Canalblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Base de données blog Troubadour
Publicité
23 mars 2023

Histoire des religions

chronologie-des-religions-329580

 

JUDAÏSME

https://books.openedition.org/septentrion/48734?lang=fr

La confrontation du texte biblique avec les données archéologiques a longtemps conduit à les situer au début du 2e millénaire avant J.-C. (vers 1800 ?). Mais cette datation reste hypothétique.

-1850 Abraham ? historiquement contesté (rédaction Bible en exil, besoin de récit d’origine) venant d’Ur, parcourt le croissant fertile jusqu’à Canaan : Palestine

C’est bien en Palestine qu’est né le peuple Juif et que s’est formé le judaïsme au cours du premier millénaire avant J.-C.

L’établissement des Hébreux en Egypte peut être mis en relation avec les migrations attestées de populations asiatiques en direction du delta du Nil, qui fut un temps sous leur domination (XVIIIe-XVIe siècles avant J.-C.).

la stèle du pharaon égyptien Mineptah. successeur de Ramsès II. Cette stèle célèbre les victoires remportées par le pharaon sur une série de peuples, dont l’un est dénommé Israël. Ainsi se trouve attestée la présence d’une population israélite, sans doute établie en Cisjordanie centrale, dès la fin du XIIIe siècle avant J.-C. (vers 1210).

Sortie d’Egypte d’un groupe sans doute peu nombreux de populations sémitiques

La plupart des commentateurs s’accordent pour penser que le peuple hébreu, historiquement repérable au 1er millénaire avant J.-C. en Palestine, est issu en fait de l’association de groupes différents mais ayant sans doute une origine araméenne commune. Des éléments venus de l’extérieur (d’Egypte) se seraient mêlés à des populations demeurées en Terre de Canaan.

Les rapports entre les Hébreux et les autres peuples qui vivent à leurs côtés sont faits d’affrontements répétés mais aussi d’échanges et d’alliances comme la Bible le reconnaît 

Vers l’an 1000 avant J.-C. environ, une grande partie de la Palestine se trouve aux mains des tribus qui composent le peuple d’Israël. C’est au sein de ce groupe de tribus encore mal unifiées que s’enracine une tradition religieuse originale, dont l’inspiration est attribuée à Moïse,

Contrairement aux divinités cananéennes qui symbolisent les forces de la nature, notamment celles de la fécondité, la tradition religieuse israélite se fonde sur la croyance en un Dieu personnel et transcendant

Tout donne à penser (à commencer par le texte biblique) que le culte rendu à Yahvé, le Dieu d’Israël, n’a pas fait disparaître la dévotion aux divinités cananéennes.

Le judaïsme est en fait le produit d’un long travail d’élaboration et de réflexion qui s’effectue durant le premier millénaire avant J.-C. et qui trouve sa traduction dans la Bible dont la rédaction s’étend sur plusieurs siècles.

Une évolution importante se produit au cours du Xe siècle avant J.-C.

La menace que représentaient les Philistins n’est conjurée qu’au prix de difficiles combats, mais favorise la naissance d’un royaume israélite unifié, qui atteint très vite son apogée, sous l’impulsion de deux souverains.

La dignité royale est d’abord conférée à Saül qui s’était fait remarquer par ses qualités militaires. Dynastie brève.

La royauté passe ensuite à la Maison de David. Placé à la tête des tribus du Sud dès la mort de Saül, il est ensuite reconnu comme roi par l’ensemble des tribus d’Israël.

David, qui aurait régné de. 1005-1000 à 970-965 avant J.-C., est principalement un souverain guerrier qui achève d’unifier politiquement la Palestine en réduisant systématiquement les enclaves cananéennes encore indépendantes. L’épisode le plus célèbre est la prise de Jérusalem (fondée par les Jébuséens) dont David fait la capitale politique et religieuse de son royaume.

A David, succède son fils Salomon (970-965 - 930-925 avant J.-C.) qui travaille à consolider son royaume en organisant le gouvernement et l’administration des provinces. Il est surtout celui qui édifie à Jérusalem un Temple qui achève de faire de la ville le centre spirituel de l’ensemble du peuple d’Israël. Le Temple abrite l’Arche d’Alliance qui symbolise l’alliance conclue par Yahvé avec son peuple. C’est le sanctuaire où sont offerts les sacrifices et célébrées les diverses cérémonies du culte.

36Le royaume d’Israël apparaît donc comme un des principaux Etats syropalestiniens du Xe siècle avant J.-C. La formation d’un tel Etat dans cette région n’a été possible que grâce à un contexte international favorable.

37Au cours du deuxième millénaire avant J.-C. toute cette région de Syrie-Palestine avait été l’enjeu de rivalités opposant les principales puissances du Proche-Orient :

  • le royaume d’Egypte au Sud,
  • l’empire Hittite au Nord-Ouest,
  • les Etats mésopotamiens à l’Est.

38Des guerres interminables avaient notamment opposé le royaume d’Egypte qui avait réussi à étendre son contrôle sur l’ensemble de la région côtière du Croissant fertile (y compris donc la Palestine) et l’Empire Hittite qui cherchait à s’étendre vers le Sud en Syrie.

L’équilibre qui avait fini par s’établir entre ces deux puissances au cours du XIIIe siècle avant J.-C. est rompu par une vague d’invasions qui vient bouleverser tout l’échiquier politique du Proche-Orient et entraîne soit la disparition (Empire Hittite), soit l’affaiblissement (Egypte. Mésopotamie), des principaux empires. Et c’est à la faveur de cet affaiblissement, en particulier de celui de l’Egypte, que de petits Etats peuvent s’affirmer, dont le royaume de David et Salomon. Mais cette situation n’est que transitoire.

40L’existence d’un royaume d’Israël unifié ne dure pas plus de 3/4 de siècle. L’unité du royaume ne survit pas à Salomon. Dès sa mort, des troubles éclatent. Une partie des tribus supporte mal la centralisation imposée par le souverain disparu et la charge fiscale qui en est résultée.

41L’Etat israélite se scinde en deux royaumes :

  • au Nord, celui d’Israël (au sens étroit du terme) dont la capitale est établie à Samarie ;
  • au Sud, celui de Juda qui conserve Jérusalem comme capitale.

42L’affaiblissement des Israélites permet aux principautés vassales assujetties de retrouver leur pleine indépendance.

Sur dix neuf rois en 2 siècles, dix périssent de mort violente. En revanche, le royaume de Juda jouit d’une réelle stabilité avec la succession régulière des souverains de la Maison de David.

47Après avoir passé les premières décennies de leur existence séparée à s’affronter, les deux royaumes opèrent à partir du IXe siècle avant J.-C. un rapprochement plus ou moins durable qui renforce leur position respective à l’égard de leurs voisins.

48Israël et Juda sont fréquemment en guerre contre les principautés araméennes voisines

Mais surtout les royaumes Israélites doivent faire face au danger que représente la reconstitution de puissants Etats dans les régions majeures du Proche-Orient : vallée du Nil et Mésopotamie. L’Egypte intervient de nouveau militairement en Palestine. Mais la menace principale vient désormais de la Mésopotamie.

50La puissance montante à partir du IXe siècle avant J.-C. est l’Assyrie. Les souverains assyriens, après s’être rendus maîtres de l’ensemble de la Mésopotamie entament une expansion vers l’Ouest et soumettent à leur tutelle les royaumes de la région de Syrie-Palestine.

51Dès le milieu du IXe siècle avant J.-C., le royaume d’Israël doit payer tribut. Un de ses rois, ayant commis l’imprudence de s’allier à l’Egypte contre son suzerain, les Assyriens s’emparent de Samarie en 721 avant J.-C.... Le royaume est détruit. Une partie de la population est déportée et remplacée par des colons recrutés dans d’autres provinces de l’empire assyrien. Les colons s’unirent aux Israélites laissés dans le pays pour former un nouveau peuple, les Samaritains.

Le royaume de Juda parvient à subsister encore pendant plus d’un siècle grâce à une politique plus prudente que celle du royaume frère du Nord. Mais en définitive le royaume de Juda connaît une évolution semblable à celle du royaume d’Israël. Il passe dès la fin du VIIIe siècle avant J.-C. sous la tutelle de l’empire assyrien, à laquelle succède par la suite celle de Babylone qui s’est substituée à l’Assyrie. Comme Israël, Juda tente de se libérer en s’associant avec l’Egypte ; et comme Israël, il est détruit. Les troupes du roi de Babylone, Nabuchodonosor, s’emparent de Jérusalem en 587 avant J.-C. La ville est mise à sac, le Temple est détruit et une grande partie de la population est emmenée en captivité à Babylone.

La Palestine cesse pour plusieurs siècles de former un Etat indépendant. Elle passe sous la domination des empires qui prennent successivement le contrôle du Proche-Orient et dont elle n’est plus qu’une modeste province.

A partir de la fin du VIe siècle avant J.-C., l’exil à Babylone donne naissance à la diaspora israélite, d’abord en Mésopotamie, en Egypte également où se sont réfugié une partie de ceux qui ont échappé à la déportation, puis le long des rivages méditerranéens et dans une grande partie de l’Orient. Par la suite la diaspora n’a cessé de s’accroître. Les communautés existantes sont renforcées par de nouveaux éléments venus de Palestine qui émigrent pour des raisons économiques ou politiques, et par des conversions.

L’exil à Babylone n’entraîne pas la disparition de la tradition religieuse issue de Moïse. L’Exil est, au contraire, une période d’approfondissement religieux. C’est à Babylone qu’ont été probablement rédigés, dans leur forme définitive, les cinq premiers livres de la Bible (qui forment le Pentateuque et qu’on appelle chez les Juifs la Torah) grâce à un travail de compilation et de recomposition d’œuvres plus anciennes.

L’exil ne dure pas plus d’un demi-siècle. En 539 avant J-C. l’empire de Babylone est détruit par les Perses qui étendent leur domination jusqu’à la Méditerranée. Le roi de Perse, Cyrus, autorise les Israélites exilés à retourner à Jérusalem et à reconstruire le Temple.

Seul un petit nombre d’exilés (50 000 ?) reprend le chemin de la Palestine. L’entreprise de réinstallation s’avère extrêmement difficile. Les nouveaux arrivants trouvent un pays à peine sorti de ses ruines. Ils se heurtent surtout à l’hostilité des Israélites qui n’avaient pas été déportés. Ces derniers s’étaient emparé des terres abandonnées et étaient resté inégalement fidèles à leurs croyances religieuses. Le conflit prend un tour particulièrement aigu avec les Samaritains.

Ces difficultés expliquent la lenteur de la restauration. Le Temple reconstruit ne fut achevé qu’en 515 et la communauté qui a refondé Jérusalem dans une Judée qui n’excède pas 2 000 km2 ne fut définitivement organisée qu’à la fin du Ve siècle avant J.-C., sous l’impulsion de dirigeants issus de la diaspora babylonienne. Ainsi se constitue sur une partie très modeste du vaste Empire perse, une sorte d’Etat sacerdotal autonome, dont les habitants peuvent régler leurs propres affaires selon une loi religieuse particulière.

Jérusalem et la Judée sont le centre d’une nation désormais dispersée et se voient investis d’une mission spirituelle qui s’étend à l’ensemble des communautés Israélites disséminées en Orient.

Le rôle dévolu à Jérusalem et à la Judée conduit à utiliser le terme de Judéens pour désigner les Israélites, qu’ils soient ou non habitants de la Judée. C’est de « judéen » que nous avons fait le mot « juif ».

L’observance de la Loi (ramenée par les exilés de Babylone) assure plus que jamais l’unité et l’identité du peuple juif et sa pérennité au milieu des autres peuples.

La Palestine fit partie pendant deux siècles de l’Empire Perse ; puis, conquise par Alexandre le Grand (332 avant J.-C.), elle appartient ensuite à l’une ou l’autre des monarchies hellénistiques qui se sont partagé l’empire du conquérant. 

Le siècle de domination égyptienne apparaît comme une période plutôt paisible (souverains Lagides d’Egypte (301)). L’Egypte des Ptolémées maintient le principe déjà en vigueur au temps de l’Empire Perse de l’autonomie interne des provinces. Les Juifs administrent ainsi eux-mêmes la province de Judée. Le pays est gouverné par un conseil (sanhédrin) composé de prêtres et de membres des familles aristocratiques sous l’autorité du grand-prêtre du Temple de Jérusalem. Quant aux Samaritains, ils ont aussi leur administration. Depuis la fin du IVe siècle, ils disposent de leur propre sanctuaire édifié sur le Mont Garizim.

64Le passage de la Judée sous l’autorité des Séleucides de Syrie(198 av JC) conduit assez rapidement au développement de graves tensions. Cette dégradation de la situation est en fait une conséquence du processus d’hellénisation qui a atteint le pays hébreu au cours du deuxième siècle avant J.-C. Sujets de souverains hellénistiques d’origine grecque, les Juifs se trouvent en effet confrontés à la pénétration de la civilisation grecque devenue omniprésente dans tout l’Orient. Bien des Juifs, notamment des couches supérieures de la société, se laissent séduire et adoptent les usages grecs

des rivalités entre les grandes familles qui se disputent les hautes charges sacerdotales provoquent une intervention brutale du souverain Antiochus IV (175/164). Non content de piller le trésor du temple, celui-ci décide de promulguer une série de décrets qui proscrivent l’observance des principaux rites de la loi juive, tandis qu’un autel est édifié à l’intérieur même du Temple de Jérusalem et des sacrifices effectués en l’honneur de Zeus.

Antiochus IV a donc tenté d’unifier les populations hétérogènes de ses Etats par une vaste politique d’hellénisation, comportant une importante dimension religieuse. Il s’agissait de favoriser l’émergence d’une divinité syncrétique que pourrait honorer l’ensemble des sujets du roi, Grecs, Syriens et Juifs, en s’efforçant d’opérer une assimilation entre Zeus Olympien, dieu des Grecs, avec les divinités souveraines des autres peuples, dont le Dieu des Juifs. Antiochus IV se fait lui-même surnommer « Epiphane », c’est-à-dire produit d’une manifestation divine. N’ayant que des contacts limités avec la communauté juive, il n’a pas prévu les réactions que sa politique va susciter.

Or la profanation du temple (qualifiée par la Bible d’« abomination de la désolation ») et la persécution qui frappe les juifs pieux qui refusent de se soumettre à la politique royale provoquent le déclenchement d’une insurrection dirigée par la famille des Maccabées (167 avant J.-C.). Cette insurrection se transforme en révolte nationaliste et débouche, après un quart de siècle de combats, sur la restauration d’un Etat Juif indépendant (140 avant J.-C).

Bien que née d’une révolte contre l’hellénisme, la monarchie hasmonéenne en subit fortement l’influence. Les souverains hasmonéens gouvernent la Palestine à la manière des rois héllénistiques. Ils exercent simultanément des fonctions religieuses et politiques. Ils sont à la fois grand-prêtres et chefs politiques avec le titre d’ethnarque, puis de roi, à partir de 104-103 avant J.-C. En réalité le pouvoir religieux perd sa préséance sur le temporel. L’association des deux fonctions sert surtout à conforter le pouvoir politique et n’est pas admise facilement chez les Juifs.

Pour répondre aux besoins religieux de ce judaïsme de la dispersion, la Bible est traduite pour la première fois dans une langue étrangère, le grec précisément : c’est la version dite des Septante réalisée à Alexandrie au IIIe siècle avant J.-C.

Le lien entre Palestine et diaspora est spécifiquement religieux. Il était essentiel pour les Juifs, vivant loin de la Terre Sainte, que l’autorité religieuse et législative du Temple de Jérusalem puisse s’exercer librement. Si cette liberté était assurée, peu leur importait le statut politique précis de la Palestine, et donc l’existence ou non d’un Etat Juif indépendant. La diaspora assiste donc sans réaction majeure au déclin rapide de l’Etat créé par les Maccabées, affaibli par les divisions au sein de l’élite dirigeante.

Deux « partis » principaux s’opposent pour des raisons à la fois religieuses et politiques :

les Sadducéens, qui se recrutent notamment dans l’aristocratie sacerdotale, défendent des positions conservatrices en matière religieuse

les Pharisiens apparaissent comme les héritiers des Juifs pieux qui ont déclenché la révolte des Maccabées. Originaires de divers milieux sociaux, ils sont liés à l’élite intellectuelle du pays : scribes et docteurs de la Loi. Ils développent toute une tradition orale qui s’enrichit de l’enseignement des rabbins et font évoluer la Loi écrite.

Le conflit atteint son maximum d’intensité sous le règne d’Alexandre l’année (103-76 avant J.-C.). Les Pharisiens vont jusqu’à solliciter des appuis à l’extérieur. Ils sont durement châtiés. A la mort de ce souverain (qui est aussi celui qui a donné au royaume juif son maximum d’extension), sa veuve Alexandra Salomé (76-67 avant J.-C.) lui succède. Elle parvient à apaiser les passions politico-religieuses. Mais après elle, ses fils se disputent le trône et la grande-prêtrise. Les luttes fratricides favorisent l’intervention de Rome qui a entrepris de soumettre à son autorité l’ensemble de l’Orient méditerranéen.

75Venant de Syrie, dont il vient de faire une province romaine, Pompée entre à Jérusalem en 63 avant J.-C. La Palestine devient un territoire vassal de Rome qui y laisse subsister une ou plusieurs principautés autonomes dont les frontières sont fréquemment remaniées.

76Un temps la Palestine retrouve son unité politique sous l’autorité d’Hérode, prince apparenté par mariage à l’ancienne famille hasmonéenne que son père avait servie précédemment. Hérode est proclamé roi en 37 avant J.-C. mais ce titre royal lui est conféré par les Romains. Issu d’une famille arabe de judaïsation récente, Hérode est mal accepté par l’aristocratie et le clergé.

Souverain autoritaire, cruel à l’occasion, il sait faire preuve d’un grand sens politique. Il apporte son soutien aux détenteurs successifs du pouvoir à Rome, en échange de quoi il dispose d’une grande liberté pour gérer le pays. Le royaume d’Hérode connaît une grande prospérité économique qui lui permet d’entreprendre de grands travaux. La réalisation la plus considérable est une reconstruction fastueuse du Temple de Jérusalem, qui devient un édifice de dimensions imposantes qui impressionne beaucoup les visiteurs. Il n’en subsiste aujourd’hui que le mur occidental.

A la mort d’Hérode, en 4 avant J.-C., ses successeurs ne sont plus que des roitelets entre les mains des Romains qui les investissent ou les destituent au gré de leurs seuls intérêts. Dans la première moitié du premier siècle de notre ère, la Palestine passe à peu près entièrement sous l’administration directe de Rome.

L’ordre romain s’installe difficilement en Palestine. La région connaît au cours du 1er siècle de notre ère une véritable fermentation à la fois politique, sociale et religieuse.

C’est dans ce contexte très troublé que naît le christianisme

Les premières communautés chrétiennes sont perçues comme un courant supplémentaire au sein d’un judaïsme divisé en de multiples tendances. Ils sont qualifiés de « parti des Nazoréens ». Paul en est un des meneurs.

Parmi les groupes qui s’agitent, certains s’organisent en vue de résister par la force à l’occupation romaine. Ce sont principalement les Zélotes, qui ne reconnaissent que Dieu comme « seul chef et maître ». Ils se donnent pour but de hâter l’heure de la libération en recourant aux armes. On assiste à une montée des violences qui débouche sur la grande insurrection de l’année 66 contre la domination de Rome

Il en résulte une véritable guerre qui dure de 66 à 73 et dont l’épisode central est la prise de Jérusalem par Titus en 70. La ville est mise à sac et le Temple est incendié. La résistance ne prend fin qu’en 73 avec le siège de Massada, forteresse naturelle située près de la Mer Morte dont les défenseurs préfèrent se suicider collectivement plutôt que se rendre.

Le bilan de cette guerre est très lourd. Des dizaines de milliers de Juifs sont massacrés ou vendus comme esclaves. La Palestine perd toute trace d’autonomie, mais la vie religieuse parvient à se réorganiser malgré la suppression de la liturgie du Temple. C’est à partir de ce moment que les synagogues deviennent les principaux centres spirituels des communautés juives. Ainsi s’impose la conception de la vie religieuse défendue par les Pharisiens qu’on appelle le judaïsme rabbinique.

La soumission à Rome n’était pourtant pas encore définitive. Le monde juif est secoué, au début du IIe siècle après J.-C., par une nouvelle vague de révoltes, qui touche d’abord les communautés de la diaspora (115-117). Puis c’est la Palestine qui s’insurge de nouveau sous la direction de Bar Kokhba (132-135). La révolte est écrasée et cette fois la défaite est sans appel. La répression s’accompagne de massacres et de déportations qui accentuent les effets de la précédente révolte.

Le nom même de Judée est effacé. La nouvelle province romaine est dénommée Palaestina, mot forgé à partir du nom grec de la Philistie (ou pays des Philistins). Les Juifs disparaissent pratiquement de la région de Jérusalem, et l’accès à cette ville leur est dorénavant interdit. Une colonie romaine y est fondée sous le nom d’Aelia Capitolina. Les restes du Temple sont rasés pour laisser la place à un sanctuaire de Jupiter.

Les Juifs se regroupent notamment en Galilée qui a été épargnée par les troubles. Le reste de la population se compose de Samaritains, de Syriens, de Grecs et de tribus arabes. Les Arabes sont en effet présents dès le premier millénaire avant J.-C., aux confins de la Palestine, menant une existence nomade le long de la vallée du Jourdain. Des Etats arabes se sont constitués en Transjordanie et ont été soumis à l’autorité de Rome.

On peut dire qu’à partir de 135 après J.-C., l’histoire du peuple Juif tend à se dissocier de plus en plus de celle de sa Terre d’origine.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Juifs

À la suite de l'apparition des prémisses d'un culte chrétien, la destruction du Second Temple par les Romains (en 70 ap. J.-C.), et la destruction définitive du royaume de Juda (ier siècle), et enfin avec la rédaction des Talmuds, la religion juive s'unifie (iie siècle - ve siècle). Le rétablissement de l'État juif est alors abandonné, et renvoyé à des lointains temps messianiques.

L’archéologie confirme ce polythéisme, montrant YHWH adoré avec d’autres dieux et déesses, comme Ashera (peut-être son épouse). Les ostraca de Kuntillet 'Ajrud, dans le désert du Sinaï, datant du viiie siècle avant l'ère commune

On trouve aussi la mention « YHWH et son Ashera » sur une inscription datant de la monarchie tardive (vers -600) en royaume de Juda

 

Le royaume de Juda survécut jusqu'à sa destruction par les Babyloniens en 586 av. J.-C. et à l'exil d'une partie de sa population à Babylone (sans doute essentiellement l'élite). « Le vie siècle av. J.-C. a été décisif dans l'histoire des Juifs. En fait, on peut dire qu'il en constitue le véritable commencement, car il voit s'opérer une mutation fondamentale : la fin du temps des Hébreux et de l'hébraïsme, la naissance du temps des Juifs et du judaïsme28 ». Le destin des Israélites du Sud, en particulier de l'élite déportée en Mésopotamie devient totalement distinct de celui des Israélites du Nord.

La population installée à Babylone semble avoir rompu de façon définitive avec le polythéisme. La Bible cesse en effet ses accusations régulières sur ce thème. Les formes fondamentales du monothéisme juif semblent s'être définitivement imposées dans l'épreuve de l'exil.

Les Juifs ne seront plus indépendants avant la monarchie hasmonéenne, vers 140 av. J.-C. Ils ne vivront plus exclusivement en Judée, mais se répandront progressivement à travers le Moyen-Orient à partir de la Babylonie.

Après la libération des exilés par l'Empereur perse Cyrus II en 537 av. J.-C., celui-ci leur donne la permission de retourner dans leur pays d'origine et de rebâtir le temple de Jérusalem détruit en 586. Les populations de l'ancien royaume de Samarie proposent alors leur aide. Celle-ci est refusée29, et les Samaritains sont accusés de ne pas être de purs Israélites, mais des immigrants d'origine assyrienne imitant les Israélites

Les Juifs de Judée deviennent minoritaires dans le judaïsme global. Selon un recensement mené à la demande de l’empereur Claude (ier siècle), seuls trente pour cent des Juifs de l’Empire vivent dans la Provincia Iudea tandis que la majorité des communautés vit en Mésopotamie et en Perse33, en Asie Mineure et en Égypte, où les Juifs hellénisés prospèrent.

 Issu du judaïsme, dont il tempère les règles strictes (respect du Shabbatcirconcisioninterdits alimentairesinterdiction des imagesnote 5...) le christianisme primitif met l'universalisme en avant. Les références au « peuple juif » et au « royaume de Juda » (dont le rétablissement était espéré par les Juifs) en disparaissent dès la fin du ier siècle.

Sous la domination byzantine, la Palestine voit sa population juive décroître. Les grandes institutions rabbiniques sont spécifiquement ciblées, et le Sanhédrin qui décrétait le début du mois et l’ordination de nouveaux rabbins, s’affaiblit avant de disparaître. 

Le judaïsme pharisien, qu'on peut désormais qualifier d'orthodoxe (le terme n’est utilisé qu'à partir du xixe siècle), acte parallèlement la fin pratique de la dimension nationale du fait juif 

Sans doute par compensation à cette évolution, le judaïsme orthodoxe a par contre conservé et même renforcé la définition des Juifs en tant que peuple, freinant fortement les conversions au judaïsme, perçues comme un facteur de dilution

Devant la menace de dilution et d'oubli de la tradition, les Sages pharisiens décident de mettre la Torah orale par écrit, rompant ainsi avec un tabou ancien38. La Mishna (1° recueil de la Loi juive orale) est alors rédigée, au iie siècle

La Michna et ses commentaires forment le Talmud : le Talmud de Jérusalem (Du II° au V° s, rédigé en Galilée et non Jérusalem alors interdit aux juifs) et celui de Babylone, (compilé vers le VI° s) issus des académies religieuses de ces deux grands courants d'étude

l'essentiel de la dispersion des juifs est postérieure au triomphe religieux des pharisiens, entre les iie et ive siècles. À cette date, les Juifs étaient encore essentiellement répandus au Moyen-Orient et dans le bassin méditerranéen

Quand l'expansion vers l'Europe, l'Inde ou la Chine commence, les différentes sectes juives ont déjà disparu au profit du judaïsme pharisien, nouveau judaïsme orthodoxe. De ce fait, fortement structurées par les Talmuds, les communautés de plus en plus dispersées n'ont pas éclaté en groupes religieux rivaux, les pratiques restant assez homogènes dans l'espace et dans le temps. On peut citer l'exception des Juifs éthiopiens, dont nul ne connaît clairement l'origine

La seule véritable contestation interne au judaïsme unifié par les pharisiens sera celle du Karaïsme, un mouvement religieux surtout influent entre les viiie et xie siècles, contestant la validité de la Torah orale.

bien que terre d’exil, Babylone a pris la préséance sur la terre d’Israël, et la conquête arabo-musulmane, qui permet aux deux centres de prospérer, n’inverse pas la tendance. 

Le déclin des académies babyloniennes au profit de communautés indépendantes, ouvre une nouvelle ère dans l’histoire du judaïsme : elle voit l’essor de deux centres situés aux confins du monde juif, nommés Sefarad et Ashkenaz d’après Abdée 1:20 et Genèse 10:3 respectivement. La communauté séfarade, héritière des savoirs orientaux, s’épanouit dans l’ancienne Ibérie où les conflits entre chrétiens et musulmans permettent aux Juifs d’exister hors des marges de la société. La communauté ashkénaze, établie dans les terres que le christianisme n’a pas encore entièrement conquises et connaissant elle aussi un certain essor sous les rois carolingiens, n’atteint pas un tel degré de raffinement mais elle produit nombre d’érudits dont Guershom de Mayence et Salomon de Troyes, dit Rachi (rabbin français du XI° s, à Troyes) qui produisent des commentaires fondamentaux pour la transmission et l’intelligence du Talmud de Babylone. Les carnets des fondateurs du judaïsme ashkénaze sont des commentaires suivis écrits dans un langage accessible, qui visent à aplanir plutôt que soulever les difficultés, et suppriment au mieux les non-dits. 

Un siècle plus tard, Moïse Maïmonide, (rabbin séfarade du XII° s, de Cordoue, philosophe juif le plus important du Moyen Âge) qui ne connaît pas les travaux des rabbins d’Ashkenaz, entend parer aux problèmes qui se sont posés à eux, il tend à la simplification et à la systématisation. Selon lui, le monde créé par Dieu est en revanche régi par les lois décrites dans le système d’Aristote, et donc entièrement accessibles à l’intellect .

Son « guide des égarés » débordant la simple théologie juive, ce livre aura le plus grand retentissement dans et hors du judaïsme.

Sur le plan des idées, son rationalisme triomphant, poussé encore plus loin par les adeptes juifs de l’averroïsme, (Averroès, philosophe, théologien, juriste et médecin musulman andalou de langue arabe du XIIᵉ siècle,à Cordoue) menace les fondements du judaïsme lorsqu’il est manié par des esprits peu expérimentés.

 Moïse Nahmanide (Rabbin du XIII° s) qui tente de concilier les différents partis, ne peut suivre Maïmonide jusqu’au bout de ses raisonnements car il a été initié, contrairement à son prédécesseur, à des doctrines ésotériques reçues par transmission (« kabbale ») maintenue secrète depuis le second Temple. Selon Isaac l'Aveugle,(XII-XIII° s) l’un des premiers maîtres connus de cette Kabbale, une « faille » aurait atteint Dieu, et « les malheurs de l’histoire, les désastres, les catastrophes collectives et individuelles ont pour origine cette sorte de brèche, de pgam (de dommage), à l’intérieur de la divinité »18. Les kabbalistes œuvrent à la réparation de cette « faille » dans la mesure du possible

Il faut pour cela travailler sur le langage lui-même (non la diction mais la récitation de lettres selon un certain ordre et leurs permutations — la Kabbale enseigne ainsi que la Torah entière est un nom divin, fragmenté en mots du fait des limitations humaines). Un principe qui requiert une méthode de pensée, attentive au langage et à tout ce qui émane du langage : les rêves, les songes éveillés, les extases, des transports mystiques, etc.

les controverses entre maïmonidiens et kabbalistes empêchent de fait la formation d’une religion juive. Philosophie et kabbale proclament toutes deux la fondamentalité des prescriptions émanant de la Bible comme des rabbins mais celles-ci perdent leur signification quand on les accomplit sans éprouver intimement, intellectuellement et corporellement, ce qu’elles recouvrent ». Cette conception prend une force particulière avec les persécutions anti-juives qui débutent en Espagne en 1391, et le Zohar apparaît comme l’arme essentielle de la résistance juive face à la persécution

En Europe médiévale, chasse aux hérésies par l’Eglise Catholique, Les juifs sont discriminés, explusés…

Le synode de 1215 leur ordonne de porter l’étoile jaune. Le pape Grégoire IX ordonne en 1239 aux évêques de confisquer le Talmud.

Au temps des croisades, du 11° au 13° siècle les juifs sont en bonne partie décimés.

Age d’or Juif en Espagne (env du V° au XV°) : fin en 1492 avec expulsion (ou conversion) par les Rois Catholiques sur ordre de l’Eglise et de l’Inquisition.

L'étude de la Kabbale atteint son apogée avec l'expulsion des juifs d'Espagne en 1492. Une communauté de réfugiés fonde un centre à Safed (Haute Galilée) autour de Moïse Cordovero et Isaac Louria.

Début 13° ils sont bannis d’Allemagne, fin 13° chassés d’Angleterre, 14° refoulés de France.

Au XVII° après la révolution bourgeoise en Angleterre, l’émancipation juive se dessine en Europe occidentale (droits civils, abolition des lois discriminatoires)

La ferveur kabbalistique mène de nombreux juifs à reconnaître le messie en la personne d'un kabbaliste grec nommé Sabbataï Zevi (XVII° s) Celui-ci entraîne ses disciples jusqu'à l'apostasie (=reniement de la foi) lorsqu'il se convertit à l'islam,

C'est dans ce contexte, auquel s'ajoutent d'autres massacres et persécutions en Europe de l'Est, que naît l'opposition entre Juifs adeptes d'un ritualisme sourcilleux, emmenés par le « Génie (Gaon) de Vilna » (capitale de Lituanie), chef de file des opposants au hassidisme (courant mystique du judaïsme)  et concentrés pour la plupart en Lituanie, et Juifs adeptes d'une Kabbale reformulée par Israël ben Eliezer (ou Baal Shem Tov, fondateur du hassidisme, XVIII°s ) et axée principalement sur la piété.

C'est dans ce contexte aussi que naît une réponse autrement plus radicale au judaïsme. À Amsterdam, où de nombreux Juifs ont pu revenir ouvertement à leur judaïsme après avoir dû vivre comme des chrétiens, Baruch Spinoza publie le Traité théologico-politique en 1670. Celui qui apparaît encore comme « le fruit d'une judéité biologique plutôt que religieuse », s'en prend aux fondements du judaïsme, affirmant que la philosophie doit être maintenue distincte de la théologie. Excommunié de la communauté juive, beaucoup veulent voir en lui le fondateur d'un judaïsme laïc.

 

 

Mais au XVII° à l’est de l’Europe, long cortège de massacres (Cosaques 1648), au XVIII° ce sont les haïdamaks (1768) (milices parcourant l'Ukraine au XVIIIᵉ siècle. Le mouvement était formé de Cosaques locaux et de paysans, contre la noblesse polonaise de l'Ukraine orientale. Auteurs de pogroms (=massacres, pillages antijuifs en Russie).

 

 

L'étude de la Kabbale reste vivante au xixe siècle dans les écoles juives d'Europe orientale, du Proche-Orient et d'Afrique du Nord. Mais elle n'occupe qu'une position marginale dans la plupart des écoles rabbiniques d'Europe occidentale au xixe siècle.

La Kabbale d'Adolphe Franck (juif français, professeur de droit au Collège de France) est traduite en allemand en 1844 par Adolphe Jellinek (1821-1893)46, puis en anglais en 1926 par Isaac Sossnitz47. C'est principalement cet ouvrage qui permet à l'étude de la kabbale d'intégrer le cadre des universités allemandes, anglaises et américaines, au tournant du xixe et du xxe siècle

Franz Rosenzweig (1886-1929) théologien, philosophe juif allemand postule que l'objet de la philosophie n'est pas d'abord la pensée, mais le langage, en se référant essentiellement à la kabbale dans sa veine lourianique,

Gershom Scholem (1897-1982), historien et philosophe juif allemand, est très lié à Rosenzweig. Installé à Jérusalem en 1925, où il participe à la fondation de l'Université hébraïque, Scholem renouvelle l'étude historique de la Kabbale par une œuvre abondante, dont le retentissement est considérable en philosophie, notamment sur Jacques Derrida (1930-2004) et sur son école.

Le concept scholémien d'« exil de Dieu » en particulier, « l'exil le plus interne, non l'exil d'une créature, mais l'exil de la divinité qui, en se restreignant, a laissé place au monde », constitue, selon Moshé Idel, philosophe, historien d’Isarël, né en 1947, « l'une des contributions les plus décisives de Scholem à la philosophie de l'histoire juive moderne ».

La Kabbale n'a jamais cessé d'être enseignée traditionnellement dans les écoles hassidiques et mitnagdiques (= « opposants », juifs orthodoxes)  qui ont suivi l'émigration des Juifs ashkénazes aux États-Unis, en Europe occidentale et en Israël au cours du xxe siècle.

rapprochement en France entre les tendances néo-hassidiques (via Bergson) et les tendances du judaïsme séfarade traditionnel (via Benamozegh (rabbin kabbaliste, philosophe italien XIX°S)). Marc-Alain Ouaknin est l'un des représentants actuels de cette école.

 

Etat d’Israël créé par l’ONU 14 Mai 1948

Les premières bases politiques en ce sens ont été posées lors du premier congrès mondial sioniste à Bâle en 1897 sous la direction de Theodor Herzl.

Le 29 novembre 1947, l’ONU vote le Plan de partage de la Palestine en un État juif et un État arabe tout en faisant de Jérusalem un corpus separatum' sous administration internationale. Le lendemain, la guerre civile éclate entre les populations juives et arabes de Palestine tandis que les Britanniques organisent leur retrait.

Le 14 mai 1948, dernier jour du Mandat britannique, le président de l’Agence juiveDavid Ben Gourionproclame l’indépendance de l'État d'Israël dont il devient le premier Premier Ministre.

Les pays arabes voisins soutenus par la Ligue arabe lui déclarent immédiatement la guerre. Israël affronte les armées de Transjordanie, d’Égypte, de Syrie et d’Irak et l'Armée de libération arabe mise sur pied par la Ligue arabe lors de la guerre israélo-arabe de 1948-1949.

Au cours de courtes périodes de combats entrecoupées de trêves, Israël agrandit les territoires sous son contrôle. En 1949, plusieurs armistices sont signés entre Israël et ses voisins. Tout d’abord avec l’Égypte, le 12 février 1949 qui occupe la bande de Gaza, le Liban le 23 mars 1949 sur la ligne bleue, la Jordanie le 3 avril 1949 qui annexe la Cisjordanie et la partie est de Jérusalem et qui procède à un échange de territoires avec Israël pour aboutir aux frontières actuelles délimitées par la ligne verte et enfin la Syrie, le 20 juillet 1949. Cependant, ces armistices n'ouvrent qu'une trêve des conflits israélo-palestinien et israélo-arabe qui durent jusqu'à aujourd'hui.

Lors de la guerre israélo-arabe de 1948-1949 près de 750 000 Arabes palestiniens sur les 900 000 qui vivaient dans les territoires partent sur les conseils des pays arabes voisins qui pensaient conquérir Israël en peu de temps. Leurs descendants vivent aujourd'hui pour la plupart en Jordanie, en Syrie et au Liban.

Dans les années qui suivent la création d’Israël, s'intensifie l'exode des Juifs des pays arabes et musulmans, 900 000 fuient les pays arabes, abandonnant leurs biens. Parmi eux, 600 000 se réfugient en Israël40. Les Juifs du monde arabe constituent aujourd'hui la majeure partie des Juifs de France et de la société israélienne

Guerre des 6 jours

Guerre de Kippour

Accords de Camp David

 

Le centre de la population juive se déplaça de Judée (Jérusalem et région au sud de Jérusalem) en Galilée (région de Tibériade) dès le ier siècle, à la suite de l’occupation romaine de Jérusalem. La Mishna et des parties du Talmud et le Talmud de Jérusalem, qui sont, hormis la Torah, parmi les plus importants textes du judaïsme, furent composés en Israël durant cette période. En 636 apr. J.-C., la Terre d’Israël fut prise par les Arabes musulmans. Le contrôle de la région échut aux Omeyyades, puis aux Abbassides. La région fut gouvernée un temps par les croisés, principalement francs, de 1099 à 1260, date à laquelle la région tomba aux mains des Mamelouks.

En 1516, sous le règne de Selim Ier, la Palestine fit partie intégrante de l’Empire ottoman, qui gouverna la région jusqu’au début du xxe siècle. La fin de l'Empire ottoman, après la Première Guerre mondiale, place la région sous administration (1917) puis mandat britanniques (1922) après accord de la Société des Nations.

 

CHRISTIANISME

Jusqu’à la fin du II° siècle, l’évangélisation se situe presque exclusivement dans l’Orient hellénisé.

Les écrits de Paul, les premiers textes d’Évangile circulent. Petit à petit les textes du NT sont sélectionnés, le texte canonique est à peu près fixé à la fin du IIème siècle.

L’expansion profite beaucoup des structures de communication de l’Empire romain, mais il va au-delà des frontières très tôt. Le christianisme est à ses débuts un phénomène essentiellement urbain, présent surtout dans la partie orientale de l’Empire.

À la toute fin du second siècle, la façon de fixer la date de la fête de Pâques divise les Églises.

L’évêque de Rome Victor, premier évêque latin, prononce des exclusions en direction des Églises qui ne se conforment pas à la date décidée. On considère cet événement comme la première affirmation effective de la primauté romaine

 

En 313, Constantin arrive au pouvoir et reconnait le droit des chrétiens. Malgré les persécutions, les chrétiens du 3ème siècle avaient compris l’Empire comme un lieu pour accueillir le christianisme. Constantin accorde un soutien très large à l’Église, ce qui favorisera la diffusion du christianisme, mais sous sa responsabilité et son contrôle.

Au IV° siècle, l’Église recueille et met en forme le travail des siècles précédents, : le canon biblique est à peu près mené à terme, les principaux symboles de la foi sont formulés.

« inculturation » de la foi chrétienne, à l’origine provenant du monde sémitique, dans le monde gréco romain : la pensée grecque et le juridisme latin.

 

Les grands conciles œcuméniques sont convoqués par l’empereur, qui a besoin de l’unité doctrinale du christianisme pour maintenir l’ordre public. Tous ont lieu en Orient, donc en grec. L’évêque de Rome y est représenté au mieux par des légats.

En 330, Constantin installe la capitale de l’Empire à Byzance, « nouvelle Rome », qui deviendra à sa mort Constantinople. En 395 l’Empire est séparé en Empire d’Occident et Empire d’Orient, et en 476, l’Empire d’Occident disparaît. L’idéal d’unité dans un Empire qui rassemblerait le monde chrétien et s’étendrait progressivement aux frontières du monde persiste dans l’imaginaire chrétien pendant des siècles, mais Orient et Occident le déclineront très différemment

Ce qu’on appelle parfois les invasions barbares touche essentiellement l’Occident, alors que les structures impériales se maintiennent en Orient qui connaît aux VI° et VII° siècle une civilisation brillante. La vie ecclésiale est alors très dynamique en Orient. L’empereur devient largement le centre de l’autorité chrétienne. C’est lui qui convoque les Conciles, et qui est le chef de l’Église, au prix parfois de querelle d’autorité avec les évêques. Cependant, la volonté de Byzance d’être concrètement cet Empire n’est pas acceptée par les évêques de Rome.

La conquête islamique affaiblit considérablement le christianisme oriental, traversé de plus par la très grave crise iconoclaste du VIII° siècle.

De 726 où l’empereur byzantin interdit le culte des images à 843 où la régente de l’empire, l’impératrice Théodora le rétablit. La crise iconoclaste a été très dommageable à l'Empire byzantin. Une grande partie de l'art byzantin a disparu au cours des destructions. La tendance au césaropapisme a été fortement accentuée. L'incompréhension entre les chrétiens d'Occident, non-touchés par le mouvement iconoclaste, et les chrétiens d'Orient s'est amplifiée.

 

En Occident, dans l’Empire romain qui s’effondre, l’Église reste souvent la seule institution organisée devant les invasions, et les évêques vont être les protecteurs des villes. Très vite, il faudra se résigner à vive avec les barbares, dont beaucoup était en fait des ariens, c’est-à-dire des peuples qui avaient été évangélisés dans des Églises considérées comme hérétiques.

La conversion des différents royaumes « barbares » au catholicisme va permettre de créer en Occident une unité au-dessus des États. Les rois se considèrent comme les chefs de leur Église dans leur État, mais les évêques, qui couronnent les rois, exercent un réel contrôle sur le pouvoir. L’Église latine a hérité de l’Empire latin ses capacités d’ordre et d’organisation, et elle va transmettre cette « romanité » à l’Occident. Avec la fin de l’Empire, le niveau culturel s’effondre, et l’Église par différents moyens va permettre que les trésors de la culture, aussi bien latine que chrétienne ne se perdent pas. Ce sont d’une part les évêques, d’autre part les monastères qui seront les gardiens de la culture et les foyers intellectuels de cette période. Voir en particulier le cas de l’Irlande. L’Irlande avait été évangélisée avant les invasions et pour ce peuple rural, ce sont les monastères qui deviennent le centre de la vie ecclésiale, les évêques sont des moines. L’Irlande n’a pas été touchée par les invasions, et les trésors des monastères sont donc restés intacts, en particulier des livres et manuscrits, gardiens des trésors du christianisme. Avec Charlemagne, c’est le rêve de la renaissance de l’Empire sous forme chrétienne qui se concrétise, avec son idéal de paix et d’unité réalisé à la fois dans l’Église et dans l’institution politique. Restructuration des diocèses ; réforme liturgique, renouveau intellectuel, poursuite de l’évangélisation (par la conquête). Mais la fin du IX° et le X° sont des périodes de chaos et d’instabilité. Divisions de l’empire carolingien, invasions normandes, décomposition de l’État et installation du système féodal. L’évêque est seigneur vassal au même titre que les laïcs : juridiction, armée, impôts. Les charges ecclésiastiques n’étant pas héréditaires, les Seigneurs, empereurs, rois, ducs… investissent qui ils veulent et font consacrer par l’Église. Cela va jusqu’au siège de l’évêque de Rome. Époque la plus noire de l’histoire de l’Église.

Après la chute de Rome, Byzance cherchera à devenir la « nouvelle Rome », nouvelle capitale de la chrétienté, en s’appuyant sur les structures impériales encore solides en Orient. Ceci sera contesté par Rome. Les premières excommunications réciproques auront lieu en 484, levées en 518. Fort de la force de l’Empire, le patriarche de Constantinople prend en 588 le titre de patriarche œcuménique, ce qui ne sera jamais accepté par les évêques de Rome, en particulier Grégoire le Grand (590-614) Au VII° siècle, l’Église assyrienne s’oppose à Chalcédoine, et sera considérée comme nestorienne par Byzance et Rome.

La crise de 1054 éclate alors que l’Empire est menacé par l’avancée turque. Les excommunications réciproques interrompent les relations entre les Églises. Ces affrontements personnels sont en fait révélateurs du fossé qui s’était installé entre Orient et Occident. Après 1204, la désunion est pratiquement définitive. Les Orientaux contestent à Rome sa prétention à l’universalité sur l’Église.

Les moines sont les premiers à réagir contre les désordres qui règnent dans l'Église. Ainsi, dès 910 en Bourgogne, une abbaye d'un type nouveau est fondée : Cluny. L'abbé est élu par les moines. Indépendante vis-à-vis des seigneurs laïcs et des évêques, elle est directement soumise au pape. Sous l'impulsion de ses grands abbés (Mayeul (948-994), Odilon (994-1049) et Hugues (1049-1109) qui restaurent une vie monastique rigoureuse, son rayonnement s'étend bientôt à tout l'Occident. Alors qu'auparavant chaque monastère était isolé, ceux que Cluny fonde ou réforme sont systématiquement placés sous son autorité. Les moines clunisiens accumulent bientôt les richesses. En opposition à Cluny (où les moines ne se consacrent qu'à la prière), l'ordre de Cîteaux, fondé en 1098 près de Dijon, prône la pratique du travail manuel. Il est profondément marqué par la personnalité de saint Bernard (qui fonde l'abbaye de Clairvaux). Ce cistercien rétablit dans les monastères une vie austère, coupée du monde et s'oppose même à la décoration des églises.

 

Au milieu du XIe siècle, des moines, des évêques mais aussi des laïcs prennent conscience de la nécessité de réformer l'Église. Le principal représentant de ce mouvement est le pape Grégoire VII (1073-1085). Aussi désigne-t-on sous le nom de réforme grégorienne l'ensemble des efforts accomplis, entre le XIe et le XIIIe siècle, pour réformer les mœurs du clergé et restaurer l'autorité spirituelle de l'Église.

Au XIIe siècle, l'Église est tout entière sous l'autorité du pape. Celui-ci est élu par les cardinaux depuis 1059. Aidé par les services de la curie romaine (l'administration papale), il est en relation étroite avec les évêques par l'intermédiaire de ses légats (ses représentants). Il convoque des conciles (des assemblées d'évêques) et fait connaître ses décisions par des bulles (des lettres). La chrétienté se caractérise par une unité symbiotique entre l’Église et le monde occidental. C’est un principe d’unité spirituelle et temporelle, politique et religieuse. Toute la vie de l’homme occidental du Moyen-Âge est placée sous le signe du sacré, la communauté humaine ne prend sens que dans sa réalisation surnaturelle, le Royaume de Dieu.

En exigeant du clergé séculier le célibat, on l’éloigne du peuple chrétien et on accentue le processus de cléricalisation et de séparation entre clercs et laïcs.

Dans l’année liturgique, le chrétien assume tout un passé religieux animiste qui remonte à la nuit des temps. Les traditions anciennes ont été christianisées et les fêtes chrétiennes ont été folklorisées. Si les enfants sont baptisés « quam primam », les laïcs sont progressivement éloignés de la pratique de l’eucharistie, la communion sous les deux espèces est réservée aux clercs, la communion fréquente disparait, si bien que le IV° concile du Latran 1215 impose confession et communion annuelle. La dévotion mariale prend de plus en plus d’importance et la participation à l’eucharistie est remplacée par l’adoration du Saint-Sacrement. Dans cette chrétienté dynamique, les arts et les études se développent. Le XIIIème siècle sera celui de l’apogée du Moyen Âge. Les Écoles monastiques perdent petit à petit leur primauté au profit d’Écoles épiscopales établies dans les villes : c’est le début de l’université. L’architecture voit se développer l’art roman, puis l’art gothique. Les églises sont de véritables livres de pierre pour la catéchèse des chrétiens. Enfin l’effort missionnaire et la défense de la foi ne sont pas oubliés, même si c’est par les armes qu’on vit croisades et missions.

La dissidence religieuse est souvent considérée comme hérésie, et elle est durement réprimée, en particulier par l’inquisition, créée pour combattre les Cathares (Albigeois). La chrétienté était un régime sinon totalitaire, au moins totalisant. Plusieurs mouvements dissidents ont pris leur origine dans une protestation évangélique contre une Église considérée comme trop florissante. Valdo et les pauvres de Lyon. D’autres groupes, tels les Cathares manichéens, voient resurgir des doctrines étrangères au christianisme. Les Ordres mendiants naissent également d’une protestation contre la vie de l’Église et portent une nouvelle façon de vivre au monde : ordres religieux urbains, pauvreté et rigueur évangélique. Au XIV°, la relative prospérité du XIII° fait place à des temps troublés : épidémies de peste, guerre de cent ans, difficultés économiques : la mort devient une obsession aussi bien matérielle que spirituelle. Par ailleurs, l’esprit laïque se réveille. Les rois et princes ne veulent plus de l’intervention de Rome et des évêques dans leurs affaires (Bulle d’Or 1356 exclut le pape de la désignation de l’empereur). L’émergence des États-nations (France, Angleterre, ) relègue la question de l’Empire mais exacerbe la question du partage des pouvoirs.

certains théologiens demandent à définir l’Église non comme l’institution cléricale, mais comme l’ensemble des croyants. (Occam, Wyclif, Hus). C’est un des signes d’une transformation de la vie chrétienne : l’expérience personnelle prend le pas sur l’obéissance à la hiérarchie. C’est la naissance de la spiritualité. (devotio moderna), dans le contexte de l’affirmation de l’individu qui préfigure le monde moderne. La papauté est fragilisée. Elle se trouve engagée dans une spirale centralisatrice et dépensière. L’installation à Avignon ne fera qu’empirer les choses et le retour à Rome se passe mal élection de 2 papes. C’est le grand schisme d’Occident (1378-1417). Théologiens, évêques et papes se déchirent pour savoir qui du pape ou du Concile détient l’autorité suprême dans l’Église

la renaissance intellectuelle de la renaissance (Érasme) permet la redécouverte des sources grecques et latines, et le monde occidental vit dans l’effervescence intellectuelle et une nouvelle prospérité économique avec une vision optimiste de l’homme, créé libre par Dieu.

succès rapide des réformateurs, dans une Europe assoiffée de se libérer autant de la tutelle de l’Empire que de celle de la papauté. C’est dans ce contexte à la fois de profond désir, de profond changement et d’immobilisme des responsables romains que les Réformateurs trouvent un terrain favorable. Luther dont l’inquiétude était avant tout spirituelle se voit engagé dans la politique intérieure allemande. D’autres réformateurs, tels surtout Zwingli et Calvin organisent eux-aussi des Églises évangéliques. La géographie de l’Europe se transforme. On ne peut plus parler de chrétienté, mais de pays catholiques ou réformés, suivant le principe cujus regio, ejus religio : les sujets doivent suivre la religion de leur prince ou s’exiler. Petit à petit se crée en Europe des réseaux de lettrés et de savants, hommes d’État ou d’Église, qui peu à peu se substituent aux structures hiérarchiques de l’Église catholique pour fonder les bases d’un ordre international sécularisé. C’est le début de la diplomatie moderne.

Le concile de Trente et la Réforme catholique : de 1545 à 1563`

On prévoit en particulier d'ouvrir des séminaires pour donner aux futurs prêtres une meilleure formation intellectuelle et religieuse.

Le concile de Trente a donné au catholicisme la physionomie qu’il a gardé jusqu’au milieu du XX° siècle. Les conséquences pastorales du Concile furent considérables. Sont publiés successivement le Catéchisme romain, le Bréviaire romain et le Missel Romain, qui impose un texte uniforme (en latin) pour la messe et supprime les liturgies locales.

Les grandes découvertes ont fait mesurer la taille du monde, et des missionnaires partent évangéliser les nouveaux peuples découverts.

est également celle des premières difficultés avec la science (affaire Galilée, mais également premiers pas de l’exégèse critique) Enfin, un monde d’une telle vitalité ne peut échapper aux crises : la crise janséniste pose la question de la liberté et de la grâce. Le quiétisme met en cause la mystique dans un monde moderne qui recherche l’ordre. La question du rapport au monde politique est particulièrement illustrée par celle du gallicanisme, qui comporte deux volets : vu des rois de France, il s’agit de garder la main sur la gouvernance de l’Église, en pratique la nomination des évêques. Pour les théologiens, il s’agit de savoir les préséances de l’Église de France ou du pape (nouvelle forme de la querelle sur conciliaristes et papistes, que le concile de Trente s’était bien gardé d’aborder).

Les difficultés du XVIIIème siècle Dans l'Europe du nord majoritairement protestante, la philosophie des Lumières est largement portée par des chrétiens soucieux de reformuler la religion selon des principes rationalistes, voire antis chrétiens. En France, en particulier la philosophie des Lumières attaque l’Église. Le terme évangélique qui désignait au début les Églises protestantes d’Allemagne et de Suisse commence à se référer à des chrétiens qui mettent l’accent sur la dimension personnelle et radicale de la vie chrétienne. L’expansion des évangéliques, très forte en Amérique du Nord, s’accompagne d’un grand dynamisme missionnaire, en particulier en Inde.

la révolution française s’accompagne d’un essai de création d’une Église nationale, suivie d’une violente campagne de déchristianisation.

le XIXème siècle est un grand siècle missionnaire : des milliers de prêtres et de religieuses partent vers l’Ase et l’Afrique apporter la Bonne Nouvelle. (Remarque : les missions sont également d’une très grande vitalité dans le monde protestant).

christianisme au tournant du XX ème siècle. Le renouveau monastique : les monastères qui avaient disparu d’Europe occidentale ou s’étaient éloignés de leur vocation première de prière refleurissent avec la redécouverte de la règle de Saint Benoit et de ses variantes cisterciennes. La redécouverte de la vie contemplative met au centre la liturgie. Pie X remet en valeur l’eucharistie comme centre de la vie chrétienne, en insistant sur la communion fréquente, pratiquement disparue depuis le XI° siècle et sur l’accès des enfants à la communion « dès l’âge de raison ». La piété sous toutes ses formes retrouve ses droits : pèlerinages, neuvaines, rosaires… La question sociale est maintenant examinée dans ses dimensions économiques et systémiques, et pas seulement sous l’angle de la charité et du service des pauvres. On voit apparaître la réflexion de l’Église officielle avec des encycliques, pendant que naissent à la fois un patronat chrétien et des syndicats ou associations d’ouvriers. Sur le plan intellectuel, les difficultés avec la hiérarchie romaine n’empêchent pas une grande effervescence intellectuelle : progrès de l’exégèse critique, renouveau du thomisme, redécouverte de la richesse des Pères de l’Église, rencontres avec les trésors des Églises orientales, ouverture à la pensée des autres confessions chrétiennes…

Le Concile Vatican II a été réuni dans le contexte de ce renouveau ecclésial.

 

Publicité
14 mars 2023

Osiris, légende et constellations

Abrégé de l'origine de tous les cultes Charles-François DUPUIS

 

Capture d’écran 2023-03-14 à 19

Capture d’écran 2023-03-14 à 19

Capture d’écran 2023-03-14 à 19

Capture d’écran 2023-03-14 à 19

 

Capture d’écran 2023-03-14 à 19

 

Capture d’écran 2023-03-14 à 19

 

Capture d’écran 2023-03-14 à 19

Capture d’écran 2023-03-14 à 19

Capture d’écran 2023-03-14 à 19

Publicité
Publicité