il existe un trésor de l'Ordre du Temple, il doit se trouver dans cette chapelle, enterré avec des chevaliers et les Evangiles secrets. En effet, le premier grand Maître de l'Ordre du Temple, Hugues de Payns, qui avait des terres en Ecosse, y aurait apporté des reliques découvertes à Jérusalem, sous le Temple d'Hérode, qui appartenait à l'Eglise primitive de Jérusalem. " La Clé d'Hiram " est un livre fascinant dont l'histoire, sensationnelle est racontée comme un récit policier. C'est bien là un travail de détective auquel se sont livrés Christopher Knight et Robert Lomas. L'aspect original de cette recherche est qu'elle est avant tout basée sur des rituels Maçonniques et qu'elle a été étayée par des méthodes plus conventionnelles telles que l'archéologie, l'histoire et certaines traditions religieuses. A la fin de ce livre, le lecteur, d'accord ou non, n'a qu'une envie, c'est de continuer cette recherche. Ce sentiment partagé par Christopher Knight et Robert Lomas débouchera sans doute sur de nouvelles révélations dans un futur proche.
Les auteurs
Tous deux francs-maçons, Christopher Knight et Robert Lomas sont des spécialistes de l'histoire de la franc-maçonnerie. En identifiant Hiram Abif, un personnage central de la tradition maçonnique, ils ont découvert la véritable histoire du christianisme.

Ce livre se présente sous la forme d'un vaste documentaire, basé sur plusieurs enquêtes minutieuses de ses deux auteurs. Des questions fondamentales y sont évoquées, étudiées, et parfois réfutées avec brio telles que la franc maçonnerie, les templiers, l'existence de Jésus, l'écriture de la bible, les manuscrits de la Mer Morte mais aussi bien d'autres choses encore.

Le livre commence avec l'évocation de la franc maçonnerie à laquelle les deux auteurs appartiennent. Ils nous décrivent certains rituels et, de là, on plonge au coeur de leur enquête. A partir de ce qu'ils ont appris, ils décident de retrouver les racines des croyances de leur ordre.

A partir de faits réels mais incomplets, ils extrapolent avec finesse sur des faits que l'on pensait acquis. Jamais ils n'affirment catégoriquement quoi que ce soit s'ils n'en ont pas les preuves, et leurs déductions sont rarement tirés par les cheveux, ce qui les rend encore plus crédibles.

A l'heure où l'éducation nationale admet que l'histoire a toujours été mal interprétée ou carrément occultée dans certains livres d'école, ce bouquin pose les jalons de doutes réels qui risquent de mettre à mal les bases même du catholicisme.

Cet ouvrage se lit comme un roman, avec en fin de chaque chapitre une conclusion qui ouvre toujours de nouvelles portes sur de nouveaux "mystères".

Quelques notes de lecture

LA CLE D’HIRAM

Christopher KNIGHT et Robert LOMAS (97, 2002)

Les Deux piliers P 161 

Les pyramides avaient la même fonction pour les égyptiens que les ziggourats pour les sumériens : ces montagnes artificielles permettaient au roi et aux prêtres de s’élever vers les dieux.

Avant les pyramides il y avait des colonnes : une en Basse-Egypte, l’autre en Haute-Egypte.

L’évolution politique (Basse-Egypte envahie) impose la réunification de l’Egypte pour développer sa puissance. C’est l’origine du symbolisme des 2 colonnes que l’on imaginait réunie par la voûte céleste représentée par Nut (Nout).

Cette « porte » avec une colonne au Sud et une au Nord faisait face à l’Orient pour saluer le soleil levant. Cet ensemble symbolisait prob. la stabilité (du royaume).

p 163 Symbolisme maçonnique : En regardant depuis l’orient :

Le pilier droit = Jakin = Basse-Egypte, la plus ancienne, là où d’après le mythe à l’origine du monde le monde surgit du chaos primordial, le Nun. Jakin représente l’Etablissement du monde.

Le pilier gauche = Boaz = « en lui est la force », correspond à la démonstration de force de la Haute-Egypte permettant la stabilité du royaume réunifié à un moment où la B Eg était en difficulté.

La Franc-M considère que la réunion des 2 piliers symbolise la Stabilité.

Concept de Ma’at

Pour la F-M et le Ma’at égyptien, 

A l’origine Ma’at était une réf concrète : nivelé, ordonné, symétrique comme le plan de fondation d’un temple.

Référ à la construction du Temple pour FM et Ma’at et au comportement égal et droit pour les deux.

Système moral indépendant de la religion fondé sur rectitude, vérité et justice pour Ma’at, fraternité, secours et vérité pour la F M. Les deux sont fondées sur « faire aux autres ce qui doit être fait ». 

P 167 L’ordre social et la justice découlaient de la fontaine de Ma’at, autrement dit du dieu vivant Horus (assimilé à Pharaon). En découlaient aussi la prospérité du pays : le climat favorisant les récoltes, la victoire dans les guerres.

Ma’at finit par être perçue comme une déesse :fille du dieu soleil Rê, elle navigue à la proue de son navire debout, assurant une navigation parfaite. A ses côtés on trouve parfois Thot le dieu-lune son frère qui enseigna aux Egy l’architecture et la religion et qui aurait établi ce qui est vrai. 

 

P 168 Le sacre du roi, le tour de la salle du sacre ou du temple du F M

Le roi mort devient Osiris : son successeur est son fils : le nouvel Horus.

S’il n’a pas de fils : candidat étendu, le dieu est promené dans sa châsse en forme de bateau, son arrêt (par son poids augmenté !) désigne le nouveau souverain qui est relevé : le vieux roi ressuscitait sous forme du nouveau. Le roi fait le tour de la salle* pour faire preuve de sa valeur être reconnu.

Yahvé transporté de même dans son arche (sorte de bateau).

P 171 * id pour nouveau candidat F M et de même cérémonie de nuit.

Il fait tout le tour de la Rose des vents, puis il est présenté au sud, à l’ouest, à l’est.

Il s’arrête devant le 2° surv représentant la lune Thot puis devant le 1° surv repr le soleil Rê

Puis devant le vénérable Maître: Osiris ressuscitant

 

Complément web symboles F M

http://www.franc-maconnerie.org/menu-gauche/symbolisme/glossaire-fm.htm

Couvreur : Officier chargé de garder la porte du temple. Au R.E.A.A. le couvreur, est le Passé Maître immédiat, c’est-à-dire le Vénérable Maître sortant, qui occupe la fonction de Couvreur. Il passe ainsi de l’Orient à l’Occident, du lever du Soleil à son coucher.

Luminaires : Le soleil et la lune sont les deux luminaires qui encadrent le delta rayonnant placé à l'orient.

Lune: Au R.E.A.A. elle figure sur le tableau de Loge, en haut et a gauche, c’est-à-dire en face de la colonne " B ", la colonne qui signifie Force. Le Soleil, lui, se trouve en face de la colonne " J ". L’énergie créatrice va de " B " vers la Lune, alors qu’elle va du Soleil à " J ".

Marche : Façon d'entrer en loge, chaque degré a une marche avec des pas particuliers. La circulation dans le Temple doit suivre un sens déterminé. N'oublions pas que les rites maçonniques sont "d'inspiration solaire". La circulation se fera dans le sens des aiguilles d'une montre (de l'Ouest, par le Nord, vers l’Est) (de l'Est, par le Sud, vers l’ouest).

Nord : Le monde créé, sorti du chaos par la volonté de Dieu, est orienté Nord-Sud et Est-Ouest. On retrouve ici les dimensions du Temple. La course du Soleil ne passe pas par le Nord. C’est pour cette raison que les Apprentis siègent sur la colonne du Nord, côté du Temple ou nulle fenêtre n’est percée.

Orient : La loge est orientée d'ouest en est, c'est à l'orient que siège le vénérable maître ; le terme orient peut indiquer aussi l'emplacement géographique d'une loge.

Orient éternel : Terme maçonnique pour désigner la mort (passer à l’Orient Eternel).

Piliers : Au rite Écossais ancien et accepté, trois piliers, appelés sagesse, force et beauté soutiennent la loge.

Plomb : Dans le cabinet de réflexion figurent les ossements, le crâne, la faux et le sablier qui font référence, les premiers à la mort, les suivants au Temps, donc au dieu Saturne, et par conséquent au plomb. Le plomb est un métal vil, gris (perso : va devenir) métal solaire, symbole de connaissance et de gloire. Le plomb indique ici que dans le cœur de la Terre va s’opérer une transformation alchimique, une transmutation, que le profane va mourir à la grisaille de monde profane pour trouver la lumière dorée du monde initiatique.

 

P 182 Le nouvel Horus était considéré comme l’étoile du matin. 

Le nouvel Osiris (le mort) rejoignait Rê à l’horizon, la lune était son frère, l’étoile du matin son enfant…

Les futures croyances hébraïques (et donc chrétiennes) furent elles-mêmes des développements de cette théologie égyptienne mêlés à des adaptations babylonniennes ultérieures issues de la même source religieuse (croyances sumériennes).

L’étoile du matin était utilisée comme symbole de renaissance par les esséniens/ l’église de Jérusalem et la Franc-Maçonnerie.

Le hiéroglyphe égyptien désignant cette étoile du matin a pour sens littéral « connaissance divine ». 

184 Dans les ziggourats de la Mésopotamie, l’étoile du matin était vue comme la grande déesse cosmique Ishtar.

Résumé rituel F M comparé à la mort et sacre du Roi en Egypte.

 

P 199 Choix du dieu Seth par les Hyksos, opposé de Ma’at = Apophis serpent forces du mal. 

P 208 Le meurtre d’Hiram Abif et le dernier souverain initié d’Egypte (tué par partisans Hyksos)

 

P 224 Mot du 3° degré de la F M (perso Macbenah ?)

Ma’at-neb-men-aa, Ma’at-ba-aa en égyptien ancien. Grand est le Maître de la F M. Grand est l’Esprit de la F M en traduisant Ma’at par F M car c’est le terme moderne qui est le plus proche du concept de Ma’at : vérité, justice, beauté, harmonie et rectitude morale, symbolisés par la pureté des fondations parfaitement droites et carrées d’un temple. Ma’at était une attitude face à la vie qui fusionnait les 3 valeurs les plus importantes de l’humanité, nommément la connaissance scientifique, la beauté artistique et la spiritualité théologique. C’est l’art de la maçonnerie.

 

P 228 Fils de la Veuve référence à Horus, fils d’Isis, veuve avant sa conception : magie pour obtenir la fécondation par Osiris mort.

232 Hiram Abif adorait non pas Yahvé mais le dieu Rê, - littéralement le plus haut – voilà pourquoi le moment suprême du rite avait lieu à midi.

Avant le Yahvé des Israélites, terme cananéen el elion : dieu, le Très-Haut.

P 270 Exil à Babylone : ziggourat de Ba Bel = « porte du dieu », lien entre les dieux et la terre.

Mardouk divinité-dragon, Dieu du ciel sous forme de taureau ; Ishtar, déesse de l’amour et de la guerre symbolisée par un lion.

Pour les Juifs exilés de Jérusalem, la théologie des Babyloniens leur était familière. Leurs propres légendes fondées sur celles des egyptiens et des cananéens, tout comme celles des babyloniens dérivaient d’une source commune : sumérienne. Les Juifs purent ainsi combler les lacunes de leurs histoires (déluge, Création).

 

Jacob en sumérien

P 274 Dans le passé, les noms véhiculaient des significations importantes.

Jacob découle du sumérien : IA-A-GUB, signifiant pilier ou plus littéralement « pierre levée ».

Quand le texte biblique signalait que Jacob changeait son nom en Israël, cela signalait au lecteur d’alors que les piliers du nouveau royaume étaient en place. Cet antécédent était nécessaire pour l’établissement d’une nouvelle royauté.

 

Ezéchiel et la Jérusalem céleste

P 276 Ezéchiel, à Babylone en captivité (VI° s av JC), prophète du nouveau  Temple (purifié des influences égyptiennes), modèle de la nouvelle Jérusalem.

Décrit le nouveau Temple : modèle de la F M p 281

Crée le modèle du nouvel ordre et le « Temple à venir » va devenir plus important que le Temple disparu.

 

Baphomet = Atbash

P 316 Code Atbash, code hébreu pour crypter les noms d’individus, ainsi Baphomet pour les templiers, transcrit en hébreu donne Sophia.

 

Colonnes du Temple

P 322 Colonnes adoptées par les Juifs : pouvoir royal de Mishpat (Boaz à gauche) et pouvoir sacerdotal de Tsedeq (Jakin à droite) soutenant la grande arche du ciel, la pierre de voûte d’où venait le 3° grand mot de l’aspiration profonde hébraïque, Shalom, Schéma P 323

Tsedeq : traduit par vertu ou mieux rectitude ou faire le bien pour les autres en toutes occasions. Donc même concept que Ma’at. Associé au dieu-soleil comme pour les cananéens.

Boaz : jugement, ordre divin. Shalom : Paix, prospérité, chance…, 

 

La colonne de G du Temple de Salomon était appelée Boaz, qui était l’arrière-grand-père de David. Pour les Qumraniens c’était le pilier royal qui symbolisait la maison de David et le concept de Mishpat.

 

Etoile de la royauté

P 377 La nuit de la nouvelle lune du début de l’an, Jésus vint se prosterner près du porche oriental pour obéir aux instructions d’Ezéchiel et donc établir la justice et la rectitude ; Mishpat et Tsedeq. Cette nuit-là Jésus attendait le lever de l’étoile du matin à l’orient, astre qui jadis annonçait le nouveau roi d’Egypte tout comme dans la croyance Qumranienne (Qumran = « ceux de la porte, arche, voûte, p 326.)

Pour les chrétiens, confusion entre l’étoile de naissance et le symbole qumranien de royauté. 

 

P 388 L’étoile de David, superposition de 2 pyramides : Pyramide pointée vers le haut = ancien symbole du pouvoir royal (la base repose sur terre, le sommet atteint le ciel).

Pyramide pointée vers le bas = symbole du pouvoir du prêtre (établi dans le ciel et descendant sur terre). On retrouve la marque du double messie : le messie sacerdotal ou tsedeq et le messie royal ou mishpat. C’est donc le signe symbole de Jésus et il représente l’étoile lumineuse de la lignée de David qui se lève le matin .

Ce symbole n’a été popularisé qu’à partir du Moyen-âge. Symbole utilisé par les templiers. Adopté par les Juifs beaucoup plus tard.

P 390 Même figure que l’équerre et le compas (sans les horizontales).

 

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